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" Une nébuleuse (du latin nebula, nuage) désigne, en astronomie, un objet céleste composé de gaz raréfié, ionisé ou de poussières interstellaires. Avant les années 1920, le terme désignait tout objet du ciel d’aspect diffus. Étudiées par des astrophysiciens spécialisés dans l'étude du milieu interstellaire, les nébuleuses jouent un rôle clé dans la formation des étoiles.
Les nébuleuses peuvent former des systèmes d'étoiles en s'effondrant sous l'effet de la gravitation. Ainsi, le système solaire s'est formé à partir d’une nébuleuse solaire. Ce scénario a été évoqué pour la première fois au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle par Kant et Laplace. "

LES TYPES DE NÉBULEUSES

 
 
 

On distingue deux grandes familles de nébuleuses :

    les nébuleuses diffuses, qui émettent ou réfléchissent de la lumière,
    les nébuleuses obscures, qui bloquent la lumière.

Les nébuleuses peuvent être subdivisées en six types :

Nébuleuses planétaires
À 650 al, la nébuleuse de l'hélice (NGC 7293) est une des nébuleuses planétaires les plus proches de la Terre.
Les nébuleuses planétaires sont des nébuleuses en émission qui sont la marque d'une étoile de faible masse en fin de vie et préfigurent le destin du Soleil. Souvent petites, rondes et relativement brillantes, les astronomes les ont longtemps confondues avec des planètes, d'où leur nom. Les astronomes savent maintenant que les nébuleuses planétaires n'ont aucun rapport avec les planètes. Quand une petite étoile (moins de huit masses solaires) vieillit et a fini de consommer tout son hydrogène, puis son hélium, son cœur s'effondre pour former une naine blanche, tandis que les couches externes sont expulsées par la pression de radiation. Ces gaz forment un nuage de matière qui s'étend autour de l'étoile à une vitesse d'expansion de 20 à 30 kilomètres par seconde. Ce nuage est ionisé par les photons ultraviolets émis par l'étoile qui est devenue très chaude. Elles jouent un rôle crucial dans l'enrichissement de notre univers, transformant l'hydrogène primordial en éléments plus lourds et expulsant ces nouveaux éléments dans le milieu interstellaire. La première nébuleuse planétaire découverte fut la nébuleuse de l'Haltère dans la constellation du Petit Renard, observée par Charles Messier en 1764. Ce sont des objets qui évoluent assez rapidement, sont souvent très colorés et leurs images sont parmi les plus spectaculaires.

Rémanents de supernova
Nébuleuse du Crabe, un rémanent de la supernova de l'an 1054.
Les rémanents de supernova sont des nébuleuses en émission très étendues et sont le résultat de l'explosion violente d'une étoile de masse élevée. Elles arborent souvent une structure filamenteuse caractéristique qui évoque de la dentelle.

Il existe deux voies possibles pour créer une supernova :

 

  •     Une étoile massive qui arrête de générer de l'énergie de son cœur et finit par s'effondrer sous l'effet de sa propre gravité. On parle de supernova à effondrement de cœur. Alors que l'étoile massive fait plus de 8 masses solaires, le résidu compact fait de l'ordre de 1,5 masse solaire.

  •     une naine blanche ayant accumulé assez de matière provenant d'une étoile voisine ou entrant en collision avec pour atteindre la masse critique qui engendre une explosion thermonucléaire. On parle de supernova thermonucléaire. Dans le cas où il y a accrétion de matière et non collision, l'étoile compagnon peut éventuellement survivre à l'explosion. L’étoile qui est réduite ne laisse pas de résidu compact derrière elle.

La première supernova observée depuis l'invention du télescope date de 1885, dans la galaxie d'Andromède (SN 1885A)

Bulles de Wolf-Rayet
D'un aspect voisin de celui des vestiges de supernova, ces bulles de gaz résultent de l'expulsion progressive des couches externes d'une étoile extrêmement chaude et massive. Elles comptent parmi les étoiles les plus massives connues. Les deux bulles de Wolf-Rayet les plus célèbres sont certainement la nébuleuse du Croissant (NGC 6888) et celle du Casque de Thor (NGC 2359).

Régions HII
Ces nébuleuses en émission sont caractérisées par l'excitation d'un nuage d'hydrogène et sont souvent associées à un amas ouvert d'étoiles jeunes ou en formation.

Nébuleuses par réflexion
Identiques en nature aux nébuleuses obscures, elles reflètent partiellement la lumière d'une étoile située à proximité.

Nébuleuses obscures
La nébuleuse de la Tête de Cheval est une nébuleuse obscure.
Constituées de poussières et de gaz inerte, elles absorbent en partie la lumière qui les traverse et voilent donc ce qui se trouve derrière elles. Dans le domaine du visible, on ne peut les détecter que par contraste sur un champ d'étoiles ou une nébuleuse.

 
 
 

Une parmi tant d'autres

M42 Orion
Un beau survol

 
 
 

Cette superbe animation a été réalisée par des équipes du STScI et du Caltech à partir d'images du télescope spatial Hubble (essentiellement dans le visible) et du télescope spatial Spitzer (exclusivement en infrarouge). On y voit aussi des observations effectuées depuis le sol dans la gamme des ondes millimétriques.
En combinant les capacités visible, millimétriques et infrarouge des télescopes spatiaux Hubble et Spitzer, les astronomes et spécialistes de la visualisation de l' univers du programme d' apprentissage de la NASA ont créé un spectaculaire, en trois dimensions à travers la magnifique nébuleuse d'Orion, une pépinière d'étoiles. En utilisant les données scientifiques réelles ainsi que des techniques d' Hollywood, une équipe à l'Institut scientifique du télescope spatial à Baltimore, Maryland, et le Caltech / IAPC à Pasadena, en Californie, a produit  la simulation d'un survol (qui s'effectuerait à une vitesse supérieure à celle de la lumière) de la nébuleuse d'Orion visualisation multi-longueur d' onde et la plus détaillée.

 

A 1350 années lumières, la Grande Nébuleuse d’Orion, Messier 42 (pour les amateurs) ou NGC 1976 (New general Catalog pour les pro) a été découverte par Nicolas-Claude Fabri De Peiresc, en 1610, qui remarqua le premier son aspect nébuleux. Longtemps avant elle avait été remarquée par Ptolémée, Tycho Brahe et Johann Bayer qui la voyaient comme une étoile plus grosse. Apellée "nuage d’Orion" elle s’étend sur 33 année lumières. La température au coeur de M42 est de 2 000 000°C. Elle est le coeur de la constellation d’Orion où se trouvent aussi, Messier 43, Messier 78, IC 431 "la Tête de cheval" et l'amas du "Trapèze" constitué détoiles très jeunes, 25 000 ans et très chaudes.

COMMENT TROUVER ORION DANS LE CIEL ?

Orion se voit immédiatement dans le ciel d’hiver.

Cherchez un alignement serré de trois étoiles : c’est la ceinture d’Orion. De part et d’autre, deux étoiles bien brillantes. L’une peut paraître légèrement bleutée - Rigel -, l’autre orangée - Bételgeuse.

Travaux de Peiresc
Reproduction partielle d'un manuscrit de Peiresc conservé à la Bibliothèque Inguimbertine et montrant la première annonce de la découverte de la nébuleuse d'Orion faite par Peiresc le 26 novembre 1610.
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In Orione media ........ Ex duabus stellis composita nebu nubeculam quarundam illuminatam prima fronte referebat coelo, non omnino sereno

Photo d'une page des manuscrits de N.-C. Peiresc ; photo réalisée et recadrée par Malburet

 

 

 

Travailler sérieusement sans se prendre au sérieux !

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