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Al3(PO4)2(OH,F)3•5H2O.png

SENEGALITE

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Rhodocrosite Perou.

La Sénégalite est un minéral très rare, des zones d’oxydation, un phosphate d' aluminium contenant de l'eau avec des ions hydroxyde supplémentaires.

C’est un minéral super gène que l’on trouve dans les gisements de minerai de fer, en particulier dans l'environnement latéritique riche en aluminium. Il forme des agrégats, de cristaux bien développés, jusqu'à 3mm.

Les cristaux de Sénégalite reposent sur une croûte de Turquoise et sont souvent accompagnés d'Augélite, de Variscite, de Wavellite et de Crandallite.

Cristaux de Sénéglite.jpg

La Sénégalite est l'analogue le plus pauvre en eau de la Bolivarite plus riche en eau , Al 2 (PO 4 )(OH) 3 •4–5H 2 O. L'Augélite , Al 2 (PO 4 )(OH) 3 , est chimiquement la forme anhydre analogue de la Sénégalite.

Elle fut découverte, au Sénégal en 1974 et décrite en 1975 par Zdeněk Johan (1935-2016), à l’époque chercheur au BRGM, d’origine Tchèque.

C’est dans le gisement de minerai de fer, magnétite, de Kouroudiako, vallée de la rivière Falémé,  qu’elle a été découverte.

La Sénégalite a été reconnu comme espèce minérale en 1975 par l' Association minéralogique internationale(IMA).

Zdeněk Johan (1935-2016).jpg
Senegalite tableau des caractéristiques.jpg
Sénégalite de Kouriako Sénégal.png

Zdeněk Johan

(1935-2016)

Etymologie d’après le nom du pays de découverte le Sénégal.

 l’échantillon type est conservé à l’Ecole Nationale Supérieure des Mines, Paris, France.

Le gisement de fer de Kouroudiako, situé dans la vallée de la Falémé, au Sénégal oriental, constitue la localité-type de la Sénégalite, phosphate d’aluminium décrit en 1976.

Au cours des activités du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) au Sénégal , un gisement de fer a été découvert sur le mont Kourou Diakouma (Kouroudiako), dans le chapeau de fer duquel des lentilles limonitisées avec d'importantes des teneurs en phosphore ont été trouvées.

Gisements du Brésil :
Tous les autres points de découverte se trouvent au nord du Brésil . Il s'agit notamment du gisement de phosphate de Serra do Pirocaua près de l'embouchure de la rivière Maracaçumé à Godofredo Viana , Maranhão ; le gisement de minerai de fer "Mina da Jangada" à Brumadinho dans le Minas Gerais ; et le gisement de latérite protérozoïque contenant des métaux de terres rares du complexe alcalin "Maicuru" à Monte Alegre et le gisement "Morro do Cansa-Perna" à Cachoeira do Piriá , tous deux à Pará

 Les cristaux de Sénégalite atteignant jusqu'à 3 mm de large provenant du gisement "Pirocaua" au Brésil se sont développés sous une forme tabulaire mince suivant le pinacoïde {010}. Dans la Mina da Jangada, les cristaux de Sénégalite atteignent des tailles de 0,5 mm

 

En raison de sa rareté, la sénégalite est un minéral recherché parmi les collectionneurs de minéraux,

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Mon ami et mentor, Yves Lulzac, ancien ingénieur géologue minier au BRGM, était présent dans la région de Kouroudiako où il était responsable de la recherche de l'Or, au Sénéral lors de la découverte de la Sénégalite.
Qui mieux que lui pourrait nous narrer cette découverte ?
La Sénégalite du Mont Kouroudiako. Sénégal oriental.
Historique de la découverte.

C’est en 1974 que fut remarquée pour la première fois au sommet du mont Kouroudiako, à environ 300 mètres d’altitude, une petite formation filonienne composée principalement de Turquoise associée à un minéral finement cristallisé, incolore ou jaunâtre très clair, dont la nature restait indéterminée. Cette découverte, due à l’équipe du BRGM en charge de l’étude des gisements de fer de cette région du Sénégal oriental, dont celui du mont Kouroudiako, fut à l’origine d’une étude détaillée conduite par le minéralogiste Zdenek Johan en charge du laboratoire du BRGM à Orléans.

Cette étude démontra qu’il s’agissait d’un minéral nouveau qui fut agréé par un vote de l'IMA, l’Association Internationale de Minéralogie, en date du 9 avril 1975. Par 17 voix contre deux, ce vote officialisait également le nom de Sénégalite bien que, primitivement, il avait été suggéré sous le nom de Falémite, tiré du bassin de la rivière Falémé délimitant la frontière avec le Mali.

Peu après, Z. Johan publia l’étude de ce minéral nouveau dans la revue Lithos, 1976, 9, pages 105 à 171.

La même année, en décembre 1975 plus exactement, une équipe du BRGM responsable de l’étude des gîtes aurifères du district de la Daléma, non loin du mont Kouroudiako, consacra deux journées à récupérer le maximum de ce nouveau minéral dans le cadre du Service de Conservation des Espèces Minérales (SCEM). Ceci afin d’organiser des échanges destinés à enrichir la belle collection de l’Ecole des Mines de Paris.

A cette époque, l’accessibilité du gîte à Sénégalite n’était pas des plus aisée, car dépourvue de voies d‘approche faciles au milieu d’une végétation de bambous desséchés. De plus, l’encaissant du gîte, formé principalement de magnétite plus ou moins massive, ne facilitait guère l’extraction d’échantillons de tailles convenables.