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RÉSULTATS DE LA RECHERCHE

RÉSULTATS DE LA RECHERCHE

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  • Quartz variété "Diamant d'Herkimer" | mineralogie.club| JJ Chevallier

    QUARTZ "DIAMANT D'HERKIMER" NY state flag. Une variété de quartz d’une grande beauté s’est formée, dans des conditions particulières, dans ce qui est aujourd’hui, le comté d’Herkimer de l’état de New York aux Etats-Unis. Ce sont les quartz dits « diamants d’Herkimer » une appellation commerciale. Ces quartz ont une particularité due à leur croissance dans un milieu où ils étaient flottants, c’est-à-dire sans contact ou presque avec la roche vacuolaire encaissante. Leur structure cristalline est celle du quartz, hexagonale et prismatique à terminaison pyramidale mais ils sont biterminés, ils sont terminés par deux pyramide à chaque extrémité du prisme. Ils sont le plus souvent d’une très belle transparence avec assez souvent des inclusions qui vont d’une taille de l’ordre du micron à pluri millimétrique. Lorsque les inclusions microscopiques sont nombreuses elle donne un aspect fumé à noir au cristal. Les inclusions solides sont : Particules d’hydrocarbure goudronneuses, vestiges de la matière organique fossile, anthraxolite ; Calcite ; Sphalérite ; Pyrite ; Dolomite ; Quartz minuscule du type « diamant d’Herkimer ». La formation de la pyrite et de la sphalérite est antérieure à la formation du quartz alors que celle de la calcite est le plus souvent en même temps que celle du quartz, rarement plus tard. Les inclusions liquides sont : Pétrole ; Eau salée. Les inclusions gazeuses sont du dioxyde de carbone. Le Quartz SiO2 La roche encaissante ou roche mère est la dolomie de Little Falls, « Little Falls Dolostone », une roche aujourd’hui très dure car fortement silicifiée, formée au Cambrien, la plus ancienne des six périodes du Paléozoïque qui s'étend de -542 millions d'années à -488 millions d'années. Elle s’est formée au fond d'une mer peu profonde il y a environ 495 millions d'années, qui recevait des sédiments des anciennes montagnes Adirondack au nord. ​ Les sédiments de carbonate de calcium et de magnésium se sont accumulés et lithifiés pour former le substrat rocheux de dolomie actuel, dans la vallée de la Mohawk, dans les comtés de Herkimer et Montgomery. ​ Le matériau qui formera plus tard les magnifiques quartz a probablement été déposé sous forme de matière organique cireuse avec du sable de quartz et des masses de pyrite formées par des bactéries. Tout cela était confiné dans la roche composée de deux minéraux carbonatés, la dolomite et la calcite. Alors que la dolomite de Little Falls était lentement ensevelie sous de nouveaux sédiments, la température a lentement augmenté jusqu’à 175° C ou même plus. Cet ensevelissement a duré environ 200 millions d'années et a atteint une profondeur maximale d'environ 5 kilomètres il y a environ 300 millions d'années. À mesure que la température augmentait, les molécules de la matière organique qui retenaient en solution le quartz dissous du sable étaient brisées afin que le quartz puisse former des cristaux. L'enfouissement étant extrêmement lent, la formation des cristaux de quartz était également extrêmement lente, permettant à beaucoup de devenir clairs et précieux, c'est pourquoi ils sont appelés quartz « diamants d’Herkimer » ou quartz « diamants Little Falls ». Avec mon amie Theodore P. Smith (1946-2022), le boss de la mine Ace of Diamond en septembre 2012, à la fin d'une bonne journée de prospection. MINÉRAUX DE LA DOLOMIE DE LITTLE FALLS La dolomie de Little Falls est une source d'intérêt pour la minéralogie, notamment en ce qui concerne les cristaux de quartz. Des documents datant de 1819 témoignent de cet intérêt, tandis qu'en 1823, Hadley a souligné l'abondance de ces cristaux. Des études ultérieures ont montré une grande variété de formes externes pour ces cristaux. Outre le quartz, d'autres minéraux présents dans la dolomie de Little Falls . Quartz - Exceptionnellement clair, équant, doublement terminé. Apparaît sous forme de cristaux assez gros (jusqu'à 10cm) dans des poches, en cristaux plus petits (jusqu'à 2,5cm) dans des vacuoles et comme encroutement de poches et de vacuoles ​ ​ Calcite - Habituellement jaune à brun en cristaux relativement bien formés. ​ ​ Dolomie - Habituellement crème à gris, à rose clair, en cristaux bien formés avec des faces incurvées. C'est le minéral le plus minéral le plus courant. ​ ​ Pyrite- Se présente généralement sous forme de croûtes d'une épaisseur allant jusqu'à 1,5 cm. Également signalée sous forme d'inclusions solides dans les cristaux de quartz. ​ Marcasite - Se trouve habituellement sous forme d'inclusions solides dans la calcite, la plupart du temps sous forme de cristaux lamellaires filiformes. ​ Galène - signalée comme de très petites masses. Pas de cristaux. ​ Sphalérite - Présente sous forme de petits cristaux (jusqu'à 2,5cm de pouce). Également sous forme d’inclusions solides dans le quartz. ​ Limonite - Apparaît comme un produit d'altération de la pyrite, marcasite, chalcopyrite et hématite. ​ Chalcopyrite - Présente sous forme de petits cristaux isolés, foncés, d'aspect rouillé, et sous forme de croûtes minces, sombres et rouillées. ​ Hématite - Présente sous forme d'inclusions solides dans la dolomite de la matrice et dans les cristaux de quartz. Glauconite - Apparaît sous forme de taches et de filaments bleus à bleu-vert. ​ L'analyse de Zenger (1981) montre moins de fer que prévu pour ce minéral. ​ Anthraxolite* - Se présente sous la forme de petites masses noires lustrées, ou plus communément sous forme de poudre fine dans des vacuoles. L'analyse de Dunn et Fisher (1954) montre qu'il s'agit d'un hydrocarbure. Deux formes de cet hydrocarbure ont été notées par Keith et Tuttle (1952) et pourraient indiquer deux épisodes de minéralisation. *Anthraxolite : ce nom est d'origine canadienne, on l'utilise localement pour hydrocarbure, il n'a aucun caractère officiel. ​ CARTE DE LA GEOLOGIE REGIONALE GALERIE DE PHOTOS DE QUARTZ "DIAMANT D'HERKIMER" Toutes ces photos sont issues de la galerie de Mindat.org

  • Les Perles | mineralogie.club | Gemmologie | JJ Chevallier

    LES PERLES LES PERLES LES PERLES LES HUITRES PERLIÈRES... HISTORIQUE Depuis le paléolithique l’on trouve des coquillages dans certaines sépultures, sites de La Madeleine en Dordogne, de Grimaldi en Italie et de Sungir en Russie (32 000 ans). C’est plus tard que l’on trouve des perles dans des tombes dans les régions du golfe persique et de l’Océan Indien (5 500 ans avant Jésus-Christ). ​ ​C’est en Chine que l’on a trouvé les premiers documents écrits qui datent de 4 600 ans qui décrivent ces merveilles comme un cadeau de la nature, en Inde et en Égypte les perles étaient considérées comme des objets divins sacrés. ​ ​La Grèce antique connaissait les perles sous le nom de « Larmes d’Aphrodite » l’Europe découvrira les perles en tant que bijou à la suite des conquêtes d’Alexandre le Grand en Orient (-334 à -325). ​ Chez les Romains elles étaient un signe de richesse et donc de pouvoir qui était réservé aux plus autres autorités et la tradition voulait que les familles richissimes achètent deux perles par années pour leurs filles. ​ Perses et Assyriens connaissaient les perles très abondantes dans leurs eaux et leur conféraient, eux aussi, des pouvoirs divins. Pour les Arabes dans le Coran, la perle est un trésor qui vient d’Allah et du Paradis. ​ ​Rare et précieuse la perle traverse les siècles tout en étant réservée à une élite richissime. Mais au milieu du siècle dernier, les Japonais, dont le célèbre Kokichi Mikimoto, découvrent comment produire des perles de manière quasi industrielle, la perle de culture. Cependant il ne faut pas la confondre avec la perle synthétique issue de procédés qui ne sont pas naturels. Depuis l’évolution des techniques a même permis la production des perles d’eau douce. ​ ​De nombreux mythes et légendes ont émaillé l’histoire des perles au cours des siècles. La plus ancienne perle trouvée dans une tombe du néolithique située sur le territoire de l'émirat Umm al-Qaywayn, aux Émirats arabes unis, 7500 ans. Kokichi Mikimoto QU'EST CE QU'UNE PERLE ? C’est un très simple composé de carbonate de calcium (Ca CO3), de matière organique et d’eau, en concrétion dans des mollusques généralement bivalves. La théorie voudrait que dans la nature tous les mollusques à coquille soient capables de créer des perles y compris les escargots. On en déduit que ce ne sont pas seulement les huitres qui produisent les perles. Il y a une vingtaine d’années, une employée de la faculté des sciences de Nantes avait découvert une très belle perle dans une palourde pêchée à Noirmoutier. Les perles d’eau douce proviennent de moules d’eau douce. La perle peut se former de deux façons soit dans la chair du mollusque, perle libre, soit dans la surface interne de la coquille (perle mabe ou ampoule ou blister en anglais). Perle de palourde Commençons ce dossier par une étude rapide du mollusque qui fabriquera la perle. ANATOMIE DES HUITRES On peut résumer l’anatomie de l’huitre à trois parties principales : La coquille : l’huitre étant un mollusque bivalve, il y a deux coquilles qui s’articulent autour d’une charnière centrale, c’est une matière dure formée par sécrétion d’un organe interne, le manteau. La coquille grandit avec l’âge du mollusque. L’illustration ci-dessous montre la composition de la coquille et son mode de création. À l’extérieur de la coquille, on constate souvent la présence d’un revêtement brun-verdâtre ressemblant à la matière de l’ongle, la corne, c’est la conchyoline, cette couche protège l’extérieur de la coquille. À l’intérieur, la coquille est tapissée par la nacre, un assemblage de plaquettes d’aragonite CaCO3 et de conchyoline, une protéine. Le manteau : c’est l’enveloppe biologique des organes internes, il recouvre sur toute leur surface les deux coquilles. C’est en quelque sorte une peau interne, composée de trois couches de tissus composés de cellules très différentes les unes des autres : Au contact de la coquille, il y a le tissu épithélial, qui forme un recouvrement total de la coquille, dont les cellules sont jointives et soudées, ce sont elles qui produisent la matière de la coquille, la nacre. Le tissu conjonctif est l’enveloppe des organes vitaux qu’il irrigue. Sous le tissu conjonctif, il y a un second tissu épithélial, mais celui-ci ne produit pas de nacre. ​ Les organes internes : c’est l’ensemble des viscères de l’huitre, branchies, appareil digestif, cœur, appareil reproductif, etc. LA NACRE Biochimie et formation La nacre est formée par biominéralisation, c’est la superposition de couches de tablettes d’aragonite (CaCO3), dont l’épaisseur est d’environ 500 nm, qui sont soudées entre elles par un composé biologique, la conchyoline, épaisse de 20 à 50nm (environ 4 à 6 %), c’est elle qui détermine la structuration en servant de « ciment » aux cristaux d'aragonite (qui représentent 90 % de la nacre). On note aussi la présence de traces d’eau (H2O) et d’ions divers. L’iridescence est due à la superposition de couches d'indices de réfraction différents qui créent des interférences, la couleur dépend de l'angle d'incidence de la lumière. Coupe de nacre d'une coquille d'huitre au MEB Romain MALLET / SCIAM Angers LES PERLES Mystérieuses pendant longtemps, on les a prises pour des œufs, en Inde, c'était une goutte de rosée, tombée dans l'huitre venue respirer en surface, transformée en perle, puis pour des signes divins... une larme d’un dieu en Grèce ou à Rome. On a cru plus tard, dans le golfe persique, qu'elles se formaient autour de grains de sable, introduit par le courant d'eau et créant une irritation, etc., etc. ​ Non, ce ne sont pas des œufs, mais ça on le sait depuis longtemps, et si j'en parle c'est parce que j'ai le souvenir, alors que j'étais encore enfant d'avoir entendu une personne, peu cultivée sans doute, dire que cela en était... Les signes divins ??? Toutes les beautés de Mère-Nature en sont ! Donc ... je vous laisse seul juge de vos convictions ! Le gros mythe c'est le grain de sable ! Et oui que voulez-vous, il a une résistance sidérante dans les esprits !!! Dimanche dernier au cours d'un repas où il y avait des huitres, la conversation avait de forte chance pour que quelqu'un parle de perle et ça n'a pas manqué. Et, devinez quoi ? Bingo ! La question est tombée " pourquoi n'y a-t-il pas plus de perles dans les huitres de Bretagne avec tout le sable que nous avons ? " J'ai donc sorti l’Anti-mythe ! Anti-mythe... Au Gemmological Institut of America un chercheur bien connu, grand spécialiste des perles, Kenneth Scarratt , a étudié des rapports d’expertises par radiographie de millions de perles, il n’a relevé la présence de corps étranger au sein d’une perle qu’une vingtaine de fois. La théorie de l’intrus irritant, isolé par le coquillage en l’enrobant dans la nacre est complètement démonté par ces constats. Les rares intrus découvert et photographiés par Kenneth Scarrett sont un minuscule gastéropode et une minuscule coquille Saint-Jacques. Malgré mes recherches je n’ai pas pu me procurer ces extraordinaires clichés. Il y a bien des intrus qui pénètres dans les coquillages mais ils ne sont donc qu’extrêmement rarement à l’origine de la formation d’un perle libre au sein du coquillage ou en surface de la coquille. Note de l'auteur : L'on m'a très justement fait remarquer que les perles de culture sont produite en introduisant un intrus, le nucléus sur lequel l'huitre fera une perle. Les nucléus sont des billes plus ou moins régulières taillée dans de la coquille très épaisse d'autres mollusque, très souvent des moules du Mississippi et la Tennessee river. Ces nucléus sont parfaitement lisse et n'irritent pas l'huitre, alors qu' intrus irritant sera rejeté. Merci à Catherine G. pour cette remarque constructive. Je vais ajouter un paragraphe sur les nucléus utilisé pour les les perles de culture. (voir plus loin) LES THEORIES A PROPOS DE LA FORMATION DES PERLES Friedrich Wilhelm Alverdes Ils sont nombreux à avoir contribué à la clarification du mode de formation des perles. C’est Friedrich Wilhelm Alverdes qui en 1912 démontra le premier que l’intrus n’est pas nécessaire à la formation de la perle. Les travaux de recherche qu’il avait effectué au début du siècles n’ont été retrouvés que beaucoup plus tard par Elisabeth Strack une gemmologue spécialiste des perles, de l’Université de Hambourg. elle les décrit dans son livre « Pearls éditions Rühle Diebener-Verlag, Stuttgart en 2006. Dans ce livre on retrouve la théorie d’Alverdes complétée par les travaux de Strack. Friedrich Wilhelm Alverdes Un ouvrage de référence scientifique indispensable en anglais qui ressemble à un roman passionnant. Le livre couvre les caractéristiques des perles et des perles de culture. Tous les traitements des perles et les méthodes d'analyse modernes sont expliqués. Elisabeth Strack donne des informations détaillées uniques. Relié, 696 pages, plus de 600 photos couleur, 77 illustrations. Elisabeth Strack Henry Hänni Le professeur Henry Hänni, du SSEF, Institut suisse de gemmologie à Bâle, auteur de nombreuses publications et conférencier international, est lui aussi un très grand spécialiste des perles et ses observations et expériences ont démontré que l’intrus n’est pas l’unique raison de la formation d’une perle mais que la blessure qu’il cause affecte le tissu épithélial peut provoquer la formation d’une perle. On fait une petite pose ? Pour vous remercier d'avoir lu jusqu'ici voilà une photo d'intrus dans une "perle de coquille, que l'on appelle "ampoule ou blister" (on reverra çà plus loin). "Enseveli dans un mausolée nacré. Le destin d'un petit crabe trop curieux dans un blister." Mort entre le manteau et la coquille ce mini crabe n'a pas été rejeté par l'huitre, elle l'a recouvert d'une ampoule de nacre, formant ainsi un blister, parfois appelé perle de coquille. La Théorie blessure du manteau externe... A la suite d'un accident fracturant la coquille, le manteau externe peut être blessé et des cellules épithéliales peuvent se retrouver déplacées dans l'hémolymphe ou le muscle du manteau. Par réaction génétique ces cellules vont se multiplier par division pour former un kyste , le sac perlier, qui va grossir et former une perle. ​ Il peut arriver que la perle en formation, sous l'action de l'huitre qui tente de l'expulser, se retrouve au contact de la coquille près du bord externe de celle-ci la où cette coquille fabrique de la matière coquillère pour croitre et se soude à la perle., qui ne sera pas une perle blister. (voir plus loin). La Théorie parasitaire de la formation des perles Cette théorie date du milieu du XIXe siècle en Italie, en Angleterre et en Allemagne, elle est le fruit d'observations de naturalistes sur de perles d'eau douce d'origine locale. Il était plus difficile pour ces chercheurs de travailler sur des perles marines; quasiment toutes originaires des mer chaudes. À la fin du XIXe siècle, on publie l'observation de parasite au sein de perles issues de moules de Bretagne. Plus tard des chercheurs partis dans les mers plus chaudes constatèrent le même phénomène pour les perles de Tahiti rapportée par les pêcheurs de nacre. Léon Gaston Seurat, chercheur du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, s'est installé aux Gambiers, sur l'atoll de Mangarevaen. Dans des huitres, Léon Gaston Seurat a trouvé des kystes renfermant un ver plat comme une larve, en juillet 1903, il adresse le fruit de ses observations au professeur Guillard du Muséum, « Je crois que la formation des perles chez l'huître perlière est due à la présence d'un parasite "amphistome* " dont l'évolution m'échappe jusqu'à présent. » [La Nacre et la Perle en Océanie, pêche, origine et mode de formation des perles, bulletin n° 75 de l'Institut océanographique de Monaco, 1906.] Il orientera très vite ses recherches vers un autre type de parasite, le "cestode**". Seurat oriente alors ses recherches vers les parasites de raies, particulièrement la raie léopard, "Aetobatus narinari", poissons qui vivent en abondance dans les eaux locales et qui se nourrissent d'huitres perlières. Il découvre très vite qu'elles sont infestées de cestodes qu'il nomme "Tylocephalum margaritiferae", en 1905. Le cycle est très simple les raies nagent au fond de la mer libérant les œufs de cestodes dans leurs excréments sur les bancs d'huitres, celles-ci filtrent l'eau de mer, les œufs se développent en larves minuscules dans les huitres qui sont mangées par les raies. La boucle est bouclée. Les observations de Seura remarquent que les larves de 0,5 millimètre sont enfermées dans un kyste formé par des cellules épithéliales qui vont se multiplier par division pour former de la nacre perlière. Il note que seules les larves ayant migré dans le manteau ou les chairs donneront une perle. À cette même époque Herdman et Hornell décrivent un cestode d'une autre espèce dans des moules d'eau douce du Sri Lanka ​ * Amphistome : Ver plat trématode, dépourvu de système digestif, il skate l'appareil digestif d'un individu en se nourrissant de la digestion de son hôte. ** Cestode : Parasite à corps plat, segmenté et aspect rubané. Les cestodes sont spécialisés dans le parasitisme avec des organes de fixation sur l'hôte et absence de tube digestif. Ce sont des méso parasites. Les segments ont pour fonction de produire des œufs (jusqu'à 5000 œufs par jour). [Wikipédia]. LES PERLES D'EAU DOUCE... De formes, de tailles et de couleurs très variées, elles ont un rapport qualité/prix très intéressant et leur place sur le marché est en croissance constante. Produites par des moules des espèces, Hyriopsis schlegeli et Hyriopsis cumingi et leurs hybrides. Les changements dans la perception des perles de culture d’eau douce ont été spectaculaires. Autrefois considérées comme inférieures aux perles de culture d’eau salée, leur qualité s’est tellement améliorée qu’elles sont maintenant favorablement comparées aux perles de culture d’eau salée. Elles sont élevées de 8 mois à 5 ans. La taille des perles varie de 2 à 10 mm. La production japonaise est aujourd'hui plus restreinte, mais a connu une extension relative dans le passé. Les perles de Biwa, désignent souvent abusivement toutes perles cultivées au Japon et croissant dans une moule d'eau douce. Le nom devrait être réservé aux perles du lac Biwa, au Japon. Les perles de culture d’eau douce sont produites principalement en Chine (1 500 tonnes/an) dans les lacs, les étangs et les rivières. Elles se développent dans une variété de formes et de couleurs naturelles, y compris le blanc, l’orange, la lavande et le violet. Elles sont également teintées dans un large éventail de couleurs. Les concepteurs aiment la variété des couleurs et des formes et créent des colliers de perles de culture parfois variés dans la taille et la couleur. Il existe également une ferme à but principalement touristique au Tennessee. Les moules peuvent produire jusqu'à 50 perles en même temps. Le nucleus est constitué de minuscules morceaux de coquillage, ce qui produit des perles de nacre pure. Hyriopsis cumingii. Le cycle de vie original des moules perlières de Bretagne Margaritifera margaritifera, qui peuvent vivre plus d’un siècle. Voir ici : https://www.life-moule-perliere.org/un-cycle-de-vie-original.php LES PERLES AMPOULES (" blister" en anglais) . Les huitres ont des prédateurs, certains ne sont pas capables de les briser, comme on l'a vu avec les raies, ils vont devoir s'introduire dans le coquillage et certains le font en perforant la coquille. L'huitre agressée ainsi, a un réflexe de défense, qui consiste a créer de la coquille sous forme de protubérance pour empêcher l'intrus de la pénétrer, et parfois a l'emprisonner dans le kyste. LE NUCLEUS DES PERLES DE CULTURE Mon propos sur cette page était de parler des perles naturelles, toutefois, il est important de dire que la majorité des perles commercialisées sont des perles de culture obtenues par implantation d'un nucléus dans une perle qui produira de la nacre autour de cet intrus. Qui mieux qu'un producteur de perles de culture de Tahiti pourrait nous parler de ces intrus que sont les nucléus. Les textes suivants sont donc empruntés à Thierry Janoyer producteur à la ferme perlière Manihi en Polynésie Française, qui m'a courtoisement autorisé leur publication. "Le nucleus qui est le cœur de la perle est une bille manufacturée taillée dans du coquillage. Différents types de coquillages peuvent être utilisés pour fabriquer cette bille nacrée. La grande majorité des nucleus commercialisés proviennent de la coquille très épaisse d’autres mollusques, généralement de moules d’eau douce du Mississippi et de la rivière Tenesse." "Les coquilles de ces mollusques sont choisies pour leur propriétés similaires à notre huître perlière, la Pinctada margaritifera. Sa composition chimique, sa force de liaison et ses propriétés de résistance à la chaleur sont similaires à celles de la nacre. Ces coquilles sont exportées vers le Japon. Elles seront transformées en perles sphériques de différents diamètres par découpe, meulage, façonnage et polissage à l’aide de machines et d’outils appropriés. La précision dimensionnelle, la finition lisse et le polissage élevé sont des facteurs importants. Les nucleus doivent être nettoyées et stérilisés avant utilisation pour éviter toute contamination qui pourrait affecter la santé des huîtres perlières et faire échouer la greffe." Tahiti Perles Créations : https://tahiti-perles-creation.fr - https://www.facebook.com/profile.php?id=100063561278173 Une page sur les caractéristiques couleurs et formes, les imitations, synthèses et traitements sera rédigée et mise en ligne. Merci de votre patience !

  • geologie|tsunami en atlantique|mineralogie.club|NOAA|USGS|JJ Chevallier

    Mise au point à propos de la SEXANGULITE ! Afin d'éviter les mises au POING ... Page réalisée en collaboration avec : Yves LULZAC Yves MOËLLO Nicolas STEPHAN Cet article a été publié dans "Le Règne Minéral" - 152 - mars/avril 2020 Aux côtés de la cérusite et de l’anglésite, la pyromorphite constitue un minéral classique d’oxydation de la galène par altération super gène des gisements de plomb. De manière assez rare, les minéralogistes ont observé, dans certains gisements, le processus inverse, c’est-à-dire le remplacement occasionnel de cristaux de pyromorphite par de la galène, pouvant aboutir à la formation de véritables pseudomorphoses qui ont jadis été nommées « sexangulites ». Cela a conduit à un usage abusif aujourd’hui de ce terme pour désigner certains spécimens, et il semble nécessaire de rappeler quelques éléments de base. Pour commencer, il convient de remonter aux premiers travaux des minéralogistes. Dès 1801, René-Just Haüy, dans son Traité de Minéralogie, évoque la « mine de plomb noire, des cristaux de plomb phosphaté qui ont passé en tout ou en partie à l’état de plomb sulfuré... ». Au milieu du 20ème siècle, les minéralogistes allemands Blum (1843), Nöggerath (1846), puis Gergens (1856), ont décrit les pseudomorphoses de pyromorphite en galène dans différents gisements : Dreifaltigkeits et Himmelfirst en Saxe, Wheal-Hope en Cornouailles britanniques, Le Huelgoat en Bretagne, et Kautenbach dans le Palatinat. Des échantillons de Kautenbach, près de Berncastel à 35 km au nord-ouest d’Idar-Oberstein, ont fait l’objet d’un réexamen en 1862 par Johann Breithaupt, professeur à Freiberg, à qui a été dédié la breithauptite (Ni Sb). Celui-ci a cru mettre en évidence un dimorphe de la galène en se basant essentiellement sur sa faible densité et son mode de clivage. C’est pourquoi il lui donna le nom de « sexangulit » en rapport avec son faciès en prismes hexagonaux. Rappelons qu’à cette époque l’étude des minéraux métalliques (ou « minéraux opaques ») était très délicate en l’absence de cristaux bien formés propices à des mesures goniométriques. De nombreuses espèces minérales ont alors été définies pour être discréditées par la suite, grâce notamment à l’avènement des rayons X au début du 20ème siècle. A l’époque, Breithaupt eut en main des échantillons de pyromorphite présentant le même type de transformation mais qui provenaient de la mine bretonne du Huelgoat qui était alors en exploitation sous la direction de mineurs allemands depuis la seconde moitié du 18ème siècle. Contrairement à ce qu’il avait pu observer sur les échantillons de Kautenbach, il constata que ces échantillons bretons étaient bien le résultat d’une transformation, ou pseudomorphose, de pyromorphite en galène certifiée. Et c’est pourquoi il réserva le terme de « sexangulit » aux seuls échantillons de la mine allemande. Peu après, en 1868, ce terme sera repris par le minéralogiste allemand Naumann à l’occasion d’un complément d’étude sur cette particularité minéralogique. Cependant, aucune étude ultérieure ne permit de valider cette « sexangulite ». Dans le Dana’s System of Mineralogy (sixième édition de 1904), le nom de sexangulite n’est déjà plus cité que pour décrire la pseudomorphose de pyromorphite en galène sur des échantillons de Bernkastel étudiés par Breithaupt. Par la suite, le nom de « sexangulite » semble être tombé dans l’oubli, y compris parmi les minéralogistes français ou anglo-saxons, qui se contenteront de désigner ces particularités minéralogiques sous les termes de « mine de plomb noir », « plomb sulfuré épigène » voire, tout simplement, de pseudomorphoses. Tandis que les auteurs allemands les désigneront encore sous les noms de « blaubleierz » ou « minerai de plomb bleu » en rapport avec une teinte bleue parfois visible sur certains échantillons présentant des traces de covellite, à mettre en relation avec une paragenèse cuprifère présente dans certains gîtes. Récemment, le terme de « sexangulite » a été remis à la mode pour désigner les pseudomorphoses bretonnes qui ont toujours été considérées comme des raretés dignes de figurer en bonne place dans les collections minéralogiques privées ou publiques. Cependant, l’examen de tels échantillons, dont des photographies ont été publiées récemment dans la revue « le Règne Minéral » (hors série n°XVIII de 2012 consacré au district du Huelgoat-Poullaouen), peut conduire à remettre en cause la véritable nature de certaines prétendues pseudomorphoses. Mais il convient de préciser le terme de pseudomorphose qui peut parfois paraître quelque peu ambigu. Idéalement, il s’agit d’une transformation complète d’un minéral en cristaux automorphes par un autre, avec conservation des formes extérieures du minéral primitif. Les exemples sont variés : citons les belles pseudomorphoses de magnétite en hématite de Patagonie, et celles de fluorine en calcédoine bleue de Trestia en Roumanie. Ou la pseudomorphose de scheelite en ferbérite, aussi dénommée « reinite », ou encore les « dés du diable » constitués de cubes de pyrite transformés en limonite... La transformation est souvent incomplète : l’intérieur de la pseudomorphose peut montrer des résidus du minéral primitif, ou des cavités plus ou moins développées qui peuvent s’expliquer assez simplement : si, par exemple, le remplacement de la pyromorphite en galène se fait en ne réutilisant que le plomb fourni par la pyromorphite, la galène n’occupera alors que 83% du volume du minéral primaire. Cependant, il convient d’éviter un usage abusif du terme de pseudomorphose. Si l’on admet qu’une certaine partie du minéral primitif a pu échapper à cette transformation, reste alors à en définir les limites. Peut-on, par exemple, parler d’une pseudomorphose lorsqu’un cristal de pyromorphite est simplement recouvert d’une couche à peine millimétrique de galène supposée ? La réponse est définitivement négative car, dans ce cas, on parlerait plutôt d’une épigénie, d’une épimorphose, voire d’une simple altération du cristal. Dans le cas des échantillons du Huelgoat, ce problème est récurrent. En effet, à côté d’un remplacement intégral, ou très prononcé, de la pyromorphite par de la galène, donc d’une véritable pseudomorphose, il existe probablement, à la vue de certaines photographies, de nombreux échantillons montrant des cristaux de pyromorphite simplement recouverts d’une mince pellicule d’un minéral noir censé être de la galène. Évidemment, si ces cristaux de pyromorphite sont cassés, il sera très facile de constater ce fait, le plus souvent à l’œil nu ou à la loupe x10. Cependant, si ces cristaux sont intacts, chose évidemment très désirable pour tout collectionneur averti, on ne pourra pas dire si l’on a affaire à une véritable pseudomorphose. Il faudra alors se résoudre à briser un cristal, sacrifice propre à dénaturer la valeur de l’échantillon. Mais le problème ne sera pas pour autant résolu car, contrairement à la croyance générale, il s’est avéré que cette croûte noire qui recouvre les cristaux de pyromorphite du Huelgoat, n’est pas nécessairement constituée de galène. En effet, des analyses chimiques ont été réalisées à l’aide d’un microscope électronique à balayage (MEB Jeol 3800) sur un petit fragment d’une pellicule noire millimétrique recouvrant un cristal de pyromorphite faisant partie d’un ensemble développé sur de la galène massive. Les résultats obtenus sur la face externe de la pellicule ont montré la présence des éléments Pb, P et O (analyse n°1), et des éléments Pb, Al, P et O (analyse n°2). Ce qui, en première approximation, pourrait correspondre à un mélange de pyromorphite résiduelle et de plumbogummite, minéral dont le gisement du Huelgoat constitue la localité-type. On pourrait éventuellement envisager aussi la présence de traces de plattnérite dont la couleur noire pourrait être responsable de la couleur générale de cette pellicule. Quant à la face interne de la pellicule, elle montre les éléments Pb, P et O correspondant à une pyromorphite non transformée et probablement envahie par des traces de plattnérite. Dans ces trois analyses, on doit souligner l’absence totale de soufre, donc de galène. Bien sûr, ces résultats obtenus sur un même échantillon, ne sauraient être extrapolés à l’ensemble des échantillons de ce type connus sur le gisement du Huelgoat. Dans d’autres cas, il est probable que ces pellicules soient effectivement constituées de galène, associée ou non à d’autres espèces minérales. Pour le savoir, il faudrait multiplier les analyses, lesquelles aideraient peut-être à révéler, grâce à quelques différences d’aspect (couleur, éclat, état de surface, etc.), la présence ou non de galène en remplacement de la pyromorphite, ce qui éviterait de détériorer des échantillons de grande qualité. Et cela mettrait fin à toute contestation et à valoriser les véritables pseudomorphoses qui ne sont peut-être pas aussi fréquentes qu’on le pense dans ce gisement du Huelgoat. Maintenant, il conviendrait d‘aborder la question scientifique sous-jacente à ces pseudomorphoses : quel est le processus géochimique qui a permis d’inverser la réaction, pour transformer un minéral d’oxydation super gène (la pyromorphite) en galène ? Cette question a été abordée récemment par Klein et Makl (2017) qui se sont focalisés sur le gisement de Kautenbach, et ont examiné également des échantillons d’autres gisements. De cette étude très fouillée on retiendra, dans le cadre de cette note, les conclusions suivantes : 1- Dans les échantillons sélectionnés à Kautenbach, de la pyromorphite subsiste à l’intérieur des pseudomorphoses, l’écorce qui la remplace est un mélange intime de galène dominante et de fluorapatite. ​ 2- Ce processus de pseudomorphose résulte ici de l’action tardive de sources thermales issues des gneiss sous-jacents. ​ 3- L’examen d’un échantillon du Huelgoat montre un remplacement par de la galène massive, ce qui suppose un apport de plomb et le mélange de deux fluides. La plumbogummite apparaît en surcroissance par rapport aux faces cristallines primitives de la pyromorphite et sa formation serait donc contemporaine de celle de la pyromorphite et précèderait la pseudomorphose en galène. Ce dernier point s’accorde avec les résultats de l’analyse au MEB, pour indiquer que certaines pellicules noires recouvrant des cristaux de pyromorphite au Huelgoat, seraient pour l’essentiel constituées d’uns surcroissance précoce de plumbogummite. De manière générale, le processus de pseudomorphose agit ainsi de manière très irrégulière à l’échelle d’un gisement, et obéit à des contraintes géochimiques variables d’un gisement à l’autre. L’examen comparatif d’échantillons variés du Huelgoat serait utile pour essayer de cerner les conditions de formation de telles pseudomorphoses dans ce gisement, à l’image de ce qui a été réalisé pour le gisement de Kautenbach par Klein et Markl. En conclusion, pour ce qui concerne ce nom de « sexangulite », il faut considérer qu’il s’agit d’un terme suranné qu’on peut, à la rigueur, garder avec de gros guillemets, sur les étiquettes d’échantillons historiques de pseudomorphoses massives de pyromorphite en galène de la mine de Kautenbach. Son usage, pour désigner des pseudomorphoses provenant d’autres gisements, n’a aucune base scientifique et doit donc être r ejeté . Photographie d'une "sexangulite" de Kautenbach. Photo trouvée sur Google, l'URL de "RB" n'existant plus, j'ai fait une recherche, la même sans fond, non détourée, a été trouvée sur Géoforum, dans un post dont le pseudo est Théophraste. Si Théophraste se reconnait, j'aimerais qu'il me contacte via le lien CONTACT du site, un certain nombre de ses photos de pseudomorphoses m'intéressent pour illustrer une page en cours de construction. Source : Yves LULZAC Yves MOËLLO Nicolas STEPHAN ​ Bibliographie utilisée par les auteurs : ​ Blum, 1843 Nöggerath, 1846 Grengen, 1856 Breithtaupt 1863 Neumann Klein et Mark, 2017

  • Mineralogie-gemmologie-geologie-meteorites|JJ-Chevallier|France

    GÉOLOGIE MINÉRALOGIE GEMMOLOGIE SITE OPTIMISÉ POUR CHROME, MOZILLA FIREFOX et EDGE, AFFICHAGE 1920 X 1080 et 2560X1440. Pour mieux connaître la belle planète bleue... SCIENCES DE LA TERRE et de L'UNIVERS " Concourir au développement de l'étude et des connaissances, géologiques, minéralogiques, et gemmologiques, promouvoir la vulgarisation, notamment auprès de la jeunesse, de ces matières, participer a sauvegarder les espèces minérales de la destruction minière industrielle et du pillage. " " Il me semble inconcevable qu’une relation éthique à la terre puisse exister sans amour, sans respect, sans admiration pour elle et sans grande considération pour sa valeur. " Aldo Leopold , Naturaliste, Scientifique américain. 1887-1948 Almanach d’un comté des sables. La science publique est faite pour le public, il est normal qu’elle lui revienne. La science doit sortir des labos. On a beaucoup attendu que la science apporte des réponses définitives. Pourtant la science n’est pas là pour rassurer. Elle a ses doutes et ses incertitudes, si elle n’en a plus elle n’est plus la science. Afin que le public sache différencier le fait d’avoir des doutes de celui de ne rien savoir, il importe que les scientifiques acceptent de prendre le temps d’en parler et que les moyens de le faire existent. Patrick de Wever Professeur MNHN CONSULTEZ RÉGULIÈREMENT LES PAGES NOUVEAUTES ACTUALITÉS DÉCOUVERTES & LES DOSSIERS "A path to knowledge" Un chemin vers la connaissance. Le chemin est symbole, il s’enrichit parce que nous l’empruntons, de notre intention, de nos pensées, de notre travail. Les chemin que nous prenons ont déjà été empierrés par d’autres qui avant nous les ont parcourus. Ils les ont tracés pour aller ou ils pensaient devoir aller et aussi pour que d’autres puissent les emprunter, pour leur rendre la route plus sure. Je vous invite à emprunter le chemin. "Turning a Dream into Reality" S'intéresser aux minéraux est une passion qui commence souvent dès le très jeune âge. C'est comme une maladie dévorante et incurable. "On n'en meurt pas mais on meurt avec." S'intéresser aux beaux "cailloux" sans connaître leur origine, leur formation, et les phénomènes chimiques, physiques et géologiques qui ont présidé à leur création, serait vraiment malheureux. L'on m'oppose souvent que les sciences minéralogiques et géologiques sont mystérieuses et très difficiles pour le commun des mortels. A ceux là, je réponds sans hésiter, "NON". Les professeurs de SVT n'y intéressent peut-être pas assez leurs élèves parce que l'on ne les y a pas intéressés eux mêmes, durant leurs études d'enseignants. Moi, j'ai eu la chance, il y a 60 ans, d'avoir un professeur des Sciences Naturelles qui nous y intéressa, c'était au début des années 60, au lycée David d'Angers à Angers : "Merci Monsieur J. Bon". Mais ce propos n'étant pas d'engager un débat ni une polémique à ce sujet. "point à la ligne" donc. Durant mes nombreuses années de passion minéralogique, j'ai lu un grand nombre d'ouvrages et j'ai toujours cherché à en savoir un peu plus. Le savoir est quelque chose qu'il est bon de partager, c'est pourquoi depuis 2001 je mets ces fiches en ligne, afin d'aider à s'ouvrir sur ce monde fabuleux, celles et ceux qui se passionnent et qui ne savent pas toujours où trouver l'information. Ces sciences nous montrent combien nous sommes petits dans l'Univers et éphémères à l'échelle de notre bonne vieille Terre et peut nous ouvrir des horizons philosophiques que je souhaiterais pouvoir faire partager : Il ne s'agit pas là de vains mots, destinés à une quelconque propagande politique, d'écologiste plus ou moins autoproclamé qui vous fait culpabiliser sur vos déchets (à ce propos, qui parmi vous a demandé des blisters et autres emballages à base de pétrole pour toutes sortes d'objets ?) ou encore sur la couche d'ozone pour vous vendre des produits supposés propres mais bien évidemment beaucoup plus chers. C'est très simplement le cri d'alarme d'un grand-père soucieux de l'avenir de sa descendance. Ici aussi point à la ligne. La nature est merveilleuse alors respectons la en la protégeant. "Make your Dreams Come True" Jean Jacques Chevallier, ancien directeur des sociétés "Aux Minéraux du Monde" puis "MineralWest" a été : Vice-président et Secrétaire général du Syndicat des Professionnels de la Minéralogie, de la Paléontologie et de la Gemmologie, France Minéraux Fossiles Fondateur et membre du collège des experts de France Minéraux Fossiles. (syndicat en sommeil depuis son départ) Conseiller et accompagnateur aux USA, pour une agence de voyages scientifiques, lors de voyages de découverte de la géologie de l'Ouest-américain. Il est toujours : Secrétaire général du Centre de Recherche Gemmologique, association J-P. Chenet, de l'Université de Nantes. Expert en sciences de la Terre. Conférencier. L'auteur durant une période de réflexion intense. A la demande, je donne des conférences de vulgarisation en minéralogie, géologie, gemmologie, météorites etc. ​ Me contacter par mail 3 à 6 mois à l'avance. "Be a Perfectionist on Every Detail but Keep Cool" Les Fiches-Web de Minéralogie et de Géologie, ne prétendent pas être un cours, mais une commencement d'explication de ces sciences par des textes simples et compréhensibles de tous et surtout par beaucoup d'illustrations, ce que l'on appelle la vulgarisation. Plus de deux millions de pages vue depuis l'année 2001. L'auteur, qui n'est, pas un grand spécialiste et encore moins un enseignant, est un passionné un peu érudit qui tente de vous faire partager sa passion pour ces sciences à travers des documents qu'il a lui même longuement étudiés. Il sera reconnaissant envers toutes celles et ceux qui lui apporteront leur concours en lui signalant les erreurs qu'il aurait pu commettre. "TRAVAILLER SÉRIEUSEMENT SANS SE PRENDRE AU SÉRIEUX " La parution de ces "pages-web" est variable en fonction du temps que je peux y consacrer, vous pouvez y revenir régulièrement, en copiant cette page dans vos favoris. Avertissement : vous trouverez dans ces textes des termes ou appellations scientifiques que vous ne connaissez peut-être pas, certains me reprocheront de ne pas avoir créé un lexique pour les expliquer. Ceci n'est pas un oubli de ma part, c'est volontairement que je ne l'ai pas fait. ​ POURQUOI ? Pour obliger celles et ceux qui ont un appétit de savoir, à faire des recherches, dans la littérature ou sur internet. Vous trouverez beaucoup de réponses grâce à l'encyclopédie libre d'Internet Wikipedia dont j'ai tiré une partie de la substance de ces pages. ​ " BON APPÉTIT DE SAVOIR ! " CONTRIBUTEURS ET COLLABORATEURS De près ou de loin, ils ont tous participé à l’inspiration et à l'élaboration de ce site, sans eux j'aurais été incapable de ce travail qu'un grand nombre d'entre vous jugent colossal dans les commentaires qui me sont adressés. Merci à eux pour leur précieuse collaboration à l'intérêt toujours en expansion de ce site dont je ne suis bien souvent que le metteur en scène et réalisateur. Depuis 20 ans ce site à beaucoup évolué, les dossiers et les fiches se sont multipliés et ont été plusieurs fois améliorés grâce à des mises à jour en profondeur, avec toujours à l'esprit d'être à la porté des béotiens. Ces deux listes ne sont pas exhaustives, il y a fatalement des oublis que j’essaierais de réparer. Ma bibliothèque contient des dizaines d'ouvrages, dont environ plus d’un tiers en anglais, des centaines de revues, beaucoup de PDF et des classeurs de notes. AUTEURS Alain Abréal Jean-Marie Arlabosse Augusto S. Auler Jacques-Marie Bardintzeff Pierre Barrian Louis-Dominique Bayle / Le Règne Minéral Jean Claude Berthelay / Quel est ce minéral ? Chabou Moulley Charaf Benjamin Carballo Nathalie Bertrand Marcia Bjornerud / Autobiographie de la Terre Ron Blakey/Université Nord Arizona Flagstaff Jean Claude Bouillard / Le Cristal et ses doubles Sylvain Boulay / Impacts Pierre-André Bourque/Université Laval Québec J. C. Brion Thierry Brunsperger Alister G. Cameron Alain Carion Louis Chauris Robert Clayton Michel-Alain Combes Patrick Cordier / Ce que disent les minéraux Chip Clark Philippe Crochet Jean Dercourt / Géologie et géodynamique de la France Salim Edde MIM Beyrouth Edwin James Evans EG Jordi Fabre Géraldine Fabrikant Francine Fayette / La gemmologie Julien Feynerol Christophe Filloux Cristiano Ferrari / conservateur MNHN Paris Jean-Marc Fourcault / MNHM Paris Emmanuel Fritsch / IMN -Jean Rouxel & Université de Nantes Eloïse Gaillou / Musée de Minéralogie MINES ParisTech Alain Gallien / Météorites Matthew Genge Daniel Gol C. Guillemin Gnos Asbjørn Halvorsen Radek Hanus / Moldavites James N. Head Emmanuel Huberty Richard W. Hugues Anne-Marie Helmenstine Ph.D André Holbecq Boris A. Ivanov Lina Jakaité Laurence Jezekel ( pseudonyme d'une journaliste écologue) Ole Johnsen / encyclopédie des minéraux Jean Jung / Précis de pétrographie Robert Kandel Hobart M. King Alfred Lacroix / Minéralogie de la France Josph B. Lambert Bernard Lasnier Professeur émérite Universitée de Nantes Jean-Pierre Laurand Bill Larson Rob Lavinsky Hugues Leroux / Ce que disent les minéraux Julien Lebocey / Les Minéraux David Liuzzo Thierry Lombry Richard Lovett Yves Lulzac Jean Pierre Luminet Yannick Mandaba Hervé Martin Dehne McLaughlin Brian Harold Mason Alain Martaud Jeff Mason Maurice Mattauer / Ce que disent les pierres Toshiko Mayeda Serge Melo H. Jay Melosh Nathalie Meyer François Michel / Roches et Paysages Antonio Miglioni Didier Nectoux / Musée de Minéralogie MINES ParisTech Franck Notari / GGTL Laboratories Switzerland Joseph O'Brien Jean Orcel Gery Parent Florentin Paris Gian Carlo Parodis / MNHN Paris Louis de Pazis Graham Pearson / Université d'Alberta K. Penshuk Laurette Piani Bernard Pire Serge Planton Jean Paul Poirot Valentin Pojoz Ali Polat André Pouclet Aurélien Reys Lionel Robertson Maria-Jacqueline Rodet Joël Rodet Benjamin Rondeau Universitée de Nantes Perig Ruffault M. Russo - INGV Jorge Santiago Blay Magali Sautier Jeff Scovil P. Segalen R.D. Shanon Walter Schumann James Shigley John Schutt Elise A. Skalwold Ludovic Thebault Pierre Thomas Emmanuel Thorreux Suzette Tillerman / Université Nationale Australienne Grégoire Toughlouian Tourmaline sur Géowiki Caroline Tran Vinh R. Trompette / La Terre Van Cleef et Arpels Geaorg Viora Patrick Voillot David Weir Patrick de Waver professeur émérite MNHN Luc Willems Kyle C. Wilson Charles D. Winters / Source scientifique Emile With / Ecorse terrestre Ian M. Whillans Woudloper sur Wikipédia Soe Zeya Tun / Reuter INSTITUTIONS Abouttectites.com AGIS/African-Global-Ingenierie and Services Antarctic Search for Meteorites Astrosurf Base documentaire de l'Institut de Recherches pour le Développement. BNF Bibliothèque Nationale de France BRGM Bulletin de la Société française de Minéralogie et de Cristallographie Caltech University Centre de Recheche Gemmologique, Université de Nantes CERN CNEK CNRS Colorado Plateau Geosystems, Inc. Commissariat à l'Energie Atomique Conservatoire d'Espaces Naturels de Bourgogne CRIIRAD Crystal Classic diamants-infos.com Dictionnaire de géologie Dictionnaire des sciences de la Terre Français/Anglais Dunot éditeur EMSE, Mines St Etienne ENS Lyon Géologie Experimentboy Fabre Mineral Fallingrock.com Fine Minerals International Fleischer / Glossary of Mineral Specie Futura Science Gallaudet University, Washington DC Gemdat.org GemLab Gem Pearl Gem plus Gemmologie/Geminterest GemTechLab - today GGTL Laboratories Switzerland Geology.com Geology Science World Géopolis Georgiaencyclopedia.org Georgia State University Géowiki GIA Gemological Institut of America gioiellis.com Harvard University Idaho State University i-diamants.com IMA Imperial College, London Imperial Earth Science & Engineering, London IMN, Institut des Matériaux Jean Rouxel , Nantes. Info Diamant INGP, Institut de Physique du Globe Paris Institut International de Gemmologie, Anvers. Institut National de l'Audiovisuel International Commission on Stratigraphy IRSN Jefferson Lab Laboratoire géomagnétisme, paléomagnétisme, géodynamique. CNRS - IPGP - Univ. Denis Diderot La Recherche Larousse Le Monde science Le Règne Minéral Luxorion / astrosurf.com Masson Kay mayfairjewellers.com MBS Meta Ball Studios Meteoritical Bulletin Database MIM Beyrouth Mindat Mineralogical Record Mineralogie Passion (les membres) Mines ParisTech Mining.com Mining Geologist Ministère des ressources naturelles et de la faune du Québec Musée de la ferme de l'Orme Muséum National d'Histoire Naturelle, Paris Myneraly National Speleological Society, NSS NASA - National Air and Space Administration National Geographic National Park Service National Institute of Polar Research, Japan New York Times NOAA National Oceanic and Atmospheric Administration Northwestern University, Evanston, Illinois Palagems Persée Philippine Institute of Volcanology and Seismology Pour la Science Smithsonian Institute - National Museum of Natural History Société Française d'Exobiologie / SFE Spokane Chronicle. Spokane, Washington. Statigraphy.org Tchadinfos.com Tektite.Co.UK The Leader-Post. Regina, Saskatchewan The Meteoritical Society Trustmyscience.com UNIVERSALIS Université d'Alberta Université de Bourgogne University of Colorado Université de Chicago Université Ferhat Abbas, Sétif Université Laval au Québec Université de Nantes Université Nationale Australienne Université d'Ottawa Université Paris Diderot USGS United States Geologic Survey Valahia Universität de Targoviste, Roumanie. Viméo Vivalatina Washington University St. Louis Webmineral Wikimedia Wikimedia Commons Wikipédia

  • Gemmologie|Gahnite bleue du Nigéria|Jean Jacques Chevallier|mineralogie.club

    CRISTAUX DE GAHNITE BLEUS DU NIGERIA. Article paru dans Spec4Gem - Spectroscopy for Gemologists http://www.spec4gem.info/reports/8-reports/303-blue-gahnite-crystals-from-kagoro-hills-kaduna-state-nigeria.html/ Crédit photo : Robison McMurtry. Traduction : JJ Chevallier En 2018, des spinelles bleu foncé du Nigeria ont été disponibles. Les quatre échantillons de cristaux de ce matériau ont été fournis par Walter Asikaro, négociant en gemmes, directement depuis le Nigeria et ont été décrits dans ce document. Ils seraient originaires des collines de Kagoro, dans l’État de Kaduna, dans le centre-nord du Nigeria. Des gahnite gemmes de Jeema, également dans l’État de Kaduna ont été décrites en 1984 [1] et 2018 [2]. Le Nigeria est connu pour ses gisements de saphir à Mambilla, dans l’État de Taraba, ainsi que pour son zircon qui devient bleu lorsqu’il est chauffé à Antan dans l’État de Kaduna. Les cristaux des échantillons (figure1) sont des octaèdres bien formés avec des faces légèrement corrodés. Ils contiennent quelques minuscules inclusions incolores ressemblant à des cristaux, certaines qui sont plus grandes montrent un prismes quadrillé et d’autres avec des sections hexagonales, mais non identifiés pour le moment. Deux cristaux octaédriques contiennent de plus gros cristaux brun-rouge à rouge identifiés comme sphalérite [12] (mise à jour décembre 2019). ​ Figure 1. Ganhite bleue de Kagoro hills, Kaduna state, Nigeria, au premier plan de gauche à droite, poids 0.57, 2.02 et 2.07 ct, à l’arrière-plan 1.07 ct. Les octaèdres ne sont pas assez lisses pour lire l’indice de réfraction avec le réfractomètre gemmologique, mais le compteur de réflectivité de l’IR donne un IR d’environ 1,79, la densité de chaque cristal se situe entre 4,59 et 4,61, toutes les pierres donnent ensemble une moyenne de 4,60.IR et densité sont incompatibles avec le spinelle. Le spinelle appartient au sous-groupe isostructural du spinelle (groupe d’oxy-spinelle, supergroupe des spinelles selon IMA 2018) où 28 espèces sont identifiées et seulement 6 avec Al prédominant de formule (Y-Al2 O4). Les plus communs sont les spinelles (communément connu en gemmologie) avec Y-Mg, l’hercynite avec Y-Fe, la galaxite avec Y-Mn et la gahnite avec Y-Zn. Des séries existent entre des membres correspondants extrêmes, et des membres intermédiaires ont été trouvés. Tableau : Propriétés observées et mesurées Spectroscopie de réflectivité infrarouge : Le spectre de réflectivité infrarouge (figure 2) a été effectué sur une face du cristal de 2,02 ct, des spectres ont également été recueillis à partir d’autres cristaux, mais tous ont donné le même modèle de spectre. Le modèle du spectre est compatible avec les spectres des oxydes et montre quelques similitudes avec les spinelles (voir base de données spinelles) mais la gamme 400-600 cm-1 montre des différences significatives avec deux bandes distinctives à 500 et 565 cm-1 qui caractérisent le cristal comme gahnite, le spinelle isostructural du Zn (voir base de données gahnite, Gahnite verte du Brésil et le livre de Chukanov [3]). _________________________ Note du traducteur & Wikipédia : Les composés chimiques isostructuraux ont des structures chimiques similaires. Isomorphe lorsqu'il est utilisé en relation avec les structures cristallines n'est pas synonyme : en plus de la même connectivité atomique qui caractérise les composés isostructuraux, les substances isomorphes cristallisent dans le même groupe d'espace et ont les mêmes dimensions cellulaires unitaires. La définition de l'UICR [IUCR Online Dictionary of CRYSTALLOGRAPHY,] utilisée par les cristallographes est : On dit que deux cristaux sont isostructuraux, s'ils ont la même structure, mais pas nécessairement les mêmes dimensions cellulaires ni la même composition chimique, et avec une variabilité « comparable » des coordonnées atomiques à celle des dimensions cellulaires et de la composition chimique. Par exemple, la calcite CaCO3, le nitrate de sodium NaNO3 et le borate de fer FeBO3 sont isostructuraux. On parle aussi de séries isostructurales, ou de polymorphes isostructuraux ou de transitions de phases isostructurales. Le terme isotypique est synonyme d'isostructural . Figure 2. Le spectre de réflectivité infra-rouge du cristal octaédrique de 2.02ct, le caractérise comme gahnite, le spinelle isostructurel du Zn. Spectroscopie UV-VIS-NIR : Le spectre VIS (figure 3) a été effectué sur le cristal de 2,02 ct, le chemin de lumière passant par le cristal entre deux faces opposées et parallèles. Les longueurs d’onde de bande d’absorption ont été calculées par montage gaussien. Le diagramme du spectre consiste en une fenêtre de transmission dans le bleu délimitée par un bord en dessous de 400 nm et un large groupe de bandes entre 530 et 650 nm. Au milieu de la fenêtre de transmission, il y a deux bandes supplémentaires à 460 et 477 nm, attribuées respectivement à Fe3+ et Fe2+. Le bord dans le violet est probablement causé par une bande Fe2+ superposée à une aile d'une large bande O2-Fe2/3+ LMCT dans l'ultra-violet. Entre 530 et 650 nm, les bandes à 545, 580 et 626 nm sont attribuées aux transitions d-d* permises par spin 4A2 (F) → 4T1 (P) de Co2+ à coordination tétraédrique, et qu'à 559, 574 et 598 nm sont attribuées aux transitions de spin interdites 5E → 3T2 de Fe2+ à coordination tétraédrique. La bande à 656 nm et 731 nm est attribuée à des mécanismes impliquant des paires Fe2+/3+ (IVCT et ECP). Il y a une autre bande large à 925 nm qui n'est pas affichée sur la figure 3 qui est attribuée aux transitions permises par spin 5T2g → 5Eg de Fe2+. L'affectation des bandes dans le spinelle est étudiée depuis des années, les spectres de cobalt [4], [5], [6] sont bien connus du gemmologue même en utilisant un spectroscope portatif et sont facilement observables avec le spinelle bleu ciel de Verneuil, cependant les spectres deviennent plus complexes dès que le fer et même le manganèse et le chrome interagissent. Des travaux sur le sujet ont été publiés par Taran et al. 2009 [7], D'Ippolito et al. 2013 [8], 2015 [9] et ont été utilisés pour les affectations Fe2+. Le motif de ce spectre est bien connu parmi les spinelles bleus colorés par le cobalt et le fer (base de données des spinelles). _________________________ Note du traducteur : LMCT = Ligand to Metal Charge Transfer : transfert de charge métal-ligand. ​ Note du traducteur : Dans un environnement centrosymétrique, les transitions entre orbitales atomiques similaires telles que s-s, p-p, d-d ou f-f, les transitions sont interdites. Figure 3. Le spectre VIS du cristal octaédrique de 2,02 ct montre une fenêtre de transmission centrée autour de 470 nm donnant à la pierre sa couleur bleue. Les bandes à 460 et 477 nm sont attribuées respectivement à Fe3+ et Fe2+, les bandes à 559, 574 et 598 nm sont attribuées à Fe2+, les bandes à 656 et 731 nm sont liées aux paires Fe2+/Fe3+ et les bandes proéminentes à 545, 580 et 626 nm sont attribués au Co2+ qui joue le rôle majeur dans la couleur. Spectroscopie en photoluminescence : Les spectres de photoluminescence (figure 4) du cristal octaédrique de 2,02 ct ont été effectués pour trois sources d’excitation : 405, 444 et 532 nm. Le laser à 405 nm a excité une faible luminescence à 647 et 737 nm, et aucune autour de 690 nm comme on pouvait s'y attendre pour le Cr3+ dans le rouge comme pour de nombreux spinelles. Le laser à 444 nm a excité une faible luminescence verte à 512 nm et deux bandes très faibles à 640 et 737 nm. Le laser à 532 nm a excité une luminescence orange-rouge modérée culminant à 650 nm. Les émissions à 512 et 737 nm correspondent à Mn2+ [11]. L'émission à 650 nm tout en étant excitée à 532 nm est attribuée au Co2+, l'excitation tombe au voisinage du 4T1 (P). Avec les excitations à 405 et 444 nm, les émissions sont respectivement à 647 et 640 nm mais comparativement beaucoup plus faibles que pour une excitation à 532 nm, elles sont peut-être également connectées au Co2+. Les luminescences observées sont similaires à celles du spinelle bleu cobalt (voir base de données spinelle). Figure 4. Les spectres de photoluminescence du cristal d'octaèdres de 2,02 ct montrent une luminescence Mn2+ à 512 nm et éventuellement à 737 nm, une luminescence Co2+ à 640, 647 et 650 nm. Conclusion : La spectroscopie de réflectance d’infra-rouge identifie les cristaux cathédraux comme gahnite, le spinelle isostructural du Zn. La couleur bleue résulte principalement du Co2+ et en second du Fe2+/Fe3+, mais comme le fer absorbe une partie du bleu à 460 et 477 nm, il provoque probablement la couleur bleu foncé. La couleur bleu foncé ne peut pas être désignée comme la couleur « cobalt-spinel » qui est une couleur bleu vif lumineux. La spectroscopie de photoluminescence confirme la présence de Co2+ et Mn2+, mais le Cr3+, n’est pas détecté. Mises à jour post-étude : ​ Automne 2019 , le GIA a publié dans la section Gems News International de la revue Gems et Gemology [12] une note sur ce matériau : - les inclusions rouges/brunes ont été identifiées comme sphalérite par la spectroscopie Raman, - la densité (4.180-4.294) est très différente de celle mesurée sur les échantillons de ce document qui est de 4.60. ​ Décembre 2019 , dans l’article "Cristaux bleus de Ghanospinel du Nigeria" publié dans Gemmology Today [13] : - le SG est donné pour 4.50. Références : [1] Gem quality gahnite from Nigeria, B. Jackson, Journal of Gemmology, 1982, Vol. 18, No.4, pp. 265–276 [2] Blue Gahnite from Nigeria, E. Boehm, B.M. Laurs, Journal of Gemmology, 2018, Vol. 36, No.2, pp. 96-97 [3] Infrared spectra of mineral species, Nikita V. Chukanov, 2014, Springer Editor, ISBN: 978-94-007-7128-4 [4] 'Cobalt-blue' Gem Spinels, J.E. Shigley, C.M. Stockton, Gems & Gemology, 1984, Spring, pp. 34-41 [5] Cobalt colored Color-Change Spinel, P. Maddisson, Gems & Gemology, 1990, Fall, pp. 226-227 [6] Cobalt-colored synthetic spinel, GRC, Gems & Gemology, 1991, Summer, pp. 113-114 [7] Optical spectroscopic study of tetrahedrally coordinated Co2+ in natural spinel and staurolite at different temperatures and pressures, M.N. Taran, M. Koch-Müller, A. Feenstra, American Mineralogist, 2009, volume 94, pp. 1647-1652 [8] Crystallographic and spectroscopic characterization of a natural Zn-rich spinel approaching the endmember gahnite (ZnAl2O4) composition, V. D'Ippolito et al., Mineralogical Magazine, 2013, Vol. 77, pp. 2941-2953 [9] Color mechanisms in spinel: cobalt and iron interplay for the blue color, V. D'Ippolito et al., Phys Chem Minerals, 2015, Vol. 42, pp. 431-439 10] What Is Cobalt Spinel? Unraveling the Causes of Color in Blue Spinels, A.C. Palke, Z. Sun, Gems & Gemology, 2018, Fall, p. 262 [11] Luminescent Spectra of Minerals, Boris S. Gorobets and Alexandre A. Rogojine, Moscow, 2002, ISBN: 5901837053, p. 175 [12] Blue gahnite from Nigeria, M. Hain, Z. Sun, Gems & Gemology, 2019, Fall, pp. 434-436 [13] Blue Gahnospinel crystals from Nigeria, J.M. Arlabosse, Gemmology Today, 2019, December, pp. 5-8 ​ Pour voir l’original cliquez ou copiez l’URL dans votre navigateur : http://www.spec4gem.info/reports/8-reports/303-blue-gahnite-crystals-from-kagoro-hills-kaduna-state-nigeria.html/ ARTICLE DU GIA Traduction JJ Chevallier Blue Gahnite from Nigeria Figure 1. Trois octaèdres uniques de gahnite naturelle, d'environ 1,5 ct chacun, de l'État de Kaduna, au Nigéria. Photo de Robison McMurtry. Ces dernières années, le Nigéria a attiré une attention considérable dans le commerce des pierres gemmes par la découverte de saphirs provenant apparemment du plateau de Mambilla dans l'État de Taraba. Outre les saphirs, des spinelles ont été sporadiquement extraits à Jemaa et récemment à Kagoro, tous deux dans l'État de Kaduna (figure 1). ​ Le groupe de minéraux spinelle, avec une formule chimique générale AB2O4, compte au total 22 espèces différentes. ​Quatre de ces espèces ont Al prédominant occupant le site octaédrique : spinelle (MgAl2O4), galaxite (MnAl2O4), hercynite (FeAl2O4) et gahnite (ZnAl2O4). Les spinelles de Kagoro ont été identifiés comme la gahnite, membre terminal du zinc. La gahnite est l'un des membres les plus rares du groupe des spinelles, généralement trouvée dans les gisements de zinc. La plupart des cristaux sont très petits, inclus et translucides à opaques. Les gemmes à facettes sont intéressantes à collectionner en raison de leur rareté et de leur couleur. ____________________________ Note du traducteur : Définition de membre terminal (final member en anglais) un composé chimique pur dans certains cas hypothétique mais considéré comme un composant entrant en solution solide avec d'autres composés chimiques purs pour former une série isomorphe de minéraux Exemple : fayalite Fe2SiO4 et forsterite Mg2SiO4 sont des membres terminaux de la série olivine ( Mg,Fe)2SiO4. La géologie des spinelles du Nigeria a déjà été étudiée (R. Jacobson et JS Webb, «Les pegmatites du centre du Nigeria», Geological Survey of Nigeria Bulletin , n°17, 1946, pp. 1–61), et les gisements peuvent être subdivisés en trois groupes en fonction de leur minéralogie: les pegmatites microcline-quartz, qui se rencontrent couramment dans les granitoïdes calco-alcalins et sont rarement minéralisées ; des pegmatites microcline-quartz-mica, présentes dans des séquences métasédimentaires ; des veines de quartz-mica, qui se trouvent dans les schistes et les gneiss ou en marge des pegmatites du groupe 2. La gahnite est présente dans les groupes 2 et 3. La connaissance de la composition des spinelles riches en zinc est utile pour séparer une grande variété de sources environnementales. Par exemple, la teneur en Zn est élevée dans les spinelles présents dans les roches qui ont subi un métamorphisme de faible teneur et une forte fugacité en oxygène et en soufre (FO2 et FS2 ), tandis que la teneur en Zn est la plus faible dans les roches métamorphiques à forte teneur. (A. Heimann et al., “Zincian spinel associated with metamorphosed Proterozoic base-metal sulfide occurrences, Colorado: A re-evaluation of gahnite composition as a guide in exploration,” Canadian Mineralogist, Vol. 43, No. 2, 2005, pp. 601–622). ​ L'examen gemmologique standard de trois octaèdres bruts (figure 1) a donné les propriétés suivantes : couleur - bleu ; pléochroïsme - aucun ; indice de réfraction : 1,791 à la limite supérieure (lecture plate à partir de la face cristalline polie) ; gravité spécifique hydrostatique (densité) : 4.180 / 4.294 ; réaction de fluorescence : inerte aux UV à ondes longues et à ondes courtes ; réaction du filtre de couleur : rouge. Les caractéristiques internes observées au microscope gemmologique étaient des cristaux incolores non identifiés, des figures en "empreintes digitales" et une inclusion de cristaux rouge-brun identifiés par spectroscopie Raman comme de la sphalérite (figure 2). Figure 2. L'identification Raman de cette inclusion était cohérente avec la sphalérite. Photo-micrographie de Nathan Renfro; champ de vision 0,91 mm. Figure 3. Spectre visible de la gahnite du Nigeria de Kagoro. Les bandes d'absorption de ~ 500 à 650 nm sont en grande partie dues au Co 2+ , mais avec une modification des bandes d'absorption du fer. Les bandes d'absorption autour de 462 et 470 nm sont liées aux chromophores de fer. Des tests spectroscopiques avancés ont été effectués sur les trois échantillons. Les spectres Raman étaient typiques de la gahnite, avec des pics à 420, 510 et 661 nm. Le spectre visible a montré des bandes d'absorption de cobalt importantes (figure 3) entre 500 et 620 nm, avec une contribution supplémentaire des bandes d'absorption du fer modifiant le spectre d'absorption du cobalt (e;g., AC Palke et Z. Sun, “What is cobalt spinel ? Unraveling the causes of color in blue spinels,”, automne 2018 G&G , pp. 262-263).Une analyse par spectrométrie de masse à plasma à ablation par couplage inductif (LA-ICP-MS) a été utilisée pour obtenir la chimie précise des trois pierres. La composition chimique a été acquise par un ThermoFisher iCAP Q ICP-MS couplé à un système d'ablation laser Elemental Scientific Laser NWR213. NIST 610 et 612 ont été utilisés comme étalons externes, et 27 Al a été utilisé comme étalon interne. Les résultats de LA-ICP-MS (voir annexe 1 ) ont montré que les trois pierres étaient principalement composées de plus de 90% en mole de gahnite (ZnAl2O4 ), avec d'autres membres terminaux mineurs d'espèces d'Al-spinelle. Ils doivent donc être classés comme gahnites. Figure 4. Une ligne verticale 1 et une ligne horizontale 2, contenant un total de 44 taches, ont été sélectionnées pour appliquer des analyses LA-ICP-MS sur toute la section. Le profil du pourcentage membre terminal versus la position a révélé que la pierre était principalement composée de gahnite avec une petite hercynite, spinelle et galaxite. Des informations détaillées sur la chimie des principaux éléments, la distribution du site et les espèces pour chaque point se trouvent à l'annexe 1. L'espacement des points est de 200 microns. Figure 5. Les éléments traces par rapport aux profils de position ont révélé que les jantes extérieures avaient des concentrations plus élevées de V et de Co, mais une concentration de Ni plus faible que les jantes intérieures et le noyau. Des informations détaillées sur les oligo-éléments pour chaque point des lignes 1 et 2 sont disponibles en annexe 2 . Pour mieux comprendre la composition de ce type de spinelle, nous avons préparé une coupe transversale au milieu d'un cristal octaédrique, échantillon NBS3 (figure 4). Une ligne verticale de 22 points (figure 4, ligne 1) et une ligne horizontale de 22 points (figure 4, ligne 2) ont été sélectionnées pour traverser toute la section des bords extérieurs aux bords extérieurs opposés pour les analyses LA-ICP-MS. Tous les spots présentaient plus de 90% en mole de gahnite, l'hercynite étant la deuxième espèce la plus abondante (figure 5). Les taches près des bords extérieurs contenaient plus d'hercynite que les taches sur les bords intérieurs et le noyau central. La distribution en% molaire des membres terminaux était très homogène sur toute la section. Neuf oligo-éléments pour chaque point des lignes 1 et 2 ont été tracés sur la figure 5. En général, les bords extérieurs avaient des concentrations plus élevées en V et en Co mais une concentration plus faible en Ni que les bords intérieurs et le noyau central. Pour voir l’original cliquez ou copiez l’URL dans votre navigateur : https://www.gia.edu/gems-gemology/fall-2019-gemnews-nigeria-blue-gahnite Since 01-06-2021

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    METEORITES Partager Météorite Tcheliabinsk lac de Chebarkul, Russie. Photo Pavel Maltsev " Dis moi grand-papa c'est quoi une météorite ? " Une météorite est une roche qui s’est formée ailleurs dans le système solaire, a été en orbite autour du soleil ou d’une planète pendant très très très longtemps, puis a été capturée par le champ gravitationnel de la Terre, et est tombée sur la Terre. La plupart,~99.8%, des météorites sont des morceaux d’astéroïdes. Quelques météorites rarissimes proviennent de la Lune, 0,1% ou de la planète mars, 0,1 %. ​ Une définition plus technique mais précise d’une météorite est donnée par Alan E. Rubin et Jeffrey N. Grossman (2010) « Une météorite est un objet naturel et solide de plus de 10 μm de taille, dérivé d’un corps céleste, qui a été transporté par des moyens naturels à partir du corps sur lequel il s’est formé à une région en dehors de l’influence gravitationnelle dominante de ce corps et qui est ensuite entré en collision avec un corps naturel ou artificiel plus grand que lui (même si c’était le même corps à partir duquel il a été lancé). » " La Terre est régulièrement bombardée par des météorites, d'autant plus nombreuses qu'elles sont de petite taille. Nombre de ces corps ne font que frôler notre Planète et repartent dans l'espace. Mais tous les jours, plusieurs centaines de tonnes de poussière et de petits cailloux tombent sur Terre. De plus gros objets, d'une taille d'un à deux mètres, arrivent avec une fréquence inférieure au mois. La plupart tombent dans des déserts ou des mers, sans incidence sur la vie humaine - et sans même être détectés, ce qui rend les statistiques difficiles. Si le corps céleste a un diamètre supérieur à quelques dizaines de mètres, l'atmosphère terrestre n'est pas assez dense pour le ralentir et un choc de surface devient inévitable. " Jean Pierre Luminet Astrophysicien Laboratoire d'astrophysique de Marseilles Des mots qui embrouillent . . . ​ astéroïde, météoroïde, météore, météorite Précisions indispensables avant d'aborder le sujet... DÉFINITIONS COURTES Astéroïdes : Ce sont de gros roches de quelques mètres à plusieurs centaines de kilomètres. Météore ou bolide : C’est la trainée lumineuse d’un Astéroïde de masse importante pénétrant dans l’atmosphère. Géo croiseur : Gros astéroïde dont l’orbite passe près de la Terre. Météoroïde : C’est un petit astéroïde de quelques centièmes de millimètre à un mètre. Météorite : Résidus d’un Astéroïde après la traversée de l’atmosphère une fois qu’ils sont tombés à terre. Étoile filante : C’est la trainée lumineuse d’un tout petit météoroïde qui se consume complètement en pénétrant dans l’atmosphère. Impact : C’est le choc d’une météorite sur la terre. Cratère : C’est la trace laissée par la chute d’une grosse météorite sur une planète. ORIGINES DES CAILLOUX QUI TOMBENT DU CIEL "Pourquoi les cailloux nous tombent du ciel ?" Les astéroïdes de la ceinture située entre Mars et Jupiter tournent calmement autour du soleil depuis des milliards d'années, ils sont sont des centaines de milliers voir des millions et si l'on compte les microscopiques des milliards, mais contrairement aux idées reçues cette ceinture est pleine de vide puisqu'ils sont à des centaines de milliers de kilomètres les uns des autres, du moins pour ceux qui ne sont pas poussière. Mais voilà, la grosse Jupiter, celle là même qui est la cause de leur présence, puisqu'elle à perturbé leur accrétion pour former une planète, Jupiter donc en passant près d'eux les pousse par résonance. A chaque fois, environ tous les 10 millions d'années que Jupiter passe à proximité d'un astéroïde, celui-ci subit une petite poussée toujours dans le même sens et au fil du temps cette poussette déforme l'orbite qui finit par l'expédier vers d'autres planètes. Les micrométéorites sont généralement d'origine cométaire, les autres proviennent essentiellement de la ceinture d'astéroïdes située entre Mars et Jupiter et quelques rares ont pour origine Mars ou la Lune, elles ont été éjectées de ces deux astres lors d'un impact majeur. Le système solaire est né il y a 4.556 Ga, il s’est formé à partir des résidus d’une précédente étoile. Voir la page Système solaire. IL MANQUE UNE PLANÈTE En 1772, l'astronome allemand Johann Bode démontra que les positions des planètes s'accordaient avec une loi empirique découverte par Johann Titius. La loi de Titius-Bode. Cette loi empirique prédit l'existence d'une planète entre Mars et Jupiter. Mais au tournant du XIXeme siècle, un grand espace vide s'étendait parmi les relevés pointés sur le papier. C'est donc avec l'intention de découvrir cette éventuelle planète que les astronomes, sous l'instigation de Bode alors directeur de l'observatoire de Berlin, décidèrent de mettre sur pied un programme de surveillance du ciel. C'est le 1 janvier 1801 qu'un moine, l’Astronome sicilien G.Piazzi, découvrit fortuitement Cérès, pendant qu'il dressait un nouveau catalogue d'étoiles. Le mathématicien Karl Gauss calcula son orbite et à la fin de l'année il fut en mesure de prédire sa position. Cette "planète" circulait pratiquement à l'endroit prédit par la loi de Bode. Un an plus tard, un autre astronome découvrit une deuxième "planète", Pallas, à peu près à la même distance et les découvertes se succédèrent.Il fallait alors se rendre à l'évidence : l'espace libre laissé entre les orbites de Mars et de Jupiter était occupé par une série de planètes mineures que l'on baptisa astéroïdes. Ces petits corps constituent la Ceinture des astéroïdes. Entre 2 et 3.5 UA environ gravitent plus de 362 000 petits corps (01/2007) d’une taille moyenne de quelques dizaines de mètres. Cérès est le plus gros avec 950 km de diamètre et représente 25% de la masse de tous les astéroïdes ! On suppose qu’il s’agit des débris de planétésimaux remontant à l’époque de la formation du système solaire. Comme les planètes, les astéroïdes obéissent à la loi de Newton et évitent les orbites en résonance avec celle de Jupiter car la gravité crée des conditions chaotiques qui éjectent n’importe quel corps essayant de s’y maintenir. Baptisées les “lacunes de Kirkwood”, ces zones se sont ajourées sur une période de l’ordre de 100 000 ans. LA CEINTURE D'ASTEROÏDES Entre 2 et 3.5 UA (unité astronomique) environ gravitent des millions de petits corps d’une taille moyenne de quelques dizaines de mètres. Cérès est le plus gros avec 950 km de diamètre et représente 25% de la masse de tous les astéroïdes ! On suppose qu’il s’agit des débris de planétésimaux remontant à l’époque de la formation du système solaire. Comme les planètes, les astéroïdes obéissent à la loi de Newton et évitent les orbites en résonance avec celle de Jupiter car la gravité crée des conditions chaotiques qui éjectent n’importe quel corps essayant de s’y maintenir. Baptisées les “lacunes de Kirkwood”, ces zones se sont ajourées sur une période de l’ordre de 100 000 ans. Contrairement à une idée reçue la ceinture d'astéroïdes est un grand vide la distance moyenne entre deux astéroïdes étant d'environ 1 000 000 de km. Ne pas confondre ceinture d'astéroïdes et ceinture de Kuiper située au delà de Neptune entre 30 et 55 UA. Quoique l'on ait maintenant réussi à identifier des centaines de milliers d'astéroïdes, ceux-ci sont presque impossibles à observer à l'œil nu. Ils sont bien plus petits que les planètes et très peu lumineux. L'astéroïde Vesta en est l'exception puisque c'est le seul qu'il soit parfois possible d'observer sans appareil optique. Sa luminosité n'étant toutefois pas très grande, il faut savoir où poser le regard ! ​ En 2018, on connait 240 astéroïdes de plus de 100 kilomètres tandis qu'une étude systématique de la ceinture dans les infrarouges a estimé entre 700 000 et 1 700 000 le nombre d'astéroïdes plus grands qu'un kilomètre. La magnitude absolue médiane de ces astéroïdes est d'environ 16. ​ ​Un astéroïde ressemble plus ou moins à une étoile qui brille dans le ciel nocturne. ​ On a calculé que, à chaque fois que la taille moyenne d'astéroïdes diminue d'un facteur 10 la quantité augmente d'un facteur 1000. Il y a 1000 fois plus d'astéroïdes de 10 m que d’astéroïdes de 100m etc. ​ Les 4 plus gros astéroïdes, Cérès, Vesta, Pallas et Hygée on une masse qui représente pratiquement la moitié de la masse totale de la ceinture, Cérès comptant pour 1/3 à lui tout seul. La masse totale de la ceinture est comprise entre 3.0 et 3.6 x10^21 kg soit 4% de la masse de la Lune. Composition Au début du Système solaire, les astéroïdes ont subi un certain degré de fusion, permettant à leurs éléments d'être partiellement ou complètement différenciés par masse. Certains corps initiaux pourraient avoir connu une période de volcanisme explosif et des océans de magma. Cependant, du fait de leur petite taille, cette période de fusion fut brève (par rapport aux planètes) et s'est généralement terminée il y a 4,5 milliards d'années après avoir duré entre quelques dizaines et une centaine de millions d'années. La ceinture d'astéroïdes comprend principalement trois catégories d'astéroïdes. Dans la partie externe, près de l'orbite de Jupiter, les astéroïdes riches en carbone prédominent. Ces astéroïdes de type C incluent plus de 75 % de tous les astéroïdes visibles. Ils sont plus rouges que les autres astéroïdes et possèdent un albédo très faible. Leur composition de surface est similaire aux météorites chondrites carbonées. Du point de vue chimique, leur spectre indique une composition analogue à celle du Système solaire primitif, sans les éléments légers et volatils (comme les glaces). Vers la portion interne de la ceinture, aux alentours de 2,5 UA du Soleil, les astéroïdes de type S (silicates) sont les plus courants. Le spectre de leur surface révèle la présence de silicates et de quelques métaux, mais aucun composé carboné significatif. Ils sont donc constitués de matériaux profondément modifiés depuis les débuts du Système solaire. Leur mécanisme de formation supposé inclut une phase de fusion qui a provoqué une différenciation de masse. Ils possèdent un albédo relativement élevé et forment 17 % du total. Une troisième catégorie, regroupant 10 % du total, est celle des astéroïdes de type M (riches en métaux). Leur spectre ressemble à celui d'un alliage fer-nickel, avec une apparence blanche ou légèrement rouge et aucune caractéristique d'absorption. On pense que certains astéroïdes de type M se sont formés dans les noyaux métalliques d'objets plus gros qui ont été fragmentés par collision. Cependant, certains composés silicates peuvent produire une apparence similaire ; par exemple, l'astéroïde de type M Calliope ne semble pas être composé principalement de métal. À l'intérieur de la ceinture, la distribution des astéroïdes de type M culmine à 2,7 UA du Soleil15. On ignore si tous les astéroïdes de type M ont une composition similaire ou s'il s'agit d'un label regroupant plusieurs variétés n'appartenant pas aux classes C et S. La ceinture d'astéroïdes ne contient que peu d'astéroïdes de type V, basaltiques, un fait dont on ne connait pas la raison. Les théories de formation des astéroïdes prédisent que des objets de la taille de Vesta ou plus grands devraient former des croûtes et des manteaux, lesquels seraient principalement composés de roche basaltiques ; plus de la moitié des astéroïdes devraient alors être composés de basalte ou d'olivine. Les observations suggèrent que 99 % du basalte prédit n'existe pas. Jusqu'en 2001, on pensait que la plupart des corps basaltiques découverts dans la ceinture provenait de Vesta (d'où leur nom de type V). Cependant, la découverte de Magnya (1459) a révélé une composition chimique légèrement différente des autres astéroïdes basaltiques, suggérant une origine distincte. En 2007, Kumakiri (7472) et 1991 RY16 (105