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RÉSULTATS DE LA RECHERCHE

RÉSULTATS DE LA RECHERCHE

332 éléments trouvés pour «  »

  • minéralogie|dureté des minéraux|JJ Chevallier

    Partager LA DURETÉ " La dureté est un critère très important dans la méthode d’identification des minéraux. La dureté est la résistance opposée par le minéral à la rayure provoquée par une action mécanique externe. Les Grecs utilisaient déjà la dureté pour identifier les minéraux." La dureté des minéraux dépend des caractères de liaisons entre les atomes, elle n’est pas vraiment liée à la structure même. En 1822 Friedrich Mohs, géologue et minéralogiste allemand, né le 29 janvier 1773 à Gernrode et mort le 29 septembre 1839 à Agordo en Italie, crée une échelle de la dureté relative, avec dix minéraux étalons, échelle fondée sur le principe empirique du minéral le plus dur qui raie le plus tendre. Les degrés de cette échelle sont au nombre de 10, chaque degré supérieur rayant celui qui lui est inférieur. On raye un minéral par un autre (le plus dur raye le plus tendre), la dureté du minéral est obtenue par comparaison. La dureté n’est pas identique sur toutes les faces d’un minéral même s’il est cubique, on dit que cette propriété est vectorielle, dépendant de l’orientation du cristal. Ces différences peuvent être importantes comme on peu le constater avec le Disthène. ​ La mesure de dureté Vickers se fait avec un indenteur en forme de pyramide normalisée en diamant de base carrée et d'angle au sommet entre faces égal à 136° sur lequel on applique une force à l'aide d'un duromètre. L'empreinte que laisse le pénétrateur peut être utilisée pour calculer la dureté du matériau. La force et la durée de l'appui sont normalisées. Cette mesure est très utilisée en laboratoire pour sa précision, elle montre bien l’influence de l’anisotropie*. Les écarts de dureté du Diamant constaté avec l’échelle Vickers s’étendent sur une plage aussi large que celle qui va du Talc au Corindons. *anisotrope : adj. Se dit d'un milieu dont les propriétés physiques ne sont pas identiques dans toutes les directions de l'espace, qu'il s'agisse de propriétés mécaniques, optiques, thermiques, électriques ou magnétiques. Indenteur Définitions dictionnaire Hachette. Vickers (la méthode d'essai de) Méthode de détermination de la dureté d'un corps, qui consiste à mesurer la dimension d'un trou laissé par un poinçon dont la pointe est appliquée sur le corps. (Le poinçon utilisé par Vickers est une pyramide à base carrée en diamant, dont l'angle au sommet entre deux faces opposées est de 136. La force appliquée sur le poinçon, pendant 15 secondes, est comprise entre 50 et 1200 newtons. La mesure de dureté Vickers se fait avec une pointe pyramidale normalisée en diamant de base carrée et d'angle au sommet entre faces égal à 136°. L'empreinte a donc la forme d'un carré ; on mesure les deux diagonales d1 et d2 de ce carré à l'aide d'un appareil optique. On obtient la valeur d en effectuant la moyenne de d1 et d2. C'est d qui sera utilisé pour le calcul de la dureté. La force et la durée de l'appui sont également normalisées. duromètre : n. masc. Appareil destiné à la mesure de la dureté des matériaux (appelé aussi scléromètre). Il existe différents types de duromètres. Leur principe consiste toujours à mesurer la surface ou la profondeur de l'empreinte laissée par un poinçon sur lequel a été appliquée une force donnée pendant un certain temps. On distingue: la méthode Brinell, qui utilise comme poinçon une bille en acier trempé, la méthode Vickers, qui utilise un diamant de forme pyramidale (dans les deux cas, la dureté est définie par le rapport de la force appliquée à la surface de l'empreinte) et la méthode Rockwell, où la dureté est mesurée par la profondeur de l'empreinte laissée par le poinçon. Il existe des appareils très sensibles qui permettent des mesures de dureté très localisée et qui portent le nom de microduromètres. DOCUMENT ANNEXE : Le tableau Densité / Dureté du Pr. Lionel Robertson professeur de physique : Since 01-06-2021

  • Plouescat-Carantec. | mineralogie.club | Y Lulzac - JJ Chevallier

    L'ETAIN ARMORICAIN Par Yves LULZAC, ancien géologue minier du BRGM Article paru dans Mines & Carrières N° 196 - octobre - 2012 (Hors série) avec l'aimable autorisation de l'auteur PROVINCE NORD ARMORICAINE Retour au sommaire DISTRICT DE PLOUESCAT-CARANTEC Il concerne les confins orientaux du Pays de Léon caractérisés par la présence de trois affleurements granitiques principaux : au nord-ouest le massif elliptique de Plouescat; au sud le massif très allongé et étroit de Sainte Catherine; au nord-est le massif de Carantec en grande partie immergé sous la Baie de Morlaix. Ces granites sont à l’origine d’une dispersion relativement discrète de cassitérite dans le réseau hydrographique qui les draine, les indices les plus notables se trouvant en relation avec le granite de Plouescat ainsi que celui de Sainte Catherine. Compte tenu des faibles concentrations enregistrées en "lit vif", aucune recherche détaillée et profonde n’a été réalisée dans les dépôts alluvionnaires sous-jacents et l’on ignore s’ils ont retenu l’attention des anciens prospecteurs d’étain. Le même doute subsiste pour ce qui concerne les concentrations littorales de cassitérite, plus particulièrement celles de la région de Carantec où de fortes teneurs, pouvant atteindre plusieurs kg/m³, ont été décelées dans les niveaux de "sables noirs", à l’instar de ce que l’on observe dans le district de Penestin. Mais ces dépôts souffrent également d’une extension et d’un volume extrêmement réduits qui leur enlève actuellement le moindre intérêt économique (L. Chauris, 1991). On ne connaît pas les gîtes primaires responsables des indices alluvionnaires de la partie occidentale du district. Par contre, l’on sait que la cassitérite des "sables noirs" littoraux de Carantec trouve son origine dans des veinules et filonnets quartzeux tourmalinifères irrégulièrement minéralisés en cassitérite, wolframite et sulfures divers. Probablement très dispersés au sein du granite, ils ont été observés sur l’estran rocheux de la Pointe de Cosmeur ainsi qu’à Penn al Lan sur la commune de Carantec (L. Chauris, 1975). Prises individuellement, ces formations stannifères ne présentent aucun intérêt économique et il est fort probable que les Anciens les aient ignorées. Since 04-09-2021 Retour au sommaire

  • La revue en ligne Gemmes | mineralogie.club | JJ Chevalliere

    C'est avec une certaine fierté et aussi pas mal d'excitation aussi que nous vous annonçons la naissance de la revue Gemmes, un magazine biannuel et digital. Ce projet, nous le portons depuis un long moment avec l'envie de créer un support francophone ouvert à l'international. Dotée d'une solide équipe de rédaction et d'un comité de lecture, la revue Gemmes est la vôtre et nous avons déjà hâte d’accueillir vos propositions et, pourquoi pas, vos futurs articles ! Tout ce qui concerne la gemmologie, allant d'articles scientifiques poussés concernant les propriétés d'une gemme ou son intérêt historique, jusqu'à la découverte d'une curiosité y a sa place. Nous espérons que cette nouvelle proposition vous séduira et que vous aurez autant de plaisir à la lire et à la découvrir que nous en avons eu à la réaliser. Pour le moment digitale, elle est téléchargeable et consultable gratuitement sur notre site internet dans la rubrique "Revue". Lisez-la, partagez-la, faites-nous vos retours et surtout contribuez ! La rédaction En-tête 1 Téléchargez ici

  • mineralogie|caractères des minéraux|JJ Chevallier

    LES MINÉRAUX Préambule L' Association internationale de minéralogie (IMA) est le groupe international qui reconnaît de nouveaux minéraux et noms de minéraux. Cependant, les minéraux découverts avant 1959 ne sont pas passés par la procédure de désignation officielle. Certains minéraux publiés ont déjà été confirmée ou discrédité depuis cette date. Cette liste contient un mélange de noms de minéraux qui ont été approuvés depuis 1959 et les noms de minéraux se rapporteraient encore aux espèces minérales valides (celles - ci sont appelées espèces « droits acquis »). À l' heure actuelle, chaque année , environ 50-60 nouvelles espèces minérales sont officiellement approuvées par la Commission des nouveaux minéraux, nomenclature et classification (CNMNC) de l'Association internationale de minéralogie. Partager GÉNÉRALITÉS Il existe plus de 5 000 espèces minérales reconnues et des centaines sont en cours pour être reconnues, seulement une douzaine sont les plus abondantes, parmi eux, les plus connus, le quartz SiO2, la calcite CaCO3 et la halite NaCl (le sel ). La majorité des espèces minérales de la croûte terrestre sont composées avec seulement les huit éléments chimiques suivants : QU'EST CE QU'UN MINÉRAL ? Un minéral est le plus souvent un solide naturel homogène avec une structure atomique ordonnée et une composition chimique définie. Il peut être décrit, dans la très grande majorité des cas, comme une matière cristallisée caractérisée par sa composition chimique et l'agencement de ses atomes selon une périodicité et une symétrie précises qui se reflètent dans le système cristallin et le groupe d'espace du minéral. Par exception historique à l'état solide, le mercure, liquide à température ambiante (il ne forme un cristal qu'en dessous de −39 °C), est aussi considéré comme un minéral de la catégorie des éléments natifs. Quelques solides non cristallisés et amorphes, telles l'opale (minéraloïde composé de différentes phases de silice, assimilable à une roche). La composition chimique peut être parfois légèrement variable, ou couvrir de larges gammes de variations compréhensibles par substitution comme dans le cas des solutions solides. Pour régler les dénominations, administrer les débats et les classifications pratiques plus que dogmatiques, il faut un arbitre scientifique international, la plupart des minéralogistes s'accorde sur l' IMA, Association Internationale de Minéralogie. Les minéraux s'associent pour constituer ou former les roches constituant la croûte et le manteau terrestres et, d'une façon plus générale, les planètes telluriques et les astéroïdes (donc aussi les météorites). CARACTÉRISTIQUES DES MINÉRAUX Une espèce minérale est caractérisée par deux types de propriétés : ​ Physiques Chimiques CAS PARTICULIERS La même composition chimique avec des caractéristiques physiques différentes. Si l’on fait un listing des minéraux avec en regard leur formulation chimique on a la surprise de constater que de nombreux minéraux ont une même formule. La question pourquoi ne portent-ils pas le même nom. C'est en raison des caractères physiques. Ils sont polymorphes en raison des conditions physique de leur formation, température et pression différentes. L'exemple le plus connu et surtout le plus impressionnant c’est le diamant et le graphite, leur composition chimique est le carbone pur et pourtant l’un est transparent, l’autre opaque et noir, l’un est le corps le plus dur connu, dureté 10, l’autre est tellement tendre que lorsqu’on le frotte sur une feuille de papier il laisse une trace, dureté 1, l’un appartient au système cubique, l’autre au système hexagonal, l’un a une densité de 3,5 l’autre de 2,2, l’un a un éclat adamantin, l’autre un éclat métallique. Ce sont leurs conditions de formation température pression qui ont modelé leurs caractéristiques. L’un s’est formé à très grande profondeur entre 120 et 700 km dans le manteau, l’autre près de la surface dans la croûte, l’un à des températures et pression très élevées, l’autre à basses pression et température. Diamant. Chaque atome est fermement lié à 4 voisins proches. L'ensemble ne forme qu'un seul bloc. Graphite. Les atomes de carbone forment des grilles à mailles hexagonales, séparées les unes des autres. De gauche à droite, cristal de diamant octaédrique, graphite amorphe et très rare cristal de graphite d'un millimètre. Diagramme de phase du graphite et du diamant. Plus d'infos sur le graphite et le diamant : http://philippe.boeuf.pagesperso-orange.fr/robert/physique/diams.htm STRUCTURE DES MINÉRAUX C'est l’arrangement des atomes dans la molécule, la maille élémentaire, selon des règles d'espacement et symétrie définis pour le minéral. La structure cristalline définie la forme idéale du cristal. Lors de la cristallisation la forme peut être perturbée par l'environnement, par exemple la présence d'autres cristaux qui créeront une déformation. Les cristaux qui se développent dans leur forme définie sont dit automorphes. Quartz Minéraux automorphes Pyrite Lorsque le développement des cristaux est confiné par un environnement d'autres cristaux déjà en place par exemple à l'intérieur d'une roche plutonique telle que le granite, les cristaux ne peuvent prendre une forme idéale, leur structure est perturbée. On dit qu'il sont xénomorphes. UNE FABULEUSE CAVERNE A CRISTAUX UNE FABULEUSE CAVERNE A CRISTAUX Pour une meilleure lecture n'utilisez pas le mode plein écran Since 01-06-2021

  • Musée de la ferme de l'Orme | mineralogie.club JJ Chevallier

    MUSÉE DE LA FERME DE L'ORME La ville de Blain est située entre le Canal de Nantes-Brest et la forêt du Gâvre dans le département de la Loire-Atlantique. Le "Musée de minéralogie de la Ferme de L'Orme" vous y attend. Il possède une collection de minéralogie riche en spécimens français, célèbres ou moins connues du grand public. Depuis 1998, établi grâce à l'initiative privée et aux efforts de trois frères, Laurent, Alain et Gilles Guillet, ce musée qui a été construit comme une galerie de mine de 90 mètres de longueur avec ses boiseries style 19ème siècle, vous invite d'abord à la découverte de l'univers de la mine et des conditions de travail des mineurs. Dès l'entrée de la galerie vous plongerez immédiatement au cœur du règne minéral avec ici et là pas moins de 25 vitrines dont 4 à but pédagogique. ​ Le matériel type utilisé jadis dans les mines est exposé dont des pics, casques, lampes et des minerais fréquemment exploités alors. Le tout est illustré de photographies anciennes en noir et blanc. Le musée fait donc le pari, en 1 heure seulement, de vous permettre de découvrir le monde des minéraux et la minéralogie de la France, avec des exemples concrets et attrayants. UNE COLLECTION DE MINÉRAUX FRANÇAIS Plus de 3000 échantillons issus principalement de gisements français ont été patiemment réunis pendant plus de 30 ans, résultat de nombreuses acquisitions mais aussi d'excursions et de prospections sur le terrain. Chaque vitrine renferme des échantillons rangés dans sa classe minéralogique dont le contenu tend vers l'exhaustivité. Les premières vitrines expliquent les bases de l'étude des minéraux et leur utilisation dans la vie de tous les jours, de quoi s'éveiller à cette science de manière claire et très ludique. Une géode de cristaux a même été reconstituée dans cette optique afin de démystifier leur genèse ! Outre les pièces dites classiques, on y trouve donc quelques espèces minérales peu courantes voire rares, dans les méandres de cette petite "mine" décidément attirante. On trouvera pour chaque échantillon une étiquette donnant le nom du minéral et sa formule chimique ainsi que quelques panneaux expliquant leurs principales caractéristiques. ​ Source : Le Règne Minéral https://www.minerauxetfossiles.com HORAIRES Ouverture de mars à juin et septembre. Mercredi et samedi de 14h à 18h Juillet - août Tous les jours de 14h à 18h ​ Autes jours ou horaires sur rendes-vous ​ ​ ​ Enfants de 3 à 12 ans : 3.00 € Adultes et adolescents : 4.00 € TARIFS

  • géologie|glossaire-volcans|coulées-laves|JJ Chevallier

    Partager Coulée de lave : Épanchement superficiel en forme de langue, de magma dégazé à partir du cratère d'un volcan. Longue coulée de lave, du Piton de la Fournaise, arrivant dans l'océan. Galerie "Volcans du Monde" La Fournaise - 2002, JL Allègre. La lave du Piton de la Fournaise. Les anciennes coulées apparaissant en gris, doivent leur couleur à l'installation de lichens. Réunion - avril 2000, Janine et Gérard Thomas. Large coulée de lave du Kilauéa, Hawaï. Coulée de lave du Piton de la Fournaise, éruption du 5 janvier 2002. Galerie "Volcans du Monde" La Fournaise - 2002, JL Allègre. Une coulée du Kilauea qui finit dans l'océan Pacifique. Source : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php Centre de Documentation et de Diffusion sur le Volcanisme CDDV : http://www.cddv.net/ Volcans du Monde - JL Allègre : http://www.fournaise.info/index.php RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Cheire : [mot gaulois] Anciennes coulée volcanique de type Aa , typique dans le Massif central français. RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE

  • géologie|glossaire-volcans|basalte|JJ Cheallier

    Partager Basalte : [du latin «basaltes», altération de basanites, du grec "basanos", pierre de touche ou d’un mot éthiopien ou égyptien «bekhen» signifiant pierre sombre] roche magmatique effusive de texture microlithique issue du manteau sous forme de lave refroidie rapidement au contact de l’air ou de l’eau. Composée de plagioclases (50 %), de pyroxènes (25 à 40 %), d'olivine (10 à 25 %), et de 2 à 3 % de magnétite, elle forme la majorité de la croûte océanique. On distingue plusieurs types de basaltes en fonction de leur teneur en silice : Les néphélinites et mélilitites : roches holofeldspathoïdiques dans les rifts en fin de vie. La basanite : caractéristique du volcanisme intra plaques ponctuel et de faible volume. Le basalte alcalin à olivine : roche ubiquiste. On le trouve dans le volcanisme intra plaques océanique et continental lorsque celui-ci est de faible volume. Le basalte tholéiitique : [ou olivine tholéiite, ou tholéiite à olivine] constitue les fonds océaniques. Les MORB (MORB = basalte de dorsale, de l'anglais Mid Ocean Ridge Basalt) – K2O inférieur à 0,2 % et TiO2 inférieur à 2,0 % sont les constituants essentiels de la croûte océanique. Il se trouve également dans le volcanisme intra plaques océanique et continental. Il contient un orthopyroxène normatif (non exprimé). La tholéiite à quartz : [ou quartzique] est beaucoup plus rare. Cette dénomination est trompeuse car on ne trouve jamais de quartz dans ces roches. Le quartz n’apparaît seulement et virtuellement dans la normalisation de la composition chimique. Modèle basaltique : plan de saturation de la silice opx : orthopyroxène cpx : clinopyroxène ab : albite Ne : néphéline Qz : quartz ol : olivine Lame mince de basalte en lumière polarisée analysée (LPA) avec pyroxène, feldspath plagioclase, olivine. Source : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php Centre de Documentation et de Diffusion sur le Volcanisme CDDV : http://www.cddv.net/ QUELQUES PHOTOS... QUELQUES PHOTOS... Néphélinite Lave néphélinite (grise) contenant une xenolithe de péridotite (jaune), Kaiserstuhl, Allemagne. Par Derhammer - travail personnel Basalte alcalin à olivine C'est une roche très sombre, elle est mélanocrate, elle est insaturée en silice SiO2 et riche au contraire en Mg et Fe. On parle de basalte alcalin. On observe des cristaux énormes d'olivine, légèrement altérés : ils sont serpentinisés. On parle de minéraux altérés en iddingsite. Sa structure montre ses conditions de formation, une remontée assez rapide avec un refroidissement rapide (formation des phénocristaux), puis une vitrification de la lave à la surface provoquant l'apparition de verre (p Détail d'un nodule d'olivine Basanite Petite bombe volcanique (longueur de 4 cm) contenant de la basanite (noire) et des enclaves de cumulat dunitique (vert). Photo Bruno Navez RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Source Wikipedia RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE

  • mineralogie.fr|glossaire-volcans|geyserite

    Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Geysérite : Roche déposée autour de l'évent d'un geyser , souvent de forme peu cohérente et stalactiforme, composée surtout de silice, et d'un peu d'alumine. Cone du geyser "Lone star", Yellowstone, USA.

  • mineralogie|tectites|Jean Jacques Chevallier

    TECTITES Partager Les tectites (du grec τηκτ́ος = fondu) sont des fragments de verre naturel d'impact météoritique, de taille centimétriques à décimétriques. La première allusion les concernant dans la littérature scientifique remonte à 1787. Elles étaient alors considérées comme une catégorie de verres volcaniques et parentes lointaines des obsidiennes. Les tectites furent étudiées en 1844 par Charles Darwin (1809-1882) qui pensait être en présence de bombes volcaniques. Leur nom fut donné en 1900 par le géologue autrichien Eduard Suess (1831-1914) qui voyait en elles des météorites vitrifiées. De nombreuses autres hypothèses ont été envisagées pour expliquer l'origine des tectites : objets vitreux d'origine humaine, résidus d'une planète du Système solaire ou d'une comète, fulgurites (sables fondus sous l'effet de la foudre), fragments du sol lunaire projetés sur la Terre lors de l'impact d'astéroïdes ou de comètes sur notre satellite, ou même restes de laves projetées vers la Terre par l'activité volcanique lunaire. Cette dernière hypothèse a eu quelques partisans jusqu'à la fin des années 1970, mais elle ne résiste pas à l'analyse, puisqu'elle sous-tend que la Lune est encore un astre géologiquement actif, ce que les différentes missions Apollo ont formellement démenti. ​ La seule hypothèse qui résiste à un examen poussé, et qui est aujourd'hui universellement retenue, est d'ailleurs de loin la plus simple et la plus logique : les tectites sont des fragments de roches sédimentaires terrestres, arrachés du sol lors d'importants impacts météoritiques, fondus sous l'effet du choc et figés sous leur forme vitreuse à la suite du refroidissement brutal qu'ils subissent pendant leur trajet dans l'atmosphère, entre le cratère d'impact dont ils sont issus et leur site définitif. Certains spécialistes modernes ont tendance à associer dans un groupe unique les impactites et les tectites. C'est une erreur et il est nécessaire d'examiner ce qui les différencie. Toutes leurs caractéristiques attestent d’une origine impactique. Leur composition chimique permet de dire qu’elles proviennent de la matière terrestre et non pas de la matière du bolide impactant. Les tectites se produisent quelques nanosecondes avant l’impact d'un énorme astéroïde (bolide) sur la Terre, vitesse de déplacement aux environs de 20 km/seconde (72 000 km/h). La couche d’air comprimée entre l’astéroïde et la surface terrestre, pression ± 50 000 atmosphères, devient un plasma, température +ou- 30.000°C. La matière terrestre de surface est alors vitrifiée et éjectée à très grande vitesse latéralement. La roche en fusion part alors dans l’atmosphère avant de retomber sur Terre parfois à des centaines et même des milliers de kilomètres. La trajectoire balistique parabolique des gouttes de verre en fusion, à plusieurs km par seconde, peut se décrire en trois phases (voir schéma) : 1 Phase montante à très haute température à travers l’atmosphère 2 Transit à très haute altitude ou dans le vide spatial 3 Phase descendante Durant ces trois phases les phénomènes physiques vont modeler la forme de ces « gouttes de verre » La complexité de ce qui peut se produire sur la trajectoire explique la variété des formes. Pendant la première phase atmosphérique, la forme est donnée par l'interférence entre les forces de cohésion visqueuse, les forces centrifuges (en cas de rotation) et l'aérodynamisme (force de frottement et résistance à l'avancement). Pendant le trajet dans la très haute atmosphère et le vide spatial, seules interviennent des forces de cohésion visqueuse (type tension superficielle) et les forces centrifuges en cas de rotation. Pendant la troisième phase, atmosphérique, si la solidification a déjà eu lieu, l'aérodynamisme intervient seul avec ses frottements, sa fusion superficielle et l'ablation dues aux frottements… Si la solidification totale n'a pas encore eu lieu, toutes les autres forces s'ajoutent à ces deux dernières. On ne trouve les macro-tectites, celles visibles à l'œil nu, que dans quatre régions (champs) terrestres mais on en trouve aussi beaucoup au fond des océans lors de carottages (Atlantique, Pacifique et Océan Indien). Sud des États-Unis, il y a deux zones principales de retombés le Texas pour les « Bediasite » et la Géorgie pour les « Georgiaite ». L’impact, il y a 35 millions d’années, forme le cratère de Chesapeake Bay, aujourd’hui recouvert de sédiment, il a été découvert grâce à des études géophysiques Sud de la République tchèque, les « Moldavite » (les premières furent découvertes près de Tyn nad Vltavou et Vltava, anciennement ville de Moldauthein et rivière Moldau. L’impact, il y a 14,5 millions d’année, forme le cratère du Ries en Bavière, d’un diamètre d’environ 25 km. La distance moyenne parcourue par les tectites n’est que de 300 km. Côte d'Ivoire, les « Ivoirites » ont pour origine le cratère du Lac Bosumtwi au Ghana daté de 1,07 million d’années. Sud-Est asiatique et Australie, les « Australasites », la répartition est très étendue elle va du sud de la Chine pour les « Guang-Dong » à l’ouest de l'Australie "Australites"et d’est en ouest, des Philippines « Rhizalites ou Philippinites » par l’Indonésie, « Billitonite », au Vietnam, Laos et Thaïlande, « Indochinite ». Le cratère n’a pas été découvert. (voire encart ci-dessous) On date toutes ces tectites de 770 000 ans Toutes les tectites d'un même champ ont la même composition chimique et elles ont toutes le même âge. Les « Moldavite » sont de couleur vert-bouteille, toutes les autres sont noires. Localisation occidentale Les champs de tectites d'Europe, Amérique et Afrique. Localisation orientale L’immense champs d'Asie du Sud-est et Australie. Pour bien comprendre la difficulté qu'il y a eu pendant longtemps d'apporter la preuve d'une liaison génétique entre les tectites d'Amérique du Nord et un cratère parent, rappelons ce qui se disait à ce sujet en 1982 : « La parenté est franchement délicate à établir pour les tectites d'Amérique du Nord qui sont les plus anciennes connues (35 ± 1 millions d'années). Plusieurs essais ont été tentés pour faire de l'astroblème (1) de Popigai le cratère parent, mais tous ont échoué. Ni l'âge (5 millions d'années d'écart), ni la composition chimique, ni surtout la distribution géographique de ces tectites ne correspondent et il faut se faire une raison : il n'y a pas de liaison génétique entre les tectites d'Amérique du Nord et Popigai. Depuis la fin des années 1950, plusieurs auteurs ont pensé résoudre le problème en attribuant à la partie sud du golfe du Saint-Laurent, qui a une forme sensiblement circulaire, le rôle de cratère d'impact. Cette formation canadienne est pratiquement la seule possible par sa taille (290 km de diamètre) et surtout par ses coordonnées pour expliquer la distribution géographique de ces tectites et microtectites qui existent dans le Maine, au Texas, en Floride, à Cuba et dans la mer des Caraïbes. En fait, le champ de ce groupe vient d'être considérablement augmenté par la découverte de microtectites associées dans plusieurs sites du Pacifique et même dans l'océan Indien. Il a pu concerner la moitié de la surface terrestre et près de 1000 milliards de tonnes de micro tectites ont dû être réparties dans cette surface tout à fait considérable. Bien que l'hypothèse du golfe du Saint-Laurent soit toujours contestée, elle reste très plausible. Le cratère a totalement été oblitéré par l'âge et par la sédimentation très importante dans cette région et il ne peut être étudié comme un astroblème classique. Ce qui crée, évidemment, pour le moment, de sérieuses difficultés pour prouver qu'il s'agit bien d'une formation d'origine cosmique. Mais ne l'oublions pas : il y a eu obligatoirement un cratère géant pour engendrer cette masse énorme de micro tectites et le golfe du Saint-Laurent est le mieux placé pour avoir été celui-là. » 1 Les choses se sont à la fois éclaircies et compliquées depuis la rédaction de ce texte. Éclaircies, parce que l'on vient de découvrir un cratère qui peut fort bien convenir comme cratère parent : celui de Chesapeake Bay, et compliquées parce que ce sont aujourd’hui quatre grands cratères qui ont une ancienneté soupçonnée de 35 MA. Voyons ce problème de cratérisation multiple. La découverte du grand cratère de Chesapeake Bay (90 km), doublée du cratère océanique de Tom’s Canyon (20 km), laisse à penser que le problème des tectites américaines est résolu (figure). Mais celui du golfe du Saint-Laurent reste entier et l’origine cosmique plausible, et même probable selon quelques sondages dans le secteur. Le fait que ces deux grands cratères ne soient pas décelables selon les critères habituels ne doit pas surprendre. Tous les astroblèmes maritimes et côtiers, on l’a bien compris avec Chicxulub, doivent être traités en prenant en compte un autre agent, extrêmement efficace à long terme, qu’est la sédimentation, qui cache le substrat choqué en très peu de temps (quelques milliers d’années seulement). Le problème s’est encore compliqué du fait que l’astroblème de Popigai, jadis daté à 30 MA, a été vieilli et est daté maintenant de 35 ± 5 MA. L’âge médian est le même que les trois autres cratères certains ou soupçonnés. Nous sommes donc en présence de quatre cratères, dont trois très grands (d > 80 km) creusés par des objets célestes d’au moins 4 km chacun (et même beaucoup plus pour celui du golfe du Saint-Laurent), pour la frontière Éocène-Oligocène. Popigai est-il vraiment contemporain des trois autres ? Sa position géographique et la composition du substrat choqué avaient déjà parues rédhibitoires pour une parenté avec les tectites d’Amérique du Nord, comme le rappelle l’extrait rappelé plus haut. Mais par contre on s’étonnait, à juste titre, que Popigai n’ait pas produit sa propre famille de tectites. Il faudra attendre pour résoudre cet irritant problème. Maintenant il y a trop-plein d’astroblèmes pour expliquer l’existence des bédiasites et des georgiaites et la multitude de microtectites associées qu’on a trouvées dans l’Atlantique, mais aussi dans le Pacifique et l’océan Indien. 1. astroblème : Ensemble des traces laissées par l’impact d’une météorite, d’un astéroïde ou d'une comète. Les australasites sont le nom générique de la principale famille de tectites qui regroupe plusieurs sous-familles : les indomalaysianites, les indochinites, les philippinites et les australites, représentant à elles toutes près de trois millions de spécimens. Leur dispersion géographique laissait croire, avant les possibilités de datation précise, que ces variétés régionales n'avaient rien en commun et correspondaient à des sources différentes, d'âge différent. En fait, il n'en est rien, les datations modernes ont montré sans ambigüité que toutes ces tectites ont le même âge et qu'elles ont été engendrées par un cataclysme unique (mais peut-être un objet morcelé au moment de l'impact) d'une puissance fantastique. Les tectites et les micro tectites d'Australasie sont très probablement liées à un évènement d'origine cosmique de première importance en ce qui concerne la Terre. Il n'est pas exclu que cet évènement, vieux d'environ 700 000 ans, soit même le plus important de l'ère quaternaire, puisqu'il est lié à la dernière inversion totale du champ magnétique terrestre. Comme toujours, quand il y a un cataclysme mystérieux comme celui-là, les savants des différentes disciplines sont extrêmement divisés, à la fois sur l'origine, les preuves terrestres et les conséquences de l'impact. Cela n'a jamais été si vrai que dans le cataclysme qui nous occupe ici. La seule preuve irréfutable est l'existence des tectites. Qui dit tectites dit obligatoirement impact, et dans le cas présent, impact majeur du fait de la dispersion géographique très importante des résidus. Jusque-là, tout le monde peut s'accorder. Mais le premier sujet (très profond) de discorde concerne le cratère parent : où est-il ? Il est à la fois très récent, puisque d'un âge équivalent à celui des tectites, soit 700 000 ans, et inconnu. En 1976, le géologue américain John Weihaupt proposa une hypothèse séduisante, et apparemment très solidement étayée : le cratère existerait sous les glaces de l'Antarctique, dans la région de Wilkes Land, déjà soupçonnée d'ailleurs dès la fin des années 1950 à la suite de deux expéditions travaillant séparément, l'une française et l'autre américaine. En effet, la distribution des tectites d'Australasie laissait supposer une origine antarctique probable. Le cratère fantôme, connu maintenant sous le nom de Wilkes Land, serait en fait un cratère géant de 240 km de diamètre et d'environ 850 mètres de profondeur et serait situé dans une zone montagneuse haute de 2300 à 2600 mètres au-dessus du niveau de la mer. Sa position serait centrée sur 71°30'S et 140°00'E, autant dire dans une région difficilement accessible, mais par contre particulièrement intéressante puisqu'elle présente un assemblage inhabituel d'anomalies géologiques et géophysiques. C'est surtout une analyse poussée des anomalies gravimétriques très importantes dans cette région qui aurait permis a Weihaupt d'obtenir la confirmation de l'existence du cratère parent des australasites, mais également une vingtaine d'autres raisons plus ou moins convaincantes. Plutôt moins que plus, semble-t-il, car les résultats de Weihaupt ont été très sérieusement critiqués, et aujourd'hui de nombreux géologues et géophysiciens ne veulent pas entendre parler de cratère antarctique. Ils n'aiment pas les cratères fantômes et refusent d'y croire. Pourtant seul un cratère situé dans la région de Wilkes Land peut expliquer la distribution des australasites, et il n'y a aucune raison pour que ce continent de glace soit épargné. Le diamètre retenu par Weihaupt, 240 km, paraît colossal à première vue, et il est peut-être un peu exagéré, même s'il correspond aux anomalies gravimétriques signalées plus haut. Car pour creuser un cratère d'un tel diamètre, celui de l'EGA responsable aurait dû être de l'ordre de 12 km, la masse voisine de 4,5 x 1012 tonnes et l'énergie cinétique de la collision de l'ordre de 9 x 1023 joules, si l'on s'en tient aux valeurs moyennes en ce qui concerne la densité de l'objet et la vitesse d'impact. Seuls trois NEA actuellement connus dépassent ce diamètre de 12 km (Ganymed, Eros et Don Quixote), aucun d'eux n'étant actuellement de type Apollo et susceptible donc de croiser l'orbite terrestre. Mais d'un autre côté, il ne faut pas oublier que la zone de distribution en éventail des australasites (tectites et microtectites) est de l'ordre de 10 000 x 6000 km, ce qui est considérable et montre bien l'extrême violence de l'impact. Les adversaires de l'option antarctique pour le cratère parent sont restés quasiment sans voix jusqu'à présent, en dehors de leurs critiques. Comme il leur faut trouver un cratère de rechange, un petit cratère à la frontière du Laos a été proposé, mais il n'explique pas, loin s’en faut, la totalité de la distribution géographique des australasites, notamment des australites qui n’ont strictement rien à voir avec un impact laotien. Le fond du problème est bien là : il est impératif d’expliquer le pourquoi de la distribution de toutes les sous-familles. Tout reste à faire pratiquement concernant le problème crucial des australasites, et il faudra bien que la communauté scientifique finisse par s’y intéresser, même si le problème est difficile. Cet événement majeur de l'histoire terrestre récente, qui s'est produit il y a seulement 700 000 ans, a eu des conséquences très importantes, et à ce titre nous aurons à en reparler. 1. extrême pauvreté en eau, < 0,02% en masse) ; 2. composition chimique plus proche des argiles gréseuses que des verres volcaniques usuels, qui ont une composition de rhyolite, trachyte, dacite… ; 3. présence de lechatélièrite, silice vitreuse, qui ne se forme qu'à très haute pression et/ou très haute température, absente des verres volcaniques ; 4. présence en micro-inclusion de minéraux choqués (quartz, zircon…) et de coésite ; 5. fréquente forme d'« éclaboussure » (sphère, goutte…), qui laisse supposer qu'elles proviennent de la solidification rapide "en l'air" d'un liquide silicaté. Tectite de Georgie, USA Georgiaite, fallingrocks.com Australasites Tectite de Georgie, USA Georgiaite. georgiaencyclopedia.com Moldavite aboutmoldavite.com Bediasites de l'Est du Texas aboutmoldavite.com Moldavite aboutmoldavite.com Moldavite aboutmoldavite.com Australasites de Guang Dong en Chine Coll. Alain Carion. Remerciements à Monsieur Pierre Thomas du laboratoire de géologie de l'Ecole Normale Supérieure de Lyon qui m'a autorisé à utiliser cette partie de son article "Les tectites des larmes de la Terre". http://planet-terre.ens-lyon.fr/image-de-la-semaine/Img449-2014-02-03.xml ​ Cette forme aurait été acquise lors de la partie "hors atmosphère" de la trajectoire. En effet, la gravité ressentie est nulle quand on parcourt une trajectoire balistique avec aucune autre force que l'attraction terrestre (pas de résistance de l'air en particulier). Si la tectite est encore liquide, elle se met alors en boule (cf. le whisky du capitaine Haddock). L'origine des sillons n'est pas parfaitement élucidée. Ils sont surtout présents sur les grosses tectites, et se seraient formés en 2 temps lors de la rentrée dans l'atmosphère : (1) un réchauffement brusque de la surface de la tectite (déjà solidifiée et refroidie) dû aux frottements atmosphériques engendre des craquelures et fissures internes, (2) érosion thermique et ablation préférentielle le long de ces craquelures par les frottements atmosphériques. Cette morphologie est fréquente chez les philippinites. C'est durant leur trajectoire balistique que les tectites acquièrent leur forme, sachant que cette trajectoire commence sous forme d'un liquide (sans doute très visqueux) et se termine après sa solidification, que certaines des masses liquides éjectées sont sans doute animées d'une rotations rapide sur elles-mêmes, que la solidification peut avoir lieu n'importe où sur la trajectoire, et qu'il peut y avoir de multiples fragmentations (à l'état liquide ou solide) durant ce trajet. La complexité de ce qui peut se produire sur la trajectoire explique la variété des formes. Pendant la première phase atmosphérique, la forme est donnée par l'interférence entre les forces de cohésion visqueuse, les forces centrifuges (en cas de rotation) et l'aérodynamisme (force de frottement et résistance à l'avancement). Pendant le trajet dans la très haute atmosphère et le vide spatial, seules interviennent des forces de cohésion visqueuse (type tension superficielle) et les forces centrifuges en cas de rotation. Pendant la troisième phase, atmosphérique, si la solidification a déjà eu lieu, l'aérodynamisme intervient seul avec ses frottements, sa fusion superficielle et l'ablation dues aux frottements… Si la solidification totale n'a pas encore eu lieu, toutes les autres forces s'ajoutent à ces deux dernières. Nous vous montrons ci-dessous quelques échantillons représentatifs des formes les plus courantes rencontrées avec les tectites. Figure 1. Ensemble de 7 tectites montrant la variété des formes des tectites Droits réservés - © 2014 Pierre Thomas - Musée des Confluences ​Tectites : (1) sans forme particulière, (2) forme de sphère, (3) forme d'ellipsoïde aplati, (4) forme d'haltère (ou diabolo), (5) et (6) en forme de goutte, de poire ou de larme, (7) en forme de disque à bord renflé. Les tectites 1 et 6 sont des moldavites ; les tectites 2, 3, 4, 5 et 7 viennent du Sud-Est asiatique. Les tectites sont montrées en détail sur les figures suivantes. Figure 2. Tectite (Sud-Est asiatique) de forme sphérique Figure 3. Tectite (Sud-Est asiatique) de forme sphérique Droits réservés - © 2014 Pierre Thomas Tectite (2) de la vue d'ensemble. Cette forme aurait été acquise lors de la partie "hors atmosphère" de la trajectoire. En effet, la gravité ressentie est nulle quand on parcourt une trajectoire balistique avec aucune autre force que l'attraction terrestre (pas de résistance de l'air en particulier). Si la tectite est encore liquide, elle se met alors en boule (cf. le whisky du capitaine Haddock). L'origine des sillons n'est pas parfaitement élucidée. Ils sont surtout présents sur les grosses tectites, et se seraient formés en 2 temps lors de la rentrée dans l'atmosphère : (1) un réchauffement brusque de la surface de la tectite (déjà solidifiée et refroidie) dû aux frottements atmosphériques engendre des craquelures et fissures internes, (2) érosion thermique et ablation préférentielle le long de ces craquelures par les frottements atmosphériques. Cette morphologie est fréquente chez les philippinites. Figure 4. Vue de profil d'une tectite en forme d'ellipsoïde de révolution Figure 5. Vue de face d'une tectite en forme d'ellipsoïde de révolution Droits réservés - © 2014 Pierre Thomas Tectite (3) de la vue d'ensemble. Cette forme serait acquise par la rapide rotation sur elle-même d'une sphère encore liquide. Cette morphologie est fréquente chez les philippinites. Figure 6. Tectite en forme d'haltère ou de diabolo Figure 7. Tectite en forme de poire, de goutte, ou encore de larme Droits réservés - © 2014 Pierre Thomas Tectite (4) de la vue d'ensemble. Cette forme serait due à la rotation très rapide d'un ellipsoïde encore liquide qui, plutôt que de s'aplatir, a tendance à se diviser en deux masses tendant à se séparer à cause de la force centrifuge. Tectite (5) de la vue d'ensemble. Une telle forme peut avoir deux origines : (1) la rotation très rapide d'une tectite en haltère encore liquide et ayant entraîné la séparation des deux moitiés de cette haltère, (2) la forme aérodynamique usuelle d'une goutte de liquide en mouvement rapide dans l'atmosphère. Figure 8. Tectite en forme de disque renflé sur le bord, vue d'une face, dite tectite "bouton". Figure 9. Tectite "bouton" en forme de disque renflé sur le bord, vue de profil Figure 10. Tectite "bouton" en forme de disque renflé sur le bord, vue de l'autre face Droits réservés - © 2014 Pierre Thomas Tectite (7) de la vue d'ensemble. Une telle forme pourrait être due à la rotation très rapide d'une tectite ellipsoïdale à l'état de liquide très visqueux. Note de JJ Chevallier suite à la découverte d'une rareté, confirmée par Alain Carion, au show de Tucson 2019. Il peut arriver que la partie renflée formant le bourrelet ou collet, se détache formant un anneau. Figure 10a. Collet de tectite "bouton" en forme d'anneau détaché du "bouton". Ces spécimens sont extrêmement rares. Figure 11. Trois tectites, l'une en forme d'haltère, les deux autres en forme de larme Droits réservés - © 2014 Pierre Thomas ​ La juxtaposition de ces deux formes classiques permet de proposer que la forme de larme dérive de la scission d'une haltère, bien que la déformation d'une goutte de liquide traversant l'atmosphère à grande vitesse soit aussi possible. DONNÉE S SCIENTIFIQUES Voir aussi la page Verre libyque... - Abouttectites.com - Alain Carion - Astrosurf.com - Fallingrock.com -Geminterest.com - Georgiaencyclopedia.org - Michel-Alain Combes - Pierre Thomas Les tectites des larmes de la Terre, EMS Lyon - Tektite.Co.UK - Wikipedia Since 01-06-2021

  • géologie|glossaire-volcans|guyot|JJ Chevallier

    Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Guyot : [du nom du géographe A. Guyot] Relief volcanique sous-marin (1000 à 2000 m de profondeur) au sommet aplati, donnant l'impression d'être tronqué, diamètre à la base 1 à 100 km, hauteur au-dessus du fond océanique entre 0,1 et 1 km. On considère que ces reliefs ont été érodés à l'air libre à leur sommet, puis qu'ils se sont progressivement enfoncés en étant transportés par la croûte océanique subissant une subsidence lorsqu'elle s'éloigne de la dorsale. Formation d'un guyot.

  • mineralogie.fr|mise au point : jaspe orbiculaire vs. calcédoine sphérulique|JJ Chevallier

    ANTIMYTHE & MISE AU POINT ... ! Le jaspe est une roche sédimentaire contenant de 80 à 95 % de silice , souvent classée avec les quartz microcristallins mais qui peut aussi contenir de l' argile . Le réseau microcristallin est très fracturé. ​ La calcédoine est un minéral ou une roche composée de cristallites de quartz , dont la taille est comprise entre 50 et 100 nm [1] , agencées en fibres. Il s'agit d'une phase de la silice . Si elle peut être uniquement composée de quartz, elle contient le plus souvent une proportion de morganite , une autre phase de la silice. Ce n'est donc pas une espèce minérale reconnue par l' IMA [2] puisqu'il ne s'agit pas d'un minéral mais d'un agencement spécifique de cristallites du minéral quartz . La calcédoine présente fréquemment une structure en bandes, mais qui n’apparaît pas toujours à l’œil nu. Rios, S., Salje, E.K.H., Redfern, S.A.T. (2001) "Nanoquartz vs. macroquartz : a study of the α-β phase transition." Eur. Phys. J. B., 20, 75-83 ↑ Nickel, Ernest H., and Monte C. Nichols. "IMA/CNMNC List of Mineral Names." Materials Data. June 2007. Aug. 2007 http://www.geo.vu.nl/users/ima-cnmmn/MINERALlist.pdf [archive ] JASPE ORBICULAIRE ...? NON ! NON ! NON ! Pour mettre les choses au point une fois pour toute, à propos du jaspe orbiculaire ou "ocean jasper" et encore jaspe océan et même jaspe tropical etc. etc. ...! ​ Ces noms sont des appellations de marketing commercial , erronées c'est une variété de calcédoine sphérulitique. L a photo vous montre un petit bloc à l’état brut, originaire de Marovato, cummune d'Ambolobozo , Analalava, région de Sofia, dans la province de Mahajanga, à Madagascar.

  • mineralogie|couleur des minéraux|JJ Chevallier

    Partager COULEUR ET MINÉRAUX LA LUMIÈRE & LA COULEUR Pour la plupart des gemmes et des minéraux, le caractère le plus évident ou l’aspect qui frappe le plus immédiatement l’observateur est la couleur. Les causes de coloration des minéraux sont multiples et la complexité des théories permettant leur étude ne facilite pas la transmission des connaissances sur ce sujet. La couleur des minéraux est importante lors de leur détermination. Question : d’où vient la couleur des minéraux ? Pour bien comprendre les phénomènes physiques liés à la couleur il faut d’abord connaître l’origine de la couleur, c'est-à-dire la lumière. Fluorite multicolore. Erzgebirge, Allemagne. Photo : Cristal and Mineral. * La Lumière > * La Couleur des Minéraux Clic sur le chapitre Lumière LA LUMIÈRE La lumière est un mouvement ondulatoire ou vibratoire qui se caractérise par des paramètres : la longueur, la fréquence, l’amplitude, la célérité. Longueur La longueur est la distance séparant deux maximas successifs, on l'exprime en nanomètres*. Elle varie en fonction de la couleur. Fréquence La fréquence est le nombre d’oscillations par seconde. Amplitude L’amplitude est fonction de l'intensité lumineuse; la lumière de forte intensité est de grande amplitude, celle de faible intensité est de petite amplitude. Célérité Plutôt que de parler de vitesse, puisqu'il n'y pas de transport de matière mais d'énergie, on parle de célérité. Celle-ci s'écrit "c " , elle est égale à : ​ * nanomètre = milliardième de mètre (0,000 000 001m ) soit millionième de millimètre (0,000 001mm) d est la distance (mm, ..., km) parcourue pendant une durée t (s, ..., h) ​ Pour la lumière, dans le vide, sa célérité est de 299 792.458 km.s-1 (prononcer kilomètres par secondes) que l'on arrondit à 300 000 km.s-1 le plus souvent dans le langage populaire. Dans le vide ou dans les gaz et matériaux homogènes, la lumière se propage en ligne droite. Dans la matière, solides, liquides ou gaz, elle se propage moins vite; on dit de ces milieux qu'ils sont dispersifs, la célérité varie selon la couleur de la lumière. Nous reviendrons à cela en étudiant l'indice de réfraction. LA TEMPERATURE DE LA LUMIERE C'est une notion qui qualifie la sensation visuelle et sa chromaticité. Elles s'expriment en degrés Kelvin dans une bande de 1 000 à 11 000°K . LA LUMIERE VISIBLE La lumière visible, appelée aussi spectre visible ou spectre optique est la partie du spectre électromagnétique qui est visible pour l'œil humain. Rappel de chimie ... Les électrons, particules du type lepton dont la charge électrique est négative. ils forment un nuage électronique autour des noyaux d'atomes. Les schémas montrant les électrons en orbites autour des noyaux d'atomes sont une simplification. Les électrons autour d’un atome n’ont pas réellement de position définie. Ils forment une sorte de nuage autour du noyau, et ils sont constamment à tous les endroits à la fois, avec des probabilités bien définies toutefois. On ne peut pas parler de position, ou de quantité de mouvement, pour une particule, mais seulement de densité de probabilité de présence. Ces probabilités sont calculables avec une énorme précision, grâce à l’équation de Schrödinger. Mais on ne peut jamais dire où se trouve un électron à un instant donné. C'est pourquoi l'on parle d'orbitale plutôt que d'orbite de l'électron, l'orbitale est la distribution de probabilité de position de l'électron. Pour se faire une image, on a calculé des vitesses prodigieuses d'environ 7.10 15 (sept millions de milliards) de révolutions par seconde. Simplification Un atome peut avoir jusqu'à 7 orbitales d'électrons désignées par les lettres K à Q du niveau inférieur au niveau supérieur. Chaque orbitale peut recevoir un maximum d'électrons ainsi répartis : K maximum 2 L max 8 M max 18 N max 32 O max 32 P max 18 Q max 8 ​ La couche K est la seule couche électronique commune à tous les éléments. Ainsi, le nombre de couches électroniques d'un atome dépend du nombre d'électrons de cet atome. Mais la capacité des couches électroniques d'un atome ne laisse pas présager de la répartition par couche de ses électrons. En effet, seuls les 18 premiers éléments chimiques du tableau périodique (de l'hydrogène [Z = 1] à l'argon [Z = 18] suivent un remplissage linéaire tendant vers la saturation de leurs couches électroniques (K, L et M). ​ Les électrons d’un atomes peuvent avoir plusieurs rôles au sein d’une structure d’atomes : électrons de cœur : ceux-ci sont proche du noyau et n’interagissent pas vraiment avec les autres atomes ; électrons de valence : ceux-ci sont sur les couches externes de l’atome et permettent de créer des liaisons interatomiques et de former les molécules ; électrons de conduction : ceux-ci sont responsables de la circulation du courant électrique. LES PHOTONS L’onde électromagnétique est la propagation d'un mouvement vibratoire qui se transmet dans les corps, qu’ils soient gazeux, liquides ou solides. Son vecteur est le photon, un élément de la physique très mystérieux. En 1926 le chimiste Gilbert Newton Lewis baptise les photons que l’on appelait « quanta de lumière » (paquets de lumière) avant lui. Ce sont les travaux de Maxwell (1865), Planck (1900) et Einstein (1905) qui mettent en évidence l’existence des quantas. Maxwell résout les équations fondamentales des forces électromagnétiques, il démontre que le champ électromagnétique vibre et qu’il se propage à la vitesse de 299 792 km/s que l'on arrondi à 300 000 km par seconde. Puis Planck et Einstein complètent ces travaux par le comportement des quantas. Les photons sont les vecteurs de la force électromagnétique, ce sont des particules d’énergie qui n'ont ni masse, ni charge électrique qui se déplacent en ligne droite leur durée est illimitée . Ce sont des bosons symbolisé par : ɣ . L'INTERACTION RAYONNEMENT MATÉRIAU La lumière est un phénomène physique, photoélectrique, elle est due à l’interaction entre photons et électrons. Les photons émis par une source lumineuse ont un mouvement rectiligne ondulatoire dont la fréquence grandit avec l’énergie. Les interactions rayonnement-matériau montrent les conséquences d'un rayonnement sur un atome. Le terme «rayonnement» est à prendre dans son sens quantique : rayonnement électromagnétique (lumière, rayon X, rayon gamma). particule (électron, neutron, rayonnement alpha). Ces émissions sont utilisées pour observer la matière. Les atomes étant trop petits pour être perceptibles, on observe la façon dont ils modifient un rayonnement incident. L’étude du rayonnement incident permet deux types de procédés d'analyse : la diffraction la spectrométrie ​ Quels sont les différents cas de figures ? Le rayonnement électromagnétique, photon, incident agit de plusieurs façons sur un atome : la diffusion l'absorption (ionisation) ​ Il peut rebondir on dit diffuser : Il rebondit sans perte d'énergie, c'est la diffusion "Rayleigh". Il rebondit en provoquant l'éjection d'un électron faiblement lié, il perd donc de l'énergie, c'est la diffusion "Compton". Il peut être absorbé, ce qui déclenche une transition électronique, c'est-à-dire le passage d’un électron d’un niveau d’énergie à un autre ; l'atome est excité puisque son état d’énergie change. Il en découle une désexcitation : un électron d'une couche supérieure remplace l'électron éjecté. Lorsque l'énergie incidente est faible, cela provoque simplement le changement d'orbite d'un électron . Lorsque l'énergie est modérée, cela provoque une ionisation, on appelle cela un effet photoélectrique et l'électron éjecté est un photoélectron ; la désexcitation induit l'émission d'un photon de faible énergie (visible ou ultra-violet), c'est le phénomène de fluorescence. Lorsque l'énergie est forte, l’ionisation est semblable au cas d’une énergie modérée; la désexcitation induit deux cas de figure : Soit l’émission d’un photon fluorescent de forte énergie, c’est un photon X, c’est la fluorescence X. Soit ce photon X est capturé par l’atome, provoquant ainsi l’éjection d’un électron périphérique, on appelle celà l’émission Auger. Sur cette animation le photon rebondit sur l'atome sans perdre d'énergie, sous forme de rayonnement électromagnétique, c'est la diffusion Rayleigh. Sur cette animation, le rayonnement rebondit et produit l'éjection d'un électron de l'orbite électronique extérieure, donc faiblement lié. Il y a perte d'énergie, c'est la diffusion Compton. Sur cette animation, l'énergie est suffisante pour provoquer une ionisation, c'est à dire l'éjection d'un photoélectron. Lors de la désexcitation, un électron d'une orbite supérieure vient remplacer l'électron éjecté et un photon de faible énergie est émis, phénomène de fluorescence U-V visible. Ci-dessous l'énergie de transition est élevée, deux cas se présentent : 1- il y a émission d'un photon fluorescent qui par son énergie est un photon X, c'est le phénomène de fluorescence X. 2- le photon X est capturé par l'atome, ce qui provoque l'éjection d'un électron périphérique, c'est l'émission Auger. L'INDICE DE RÉFRACTION L'indice de réfraction d'un matériau s'écrit "n " il est défini ainsi : "c" est la célérité de la lumière dans le vide, "v" est la célérité de la lumière dans le matériau. C'est un nombre positif (>1), puisque "c>v". Il est fonction de la longueur d'onde de la lumière et du milieu dans laquelle elle se propage. Plus "n " est grand, plus le matériau est dit réfringent. Ce tableau montre quelques indices de réfraction dans différents milieux. Ce tableau montre quelques indices de réfraction dans différents milieux. 1666 ISAAC NEWTON DECOMPOSE LA LUMIERE EN COULEURS ORIGINE DE LA COULEUR Pour la lumière il existe 2 sortes d'objets : les émetteurs et les récepteurs. Il existe deux sortes d’objets qui émettent de la lumière, ceux qui sont naturels (soleil, étoiles) ou artificiels (systèmes d’éclairage), ils forment les sources primaires. Ils produisent de la lumière blanche qui rayonne alors dans l'univers qui les entoure. L’émission de lumière est due à des réactions au sein de leur source par exemple la lumière solaire est due à la fusion nucléaire. Les sources secondaires, elles, sont des objets qui reçoivent de la lumière primaire et en renvoient une partie. Un objet de couleur verte «absorbe» toutes les couleurs de la lumière blanche sauf le vert qu’il réfléchit (renvoie). Les miroirs quant à eux n’absorbent aucune couleur et donc ils les réfléchissent toutes. La lumière blanche est donc formée de différentes couleurs. Comment les a-t-on découvertes ? C’est en 1669 qu’Isaac Newton (1642-1726) découvrit le procédé de décomposition de la lumière. Diffraction du spectre de la lumière solaire. Les six couleurs de base de Newton, violet, bleu, vert, jaune, orange et rouge. From Wikimedia Commons, the free media repository - author :Lucas Vieira LA LUMIERE VISIBLE La lumière visible, appelée aussi spectre visible ou spectre optique est la partie du spectre électromagnétique qui est visible pour l'œil humain. L'œil et la vision des couleurs Le PDF suivant issu d'un site d'enseignement vous en apprendra beaucoup sur la rétine qui génère et transmet au cerveau des messages sensoriels, je vous recommande de lire ces six pages très illustrées qui vous permettront de mieux comprendre ce qu'est la vision. La rétine (lyceedadultes.fr) La rétine d'un œil humain est tapissée d'environ 130 000 000 de photorécepteurs : 125 000 000 de bâtonnets et 5 000 000 de cônes. Les bâtonnets permettent la vision en niveaux de gris (sensibles qu'à l'intensité lumineuse), ils sont très utile pour la vision nocturne. Les cônes permettent la vision des couleurs. ​ Les cônes demandent une intensité lumineuse assez importante pour remplir leur fonction. Lorsqu'une émission lumineuse touche les photorécepteurs de la rétine , il y a une des réactions biochimiques qui se transforment en impulsions électriques transmises au cerveau par le nerf optique, qui les interprète alors seulement en termes de couleur. LE SPECTRE CONTINU DE LA LUMIÈRE BLANCHE La lumière primaire émise par un objet naturel ou artificiel est donc la lumière blanche qui, lorsqu’elle traverse un prisme se décompose en un faisceau de couleurs appelé spectre (l’arc en ciel). Dans le spectre on passe d’une couleur à l’autre sans « frontière », le spectre est continu. Chaque couleur est définie par une longueur d’onde, la lumière visible est contenue dans une plage de 400 à 750 nm (nanomètre). Lorsqu’une lumière colorée ne se décompose pas à travers un prisme elle est monochromatique. En 1801 Thomas Young (1773-1829), physicien, entreprit le contraire de Newton qui avait décomposé la lumière dans les principales couleurs du spectre en utilisant un prisme, Young lui, recomposa la lumière. Avec six projecteurs il fit converger six faisceaux de lumière des couleurs du spectre. Ainsi superposées il obtint de nouveau la lumière blanche. Il fit une autre importante découverte. Il réussit à déterminer que les six couleurs initiales pouvaient être réduites à trois couleurs basiques, Rouge, Verte et Bleue (RVB). Puis il découvrit qu’en mélangeant les couleurs basiques deux par deux on obtenait les trois autres que l’on appellera secondaires, Cyan, Magenta et Jaune. C’est ainsi que furent déterminées les couleurs primaires et secondaires. A partir de ces couleurs, leur combinaison peut former des millions d'autres couleurs. L'animation ci-dessous montre ce que notre œil perçoit lorsqu'un objet de couleur est frappé par un faisceau de lumière blanche. QUELLE QUANTITÉ DE LUMIÈRE PÉNÈTRE DANS LE MINÉRAL ? Toute la lumière lorsqu'il est transparent. une partie de la lumière lorsqu'il est translucide. aucune lumière lorsqu'il est opaque. La couleur des Minéraux Le lithium Li On croit souvent que Li est la cause de diverses couleurs dans les minéraux (par exemple la couleur rose lilas de la Kunzite). En réalité il n’en est rien, l’ion Li+ n’est pas responsable de la couleur, mais il accompagne fréquemment d’autres ions tels que l’ion manganèse Mn2+ qui eux, représentent la cause réelle de la couleur. Le césium Cs On croit souvent que Cs est la cause de diverses couleurs dans les minéraux. En réalité il n’en est rien, l’ion Cs+ n’est pas responsable de la couleur, mais il accompagne fréquemment d’autres ions tels que l’ion manganèse Mn2+ qui eux, représentent la cause réelle de la couleur. TRANSFERT DE CHARGES Voir plus à propos de la couleur des opales nobles BIBLIOGRAPHIE EN LANGUE FRANÇAISE: ​ Ancienne Revue " Monde & Minéraux " n° 67, 69 et 70 (article complet de 1985 : " La couleur des minéraux et des gemmes " en trois parties, écrit par Emmanuel Fritsch, Professeur et chercheur C.N.R.S. à l’Institut des Matériaux de L’Université de Nantes, Laboratoire de Physique Cristalline, Equipe Gemmologie). Revue de minéralogie " Le Règne minéral " n° 2 et 3 (article de 1995 : " La couleur des minéraux " en deux parties, écrit par Jacques Galvier) Revue de l’association française de gemmologie (A.F.G.) n° 46 de mars 1976 : traduction française de l’article du chercheur américain Kurt Nassau intitulé " D’où provient la couleur des gemmes et des minéraux ? " Traduction française d’un article de Mr Emmanuel Fritsch (C.N.R.S. Nantes), publiée en Mars 1990 dans la revue " Gemma " de l’association Québécoise de Gemmologie (AQueGem) ; l’article original en anglais est paru dans la revue américaine " Gems & Gemology " Vol. XXIII Number 3. Article intitulé " Le traitement des gemmes " de Mrs Fritsch, Shigley, Lasnier, publié dans la revue " Pour la Science " N° 245 de Mars 1998. Livre " Larousse des pierres précieuses " de P. Bariand et J.P. Poirot (édition de septembre 1998) SITES INTERNET: ​ http://minerals.gps.caltech.edu (Université américaine de Caltech) Ce site web contient des données sur la couleur des minéraux, dont les gemmes, et des spectres de grande qualité UV-visible-infrarouge. http://scovilphotography.com Jeff Scovil Photography REMERCIEMENTS : J’ai été particulièrement sensible à l’aide qui m’a été apporté lors de mes recherches d’informations sur la couleur des minéraux par Mr Fritsch chercheur C.N.R.S. à l’université de Nantes, par Mme Borioli de l’Association Française de Gemmologie, par Mr Bayle directeur de la revue " Le Règne minéral", et enfin par Mr Schwab, ancien responsable du salon minéralogique internationale de Sainte-Marie-aux-Mines. ​ Jean-Christophe FILLOUX par Jean-Christophe FILLOUX, professeur de sciences physiques au lycée Camille Guérin à Poitiers (Vienne) Animateur du LA COULEUR DES MINÉRAUX Pour la plupart des gemmes et des minéraux, le caractère le plus évident ou l’aspect qui frappe le plus immédiatement l’observateur est la couleur. Les causes de coloration des minéraux sont multiples et la complexité des théories permettant leur étude ne facilite pas la transmission des connaissances sur ce sujet. Les théories permettant l’étude des causes des colorations des cristaux reposent toutes sur de la chimie et de la physique. Dans toutes les causes de coloration décrites dans cet article, à l’exception de la dernière, la clé de la compréhension de la couleur réside dans le comportement des électrons célibataires (présents dans les atomes ou les ions) et dans leur interaction avec la lumière, régie par les conditions restrictives de la théorie quantique. Dans la plupart des minéraux, la couleur provient de l’absorption sélective de la lumière blanche selon différents processus ; dans certains cas plus rares, c’est le cas du dernier mécanisme abordé dans cet article, ce sont des effets d’optique qui créent la couleur. Des recherches scientifiques récentes ont permis d’identifier six causes spécifiques permettant d’expliquer la couleur des cristaux. Voici donc un rapide tour d’horizon sur les principales causes de coloration, illustrées de quelques exemples. Si vous souhaitez en savoir plus sur ce sujet passionnant, vous trouverez à la fin de l’article, une liste de sources d’informations en langue française. IDIOCHROMATIQUE ALLOCHROMATIQUE CENTRES COLORÉS THÉORIE DES BANDES DE VALENCE PSEUDOCHROMATIQUE ANNEXE : Les 12 ions métalliques issus de 8 éléments chimiques de transition (sous couche électronique d incomplète) pouvant colorer les minéraux sont : Ti3+ (titane) ; V3+ et V4+ (vanadium) ; Cr3+ et Cr4+ (chrome) ; Mn2+ et Mn3+ (manganèse) ; Fe2+ et Fe3+ (fer) ; Co2+ (cobalt) ; Ni2+ (nickel) ; Cu2+ (cuivre). Les éléments Cérium Ce et Uranium U peuvent être également responsables de colorations.. ​ UNE CRISTALLISATION PEUT ÊTRE MULTICOLORE Lorsque des éléments chimiques sont présents ou absents lors de la croissance d'un minéral on peut avoir une multitude de couleurs comme ci dessous dans une fluorite. PODCAST Cliquez ici. VIDEO Since 01-06-2021

  • Komatiite | mineralogie.club

    KOMATIITE C’est une roche volcanique ultramafique très rares, très riche en magnésium, essentiellement d'âge archéen (2 Ga pour la plupart), jusqu’au paléozoïque. Après cela, la planète n’était plus assez chaude dans le manteau supérieur pour produire de telles roches. Les komatiites contiennent des olivines spinifex* (minéraux en forme de baguettes), témoins d'une cristallisation extrêmement rapide. Les plus récentes (Phanérozoïque) sont celles de l’île de Gorgona (Colombie). ​ Son nom vient de la rivière Komati, en Afrique du Sud, où elle est particulièrement visible. ​ ​ *Spinifex : structure cristalline qui ressemble à une herbe porc-épic des déserts australiens qui porte ce nom. Petit rappel La série de réactions de Bowen. La série de réactions de Norman Levi Bowen, pétrologiste, Traité sur la cristallisation des roches ignées, 1928. Le diagramme explique l'ordre de cristallisation des minéraux durant le refroidissement d'un magma. Le diagramme de Bowen illustre cette succession progressive des minéraux et pourquoi certains minéraux peuvent former ensemble des roches alors que d'autres ne sont quasiment jamais associés. Diagramme de classification pour les roches ignées. Les roches ignées sont classées en fonction des abondances relatives de différents minéraux. Une roche donnée est représentée par une ligne verticale dans le diagramme. Dans le champ ultramafique, les flèches représentent une roche contenant 40% d’olivine et 60% de pyroxène. Le classement d'une roche igné dépend non seulement de la composition, mais aussi de son mode de formation, extrusive ou intrusive. [KP] Mise en place, minéralogie et géochimie Leur formation implique un taux de fusion partielle pouvant atteindre 50 % avec des températures de fusion de l'ordre de 1 600–1 650 °C (contrairement aux 1 250–1 350 °C des basaltes actuels). Elle est caractérisée par une grande richesse en magnésium MgO (18 à 35 % soit trois à quatre fois plus qu'un basalte classique, qui en contient moins de 10 %), qui est un élément compatible (c'est-à-dire qui se concentre préférentiellement dans une phase solide à la suite d'une fusion partielle) donc signe également un taux de fusion important. Les komatiites contiennent des olivines spinifex (minéraux en forme de baguettes), témoins d'une cristallisation extrêmement rapide. ​ Affleurements et répartitions dans le temps Sur Terre, les komatiites sont très rares et essentiellement limités aux roches d'âge archéen. La plupart sont vieilles de plus de deux milliards d'années et on ne connaît, en raison de leur âge, que des komatiites métamorphisées (en toute rigueur des métakomatiites). Le témoin le plus jeune de komatiite est d'âge phanérozoïque et se trouve sur le plateau océanique des Caraïbes sur l'île Gorgona en Colombie. Sur Mars, le rover Spirit en a découvert de probables dans le cratère Gusev. Les komatiites à l'origine de la sagduction La sagduction définit un phénomène géologique à l'Archéen et l'Hadéen, lié à une instabilité de roches de différentes densités. Cette différence abouti à une enfoncement de l'unité plus dense à état solide (komatiites) dans une unité moins dense, fonctionnement inverse du phénomène de diapirisme. Ce phénomène explique la tectonique verticale au milieu de plaque tectonique à l'Archéen et l'Hadéen ou il n'existe pas d'épaississant crustal comme on peut l'observer aujourd'hui conduisant à une tectonique verticale. Les masses basaltiques ayant une densité trop faible pour initier une sagduction, seule les komatiites, avec une densité de 3,3 permettent d'initier le phénomène1 . Le phénomène de sagduction a disparu avec : l'évolution de la chimie du manteau conduisant à la disparition de mise en place de komatiites vers -2,5 Ga, et l'épaississement des plaques lithosphériques qui a augmenté durant l’Archéen. LA SAGDUCTION ILLUSTREE Source : Hervé Martin SFE Société Française d'Exobiologie http://www.exobiologie.fr/blog/2008/09/24/lenvironnement-de-la-terre-primitive-larcheen-et-lhadeen/ A gauche : Diagramme illustrant trois étapes du développement de la sagduction. 1) la mise en place dans une ceinture de roches vertes, de komatiites de densité élevée (d=3,3) sur les TTG du socle granito gneissique de faible densité (d=2,7) induit un fort gradient inverse de densité ; 2) Il en résulte un mouvement descendant des komatiites (flèche grise) induisant un mouvement relatif ascendant des TTG (flèches noires) ; 3) le mouvement s’accentue créant une dépression au centre de la ceinture de roches vertes où vont se déposer les sédiments. A droite : Vue satellite du craton archéen de Pilbara (Australie) montrant les structures résultant de la sagduction : les ceintures de roches vertes (en vert et gis sombres) sont localisées entre des dômes des TTG (blanc jaunâtre). La largeur de la photo est d’environ 300 km. Magmatisme associé aux komatiites La roche magmatique équivalente à une komatiite est une péridotite, qui peut donner par évolutions des gabbros . L'enfoncement de komatiites par sagduction dans la croute peut conduire à sa fusion et sa contamination par un magma de TTG** ( Tonalite-Trondhjémite-Granodiorite) . Ce magmatisme très spécifique produit des granitoïdes calco-alcalins très riche en magnésium, présentant souvent des phénocristaux de feldspath potassique appelé sanukitoïdes. Ces granites constituent 5 à 10 % des roches de l'Archéen. ​ Les tonalite-trondhjémite-granodiorite, TTG, sont un cortège de roches intrusives de composition granitique (quartz et feldspath) mais ne contenant qu'une petite partie de feldspath potassique. Le cortège est constitué par des tonalites, trondhjémites et granodiorites qui se retrouvent souvent ensemble dans les enregistrements géologiques, indiquant des processus pétrogénétiques similaires. Les TTG sont des roches très fréquente à l'archéen, dont elle constitue l'un des composants majeurs des cratons archéens. Les TTG post- archéennes (après 2,5 Ga) sont présentes dans les batholithes liés à un volcanisme d'arc, ainsi que dans les ophiolites (bien que dans une faible proportion). ​ La tonalite est une roche magmatique, d'origine plutonique, de composition felsique, à texture phanéritique. Elle est composée notamment de feldspath plagioclases (en général oligoclase ou andésine). On y trouve aussi plus de 20 % de quartz. De l'amphibole et des pyroxènes sont aussi souvent présents. Le terme tonalite a parfois été utilisé comme synonyme de granodiorite. La classification IUGS définit désormais la tonalite comme contenant plus de 20 % de quartz et la diorite de 5 à 20 %. Son nom provient du Passo del Tonale, un col des alpes italiennes. ​ La trondhjémite est une roche magmatique intrusive leucocrate (de couleur claire). C'est une varité de tonalite dans laquelle le plagioclase se trouve essentiellement sous la forme d'oligoclase. Les trondhjémites sont quelquefois appelées « plagiogranites ». La trondhjémite est commune dans les terranes de l'Archéen, où on la trouve avec la tonalite et la granodiorite ; c'est la suite orthogneiss TTG (tonalite-trondhjémite-granodiorite). Les dykes de trondhjémite forment habituellement une partie du complexe de filon feuilleté d'une ophiolite. Le nom de cette roche dérive de celui de la ville de Trondheim (anciennement appelée Trondhjem), en Norvège. ​ La granodiorite (de « grain » et de « diorite ») est une roche magmatique plutonique grenue proche du granite. Elle est principalement constituée de quartz (> 10 %) et de feldspaths, mais contrairement au granite, elle contient plus de plagioclases que d'orthose. Les minéraux secondaires sont la biotite, l'amphibole et le pyroxène. Elle peut provenir de la fusion partielle de la péridotite du manteau terrestre au niveau de l'arc magmatique d'une zone de subduction, et de sa différenciation par cristallisation fractionnée lors de sa remontée. On distingue plusieurs types de granodiorites : granodiorite dérivant des granites (ou des monzonites) par augmentation des plagioclases ; dans ce cas, les minéraux noirs1 sont peu abondants ; granodiorite dérivant des diorites ou gabbros, par augmentation de la quantité de quartz ; les minéraux noirs sont présents jusqu'à hauteur de 40 %. Les roches volcaniques correspondantes sont les dacites. Modèle géodynamique simplifié pour la génération de la croûte continentale archéenne (tonalite-trondhjemite-granodiorite, TTG) par la fonte partielle de la croûte inférieure mafic à la base d’un arc océanique (modifié après Davidson et Arculus, 2006). Ali Polat. https://pubs.geoscienceworld.org/gsa/geology/article/40/4/383/130914/Growth-of-Archean-continental-crust-in-oceanic SOURCES Archives personnelles JJ Chevallier Wikipédia K. Penshuk Ali Polat Géosciienceworld ​ Since 01-06-2021

  • Lois et décrèts | mineralogie.club | JJ Chevallier

    LOIS & DECRETS de la République française . . . Cette page a pour but, un rappel aux réglementations qui régissent le commerce des gemmes. Décret 68-1089 du 29 Novembre 1968 RAP modifié par le décret 2002-65 du 14 janvier 2002 Première partie : décret de 1968 Seconde partie : décret modifié en 2002 Les obligations légales pour vendre tes créations de métaux précieux et pierres fines Ancre 1 Décret pris pour l'application de la loi du 1er août 1905 modifiée sur la répression des fraudes et falsifications en ce qui concerne le commerce des pierres précieuses et des perles Entrée en vigueur le 04 Mars 1969 ​ Article 1 Créé par Décret 68-1089 29 Novembre 1968 JORF 4 décembre 1968 en vigueur le 4 mars 1969. Les dispositions du présent décret sont applicables à l'exportation, la détention en vue de la vente, la mise en vente et la vente : 1° Des pierres précieuses, à savoir les diamants, rubis, saphirs et émeraudes naturels ; 2° Des diamants, rubis, saphirs et émeraudes naturels dont la couleur a été modifiée artificiellement ; 3° Les diamants, rubis, saphirs et émeraudes synthétiques ou artificiels ; 4° Des imitations de pierres précieuses ; 5° Des perles fines ; 6° Des perles de culture ; 7° Des imitations de perles fines et de perles de culture, quels que soient l'origine et la provenance desdits objets et l'emploi auquel ils sont destinés. Article 2 Créé par Décret 68-1089 29 Novembre 1968 JORF 4 décembre 1968 en vigueur le 4 mars 1969. La dénomination "diamant" ne peut désigner que le carbone cristallisé dans une structure cubique ou pseudo-cubique présentant, quelle que soit sa couleur, toutes les propriétés physiques et chimiques de l'espèce minérale naturelle "diamant". Les dénominations "rubis" et "saphir" ne peuvent désigner que l'oxyde d'aluminium cristallisé dans la structure cristalline de l'espèce minérale naturelle "corindon" (alpha Al2, O3). La dénomination "rubis" est réservée au corindon rouge ; la dénomination "saphir" sans indication de couleur est réservée au corindon bleu. Les corindons d'une couleur autre que rouge ou bleue peuvent être désignés sous la dénomination "saphir" à la condition que cette dénomination soit immédiatement suivie de l'indication de leur couleur. La dénomination "émeraude" ne peut désigner que le cyclosilicate de béryllium et d'aluminium de couleur verte, cristallisé dans la structure cristalline de l'espèce minérale naturelle "béryl" (Be3, Al2 (Si6 O18) contenant divers ions alcalins dans ses canaux structuraux et dont la coloration verte est due principalement à une faible substitution isomorphique d'ions chrome à des ions d'aluminium dans sa structure cristalline. Article 3 Créé par Décret 68-1089 29 Novembre 1968 JORF 4 décembre 1968 en vigueur le 4 mars 1969. Les termes "diamant", "rubis", "saphir" et "émeraude" employés seuls ou suivis du qualificatif "naturel", "véritable" ou "fin" sont réservés aux diamants, rubis, saphirs et émeraudes formés dans les gîtes naturels d'où ils ont été extraits et qui n'ont subi d'autres interventions de l'homme que la taille et le polissage. Article 4 Créé par Décret 68-1089 29 Novembre 1968 JORF 4 décembre 1968 en vigueur le 4 mars 1969. Il est interdit de qualifier de "naturels", "véritables" ou "fins" les diamants, rubis, saphirs et émeraudes qui ne remplissent pas les conditions visées à l'article 3 par suite de la modification de leur couleur par traitement physique, chimique ou physico-chimique, notamment par exposition à des radiations nucléaires ou par application d'un enduit. Ils peuvent toutefois être désignés sous les dénominations de "diamant", "rubis", "saphir" et "émeraude" à la condition expresse que cette dénomination soit suivie immédiatement de l'indication que la couleur qu'ils présentent provient d'une modification artificielle de leur couleur naturelle. Article 5 Créé par Décret 68-1089 29 Novembre 1968 JORF 4 décembre 1968 en vigueur le 4 mars 1969. Le corps obtenu par l'effet d'une cristallisation ou recristallisation totalement ou partiellement provoquée par l'homme, quelles que soient la matière de base et la méthode utilisées, ne peut prendre la dénomination de la pierre précieuse à laquelle il correspond dans toute sa masse par ses propriétés physiques et chimiques que si cette dénomination est immédiatement suivie du mot "synthétique" ou "artificiel". Si la dénomination donnée au corps obtenu par une telle cristallisation ou recristallisation est différente de celle d'une pierre précieuse, cette dénomination doit être immédiatement suivie de la mention "produit synthétique" ou "produit artificiel". L'emploi d'un autre qualificatif que "synthétique" ou "artificiel" est interdit pour désigner les pierres obtenues par cristallisation ou recristallisation totalement ou partiellement provoquée par l'homme. Article 6 Créé par Décret 68-1089 29 Novembre 1968 JORF 4 décembre 1968 en vigueur le 4 mars 1969. Le mot "imitation" doit accompagner immédiatement le nom de la pierre imitée pour tous les produits n'ayant qu'un rapport d'aspect avec les pierres visées aux articles 3, 4 et 5 du présent décret. Article 7 Créé par Décret 68-1089 29 Novembre 1968 JORF 4 décembre 1968 en vigueur le 4 mars 1969. La dénomination "doublet" est obligatoire pour désigner toute pierre composée de deux ou plusieurs parties distinctes réunies entre elles par tout procédé physique ou chimique ; le terme "doublet" doit être immédiatement suivi du nom des composants de la pierre ainsi obtenue en commençant par l'indication de celui du dessus. Article 8 Créé par Décret 68-1089 29 Novembre 1968 JORF 4 décembre 1968 en vigueur le 4 mars 1969. Les termes "perle" ou "perle fine" sont réservés aux perles formées dans les coquilles perlières, sans intervention quelconque de l'homme, quelles que soient la provenance ou l'origine des perles. Article 9 Créé par Décret 68-1089 29 Novembre 1968 JORF 4 décembre 1968 en vigueur le 4 mars 1969. Toute perle dont la formation dans une coquille perlière est provoquée artificiellement par l'intervention de l'homme, quel que soit le moyen utilisé, ne peut être désignée que par la dénomination "perle de culture". Article 10 Créé par Décret 68-1089 29 Novembre 1968 JORF 4 décembre 1968 en vigueur le 4 mars 1969. Le mot "perle" ne peut être employé pour désigner un objet qui n'est pas le produit d'une coquille perlière et qui est susceptible d'imiter une perle fine ou une perle de culture que s'il est immédiatement accompagné du mot "imitation". Sont prohibées toutes autres expressions contenant le mot "perle". Article 11 Créé par Décret 68-1089 29 Novembre 1968 JORF 4 décembre 1968 en vigueur le 4 mars 1969. Dans chaque local, partie de local ou vitrine où il n'est pas présenté uniquement des pierres précieuses et des perles fines ou des bijoux ne comportant que des pierres précieuses et des perles fines, une pancarte, très visible, doit renseigner immédiatement le public sur la nature des objets proposés. Si des bijoux composés de plusieurs pierres ou perles ne comportent pas uniquement, en plus de leur monture, des pierres précieuses ou des perles fines ou un assemblage de ces objets, une étiquette très visible, attenante à chaque bijou, doit indiquer le détail de sa composition. Tout bijou délivré à l'acheteur doit être accompagné d'un bulletin ou d'une étiquette spécifiant la nature exacte des différentes perles et pierres montées sur ce bijou, à moins que ces précisions ne soient entièrement données par une facture. Article 12 Créé par Décret 68-1089 29 Novembre 1968 JORF 4 décembre 1968 en vigueur le 4 mars 1969. Il est interdit de faire usage d'inscriptions en langue étrangère, sauf si ces inscriptions sont accompagnées de leur traduction et sont conformes aux dispositions du présent décret. Article 13 Créé par Décret 68-1089 29 Novembre 1968 JORF 4 décembre 1968 en vigueur le 4 mars 1969. Sur les documents publicitaires, étiquettes, pancartes, réclames, bulletins, factures et papiers commerciaux concernant les pierres précieuses dont la couleur a été modifiée artificiellement, les diamants, rubis, saphirs et émeraudes synthétiques ou artificiels, les imitations de pierres précieuses, les perles de culture, les imitations de perles fines ou de perles de culture ou les bijoux comportant des pierres ou des perles de ces diverses catégories, il doit être fait inscription en caractères de même dimension et de même couleur des dénominations et mentions prévues au présent décret. Article 14 Créé par Décret 68-1089 29 Novembre 1968 JORF 4 décembre 1968 en vigueur le 4 mars 1969. Sans préjudice de l'application des dispositions des articles 5 et 6 de la loi susvisée du 2 juillet 1963, est interdit l'emploi, sous quelque forme que ce soit, de toute indication, de tout signe, de tout mode de présentation, d'étalage ou d'étiquetage, de tout procédé de publicité, d'exposition ou de vente susceptible de créer dans l'esprit de l'acheteur une confusion sur la nature, le mode de fabrication, la composition, les qualités substantielles ou l'origine des articles visés au présent décret. Article 15 Créé par Décret 68-1089 29 Novembre 1968 JORF 4 décembre 1968 en vigueur le 4 mars 1969. Les dispositions qui précèdent seront applicables trois mois après la publication du présent décret. Version toujours en vigueur depuis le 14 janvier 2002 Le Premier ministre, ​ Sur le rapport du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie et de la garde des sceaux, ministre de la justice, Vu la directive 98/34/CE du Parlement européen et du Conseil du 22 juin 1998 prévoyant une procédure d'information dans le domaine des normes et réglementations techniques et des règles relatives aux services de la société de l'information, et notamment la notification n° 99/0233/F du 10 mai 1999 à la Commission des Communautés européennes ; Vu le code de la consommation, notamment ses articles L. 214-1 et L. 214-2 ; Vu le code des douanes, notamment son article 38 ; Le Conseil d'Etat (section des finances) entendu, Article 1 Les dispositions du présent décret s'appliquent aux matières et produits suivants : ​ - pierres gemmes formées dans des gîtes naturels ; - pierres synthétiques, pierres artificielles et imitations de pierres gemmes ; - matières organiques d'origine végétale ou animale, traditionnellement utilisées en joaillerie ; - perles fines ; - perles de culture ; - imitations de perles fines et de perles de culture, quels que soient leur origine, leur provenance et l'emploi auxquels ils sont destinés. ​ ​ Article 2 Est complétée par la mention "traité" ou par l'indication du traitement, sous réserve des exceptions prévues à l'article 3 ci-après, la dénomination des pierres gemmes, matières organiques, perles de culture et perles fines qui ont subi, selon le cas, un traitement par irradiation, par laser, par colorant, par diffusion en surface, par emplissage, éventuellement à titre de résidu d'un traitement thermique, de matières étrangères incolores solidifiées dans les cavités extérieures qui présentent des ruptures de réflexion visibles à la loupe de grossissement 10 fois, ou par toute autre méthode de laboratoire modifiant leur apparence, leur couleur ou leur pureté. ​ Article 3 L'apposition de la mention " traité " ou l'indication du traitement n'est pas obligatoire pour les pierres gemmes, matières organiques, perles fines et perles de culture ayant subi les pratiques lapidaires traditionnelles suivantes : - une imprégnation par une substance incolore fluide ; - un traitement thermique, sous réserve que les éventuels résidus de chauffage en surface ne provoquent pas de rupture de réflexion visible à la loupe de grossissement 10 fois ; - un blanchiment sans adjonction de produits colorants ou de vernis. ​ Article 4 Les qualificatifs suivants complètent respectivement la dénomination des matières et produits mentionnés ci-dessous : - "reconstituée" pour les pierres obtenues par fusion part ielle, par agglomération ou frittage de matières naturelles pour former un tout cohérent ; - "composite" pour les pierres qui sont des corps cristallisés ou amorphes composés de deux ou plusieurs parties assemblées non par la nature mais par collage ou par tout autre procédé. Leurs composants sont soit des pierres naturelles, soit des pierres synthétiques, soit des produits chimiques ; - "synthétique" pour les pierres qui sont des produits cristallisés ou recristallisés dont la fabrication provoquée totalement ou partiellement par l'homme a été obtenue par divers procédés, quels qu'ils soient, et dont les propriétés physiques, chimiques et la structure cristalline correspondent pour l'essentiel à celles des pierres naturelles qu'elles copient ; - "artificiel" pour les produits cristallisés sans équivalent naturel connu ; - "d'imitation" pour les produits artificiels qui imitent l'effet, la couleur et l'apparence des pierres naturelles ou des matières organiques, ou d'autres produits artificiels, sans en posséder les propriétés chimiques ou les propriétés physiques ou la structure cristalline. L'emploi des termes : "élevé", "cultivé", "de culture", "vrai", "précieux", "fin", "véritable", "naturel" est interdit pour désigner les produits énumérés au présent article. ​ Article 5 L'emploi des termes : "semi-précieux" et "semi-fins" est interdit pour désigner toutes les matières et produits mentionnés à l'article 1er. ​ Article 6 Les termes : "perle" ou "perle fine" sont réservés à des concrétions naturelles secrétées accidentellement, sans aucune intervention humaine, à l'intérieur de mollusques sauvages. ​ Article 7 Sont dénommées "perles de culture" les perles dont la formation dans un mollusque vivant est provoquée artificiellement par l'intervention de l'homme, par quelque moyen que ce soit. Ces perles de culture sont dites "perles de culture sciées 3/4 ou sciées 1/2 ", selon leurs formes, lorsqu'elles ont été sciées ou meulées. Elles sont dénommées "perles de culture composées" lorsqu' elles résultent de l'assemblage par l'homme de la partie supérieure d'une perle de culture avec une ou plusieurs parties inférieures de même nature ou de toute autre matière. ​ Article 8 Sont dénommées "perles d'imitation" : - les perles entièrement ou partiellement fabriquées par l'homme, copiant l'apparence, la couleur et l'effet des perles naturelles ou de culture mais ne possédant pas leurs propriétés physiques ou chimiques ou leur structure cristalline, même si des matières naturelles ont été utilisées ; - les perles de culture traitées par dépôt d'un enduit quelconque à la surface, notamment d'un vernis plastique ; - les produits ressemblant à une perle dont les couches extérieures ne sont pas entièrement le résultat d'une sécrétion naturelle intervenue à l'intérieur du mollusque producteur. ​ Article 9 Il est interdit d'importer, de détenir en vue de la vente, de mettre en vente, de vendre ou de distribuer à titre gratuit les matières et produits mentionnés à l'article 1er sous une dénomination autre que celle prévue aux articles 2 à 8 du présent décret. Cette dénomination est indiquée sur les étiquettes accompagnant le produit et sur tout document commercial ou publicitaire s'y référant. ​ Article 10 Pour les produits mentionnés à l'article 2, une fiche d'information décrivant les traitements appliqués, autres que les pratiques mentionnées à l'article 3, leurs effets et les précautions à prendre dans l'entretien de la pierre, de la matière organique ou de la perle est mise à disposition du consommateur préalablement à la vente, puis lui est remise avec la facture. Pour les produits mentionnés à l'article 3, les consommateurs sont informés, par affichage sur les lieux de vente, que certaines pierres gemmes ont pu faire l'objet de pratiques lapidaires traditionnelles, par utilisation de fluides incolores et chauffage, et que les perles ont pu faire l'objet d'un blanchiment. Cet affichage doit être parfaitement lisible de l'endroit où la clientèle est habituellement reçue. Lorsque ces produits sont proposés au consommateur selon une technique de communication à distance, la même information figure sur l'offre de contrat de vente à distance. ​ Article 11 Les dispositions du présent décret ne s'opposent pas à la mise sur le marché en France des produits légalement fabriqués et commercialisés dans un autre Etat membre de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen qui assure un degré de protection et d'information du consommateur équivalent à celui du présent décret. ​ Article 12 Le décret n° 68-1089 du 29 novembre 1968 portant règlement d'administration publique pour l'application de la loi du 1er août 1905 modifiée sur la répression des fraudes et des falsifications en ce qui concerne le commerce des pierres précieuses et des perles est abrogé. ​ Article 13 Le présent décret entrera en vigueur le 1er février 2002. ​ Article 14 Le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, la garde des sceaux, ministre de la justice, la secrétaire d'Etat au budget, le secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat et à la consommation et le secrétaire d'Etat à l'industrie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française. ​ Par le Premier ministre : Lionel Jospin. Le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, Laurent Fabius. La garde des sceaux, ministre de la justice, Marylise Lebranchu. La secrétaire d'Etat au budget,Florence Parly. Le secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanatet à la consommation,François Patriat. Le secrétaire d'Etat à l'industrie, Christian Pierret. Ancre 2 Voici un lien intéressant et bien documenté par "Les pies bavardes" : ​ " Les obligations légales pour vendre tes créations de métaux précieux et pierres fines - Les Pies Bavardes " https://lespiesbavardes.com/les-obligations-legales-pour-vendre-tes-creations-de-metaux-precieux-et-pierres-fines/ Ancre 3 Since 01-06-2021

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    Minéralogie Passion Minéralogie passion est un groupe Facebook rejoignez le ! Minéralogie Passion Scannez-moi ! " Plus qu'un réseau social, un outil de publication et de partage de la connaissance, Minéralogie Passion un groupe Facebook pour les passionnés de beaux cailloux qui veulent en savoir plus et en voir plus en partageant. " Des centaines de passionnés de minéralogie qui partagent leurs connaissances et des milliers de photos. Dans les pages du Musée vous trouverez des sélections par espèces avec une présentation du minéral et des photos de spécimens remarquables par leur caractéristiques chimiques, physiques, optiques ou cristallographiques, leur provenance et mode de gisement, leurs associations avec d'autres espèces, leur esthétique. Chaque quinzaine fait l'objet d'un nouveau thème depuis plusieurs mois, le webmestre va remonter le temps afin de faire figurer tous les thèmes passés, patience donc, d'ici quelques mois le musée n'aura plus de retard. ​ JJ Chevallier animateur du Musée. Nathalie Bertrand alias Nath Berliozette Assistante et auteur des textes. LA DERNIERE NOUVEAUTE DU MUSEE 10 AVRIL 2024 ARGENT NATIF Visitez les galeries ANATASE Voir les photos en savoir plus... ARGENT NATIF Voir les photos en savoir plus... BOU RNONITE Voir les photos en savoir plus... CASSITERITE Voir les photos en savoir plus... EUCLASE Voir les photos en savoir plus... MALACHITE Voir les photos en savoir plus... PYROMORPHITE Voir les photos en savoir plus... RUTILE Voir les photos en savoir plus... VANADINITE Voir les photos en savoir plus... APATITE Voir les photos en savoir plus... AUTUNITE Voir les photos en savoir plus... CALCEDOINE Voir les photos en savoir plus... CERUSITE Voir les photos en savoir plus... HEMIMORPHITE Voir les photos en savoir plus... MICA Voir les photos en savoir plus... QUARTZ FUME Voir les photos en savoir plus... SENEGALITE Voir les photos en savoir plus... WAVELLITE Voir les photos en savoir plus... Groupe APOPHYLLITE Voir les photos en savoir plus... BARYTE ou BARYTINE Voir les photos en savoir plus... CALCITE Voir les photos en savoir plus... CU PRITE Voir les photos en savoir plus... LIBETHENITE Voir les photos en savoir plus... PROUSTITE Voir les photos en savoir plus... RHODOCHROSITE Voir les photos en savoir plus... STAUROLITE ou STAUROTIDE Voir les photos en savoir plus... WULFENITE Voir les photos en savoir plus...

  • Opale | mineralogie.club| JJ Chevallier

    HAUT HAUT OPALE dioxyde de silicium hydraté, contenant 4 à 10% d'eau. Page réalisée en collaboration avec Yannick Mandaba , qui m'a autorisé à utiliser une partie de son mémoire de DUG. (Diplôme d'Université de Gemmologie : Particularités des opales d'Éthiopie) Pou certains textes j'ai emprunté la trame à Wikipédia en l'enrichissant et la complétant. Contrairement à la majorité des minéraux les opales ne cristallisent pas, elles sont amorphes ! On ne parle pas de l'opale en général mais " des " opales qui sont quatre et que l'on considère comme un minéral alors que ce n'en est pas un au sens propre. Elles sont composées de silice hydratée de formule SiO 2 · n H 2 O, on y trouve des éléments en traces, uranium, magnésium, calcium, aluminium, fer, arsenic, sodium et potassium. l'eau a une teneur qui varie entre 3 et 9 % ; mais elle peut atteindre 20 % suivant les variétés. Histoire et étymologie Les légendes sont nombreuses et les opales se sont vue attribuer des origines et des vertus au fil des siècles. Ainsi les grecs croyaient qu'elle avait le pouvoir de protéger des maladie et de procurer le don de prophétie. Les romains qui obtenaient leurs opales de marchands du Moyen-Orient et des mines à ciel ouvert de Hongrie, la considéraient comme la plus précieuse gemmes en raison des ses couleurs chatoyantes. On la compare souvent à "un feu d'artifice de couleurs". Au moyen Orient on pensait qu'elle tombait du ciel lors des orages et contenait les éclairs. Jusqu'à ce que les espagnols rapportent des opales Aztèques, les seules opales que l'on trouvaient en Europe venaient de Hongrie. En France et dans toute l'Europe on l'a longtemps considérée comme porte malheur. ​ On se perd en conjectures quand à son étymologie, selon les uns le nom viendrait du sanskrit « upala », qui signifie « pierre » ou « pierre précieuse », devenu "opalus" , l’ancien nom latin pour gemme (Pline l’Ancien, 75-79) et "opallios" chez les grecs ce qui se traduit par changement de couleur. Caractéristiques et propriétés des opales A propos de la fluorescence : Fluorescence UV à ondes courtes : Généralement vert ou jaune, parfois vert-jaune, rarement jaune ou rouge. (Ulrich Henn et Claudio C. Milisenda, Tables gemmologiques - 2004) Fluorescence UV à ondes longues : Beaucoup d’opales blanches et claires brillent blanc bleuâtre et phosphorescence vert jaunâtre (Hervé Nicolas Lazzarelli, Blue Chart Gem Identification - 2010) Formation des opales Les opales se forment dans des régions où alternent saisons humides et saisons arides. Lors des fortes précipitations l’eau de ruissèlement lessive les ions silicium et autres éléments et percole les substrats jusqu’à stagner sur des argiles imperméables, piégeant ainsi les ions et éléments, uranium (U), magnésium (Mg), calcium (Ca), aluminium (Al), fer (Fe), arsenic (As), sodium (Na) et potassium (K) . La silice précipite par hydrolyse formant des opales riches en impuretés. Lors des périodes de grandes sécheresse l’évaporation va favoriser le formation de la calcédoine. L' opale ne se trouve que dans des gîtes primaires, car c' est un matériau fragile qui supporte mal le transport. Les eaux de ruissellement en pénétrant des roches siliceuses vont dissoudre de la silice à hauteur de 100 ppm à 25°C, mais il peut aussi s'agir de phase vapeur éjectée lors d'une activité volcanique. Cette eau, à partir d'une certaine température, va se charger en silice et s'infiltrer dans toutes sortes de cavités. Puis, par évaporation, l'eau se retire laissant précipiter la silice là où elle se trouve, donnant naissance à l'opale mais aussi à des agrégats micro-cristallins comme l'agate, la calcédoine (Pr. Fritsch et Pr. Lasnier comm. pers., 2001). Dans le cas de l'opale, la silice prend la forme d'un gel de silice hydratée, qui, par évaporation d'eau et refroidissement, va se figer et durcir. Ce gel est constitué de microscopiques billes, composées pour la majorité de silice, dont le diamètre varie d'une vingtaine à plusieurs centaines de nanomètres. Elles peuvent être désordonnées ou rangées et réparties en des couches de taille plus ou moins régulière. De cela dépend l'apparition des jeux de couleurs visibles dans les opales dite «nobles ». Mais la silice qui les compose peut être présente sous des formes plus ou moins cristallisées selon l'origine de cette opale. C'est pourquoi la classification minéralogique officielle des opales est fondée sur la diffraction X, qui différencie les variétés polymorphes de la silice dans l'opale: cristobalite-œ et tridymite-œ (Jones et Segnit, 1971). Cette méthode révèle que la silice des opales volcaniques se rapproche de ces deux formes cristallisées (avec l'apparition de quartz-a sous la forme d'impuretés), alors que les opales sédimentaires sont amorphes. Les régions volcaniques et sédimentaires donnent des opales différentes, souvent au niveau de l' apparence, mais surtout au niveau de la structure, ou encore des caractéristiques physiques comme la dureté ou la résistance aux pressions (exemple des opales mexicaines, Fritsch et al., 1999). On distingue donc deux grands types de gisements d'après l'origine sédimentaire ou volcanique de l'opale. Dans le premier cas, l' opale se forme surtout dans des fissures de la roche et dans des cavités, dans le second il peut, de plus, s'agir du remplissage de nodules de tuf rhyolitique issus d'une activité volcanique. C'est a priori le cas pour les opales d'Ethiopie. Ainsi les principaux pays producteurs d'opales sédimentaires sont: - l' Australie (le plus grand producteur mondial). -le Brésil. Les principaux pays, autres que l'Ethiopie, producteurs d'opales volcaniques: - le Canada, British Columbia (Downing, 1993). - les Etats-Unis d' Amérique, Opal Butte, Oregon (Smith, 1988), Idaho, Virgin Valley, Nevada (Broughton, 1972). - le Honduras (Connoué 1998) -le Mexique, avec de nombreux sites d'exploitation: Querétaro (Koivula et al., 1983) Jalisco, Nayarit, Guanajuato, etc. )0> Les nodules Ces nodules, dont certains se présentent sous la forme de géodes, sont aussi connus sous le nom de « thunder eggs» (œufs de tonnerre). La roche qui les abrite serait de la rhyolite et de la perlite (rhyolite vitrifiée), d'après l'article de Hoover B. et al. (1996). Hoover décrit la perlite comme une roche d'un vert très foncé, presque noir, qui, une fois altérée, prend une teinte plus claire comme de l'argile. Les nodules d' opale se trouvent exclusivement dans les zones où la perlite est ainsi altérée, ce qui pousse Hoover à penser qu'il existe un lien entre l'altération hydrothermale de la perlite et la formation de l'opale. (Yannick Mandaba - Particularités des opales d'Ethiopie Diplôme d'Université de Gemmologie - Université de Nantes-2004) 4 types de formation : Sédimentaire ; Volcanique ; Croûte d'altération ; Biogène. Classification des opales 3 Espèces, 4 Opales. Pourquoi 3 espèces ? Ce sont trois compositions différentes : Cristobalite ; Tridymite ; Silice amorphe hydratée ​ C'est pour des raisons historiques que l'on considère l'opale comme un minéral, puisque l'opale peut avoir quatre compositions différentes qui donnent donc 4 espèces : Opale CT composée de cristobalite-tridymite comme notre Lussatite bien française ; Opale C composée de cristobalite, cette opale fait encore l'objet de recherches ; Opale AG "Amorphous Gel", c'est l’opale la plus connue, formée de microsphères de silice amorphe, associées à des molécules d’eau dans des proportions variables ; Opale AN "Amorphous Network" plus connue sous le nom de Hyalite. ​ ​ Les transitions entre opal-AG, opal-CT et opal-C sont courantes. Des études à basse température montrent que les molécules d’eau peuvent être organisées en une structure semblable à de la glace, ce qui comprend la modification de la glace cubique (Eckert et al., 2015) . ​ Couleur L'opale est une espèce minérale de la famille de la silice (Si02 + nH2 0) qui présente de multiples variétés. Et, contrairement à un monocristal de quartz par exemple, elle est susceptible de se mêler à la roche hôte et à un grand nombre d'impuretés (Smallwood, 1997). L'apparence des pierres d'une même variété est donc très changeante par la couleur de fond (avec un accent sur la tonalité). Une opale de feu peut contenir d'autres impuretés que le fer, susceptibles d'influer aussi sur la couleur, les jeux de couleurs, la transparence et la porosité : il s' agit du taux de matrice incorporée dans la pierre. C' est pourquoi les producteurs australiens, qui extraient (en 1997) 95% de la production mondiale, se sont accordés sur une classification de l'opale : « The Resolutions of the Federal Council of the Gemmological Association of Australia (17 mai 1997)>>(Smallwood, 1997). Or ce sont avant tout des commerciaux qui s'intéressent à l'apparence, car elle est liée à la valeur commerciale des pierres. On remarquera l'absence de précision sur l'origine volcanique ou sédimentaire dans cette classification. Ceci s'explique par le fait que les Australiens sont de loin les plus gros producteurs mondiaux d'opale, et que leurs gisements sont tous de type sédimentaire. ​ De leur côté les scientifiques, qui s'attachent à des critères objectifs, utilisent la classification minéralogique officielle de l'opale, fondée sur la diffraction des rayons-X (DRX) qui met en évidence son caractère cristallisé ou amorphe. ​ On distingue donc quatre catégories, les opale amorphes (opales AG et AN) et celles se rapprochant de composés cristallisés (opale CT et opale C). Ces catégories sont aussi liées à l'origine géologique (sédimentaire ou volcanique) pour la plupart des opales gemmes, ce qui permet une vérification de son origine géographique. Ces quatre catégories désignent aussi des pierres aux caractéristiques physiques différentes, comme par exemple la grande fragilité aux chocs et pression de certaines opales volcaniques mexicaines. Ces données devraient intéresser les commerçants, mais, avant l'arrivée de la spectroscopie Raman, la classification scientifique des opales impliquait l'application d'une méthode de préparation destructive pour l' étude aux rayons X. Ces méthodes de classification sont plutôt complémentaires qu' en opposition : La nomenclature «australienne» permet une bonne description de l' apparence de l' opale, facilitant ainsi la désignation d'une pierre parmi d'autres. Elle souligne aussi certains aspects, comme la transparence, et les jeux de couleurs qui influent sur la valeur à lui attribuer. La classification minéralogique officielle par DRX complétée par la spectroscopie Raman donne une idée sur l' origine et la structure. 1. CLASSIFICATION «AUSTRALIENNE » DES OPALES (Smallwood 1997) ​ ​ Type 1 : Il s'agit d'une opale homogène, taillée ou non. Ici c' est une opale noble australienne, noire, de variété Arlequin. Cette variété est très recherchée et peut atteindre des sommes très élevées. ​ Type 2 : boulder opal Opale avec un peu de matrice à laquelle elle reste mêlée, ces pierres souvent issues de filons aux formes torturées. Type 3 : matrix opal Ici la matrice est sillonnée d'opale, celle-ci a rempli des petites cavités et des fissures dans la roche mère. Souvent de faible valeur marchande ces opales peuvent néanmoins s' avérer très décoratives, et parfois assez coûteuses. « Variétés » Basée sur la clarté et la teinte de la couleur de fond, elle désigne une opale noire, foncée ou claire avec une tonalité allant de NI (noire) à N9 (blanche). L' échelle est donnée à titre purement indicatif, car cette reproduction n'est pas strictement conforme à l' original. NOIR ​ ​ ​ ​ FONDU ​ ​ ​ ​ CLAIR Transparence Opaque, translucide ou transparente. On peut remarquer que les Australiens précisent la transparence en utilisant l' adjectif « crystal» même sur des opales colorées, alors qu'en France on ne désigne par l'appellation « opale cristal» que les opales transparentes et incolores. ​ Origine Lieu géographique auquel on pourrait ajouter les termes sédimentaire ou volcanique, voire préciser si possible opale AG, AN, CT ou C. ​ 2. CLASSIFICATION MINERALOGIQUE PAR DIFFRACTION DES RAYONS X La classification minéralogique officielle des opales est fondée sur la diffraction X (Jones et Segnit, 1971). C'est une méthode destructive, car la préparation des échantillons implique le broyage de ceux-ci à l' état de poudre. Cette analyse montre que la silice est plus ou moins bien cristallisée à l'intérieur de l'opale, même si elle est décrite comme étant une forme amorphe de la silice. La silice (Si02) se présente dans la nature sous diverses variétés polymorphes. Les variétés polymorphes qui nous intéressent à cause de leur relation directe avec la formation et la constitution de l' opale sont la cristobalite-α et la tridymite-α, - Les opales A sont amorphes, donc sans raie de diffraction. - Les opales CT montrent des raies de diffraction de la cristobalite-œ et de la tridymite-œ très élargies, autres formes de la silice. Les opales communes appartiennent souvent à cette catégorie. - Les opales C montrent les raies de diffraction de la cristobalite-œ seulement, et sont peu courantes parmi les gemmes. (Bittencourt Rosa, 1988; d'après Ostrooumov, 1999) La cristobalite, découverte au Mexique, existe sous deux formes: "cristobalite haute et basse température" : - La cristobalite haute est stable de 1470°C au point de fusion 1720°C. Sa densité est de 2,20. - La cristobalite-α (basse) est fragile, dureté 6,5, densité 2 (jusqu'à 2,32), uniaxe négatif (couleur blanche, grise, bleuâtre, grisâtre, jaunâtre translucide à opaque). La cristobalite est un minéral commun des roches volcaniques, souvent associée à la tridymite. L'opale contient de la cristobalite basse. La tridymite existe sous trois formes : -tridymite haute, moyenne et basse température. - La tridymite haute se présente sous forme métastable. - La tridymite moyenne. - La tridymite-α (basse) est rencontrée sous forme de lamelles hexagonales, minces et aplaties, au sein des cavités des roches volcaniques acides. Elle est stable entre 870°C à 1470°C. En-dessous de 870 °C, elle se transforme en quartz haut, au-dessus de 1470 °C, elle se transforme en cristobalite. Ces transformations sont réversibles et lentes (FrondeZ, 1962). Elles peuvent être accélérées par la présence d'oxydes alcalins ou de tungstate de sodium (Bittencourt Rosa, 1988). ​ Ces diffractogrammes X (Cu Ka), ainsi que le tableau de relevés Raman qui suivra, sont tirés de l'article de Ostrooumov et al., 1999. Cet article compare les méthodes de diffusion Raman et de diffraction des rayons X pour la classification et l' étude de la structure de l' opale. Il nous servira de base et nous pourrons ainsi situer l'opale volcanique éthiopienne comme proche de celle du Mexique, montrant ainsi leur différence avec les opales sédimentaires d' Australie et du Brésil. Nous tentons aussi de trouver des critères capables de différencier l'opale éthiopienne de celle du Mexique. 3. CLASSIFICATION PAR LA SONDE RAMAN DES OPALES SEDIMENTAIRES ET VOLCANIQUES. La spectrométrie Raman confirme que les opales volcaniques sont mieux cristallisées que les sédimentaires. En effet la position du pic de la silice pour les opales varie entre les positions des composés cristallisés de la silice, et celle de la silice amorphe. On retrouve dans les opales volcaniques des valeurs proches de celles obtenues pour ces composés cristallisés: cristobalite-œ, tridymite-œ et quartz-a (ce dernier étant parfois dans l'opale une inclusion, et non un composant). ​ ​ La bande principale de la silice se situe entre 300 et 340 cm- 1 pour les opales volcaniques, contre 375 à 420 cm" pour les opales sédimentaires. Dans ces dernières la bande est parfois très aplatie. La bande de l'eau est assez faible vers 3250 cm- 1 dans les opales volcaniques, alors qu'elle est souvent très large centrée à 2950 cm" environ dans les opales sédimentaires. La largeur de ce pic augmente avec le désordre dans la structure, car ce désordre permet de loger plus d'eau moléculaire et de groupements OH. (Ostrooumov, 1999). Cette méthode présente l'avantage d'être non destructive et applicable aux pierres serties. Elle donne aussi des informations sur I'hydratation de l' opale (chose impossible par diffraction des rayons X), ainsi que sur son origine géographique. Enfin, contrairement aux résultats de diffraction des rayons X, les spectres Raman des opales sont parfois spécifiques d'un gîte donné. ​ ​ ​ Les jeux de couleur des opales Les opales nobles, un effet de diffraction de la lumière Les jeux de couleurs visibles sur les opales nobles, sont un point de convergence de l'intérêt des commerçants et des scientifiques. Car outre la beauté qu'ils procurent à la pierre, ils sont aussi le reflet d'une structure interne particulièrement régulière. Une donnée importante dans les deux classifications est l'apparition ou non des jeux de couleurs qui caractérisent les opales nobles. Il est démontré que deux conditions au mois sont indispensables à la présence de diffraction dans les opales nobles : Les petites sphères de silice doivent être de taille uniforme et elles doivent être arrangées en couches ordonnées d'épaisseur régulière. Lorsqu'un faisceau de lumière blanche traverse une zone dans laquelle chaque plan d'empilement diffracte le même domaine du spectre, il en résulte un phénomène de superposition des rayons réfléchis. Ceci explique la pureté des couleurs réfléchies, sachant qu'une seule couleur est observable, pour un angle donné entre l'observateur et le rayon incident. Le principe est proche de l' effet de labradorescence présent chez certains feldspaths plagioclases. Mais dans ces derniers, les couches successives sont de natures différentes (indices). Elles sont aussi d'épaisseur différentes dans le cas des feldspaths. Figure 16. Seule une fenêtre du spectre est réfléchie. (Fritsch et al,. 2001) Ainsi, on comprend pourquoi l' effet de diffraction visible dans les opales nobles nécessite un peu de transparence pour s' exprimer: une couche assez mince de ces plans de diffraction (avec réflexions partielles), équivaut à une réflexion totale de la longueur d'onde diffractée. Cette longueur d'onde dépend de la dimension des sphères et de l'angle entre l'observateur et le rayon incident (Lehmann, 1978; d'après Fritsch et al., 2001). La formule pour calculer la longueur d'onde λ des couleurs de diffraction est la suivante: λ (maximum) = 2.37xD λ (minimum) = 0.72 l (maximum) Où D est la largueur des plans « diffractants » (qui correspondent au diamètre des sphères de silice), et 2.37 est une simplification de la loi de Bragg tenant compte de l'indice des sphérules (Sanders, 1964; d'après Ostrooumov et al., 2000). On note un maximum et un minimum car la variation de la couleur se fait en fonction de l'angle entre l'observateur et la pierre. Il est établi que dans les opales nobles, les sphérules sont rangées en couches régulières, d'une épaisseur comprise entre 150 et 450 nm : - De 150 à 180 nm, on observe une couleur bleue à violette - de 200 à 236 nm, la couleur réfléchie est le vert - de 240 à 316 nm, aux plus grosses sphères correspondent le jaune, l'orange et le rouge. - Au-dessus de 320 nm elles ne donnent plus d'effet de diffraction dans le domaine visible. L'effet de diffraction en lumière transmise Cet effet est visible dans les opales nobles transparentes, ainsi que dans les opales nobles hydrophanes une fois qu'elles sont rendues transparentes par l'absorption d'eau. Les opales volcaniques mexicaines semblent nombreuses à produire cet effet aussi appelé « contra-Iuz ». Nous verrons plus loin que cette appellation « contre jour» peut paraître mal adaptée pour décrire le phénomène. Car ce phénomène se produit dès que l'on injecte une forte lumière à travers la pierre, et ce quelle que soit la position de l'observateur. Cet effet interne de diffraction ne se révèle donc qu'en lumière transmise, condition nécessaire et suffisante qui sous-entend une transparence de la pierre. Voici néanmoins (figures 17 et 18 ci-après) quelques belles opales du gisement d'Opal Butte, en Oregon, aux Etats Unis (Smith, 1988 ), dont les jeux de lumière internes sont légèrement différents de ceux des opales mexicaines et éthiopiennes. Sur ces photographies, les zones de diffraction sont petites et nombreuses; dans nos échantillons ces zones de diffraction sont plutôt étendues avec, sur une même pièce, peu de variations dans les couleurs. C'est notamment le cas pour les échantillons d'opale de feu rouge-marron que nous appellerons la variété « chocolat»: dans cette dernière, les couleurs majoritairement diffractées sont le rouge et le vert. Ce qu'il faut retenir ! L’origine de la couleur dans l’opale a fait l'objet de nombreuses théories. Cependant, il a maintenant été démontré que le réseau régulier de sphères et de vides dans l’opale diffracte la lumière blanche en la divisant dans la gamme complète des couleurs spectrales. La couleur observée dépend principalement de l’espacement des couches, qui est déterminé par la taille des sphères. ​ Pour former une opale précieuse, ces sphères de silice doivent être disposées en réseaux ordonnés et étroitement assemblées pour diffracter la lumière blanche en différentes couleurs spectrales et produire un jeu de couleur dans la gamme de lumière visible allant du violet au rouge (longueur d’onde 400 - 700 nm). Les sphères de silice dans ces réseaux ordonnés varient généralement en taille d’environ 150 à 440 nm et leurs différentes tailles diffractent différentes longueurs d’onde de la lumière. Par exemple, les sphères d’environ 200 nm de diamètre renvoient la lumière bleue à l’œil, tandis que celles de 250 nm renvoient la lumière verte et celles de 320 nm renvoient la lumière rouge. En outre, la disposition ordonnée des sphères de silice a également entraîné la formation de groupes parallèles distinctifs de cristaux colloïdaux photoniques d’opale précieuse, formant des bandes ou des taches de couleur. Ensemble, les sphères de silice ordonnées combinées à des dislocations et à des jumelages dans ces cristaux colloïdaux facilitent les zoness de lumière diffractée de forme irrégulière. Cela conduit à des taches discrètes de couleur magnifique lorsqu’une opale gemme est tournée – également connue sous le nom de « jeu de couleur »! La couleur observée dépend également de l’angle sous lequel la lumière frappe les sphères et de la position de l’observateur. Cela peut facilement être démontré en faisant pivoter une opale à feu rouge et en voyant une zone particulière passer du rouge, de l’orange, du jaune, du vert, du bleu, du violet à mesure que l’angle d’incidence pour l’observateur est augmenté. L’opale verte n’affichera que des couleurs vertes à bleues lors de la rotation, car la taille de la sphère contrôle la couleur d’ordre le plus élevé observée. Une opale bleue lorsqu’elle est tournée n’affichera que la couleur bleue, violette à noire car la taille de la sphère ne produit pas les couleurs vertes ou rouges plus élevées. Since 01-06-2021 En revanche, l’opale potch (opale sans couleur) est constituée d’une masse pêle-mêle de sphères de silice qui ne diffracte pas la lumière blanche. Si les sphères de silice sont cimentées ensemble irrégulièrement, la porosité est considérablement réduite, par conséquent la lumière passe directement à travers l’échantillon sans être diffractée pour produire de la couleur. Le résultat final est juste une opale potch claire. Dans l’opale potch, il n’y a pas de jeu de couleurs, les sphères de silice sont soit trop petites pour même produire la couleur bleue même lorsqu’elles sont disposées selon un motif régulier, soit les sphères de silice sont d’un assortiment de tailles différentes et ne produisent pas le tableau régulier requis pour la diffraction des couleurs. Opales biogènes Opales biogènes Deux exemples Bélemnites et Bois fossile Après la mort de l'animal le cadavre s'est retrouvé, au fond de la mer, dans des sédiments argileux riches en silice, particulièrement en silice d'origine biologique, radiolaires dissout dans l'eau de mer et concentrés dans les boues argileuses. Durant la diagénèse, période extrêmement longue qui se mesure en millions d’années, sous l’action d’acides la silice se transforme en gel. Lorsque les niveaux d’acide chutent le gel de silice se durci après s’être déposé minérales fossilisées du calamar. Le processus est à peu de chose près le même pour les bois fossiles opalisés. Le gel se dépose dans les vacuoles du bois antérieurement fossilisé. La silice biogène des radiolaires est amorphe (= non cristalline) quand elle est observée aux rayons X . Elle est appelée opale-A (opale amorphe). Cette opale-A est instable et tend à se transformer en opale-CT (qui correspond à un mélange d'opale de cristobalite et de tridymite). Une roche à ce stade est appelée porcelanite. La transformation de l'opale-A en opale-CT résulte d'un mécanisme de dissolution-précipitation (Mizutani, 1966). Relations entre diagenèse, minéralogie et lithologie des roches siliceuses de la Formation de Monterey (d'après Pisciotto et Garrison, 1981). À plus haute température (enfouissement ou flux thermique plus important) ou avec le temps, l'opale-CT se transforme en calcédoine et/ou quartz microcristallin, qui représente une phase siliceuse stable. Loi de Bragg adaptée à la diffraction de la lumière dans l'opale précieuse. Ce phénomène peut être décrit par la loi de Bragg qui est à l’origine le résultat d’expériences sur la diffraction des rayons X ou des neutrons sur les surfaces cristallines sous certains angles: Angle de Bragg adapté à la structure de la sphère de silice de l’opale précieuse produisant un jeu de couleur. Photo au Microscope Électronique à Balayage montrant la structure des sphères de silicium dans l'opale précieuse. Grossissement x 40 000. La Loi de Bragg explique pourquoi les opales avec un jeu de couleur rouge sont généralement capables de montrer toutes les autres couleurs prismatiques (au moins lorsque la pierre est inclinée et vue sous des angles plus bas). Loi de Bragg Ici vous pouvez télécharger le PDF du mémoire de Diplôme d'Université de Gemmologie de Yannick Mandaba : Particularités des opales d' Éthiopie. Since 01-01-2022

  • Malachite | Musée Minéralogie Passion| mineralogie.club

    Les meilleurs gisements sont africains. La République démocratique du Congo offre de spectaculaires spécimens mamelonnés à structure interne concentrique et stalagmitiques, ils proviennent de la province du Shabat (Katanga), la mine de l'Etoile en particulier. La mine de Mashamba West, dans la région de Kolwezi, offre des cristaux pluricentimétriques d'origine primaire. Au Congo-Brazzaville dans la mine de Mindouli on trouve aussi des cristaux semblables. La mine Kabvé en Zambie est connue pour ses stalactites. Onganja en Namibie offre des cristaux pluricentimétriques en pseudorhomboèdres qui peuvent atteindre 10 cm et celle de Tsumeb est connue pour ses pseudomorphoses. Au Maroc ce sont les gisements de Touissit à Oujda, Bou Skour et Kerrouchen qui sont les plus représentatifs. En Australie la mine Brown’s Prospect, Rum Jungle, offre des spécimens de malachite mamelonnée associée à la cérusite. En Arizona, aux États-Unis, c'est dans la région de Bisbee que l'on trouve des spécimens réniformes pluridécimétriques, ainsi que des stalactites pluridécimétriques. Dans le district de Sysert, en Russie, la mine Gumeschevsk et la mine Mednoroudiank, Nijni Taguil, offrent de beaux spécimens mamelonnés, dont des blocs de plusieurs tonnes, utilisés comme pierres ornementales. (voir plus bas les objets du musée de Saint-Pétersbourg.) En Chine on peut citer les spécimens spectaculaires du Guangdong à Shilu. En France, citons : La mine antique de Bouque Payrol à Fayet dans l’Aveyron ; La région de Saint-Afrique ; Carrière de Cuzac ; Les pseudomorphoses de cuprite à Chessy dans le Rhône ; Cap Garonne dans le Var ; Dans le Bas-Rhin, les trois occurrences, Ste Marie aux Mines, Val d’Argent, Saint-Nicolas, Neuenberg et la mine Mollau connue pour ses masses fibreuses, dont les cristaux, atteignent 2 cm. La mine Mérétrice en Nouvelle-Calédonie. MALACHITE La malachite est un carbonate monoclinique, du sous-groupe des carbonates anhydre, c'est un minéral secondaire des zones d'oxydation des gisements cuprifères. Le plus souvent associer à l'azurite, la cuprite la cérusite, la chrysocolle, la calcite, la limonite, la calcédoine, etc. C'est un minerai de cuivre. Les rares cristaux sont aciculaires où prismatiques parfois flabelliforme. On la trouve le plus souvent sous forme massive, botryoïdale, mamelonnée, fibreuse, stalactitique, en agrégats fibroradié, concrétionnée, en croûte radiée, en enduit. On la rencontre souvent en pseudomorphose complète au partielle de l’azurite le plus souvent tabulaire. Elle ne doit pas être confondue avec la pseudomalachite qui est un phosphate de cuivre de même couleur. Étymologie. Vient du latin malachites déformation du grec ancien molochē (μολóχη), variante de malachē (μαλάχη), avec le rapprochement (12è siècle) avec « Mauve » la plante, pour la couleur des feuilles. Découverte et localité-type : inconnus (haute antiquité). MUSÉE "Minéralogie Passion" "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! Minéralogie Passion Scannez-moi ! Sources : ​ Littérature Minéraux (Julien Lebocey) aux éditions du Piat ​ Internet Mindat Wikipédia Salle des Malachite, Palais de l'Emitage, Saint-Petersbourg, Russie. Photos JJ Chevallier - 2017 Malachite fibreuse, Brixlegg, Tyrol, Autriche.jpg Malachite botryoïdale veloutée, Shilu Mine, Yangchun Co., Yangjiang, Guangdong, Chine. Malachite avec flocons de cérusite, Palabanda, district de M'fouati,Bouenza, Congo-Brazzaville. Malachite, mine Christiana132, Kamariza, Laurion, Grèce.jpg Malachite, Cobaltocalcite, recouvert de micro quartz, mine Mashamba West, district de Kolwesi, Shaba, RD Congo. Malachite, Arroyo Verdelecho, Gérgal, Almeria, Andalousie, Espagne. Malachite sur quartz, Bouch Payrol, Aveyron, France. Malachite sur goéthite, nine Mashamba Ouest, projet cuivre-cobalt Sicomines, district minier de Kolwezi, Lualaba, RD Congo. Malachite pseudomorphose de cuprite, mine de Luishia, district de Kambove , Haut-Katanga, RD Congo. Malachite sur baryte et quartz, massif de l'Arize, Séronais, Ariège, Occitanie, France. Malachite et Shattuckite, Kandesei, Opuwo Rural, région de Kunene, plateau de Kaokoveld, Namibie. Malachite et dioptase, Tsumeb, Namibie. Malachite et azurite, mine Milpillas, Cuitaca, municipalité de Santa Cruz, Sonora, Mexique. Malachite, Segnitite, Carminite, Meleg Hill, Lovasberény, montagnes Velencei, comté de Fejér, Hongrie. Pseudomachite après cuprite sur azurite, Chessy-les-Mines, Rhône, France. Malachite, Shilu Mine, Yangchun Co., Yangjiang, Guangdong, Chine. Malachite, Mont-Roc, Villefranche d'Albigeois, Tarn, France. Malachite, mine de Shangulowé, district de Kambové, Lualabi, R.D. Congo. Malachite, mine de Shilu, Yangchun Co., Yangjiang, Guangdong, Chine. Malachite, Mont-Roc, Villefranche d'Albigeois, Tarn, France. Peudomorphose complète de Malachite après azurite, Tsumeb, eégion d'Oshikoto, Namibie. Mine Mérétrice, Vallée de la rivière Diahot, Nouvelle-Calédonie, France. Malachite, Seabra, Bahia, Brésil. Malachite et azurite, Concepcìon del Oro, Zacatecas, Mexique. Malachite botryoïdale veloutée, Shilu Mine, Yangchun Co., Yangjiang, Guangdong, Chine. Clic pour agrandir... Since 14-02-2022

  • Gemmes, synthèses, imitations, traitements | mineralogie.club | Y. Lulzac | JJ Chevallier

    Coup d’œil sur les synthèses, imitations et traitements appliqués sur les pierres taillées de joaillerie. AVANT-PROPOS. Combien de fois les membres du Centre de Recherche Gemmologique de Nantes n'ont-ils pas entendu cette angoissante question dans le cadre d'un quelconque salon minéralogique : « la pierre ornant cette bague, est-elle vraie ou fausse ?... » Bien que souvent posée sur le mode badin, pour de nombreuses personnes cette question peut être angoissante car sous-entendant de grosses sommes d'argent éventuellement disponibles en cas d'extrême nécessité. Malheureusement, dans beaucoup trop de cas, la réponse est négative, provoquant chez le propriétaire de la pierre, soit une grande tristesse, soit un doute sur la qualité d'une expertise très souvent sujette à caution à cause de sa gratuité. Expertise que l'on s'empressera donc de vérifier, soit chez le "bijoutier de famille", soit dans un laboratoire d'expertise lequel, bien sûr, fera payer sa prestation à un prix qui pourra dépasser la véritable valeur de la pierre. Il peut paraître étonnant que tant de pierres "anciennes" soient "fausses" alors qu'on à tendance à imaginer les époques passées exemptes de telles marchandises. Pourtant la fabrication, par exemple de verre teinté en imitation de pierres naturelles, ne date pas d'aujourd'hui puisqu'elle se pratiquait depuis la très haute Antiquité. Il est vrai qu'autrefois on accordait plus d'attention à la couleur d'une pierre plutôt qu'à sa nature. Ce qui ne semble pas être toujours le cas à l'heure actuelle. Mais pour autant peut-on reprocher, par exemple, aux souverains d'Angleterre d'arborer un spinelle rouge plutôt qu'un rubis birman sur leur couronne impériale ? A l'heure actuelle, la véritable nature des pierres vendues sur les marchés, les marchés exotiques plus particulièrement, pose de nombreuses interrogations, que ce soit dans le domaine des pierres de synthèse ou dans celui des améliorations ou traitements au point que, dans certains cas, le matériel standard du gemmologue ne suffit plus pour résoudre certains problèmes particuliers. Néanmoins, avec un peu d'expérience et du bon matériel classique de gemmologie, il est possible de se faire une idée précise sur la qualité de la plupart des pierres en circulation de par le monde. On fera donc ici un rapide tour d'horizon sur les diverses manipulations que l'on peut pratiquer à l'heure actuelle sur les pierres de joaillerie. La plupart de ces manipulations ayant été évoquées également dans les ouvrages cités en bibliographie. Seules seront considérées ici les pierres dites « de couleur », c'est-à-dire autres que le diamant bien que ce dernier puisse aussi être coloré. Il s'agira donc de ce que l'on dénomme communément les "fausses pierres" étant entendu que les "vraies pierres" sont des pierres naturelles dont la couleur est d'origine et sur lesquelles les seules interventions humaines ne se limitent qu’à une action de taille et de polissage. 1- Les pierres de synthèse, c'est-à-dire les pierres ayant la même composition chimique que les pierres naturelles mais qui ont été élaborées par l'homme. On connaît les procédés suivants : 1-1- La fusion à haute température pour ce qui concerne les corindons (saphirs de différentes couleurs ou rubis) ou les spinelles, et qui est actuellement le procédé le plus connu et le moins onéreux. Le principe consiste à projeter de la poudre d'alumine dans la flamme d'un chalumeau. L'alumine fond et se dépose sur un germe animé d'un mouvement de rotation. Il se forme un corindon cristallisé mais qui portera l'empreinte de son mode particulier de fabrication. Ces particularités non naturelles pourront se manifester sous forme de "stries de croissance" ou autres anomalies optiques qui aideront à distinguer ces synthèses des pierres naturelles. Ce procédé, appelé synthèse Verneuil du nom de celui qui l'a mis au point dès 1891, est toujours utilisé à grande échelle puisque l'on évalue à environ 200 tonnes la quantité de pierres produites annuellement de par le monde, entre autres dans les Alpes françaises et suisses. Au début du vingtième siècle, on peut penser que la vente de ces pierres réalisée en première main devaient se faire en toute honnêteté et à des tarifs évidemment très inférieurs à ceux des pierres naturelles. Mais on ignore les conditions exactes des ventes en seconde main et il est certain que des négociants peu scrupuleux ne se sont pas privés de commercialiser des pierres de synthèse de peu de valeur au prix des pierres naturelles de qualité supérieure. Il est évident que la qualité exceptionnelle de ces synthèses Verneuil peut paraître suspecte, aussi est-il possible de leur donner un cachet plus naturel en les soumettant à un choc thermique qui provoquera la formation d’imperfections telles que des micro fractures ou des givres. 1-2- La voie hydrothermale qui se rapproche le plus des conditions naturelles de formation mais dont la mise en œuvre est plus délicate. Ce procédé utilise des autoclaves dans lesquels on met en solution aqueuse, à haute température, des éléments de base qui cristalliseront dans certaines conditions de pression et de gradient thermique. Dans ce cas, les pierres, les corindons et les émeraudes en particulier, montreront aussi certaines particularités dont des inclusions spécifiques ou des anomalies optiques. Ce procédé est également très employé pour produire du quartz, coloré ou non, qu'il n'est pas toujours aisé de distinguer des naturels 1-3- La dissolution anhydre qui permet de faire cristalliser des corindons et des émeraudes à haute température dans un milieu dépourvu d'eau. Là aussi, les pierres issues d'un tel traitement montreront des inclusions et des anomalies optiques rarement ou jamais rencontrées dans la nature. Pour ce qui concerne les émeraudes, ce procédé a été largement développé à partir de 1940 (procédé américain Chatham), et ensuite repris en 1964 (procédé français Gilson). 1-4- La sédimentation en phase aqueuse qui permet de réaliser des opales nobles dont la composition chimique, légèrement différente de celle des pierres naturelles, la positionne à la limite des imitations. Ce procédé a été développé en France par Gilson dès 1974. 2- Les pierres traitées. Ce sont des pierres naturelles sur lesquelles on applique des techniques destinées à en améliorer la couleur et la transparence. Et dans ce domaine, l'ingéniosité humaine n'a guère de limites car, périodiquement, le gemmologue se trouve confronté à de nouveaux traitements qui, souvent, lui sont de plus en plus difficile à mettre en évidence. Pour ce qui concerne les traitements destinés à améliorer la couleur des pierres naturelles on connaît les méthodes suivantes : 2-1- Le traitement thermique simple, le plus utilisé à l'heure actuelle, qui consiste à chauffer les pierres à plus ou moins haute température en atmosphère oxydante ou réductrice et dans un milieu neutre ou enrichi en éléments bien précis. C'est le traitement que l'on emploie maintenant, et pour ainsi dire d'une manière systématique, sur les corindons et plus particulièrement sur les saphirs. A partir d'une pierre d'un bleu verdâtre ou jaunasse, on parvient à obtenir un beau bleu du plus bel effet. Rares sont les saphirs présentés en bijouterie qui n'ont pas bénéficié d'une telle amélioration, d'autant plus qu'elle est maintenant officiellement considérée comme étant un "traitement traditionnel" dispensant le vendeur de révéler à son client l'origine exacte de la couleur de sa pierre (décret 2002-65 du 14 janvier 2002). Sachant que ce traitement est irréversible, on peut alors se poser la question de savoir où se situe la limite de l'escroquerie… Souvent ce mode de traitement est relativement facile à mettre en évidence par l'examen, sous fort grossissement, des inclusions naturelles de la pierre dont la forme ou leur proche environnement pourra être modifié. L'ambre peut également subir un léger chauffage de façon à faite apparaître des inclusions de formes esthétiques en « feuilles de nénuphar ». 2-2- Le traitement thermique par diffusion. Si le chauffage d'un saphir bleu très clair ou presque incolore est réalisé dans un milieu enrichi en titane, la pierre prendra une belle couleur bleue grâce à la diffusion, généralement superficielle, de ce métal au sein de la pierre. Des zonages de couleur caractéristiques peuvent alors être mis en évidence dans certaines conditions et servir ainsi de moyen de détection. 2-3- Le traitement au béryllium. Il s'agit d'un traitement thermique à haute température permettant la diffusion, jusqu'au cœur même de la pierre, non plus de titane mais de béryllium. Ceci dans le but de modifier agréablement la couleur bleue d'un saphir mais aussi, et surtout, de conférer à certains corindons sans valeur une superbe teinte rose orangé identique à celle des célèbres saphirs padparadschas. Souvent, la température élevée nécessaire à ce traitement peut laisser des traces caractéristiques sur les inclusions naturelles de la pierre. Sinon, une analyse chimique s'impose, mais à l'aide d'un appareillage lourd. De nombreuses autres pierres sont également sujettes à une amélioration par chauffage. Entre autres on peut citer les aigues-marines afin de renforcer leur couleur bleue; les tourmalines pour éclaircir les tons rouges trop foncé; les zircons pour changer leur couleur brune en bleu ou incolore; les quartz améthystes qui virent au jaune citrin, les tanzanites à nuances brunes ou jaune, qui deviennent d'un beau bleu violet, etc. 2-4- L'irradiation (rayons gamma, neutrons, électrons) qui permet de produire des quartz noirs ou améthystes à partir de pierres incolores ou jaunes; de donner une belle couleur bleue à des topazes incolores; de renforcer la couleur rose des tourmalines; de conférer une couleur brun-rouge à des zircons incolores, etc. Contrairement à ce qui a pu être rarement observé jadis, ces traitements ne provoquent plus actuellement de radioactivité gamma rémanente. 2-5- L'application d'un pigment coloré sous forme liquide ou de vernis, soit sur la surface de la pierre, soit au sein même de celle-ci en profitant de sa porosité ou de la présence de micro-fissures. C'est ainsi que la porosité naturelle des agates se prête très bien à ce genre d'amélioration mise au point depuis fort longtemps. De même, il sera possible de renforcer la couleur des turquoises, lapis-lazuli ou jades grâce à leur porosité ou à la présence de fissures. 2-6- L'amélioration de la transparence des pierres d'aspect pierreux plus ou moins chargées d'inclusions ou de fractures (les givres). Le procédé le plus courant et le plus anciennement connu consiste à faire pénétrer, sous vide ou à pression ordinaire, une huile végétale (huile de cèdre en général) dans les givres des émeraudes. C'est un procédé très ancien et reconnu comme étant "traditionnel", donc sans devoir de divulgation. Il améliore la clarté des pierres mais n'a aucune incidence sur leur couleur ni sur leurs inclusions lesquelles, si elles ne sont pas trop gênantes, pourront même apporter une petite plus-value sous le nom de "jardin de l'émeraude". Ce qui est paradoxal car, normalement, moins il y a d'inclusions, plus grande est la valeur de la pierre. Le remplissage des fractures peut s'effectuer également à l'aide de résines synthétiques incolores ou même colorées si l'on veut, par la même occasion, améliorer la couleur de la pierre. C'est ce qui a été récemment appliqué sur les émeraudes, mais sans suite car la polymérisation des résines s'effectue avec de très légères variations de volume qui induisent des tensions internes pouvant fragiliser les pierres. De plus ces résines ont parfois tendance à jaunir au vieillissement ce qui, bien sûr, contribue à modifier la couleur originelle de la pierre. Néanmoins, ce traitement n'a pas été totalement aboli. Le remplissage, ou imprégnation, des fractures et givres peut être aussi effectué à l'aide de matières vitreuses silicatées et boratées. Ce genre de traitement, connu sous le nom de "glass fill", a été appliqué depuis longtemps sur les saphirs, rubis et diamants. Depuis, la pratique s'est maintenue et même largement développée grâce à la découverte de nouvelles formules de verre dont l'amélioration a porté sur leur fluidité ainsi que sur leur indice de réfraction par l'ajout de sels de plomb. C'est ce qui permet actuellement d'écouler les gros stocks inutilisés de rubis plus ou moins fracturés et d'aspect pierreux de provenances diverses. Ce traitement, appliqué sur des pierres peu givrées, entre dans la catégorie des imprégnations classiques par une matière étrangère, mais qui ne modifie pas la couleur originelle des pierres. En l'occurrence, les rubis actuellement traités de cette manière, arborent souvent une magnifique couleur naturelle. Le fait que ces pierres aient été imprégnées ou "glass filled", contribue évidemment à diminuer leur valeur marchande, mais pas au point de provoquer l'effondrement de leur marché comme on peut le constater à l'heure actuelle. Par contre, l'application de ce procédé sur des pierres extrêmement fracturées voire complètement disloquées est quelque peu abusif car l'on rentre alors dans le domaine des pierres reconstituées. De plus, ce verre de nouvelle génération est sensible à la chaleur ainsi qu'à certains produits ménagers. Ce qui tend, dans certaines circonstances, à déformer ou fracturer les pierres ainsi traitées. A l'heure actuelle, ces rubis « rebouchés au plomb » sont commercialisés dans le monde entier et constituent une grosse part des pierres offertes sur les marchés exotiques. 3- Les imitations 3-1- De pierres naturelles par des pierres naturelles d'une autre espèce et de moindre valeur. Par exemple, les pierres de remplacement sont très souvent des grenats ou du quartz. Détecter la tromperie revient alors à mettre un nom sur la pierre de remplacement, ce qui est du ressort de quiconque possédant les compétences et le matériel de base nécessaire. L'exemple type de cette manipulation est le remplacement d'un rubis par un spinelle ou un grenat. 3-2- De pierres naturelles par des composés artificiels. Le plus commun de ces composés étant un verre plus ou moins chargé en sels de plomb pour en renforcer l'indice de réfraction. La présence de bulles ou d'une texture fluidale observable à l'aide d'une simple loupe permet souvent de détecter la fraude, mais pas toujours. Les résines synthétiques se positionnent également pour une bonne part dans les imitations les plus courantes. Beaucoup de composés artificiels proviennent de certaines industries de pointe réalisant des essais entrant dans le domaine de l'électronique ou autres. Souvent, ces composés sont disponibles en quantités limitées mais si leur apparence, leur couleur ou autres qualités susceptibles de rivaliser avec des composés naturels sont reconnues, ils peuvent faire l'objet de fabrications spécifiques afin d'être commercialisés sur le marché des gemmes. C'est, par exemple, le cas du YAG (yttrium aluminium garnet) issu de l'industrie des lasers et qui a acquis une certaine notoriété dans le domaine des imitations du diamant. Ou encore le cas de l'oxyde de zirconium qui est actuellement la plus courante et convaincante imitation du diamant ou autres pierres de couleur. Et enfin la moissanite, plus connue sous le nom de carborundum utilisé pour ses propriétés abrasives (meules, poudres à polir, etc.). Cette moissanite n’est guère utilisée pour simuler une pierre de couleur mais, lorsqu’elle est incolore, elle constitue un redoutable concurrent du diamant à cause de sa grande dureté et surtout de sa thermo-conductivité identique. Ce dernier point est important car, jadis, il était le principal critère de reconnaissance rapide utilisé par tous les bijoutiers. Heureusement, les moissanites non montées sont très faciles à différencier des diamants (densités différentes). 4- Les pierres reconstituées (ou composites) qui sont le résultat de trois manipulations possibles : 4-1- Le collage d'un élément minéral ou synthétique de peu de valeur en remplacement d'une partie de la pierre naturelle. Vue par transparence, l'amélioration sera du plus bel effet. Dans ce cas, la table de la pierre pourra être naturelle tandis que sa culasse sera d'une nature différente. C'est ce que l'on appelle un "doublet". Dans d'autres cas, un film minéral ou organique coloré est inséré entre la pierre naturelle et l'élément rapporté. C'est ce que l'on nomme un "triplet". Ce type d’amélioration peut être appliqué sur la plupart des pierres dites précieuses, ainsi que sur les opales nobles par le collage d’un fond noir à la base des cabochons. En règle générale ce genre de supercherie est assez facile à mettre en évidence à condition que la pierre ne soit pas montée en serti clos. 4-2- Le collage de deux éléments identiques. Il s'agit d'une pratique peu courante qui consiste à assembler par collage deux pierres de nature et de couleur identique afin d'en augmenter le poids. C'est, par exemple, ce qui a pu être constaté parfois dans le domaine des diamants. 4-3- L’assemblage aléatoire de pierres identiques. Cette pratique n'intéresse en général que les pierres que l'on qualifie souvent d' « ornementales » telles que les turquoises, ou bien les lapis-lazulis et les jades dans une moindre mesure. L'ambre, résine naturelle fossilisée, peut également faire l'objet d'une telle pratique. Le procédé consiste à assembler d'une manière aléatoire des fragments d'une même roche ou d'un même minéral à l'aide d'un ciment à base minérale de couleur plus ou moins identique, ou d'une simple résine artificielle teintée ou non. Le résultat apparaît sous la forme d'une brèche à éléments anguleux positionnés d'une manière quelconque qui imite parfois très bien les structures bréchoïdes naturelles. Seule, la nature du ciment peut parfois donner d'utiles indications. Par contre, un ciment à base de résine synthétique sera aisé à mettre en évidence par son point de fusion peu élevé. Aux fragments d'un même minéral, il est parfois judicieux d'ajouter un autre minéral susceptible d'être rencontré en association dans la nature. Par exemple, des petits cristaux de pyrite associés au lapis-lazuli, ou des fragments charbonneux noirs associés à la turquoise. Par contre, l'ambre reconstitué ne nécessite ni ciment ni résine synthétique puisqu'il se soude à lui-même sous l'effet de températures et de pressions adéquates. Ces qualités étant d’ailleurs mises à profit au cours de cette opération pour y inclure des petits fragments végétaux ou, beaucoup mieux, des petites araignées ou des insectes récoltés quelques jours plus tôt… Manipulation principalement destinée à tromper les amateurs de pierres de collection. En guise de conclusion. Dans le domaine des transactions actuelles. Pour les non-initiés ne possédant aucune notion de base susceptible de les aider, il est évident que l'achat de pierres qualifiées de "précieuses" (couramment rubis, saphirs, émeraudes, diamants) dans beaucoup de pays "exotiques" actuels peut se révéler être une entreprise risquée malgré la délivrance d'un certificat. Il faut bien se persuader que s'il y a une "bonne affaire" en jeu, elle ne se fera jamais au profit de l'acheteur, le vendeur connaissant très bien les caractéristiques et la vraie valeur de sa marchandise. Et, dans ce domaine, il n'y a guère de mystères : une pierre naturelle de très bonne qualité ne sera jamais offerte sur le marché à un prix très inférieur à sa valeur réelle. Ce qui nécessite, pour l'acheteur, d'avoir une idée aussi précise que possible des prix pratiqués sur le marché. D'un autre côté, une pierre de synthèse ou une pierre naturelle traitée, sera en général vendue à un prix supérieur à sa valeur réelle, laquelle sera toujours difficile sinon impossible à chiffrer d'un manière exacte, trop de variables entrant en jeu. Mais si cette pierre plaît et si son prix paraît très abordable, on ne prendra guère de risques en l'achetant même sans marchandage préalable. Elle sera à inclure dans le budget des "achat souvenirs". Dans le domaine des pierres anciennes. Il faut bien admettre que, dans beaucoup de cas, nombre de personnes croyant posséder un bijou ancien de grande valeur sont souvent déçues d'apprendre qu'il n'en est rien lorsqu'elles se décident à le faire expertiser avec certificat à l'appui. Trois raisons principales à cela : - achat ancien d'une pierre sans valeur auprès d'un négociant malhonnête. - achat ancien délibéré d'une pierre sans valeur mais qui, à l'issue de multiples donations ou de successions sans expertises, finira par prendre de la valeur simplement sous la foi de la "tradition familiale" ou du fait qu'étant ancienne, elle ne peut être "fausse". Et il faut bien constater que l'évolution des idées et des croyances dans ce domaine très particulier se fait presque toujours dans le même sens. Pourtant, il arrive parfois, mais rarement, que cette évolution s'opère en sens inverse. Par exemple, une simple verroterie qui de révèle être un beau diamant. Bien sûr, à la grande surprise et satisfaction des heureux possesseurs du bijou ! - achat ancien d'une pierre de valeur mais qui, pour une raison ou une autre, aura été vendue plus tard par un des membres de la famille et remplacée discrètement par une pierre sans valeur à l'insu des autres membres de la famille… Y. Lulzac Je suis un paragraphe. Cliquez ici pour ajouter votre propre texte et me modifier. C'est facile. Je suis un paragraphe. Cliquez ici pour ajouter votre propre texte et me modifier. C'est facile. TRAVAILLER SERIEUSEMENT SANS SE PRENDRE AU SERIEUX jj.chevallier@wanadoo.fr Mentions légales Politique de confidentialité Site créé et administré par Jean-Jacques Chevallier.

  • Lonsdaléite | mineralogie.club

    LONSDALEITE La météorite “ Canyon Diablo ”, un impact vieux d’environ 49 000 ans, En 1967 cette météorite a permis la découverte d’une nouvelle structure allotrope du diamant et du graphite. Une structure du carbone bien différent de celles qui se forment sur Terre. Selon les premiers scientifiques qui l’ont analysée ce cailloux venue de l’espace, une sidérite de type octaédrite, renferme une structure différente du diamant terrestre. En effet, la structure cristalline de ce dernier était une structure microscopique entrelacée de diamant et graphite jamais vu auparavant. ​ Les minéraux composant cette météorite sont : chromite : oxyde de chrome et fer-magnésium ; cohénite : carbure de fer-nickel-chrome (même espèce cristalline que la cémentite) ; daubréelite (en) : sulfure de fer-chrome ; diamant : carbone ; graphite : carbone ; haxonite (en) : carbure de fer-nickel ; kamacite : alliage fer-nickel, le composant le plus abondant ; lonsdaléite : carbone ; moissanite : carbure de silicium (second matériau naturel le plus dur) ; schreibersite : phosphure de fer-nickel ; sulfures métalliques ; taénite : alliage fer-nickel (plus riche en nickel que la kamacite) ; troïlite : sulfure de fer. Les diamants terrestres se sont formés à grande profondeur, entre 120 et 700 kilomètres sous la surface de la Terre, où les températures atteignent plusieurs milliers de degrés Celsius. Les atomes de carbone de ces diamants bien connus sont disposés en réseau cubique. ​ Comment se forme ce type précis de "diamant" ? ​ À l’inverse, la structure de carbone contenus dans la météorite Canyon Diablo sont connus sous le nom de Lonsdaléite et ont une structure cristalline hexagonale ! La différence notable de formation de ces pierres se trouve au niveau de la température de formation ! En effet, ces diamants ne se forment que sous des pressions et des températures extrêmement élevées. Bien que les scientifiques aient réussi à fabriquer de la Lonsdaléite en laboratoire a des fins technologiques (dépôt en phase vapeur que l'on ne verra jamais en bijouterie) la Lonsdaléite ne se forme naturellement que lorsque des astéroïdes frappent la Terre. ​ Pourquoi ? ​ C’est la vitesse de chute du météoroïde entrant dans l’atmosphère qui l’échauffe à un niveau très élevé pendant la pénétration des 200 derniers kilomètre soit une dizaine de seconde et au moment de l’impact la pression est tel qu'une partie du carbone se synthétise en cette nouvelle forme proche du diamant par sa dureté. ​ La lonsdaléite peut être crée en laboratoire mais les lonsdaléites naturelles sont toutes issues d’un impact météoritique leur dureté sur l’échelle de Mohs n’est souvent que 7 ou 8 en raison d’inclusions. Décrit à l'origine comme un allotrope de carbone basé sur un réseau hexagonal (Bundy & Kasper, 1967). Németh et al. (2014) ont démontré que la "lonsdaleite" était un diamant cubique faillé et maclé. Il a également montré que d'autres polymorphes de carbone signalés peuvent s'expliquer par des défauts de maclage et d'empilement. D'autre part, Kraus et al. (2016) et Turneaure et al. (2017) ont prouvé la formation de lonsdaleite (aux côtés du diamant) - en tant qu'espèce distincte - par compression de choc du graphite. Localité type : Météorite Canyon Diablo, région de Meteor Crater, comté de Coconino, Arizona, États-Unis Polymorphe de : Chaoïte , Diamant et Graphite Ethymologie : Nommé en l'honneur de Madame Kathleen Lonsdale (née Yardley) (28 janvier 1903, Newbridge, comté de Kildare, Irlande - 1er avril 1971, Londres, Angleterre), cristallographe qui a établi la structure du benzène par des méthodes de diffraction des rayons X en 1929. Elle a également a travaillé sur la synthèse des diamants et a été un pionnier dans l'utilisation des rayons X pour étudier les cristaux.

  • Beryl violet type Maxixe | mineralogie.club | JJ Chevallier

    BERYL VIOLET TYPE "MAXIXE" D'un article de "LAB INFORMATION CIRCULAR" Traduction JJ Chevallier Ce béryl de 149,23 ct est inhabituel par sa couleur violette. Le GJEPC-GTL a récemment examiné une pierre taille coussin en différents styles mélangés, violette, pesant 149,23 ct, reçue pour identification. L’indice de réfraction standard a été mesuré à 1.570-1.580 et la densité à 2.77 ; ces valeurs sont compatibles avec le béryl. Un dichroisme distinct avec des composants violet-rose et bleu était facilement visible à la rotation de la pierre sous filtres polarisants ainsi qu’au dichroscope. Sous UV courts, une faible fluorescence verdâtre était visible, tandis qu’un spectroscope, modèle de bureau, a révélé une série de traits dans la zone rouge. Ces caractéristiques spectroscopiques sont associées au béryl bleu de type maxixe. Le spécimen était pratiquement sans inclusion et ne présentait que peu de cristaux transparents épars lors d’un examen microscopique. Les spectres UV-Vis-NIR du béryl violet présentaient un motif typique associé au béryl de type maxixe avec une série de bandes dans la région de 500 à 700 nm (trace bleue – rayon o). Les spectres UV-Vis-NIR ont montré une série de bandes d’absorption dans la région de 500 à 700 nm le long de la direction bleue (0-ray) ; un tel modèle d’absorption est généralement associé au béryl de type « maxixe » et au bleu coloré par irradiation naturelle ou artificielle. Cependant, il n’y a pas de test concluant pour déterminer si la couleur bleue est causée par l’irradiation naturelle ou artificielle ; il en va de même pour ce spécimen de béryl violet. Ce béryl violet inhabituel de type maxixe (d’une taille exceptionnelle) se distingue par sa couleur unique rencontrée pour la première fois au laboratoire – sûrement, un ajout intéressant aux couleurs du béryl. Voir l'original en anglais... http://gtljaipur.info/ProjectUpload/labDownLoad/LabInformationCircular_Vol.77_Sept2020.pdf?fbclid=IwAR2YgSCE5uSgD-qHya0GQdPuq4K5K0OyNoVXXVc6PZEOVs9HkX2NFOxzM94 Since 01-06-2021

  • L'alchimie naturelle de l'or | mineralogie.club

    LA CURIEUSE ALCHIMIE NATURELLE DE L'OR EXPLIQUÉE A TRAVERS L'EXEMPLE DES GISEMENTS DU SUD ARMORICAIN Un dossier rédigé par Monsieur Yves LULZAC ancien ingénieur géologue minier du BRGM OR... Illustration et mise en page JJ Chevallier 1-Origine de l'or. L'or, ainsi que tous les autres métaux constituant l'écorce terrestre, est disséminé dans les roches ainsi que dans les mers et océans. Ceci, bien sûr en très faibles proportions mais à des degrés plus ou moins importants suivant la nature de son hôte. Ces proportions, ou teneurs, se chiffrent en "ppb"(1) c'est-à-dire en milligrammes d'or par tonne de roches ou d'eau. C'est ainsi que la teneur moyenne en or des sols et de la partie supérieure de la lithosphère est de 5 ppb. Les chiffres peuvent atteindre en moyenne 10 ppb pour les granites, 4 ppb pour les roches ultra basiques, 7 ppb pour les basaltes et gabbros, 5 ppb pour les diorites, 3 ppb pour les calcaires et schistes argileux, 0,12 ppb pour l'eau de mer et 0,3 ppb pour l'eau douce. Bien entendu, l'extraction de l'or dans les mers, le gisement qui serait le plus vaste et le plus facile à exploiter, est impossible dans les conditions économiques actuelles. Il vaut mieux rechercher des concentrations beaucoup plus importantes même si les conditions d'exploitation sont plus difficiles et même si le potentiel récupérable est beaucoup plus réduit. Dans la nature, ces concentrations existent, aussi bien dans les roches dures que dans les alluvions des cours d'eau. On en connaît un certain nombre dans le Massif Armoricain, certaines ayant été exploitées avec profit. Mis à part les dépôts de type alluvial bien connus des orpailleurs, ces concentrations en "roches dures" se manifestent principalement sous forme de filons quartzeux ou sous forme d'amas sulfurés. 11-LES FILONS Les filons, en se rappelant qu'un filon métallifère emprunte toujours une fracture de l'écorce terrestre qui lui sert de guide. Fracture plus ou moins longue, simple ou ramifiée, ayant une direction précise et plongeant dans le sous-sol suivant un angle plus ou moins accentué (le pendage). A l'affleurement, sur la surface topographique actuelle, un filon dont l'épaisseur (ou puissance) peut varier de quelques centimètres à plusieurs mètres, peut se suivre sur plusieurs dizaines ou centaines de mètres, voire beaucoup plus, pour enfin se ramifier en de multiples filonnets ou pour laisser place à une simple fissure laquelle, le plus souvent, sera stérile. En profondeur (ou en aval pendage), un filon peut disparaître de la même manière mais, très souvent, on reste dans l'ignorance de sa fin car les recherches profondes, très onéreuses, sont toujours tributaires de l'appauvrissement du filon en matière première économiquement récupérable. Les structures filoniennes aurifères peuvent se rencontrer dans un contexte pétrographique quelconque, généralement granitique ou métamorphique. Leurs bordures (ou épontes), présentent parfois une zone d'altération plus ou moins prononcée se traduisant par la présence d'une grande proportion d'argile. Dans d'autres cas, l'altération des roches encaissantes est nulle ou peut se manifester par une certaine silicification de la roche. Dans le Massif Armoricain, le remplissage des filons aurifères est généralement constitué de quartz et de minéraux sulfurés, dont la pyrite et le mispickel (ou arsénopyrite). L'or peut alors s'y exprimer sous forme de micro-veinules mal cristallisées disséminées dans le quartz lui-même. Il y est généralement peu abondant. Cependant, il est beaucoup plus présent dans les sulfures, soit sous forme minéralogique mais extrêmement fine, soit sous forme ionique. Dans tous les cas, cet or restera toujours invisible à l'œil nu. Cette partie du gîte, que l'on nomme protore(2), contient donc de l'or que l'on pourra qualifier de "primaire". Toujours dans le Massif Armoricain, la teneur en or des protores connus, déjà exploités ou non, est en moyenne d'une dizaine de grammes à la tonne de minerai tout-venant. Avec parfois, mais très localement, des zones enrichies de faible extension pouvant atteindre les 50 grammes à la tonne. Cet or représente le potentiel du gisement qui peut être exploitable sous certaines conditions : géométrie favorable et bonne tenue des terrains ; traitement du minerai ne posant pas de problèmes particuliers et permettant d'obtenir un bon coefficient de récupération ; conjoncture économique favorable compte tenu des teneurs et des tonnages espérés, et aussi de la méthode d'exploitation (en carrière à ciel ouvert ou en souterrain). En France, toutes les zones filoniennes affleurantes sur la surface topographique à partir de la fin de l'ère tertiaire, ont été le siège de phénomènes d'oxydo-réduction s'étendant jusqu'au niveau de battement de la nappe phréatique (en général entre 10 et 20 mètres de profondeur). Phénomènes à l'origine de concentrations minéralogiques d'or natif (phénomène de pépitisation). Mais, dans l'état actuel des connaissances acquises à l'issue des recherches minières de la fin du vingtième siècle dans le Massif Armoricain, de tels niveaux enrichis ne sont plus observables de nos jours car ayant été exploitées dans l'Antiquité (travaux gallo-romains ou antérieurs). Les seuls témoins de ces anciennes mines apparaissent encore parfois sous forme de mares ou d'excavations plus ou moins remblayées qui peuvent s'aligner sur plusieurs kilomètres (par exemple la "ligne des Miaules" du district de Château Gontier en Mayenne, ou la ligne des "Aurières" de la région de la Poëze-Angrie dans le Maine-et-Loire). Quelques rares autres témoins peuvent aussi se manifester à la faveur de découvertes fortuites de "pépites" d'or natif oubliées ou égarées par les anciens mineurs… Pour ce qui concerne les exploitations modernes d'or du Massif Armoricain on peut citer : - La mine de la Bellière sur la commune de Saint-Pierre-Montlimart dans le Maine-et-Loire qui a fourni 10,4 tonnes d'or à teneur moyenne de 9 g/t. Son activité a cessé en 1952. - La mine de La Lucette sur la commune du Genest en Mayenne qui a fonctionné de 1905 à 1939. En plus de 42.000 tonnes d'antimoine, elle a fourni 8,35 tonnes d'or à teneur moyenne de 10 g/t. - La mine du Semnon sur la commune de Martigné-Ferchaud en Ille-et-Vilaine qui à fourni environ 500 tonnes d'antimoine et, probablement, quelques kilogrammes d'or. Un autre gîte aurifère a été découvert récemment mais il n'a pas été exploité. Il s'agit du gîte de Lopérec dans le département du Finistère dont les réserves sont estimées à 3,9 tonnes d'or à teneur moyenne de 7,8 g/t. Il ne s'agit pas, à proprement parlé, d'un gîte filonien quartzeux, mais plutôt d'une imprégnation de sulfures aurifères au sein d'une zone de cisaillement affectant des sédiments paléozoïques riche en matière organique. Ce gîte qui ne semble pas avoir été découvert ni exploité dans l'Antiquité, ne porte pas l'empreinte d'une altération superficielle classique génératrice d'une pépitisation secondaire de l'or. La cause est probablement à rechercher dans le proche environnement fortement réducteur du gîte primaire. 12-LES AMAS SULFURÉS Les amas sulfurés sous forme de colonnes ou de corps massifs généralement de géométrie elliptique encaissés dans des séries sédimentaires ou volcano-sédmentaires. Actuellement, ce type aurifère n'est connu dans le Massif Armoricain qu'à un seul exemplaire : le gisement de Rouez-en-Champagne dans la Sarthe, dont la partie oxydée, ignorée des Anciens si ce n'est pour ses teneurs importantes en fer, a été récemment exploitée. Encaissé dans des schistes noirs datés du Briovérien, ce gisement est principalement constitué de pyrite et pyrrhotine auro-argentifères avec chalcopyrite, galène et blende (sphalérite) subordonnées. L'or y est exprimé sous forme de microparticules invisibles à l'œil nu et la teneur du protore non oxydé est d'environ 1 gramme d'or à la tonne de tout-venant, tandis que la zone soumise à des phénomènes d'oxydo-réduction à montré une teneur voisine de 8,5 grammes à la tonne en moyenne avec des zones enrichies, mais très locales, à 77 grammes à la tonne. Au total, de 1989 à 1995, la production d'or a été de 2,6 tonnes, et celle d'argent de 9,1 tonnes. Un second gîte pouvant se rattacher à ce type est connu dans le Massif Armoricain. Découvert récemment, il n'a pas été exploité. Il s'agit du gîte de la Haie Claire dans la région de Saint-Georges-sur-Loire (département du Maine-et-Loire), avec un tonnage d'or estimé à 1,2 tonne à teneur voisine de 2 g/t. 2-LE Phénomène DE PEPITISATION de l'or. 21-CAS des filons quartzeux SULFURÉS ​Comme entrevu plus haut, l'or peut s'exprimer minéralogiquement dans le protore sous forme de fines particules sans formes cristallines nettes. A l'approche de la surface topographique, une formation filonienne de ce type s'oxyde intensément sous l'effet des eaux météoriques qui vont percoler jusqu'à la nappe phréatique dont le niveau variera au rythme des saisons. Ces eaux météoriques, très chargées en oxygène, vont réagir sur les sulfures, la pyrite principalement, pour former du sulfate ferreux ainsi que de l'acide sulfurique. Le sulfate ferreux, qui est très réducteur mais peu stable, va ensuite subir l'action de l'acide sulfurique néoformé et d'un nouvel apport d'oxygène pour donner du sulfate ferrique et de l'eau. A son tour, le sulfate ferrique, au contact d'un excès d'eau, va s'hydrolyser et produire à nouveau de l'acide sulfurique et de l'hydroxyde de fer exprimé minéralogiquement sous forme de "limonite", variété amorphe de goethite. Cette concentration de "limonite" constituera ce que l'on appelle un « chapeau de fer ». Ces réactions chimiques s'écrivent de la manière suivante : Pour ce qui concerne le mispickel, le fer libéré contribue à la formation de limonite tandis que l'arsenic peut migrer sous forme d'arsénolite As2O3 ou rester bloqué dans la limonite sous forme d'arséniates, principalement la scorodite Fe3+AsO4.2H2O. Au cours de ce processus d'oxydation, l'or camouflé dans les sulfures est libéré, soit sous forme minéralogique ou colloïdale, soit sous forme de véritable solution. Une partie de cet or pourra migrer hors de la caisse filonienne pour se retrouver dans les sols ou les eaux de ruissellement et finalement terminer son périple dans un dépôt alluvionnaire de fond de vallon. S'il rencontre un milieu réducteur, il pourra y floculer et se fixer sur des particules quartzeuses ou argileuses électro-négatives, l'or étant lui-même électro-positif. Des pépites de type alluvionnaire vont donc se former lesquelles, si elles subissent un transport suffisamment important, prendront la forme de "paillettes" si elles sont de petite taille, ou de masses à contours arrondis si leur taille est plus importante. Ce seront les vraies pépites bien connues des orpailleurs du monde entier. L'on sait également que dans un milieu fortement réducteur, par exemple composé de matières carbonées ou de végétaux en voie de décomposition, l'or pourra précipiter et former une mince pellicule sur les surfaces réductrices. C'est ce que l'on remarque parfois en climat tropical où les phénomènes d'oxydoréduction sont très agressifs. Dans tous les cas, cet or sera fortement appauvri en métaux alliés, argent ou cuivre. On fera remarquer que l'oxydation des sulfures peut également se produire en dehors d'une caisse filonienne et en un temps relativement court. En effet, ce processus peut très bien s'exercer sur d'anciens terrils (ou haldes) abandonnés sur un carreau minier et soumis aux intempéries. Ici aussi, les sulfures, pour peu qu'ils soient aurifères, vont s'altérer en libérant l'or qu'ils contiennent. Cet or, très dispersé dans un milieu hétérogène, s'exprimera sous forme de multiples petites aiguilles ou de cristaux plus ou moins cubiques ou dendritiques. Ce phénomène s'observe particulièrement bien dans certains déblais de mines antiques, romaines par exemple. D'où une légende voulant que l'or à la propriété de se régénérer. Malheureusement, la proportion d'or libéré est généralement très faible et ne permet pas d'en envisager l'exploitation à l'heure actuelle. C'est par exemple ce qui avait été tenté récemment sur les rejets des anciennes mines d'or romaines de la région de Chaves dans le nord du Portugal. Si l'or libéré reste piégé dans sa caisse filonienne, il commencera sa cristallisation en présence du sulfate ferreux réducteur et aura tendance à se regrouper à la base de la zone d'oxydation, dans une zone plus réductrice privée d'oxygène que l'on appelle zone de cémentation(3). Il pourra s'y fixer sur un élément électro-négatif et, si l'espace dont il dispose se révèle suffisamment grand (un espace précédemment occupé par de la pyrite par exemple), il pourra former un amas plus ou moins caverneux et cristallisé dont la géométrie, souvent très complexe, épousera les contours des cavités ouvertes dans le quartz ou même dans les épontes(4) argileuses, au contact de la roche encaissante. Ces amas de tailles variées dont le poids peut atteindre plusieurs dizaines de grammes, voire beaucoup plus dans certains cas, sont donc constitués d'or de formation secondaire. On pourra les qualifier d'or pépitique secondaire. Si l'action de l'érosion superficielle parvient à démanteler et à déplacer cette zone filonienne à or secondaire, tout d'abord dans l'horizon éluvial de pente, puis finalement dans les alluvions de fond de vallon, cet or, désolidarisé d'une grande partie de sa gangue quartzeuse ou argileuse, subira des déformations et abrasions au fur et à mesure de sa progression dans ce milieu mouvant. Son aspect extérieur se modifiera donc au point de prendre un aspect de véritable pépite alluvionnaire difficile à distinguer des premières, si ce n'est au moyen d'analyses chimiques qui indiqueront la présence ou non de métaux annexes tels que l'argent et le cuivre. Dans tous les cas, il faut admettre que le bilan aurifère d'une zone filonienne soumise à des phénomènes d'oxydo-réduction, ne pourra jamais surpasser le potentiel aurifère initial du protore non oxydé. S'il y a augmentation locale des teneurs en or, il n'y a pas augmentation du poids en or disponible dans le corps filonien originel. Cependant, la récupération du métal y sera beaucoup plus aisée car ne nécessitant qu'un abattage plus ou moins sélectif, suivi d'un éventuel débourbage et d'un simple traitement gravimétrique. C'est bien pour cela que les Anciens se sont uniquement intéressés à l'exploitation des zones filoniennes altérées et superficielles, leur activité se terminant dès l'apparition des sulfures dont ils ignoraient le traitement. 22-CAS des AMAS SULFURÉS MASSIFS ​Ils sont à l'origine d'importants "chapeaux de fer" qui, très souvent, ont fait l'objet d'exploitations uniquement centrée sur la production de fer bien que ce minerai ne soit pas toujours d'excellente qualité. Comme évoqué plus haut, le seul exemple connu d'amas sulfuré aurifère dans le Massif Armoricain est le gisement de Rouez. Si le protore non oxydé n'a été reconnu qu'au moyen de sondages carottés, il n'en est pas de même pour la zone oxydée et cémentée qui à été exploitée pour son or et son argent et dont on a pu étudier son architecture et son mode de formation. C'est ainsi que ce gisement comporte 5 horizons successifs : - De 0 à -10 m. Horizon oxydé rouge très riche en limonite ("chapeau de fer") et silice résiduelle. C'est le lieu de percolation des eaux météoriques chargées en oxygène. - De -10 à -18 m. Zone de battement de la nappe phréatique. L'enrichissement en or et argent commence à se manifester dans la moitié inférieure de cet horizon. - De -18 à -20 m. Premier horizon de cémentation où se manifeste l'enrichissement maximum en or (jusqu'à 77 g/t), argent (jusqu'à 1.600 g/t) et accessoirement plomb (jusqu'à 11%), contrairement au zinc qui est complètement lessivé - De -20 à -30 m. Horizon cémenté de couleur noire, enrichi en cuivre (de 2 à 4,5%) mais dans lequel on note des concentrations dégressives en or et argent. - De -30 à -35 m. Horizon de passage progressif au protore. Ici, l'or secondaire présente bien son maximum de concentration dans le premier horizon de cémentation mais, contrairement à ce qui se passe dans le cas des filons quartzeux, il ne s'exprime jamais sous forme d'amas volumineux. Il se présente toujours sous forme de fines particules, la plupart du temps invisibles ou difficilement discernables à l'œil nu car n'ayant jamais rencontré de cavités suffisamment grandes pour s'y développer sans contraintes. C'est pour cela que ce type de gisement a pu échapper à l'œil, pourtant pointu, des anciens prospecteurs d'or. 3-LES ALLUVIONS ARMORICAINES. En général, la signature alluvionnaire des gîtes aurifères "en place", est toujours très nette, qu'il s'agisse de gîtes exploités dans l'Antiquité ou à l'époque moderne. On constate une dispersion d'or plus ou moins micro-pépitique dans les cours d'eau qui se situent en aval des travaux miniers, sans que l'on puisse faire toujours la distinction entre l'or de néoformation issu d'or dissout ou colloïdal, et l'or détritique provenant de l'horizon éluvionnaire situé en aval du gîte primaire en roche (ou "en place"). Cependant, dans le second cas, l'or sera souvent associé à des fragments plus ou moins anguleux de quartz pouvant montrer de légères traces d'usure ou un certain émoussé acquis au cours de son trajet dans le milieu alluvionnaire. En général, dans le réseau hydrographique armoricain, les degrés d'usure sont faibles. Cependant, il peut être important en contexte marin, non seulement dans les alluvions marines actuelles, mais surtout dans les alluvions marines d'âge pliocène dont il subsiste encore d'épais placages sur quelques versants ou sommets de collines. Un point particulier, qui n'est d'ailleurs pas encore totalement élucidé, réside dans l'omniprésence d'or alluvionnaire sur toutes les surfaces briovériennes armoricaines, en particuliers sur celles qui affleurent dans le centre Bretagne, dans les régions de Pontivy et de Loudéac par exemple. Cet or est présent dans la totalité du réseau hydrographique et peut être facilement récupéré au moyen d'une simple batée. Mais, bien sûr, pas en grosses quantités, car les teneurs enregistrées dans certains dépôts alluviaux de la région de Cléguérec, apparemment les plus riches, sont en général de l'ordre de 0,10 grammes d'or au mètre cubes de sables et graviers. Néanmoins, certains orpailleurs ont pu, dans les années 60, récupérer quelques dizaines de kilogrammes d'or dans les exploitations de sable qui étaient en activité à l'époque sur les alluvions du Blavet. Le matériel mis en œuvre étant simplement constitué de tables à rifles garnies de moquette. Dans les petits cours d'eau, cet or "briovérien" se présente toujours sous la forme de petites pépites millimétriques mais pouvant parfois atteindre le centimètre ou très rarement plus. Ces pépites ont des formes quelconques, souvent caverneuses et peuvent englober des grains de quartz plus ou moins émoussés. Dans les grands cours d'eau, l'Oust et le Blavet par exemple, la plupart des grains d'or prennent alors un faciès typiquement alluvionnaire en "paillettes". L'origine de cet or pose un problème car jusqu'à présent et malgré quelques recherches effectuées dans ce sens dans les années 70, il n'a jamais été découvert de gîtes pouvant justifier une si importante dispersion d'or sur des kilomètres carrés d'affleurement briovérien. Mis à part quelques rares filonnets quartzeux montrant des traces d'or natif découverts sur affleurement ou sous forme de "pierres volantes". Un hypothèse voudrait que l'or contenu à l'origine dans les sédiments briovériens, en teneurs de base de l'ordre de 3 ppb, ait été remobilisé sous l'effet des profondes altérations climatiques enregistrées à l'Eocène en climat tropical, altération que l'on peut encore constater sur des épaisseurs de plusieurs dizaines de mètres. Dans le cas présent, cette altération s'est exercée sur des roches schisteuses noires, plus ou moins chargées en matière carbonée et donc réductrices. Milieu favorable à la cristallisation de l'or, mais celui-ci étant à l'origine finement divisé et ne disposant pas de grosses cavités pour s'y déposer, il n'y forme jamais de gros amas. L'érosion récente (fluviatile ou périglaciaire) exercée sur ces roches altérées aurait donc définitivement libéré cet or pour le concentrer dans le réseau hydrographique actuel. en guise de conclusion Finalement, on s'aperçoit que l'or n'est pas un métal aussi rare qu'on pourrait l'imaginer. Nombreux sont les petits cours d'eau du Massif Armoricain qui, à la base de leur "lit vif" peuvent encore livrer des "couleurs" d'or. "Couleurs" que l'on retrouve facilement au fond d'une batée ou d'un pan américain mais qui, mis à part le plaisir quelles peuvent apporter au moment de leur découverte, ne peuvent prétendre à la moindre rentabilité. Cependant, il a existé de fortes concentrations d'or libre superficiel dans certaines formations filoniennes quartzeuses et il est certain que ceux qui les ont découvertes autrefois ont dû se réjouir devant un tel spectacle qui pourtant, et sans qu'ils s'en doutent, contribuait à faire de la Gaule, la "Gallia Aurifera" tant convoitée des légions romaines. En France, tous ces anciens mineurs ne nous ont gardé aucun exemple intact de ce qu'ils ont pu découvrir au cours de leurs prospections, nous laissant le soin d'exploiter à grands frais les parties profondes des filons qu'ils dédaignaient. Heureusement, il était, et est encore possible de par le monde, de recréer l'ambiance qui devait régner à l'occasion des grandes découvertes de l'Antiquité. Il suffit de se remémorer les grandes aventures du Klondyke et de la Californie sur le continent américain lequel, à l'époque, était resté quasiment vierge de toute exploitation minière. Sans oublier également l'Australie et certains pays africains qui, encore de nos jours, ne sont pas avares de gîtes aurifères intacts, ni de grosses "pépites"… Cliquez sur la carte pour agrandir. adenda De nombreux historiens de la recherche minière ont tenté d'évaluer la production antique de l'or en France. Chose difficile car, en général, on connaît mal le volume ou le tonnage du minerai traité, la proportion d'or dans ce minerai, ainsi que le pourcentage de récupération du métal à l'issue des opérations de lavage et de raffinage. Les mêmes interrogations se posent dans le cas du Massif Armoricain, en particulier pour ce qui concerne le tonnage du minerai extrait. En effet, les traces d'exploitations encore visibles sur le terrain ne sont que très partielles et souvent mal délimitées. Depuis au moins 2000 ans, les carrières ont pu être complètement remblayées pour les besoins de l'agriculture, ne laissant parfois que de vagues ondulations de terrain d'interprétation peu aisée. Avec un peu de chance, un microtoponyme en "Aurière" ou en "Miaule" aura franchi les siècles pour nous indiquer un lieu d'extraction de métal sans préjuger de la taille ni de l'importance des travaux effectués. Dans d'autres cas, si la carrière n'a pas été remblayée par l'homme, la nature s'en est plus ou moins chargée en érodant les déblais miniers (les "cavaliers") bordant la zone excavée. Bien sûr, on ignore l'épaisseur de ce remblayage en l'absence de travaux de terrassement toujours malaisés à conduire au fond d'une cavité qui, de plus, est souvent remplie d'eau. Le district de Château Gontier n'échappe pas à ces règles bien que de rares tentatives de reconnaissance des niveaux d'exploitation les plus profonds aient été tentées par les équipes du B.R.G.M. dans les années 80. A l'issue de ces travaux, il semblerait que ces anciens mineurs ne soient guère descendus à plus d'une quinzaine de mètres de profondeur, niveau pouvant correspondre à l'apparition de minerai sulfuré ou à la zone de battement de la nappe phréatique. Une dizaine de mètres semblerait constituer une bonne moyenne de profondeur atteinte dans cette région. Pour ce qui concerne les volumes de minerai extraits, il faut partir du principe que les Anciens travaillaient "à vue" d'une manière très sélective, ne récoltant que les structures filoniennes quartzeuses, de préférence avec or visible. L'or en amas "pépitiques" était probablement mis de côté tandis que le tout-venant quartzeux était concassé et broyé, puis finalement traité par gravimétrie hydraulique (batée ou sluice). Quant aux roches encaissantes stériles, elles étaient remisées en surface, en bordure de l'excavation pour former ce que l'on appelle aujourd'hui des "cavaliers". Toujours dans les années 80, des sondages carottés profonds ont été exécutés afin de reconnaître l'aval pendage et les prolongements éventuels des anciennes exploitations. Ces sondages, au nombre de 23 répartis sur 5 aurières encore bien visibles sur le terrain, ont permis d'avoir une première idée sur le nombre et la puissance des formations filoniennes exploitées, ainsi que sur leur teneur en métal. Tout en gardant à l'esprit que les zones recoupées constituent le protore des filons dont la teneur moyenne en or permettra d'en apprécier le potentiel aurifère. Potentiel que l'on reportera alors sur la partie oxydée du gîte exploité. Les données fournies par ces sondages sont résumées ci-après, sachant que les teneurs moyennes exprimées en grammes par tonne (g/t) ont été pondérées par la puissance des filons interceptés ; que la profondeur des aurières à été arbitrairement fixée à 10 m, et que la densité du minerai extrait est de 2,6 : 1- Aurière de la Vieuville sur la commune de Livré-la-Touche. Longueur totale évaluée à 340 mètres reconnue par 8 sondages ayant intersecté 13 formations filoniennes de puissance moyenne égale à 3,81 m (min. 0,25 m, max. 7,74 m). Teneur moyenne = 3,06 g/t (min. 0,7 g/t, max. 12,38 g/t). D'où un potentiel de 103 kg d'or, soit 0,30 kg au mètre d'allongement. 2- Aurière de la Petite Perrine sur la commune d'Athée. Longueur totale évaluée à 750 mètres reconnue par 6 sondages ayant intercepté 7 formations filoniennes de puissance moyenne égale à 0,72 m (min. 0,30 m, max. 1 m). Teneur moyenne = 1,84 g/t (min. 0,68 g/t, max. 2,35 g/t). D'où un potentiel voisin de 26 kg d'or, soit 0,03 kg au mètre d'allongement. 3- Aurière des Fosses sur la commune de Saint Fort. Longueur totale évaluée à 400 mètres reconnue par 6 sondages ayant intercepté 7 formations filoniennes de puissance moyenne égale à 1,46 m (min. 1 m, max. 3,78 m). Teneur moyenne = 24,04 g/t (min. 0,5 g/t, max. 83,1 g/t). D'où un potentiel de 390 kg d'or, soit 0,97 kg au mètre d'allongement. 4- Aurière de la Derbourière sur la commune de Saint Fort. Longueur totale évaluée à 250 mètres reconnue par 1 sondage ayant intercepté 3 formations filoniennes de puissance totale égale à 1,50 m, et de puissance moyenne égale à 0,50 m (min. 0,40 m, max. 0,55 m). Teneur moyenne = 2,50 g/t (min. 1,25 g/t, max. 6 g/t). D'où un potentiel voisin de 24 kg d'or, soit environ 0,10 kg au mètre d'allongement. 5- Aurière du Coudreau sur la commune de Chemazé. Longueur totale évaluée à 200 mètres reconnue par 2 sondages ayant intercepté 4 formations filoniennes de puissance moyenne égale à 1,23 m (min. 0,56 m, max. 1,75 m). Teneur moyenne = 15,5 g/t (min. 3,30 g/t, max. 28 g/t). D'où un potentiel de 99 kg d'or, soit 0,49 kg au mètre d'allongement. Ce qui, au total, représente un potentiel d'environ 642 kg d'or réparti sur 5 aurières dont la longueur cumulée serait d'environ 1.940 mètres. Cependant, ce potentiel doit être corrigé en fonction des pertes d'or dissout ou colloïdal ayant migré hors des caisses filoniennes oxydées. Chiffre évidemment impossible à évaluer d'une manière précise mais que l'on pourrait fixer arbitrairement à 10%. Ce qui abaisse le potentiel récupérable à 578 kg. Ce dernier chiffre devant lui-même être corrigé pour tenir compte des pertes d'or au moment de l'exploitation (filonnets négligés car sans or visible, broyage insuffisant des quartz, perte de métal au lavage, etc). Correction difficile à apprécier mais que l'on pourrait aussi fixer arbitrairement à 10%. D'où un poids d'or récupéré égal à environ 520 kg. Ces sondages, bien qu'en nombre très insuffisant compte tenu des grandes surfaces à explorer, montrent cependant que le potentiel métal peut varier dans de très fortes proportions d'un aurière à l'autre. Dans le cas présent, de 30 grammes à 970 grammes par mètre d'allongement filonien. Ce dernier chiffre, apparemment anormal, obtenu dans l'aurière des Fosses, étant dû à une forte accumulation de sulfures, et non à un "effet pépite" puisque l'or natif primaire est ici toujours finement divisé dans le protore. On peut tenter d'élargir ce chiffre de production à l'ensemble du district de Château Gontier sur lequel il est possible de repérer 21 autres sites montrant des traces évidentes d'activité humaine du même genre et dont la longueur totale d'exploitation pourrait être de 5.900 mètres. La production supplémentaire d'or pourrait alors se monter à 1.581 kg. D'où un total de 2.100kg ayant pu être extrait de ce district. Chiffre, répétons-le, tout-à-fait hypothétique compte tenu des trop nombreuses imprécisions dans l'évaluation des tonnages réellement sortis ainsi que des teneurs en or récupérable. A fortiori, il serait très imprudent de vouloir majorer ce chiffre de production en prenant comme base de travail une exploitation continue de l'or sur toute l'étendue réelle de ce district, soit sur 40 km depuis Château Gontier jusqu'aux abords de la Guerche-de-Bretagne en Ille-et-Vilaine. En effet, les zones minéralisées en or, loin d'être continues, forment au contraire des îlots s'échelonnant de distance en distance et d'une manière irrégulière le long de cet axe tectonique. Peut-on, également, appliquer ces chiffres de production à l'échelle régionale, en prenant en compte, par exemple, l'alignement des aurières qui s'étend sur 20 kilomètres à l'ouest de la Pouëze et d'Angrie dans le Maine-et-Loire. Ou bien, au-delà d'Angrie, l'alignement des aurières qui s'étend sur 17 kilomètres entre les bourgs du Pin et de Moisdon-la-Rivière en Loire Atlantique ? Dans l'affirmative, il serait alors possible de doubler les chiffres obtenus sur le district de Château Gontier… CARTE POSTALE DE MINE D'OR DE LA RÉGION OUEST... Collection privée F. C. BIBLIOGRAPHIE E. Raguin. Géologie des gîtes minéraux. Masson et Cie. éd. Paris. 1961; P. Routhier, E. Raguin et al. Métallogénie hypogène de l'or. Colloque M.P.M.G. - B.R.G.M. 1966; J. Goñi, C. Guillemin, C. Sarcia. Géochimie de l'or exogène. Etude expérimentale de la formation des dispersions colloïdales d'or et de leur stabilité. Min. Deposita. Berlin, 1. 1967; G. Machairas. Contribution à l'étude minéralogique et métallogénique de l'or. Bull. B.R.G.M., 2ème série, section 2, n°3. 1970. (Etude particulièrement bien documentée); J. Guigues, G. Machairas. Les diverses minéralisations aurifères du Massif Armoricain en relation avec le volcanisme, la sédimentation et les orogénies. 24th. Int. Geol. Congr. Montreal, Sect 4, Mineral Deposits. 1972; J.J. Bache. Les gisements d'or dans le monde. Mémoire B.R.G.M. n°118. 1982;

  • Carte d'identité de la Terre | mineralogie.club |JJ Chevallier

    CARTE D’IDENTITÉ de la TERRE Nom : TERRE Genre : PLANÈTE Type : Tellurique Âge : environ 4 556 000 000 ans Domicile : n°3 Système Solaire, Constellation de la Voie lactée, Univers Surnom : Planète bleue Description : Planète, sphérique aplatie aux deux pôles - Rayon équatorial 6 378 km - Rayon polaire 6 354 km - Diamètre moyen 12 750 km - Circonférence équatoriale 40 075 km - Surface totale 510 000 000 km² dont 360 700 000 km² soit 70,71% de la surface, d’océans contenant 97% de son eau liquide 149 400 000 km² soit 29,29% restants sont des terres composées de continents et d'îles qui, ensemble, possèdent de nombreux lacs, fleuves et rivières, eaux souterraines et autres étendues d'eau qui contribuent à l'hydrosphère. Nota : Les régions polaires de la Terre sont couvertes de glaces cela comprend le continent arctique et l’océan antarctique. ​ - Poids 5 975 000 000 000 000 000 000 000 000 kg (cinq-milliard-neuf-cent-soixante-quinze-million de milliard de milliards) soit 5 975 000 000 000 000 000 000 000 de tonnes (cinq-millions-neuf-cent-soixante-quinze-milles-milliard de milliards) Tourne sur son axe incliné, en moyenne de 23,25°, en 86 164,1 s, soit 23 h 56 min 4,1 s, vitesse linéaire à l’équateur 465 m/s soit 1 674 km/h. Tourne autour du soleil sur une ellipse de 940 000 000 km de périmètre à une distance moyenne de 150 000 000 km, qui est l’Unité Astronomique (UA), à une vitesse moyenne de 29,78 km/s, soit 107 208 km/h donc 2 572 992 km/jour, sa périhélie est 147 000 000 km soit 0,983 29 U et l’aphélie 152 000 000 km soit 1,016 7 UA. Fait un tour complet, année sidérale, en 365,256 3 j, soit 365j 6h 9min 4 s.​ Son parcours elliptique autour du soleil et l’inclinaison de son axe de rotation est la cause directe de 4 saisons météorologiques. La variation de l’obliquité de l’axe de rotation de la Terre est soumise à un cycle de 41 000 ans, la variation est de 22,0425° à 24,5044°. ​ ​ Possède une atmosphère, sous une pression moyenne en surface de 100 000 Pascal (Pa) soit 1 bar à une température moyenne de 15°C. C’est une bulle gazeuse composée d’'azote (78%), d’oxygène (21%), d de CO2 (gaz carbonique ou dioxyde de carbone) (0,041%), le reste, de la vapeur d’eau et d'autres gaz qui forment l’atmosphère. Détail de la composition de l'atmosphère : Azote : 78% Oxygène : 20% Argon : 1% Dioxyde de carbone : 0.041% ou 410 parties par million Néon : 0.001818% ou 18.2 ppmv Hélium : 0.000524% ou 5.24 ppmv Krypton : 0.000114% ou 1.14 ppmv Xénon : 0.0000087 ou 0.08 ppmv Méthane : 2ppmv Hydrogène : 0.5 ppmv Oxyde nitreux : 0,3 ppmv Monoxyde de carbone : 0,2 ppmv Ozone et vapeur d'eau ​ Sa gravité interagit avec d'autres objets dans l'espace, en particulier le Soleil et la Lune, son seul satellite naturel. L'interaction gravitationnelle entre la Terre, le Soleil et la Lune provoque les marées océaniques, elle stabilise l'orientation de la Terre sur son axe, et ralentit progressivement sa rotation. ​ ​ Planète tellurique, l'intérieur de la Terre est très actif avec un noyau inférieur en fer et nickel solide, un noyau supérieur liquide qui génère le champ magnétique Terrestre, et un manteau inférieur semi-rigide et légèrement visqueux, juste sous la croûte et le manteau supérieur, l’asthénosphère, animée d’un mouvement de convection extrêmement lent, quelques centimètres par an, qui génère la tectonique des plaques. Au-dessus, le manteau supérieur et la croûte sont rigides et forment la lithosphère. La lithosphère de la Terre est divisée en plusieurs plaques tectoniques rigides qui se déplacent à la vitesse de quelques centimètres par an sur des périodes de plusieurs millions d'années. Les plaques sont soit océaniques, au fond des océans donc, soit continentales. Les plus denses s’enfoncent sous les plus légères dans des zones de subduction. Les plaques océaniques s’agrandissent et s’écartent par la remontée de magma dans les dorsales. La tectonique génère la formation de montagnes par rabotage dans les zones de subduction de plaques, c’est l’orogenèse. Des arcs volcaniques sont générés par la subduction et des volcans se forment aussi dans des zones de remontées magmatiques depuis le noyau externe, ce sont les points chauds. Les mouvements tectoniques engendrent des catastrophes naturelles, séismes et tsunamis. Elle renferme de la vie. La vie est apparue dans les océans et a commencé à impacter l'atmosphère et la surface de la Terre, conduisant à la prolifération d'organismes aérobies et anaérobies. Certaines preuves géologiques indiquent que la vie est apparue il y a un peu plus de 4 milliards d'années. Orbite elliptique de la Terre. Pour la taille... Soyons modestes... !

  • Lithium | mineralogie.club|JJ Chevallier

    Depuis quelques mois, je reçois des messages me demandant de faire un dossier sur... LE LITHIUM " Le lithium est le métal ayant la plus faible masse molaire et la plus faible densité, avec une masse volumique inférieure de moitié à celle de l'eau. " Comme je deviens un peu plus flemmard chaque jour, j'ai fait des recherches et j'ai trouvé que le premier paragraphe de Wikipédia présente bien ce métal qui est un élément que l'on ne trouve pas à l'état natif dans la nature, ce n'est donc pas un minéral. Je vous livre donc un copier/coller de Wikipédia et en prime un condensé d'articles très intéressant trouvé dans la presse scientifique que j'ai scanné et monté en PDF, téléchargeable et imprimable. https://fr.wikipedia.org/wiki/Lithium Document PDF de 53 pages (2Mo) d'articles tirés de la revue Géochroniques n°156 de décembre 2020. Lithium..pdf Since 01-06-2021

  • Saint Gildas | mineralogie.club | Y Lulzac - JJ Chevallier

    L'ETAIN ARMORICAIN Par Yves LULZAC, ancien géologue minier du BRGM Article paru dans Mines & Carrières N° 196 - octobre - 2012 (Hors série) avec l'aimable autorisation de l'auteur PROVINCE NORD ARMORICAINE Retour au sommaire DISTRICT DE SAINT GILDAS De nombreux indices de cassitérite et de wolframite ont été découverts en liaison avec le grand linéament nord-armoricain sur sa traversée du massif granitique de Quintin dans sa partie orientale. Les minéralisations stannifères observées dans le réseau hydrographique de cette région n’offrent jamais de concentrations très importantes, excepté dans le vallon du Liscouet, sur la commune de Saint-Gildas (Côtes d’Armor), où l’on a observé des teneurs pouvant atteindre et même dépasser localement les 5 kg/m³ de cassitérite. Bien qu’ayant une dimension modeste, ce dépôt alluvial a fait l’objet d’une étude complète au moyen de sondages profonds qui ont révélé un potentiel minier d’une cinquantaine de tonnes de cassitérite. Aucune trace d’exploitation ancienne n’a été observée dans ce contexte alluvial ni sur les autres dépôts connus dans ce district pour être également stannifères (Y. Lulzac, 1968). Les gîtes primaires à l’origine de cette cassitérite détritique ont été localisés et explorés au moyen de nombreux travaux superficiels et profonds. Il s’agit en général de poches ou filons greisenisés de faible volume, ou de filons quartzeux plus ou moins lenticulaires dont la puissance ne dépasse guère les 10 à 20 centimètres pour une extension longitudinale d’une dizaine de mètres, mais pouvant se relayer sur quelques centaines de mètres (J. Walter, 1964). Les minéraux utiles consistent en cassitérite et wolframite généralement peu abondantes et difficilement visibles sur les éboulis de surface qui jalonnent les gîtes primaires en place. Il est donc fort probable, sinon certain, que ces minéralisations discrètes aient échappé aux anciens prospecteurs d’étain. Since 04-09-2021 Retour au sommaire

  • Livre les Minéraux|minéralogie.club|

    Les Minéraux Un livre de vulgarisation pour le grand public BIENTÔT EPUISE 2019 À propos du projet Éditeurs par passion pour les sciences de la Terre depuis octobre 1994, nous proposons de publier un nouvel ouvrage utile aux curieux de la nature ! S'il existe de nombreux bons guides sur les champignons, insectes, oiseaux, arbres, animaux, .... ceux sur les minéraux datent des années 1970-1990 et n'ont jamais été remis à jour. Ce domaine n'étant pas porteur pour les gros éditeurs, aucun livre utile tant pour le collectionneur passionné que pour le curieux de nature n'a vu le jour depuis plus de 20 ans... Nous travaillons, depuis plus de 5 ans , sur la publication d'un ouvrage de vulgarisation sur les minéraux afin de faire découvrir au plus grand nombre ces merveilles de la nature souvent méconnues : elles sont juste sous nos pieds ! Qui plus est, depuis 200 ans, nous pouvons en admirer de nombreuses dans les musées. Nous souhaitons que ce livre soit riche en photos (plus de 2000 de haute qualité) et en informations inédites et actualisées. Son format : 17 x 24 cm, avec une belle reliure rigide à tranchefils tissu, offrira plus de 600 pages de lecture abondement illustrées (plus de 2000 photos + 250 dessins de cristaux). Facilitant ainsi l'identification et la reconnaissance des minéraux. La plupart des guides ne proposent souvent qu’une page par minéral, ceci étant restrictif. Pour les espèces courantes et riches en diversité, nous proposons des chapitres de 6 à 15 pages : calcite, galène, quartz, grenats, tourmalines, feldspath, pyromorphite, fluorite, …. Ces fiches sont très illustrées afin de montrer la grande diversité de ces espèces par leurs formes et leurs couleurs et ainsi permettre une reconnaissance facilité. Notre objectif est de le proposer au prix le plus bas possible soit 40 €, voire moins. Nous souhaitons que la diffusion des connaissances et des informations soit accessible au plus grand nombre grâce à un prix de vente très raisonnable. Ce type d'ouvrage serait proposé par un éditeur classique au dessus de 50 € (voire entre 60 et 70 € du fait du faible tirage), vu l'investissement de base. Commander ce livre...

  • géologie|dynamique interne de la Terre|Jean Jacques Chevallier

    THERMODYNAMIQUE INTERNE DE LA TERRE & TECTONIQUE DES PLAQUES La thermodynamique interne de Terre, plus souvent appelée dynamique, est essentiellement liée à la déperdition de chaleur due à la désintégration de certains éléments radioactifs. (voir la page consacrée à la chaleur interne de la Terre) . C’est elle qui engendre la géodynamique interne que sont les mouvements et mécanismes qui déplacent les continents , la tectonique des plaques. ( voir la page consacrée à le tectonique des plaques et la paléogéographie) . VOIR LA PAGE STRUCTURE INTERNE DE LA TERRE Structure interne de la Terre. Clic pour agrandir VOIR LA PAGE CHALEUR INTERNE DE LA TERRE THERMODYNAMIQUE INTERNE & PLAQUES TECTONIQUES. Les plaques tectoniques flottent sur le manteau. ​ Le manteau n’est pas liquide, ce n’est pas un magma liquide comme les laves que nous voyons s’écouler des volcans. car les minéraux qui s’y trouvent, malgré les très hautes températures subissent une très forte pression qui les empêche de fondre, ils forment donc un milieu visqueux qu’il est difficile d’imaginer. ​ Sur le diagramme suivant on voit l’augmentation de température et de pression dans la profondeur. La température de fusion augmente avec la pression. C’est pourquoi on des minéraux solide dans les roches du manteau. ​ La bridgmanite représente plus du tiers des roches de la terre, mais elle n'existe que dans le manteau inférieur. C’est un silicate de magnésium et de fer très abondant dans le manteau terrestre, de formule (Mg,Fe)SiO3. Sur le diagramme suivant, l’on peut voir que la courbe de température de fusion de ce minéral est beaucoup plus élevée que la température moyenne à toutes les profondeurs, ce qui explique que cette roche reste solide. LA CONVECTION Définition en physique : C'est un transport de chaleur dans un corp déformable, par déplacement de molécules. La chaleur fait vibrer les atomes, elle se transmet par conduction, d'une molécule à l'autre, en dilatant sa masse volumique devenant ainsi plus légère. La poussé d'Archimède est le moteur de la convection, les molécules froide donc plus lourdes s'enfonce sous l'effet de la gravité et poussent les plus légères, chaudes vers le haut. Située dans un milieu interplanétaire froid, la Terre est un corp chaud. Ainsi, depuis 4,55 milliards d'années, depuis sa formation, elle se refroidit en évacuant sa chaleur produite constamment par la désintégration de ses éléments radioactifs vers l'extérieur. Son refroidissement est très lent. Source : https://edu.obs-mip.fr/convections/ Comme expliqué sur la page structure de la Terre, celle-ci est composées de trois partie, la croûte située en surface, très fine, relativement froide et solide, le manteau et le noyau. En ce qui concerne le fonctionnement mécanique des roches, le manteau supérieur est est formé par deux régions concentriques avec des caractéristiques thermiques et mécaniques distinctes : la lithosphère, comprenant la croûte et le manteau supérieur, elle est très rigide et relativement froide, l'asthénosphère, plus chaude et légèrement moins rigide, elle est capable de se déformer avec des échelles de temps très importantes. C'est dans cette partie que la convection intervient Le manteau inférieur peut également se déformer. Les très lents mouvements de convection du manteau visqueux (quelques centimètres par an), provoqués par la chaleur, générée par la désintégration des éléments radioactifs (voir ici), déplacent les plaques qui entrent en collision, les remontées de magma provoquent la création de croûte. La lithosphère est formée de fragments qui flottent sur l'asthénosphère plastique, ils se déplacent à des vitesses variables, quelques centimètres par an et dans des directions différentes. ​ Cette dynamique entraîne des mouvements de : ​ - coulissage, failles. Là où une plaque se déplace plus vite dans une région que dans la région voisine, il y a rupture de cette plaque, on appelle cela une limite transformante, il n'y a ni perte de matière, ni construction ; - divergence, dorsales et rifts. Là où il y a une remontée de magma, les plaques divergent (s'éloignent), il y a création de croûte ; - de subduction, fosses de subduction et arcs volcaniques, lorsqu'il y a collision entre deux plaques qui convergent l'une vers l'autre, l'une est plongée dans le manteau qui la "digère", il y a destruction de croûte. La convection, dynamique de la croûte terrestre. Clic pour agrandir Thermodynamique des plaques tectoniques Clic pour agrandir Clic pour agrandir Les plaques tectoniques. Clic pour agrandir ILLUSTRATIONS UTILES Cliquez pour agrandir Mouvements de plaques.

  • geologie|tsunami en atlantique|mineralogie.club|NOAA|USGS|JJ Chevallier

    Mise au point à propos de la SEXANGULITE ! Afin d'éviter les mises au POING ... Page réalisée en collaboration avec : Yves LULZAC Yves MOËLLO Nicolas STEPHAN Cet article a été publié dans "Le Règne Minéral" - 152 - mars/avril 2020 Aux côtés de la cérusite et de l’anglésite, la pyromorphite constitue un minéral classique d’oxydation de la galène par altération super gène des gisements de plomb. De manière assez rare, les minéralogistes ont observé, dans certains gisements, le processus inverse, c’est-à-dire le remplacement occasionnel de cristaux de pyromorphite par de la galène, pouvant aboutir à la formation de véritables pseudomorphoses qui ont jadis été nommées « sexangulites ». Cela a conduit à un usage abusif aujourd’hui de ce terme pour désigner certains spécimens, et il semble nécessaire de rappeler quelques éléments de base. Pour commencer, il convient de remonter aux premiers travaux des minéralogistes. Dès 1801, René-Just Haüy, dans son Traité de Minéralogie, évoque la « mine de plomb noire, des cristaux de plomb phosphaté qui ont passé en tout ou en partie à l’état de plomb sulfuré... ». Au milieu du 20ème siècle, les minéralogistes allemands Blum (1843), Nöggerath (1846), puis Gergens (1856), ont décrit les pseudomorphoses de pyromorphite en galène dans différents gisements : Dreifaltigkeits et Himmelfirst en Saxe, Wheal-Hope en Cornouailles britanniques, Le Huelgoat en Bretagne, et Kautenbach dans le Palatinat. Des échantillons de Kautenbach, près de Berncastel à 35 km au nord-ouest d’Idar-Oberstein, ont fait l’objet d’un réexamen en 1862 par Johann Breithaupt, professeur à Freiberg, à qui a été dédié la breithauptite (Ni Sb). Celui-ci a cru mettre en évidence un dimorphe de la galène en se basant essentiellement sur sa faible densité et son mode de clivage. C’est pourquoi il lui donna le nom de « sexangulit » en rapport avec son faciès en prismes hexagonaux. Rappelons qu’à cette époque l’étude des minéraux métalliques (ou « minéraux opaques ») était très délicate en l’absence de cristaux bien formés propices à des mesures goniométriques. De nombreuses espèces minérales ont alors été définies pour être discréditées par la suite, grâce notamment à l’avènement des rayons X au début du 20ème siècle. A l’époque, Breithaupt eut en main des échantillons de pyromorphite présentant le même type de transformation mais qui provenaient de la mine bretonne du Huelgoat qui était alors en exploitation sous la direction de mineurs allemands depuis la seconde moitié du 18ème siècle. Contrairement à ce qu’il avait pu observer sur les échantillons de Kautenbach, il constata que ces échantillons bretons étaient bien le résultat d’une transformation, ou pseudomorphose, de pyromorphite en galène certifiée. Et c’est pourquoi il réserva le terme de « sexangulit » aux seuls échantillons de la mine allemande. Peu après, en 1868, ce terme sera repris par le minéralogiste allemand Naumann à l’occasion d’un complément d’étude sur cette particularité minéralogique. Cependant, aucune étude ultérieure ne permit de valider cette « sexangulite ». Dans le Dana’s System of Mineralogy (sixième édition de 1904), le nom de sexangulite n’est déjà plus cité que pour décrire la pseudomorphose de pyromorphite en galène sur des échantillons de Bernkastel étudiés par Breithaupt. Par la suite, le nom de « sexangulite » semble être tombé dans l’oubli, y compris parmi les minéralogistes français ou anglo-saxons, qui se contenteront de désigner ces particularités minéralogiques sous les termes de « mine de plomb noir », « plomb sulfuré épigène » voire, tout simplement, de pseudomorphoses. Tandis que les auteurs allemands les désigneront encore sous les noms de « blaubleierz » ou « minerai de plomb bleu » en rapport avec une teinte bleue parfois visible sur certains échantillons présentant des traces de covellite, à mettre en relation avec une paragenèse cuprifère présente dans certains gîtes. Récemment, le terme de « sexangulite » a été remis à la mode pour désigner les pseudomorphoses bretonnes qui ont toujours été considérées comme des raretés dignes de figurer en bonne place dans les collections minéralogiques privées ou publiques. Cependant, l’examen de tels échantillons, dont des photographies ont été publiées récemment dans la revue « le Règne Minéral » (hors série n°XVIII de 2012 consacré au district du Huelgoat-Poullaouen), peut conduire à remettre en cause la véritable nature de certaines prétendues pseudomorphoses. Mais il convient de préciser le terme de pseudomorphose qui peut parfois paraître quelque peu ambigu. Idéalement, il s’agit d’une transformation complète d’un minéral en cristaux automorphes par un autre, avec conservation des formes extérieures du minéral primitif. Les exemples sont variés : citons les belles pseudomorphoses de magnétite en hématite de Patagonie, et celles de fluorine en calcédoine bleue de Trestia en Roumanie. Ou la pseudomorphose de scheelite en ferbérite, aussi dénommée « reinite », ou encore les « dés du diable » constitués de cubes de pyrite transformés en limonite... La transformation est souvent incomplète : l’intérieur de la pseudomorphose peut montrer des résidus du minéral primitif, ou des cavités plus ou moins développées qui peuvent s’expliquer assez simplement : si, par exemple, le remplacement de la pyromorphite en galène se fait en ne réutilisant que le plomb fourni par la pyromorphite, la galène n’occupera alors que 83% du volume du minéral primaire. Cependant, il convient d’éviter un usage abusif du terme de pseudomorphose. Si l’on admet qu’une certaine partie du minéral primitif a pu échapper à cette transformation, reste alors à en définir les limites. Peut-on, par exemple, parler d’une pseudomorphose lorsqu’un cristal de pyromorphite est simplement recouvert d’une couche à peine millimétrique de galène supposée ? La réponse est définitivement négative car, dans ce cas, on parlerait plutôt d’une épigénie, d’une épimorphose, voire d’une simple altération du cristal. Dans le cas des échantillons du Huelgoat, ce problème est récurrent. En effet, à côté d’un remplacement intégral, ou très prononcé, de la pyromorphite par de la galène, donc d’une véritable pseudomorphose, il existe probablement, à la vue de certaines photographies, de nombreux échantillons montrant des cristaux de pyromorphite simplement recouverts d’une mince pellicule d’un minéral noir censé être de la galène. Évidemment, si ces cristaux de pyromorphite sont cassés, il sera très facile de constater ce fait, le plus souvent à l’œil nu ou à la loupe x10. Cependant, si ces cristaux sont intacts, chose évidemment très désirable pour tout collectionneur averti, on ne pourra pas dire si l’on a affaire à une véritable pseudomorphose. Il faudra alors se résoudre à briser un cristal, sacrifice propre à dénaturer la valeur de l’échantillon. Mais le problème ne sera pas pour autant résolu car, contrairement à la croyance générale, il s’est avéré que cette croûte noire qui recouvre les cristaux de pyromorphite du Huelgoat, n’est pas nécessairement constituée de galène. En effet, des analyses chimiques ont été réalisées à l’aide d’un microscope électronique à balayage (MEB Jeol 3800) sur un petit fragment d’une pellicule noire millimétrique recouvrant un cristal de pyromorphite faisant partie d’un ensemble développé sur de la galène massive. Les résultats obtenus sur la face externe de la pellicule ont montré la présence des éléments Pb, P et O (analyse n°1), et des éléments Pb, Al, P et O (analyse n°2). Ce qui, en première approximation, pourrait correspondre à un mélange de pyromorphite résiduelle et de plumbogummite, minéral dont le gisement du Huelgoat constitue la localité-type. On pourrait éventuellement envisager aussi la présence de traces de plattnérite dont la couleur noire pourrait être responsable de la couleur générale de cette pellicule. Quant à la face interne de la pellicule, elle montre les éléments Pb, P et O correspondant à une pyromorphite non transformée et probablement envahie par des traces de plattnérite. Dans ces trois analyses, on doit souligner l’absence totale de soufre, donc de galène. Bien sûr, ces résultats obtenus sur un même échantillon, ne sauraient être extrapolés à l’ensemble des échantillons de ce type connus sur le gisement du Huelgoat. Dans d’autres cas, il est probable que ces pellicules soient effectivement constituées de galène, associée ou non à d’autres espèces minérales. Pour le savoir, il faudrait multiplier les analyses, lesquelles aideraient peut-être à révéler, grâce à quelques différences d’aspect (couleur, éclat, état de surface, etc.), la présence ou non de galène en remplacement de la pyromorphite, ce qui éviterait de détériorer des échantillons de grande qualité. Et cela mettrait fin à toute contestation et à valoriser les véritables pseudomorphoses qui ne sont peut-être pas aussi fréquentes qu’on le pense dans ce gisement du Huelgoat. Maintenant, il conviendrait d‘aborder la question scientifique sous-jacente à ces pseudomorphoses : quel est le processus géochimique qui a permis d’inverser la réaction, pour transformer un minéral d’oxydation super gène (la pyromorphite) en galène ? Cette question a été abordée récemment par Klein et Makl (2017) qui se sont focalisés sur le gisement de Kautenbach, et ont examiné également des échantillons d’autres gisements. De cette étude très fouillée on retiendra, dans le cadre de cette note, les conclusions suivantes : 1- Dans les échantillons sélectionnés à Kautenbach, de la pyromorphite subsiste à l’intérieur des pseudomorphoses, l’écorce qui la remplace est un mélange intime de galène dominante et de fluorapatite. ​ 2- Ce processus de pseudomorphose résulte ici de l’action tardive de sources thermales issues des gneiss sous-jacents. ​ 3- L’examen d’un échantillon du Huelgoat montre un remplacement par de la galène massive, ce qui suppose un apport de plomb et le mélange de deux fluides. La plumbogummite apparaît en surcroissance par rapport aux faces cristallines primitives de la pyromorphite et sa formation serait donc contemporaine de celle de la pyromorphite et précèderait la pseudomorphose en galène. Ce dernier point s’accorde avec les résultats de l’analyse au MEB, pour indiquer que certaines pellicules noires recouvrant des cristaux de pyromorphite au Huelgoat, seraient pour l’essentiel constituées d’uns surcroissance précoce de plumbogummite. De manière générale, le processus de pseudomorphose agit ainsi de manière très irrégulière à l’échelle d’un gisement, et obéit à des contraintes géochimiques variables d’un gisement à l’autre. L’examen comparatif d’échantillons variés du Huelgoat serait utile pour essayer de cerner les conditions de formation de telles pseudomorphoses dans ce gisement, à l’image de ce qui a été réalisé pour le gisement de Kautenbach par Klein et Markl. En conclusion, pour ce qui concerne ce nom de « sexangulite », il faut considérer qu’il s’agit d’un terme suranné qu’on peut, à la rigueur, garder avec de gros guillemets, sur les étiquettes d’échantillons historiques de pseudomorphoses massives de pyromorphite en galène de la mine de Kautenbach. Son usage, pour désigner des pseudomorphoses provenant d’autres gisements, n’a aucune base scientifique et doit donc être r ejeté . Photographie d'une "sexangulite" de Kautenbach. Photo trouvée sur Google, l'URL de "RB" n'existant plus, j'ai fait une recherche, la même sans fond, non détourée, a été trouvée sur Géoforum, dans un post dont le pseudo est Théophraste. Si Théophraste se reconnait, j'aimerais qu'il me contacte via le lien CONTACT du site, un certain nombre de ses photos de pseudomorphoses m'intéressent pour illustrer une page en cours de construction. Source : Yves LULZAC Yves MOËLLO Nicolas STEPHAN ​ Bibliographie utilisée par les auteurs : ​ Blum, 1843 Nöggerath, 1846 Grengen, 1856 Breithtaupt 1863 Neumann Klein et Mark, 2017

  • minéralogie|structure de la matière|JJ Chevallier

    Pour étudier la minéralogie il est important de bien connaître la structure de la matière, cette page est un rappel de quelques principes de base de la chimie moléculaire. AU COEUR DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE . . . " Plus on en apprend, plus on sait que l'on ne sait pas et que donc, on a encore plus à découvrir sur l'Univers qui nous entoure. " Dans ce monde pas de politique, pas de religion une seule philosophie LA RECHERCHE . Comme je le dit au début de mes conférences, " l'étude de l'infiniment petit est la clé qui expliquera l'infiniment grand ! " Pour avoir les sous-titre en français : 1- cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite 2- cliquez sur la roue dentée à droite du rectangle blanc pour choisir la langue ​ Pour passer en plein écran il faut cliquer sur "Regarder sur YouTube" en bas à droite. Clic Cette longue rubrique, se décline en trois pages : ​ 1. L'introduction et les particules : Fermions Leptons Nucléons 2. L'atome et les éléments chimiques ​ 3. Les molécules Clic Tous les corps dans l'univers sont composés de molécules (10 -7)composées d'atomes infiniment petits (10 -8 mm). Par exemple dans une petite goutte d'eau d'un centième de gramme, il y a environ 30 000 000 000 000 d'atomes d'oxygène et 60 000 000 000 000 d'atomes d'hydrogène. La matière est donc un ensemble des molécules qui sont elles même un assemblage d'atome mais en agrandissant les atomes on a découvert que chaque atomes est une ensemble de particules, des nucléons les protons et les neutrons qui forment un noyau et des électrons qui sont des leptons en orbites autour du noyau. En agrandissant encore on a découvert que les nucléons sont eux mêmes un assemblage de particules, des fermions, appelés quark soudés entre eux par des particules fondamentales des bosons de force forte que l'on a nommé gluons. Les électrons, particules du type lepton dont la charge électrique est négative. ils forment un nuage électronique autour des noyaux d'atomes. ​ Ce sont les électrons qui sont responsables des propriétés chimiques des atomes. La configuration électronique détermine les types d’atomes qui peuvent être liés à d’autres, la force et le type de la liaison. Donc, nous allons aborder l’étude des électrons et de la configuration électronique des atomes. Dans l'atome tel que l'imaginais Niels Henrik David Bohr, physicien danois 1885-1962, l es électrons « gravitent » autour du noyau en « couches », notées à partir de la première K, L, M, N, O, p, Q. Chaque couche peut contenir un certains nombres d’électrons. les couches associée à un nombre quantique principal, n, où nK =1, nL = 2, nM = 3, nN = 4, nO = 5, nP = 6, nQ = 7. Le nombre d’électrons dans chaque couche est contrôlé par le nombre quantique principal suivant la relation : # électrons = 2n² Donc, la couche K peut contenir 2 électrons, la couche L 8 électrons, la couche M 18 , la couche N 32, la couche O 50, la couche P 72 et la couche Q 98. En fait les couches O, P et Q ne sont jamais totalement remplies. L'Oganesson (Og), élément de synthèse de numéro atomique le plus élevé (Z = 118), ne comporte que 32 électrons sur la couche O, 18 sur la couche P et 8 sur la couche Q. La couche K[1] est la seule couche électronique commune à tous les éléments., cette couche est celle où les électrons disposent de l’énergie la plus faible et où ils sont donc aussi les plus stables. Les électrons de la couche L sont aussi stables que ceux de la couche K, ensuite la stabilité décroit de couche en couche. Le nombre de couches électroniques d'un atome dépend du nombre d'électrons de cet atome. Mais la capacité des couches électroniques d'un atome ne laisse pas présager de la répartition par couche de ses électrons. En effet, seuls les 18 premiers éléments chimiques du tableau périodique (de l'hydrogène [Z = 1] à l'argon [Z = 18] suivent un remplissage linéaire tendant vers la saturation de leurs couches électroniques (K, L et M). ​ L a couche externe d’un atome est la dernière de ses couches accueillant des électron lorsqu’il se trouve dans son état fondamental (le plus stable), elle constitue la limite entre l’atome et l’espace extérieur. C’est cette couche et ses électrons qui sont amenés à interagir avec les autres entités chimiques. Cette couche est d’une importance capitale pour expliquer et prévoir les caractéristiques chimiques d’un atome et elle permet en particulier de déterminer: quels ions[2] stables un atome peut former ; le nombre de liaisons chimiques covalentes qu’il peut établir au sein d’une molécule ; la réactivité c’est à dire sa tendance à réagir (ou pas). Les électrons des couches externes possèdent une énergie plus élevée que ceux des couches internes, car ils libèrent plus d’énergie lors de leur transition vers les couches internes. Lorsque ces transitions électroniques ont lieu, l’énergie est libérée sous forme de photons, comme les rayons X. ​ [1] - Pourquoi K ? K est la première lettre de "kernel" qui veut dire noyau en allemand. [2]- Ion : c'est un atome portant une charge électrique, quand son nombre d'électrons est différent de son nombre de protons. Il y a deux catégories d'ions : - les cations, chargés positivement ; - les anions, chargés négativement. ​ Planck a trouvé que l’énergie libérée lors des transitions électroniques est effectuée selon des paquets discrets, qu’il a appelé « quanta », et ces paquets d’énergie sont liés à une constante (appelée constante de Planck) et à la fréquence ou à la longueur d’onde de la radiation libérée. E = hν = hc/λ E = énergie h = constante de Planck, 6,62517 x 10-27 erg.sec. ν = fréquence c = vitesse de la lumière = 2,99793 x 1010 cm/sec λ = longueur d’onde. CONSTANTE DE PLANK Les schémas montrant les électrons en orbites autour des noyaux d'atomes sont une simplification. Simplification Animation de l'onde de l'hydrogène Creative Commons CC0 1.0 Universal Public Domain Dedication Les électrons autour d’un atome n’ont pas réellement de position définie. Ils forment une sorte de nuage autour du noyau, et ils sont constamment à tous les endroits à la fois, avec des probabilités bien définies toutefois. On ne peut pas parler de position, ou de quantité de mouvement, pour une particule, mais seulement de densité de probabilité de présence. Ces probabilités sont calculables avec une énorme précision, grâce à l’équation de Schrödinger. Mais on ne peut jamais dire où se trouve un électron à un instant donné. C'est pourquoi l'on parle d'orbitale plutôt que d'orbite de l'électron, l'orbitale est la distribution de probabilité de position de l'électron. Pour se faire une image, on a calculé des vitesses prodigieuses d'environ 7.10 15 (sept millions de milliards) de révolutions par seconde. Les orbitales atomiques sont désignées par leur nombre quantique principal n et par un nombre qui caractérise leur forme : - le nombre quantique azimutal ou nombre quantique orbital, l . Une orbitale atomiques ne peut pas contenir plus de 2 électrons. Chaque électron a un nombre quantique de spin de valeur +1/2 ou –1/2 . Les couches d'électrons se décomposent en sous- couches s, p, d, F suivant les valeurs du nombre quantique orbital d’après le tableau : La notation s, p, d, F, nous vient des termes anglais qualifiant l'aspect des raies sharp , principal, diffuse , et fundamental . Les formes des surfaces décrites par ces sous-couches sont les suivantes : Les Quarks sont les plus petits composants de la matière, connus de nos jours. Alors que l'Univers n'a qu'une seconde d'existence ils vont former les nucléons, appelés protons (de charge électrique positive) et neutrons (sans charge électrique). Ils sont liés entre eux par l'interaction forte de petites particules, les gluons. DÉCOUVERTE Mai 2018 Sources : Jefferson Lab, Newport News, VA 23606, États-Unis Wikipedia Les noyaux des atomes sont un assemblage de deux sortes de particules, les nucléons en langage populaire ou plus scientifiquement baryons : Les protons qui ont une charge électrique positive. Le nombre de protons d'un atome est son "numéro atomique" que l'on notera avant le symbole en bas, ex : 1 H (hydrogène), 2 He (hélium), 8 O (oxygène)... Les neutrons qui n'ont pas de charge électrique. Un proton est formé de deux quarks Up et un quark Down liés par des gluons, sa charge électrique = 2/3+2/3-1/3 = 3/3 = +1 elle est donc positive Un neutron est formé de deux quarks d et un quark u, sa charge électrique = 2/3-1/3-1/3 = 0/3 = 0 elle est donc neutre POUR APPROFONDIR... VOICI UNE EXCELLENTE VIDÉO Il existe beaucoup d'autres particules mais il n'est pas nécessaire d'en parler dans le cadre de cette pagequi nous intéresse, nous laisserons donc de coté les photons, mésons etc. Page suivante, les Atomes Since 01-06-2021

  • Musées | mineralogie.club

    LES MUSÉES QUE NOUS AVONS VISITÉS . . . FRANCE ... LES VOISINS POUR COMMENCER ... LE MUSÉE DE LA FERME DE L'ORME Une visite à ne pas manquer en Loire-Atlantique. Le musée de la ferme de l'Orme vous fera découvrir des trésors de la minéralogie en particulier des minéraux français. Situé dans la reconstitution d'une galerie de mine du XIXè siècle vous y retrouverez les conditions de travail des mineurs. es lettres fines, qui a un bon rendu sur de nombreux sites. Pour en savoir plus... Collections des Sciences de la Terre et de l'Univers... Constituées depuis le XIXè siècle, les collections des Sciences de la Terre et de l'Univers regroupent les minéraux, roches et fossiles. ​ " Quant au Muséum, ce n'est point, comme beaucoup de personnes peuvent le croire, un recueil de curiosités sans autre but que d'amuser quelques oisifs. Il contient des collections d'un intérêt réel et d'une haute valeur scientifique. Ce qui donne surtout à un musée son importance, ce sont les collections typiques, c'est à dire celles qui ont servi de base à un écrit et qui contiennent les objets à l'appui des faits avancés par l'auteur. Ces collections sont à l'histoire naturelle ce que sont les archives pour l'histoire des peuples. Or, notre musée, grâce à son existence déjà plus que demi-séculaire, en possède un certain nombre." Louis Bureau, conservateur au Muséum de Nantes de 1882 à 1919 ​ La collection de météorites et d'impactites, l'une des plus riches de France, illustre nos connaissances sur l'Univers. Un Conseil !!! Si vous allez au Puy du Fou, arrêtez-vous à Mortagne sur Sèvre pour visiter ce bijou où vous découvrirez les faces cachées du monde minéral. ​ Et même, si vous n'allez pas au Puy du Fou... Allez quand même visiter ce splendide musée hautement pédagogique ! Voir le reportage vidéo EN ALSACE ... PLUS QU'UN MUSEE . . . ​ LE PARC MINIER TELLURE ​ A SAINTE MARIE AUX MINES Tellure Mine d'Argent HISTOIRE ET TRADITION TECHNIQUE ET INDUSTRIE ​ SAINTE-MARIE-AUX-MINES ​ Le Parc Touristique Tellure se veut d'offrir une vision contemporaine, ludique et interactive de l'épopée minière du filon d'argent dans la Vallée de Sainte-Marie-aux-Mines. Un parcours de 800 m² d'espaces muséographiques avec un cinéma panoramique et un théâtre optique avec des scènes reconstituées vous font revivre une journée ordinaire d'un mineur du 16è siècle. Votre plongée dans le passé se clôturera par une visite guidée de la mine d'argent St-Jean Engelsbourg. Casques et cirés fournis, prévoir pull chaud et chaussures de type fermées (type basket). Les Parisiens M N H M - PARIS DANS LES ALPES DANS LE MONDE... L'Unique et merveilleux Libanais . . . Voir mon reportage... Voir mon reportage... A LONDRES . . . Mon avis sur TripAdvisor : ​ En tant que minéralogistes nous ne pouvons que nous émerveiller de la diversité des espèces minérales présentées. Je pense que plus de 80% des espèces connues y sont présentes parfois par de très nombreux échantillons dont des cristallisations rares. A voir absolument si vous êtes passionné de minéralogie ! ​ ​ Visité durant 5 heures un après-midi de Mars 2017. Pour mes archives, j'y ai fait des centaines de photos, à la volé à travers les vitrines, d'espèces rares et de cristallisations, malheureusement je n'ai pas pu tout photographier, toutes mes cartes mémoires étant pleines. A mon prochain passage à Londres, une ville que j'ai adorée, je ne manquerai pas d'y passer la journée. BIENTÔT les Américains et les autres . . .

  • minéralogie|Classement des minéraux|page Sommaire|JJ Chevallier

    Cliquez les classes en rouge 1 ÉLÉMENTS ​ 2 SULFURES Séléniures Tellurures Arséniures Antimoniures Sulfosels ​ 3 HALOGÉNURES ​ 4 OXYDES Hydroxydes ​ 5 CARBONATES Nitrates Borates ​ 6 SULFATES Chromates Molybdates ​ 7 PHOSPHATES Arséniates Vanadates ​ 8 SILICATES Nésosilicates Sorosilicates Cyclosilicates Inosilicates Phyllosilicates Tectosilicates ​ ​ 9 COMPOSÉS ORGANIQUES "Le classement des minéraux est basé sur leur composition chimique depuis le 18ème siècle. Il y a huit classes suivant la nature de l'anion dominant. Par exemple : les oxydes, les sulfates, les carbonates etc. Les classes sont divisées en sous classes si nécessaire on y regroupe les minéraux dont la chimie ou la structure sont proches, de même dans les sous classes on trouve des groupes où là aussi le regroupement est lié à la chimie et à la structure. Enfin il y a une neuvième classe pour les minéraux d'origine organique." Cliquez les classes en rouge Partager Émeraude Glossaire des pages Anion : Atome ou groupe d'atomes ayant "gagné" un ou plusieurs électrons, la charge devenant négative. Atome : Voir page, structure de la matière. Cation : Atome ou groupe d'atomes ayant "perdu" un ou plusieurs électrons, la charge devenant positive. Ion : Atome ou molécule ayant "gagné ou perdu" un ou plusieurs électrons. Fleischer's Glossary of Mineral Species, The Mineralogical Record InC. Les Minéraux, Julien Lebossey, aux éditions du Piat. Guide Delachaux des minéraux par Ole Jhonsen, aux éditions Delachaux Since 01-06-2021

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