IMPACTS ET ASTROBLÈMES

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Définition : Un astroblème, de l’anglais astrobleme, mot inventé par Robert S. Dietz en 1963, le mot est composé de ἄστρον, ástron « astre » et de βλῆμα, blêma « coup, jet », est un cratère d'impact d'origine météoritique partiellement détruit par l'érosion et/ou recouvert par des sédiments, ont le dit fossile. Très difficilement détectable dans son environnement. Les astroblèmes de Chicxulub au Yucatan et de Manicouagan au Canada sont parmi les plus connu et celui de Rochechoir-Chassiron est l'astroblème français.

 

Les impacts d'objets cosmique (astéroïdes ou comètes) ont laissé des traces sur notre bonne vielle planètes. Ces traces que l'on appelle, "astroblèmes", sont parfois recouverte de sédiments pour les très anciennes, parmi les récentes très bien visibles la plus connue est très certainement le "Meteor crater" en Arizona aux USA.


Meteor crater, 1200 à 1400 mètres de diamètre et 180 m de profondeur, a l'âge respectable de 49 000 ans. On à longtemps évaluée la taille du météoroïde, que l'on nommera météorite seulement après sa chute, a une taille de 45 mètres pour un poids de 300 000 tonnes, animé d'une vitesse de 20 km par seconde (72 000 km/h) à l'impact, il était composé principalement de fer et de nickel .
Celà posait un petit problème au géologues qui durant de nombreuses années on étudié le terrain. En effet l'énergie dégagée par un tel impact aurait dû laisser des traces autres que celles relevées. Le mystère était simple à énoncer pourquoi a-t-on trouvé si peu de roches fondues dans le cratère et ses environs.
La réponse a été apportée par deux scientifiques, Melosh et Collins, il y a une dizaine d'année en utilisant les puissants logiciels de modélisation de la NASA, des effets de l'atmosphère sur un corps en mouvement rapide (logiciels utilisés pour simuler et mesurer les effets de la rentrée des vaisseaux spatiaux) . Le météoroïde s'est fractionné à plus de 5 kilomètres avant l'impact sous l'effet de l'échauffement en traversant l'atmosphère. Le cratère est dû au plus gros fragment d'environ 20 m, le reste étant tombé alentour en une pluie de petits fragments. la vitesse à l'impact a elle aussi été réévaluée à 12 km/seconde (43 000 km/h). Ce qui explique qu'il y ait moins de roches fondues.
L'énergie dégagée représente toutefois l'équivalent de 2 500 000 tonnes de TNT (2.5 mégatonnes).

Météor crater, Arizonz, USA.

C'est un cratère dans l'État de l'Arizona dans l'ouest des États-Unis d'Amérique.
Il est aussi appelé Cratère Barringer.

LES TRACES D'IMPACTS DANS LES ROCHES

Shatter-cones

Les "shatter-cones" sont un des effets des impacts les plus faciles à observer sur le terrain. Ce sont des fractures coniques généralement développées dans des roches à grains fins. Des stries longitudinales en queue de cheval décorent la surface de ces fractures. Les cônes complets sont rares. Les fragments de cône sont fréquents et s'intersectent souvent l'un l'autre. L'angle apical des cônes voisine 90° et leur hauteur varie de 1 cm à 5 m. Parfois ils présentent une forme de trompette comme montré ci-dessous à gauche. Ils se développent isolément ou en groupe lorsque l'onde de choc produite par l'impact traverse la masse de la roche.

Lors de leur formation, ils pointent vers le point d'impact. Cependant, cette orientation initiale est généralement changée par les déplacements et rotations majeures qui suivent le passage de l'onde de choc dans la plupart des cratères d'impact.

Les shatter-cones sont un indicateur sûr de la présence d'un site d'impact majeur car ils ne peuvent être produits d'aucune autre façon (sauf par explosion nucléaire).

L'exemple de gauche provient du cratère de l'Île Rouleau (Québec, Canada) et celui de droite du cratère de Charlevoix (Québec, Canada).

(Les photographies sont une gracieuseté de Denis W. Roy)

Lamelles de choc dans le quartz

Le passage d'une onde de choc à travers la masse de la roche laisse aussi des traces dans la structure cristalline de plusieurs minéraux.
Ici, l'onde de choc a produit des jeux multiples de lamelles planaires, appelées "lamelles de choc", dans le quartz. La présence de lamelles multiples est diagnostique d'une déformation par onde de choc.
Cet exemple provient du cratère de l'Île Rouleau, Québec, Canada.
(La photographie est une gracieuseté de Denis W. Roy)

Verre diaplectique dans le plagioclase

Le minéral plagioclase montre une autre transformation possible : l'onde de choc perturbe suffisamment la structure cristalline du minéral pour en transformer plusieurs parties en verre "diaplectique" (verre de haute pression et de haute densité formé à l'état solide) qui apparaissent isotropes et uniformes dans toutes les orientations.

La photographie montre une lame mince de plagioclase de 0,003 millimètres d'épaisseur en lumière polarisée colorée par une lame de "teinte sensible" : en jaune, le plagioclase cristallin et en mauve les parties vitrifiées par l'onde de choc. Cet exemple provient du cratère de Manicouagan.

(La photographie est une gracieuseté de Denis W. Roy)

Brèche d'impact

Les impacts de météorites fragmentent aussi de grandes quantités de roche qui sont mélangées ensemble et recimentées pour former des brèches d'impact solidifiées.
Dans la photographie ci-dessous (champ d'environ 10 centimètres), certains des plus gros fragments sont eux-mêmes composés de fragments.

Cet exemple provient du cratère de Sudbury, Ontario, Canada.

(La photographie est une gracieuseté de Denis W. Roy)

L’ASTROBLÈME DE ROCHECHOUART

Dans la région de Rochechouart, à l'ouest de Limoges, des affleurements de brèches de types différents témoignent de la l'impact d'un astéroïde ayant provoqué un cratère dans le socle cristaliin varisque de la bordure occidentale du Massif central. Cette chute est datée d'environ 200 Ma le cratère maintenant recouvert d'un dépot sédimentaire avait un diamètre estimé d'une vingtaine de kilomètres.

 
 
 

LES TRACES

 
 
 

Les traces laissées par l'impact d'un objet cosmique sont soit :

  • des fragments de l’objet lui même que l'on nome alors météorites

  • des déformations des roches impactées

    • Brèches

    • Impactites

    • Cônes de percution

Plus d'infos sur l'astroblème de Rochechoir-Chassiron

http://planet-terre.ens-lyon.fr/article/astrobleme-impactites.xml

Travailler sérieusement sans se prendre au sérieux !

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