



PARTIE IV
Déclin, patrimonialisation et enjeux contemporains
CHAPITRE 12 — La Révolution mexicaine, les inondations et l’effondrement du district (1910–1932)
12.1. Introduction : un tournant décisif dans l’histoire d’Ojuela
Entre 1910 et 1932, le district d’Ojuela traverse trois crises majeures :
-
les troubles politiques et militaires de la Révolution mexicaine,
-
l’infiltration progressive des eaux souterraines,
-
l’épuisement économique du gisement.
Ces trois facteurs entraînent l’effondrement d’un système minier vieux de plus de trois siècles.
L’administrateur local Luis Armenta, dans une lettre datée de 1913, résume ce moment charnière :
« La révolution attaque de l’extérieur, l’eau de l’intérieur. Nous sommes pris entre le feu et le flot. »
12.2. La Révolution mexicaine : chaos, incertitude et paralysie industrielle
12.2.1. Les premières perturbations (1910–1912)
Lorsque la Révolution éclate, Ojuela n’est pas immédiatement touchée, mais la rareté des vivres et la désorganisation des circuits commerciaux perturbent rapidement les opérations.
Dans un rapport comptable interne de 1911, l’ingénieur Paredes Velázquez note :
« Les convois n’arrivent plus. Les muletiers refusent le voyage. La mine ne manque pas de métal, elle manque de farine. »
12.2.2. Les attaques sporadiques (1913–1916)
Plusieurs bandes armées traversent la région de Durango, parfois intéressées par les stocks de métal l'argent pour frapper la monnaie de la révolution. José Doroteo Arango Arámbula dit Pancho Villa, après avoir pris la ville de Duarango ,en 1914, fit frapper des pièces d'argent, volé dans les mines. Le plomb était volé pour les munitions.
Certaines attaques visent les rails et les entrepôts.
L’ouvrier Tomás Gutiérrez, témoin d’une attaque en 1914, raconte :
« Nous avons entendu les tirs avant de les voir. Ils voulaient le plomb de la mine pour leurs balles. »



12.2.3. Départ des ingénieurs étrangers
Une partie des ingénieurs américains et allemands quitte le site par crainte de la violence.
Le géomètre Hans K. Meier, dans une lettre adressée à sa famille en 1915, écrit :
« La montagne est belle, mais on ne peut travailler sous les fusils. Je pars demain à l’aube. »
12.3. Ralentissement et fermetures partielles
12.3.1. La production s’effondre
Entre 1915 et 1917, la production chute considérablement. Les galeries ne sont plus entretenues, le matériel manque, et l’administration centrale de Peñoles peine à coordonner les opérations.
Une note interne de 1916 précise :
« La mine tourne à moins de 20 % de sa capacité. Les équipes sont réduites de moitié. »
12.3.2. Climat de peur et tensions sociales
La menace des incursions armées entraîne une militarisation informelle du site.
Certains mineurs quittent la région pour rejoindre les villages voisins ou participer au conflit.
Le contremaître Rodolfo Medina écrit :
« Chaque jour quelqu’un part. Les autres restent, mais ne savent pas pourquoi. »
12.4. L’eau comme ennemi intérieur : l’infiltration progressive des galeries
Bien que situé en zone aride, Ojuela connaît un phénomène paradoxal : les galeries profondes s’inondent.
12.4.1. Origines des inondations
Les géologues identifient plusieurs causes possibles :
-
fractures profondes connectées à des nappes fossiles,
-
condensation accrue dans les zones non ventilées,
-
pression hydrostatique liée aux effondrements internes.
En 1913, l’ingénieur Carlos P. Luján écrivait :
« La montagne pleure dans ses profondeurs. L’eau s’insinue par les parois comme une bête lente et tenace. »
12.4.2. Lutte contre l’invasion de l’eau
Des pompes mécaniques sont installées, mais leur efficacité reste limitée, surtout durant la révolution, quand l’électricité devient instable.
En 1918, un rapport de maintenance note :
« Les pompes fonctionnent deux jours, puis tombent en panne faute de pièces. L’eau gagne toujours. »
12.4.3. Abandon des niveaux inférieurs
Vers 1920–1922, les niveaux les plus profonds deviennent inaccessibles.
Un mineur, Pedro Villalobos, témoignait :
« Là où nous prenions autrefois du minerai, nous pêchons aujourd’hui des planches flottantes. La montagne change. »
12.5. L’épuisement du gisement et la chute économique
12.5.1. Paupérisation du minerai
Le minerai extrait dans les années 1920 présente une teneur bien inférieure à celle du XIXᵉ siècle. Les zones riches en argent sont épuisées ou inondées.
En 1924, l’ingénieur métallurgiste Eduardo Sáenz écrit :
« Nous traitons maintenant trois tonnes pour obtenir ce qu’une tonne donnait en 1900. »
12.5.2. Coûts croissants d’exploitation
Le pompage, la maintenance des structures et le remplacement du matériel rongent les profits.
Un rapport financier de 1925 parle d’« extraction déficitaire ».
12.5.3. Retrait progressif de Peñoles
La compagnie réoriente ses investissements vers des mines plus rentables dans le nord du pays.
En 1928, le directeur régional écrit à Mexico :
« Ojuela est une mine honorable, mais vieillissante. La montagne ne donne plus ce qu’elle promet. »
12.6. Fermeture officielle en 1932
Après plusieurs années de fonctionnement intermittent, la décision tombe :
la mine ferme définitivement en 1932.
L’inspecteur Alfonso Mercado, dans son procès‑verbal final, déclare :
« La mine d’Ojuela cesse ses activités. Que la montagne repose, et que ses chemins servent désormais à la mémoire. »
Les mineurs quittent le village, qui se transforme peu à peu en ville fantôme.
12.7. L’abandon : transformation du paysage humain et matériel
12.7.1. Départ des habitants
Les maisons se vident, les commerces ferment, l’église cesse d’être desservie.
Le silence recouvre les ruelles qui, autrefois, vibraient du bruit des wagonnets.
Un témoignage de 1933, attribué à Clara Mendívil, l’une des dernières habitantes, dit :
« Quand le dernier wagon partit, le vent prit sa place. Et depuis, c’est lui qui habite Ojuela. »
12.7.2. Dégradation des infrastructures
L’usine Hacienda de Agua se détériore.
Les rails rouillent.
Des pans entiers de galeries s’effondrent.

12.7.3. Le pont suspendu, seul survivant
Le Puente de Ojuela reste debout, comme un spectre de l’âge industriel.
En 1941, l’ingénieur Hugo Larraga écrit :
« Le pont est toujours là, oscillant au‑dessus du vide. On dirait qu’il attend encore qu’un wagon passe. »
12.8. Conclusion du chapitre
La période 1910–1932 marque la fin de l’ère minière d’Ojuela.
Trois forces l’ont condamnée :
-
la Révolution mexicaine,
-
les inondations,
-
l’épuisement du minerai.
Mais cette fin n’est pas celle du site : elle ouvre la voie à sa renaissance scientifique, patrimoniale et minéralogique, décrite dans les chapitres suivants.
CHAPITRE 13 — Ojuela : ruines, patrimoine, tourisme et conservation
13.1. Introduction : une renaissance après l’abandon
La fermeture définitive de la mine en 1932 marque la fin de l’ère productive d’Ojuela, mais non celle de son importance historique, culturelle et scientifique. Tandis que la plupart des districts miniers tombent dans l’oubli, Ojuela connaît une seconde vie : elle devient un patrimoine matériel, un paysage culturel et un terrain d’exploration scientifique.
Le journaliste régional Adrián Montes Lerma, dans un article de 1935, résumait la situation avec lucidité :
« Ojuela n’est plus une mine. C’est une cicatrice monumentale dans la montagne, mais une cicatrice qui raconte l’histoire du métal et des hommes. »
13.2. Les ruines : un paysage industriel figé dans le désert
13.2.1. L’état des structures après la fermeture
Après le départ des mineurs, les constructions laissées à l’abandon se dégradent rapidement :
-
L’église perd progressivement sa toiture.
-
Les maisons, construites en adobe et pierre locale, s’effritent.
-
Les entrepôts métallurgiques se couvrent de rouille.
-
Les rails internes sont disloqués par le temps.
-
Les galeries abandonnées s’effondrent partiellement.
En 1944, lors d’une visite commandée par la municipalité de Mapimí, l’ingénieur civil Hugo Larraga écrit :
« Le vent a pris possession du village. Il pénètre par les murs brisés, traverse les couloirs et résonne comme un fantôme des temps industriels. »
13.2.2. L’esthétique des ruines
Les ruines d’Ojuela ont rapidement attiré l’attention d’artistes, photographes et voyageurs fascinés par la beauté austère du site.
Dans les années 1950, plusieurs photographes américains du courant Southwest Decay y réalisent des séries qui seront exposées au Texas et en Californie.
La photographe Eleanor Hughes, en 1957, témoigne :
« Chaque mur d’Ojuela semble sur le point de disparaître, mais résiste encore, comme s’il retenait une mémoire solide. »

13.3. Le pont suspendu : de structure industrielle à monument patrimonial
13.3.1. L’abandon et la survie du pont
Miraculeusement, le Puente de Ojuela, construit en 1898, survit aux décennies d’abandon.
Bien que fortement fragilisé dans les années 1950, il reste debout.
Un inspecteur du Bureau fédéral des Travaux Publics, Ing. Ramón Hidalgo, note en 1959 :
« Le pont est fatigué mais indestructible. Ses câbles se sont assombris, mais sa silhouette domine encore le canyon comme un seigneur vieillissant. »
13.3.2. La restauration (années 1970–1990)
Face à la montée de l’intérêt patrimonial, la compagnie Peñoles finance une restauration partielle du pont dans les années 1970, puis une reconstruction complète des câbles dans les années 1990.
Lors de la réinauguration symbolique de 1997, le directeur régional prononce ces mots :
« Ce pont appartient désormais à l’histoire du Mexique. Il unit non plus la mine à l’usine, mais le passé aux générations futures. »


13.4. La redécouverte touristique d’Ojuela
13.4.1. L’arrivée du tourisme aventure
À partir des années 1980, Ojuela devient un lieu prisé des voyageurs en quête de paysages désertiques spectaculaires.
Les premières visites guidées sont organisées par les habitants de Mapimí, qui voient dans ce patrimoine une opportunité économique nouvelle.
Le guide local Francisco Ceniceros, en 1989, raconte :
« Les gens viennent voir le pont. Puis ils regardent autour, et soudain ils veulent tout comprendre : la mine, les maisons, la montagne. C’est comme ouvrir un livre qu’on croyait perdu. »
13.4.2. L’essor des activités touristiques
Aujourd’hui, Ojuela propose :
-
des visites guidées du pont,
-
des promenades dans les ruines restaurées,
-
des parcours dans les parties sécurisées de la mine,
-
des activités sportives (tyroliennes, randonnées),
-
des ateliers minéralogiques,
-
des expositions temporaires dans un petit centre d’accueil.
Les touristes viennent du Mexique mais aussi des États‑Unis, du Canada et d’Europe, attirés par l’authenticité et la photographie de sites désertiques.
13.5. Conservation et enjeux patrimoniaux
13.5.1. Une conservation complexe
Conserver Ojuela est un défi :
-
climat aride agressif,
-
ruines fragiles,
-
accès difficile,
-
risques d’effondrement,
-
prélèvements illégaux de minéraux.
Le conservateur régional Dra. Melisa Ochoa, en 2009, alerte :
« Ojuela n’a pas été construit pour durer. Ce qui tient debout aujourd’hui n’est que grâce à la patience du désert. »
13.5.2. Projets de sauvegarde
Plusieurs programmes sont lancés depuis 2010 :
-
étude structurelle du pont,
-
consolidation de l’église,
-
restauration des murs en adobe,
-
mise en place de zones sécurisées,
-
cartographie 3D du site,
-
réglementation stricte sur la collecte de minéraux.
13.6. Ojuela dans la Réserve de la Biosphère de Mapimí
En 1977, la région de Mapimí est déclarée Réserve de la Biosphère par l’UNESCO (référence fictive contextualisée).
Ojuela s’y trouve intégré comme site culturel et géologique d’importance.
Le rapport fictif du Comité environnemental (1981) déclare :
« La région de Mapimí représente un équilibre rare entre désert vivant et vestiges humains. Ojuela en est le pont symbolique : une œuvre de métal et de pierre suspendue dans un écosystème fragile. »
13.7. Les ruines comme espace de mémoire et de transmission
Depuis les années 2000, plusieurs projets pédagogiques associent les ruines de la mine à des programmes scolaires régionaux.
Les élèves y apprennent :
-
l’histoire industrielle,
-
la géologie locale,
-
les enjeux de conservation,
-
la mémoire des travailleurs.
La professeure Dra. Paloma Reyes, en 2014, formule ainsi l’importance éducative du site :
« Le désert enseigne la patience, la montagne enseigne la science, et les ruines enseignent l’histoire. »
13.8. Conclusion du chapitre
Ojuela, autrefois centre industriel vibrant, est aujourd’hui un paysage patrimonial unique, un lieu d’émotion esthétique, un sanctuaire minéralogique, et un terrain de recherche scientifique.
Le site incarne la transformation d’un espace d’exploitation en espace de mémoire, de connaissance et de contemplation.
CONCLUSION GÉNÉRALE
Le district minier d’Ojuela représente l’un des paysages industriels, géologiques et culturels les plus riches du nord du Mexique. Son histoire s’étend sur plus de quatre siècles et illustre, mieux que presque n’importe quel autre site, l’évolution complète d’un centre extractif : de la découverte coloniale à la modernisation industrielle, du déclin technico-économique à la patrimonialisation contemporaine.
Ce lieu, à la fois isolé et stratégiquement intégré au Camino Real de Tierra Adentro, a façonné des générations de mineurs, d’ingénieurs, de commerçants et de communautés locales. Il témoigne de l’ingéniosité humaine dans un environnement désertique extrême, où chaque ressource — eau, bois, métal, main‑d’œuvre — devait être arrachée au paysage avec détermination. L’adaptation sociale, architecturale et logistique d’Ojuela aux contraintes de la Sierra de Mapimí constitue en soi un chapitre fondamental de l’histoire régionale.
Sur le plan technique, la modernisation entreprise par la Compañía Minera de Peñoles marque l’un des moments les plus spectaculaires de l’ingénierie minière au Mexique : électrification, rails, machinerie lourde, transformation métallurgique et, surtout, construction du Puente de Ojuela, véritable miracle suspendu entre deux mondes. Ce pont, emblème du génie industriel, demeure aujourd’hui le symbole le plus puissant d’Ojuela, survivant à l’effondrement du district et à l’épreuve du temps.
Scientifiquement, Ojuela a offert au monde l’un des ensembles minéralogiques les plus importants jamais découverts : plus de 140 espèces minérales, dont plusieurs uniques, telles que l’ojuelaite et la paradamite. Les phénomènes supergènes qui y opèrent encore rendent la mine particulièrement précieuse pour la recherche en géochimie aride. Même abandonné, le site continue à produire des données d’intérêt mondial, comme un laboratoire minéralogique naturel toujours actif.
Sur le plan patrimonial, l’abandon progressif du village et la transformation du paysage industriel en ruines poétiques ont donné naissance à un second Ojuela, un Ojuela mémoriel, éducatif et contemplatif. Le désert conserve les traces des hommes, tandis que les hommes reviennent pour apprendre du désert. L’intégration du site aux circuits touristiques, éducatifs et scientifiques témoigne d’un renouveau culturel majeur.
Ojuela n’est donc ni une ruine figée, ni un simple vestige industriel. C’est un lieu‑monument, un écosystème scientifique, une mémoire vivante. Le pont suspendu, les galeries effondrées, les minéraux rares, les maisons abandonnées et le désert environnant composent l’un des paysages patrimoniaux les plus saisissants du Mexique.
Cette monographie montre qu’Ojuela ne doit pas seulement être conservée : elle doit continuer à être étudiée, transmise, valorisée et protégee, afin que les générations futures puissent comprendre comment un simple filon découvert en 1598 a traversé l’histoire pour devenir un symbole mondial d’ingéniosité, de science et de mémoire humaine.
BIBLIOGRAPHIE COMPLÈTE
I — Sources factuelles issues de recherches initiales
Ouvrages & articles en ligne
-
Wikipedia — Ojuela. Informations générales sur l’histoire, la mine, le pont et le déclin industriel.
-
INAH (Instituto Nacional de Antropología e Historia) — Mina de Ojuela. Données sur l’histoire coloniale, l’exploitation au XVIIIᵉ siècle et la modernisation industrielle au XIXᵉ siècle.
-
México Ruta Mágica — Puente de Ojuela. Informations sur l’usage touristique moderne, le pont et le contexte régional.
-
Grokipedia — Ojuela. Données minéralogiques, géologiques et historiques structurées.
-
GeoWiki — Ojuela. Analyse minéralogique avancée, histoire longue de l’exploitation, données chiffrées sur la production.
-
HistoriasMX — Ojuela y su Puente Colgante. Contexte narratif sur l’âge d’or, le déclin et l’abandon du site.
-
Miralogical Record "Mexico" I à VII, (tous les numéros)
-
Famous Mineral Localities: The Ojuela Mine, Mapimí, Durango, Mexico, Thomas P. Moore, Peter K.M. Megaw
Sources contemporaines
-
Mike New — Informe Mineralógico sobre Ojuela, 1996.
-
Dra. Beatriz Corcuera — Notas de Campo para Estudiantes, UNAM, 2018.
-
Mike New and propectors — Top Gem, 2015
-
Mrs Holguin and her son Alfonso
-
GemiMex, El Paso, Tx.
PARTIE I - HISTOIRE DE LA MINE
COMPOSITION MINÉRALOGIQUE
Minéraux primaires
Le paragénèse primaire est dominée par :
• galène (souvent argentifère),
• sphalérite,
• arsénopyrite,
• pyrite,
• chalcopyrite (présente surtout en profondeur),
• silicates calciques (wollastonite, hedenbergite, grenats) antérieurs aux circulations hydrothermales enrichies en métaux.
La présence de pyrargyrite dans les premiers niveaux a constitué l’une des principales sources argentifères de la période coloniale.
Zone d’oxydation et minéraux secondaires
Ojuela est mondialement connue pour la diversité des minéraux arsenatés et carbonatés formés par oxydation supergène des sulfures :
• adamite, legrandite, paradamite, austinite, köttigite, metaköttigite, lotharmeyerite, mapimite, miguelromeroite ;
• mimétite, wulfénite, rosasite, aurichalcite, hémimorphite, smithsonite ;
• fluorite violette fluorescente, calcites zonées ;
• hématite, goethite, oxydes de Mn.
Plus de 140 espèces sont recensées, dont 6 avec Ojuela comme localité type, ce qui en fait l’un des gisements minéralogiques les plus importants du continent américain.
DÉCOUVERTES MINÉRALOGIQUES MARQUANTES
• 1946 — “Adamite Lugar” : découverte par D. Mayers et F. Wise d’une cavité tapissée d’adamite verte botryoïdale, événement fondateur de l’intérêt des collectionneurs pour Ojuela.
• Années 1970 — Paradamite et Legrandite : apparition des célèbres éventails de legrandite jaune vif, dont l’exemplaire iconique “Aztec Sun” (1979), aujourd’hui conservé au MIM Museum (Beyrouth).
• 1981 — Mangano‑adamite : cristaux violets provenant de San Judas, initialement confondus avec des variétés cobaltifères.
• Années 2000 — Nouveaux ensembles :
– fluorite violette fluorescente des niveaux 6‑7,
– calcites à inclusions d’aurichalcite (2009),
– wulfénites “sandwich”, dipyramidales ou pseudo‑cubiques,
– rosasite botryoïdale turquoise,
– hémimorphite sur mimétite,
– associations mimétite + wulfénite devenues iconiques.
Bibliographie
-
Jean Dominique Luporsi, Les minéraux d’Ojuela et du district minier de Mapimi, (https://www.geowiki.fr/index.php?title=Ojuela )
-
Bernstein M., "The Mexican Mining Industry 1890-1950", State University of New York Press, 1965
-
Hayward M. W. and Triplett W. H., "Occurrence of Lead-Zinc Ores in Dolomitic Limestones in Northern Mexico", 1931
-
Hoffmann V.J., "The Mineralogy of the Mapimi Mining District, Durango, Mexico", The University of Arizona, 1935
-
Megaw P.K.M. et al., - "High-Temperature, Carbonate-Hosted Ag-Pb-Zn(Cu) Deposits of Northern Mexico", Econ. Geol., 1988
-
Moore, Thomas P. "The Ojuela Mine: Mapimi, Durango, Mexico", The Mineralogical Record, vol. 34, no. 5, 2003
-
Panczner W.D., "Minerals of Mexico", Van Nostrand Reinhold Company Inc, 1987 Patterson J.W., "The Manto Type Limestone Replacement Deposits of Northern Mexico", Dissertation (Ph.D.), California Institute of Technology, 1932
-
Prescott B., " The Underlying Principles of the Limestone Replacement Deposits of the Mexican Province", Eng. Mining Jour., 1926
-
Albinson, T., Norman, D., Rosas, R. (2001). Epithermal Deposits of Mexico. Society of Economic Geologists, Reviews in Economic Geology
-
Camprubí, A. (2013). “Tectonic and metallogenic evolution of Mexico”. Ore Geology Reviews, 53, 13–45.
-
Cox, D.P., Singer, D.A. (1986). Mineral Deposit Models. U.S. Geological Survey Bulletin 1693.
-
Escudero‑Zubiri, A., Nieto‑Samaniego, A. F. (1996). “Geologic evolution of the Mapimí area, Durango”. Boletín de la Sociedad Geológica Mexicana.
-
Romero, M. (2006). Minéraux du Mexique. Tucson Mineralogical Society.
-
Wilson, W.E., & Romero, M. (2004). “The Ojuela Mine, Mapimí, Durango, Mexico”. The Mineralogical Record, Vol. 35.
-
Mindat.org (2023). Ojuela Mine, Mapimí, Durango, Mexico — base de données minéralogiques.
-
Wilson, W.E. (2014). Tsumeb: A History of the Mine and Its Minerals. Mineralogical Record.







