La Couleur :

La couleur est un caractère important mais pas toujours fiable. Le vieil adage " l'habit ne fait pas le moine ", s'applique parfaitement bien aux minéraux. Beaucoup de minéraux ont une couleur qui les caractérise, mais parfois chimie et physique peuvent nous jouer des tours qui nous réservent des surprises.
Beaucoup de minéraux peuvent avoir différentes couleurs comme les fluorites. A contrario chez beaucoup d'autres minéraux la couleur est caractéristique : l'azurite est bleue, la malachite est verte, l'albite est blanche, le soufre est jaune etc...

 

Un minéral incolore comme le quartz est  "achromatique".


L'origine de la couleur des minéraux peut être due aux ions métalliques qu'il contient, une partie du spectre de la lumière est absorbée par ces atomes, ont dit qu'ils sont idiochromatiques.
Certains minéraux doivent leur couleur à des inclusions minérales ou à des atomes étrangers présents dans le minéral.

Ces deux dernières qualités ne peut pas être déterminée visuellement.

Lorsque la couleur est due à un effet d'optique d'interférences entre la lumière et le rayonnement réfléchi tels que opalisation, scintillement, irisation on dit que les minéraux sont pseudochromatiques (apparemment colorés). Les causes peuvent être aussi diverses que, plan de clivage, fractures, plis dans le réseau cristallin, texture particulière, etc.

La page La couleur des minéraux vous donnera beaucoup d'informations.

La Transparence :

On y vérifie le degré de transmission de la lumière.
En général on retiendra 4 niveaux de transparence :

  • Transparent, comme le quartz.

  • Semi-transparent, la vision à travers n'est pas nette, comme les fluorites.

  • Translucide, la lumière traverse sans que l'on puisse distinguer quoique ce soit, comme les calcédoines.

  • Opaque, la lumière ne passe pas du tout comme le cuivre.

L’Éclat :
 

L'éclat est la perception visuelle de la réflexion de la lumière sur la surface d'un minéral.
Attention l'éclat  est fonction de critères différents, la morphologie du minéral, sa "fraîcheur" altéré ou non, sa taille.

On distingues les éclats selon qu'ils sont :

  • Métalliques :

    • Métallique, un éclat fort et brillant, bien marqué sur les faces.

    • Semi-métallique, on dit aussi sub-métallique, c'est l'éclat de certains minéraux transparents ou semi-transparents.

 

  • Non-métalliques :

    • Adamantin, c'est l'éclat fort des minéraux translucides à transparents (ex : diamant...)

    • Vitreux, éclat qui rappelle le verre.

    • Gras, éclat huileux.

    • Résineux éclat qui rappelle la résine.

    • Nacré, caractéristique de minéraux semi-transparents ou ayant un clivage net.

    • Soyeux, typique des minéraux fibreux.

    • Mats, pas d'éclat des minéraux terreux.

La Morphologie :

C'est la forme des cristaux, il est important de noter qu'un même minéral peut avoir beaucoup de formes différentes, comme la calcite.

On distingue :

 

  • Cristaux idiomorphes : ils ont uniquement des faces cristallines nettes ils ont la forme idéale de l'espèce .

  • Cristaux xénomorphes : ils sont déformés car leur croissance a été limité par la présence d'autres cristaux

  • Cristaux à forme allongée, minéraux en colonnes, aiguilles, fibreux, capillaires, stalactites.

  • Cristaux agrégés en tablettes, feuillets, écailles, grains.

Le piège :

Les Pseudomorphoses, quand un minéral se forme en remplacement d'un autre tout en gardant la forme de celui-ci.

La forme est donc un critère déterminant important, mais il faut être vigilant, car un même minéral peut prendre des formes différentes en fonction des conditions de sa cristallisation.

Le Clivage :


C'est un plan de faiblesse dans la structure cristalline. Ce sont donc des plans de fracture suivant des directions prédéterminées par la structure atomique du cristal. Il peut y avoir de zéro à trois plans de clivage selon les espèces minérales.
une, deux, ou trois directions de clivage.

La qualité du clivage va de très bon, tels que les micas à imparfait lorsqu'il est difficile de cliver et que les plans sont irréguliers, comme l'apatite.

La Cassure :

En minéralogie, la cassure désigne l'aspect de la surface d'un minéral qui, après avoir été soumis à une contrainte, se brise en présentant des surfaces de fractures irrégulières, dans des directions quelconques. Lorsqu'il n'y  a pas de plan de clivage un minéral se casse sans forme définie.

Les cassures peuvent être difficiles à observer lorsque le clivage est facile dans plusieurs directions.

On distingue différents types de cassures :

  • conchoïdale : cassure nette et brillante, comme le verre. La surface est onduleuse, les ondulations s'arrangeant concentriquement à partir du point de choc qui a produit la fracture (aspect d'un intérieur de coquillage). C'est la cassure typique du quartz, mais aussi de certaines roches vitreuses comme l'obsidienne.

  • inégale

  • rugueuse

  • friable

  • terreuse

  • esquilleuse

​La Luminescence :

 

La luminescence est une émission de lumière dite « froide » par opposition à l'incandescence qui est dite « chaude ». La lumière émise par luminescence résulte d'interactions entre particules électriquement chargées. C'est l'émission, ou la réémission, de rayonnement lumineux par des minéraux.

Il existe plusieurs formes de luminescences :
 

  • La triboluminescence est un phénomène optique dans lequel la lumière est engendrée par la cassure de liens asymétriques dans un cristal, quand ce matériau est gratté, cassé ou frotté.

  • La thermoluminescence est un phénomène physique lié à la capacité de certains cristaux d'accumuler l'énergie cédée par les rayonnements ionisants issus de la radioactivité et de restituer cette énergie sous forme de lumière lorsqu'ils sont chauffés.

  • La photoluminescence (PL) est un processus par lequel une substance absorbe des photons puis ré-émet des photons. Cette luminescence se produit lorsque l'on éclaire certains minéraux avec une source de lumière visible ou invisible, (par exemple de la "lumière noire" des U.V. )

La phosphorescence :

 

La phosphorescence est le phénomène observé lorsqu'une matière continue à émettre de la lumière après avoir été éclairée.

Le phénomène de phosphorescence proprement dit est dû, lui, à une réaction  : il s'agit d'une suite de pertes d'énergie par des électrons qui ont été excités et qui retournent à des niveaux d'énergie plus bas. Le fait que cela se passe lentement relève du domaine de la mécanique quantique.

Elle ne permet d'identifier qu'un faible nombre d'espèces souvent très connues. On dira que la détermination à l'œil est réservée à des espèces très typiques et souvent rencontrées.

Travailler sérieusement sans se prendre au sérieux !

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