CHIRICAHUA MOUNTAINS

Le « Chiricahua National Monument » est situé dans les montagnes Chiricahua à environ 35 miles/60 kilomètres au sud-ouest de Willcox et à 115 miles/190 km au sud-est de Tucson.

PDF - carte NPS.

Pour obtenir le PDF de la carte du

Chiricahua National Monument

Ce dédale rocheux, isolé et couvert d’une végétation assez dense a été très longtemps un refuge pour les Apaches « Chiricahua » qui l’appelaient « pays des rochers qui se tiennent debout ». Leurs chefs légendaires, Geronimo et Cochise, ont beaucoup utilisé cette situation idéale pour mener leurs nombreux raids contre les pionniers ; ils y ont résisté aux offensives de l’armée américaine pendant des décennies. Depuis « Massai Point », l’ombre de Cochise plane toujours sur les montagnes de Chiricahua…

 

La chaîne de montagnes chiricahua est une assise volcanique inactive de 32 km (20 mi) de large et 64 km (40 mi) de long. Elle se trouve dans une région physiographique « Basin and Range » des chaînes de montagnes séparées par des bassins remplis de sédiments délimités par des failles. Bien que les roches sédimentaires paléozoïques et mésozoïques soient exposée, les roches volcaniques cénozoïques dominent le paysage. Ces roches volcaniques, altérées forment un labyrinthe de pinacles et de passages étroits.

 

Bien que ses caractéristiques soient les exemples spectaculaires de processus d’érosion physiques et chimiques, la région conserve les vestiges de la caldeira de « Turkey Creek » de 19 km de diamètre qui s’est formée il y a environ 26,9 millions d’années. L’éruption du volcan associé a produit un volume de matière volcanique mille fois plus grand que celui produit par l’éruption du mont St. Helens en 1980 et cinq à dix fois le volume produit par la grande explosion volcanique de Krakatoa en 1883. La quantité de matière fondue qui a été vomie à partir d’un réservoir peu profond de la croûte était si grande que la surface du sol s’est effondrée dans le vide qui en a résulté, créant ainsi la caldeira de « Turkey Creek » (Pallister et al., 1997).

Les dépôts d’un nuage incandescent…

Il y a 26,9 Ma, des nuages de cendre volcanique incandescentes recouvrirent la région créant les fondements des formations rocheuses que l’on peut y voir maintenant.

Ces formations rocheuses pittoresque de Chiricahua se sont formées par l’érosion des roches volcaniques déposée. Le volcan de « Turkey creek », situé à 16 km, 10 milles, au sud de la formation, entra en éruptions au moins neuf fois, vomissant des cendres incandescentes et des boulettes de pierres ponces en  fusion. Des torrents de cendres et débris brûlants se déversèrent sur les flancs du volcan. Quand cette nuée ardente se déposa, les couches de cendres bouillonnantes chauffées à blanc se fondirent en roches appelé « welded tuff » (tuf soudé). Les cendres aériennes, refroidies durant leur chute, formèrent des couches poudreuses.

Lorsque les éruptions cessèrent les dépôts accumulés avait une épaisseur de 600 mètres. Les couches solides de « weded tuff » déposées par les nuées ardentes étaient le plus souvent recouvertes par des couches de tuf moins solides tombées du ciel.

Il y a des millions d’années le socle rocheux de la région a été soulevé pour former les « Chiricahua mountains ».
Comme les montagnes s’élevaient progressivement les couches rocheuses glissaient lentement vers l’ouest. La puissance de ces mouvements forma des strates fragmentées créant de profondes fissures appelées joints.
Depuis cette époque l’eau pluviale s’est infiltrée  dans les fissures dissolvants les minéraux et lessivant d’infimes particules de la roche. Les dilatations et contractions causées par les variations de température, la glace et ainsi que les racines des plantes agissant comme des coins dans les fissures contribuent à briser la roche. Sous l’effet de l’érosion les parties plus fragiles s’évacuent ne laissant que les couches les plus dures qui s’érigent en relief produisant des formations rocheuses aux formes inhabituelles.

Des milliers de sculptures rocheuses s’aligne au long des parois de ce canyon.

L’érosion continuera aussi longtemps qu’il y aura des pluies, de la glace, des variations de température, du vent et des plantes, et les formations rocheuses d’aujourd’hui seront remplacée par d’autres.

Il y a des millions d’années le socle rocheux de la région a été soulevé pour former les « Chiricahua mountains ».
Comme les montagnes s’élevaient progressivement les couches rocheuses glissaient lentement vers l’ouest. La puissance de ces mouvements forma des strates fragmentées créant de profondes fissures appelées joints.
Depuis cette époque l’eau pluviale s’est infiltrée  dans les fissures dissolvants les minéraux et lessivant d’infimes particules de la roche. Les dilatations et contractions causées par les variations de température, la glace et ainsi que les racines des plantes agissant comme des coins dans les fissures contribuent à briser la roche. Sous l’effet de l’érosion les parties plus fragiles s’évacuent ne laissant que les couches les plus dures qui s’érigent en relief produisant des formations rocheuses aux formes inhabituelles.

Des milliers de sculptures rocheuses s’aligne au long des parois de ce canyon.

L’érosion continuera aussi longtemps qu’il y aura des pluies, de la glace, des variations de température, du vent et des plantes, et les formations rocheuses d’aujourd’hui seront remplacée par d’autres.

"Les rochers qui se tiennent debout"

Les dépôts de cendres fines (blancs) et les dépôts de tuf soudés (bruns) le long du sentier du mont Sugarloaf présentent un risque de glissement de terrain.

Photographie de John Graham (Colorado State University), 5 avril 2006. 

L’érosion de la couche blanche molle et riche en cendres à la base de la partie supérieure du Tuff de Canyon Rhyolite cause l’effondrement du tuf soudé plus résistant et  de la falaise.

Photographie de John Graham (Colorado State University), 5 avril 2006.

Un tuyau de fumerole conservé dans la Rhyolite de Canyon Tuff, Sugarloaf Mountain Trail.
Photographie de John Graham (Colorado State University),

5 avril 2006.

Le « pot bouillant », (bouilloire) à la base d’un tuyau de fumerole (flèche). Les couches concentriques sont des bandes de Liesegang*. Les couches gris clair sous le tuyau de fumerole sont des lits de surtension, qui ont été déposés à partir de souffles explosifs dirigés horizontalement de cendres, de cristaux et de débris de roche. Les bandes de Liesegang sur-impriment également ces couches.

Photographie de John Graham (Colorado State University), 5 avril 2006.

 

Les anneaux de Liesegang sont un phénomène observé dans de nombreux, sinon la plupart, les systèmes chimiques subissant une réaction de précipitation dans certaines conditions de  concentration et en l’absence de  convection. Les anneaux se forment lorsque des sels faiblement solubles   sont produits à partir de la réaction de deux substances solubles, dont l’une est dissoute dans un milieu colloïde.

Photo JJ Chevallier 2020

Travailler sérieusement sans se prendre au sérieux !

Travailler sérieusement sans se prendre au sérieux !

logo FB share.png
logo FB 50x50.png

mineralogie.club