DÔMES DE SEL ...

PAS DE MYSTÈRE
                  EXPLICATIONS

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Préambule...

L'hypothèse d'une ascension autonome des séries salines a été introduite par des auteurs français, qui ont parlé d'« éruptions » ou de « geysers » pour expliquer certaines structures décrites dès 1856. C'est ainsi que P. Choffat (1882) applique au Trias marno-gypseux du Portugal le terme « typhon », créé par A. Leymerie (1881) pour les ophites des Pyrénées. Dès 1867, F. Posepny envisage l'autoplasticité du sel gemme (halite) comme processus fondamental de la migration. S. Arrhenius (1912) fut le premier à proposer l'action prépondérante de la pesanteur dans le mouvement de masses plus légères que leur enveloppe. Cette dernière option fut rejetée par la plupart des géologues, en particulier par Mrazec. Mais, à partir de 1930, l'hypothèse d'Arrhenius fut reprise aux États-Unis après l'étude des dômes de la Gulf Coast.

Svante August Arrhenius

Un dôme de sel est une halocinèse [1], c’est une remontée de halite (NaCl) ou sel gemme. Le phénomène est provoqué par une différence de densité. La halite ayant une densité (d) plus faible (d=2.16) que la densité moyenne de la croûte supérieure terrestre (d=2.7), remonte sous la pression des roches sédimentaires supérieures, sous forme de diapirs[2], dôme, ou piliers. Le phénomène est très lent et s’étend sur des millions d’années.

L’accumulation et le dépôt de sel sont liés à l’endoréisme [3] en climat très chaud et sec. Des grandes quantités d’eau salée piégées dans un bassin fermé se sont évaporées et le sel mais aussi le gypse et l’anhydrite se sont cristallisés au fond du bassin, là encore le phénomène s’étale sur des durées très longues et souvent répétitives. Question d’où vient cette eau salée ? C’est l’eau de pluie qui a lessivé et drainé le sel et les autres évaporites contenus dans les roches tout autour du bassin. Généralement il y a eu un phénomène de cycle météorologique alternant périodes de pluies intenses et périodes de sécheresse qui ont formé des strates de sel. La ductilité du sel lui permet de se tasser et de former une croûte imperméable. Lorsque les eaux pluviales n’apportent plus de sel elles apportent d’autres sédiments qui vont s’accumuler à leur tour puis la diagenèse va les cimenter eux aussi en strates. Les dômes peuvent avoir des dimensions allant de quelques centaines de mètres à plusieurs kilomètres.

Le poids des strates sédimentaires de densités supérieures, va écraser le sel qui va remonter vers la surface par gravité.

 

 

 

Glossaire

1-      Processus de formation des dômes typiques des séries sédimentaires très épaisses par la migration d'une masse saline légère vers le haut.

2-      Remontée à la surface du sol de roches à faible densité.

3-      Caractère d'une région endoréique, d'une région où les eaux ne se raccordent pas à la mer, mais se perdent dans les terres.

Dômes de sel affleurants...

Le sel étant très facilement soluble dans l’eau, on ne peut l’observer en affleurement que dans les milieux arides telles les montagnes d'Iran.

Ci-dessous quelques photos de l'un des sites les plus remarquables d'Iran dans les montagnes du Zagros, le Dôme de sel de Dashti (Jashak salt dome), des figures de dissolution du sel en surface...

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Travailler sérieusement sans se prendre au sérieux !

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