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TSUNAMI DANS L'OCEAN ATLANTIQUE

Page réalisée en collaboration avec :

NOAA National Oceanic and Atmospheric Administration, US Departmen of Commerce.

USGS United States Geological Survey.

Traduction et rédaction JJ Chevallier

Proche voisin de l'océan Atlantique durant l'été, on m'a plusieurs fois posé la question du risque d'un tsunami sur notre " Cote sauvage ".

Avant de répondre à cette interrogation il est bon de répondre à une question ...

Qu’est-ce qu’un tsunami ?

Un tsunami est une grosse vague océanique causée par un mouvement soudain sur le fond de l’océan qui pourrait être un séisme sous-marin (tremblement de terre), une puissante éruption volcanique, ou un glissement de terrain sous-marin. L’impact d’une grosse météorite peut également provoquer un tsunami. Les tsunamis traversent les océans à grande vitesse et s’élèvent en hautes vagues mortelles dans les eaux peu profondes d’un rivage.

Zones de subduction

 

Les zones de subduction sont des lieux potentiels de tsunami.

Dans la majorité les tsunamis sont provoqués par des séismes sous-marins dans une zone de subduction, une zone où une plaque océanique est forcée vers le bas dans le manteau par les forces tectoniques des plaques. La friction entre la plaque subductrice et la plaque dominante est énorme.

 

 

Cette friction perturbe le taux lent et régulier de subduction et parfois il y a un blocage, donc une accumulation d’énergie sismique.
Comme la plaque coincée continue de descendre dans le manteau, le mouvement provoque une lente distorsion de la plaque dominante. Le résultat est une accumulation d’énergie très similaire à l’énergie stockée dans un ressort comprimé. L’énergie peut s’accumuler dans la plaque dominante sur une longue période de temps - des décennies, voire des siècles, jusqu’à ce qu’elle dépasse les forces de frottement entre les deux plaques bloquées.

 

Lorsque cela se produit, la détente provoque une onde de choc. Ce mouvement soudain provoque une énorme poussée dans l’océan générant une vaque à la surface qui va s’amplifier lorsque les fonds remontent vers le rivage continental. Le train de vague se déplace très rapidement à travers l’océan sur des milliers de kilomètre créant des vagues puissante sur tous les rivages qu’il rencontre.

Train de vagues de tsunami

Énormément de gens font l’erreur de croire qu’il n’y qu’une seule vague, le tsunami est composé de multiples vagues qui peuvent fusionner pour s’amplifier au hasard du profil des rivages qu’elles rencontrent. Lors de nombreux tsunamis, le littoral est pilonné par de puissantes vagues répétées.

Le graphique sur cette image est un enregistrement de jauge de marée à Onagawa, au Japon, environ 22 heures après le tremblement de terre au Chili en 1960. Le temps est tracé le long de l’axe horizontal et le niveau de l’eau est tracé sur l’axe vertical. On y voit le mouvement normal du niveau généré par les marées en début d’enregistrement. Ensuite, sont enregistrées quelques vagues un peu plus grandes que la normale suivies de plusieurs vagues beaucoup plus grandes. La dernière enregistré a causé la destruction de l’appareil avant d’atteindre 6 mètres.

Onagara est au fond d’une baie profonde et étroite, alors que des iles, située à des kilomètre avant son littoral sur le passage du tsunami, qui n’avaient subie que des vagues de moins de 2 mètres, la configuration de la cote de cette baie à entrainé la fusion de vagues qui ont conjugué leur puissance pour atteindre plus de 5,5 mètres.

Alors dans l’océan Atlantique ?

 

Tsunamis dans l’océan Atlantique : rares mais possibles . . . 

Un tsunami dans l’océan Atlantique est un événement rare. La raison de cette faible occurrence de tsunamis est l’absence de zones de subduction.

Bien que l’occurrence des tsunamis dans l’Atlantique soit faible, la menace devrait être prise au sérieux parce que des millions de personnes vivent dans des zones peu élevées sur le littoral autour du bassin atlantique. Les cartes de temps de déplacement ci-dessous montrent qu’une fois qu’un tsunami est généré, le temps de réponse pour l’évacuation massive peut être dangereusement court.

Les zones de subduction du bassin Atlantique

 

Les seules zones de subduction du bassin atlantique se trouvent le long de la lisière est de la plaque des Caraïbes et du bord est de la plaque Scotia dans l’Atlantique Sud. Ces zones de subduction sont petites, elles ne sont pas exceptionnellement actives, ce qui explique la faible incidence des tsunamis générés par les tremblements de terre.

TSUNAMIS en ATLANTIQUE

 

Lisbonne, Portugal - 1755

 

Le tsunami le plus connu de l’océan Atlantique frappa Lisbonne, au Portugal, le 1er novembre 1755. Il a été causé par un tremblement de terre de magnitude 8,6 sous le plancher de l’Atlantique à environ 100 miles au large. Ce tremblement de terre et le tsunami qui y a été associé ont détruit la majeure partie de la ville de Lisbonne. Des vagues jusqu’à 12 mètres de haut ont frappé les côtes de l’Espagne et du Portugal quelques minutes après ce tremblement de terre. Plus de neuf heures plus tard, des vagues de sept mètres de hauteur sont arrivées dans les Caraïbes et ont causé d’importants dégâts. Le tremblement de terre et le tsunami ont tué entre 60 000 et 100 000 personnes.

Ce tremblement de Terre a causé des dommages au nord de Grenade, en Espagne. Le tremblement de terre a provoqué un tsunami qui a touché les côtes du Portugal, de l’Espagne, de l’Afrique du Nord et des Caraïbes. Le tsunami a atteint Lisbonne environ 20 minutes après le premier choc destructeur. Le tsunami s’est élevé à environ 6 mètres à de nombreux points le long de la côte du Portugal et a atteint 12 mètres à certains endroits. Il a également touché la côte marocaine où les rues de Safi ont été inondées. Le tsunami a atteint Antigua environ 9h30 heures après le séisme. Des vagues ultérieures, d’une hauteur déferlante estimée à 7 mètres, ont été observées à Saba, aux Pays-Bas, aux Antilles.

Entre 60 000 et 100 000 personnes ont péri.

 Carte et légende par NOAA

Porto Rico, 11 octobre 1918

Un tremblement de terre de magnitude 7,3 Mw le 11 octobre 1918, dans le passage Mona, à l’ouest de Porto Rico, a été causé par le déplacement de quatre segments le long d’une faille normale, orientée N-S dans le canyon de Mona. Le tremblement de terre a généré un tsunami avec des hauteurs de vagues atteignant 6 mètres, causant d’importants dommages le long des côtes ouest et nord de Porto Rico. Le tremblement de terre et le tsunami ont causé 29 millions de dollars de dégâts, 116 personnes ont été tuées et 100 ont été portées disparues.

Carte et légende par NOAA.

Glissements de terrain sous-marins

 

Les glissements de terrain sous-marins ont provoqué des tsunamis dans l’océan Atlantique. Le 18 novembre 1929, un tremblement de terre à la lisière sud des Grands Bancs, au sud de Terre-Neuve, déclenchait un important glissement de terrain sous-marin qui a provoqué un tsunami. Ce tsunami a été enregistré tout au long de la côte est des États-Unis et dans les Caraïbes. Au moins 28 personnes ont été tuées à Terre-Neuve.

Le 18 novembre 1929, un tremblement de terre de magnitude 7,4 Mw s’est produit à 250 km au sud de Terre-Neuve, le long de la bordure sud des Grands Bancs, au Canada. Le tremblement de terre a été ressenti aussi loin que New York et Montréal. Il a déclenché une importante chute sous-marine qui a rompu 12 câbles transatlantiques en plusieurs endroits et a généré un tsunami.

Le tsunami a été enregistré le long de la côte est du Canada et des États-Unis, plus loin au sud que la Martinique dans les Caraïbes, et de l’autre côté de l’océan Atlantique au Portugal.

Le tsunami a causé des dommages estimés à un million de dollars et 28 décès à Terre-Neuve, au Canada.

 

Carte et légende par NOAA.

Le risque du volcan Cumbre Vieja ?

Certains chercheurs croient qu’un important glissement de terrain dans les îles Canaries pourrait générer un tsunami avec un impact à l’échelle du bassin. Les failles du côté sud-ouest de l’île de La Palma associées au volcan Cumbre Vieja pourraient être la surface du détachement d’un méga-glissement de terrain (voir l’image satellite ci-dessous).

L’idée que ce type de glissement de terrain dans les îles Canaries pourrait produire une grande vague avec un impact local n’est pas contestée. Toutefois, un nombre beaucoup plus important de chercheurs croient que l’impact à l’échelle du bassin est un « scénario extrême fondé sur une combinaison très improbable d’événements qui n’ont pas de précédent ».

NOAA Tsunami Program

 

Le Programme des tsunamis de la NOAA est un partenariat fédéral et national voué à sauver des vies et à protéger les biens avant, pendant et après l’impact du tsunami grâce à la recherche appliquée, à la détection, aux prévisions, aux archives, à l’atténuation et à la coordination internationale.

Le Service météorologique national de la NOAA agit à titre d’administrateur du programme et appuie le réseau mondial DART®, du réseaux de stations sismiques et de détecteurs côtiers et d’inondation, d’activités visant à améliorer les prévisions, la gestion des données, l’évaluation internationale des dangers et du Programme national d’atténuation des risques de tsunami.

Pris dans leur ensemble, ces composantes individuelles du Programme constituent une série d’efforts et de capacités de planification et de rétablissement de bout en bout, de prévision à la communauté, afin d’atténuer l’impact des vagues de tsunami le long des côtes américaines.

Pour plus d’informations actuelles sur les tsunamis :

Visitez le système d’alerte aux tsunamis des États-Unis

Voir aussi

Natural Hazards Viewer (noaa.gov)

Impact de météorite dans l'océan ...

Un géocroiseur de plusieurs centaines de mètres qui tomberait dans l'océan provoquerait un tsunami, accompagné d'une brûlante onde choc. Ce cataclisme aurait des conséquence bien pire que cles évoquées ci-dessus.

Voici un tout petit exemple récent, 18 décembre 2018, un gros cailloux d'une dizaine de mètres'est désintégré après avoir pénétré dans l'atmosphère au dessus de la mer de Béring.


Par Aline Gérard dans le Parisien, 20 mars 2019 à 18h50

Une boule de feu, chutant au-dessus des nuages… Trois mois après, c'est l'unique trace qu'il reste de la météorite fantôme qui a foncé sur la Terre, le 18 décembre dernier.

Ce jour-là, à 11h48, un gros rocher s'est désintégré à 25,6 km au-dessus de la mer de Béring, au large de la Russie. Sans la violence de l'explosion enregistrée par des satellites militaires – 173 kilotonnes, soit plus de 10 fois la puissance de la bombe atomique d'Hiroshima –, on n'en aurait rien su. Car ce visiteur-là, comme dans le sud de l'Oural en 2013, personne ne l'a vu venir. Pas même la Nasa, l'agence spatiale américaine ! Et il a fallu trois mois pour dénicher une preuve de son odyssée.

«Un Hiroshima au-dessus de nos têtes chaque année»

 

« Ce n'est ni inhabituel ni étonnant, puisque à l'heure actuelle, on ne surveille que les gros corps spatiaux, ceux de plus 140 m de diamètre, pas les petits de 10 m comme celui-ci », explique l'astrophysicien Patrick Michel (CNRS).

Faut-il s'en inquiéter ? « Tous les ans, on le sait, l'équivalent de la bombe larguée sur Hiroshima explose au-dessus de nos têtes, c'est ce qu'ont montré des relevés faits entre 1975 et 1995, précise ce spécialiste des astéroïdes. C'est un risque avec lequel il faut vivre… » Est-il élevé ? Et que se passerait-il s'il touchait une zone habitée ? « La Terre est recouverte à 70 % d'eau, cela nous protège, rassure-t-il. Il y a bien plus de risque que se produise un tremblement de terre ou un tsunami touchant une zone habitée qu'une chute de météorite. Mais forcément, un jour, cela va arriver et ce sera une catastrophe. Raison de plus pour s'en préoccuper. »

Voir aussi les pages de la rubrique Météorites sur ce site ...

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