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Actualités et découvertes.
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LA SAGA DES SAPHIRS D'AUVERGNE

EN AUVERGNE, 
LA RIVIÈRE AUX SAPHIRS 
SUSCITE FANTASMES ET TENSIONS

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Au pied des volcans, un gisement de pierres précieuses, présenté comme l’un des plus importants d’Europe, est au cœur d’une bataille judiciaire pour en déterminer les heureux propriétaires.

Photo, les 2 saphirs du MNHM Paris

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Le rêve est presque devenu cauchemar ! »Pour cette habitante d’un village auvergnat près d’Issoire dont le nom ne s’ébruite pas pour préserver la tranquillité du patelin, la rivière de saphirs et de toutes les chimères est devenue celle de tous les problèmes. Et le point de départ d’un véritable feuilleton. Dernier épisode en date : une décision du tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand acceptant la demande d’expertise pour déterminer à qui appartiennent les pierres précieuses extraites de ce gisement et si des personnes ont été lésées.

Le territoire au pied des volcans pourrait se targuer de présenter un tel patrimoine géologique, mais c’est aujourd’hui « la foire d’empoigne » qui l’emporte, regrette Pierre Lavina, volcanologue. Lui n’a pas attendu cette médiatisation soudaine pour en apprendre davantage sur ce site prisé depuis non pas des dizaines mais bien des milliers d’années : « On trouve beaucoup d’artefacts datant du Paléolithique. Puis, au Moyen Âge et à la Renaissance, ça s’est calmé un peu. Ça passait inaperçu. »

Saphir Auvergnat.jpg

« Des minéraux très denses » 

Au début du XXIe siècle, des chercheurs géologues ont réveillé ce qui dormait depuis longtemps dans le lit de la rivière en s’appuyant sur les retours de plusieurs prospecteurs amateurs. Un travail mené discrètement sans dévoiler la localisation du cours d’eau au grand public afin de ne pas perturber les recherches permettant d’identifier l’origine du gisement et de dater les saphirs. « Les chercheurs du Laboratoire Magmas et Volcans ont réalisé des comparatifs avec les gisements connus dans le département et le Massif central. C’est souvent lié à un corindon qui est un oxyde d’aluminium. Un élément qui se forme dans les profondeurs de la croûte terrestre et remonte à la faveur de l’activité des volcans depuis la source magmatique. Les saphirs sont des minéraux très denses et résistants donc ils ne fondent pas dans le magma et remontent à la surface. Ils ont estimé la date des roches volcaniques à environ 20 millions d’années donc c’est pareil pour les saphirs », explique Pierre Lavina, également ancien conservateur de la maison de l’Améthyste au Vernet-Chaméane. Il figurait ainsi parmi les professionnels mis dans la confidence, « plus intéressés par l’histoire et la transmission que le profit ». Mais, en 2016, le secret n’est plus. Un passionné de géologie dévoile l’existence de cette rivière dans un article du quotidien La Montagne. « On craignait que ça crée un appel et ça n’a pas manqué, se souvient Pierre Lavina. Entre 2017 et 2020, tout le monde s’est précipité. Le propriétaire de la berge de la rivière donnait l’autorisation comme ça, sans trop s’y intéresser, aux personnes qui fouillaient. Il y avait des amateurs mais aussi des professionnels. »

Une véritable ruée vers le saphir a alors débuté, non sans dérives. « Habituellement, il y a un code de bonne conduite mais là, c’était n’importe quoi. Un papy de Thiers qui venait simplement chercher une pierre pour son petit plaisir s’est retrouvé avec des pneus crevés et des phares cassés sur sa voiture », déplore Yves Guazzini, lapidaire puydomois. Celui qui taille des pierres « envoyées d’un peu partout dans le monde » redoutait cette hystérie mais tient toutefois à relativiser la rareté de ces fameux saphirs. « Pour moi, ceux d’Auvergne se rapprochent en couleur de ceux que l’on peut trouver en Thaïlande, en Colombie ou en Afrique, mais j’ai vu circuler des prix complètement affolants comme 1 500 euros le carat. Je veux bien admettre qu’il y ait une petite cote d’amour car c’est auvergnat mais de là à multiplier par trois le tarif international… C’est de la folie. »

« On a prélevé entre 200 et 300 carats » 

Au début du XXIe siècle, des chercheurs géologues ont réveillé ce qui dormait depuis longtemps dans le lit de la rivière en s’appuyant sur les retours de plusieurs prospecteurs amateurs. Un travail mené discrètement sans dévoiler la localisation du cours d’eau au grand public afin de ne pas perturber les recherches permettant d’identifier l’origine du gisement et de dater les saphirs. « Les chercheurs du Laboratoire Magmas et Volcans ont réalisé des comparatifs avec les gisements connus dans le département et le Massif central. C’est souvent lié à un corindon qui est un oxyde d’aluminium. Un élément qui se forme dans les profondeurs de la croûte terrestre et remonte à la faveur de l’activité des volcans depuis la source magmatique. Les saphirs sont des minéraux très denses et résistants donc ils ne fondent pas dans le magma et remontent à la surface. Ils ont estimé la date des roches volcaniques à environ 20 millions d’années donc c’est pareil pour les saphirs », explique Pierre Lavina, également ancien conservateur de la maison de l’Améthyste au Vernet-Chaméane. Il figurait ainsi parmi les professionnels mis dans la confidence, « plus intéressés par l’histoire et la transmission que le profit ». Mais, en 2016, le secret n’est plus. Un passionné de géologie dévoile l’existence de cette rivière dans un article du quotidien La Montagne. « On craignait que ça crée un appel et ça n’a pas manqué, se souvient Pierre Lavina. Entre 2017 et 2020, tout le monde s’est précipité. Le propriétaire de la berge de la rivière donnait l’autorisation comme ça, sans trop s’y intéresser, aux personnes qui fouillaient. Il y avait des amateurs mais aussi des professionnels. »

Une véritable ruée vers le saphir a alors débuté, non sans dérives. « Habituellement, il y a un code de bonne conduite mais là, c’était n’importe quoi. Un papy de Thiers qui venait simplement chercher une pierre pour son petit plaisir s’est retrouvé avec des pneus crevés et des phares cassés sur sa voiture », déplore Yves Guazzini, lapidaire puydomois. Celui qui taille des pierres « envoyées d’un peu partout dans le monde » redoutait cette hystérie mais tient toutefois à relativiser la rareté de ces fameux saphirs. « Pour moi, ceux d’Auvergne se rapprochent en couleur de ceux que l’on peut trouver en Thaïlande, en Colombie ou en Afrique, mais j’ai vu circuler des prix complètement affolants comme 1 500 euros le carat. Je veux bien admettre qu’il y ait une petite cote d’amour car c’est auvergnat mais de là à multiplier par trois le tarif international… C’est de la folie. »

La grotte de Mawmluh, Meghalaya, Inde..jpg

UN SPELEOTHEME - UNE STALACTITE - RACONTE...
Le climat 4 millénaires avant notre ère.

Le Spéléothème KM-A de la grotte de Mawmluh, Meghalaya.jpg
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C'est La rentrée des classes pour l'association Gemmologie & Francophonie. Et nous sommes très heureux de vous proposer le numéro 2 de notre revue GEMMES.

Clic sur l'image pour le lire et l'enregistre au format PDF

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CENTRALE GEOTHERMIQUE EN ISLANDE.

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Une centrale géothermique dans la région de Namaskard dans le nord de l’Islande. (Notre navire, le MS Hamburg, a accosté à Husavik, dans le nord de l’Islande, le 17 mai 2022). (© J.M. Bardintzeff)

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Une centrale géothermique dans la région de Namaskard dans le nord de l’Islande. (Notre navire, le MS Hamburg, a accosté à Husavik, dans le nord de l’Islande, le 17 mai 2022). (© J.M. Bardintzeff)

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JACQUES-MARIE BARDINTZEFF
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Des chercheurs découvrent deux nouveaux minéraux sur un morceau de météorite.

Deux nouveaux minéraux ont été découverts par une équipe de chercheurs canadiens sur l’échantillon d’une météorite de quinze tonnes, deux mètres, tombée il y a très longtemps, exhumée en 2020 en Afrique de l’ouest, en Somalie. Ils ont été baptisés Elaliite et Elkinstantonite. La météorite entière, elle, est désormais introuvable car elle aurait été vendue en Chine.

L’Elaliite et l’Elkinstantonite : voilà le nom de deux nouveaux minéraux trouvés sur un morceau d’une météorite, déterrée en 2020 à El Ali, en Somalie. (article dans The Guardian), repris par BFMTV mardi 29 novembre 2022, ce sont des scientifiques de l’université d’Alberta, au Canada, qui sont à l’origine de cette découverte.

Un professeur du département des sciences de la terre et de l’atmosphère était chargé d’analyser un morceau d’environ 70 grammes extrait de cette météorite. Intrigué par sa composition, il a demandé au responsable du département laboratoire d’y jeter un œil.

« Dès le premier jour des analyses, il m’a dit que nous avions au moins deux nouveaux minéraux là-dedans », a déclaré le professeur Chris Herd. « C’était phénoménal. La plupart du temps, il faut bien plus de travail et de recherche pour affirmer qu’il y a un nouveau minéral. » Désormais, les chercheurs souhaitent analyser la roche extraterrestre de manière plus approfondie, mais la météorite – large de plus 2 mètres - est malheureusement introuvable. Elle aurait été vendue et exportée en Chine.

« Jamais je n’aurais pu imaginer que je serais un jour impliqué dans la description de nouveaux minéraux en étudiant simplement sur un morceau de météorite », s’est ému le professeur de l’université d’Alberta. Il explique que les minéraux ont été nommés Elaliite et Elkinstantonite : la première en référence au lieu El Ali et la deuxième pour rendre hommage à une chercheuse de la Nasa, Lindy Elkins-Tanton.

« C’était phénoménal »

Météorite, Nightfall-El Ali.

SOURCES

Ouest France

The Guardian

Collection de météorites de l'Université d'Alberta

The Meteorological Society

La météorite El Ali

4°17,281'N, 44°53,893'E

Hiiraan, Somalie

Trouvaille: septembre 2020

Classification : Météorite de fer (complexe IAB)

 

Histoire : (Global Resources, Ltd., C. Herd, UAb)

La roche était couchée sur le sol dans une vallée calcaire riche en eaux souterraines, avec des bosquets de végétation sur lesquels les chameaux se nourrissent. Le rocher était connu par les découvreurs sur le terrain sous le nom de « Nightfall ». Les éleveurs locaux près d’El Ali rapportent qu’ils connaissaient ce rocher depuis plus de 5 à 7 générations, célébré par le culte Saar, les chansons, les danses et les poèmes somaliens. Il n’y avait pas d’autres débris dans les environs. Il était partiellement immergé dans le sable mais avait l’air différent des rochers que les chercheurs avaient l’habitude de voir dans la région. La curiosité des prospecteurs a été éveillée lorsqu’ils ont frappé le rocher avec un marteau. Avec une masse et un burin à froid, ils ont laborieusement prélevé un échantillon de 90 g in situ et l’ont envoyé à Nairobi, au Kenya, pour analyse XRF. Cela a révélé des pourcentages :

Fer, Fe, 44,28,

Nickel, Ni, 44,97,

Magnésium, Mg, 5,54,

Cobalt, Co, 1,80

Aluminium, Al, 1,40,

 (sur une surface vraisemblablement altérée).

 

L’échantillon a ensuite été divisé :

un seul morceau de ~70 g a été divisé, dont 19,23 g envoyés à N.Gessleret et 54,3 g plus un de 15,0 g envoyés à C. Herd, pour caractérisation, ce dernier aidé par Abdirashid Mohamed (Minnesota, USA).

La pierre a ensuite été déplacée pour être conservée. (N.Gessler, Duke): Le spécimen de 19,23 g a été reçu le 6 janvier 2021, avec 6 photographies et 2 vidéos. Le spécimen a été poli et gravé à l’acide, révélant les figures de Widmanstaetten. Les analyses XRF ont été obtenues auprès de SA Recycling, Los Angeles. L’échantillon a ensuite été coupé, avec une tranche de 7,76 g envoyée à UCLA et une tranche de 9,00 g (plus 2,53 g de boue de coupe) envoyée à T. Jull, UAz, pour caractérisation.

Un échantillon plus important de 1 à 2 kg a ensuite été détaché par les chercheurs à l’aide d’une meuleuse d’angle après l’arrivée de la pierre à Mogadiscio pour y être stockée. Des documents supplémentaires, comprenant 4 photos et 3 vidéos, de la météorite in situ, ont été fournis par Omar Abdishakur, directeur de la communication et du marketing, Kureym Mining and Rock Co. (Abdulkadir Abiikar Hussein, Almaas U).

 La petite ville appelée El Ali (Ceel Cali) est le centre des communautés d’éleveurs de chameaux appelées Derisamo. Les éleveurs visitent El Ali pour faire boire leur bétail et s’hydrater eux-mêmes. À environ 15 km au nord-ouest d’El Ali, les éleveurs de chameaux connaissaient la roche qui semblait métallique et l’utilisaient comme une enclume sur laquelle aiguiser leurs couteaux.

La même région est riche en opale. En septembre 2019, des artisans mineurs de Kureym Mining and Rocks Company, à la recherche d’opale, ont reconnu la curieuse pierre comme une météorite et ont envoyé une pièce au Kenya pour confirmation XRF.

De nombreux fragments seraient tombés dans les environs et dispersés dans la région voisine. En août 2020, ils ont chargé et déplacé la pierre à Mogadiscio. L’histoire de cet étrange rocher s’est répandue partout et le gouvernement est intervenu. Le camion et le « gros rocher lourd » ont été arrêtés par des agents de la sécurité nationale. A. Abiikar Hussein a été appelé par le ministère des Mines et du Pétrole pour enquêter sur la roche. Kureym Mining and Rock Co. a fourni son XRF. A. Abiikar Hussein a fourni 6 photos, ainsi que les résultats de sa mesure des longueurs, largeurs et hauteurs à différents endroits, et un poids estimé à 16 800 kg. Il a ensuite recommandé que le gouvernement l’achète et le conserve pour les nombreuses parties prenantes en Somalie. Le gouvernement l’a remis aux mineurs où il est entreposé près de l’aéroport pour être vendu.

 

Caractéristiques physiques : (A. Abiikar Hussein, Almaas U; C. Herd, UAb; N.Gessler, Duke)

A. Abiikar Hussein l’a mesuré, environ 205 × 128 × 100 cm, il a fourni le certificat de poids de l’Autorité portuaire de Mogadiscio à 15,150 tonnes et plusieurs photographies in situ et ultérieures.

La surface extérieure est rouge-brun avec de nombreuses dépressions irrégulières, centimétriques d’un côté, des dépressions décimétriques de l’autre et une longue rainure métrique. La surface exposée à l’air libre a été lissée et battue par des générations d’utilisation par les éleveurs de chameaux.

 

Pétrographie : (C. Herd,UAbet N.Gessler, Duke)

Les observations au MEB et d’échantillons manuels, y compris de surfaces polies et gravées à l’acide, montrent les figures de Widmanstatten bien développé avec des largeurs lamellaires moyennes de kamacite allant de 1,2±0,4 mm (n = 35) en plusieurs tranches allant jusqu’à 8 cm de diamètre (probablement à partir de l’échantillon à l’échelle du kg ; mesuré sur les photos) à 25±8 μm (n = 33) mesuré sur l’échantillon de 19,23 g.

De nombreuses inclusions de troilite et de phosphates ont été observées. L’altération s’étend le long des limites de grain à l’intérieur, et les vides circulaires peuvent, autrefois, avoir contenu de la troilite.

 

Géochimie :

Données ICP-MS, en utilisant un échantillon de la météorite "North Chile" (Filomena) comme standard (C. Herd, P. Hill et S. DuFrane, UAb):

Ni = 95,4,

Co = 4,51 (mg / g dans les deux cas);

Ir = 0,4,

Ga = 57,

Ge = 147,

As = 14,

Ru = 3,2,

Os = 0,61,

Pt = 2,7,

Cu = 317,

Au = 1,2 (tous μg/g);

Sb = 602,

Re = 39 (ng/g dans les deux cas).

La valeur Au est un minimum en raison des incertitudes associées à la méthode ICP-MS de la solution.

 

Données de l’INAA (B. Zhang et P. Warren, UCLA) :

Ni = 95,2,

Co = 4,82 (mg/g dans les deux cas) ;

Cr = 23,

Ir = 0,405,

Ga = 60,6,

Ge = 176,

As = 15,6,

Ru = 3,1,

W = 0,554,

Os = 0,48,

Pt = 2,53,

Cu = 302,

Au = 1,418 (tous μg/g);

Sb = 310,

Re = <47 (ng/g dans les deux cas).

 

Classification :

Complexe IAB. Semblable, mais distinct des exemples individuels du complexe IAB, d’après la comparaison des données avec Wasson et Kallemeyn (2002)).

 

Échantillons :

Échantillon type composé de 54,2 g et 15,0 g 2 pièces à UAb,

7,76 g à UCLA, 

9,00 g à UAz.

Météoroïde entrant dans l'atmosohère.

The Meteorological Society

traduction JJ Chevallier

Découverte exceptionnelle de cristaux lors de travaux au St. Gothard ...

Plusieurs centaines de kilos de cristaux de très bonne qualité ont été mis à jour lors des travaux de dynamitage pour le deuxième tube routier du Gothard. La découverte est remarquable, selon les experts.

Le site se trouve à environ 300 mètres de l'entrée de la galerie, dans la zone du plafond. Le chef des travaux a réagi de manière exemplaire et a immédiatement fait appel à la surveillance cantonale des minéraux, a indiqué vendredi la direction des travaux publics du canton d'Uri.Du quartz extrait à l'entrée de la galerie. [ur.ch]

Fin septembre, celle-ci a repéré plusieurs couches de quartz, de l'apophyllite ainsi que de la fluorite rose. Cette dernière, en particulier, est d'une qualité exceptionnelle. Le géologue au sein de l'autorité de surveillance des minéraux uranaise Peter Amacher a précisé que la découverte était l'une des meilleures réalisées en Suisse depuis des années.

Une journée d'extraction

Il a fallu environ 24 heures à Peter Amacher et son équipe pour extraire les centaines de kilos de roches à l'aide d'un pont élévateur. Le spécialiste avait déjà assuré la surveillance des minéraux lors de la construction de la centrale électrique des CFF à Amsteg, mais aussi lors de la construction du tunnel de base du Gothard.

Les pierres qui viennent d'être recueillies appartiennent au canton d'Uri. Elles sont actuellement nettoyées, triées, recensées et leur valeur estimée. Les plus belles feront l'objet d'une exposition.

Quartz du St Gotard.jpg

Du quartz extrait à l'entrée de la galerie. Photo : www.ur.ch

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Fluorite rose extraite dans la galerie.

Photo : www.ur.ch

Cristaux gemmes colorés
Wurtzite de Carrare, Italie.jpg

Pour ceux qui regardent des photos de minéraux pour apprécier leurs couleurs et leurs formes sans grande connaissance du sujet, certaines photos peuvent sembler presque photomontages. L'hémimorphisme des cristaux de la Wurtzite de Carrare, tels que ceux reproduits sur la photo en sont un bon exemple. L'absence d'un centre de symétrie rend ces cristaux très rares et fascinants. La Wurtzite est un polymorphe du sulfure de zinc associé à la sphalérite ce'lles de Carrare sont parmi les meilleurs cristaux du monde. La forme de tant et de tels cristaux, qui ressemblent aux formes d'instruments de musique à vent, est vraiment fascinante. Le champ vertical encadré est d'environ 12mm. Provenance Cava Gioia, Carrare, province de Massa Carrara, Italie.

Collection Andrea Morino. Photo d'Antonio Miclioli, publiée dans Mineralogica Record dans l'article correspondant de 2019.

Les Baïkal Zen ...

Effet de lévitation de cailloux sur la glace...

C’est un phénomène naturel peu connu et fascinant qui offre des clichés à peine croyables. Situé dans le sud de la Russie, le lac Baïkal (plus profond lac du monde) offre chaque hiver un spectacle surprenant aux touristes et photographes qui s’aventurent sur son épaisse couche de glace : les Baïkal Zen.

 

Ce phénomène rare place littéralement les pierres en lévitation au dessus de la surface de l’eau glacée. Si on peut croire à première vue à la réalisation d’un artiste, cet effet est pourtant purement naturel. Poussées par les vents violents sur la surface gelée du lac, ces pierres isolées sont ensuite chauffées par la lumière du soleil qui fait fondre la glace en-dessous. La partie centrale sous la pierre, la moins exposée au soleil, se consolide alors quand le soleil disparaît, créant l’illusion de ces galets en lévitation.

 

Le Baïkal Zen demande un climat très particulier, extrêmement froid et très venteux pour prendre vie. Ces quelques photos ci-dessous vous révéleront les spécificités étonnantes de ce phénomène naturel.

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