
442 pages
dont
90 dossiers
Travail en cours : Isaac Newton - La mine Ojuela à Mapimi, Mexique - l' Halloysite - réécriture de la page Planète bleue - ajout de livres incontournables de ma bibliothèque

CONNAÎTRE L’UNIVERS
Partie I

Introduction
Depuis toujours, l'être humain contemple le ciel et cherche à comprendre les mystères de l'Univers. Pendant des siècles, les astronomes ont observé les étoiles, les planètes et les galaxies depuis la surface de la Terre. Cependant, l'atmosphère terrestre, indispensable à la vie, limite fortement l'observation du cosmos en absorbant ou en déformant une partie des rayonnements provenant de l'espace.
À partir de la seconde moitié du XXᵉ siècle, les progrès de l'astronautique ont permis d'envoyer des télescopes et des satellites d'observation au-delà de l'atmosphère. Ces instruments ont ouvert de nouvelles fenêtres sur l'Univers en observant non seulement la lumière visible, mais aussi les rayons X, les rayons gamma, l'infrarouge ou les micro-ondes.
Grâce à eux, les scientifiques ont pu étudier les premières galaxies apparues après le Big Bang, découvrir des milliers d'exoplanètes, cartographier notre galaxie et détecter les phénomènes les plus énergétiques du cosmos.Des observatoires comme Hubble, Chandra, Kepler, Planck, Gaia, James Webb, Euclid ou Fermi ont profondément transformé notre compréhension de l'Univers.
Leurs découvertes ont apporté des réponses à certaines des plus grandes questions scientifiques tout en révélant de nouveaux mystères, notamment ceux de la matière noire et de l'énergie noire.
Voyons comment les grands télescopes spatiaux permettent d'observer l'Univers, quelles sont leurs principales caractéristiques et quelles découvertes majeures ils ont réalisées depuis leur mise en service.
Les différentes fenêtres d'observation de l'Univers
A. Le spectre électromagnétique
Lorsque nous observons le ciel à l'œil nu, nous ne percevons qu'une infime partie des informations que nous envoie l'Univers. En effet, nos yeux ne détectent que la lumière visible, c'est-à-dire une petite partie du spectre électromagnétique. Pourtant, les étoiles, les galaxies, les trous noirs et les nébuleuses émettent des rayonnements sur une gamme beaucoup plus vaste de longueurs d'onde.
Le spectre électromagnétique regroupe l'ensemble des rayonnements lumineux, depuis les ondes radio jusqu'aux rayons gamma. Chaque type de rayonnement apporte des informations différentes sur les objets célestes. C'est pourquoi les astronomes utilisent plusieurs instruments spécialisés afin d'observer l'Univers sous différents « éclairages ».
1. La lumière visible
La lumière visible correspond à la partie du spectre électromagnétique que l'œil humain peut percevoir. Elle comprend les couleurs de l'arc-en-ciel, du violet au rouge.
Pendant des siècles, l'astronomie s'est limitée à cette fenêtre d'observation. Aujourd'hui encore, elle reste essentielle pour étudier les étoiles, les planètes et les galaxies.
Le télescope spatial Hubble est l'un des observatoires les plus célèbres travaillant dans le domaine visible. Grâce à lui, les astronomes ont obtenu des images spectaculaires de nébuleuses, de galaxies et d'amas d'étoiles. Ces observations permettent notamment de déterminer la taille, la couleur, la température et l'évolution des astres.
2. L'infrarouge
L'infrarouge possède une longueur d'onde plus grande que la lumière visible. Bien qu'invisible pour nos yeux, nous pouvons le ressentir sous forme de chaleur.
Cette partie du spectre est particulièrement utile pour observer les régions de l'espace remplies de poussières. En effet, ces poussières bloquent souvent la lumière visible, mais laissent passer une grande partie du rayonnement infrarouge.
Le télescope James Webb est spécialisé dans ce domaine. Ses instruments peuvent ainsi pénétrer dans les nuages de gaz et de poussières où naissent les étoiles. Ils permettent également d'observer des galaxies extrêmement lointaines dont la lumière a été décalée vers l'infrarouge par l'expansion de l'Univers.
Grâce à l'infrarouge, les astronomes peuvent donc étudier à la fois la naissance des étoiles et les tout premiers âges du cosmos.
3. L'ultraviolet
L'ultraviolet se situe juste au-delà du violet dans le spectre électromagnétique. Ces rayonnements sont plus énergétiques que la lumière visible et sont largement absorbés par l'atmosphère terrestre.
L'observation en ultraviolet permet d'étudier les étoiles très chaudes, certaines nébuleuses et le gaz présent entre les étoiles. Ces observations renseignent les scientifiques sur la composition chimique et la température des objets célestes.
Le télescope Hubble dispose également d'instruments capables de détecter ce rayonnement, offrant une vision complémentaire à celle obtenue en lumière visible.
4. Les rayons X
Les rayons X sont beaucoup plus énergétiques que la lumière visible. Ils sont produits dans les environnements les plus extrêmes de l'Univers, là où les températures atteignent plusieurs millions de degrés.
On retrouve ce type de rayonnement autour :
-
des trous noirs ;
-
des étoiles à neutrons ;
-
des restes de supernovas ;
-
des amas de galaxies.
Comme l'atmosphère terrestre bloque totalement les rayons X, leur observation nécessite obligatoirement des télescopes spatiaux. Le satellite Chandra est l'un des principaux observatoires spécialisés dans ce domaine.
Les images obtenues en rayons X révèlent souvent des structures invisibles dans les autres longueurs d'onde et permettent d'étudier des phénomènes parmi les plus violents de l'Univers.
5. Les rayons gamma
Les rayons gamma représentent la partie la plus énergétique du spectre électromagnétique. Ils sont produits lors d'événements exceptionnels comme les explosions d'étoiles massives, les collisions entre étoiles à neutrons ou l'activité de certains trous noirs.
Ces rayonnements transportent des quantités d'énergie considérables. Leur étude permet de mieux comprendre les phénomènes extrêmes qui se produisent dans le cosmos.
Le satellite Fermi est spécialement conçu pour détecter ces rayons très énergétiques. Grâce à lui, les astronomes ont découvert des structures gigantesques autour du centre de notre galaxie et observé de puissantes explosions surnommées « sursauts gamma ».
6. Les micro-ondes
Les micro-ondes possèdent des longueurs d'onde beaucoup plus grandes que celles de la lumière visible. Elles permettent d'étudier des phénomènes remontant aux premières étapes de l'histoire de l'Univers.
Le satellite européen Planck a observé le fond diffus cosmologique, parfois appelé « rayonnement fossile ». Il s'agit de la lumière la plus ancienne que nous pouvons détecter aujourd'hui, émise environ 380 000 ans après le Big Bang.
L'étude de ces micro-ondes a permis aux scientifiques de mieux comprendre l'âge, la composition et l'évolution de l'Univers.
B. Pourquoi utiliser plusieurs télescopes ?
Aucun télescope ne peut, à lui seul, observer l'ensemble du spectre électromagnétique. Chaque longueur d'onde révèle des informations particulières sur les objets célestes. Pour cette raison, l'astronomie moderne repose sur l'utilisation simultanée de nombreux observatoires complémentaires.
Une comparaison simple consiste à imaginer un médecin examinant un patient. Il ne se contente pas d'une simple photo. Il peut utiliser une radiographie, une échographie ou une IRM selon les informations recherchées. De la même manière, les astronomes utilisent différents télescopes pour obtenir une vision complète de l'Univers.
Prenons l'exemple d'une région de formation stellaire. En lumière visible, Hubble observe les étoiles déjà formées. En infrarouge, James Webb perce les nuages de poussières et révèle les jeunes étoiles encore en cours de formation. En rayons X, Chandra détecte les phénomènes énergétiques associés à certaines de ces étoiles. En combinant ces observations, les scientifiques obtiennent une compréhension beaucoup plus précise de ces objets.
Cette complémentarité est également essentielle pour étudier les galaxies. Une galaxie observée en lumière visible montre ses étoiles. Les observations infrarouges révèlent les nuages de gaz et de poussières. Les rayons X mettent en évidence les trous noirs et le gaz extrêmement chaud. Les rayons gamma permettent enfin de détecter les régions où se produisent les phénomènes les plus énergétiques.
Ainsi, chaque télescope spatial agit comme une fenêtre ouverte sur un aspect particulier de l'Univers. En réunissant les informations issues de toutes ces fenêtres, les astronomes reconstituent progressivement l'histoire du cosmos, depuis le Big Bang jusqu'à nos jours. C'est cette approche multi-longueurs d'onde qui a permis les plus grandes découvertes de l'astronomie moderne et qui continue aujourd'hui à enrichir notre compréhension de l'Univers.


Comment les télescopes combinent-ils leurs observations ?
A. Le spectre électromagnétique
Les grands observatoires spatiaux ne travaillent pas de manière isolée. Au contraire, les astronomes comparent et combinent leurs observations pour obtenir une vision plus complète des objets célestes. Cette approche est appelée astronomie multi-longueurs d'onde.
Le principe
Chaque télescope observe une partie différente du spectre électromagnétique :

Les données sont ensuite superposées et analysées ensemble afin de construire une image plus complète du phénomène étudié.
Exemple 1 : la nébuleuse du Crabe
La nébuleuse du Crabe est le reste d'une étoile ayant explosé en supernova.
-
Hubble observe les filaments de gaz colorés visibles.
-
James Webb révèle les poussières et molécules cachées.
-
Chandra met en évidence le gaz porté à plusieurs millions de degrés.
-
D'autres observatoires détectent l'énergie produite par l'étoile à neutrons située en son centre.
En combinant ces observations, les astronomes reconstituent l'histoire de l'explosion et son évolution.
Exemple 2 : les trous noirs
Un trou noir lui-même est invisible, mais son environnement peut être observé.
-
Hubble montre les étoiles tournant autour du trou noir.
-
James Webb étudie le gaz et la poussière qui l'entourent.
-
Chandra détecte les rayons X produits lorsque de la matière tombe vers le trou noir.
-
Fermi peut observer certains jets de particules extrêmement énergétiques.
Ces données permettent de mesurer la masse du trou noir et de comprendre son influence sur sa galaxie.
Exemple 3 : la naissance des étoiles
Dans une région de formation stellaire :
-
Hubble voit les étoiles déjà visibles.
-
James Webb traverse les nuages de poussière et révèle les protoétoiles encore cachées.
-
Chandra détecte les émissions énergétiques de jeunes étoiles très actives.
Les astronomes peuvent ainsi suivre différentes étapes de la naissance des étoiles.
Comment les scientifiques travaillent-ils ?
Les observatoires envoient leurs mesures vers des centres de calcul sur Terre. Les chercheurs :
-
recueillent les images et les données ;
-
les corrigent et les calibrent ;
-
les superposent grâce à des logiciels spécialisés ;
-
attribuent parfois des couleurs artificielles aux différentes longueurs d'onde ;
-
interprètent l'ensemble des informations obtenues.
C'est ainsi que sont produites les célèbres images composites diffusées par la NASA ou l'ESA.
Une image composite : un véritable puzzle cosmique
On peut comparer le travail des astronomes à celui d'un enquêteur rassemblant plusieurs indices. Une seule observation ne montre qu'une partie de la réalité. En regroupant les données de plusieurs télescopes, les scientifiques obtiennent une vision beaucoup plus riche et plus précise de l'Univers.
Ainsi, Hubble, James Webb, Chandra, Fermi, Planck, Gaia ou Euclid ne sont pas concurrents : ils sont complémentaires et travaillent ensemble pour révéler les différentes facettes du cosmos.


Code des couleurs généralement utilisé
On peut comparer le travail des astronomes à celui d'un enquêteur rassemblant plusieurs indices. Une seule observation ne montre qu'une partie de la réalité. En regroupant les données de plusieurs télescopes, les scientifiques obtiennent une vision beaucoup plus riche et plus précise de l'Univers.
Ainsi, Hubble, James Webb, Chandra, Fermi, Planck, Gaia ou Euclid ne sont pas concurrents : ils sont complémentaires et travaillent ensemble pour révéler les différentes facettes du cosmos.

Exemple
La nébuleuse du Crabe est l'une des images composites les plus célèbres en astronomie. Elle correspond aux restes d'une étoile qui a explosé en supernova, observée depuis la Terre en l'an 1054.
Pour étudier cet objet, les astronomes ont combiné les observations de plusieurs observatoires :
-
Hubble (lumière visible) montre les filaments de gaz colorés produits par l'explosion.
-
Chandra (rayons X) révèle les régions extrêmement chaudes et énergétiques autour du pulsar central.
-
Spitzer ou James Webb (infrarouge) mettent en évidence les poussières et les matériaux plus froids.
Chaque couleur de l'image finale représente donc une information différente. L'image composite permet de visualiser simultanément :
-
les gaz chauds ;
-
les poussières ;
-
les particules énergétiques ;
-
les structures visibles de la nébuleuse.
En couleurs composites :
-
Bleu : émissions en rayons X observées par Chandra (gaz très chaud, plusieurs millions de degrés).
-
Vert/Jaune : lumière visible observée par Hubble (filaments de gaz).
-
Rouge/Orange : infrarouge observé par Spitzer ou James Webb (poussières plus froides).
L'image finale ressemble à un puzzle où chaque couleur apporte une information différente sur l'objet observé.
Pourquoi cette image est-elle importante ?
Une observation unique ne montrerait qu'une partie du phénomène. En combinant plusieurs longueurs d'onde, les scientifiques obtiennent une vision plus complète de l'explosion stellaire et de son évolution depuis près de mille ans.
Une observation unique ne montrerait qu'une partie du phénomène. En combinant plusieurs longueurs d'onde, les scientifiques obtiennent une vision plus complète de l'explosion stellaire et de son évolution depuis près de mille ans.


Partie II
Comment les grands télescopes spatiaux ont-ils révolutionné notre compréhension de l'Univers ?
Chronologie des missions
-
1990 Hubble
-
1999 Chandra
-
2008 Fermi
-
2009 Planck
-
2009 Kepler
-
2013 Gaia
-
2018 TESS
-
2021 James Webb
-
2023 Euclid
Hubble : voir les galaxies et les étoiles en formation

Premier grand télescope spatial, Hubble observe l'Univers en lumière visible et ultraviolette. Il a révolutionné l'astronomie grâce à ses images spectaculaires, a permis de mesurer plus précisément l'expansion de l'Univers et a fourni des preuves de l'existence de trous noirs supermassifs au centre des galaxies.
Un projet ambitieux
Lancé le 24 avril 1990 par la navette spatiale Discovery, le télescope spatial Hubble est le fruit d'une collaboration entre la NASA et l'Agence spatiale européenne (ESA).
Il orbite à environ 540 km d'altitude autour de la Terre et possède un miroir de 2,4 mètres de diamètre.
Lors de son lancement, une anomalie dans la fabrication de son miroir principal rend les images floues. Une mission de réparation en 1993 corrige le défaut, transformant Hubble en l'un des instruments scientifiques les plus performants jamais construits.
Des découvertes majeures
Hubble a permis :
de déterminer plus précisément l'âge de l'Univers ;
de mesurer son taux d'expansion ;
d'observer des milliers de galaxies lointaines ;
de mettre en évidence la présence de trous noirs supermassifs au cœur de nombreuses galaxies ;
d'étudier la formation des étoiles dans les nébuleuses.
Parmi ses images les plus célèbres figurent les « Piliers de la Création », gigantesques colonnes de gaz situées dans la nébuleuse de l'Aigle.
Une révolution scientifique
Avant Hubble, les astronomes connaissaient mal l'Univers lointain. Grâce à ses observations profondes, notamment les célèbres « Hubble Deep Field », il a montré que même les régions du ciel paraissant vides contiennent des milliers de galaxies.
Les Piliers de la Création (1995)
L'une des images les plus célèbres de l'histoire de l'astronomie montre d'immenses colonnes de gaz et de poussières dans la nébuleuse de l'Aigle (M16).
Hauteur : environ 5 années-lumière.
Ces nuages sont des « pouponnières d'étoiles ».
Hubble a permis d'observer la naissance de nouvelles étoiles à l'intérieur de ces structures.
Cette image est devenue un symbole de l'exploration spatiale.
Le Hubble Deep Field (1995)
Les astronomes ont dirigé le télescope vers une région du ciel qui semblait totalement vide.
Résultat : plus de 3 000 galaxies sont apparues sur l'image.
Cette observation a montré que l'Univers contient un nombre gigantesque de galaxies et que même les zones apparemment vides de l'espace sont peuplées d'objets lointains.
Le trou noir de M87
Hubble a étudié le jet de matière éjecté par le trou noir supermassif de la galaxie M87.
Les observations ont apporté des preuves solides de l'existence de trous noirs géants au centre des galaxies.
LES PILIERS DE LA CRÉATION

Le télescope spatial Hubble de la NASA a de nouveau observé les célèbres « Piliers de la Création », offrant une vue plus nette et plus large de ces structures sur cette image en lumière visible.
Les astronomes ont combiné plusieurs expositions prises par Hubble pour obtenir cette vue plus large.
Ces piliers imposants mesurent environ 5 années-lumière de haut. La formation sombre en forme de doigt, en bas à droite, pourrait être une version plus petite de ces piliers géants.
Cette nouvelle image a été prise grâce à la caméra Wide Field Camera 3 de Hubble, polyvalente et dotée d’une grande précision. Les piliers sont baignés par la lumière ultraviolette intense émanant d’un groupe de jeunes étoiles massives situées au-dessus de l’image. On peut observer des panaches de gaz s'échappant des piliers, le rayonnement intense les chauffant et les faisant s'évaporer dans l'espace. Les régions les plus denses des piliers protègent la matière située en dessous du rayonnement puissant. Des étoiles naissent au plus profond des piliers, qui sont constitués d'hydrogène gazeux froid entremêlé de poussière.
Ces piliers font partie d'une petite région de la nébuleuse de l'Aigle, une vaste zone de formation stellaire située à 6 500 années-lumière de la Terre. Les couleurs de l’image mettent en évidence les émissions de plusieurs éléments chimiques.
L’émission d’oxygène est bleue,
celle du soufre est orange,
celles de l’hydrogène et de l’azote sont vertes.
Un certain nombre de jets Herbig-Haro se sont sensiblement allongés au cours des 20 années qui séparent les deux images du télescope Hubble.
Noms des objets : M16, Nébuleuse de l’Aigle, NGC 6611.
Chandra : l'Univers des phénomènes extrêmes

Voir l'invisible
Les objets les plus violents de l'Univers émettent souvent des rayons X invisibles pour l'œil humain.
Ces rayonnements sont absorbés par l'atmosphère terrestre.
D'où la nécessité d'un observatoire spatial spécialisé.
Les capacités de Chandra
Lancé par la NASA en 1999, Chandra est l'un des plus puissants observatoires à rayons X jamais construits.
Il étudie :
-
les trous noirs ;
-
les étoiles à neutrons ;
-
les supernovas ;
-
les amas de galaxies.
Une nouvelle vision du cosmos
Grâce à Chandra, les astronomes ont mieux compris comment les trous noirs influencent leur environnement et comment les galaxies évoluent au cours du temps.
Les restes de la supernova Cassiopée A
Chandra a observé le nuage de gaz produit par l'explosion d'une étoile massive.
Les images en rayons X montrent :
-
des températures de plusieurs millions de degrés ;
-
les éléments chimiques fabriqués lors de l'explosion.
Ces éléments, comme le fer ou le calcium, participent ensuite à la formation de nouvelles étoiles et de nouvelles planètes.
L'amas du Boulet (Bullet Cluster)
Cette observation est devenue célèbre car elle fournit l'un des meilleurs indices de l'existence de la matière noire.
Chandra a montré que :
-
le gaz chaud observé en rayons X ne se trouve pas au même endroit que la masse totale mesurée ;
-
une grande quantité de matière invisible semble être présente.
Sagittarius A*
Chandra a observé le trou noir supermassif situé au centre de notre galaxie.
Il a enregistré plusieurs flambées de rayons X produites lorsque de la matière tombe vers le trou noir.
Chandra : reconstitution en 3D
Une nouvelle collection de modèles 3D provenant de l'observatoire de rayons X Chandra de la NASA et d'autres télescopes a été publiée.
-
Ces modèles 3D sont basés sur des données capturées par de puissants télescopes, combinées à des modèles théoriques et informatiques.
-
De nouvelles techniques et données permettent aux astronomes — et à tous les autres — d'étudier les objets distants sous tous les angles.
-
Les quatre nouveaux objets de la compilation 3D sont Cassiopeia A, G292.0+1.8, Cygnus Loop et BP Tau.
L'observatoire spatial Chandra de la NASA a publié de nouveaux modèles tridimensionnels (3D) d'objets spatiaux. Ces modèles permettent d'explorer et d'imprimer des exemples d' étoiles à différents stades de leur vie. Ils offrent également aux scientifiques de nouvelles perspectives pour étudier des questions scientifiques et mieux comprendre les objets qu'ils représentent.
Ces modèles 3D sont basés sur des modèles théoriques de pointe, des algorithmes de calcul et des observations provenant de télescopes spatiaux comme Chandra, qui nous donnent des images précises de ces objets cosmiques et de leur évolution au fil du temps.
Cependant, l'observation d'images et d'animations n'est pas la seule façon d'appréhender ces données. Les quatre nouveaux modèles 3D imprimables de Cassiopeia A (Cas A), G292.0+1.8 (G292), des restes de supernova de la Boucle du Cygne et de l'étoile BP Tau nous permettent de découvrir ces objets célestes sous forme de structures physiques. Chacun pourra ainsi manipuler des répliques de ces étoiles et de leur environnement et les examiner sous tous les angles.
Fermi : les explosions les plus puissantes du cosmos
Premier grand télescope spatial, Hubble observe l'Univers en lumière visible et ultraviolette. Il a révolutionné l'astronomie grâce à ses images spectaculaires, a permis de mesurer plus précisément l'expansion de l'Univers et a fourni des preuves de l'existence de trous noirs supermassifs au centre des galaxies.
Un projet ambitieux
Lancé le 24 avril 1990 par la navette spatiale Discovery, le télescope spatial Hubble est le fruit d'une collaboration entre la NASA et l'Agence spatiale européenne (ESA).
Il orbite à environ 540 km d'altitude autour de la Terre et possède un miroir de 2,4 mètres de diamètre.
Lors de son lancement, une anomalie dans la fabrication de son miroir principal rend les images floues. Une mission de réparation en 1993 corrige le défaut, transformant Hubble en l'un des instruments scientifiques les plus performants jamais construits.
Des découvertes majeures
Hubble a permis :
de déterminer plus précisément l'âge de l'Univers ;
de mesurer son taux d'expansion ;
d'observer des milliers de galaxies lointaines ;
de mettre en évidence la présence de trous noirs supermassifs au cœur de nombreuses galaxies ;
d'étudier la formation des étoiles dans les nébuleuses.
Parmi ses images les plus célèbres figurent les « Piliers de la Création », gigantesques colonnes de gaz situées dans la nébuleuse de l'Aigle.
Une révolution scientifique
Avant Hubble, les astronomes connaissaient mal l'Univers lointain. Grâce à ses observations profondes, notamment les célèbres « Hubble Deep Field », il a montré que même les régions du ciel paraissant vides contiennent des milliers de galaxies.
Les Piliers de la Création (1995)
L'une des images les plus célèbres de l'histoire de l'astronomie montre d'immenses colonnes de gaz et de poussières dans la nébuleuse de l'Aigle (M16).
Hauteur : environ 5 années-lumière.
Ces nuages sont des « pouponnières d'étoiles ».
Hubble a permis d'observer la naissance de nouvelles étoiles à l'intérieur de ces structures.
Cette image est devenue un symbole de l'exploration spatiale.
Le Hubble Deep Field (1995)
Les astronomes ont dirigé le télescope vers une région du ciel qui semblait totalement vide.
Résultat : plus de 3 000 galaxies sont apparues sur l'image.
Cette observation a montré que l'Univers contient un nombre gigantesque de galaxies et que même les zones apparemment vides de l'espace sont peuplées d'objets lointains.
Le trou noir de M87
Hubble a étudié le jet de matière éjecté par le trou noir supermassif de la galaxie M87.
Les observations ont apporté des preuves solides de l'existence de trous noirs géants au centre des galaxies.
Hubble : voir les galaxies et les étoiles en formation
Premier grand télescope spatial, Hubble observe l'Univers en lumière visible et ultraviolette. Il a révolutionné l'astronomie grâce à ses images spectaculaires, a permis de mesurer plus précisément l'expansion de l'Univers et a fourni des preuves de l'existence de trous noirs supermassifs au centre des galaxies.
Un projet ambitieux
Lancé le 24 avril 1990 par la navette spatiale Discovery, le télescope spatial Hubble est le fruit d'une collaboration entre la NASA et l'Agence spatiale européenne (ESA).
Il orbite à environ 540 km d'altitude autour de la Terre et possède un miroir de 2,4 mètres de diamètre.
Lors de son lancement, une anomalie dans la fabrication de son miroir principal rend les images floues. Une mission de réparation en 1993 corrige le défaut, transformant Hubble en l'un des instruments scientifiques les plus performants jamais construits.
Des découvertes majeures
Hubble a permis :
de déterminer plus précisément l'âge de l'Univers ;
de mesurer son taux d'expansion ;
d'observer des milliers de galaxies lointaines ;
de mettre en évidence la présence de trous noirs supermassifs au cœur de nombreuses galaxies ;
d'étudier la formation des étoiles dans les nébuleuses.
Parmi ses images les plus célèbres figurent les « Piliers de la Création », gigantesques colonnes de gaz situées dans la nébuleuse de l'Aigle.
Une révolution scientifique
Avant Hubble, les astronomes connaissaient mal l'Univers lointain. Grâce à ses observations profondes, notamment les célèbres « Hubble Deep Field », il a montré que même les régions du ciel paraissant vides contiennent des milliers de galaxies.
Les Piliers de la Création (1995)
L'une des images les plus célèbres de l'histoire de l'astronomie montre d'immenses colonnes de gaz et de poussières dans la nébuleuse de l'Aigle (M16).
Hauteur : environ 5 années-lumière.
Ces nuages sont des « pouponnières d'étoiles ».
Hubble a permis d'observer la naissance de nouvelles étoiles à l'intérieur de ces structures.
Cette image est devenue un symbole de l'exploration spatiale.
Le Hubble Deep Field (1995)
Les astronomes ont dirigé le télescope vers une région du ciel qui semblait totalement vide.
Résultat : plus de 3 000 galaxies sont apparues sur l'image.
Cette observation a montré que l'Univers contient un nombre gigantesque de galaxies et que même les zones apparemment vides de l'espace sont peuplées d'objets lointains.
Le trou noir de M87
Hubble a étudié le jet de matière éjecté par le trou noir supermassif de la galaxie M87.
Les observations ont apporté des preuves solides de l'existence de trous noirs géants au centre des galaxies.