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Nota Bene : certains termes sont suivis d'une croix, cette marque (+), signifie que la page contient un ensemble d'expressions minéralogiques formées sur la base du même mot… A Abyssal Accident Accrétion Accumulation Achondrite Affleurement Agrégat Aklé Alab Albâtre Allochtone Alluvion Alluvionnaire Alpin Altération (+) Altérite Amorphe Amphithéâtre Analyse chimique Anatexie Anisotrope, Anisotropie, Anisotropisme Antécinématique Anticlinal Antiforme Aphanitique Aphotique Aphytal Aquifère Arène, arénisé Arénisation Arénophile Aréogéologie Armé Artésien, artésienne, artésianisme Ås Asthénosphère Astroblème Astrogéologie Auge Autochtone Automorphe Avalanche de débris Avant-butte Aven Axe d'un pli B Banc à vérins (ou Banc à verrains) Barkhane Barranco Basique Bassin (+) Bassin sédimentaire Bassin versant Batholite Bathyal Baume Benthique, Benthos Bétoire Biorhexistasie Blast(e), blastique Bloc erratique Boue (+) Bout-du-monde Brèche (+) Butte-témoin C Cadomien Calanque Calédonien Caliche Canyon ou Cañon Canyon ou Cañon sous-marin Caoudeyre Cap-rock Capture (+) Carbonatée(roche) Cargneule Carrière Carte géologique Castine Cémentation Cénote Chaos granitique Chalcophile Charnière Charriage Cheminée de fée Chenal (+) Chevauchement Chimie Chondre, Chondrite Cinématique Cirque Clarke Claste, clastique Clastie (+) Cluse ou clue Coin de glace Collision Compétence Concordance Concrétion Conductivité hydraulique Cône (+) Cône d'éboulis Conglomérat Contact Convection Convergence Cordon littoral Coronitisation Corrasion Cortex Couche (+) Couche de passage Couche géologique Couches géologiques Couche-savon Coulée Couverture Craie Cratère Craton Crau Crête Cristallogenèse Crochon Croûte terrestre Cryoclastie Cryosol Cryosphère Cryoturbation Cuesta Cuirasse Cycle (+) Cycle sédimentaire D Décrochement Déflation Delta Demoiselle coiffée Dénudation Dépôt Détritique Diabase Diaclase Diagenèse Diagraphie Diapir Diatomite Dike Discontinuité Discordance District Divergence Divergent Doline Dôme (+) (de sel / volcanique /-coulée) Dorsale Drift Drumlin Ductile Dune (+) Dunaire Dune hydraulique Dune longitudinale Dune parabolique Dune pyramidale Dune transversale Dyke E Éboulis Écaille Écoulement hyperconcentré Elb Éluvion (+) Embut Emposieu Encaissant Endogène Épaulement Épontes Erg Ergeron Érosion Éruptif - Éruptive Esker Euphotique Eustatisme Évaporites Évaporitique Exogène Exogéologie Extrusion F Faciès Faille Feidj Felsique Fenêtre, fenêtré Fer, ferrifère Ferrallitique Fers Fiches de présentation des roches Figures polygonales Filon Flanc d'un pli Fluidal Flux (+) Foliation, folié Fosse (terme minier et geologique) Fossé (+) Front Fumerolle, fumerollien Fumeurs, noirs, blancs, transparents G Galet Galet mou Gassi Gélifract Gélifracté Gélifraction Gélisol Gélivation Gène (+) Genèse Génétique Géode Géodésie Géoïde Géologie Géomorphologie Géomorphologue Geyser Ghourd Gîtologie Gîtes Gîte alluvionnaire Glace Glaciaire Glaciation Glacier Glyptogenèse Gour Graben Gradin (+) Gradin de faille Gradin de capture Gravier Gravimétrie Grenu H Hadal Halocinèse Hétéromorphe, Hétéromorphisme Hétéropie, Hétéropisme, Hétéropique Histoire de la minéralogie Hololeucocrate Holomélanocrate Horst Hyalin Hydrolaccolite Hydrosphère Hydrothermal Hystérogène I Ichnofaune Ichnologie Igue Illuvion (+) Inclusion Inlandsis Inselberg Inséquent Intermédiaire Intertidal Intraformationnel Intrusion Inversion de relief Iso (+) Isomorphe, Isomorphisme Isopique, Isopisme Isotope, Isotopique Isotrope, Isotropie Isostasie J K Kame Kamenitsa Karren Karst Kélyphite, Kélyphitisation Kink Klippe Knick L Laccolite Lagune Lahar Lame mince Lapiaz Lapié Lapiez Latérite Lehm Lessivage Leucocrate Libelle voir Inclusion Limagne Limon Limoneux Limonite Liquidus Liste des personnalités Lit (+) Lithique (dont " industrie : ") Lithologie Lithophyse Lithosidérite Lithosphère Littoral Lobe tectonique Loehm (Lœhm) Loess (Lœss) Loessique Lopolite Log Lunette M Maar Macro Magmatique Magmatisation Magmatisme Magmatite Magnétisme Malléabilité, malléable Mardelle Marmite, Marmite de géant, Marmite du diable Massif intrusif Mélanocrate Merzlota Mesa Mésocrate Mésosphère Métal Métamorphisme (+) Métamorphique Métamorphosé, métamorphisé Métasomatose Météorite (+) Miarole, miarolitique Micro (+), Microlite, microlitique Microscope, Microscopie, microscopique Milieu marin (+) Mine Minerais Miroir de faille Modelé (+) Modelé désertique Modelé glaciaire Modelé karstique Modelé périglaciaire Moraine Morphogenèse Mud cracks Multienclumes Mur N Nappe (+) Nappe aquifère Nappe artésienne Nappe captive Nappe d'eau souterraine Nappe de charriage Nappe de gravats Nappe libre Nappe pennique Nappe phréatique Natronière (voir Natron) Nebka, ou Nebkha Necton Néritique Niveau (+) Nodule Noyau O Obduction Occurrence Océan (+) Oghroud Oncoïde Oncolite Oolithe Orbicule Organogène Orogène Orogenèse Orogénique Ôs Ouralite, Ouralitisation Ouvala Oxydation P Paléoclimatologie Palingenèse, palingénétique Palse Paragenèse, paragénétique Paragénèse Pédiment Pédogenèse, pédogénétique Pédologie Pédologique Pédologue Pédon Pédoturbation Pegmatite Pélagique Pendage Pédiplaine Pellet Pénéplaine (+) Période glaciaire Période interglaciaire Pergélisol Permafrost Permagel Pétrofabrique Pétrographie, pétrographe Pétrologie, pétrologue Pétrologie structurale Phanéritique Phase (+) Phénoblaste Phénocristal Photique Pieds de vaches Piémont Pierre (+) Pingo Pipe Pipkrake Plage Plan (+) Plancton Planèze Plaque (+) Plaque lithosphérique Plaque mince Plaque tectonique Playa Précipitation (+) Point chaud Porphyre (+) Postcinématique Pseudotachylite Puits Puy Pyrogénation Pyrométamorphisme, pyrométamorphique Q R Radioactivité Reculée Réfraction (+) Réfraction de schistosité Réfringence (+) Réfringent (+) Reg Regard Regmaglyptes Régolite Régression Rejet Relief (+) Relief karstique Résiduel Résistivité Résurgence Revers Rhexistasie Ride (+) Rift Ripple mark Roche (+) Roche acide Roche basique Roche encaissante Roche magmatique Roche mère Roche métamorphique Roche réservoir Roche résiduelle Roche sédimentaire Roche pyroclastique Roche vitreuse Rudite Ruffe S Sable Salbande Sandur Satellite Saussurite, Saussuritisation Scialet Sebkha (ou sebkra) Schistosité Sectile Sédiment Sédimentaire Sédimentation Séisme (+) Sidérophile Sif Silex Silk Sillon Silt Siltite Siouf Siphon Sismique, Sismicité, Sismologie Skarns Slouk Slumping Socle Sol Solidification Solidus Solifluxion Soluté (+) Solution (+) Solution solide Solvus Sous-sol Spéléothème Stalactite Stalagmite Stockwerk Strate, stratifié Stratigraphie Stromatolite (+) Structure Structurologie Subautomorphe Subduction Subsidence Substratum Suc Suffosion Surface (+) Surrection Suture tectonique Syncinématique Synclinal Synforme Syngénétique Synsédimentaire T Tectonique Tégument Tenacité, tenace Téphrochronologie Terra rossa Terrasse Texture Thermoclastie Tidal Till Tillite Toit Tombolo Tourbe Transgression Trapps Truc Tsunami Tuc Tuf Turbidité Type (+) U Ultrabasique V Vacuole Vadose Vallée Vannage Variolite, variolitique Verre Verrou Versant W X Xénolite Xénomorphe Y Z Zone (+) Zone de cémentation Zone d'oxydation Zone d'oxyréduction Zone de saturation
- géologie|glossaire-volcans|geyser et sources chaudes|JJ Chevallier
Fonctionnement et description des geysers et sources d'eau thermales, avec photos et schémas. Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Geyser : [mot islandais "jaillisseur"] Source de vapeur d'eau chauffée au contact du magma, à jaillissement intermittent suivant la pression de vapeur d'eau en profondeur avec dépôt périphérique principalement formé de silice (geysérite ). FONCTIONNEMENT GEYSER & SOURCE CHAUDE Geyser et Source Chaude Schéma du fonctionnement des geysers et sources chaudes. Geyser et Source Chaude Schéma du fonctionnement des geysers et sources chaudes. 1/1 Sans les quatre conditions suivantes il n'y aurait pas de geyser : une quantité importante d'eaux souterraine une source de chaleur des poches intermédiaires le long de la colonne d'eau un venturi (rétrécissement de la colonne) près de la surface Si les deux première conditions sont réunies sans les deux dernières, on aura alors une source d'eau chaude. CYCLE Geyser Fonctionnement d'un geyser Geyser Fonctionnement d'un geyser 1/1 Attention proportions non respectées. Le cycle des geysers : 1-Une importante source de chaleur, flux thermique, chauffe, à une température de l’ordre de 250° C, une importante quantité d'eaux souterraines. 2-En raison de la pression élevée dans la colonne d'eau (voir le diagramme de phase de l'eau sur la page structure de la matière) cette eau ne bout pas. L'eau chaude moins dense remonte vers la surface. 3-A 128° C (point d'ébullition) elle se vaporise provoquant une brutale augmentation de volume qui forme un dôme à la surface. 4-Elle expulse alors la colonne d'eau. 5-A la fin de l'éruption le niveau de l'eau dans la colonne a baissé, et le cycle reprend. Geysers du Tatio, altitude 4300 m. Les eaux sont riches en carbonate de calcium qui forme le cône. L'eau gèle autour du geyser. Chili (Nord Atacama). Juillet 2002, Guy Sabattier. Le site géothermique de Geysir au nord-est de Reykjavik avec ses geysers et ses bassins d'eau chaude. Islande - Mai 2002, Gilda Putinier. Source : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php DÔME Formation du dôme. Éruption. Effondrement. Retrait. Un geyser particulier le "Fly Geyser". Aux USA, dans le Nevada, il y a un drôle de geyser. Il est né dans les années 60, d'une erreur humaine lors du forage d'un puits les travaux perforant une poche d'eau chaude souterraine. Depuis l'eau jaillit par plusieurs endroits, créant des cônes de geyserite. L’eau très fortement minéralisée dépose du carbonate de calcium coloré par des éléments chimiques et organismes thermophiles des eucaryotes, des algues, et des procaryotes, des cyanobactéries qui vivent et se reproduisent à des températures élevées. D'une hauteur d'environ 4 mètres il y a 3 cônes dont les jets permanents peuvent atteindre 2 mètres, l’écoulement se fait dans des piscines de travertin en terrasses qui se dispersent en bassins, environ 35, sur une trentaine d'hectares. Le Fly Geyser, aussi connu comme le Fly Ranch Geyser, est un petit geyser qui se trouve à environ 32 kilomètres au nord de Gerlach-Empire, dans le comté de Washoe, au Nevada. Le geyser est situé dans la vallée de Hualapai Flat (Désert de Black Rock) près de la Nevada State Route 34. Pour le visiter il faut avant tout se renseigner sur les tours organisés par le propriétaire. Fly Ranch, à l'origine, une ferme à la fin des années 1880 et maintenant la propriété de The "Burning Man Project" est principalement connu pour son "Fly Geyser". En 1964, un puits d'essai a été foré par Western Geothermal. Dans ce cas, l'eau n'était pas assez chaude pour leurs besoins et le puits était (incorrectement) refermé. Au cours des décennies suivantes, une formation a grandi dans ce qui est aujourd'hui "Fly Geyser". Deux formations supplémentaires qui reçoivent peu d'attention sont également montrées dans le film. En 1916, un puits d'eau avait été foré, mais avait été jugé trop chaud pour une utilisation pratique. Les minéraux dans l'eau formèrent un cône étroit de 40 à 50 cm. La formation s'appelait à l'origine "The Thumb", le Pouce, mais est maintenant plus communément appelée Wizard. L'autre formation sur la propriété est connue comme "Baby" ou "Mini Geyser". Bien que nous n'ayons aucune information sur sa formation, il est évident de par sa taille (20/30 cm) qu'elle est beaucoup plus jeune que les autres. Le Parc National de " YELLOWSTONE " by Larry Richarson Yellowstone 4k Video, Sony AX53, by Larry Richarson on YOUTUBE RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE
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RÉSULTATS DE LA RECHERCHE RÉSULTATS DE LA RECHERCHE 334 éléments trouvés pour « » Le tungstène sud-armoricain | mineralogie.club|Yves Lulzac|JJ Chevallier LE TUNGSTÈNE ARMORICAIN ... page 3 Une étude de Monsieur Yves Lulzac, juin 2019 Yves Lulzac est un ancien géologue minier qui a fait toute sa carrière au BRGM, à travers le monde. Il est à l'origine de la découverte de la Lulzacite, un phosphate de strontium, qu'il a découvert à St Aubin des Châteaux, Loire-Atlantique, en 1997. Gemmologue de laboratoire à ses heures, il a rédigé un manuel de gemmologie qui fait autorité dans le monde entier. Breton, il est aussi l'auteur de cinq ouvrages sur les manoirs Bretons. SOMMAIRE Cliquez sur le chapitre recherché Introduction Conclusions Annexe 1 - L'unique exploitation armoricaine de Montbelleux Annexe 2 - Les principaux minéraux du Tungstène armoricain Annexe 3 - Les occurrences des principaux minéraux du Tungstène en Bretagne selon Mindat La province nord-armoricaine (page 2) La province sud-armoricaine (page 3) - Indice de Lervily - District de Tréguennec - Indice de Pleuven - District de Locronan-Plogonnec - Indice de Baud - Indice de Guénin - District du Golfe du Morbihan - Indice de Bréhan-Loudéac - District de la Villeder - I ndice de St Jacut-les-Pins - Indice de Noirmoutier - Indice de la Ricotière - Indice de la Roche-Balue - District de Nantes-Orvault - District de Nozay-Abbaretz - District de Montaigu (Vendée) - District de la Rousselière - District de St Herblon - District de Mortagne sur Sèvre - Indice de la Jarrie - District de la Lucette - Chemillé-Echasserie - Indice du Plessis - District de Peyratte Province sud armorique LA PROVINCE SUD-ARMORICAINE 22- L'Indice de Lervily Des galets de quartz minéralisés en cristaux centimétriques de wolframite ont été découverts en 1975 à la Pointe de Lervily (commune d'Audierne dans le Finistère) dans le cadre d'une thèse de 3ème cycle. Ils sont localisés dans un contexte granitique hercynien, à priori favorable, mais l’étude plus détaillée de cet indice n'a pas été entreprise. Référence Fouquet Y. 1980. Le district antimonifère du Cap Sizun-Quimper. Thèse 3ème cycle. Univ. Clermont-Ferrand. 191 pages. Lenvily Tréguennec 23- Le district de Tréguennec Ce district est bien connu pour son filon d'aplite sodolithique, grossièrement orienté est-ouest, intercalé dans le contexte métamorphique de la Baie d'Audierne (Finistère). Minéralisée en amblygonite, cassitérite et columbo-tantalite, cette aplite peut encore être observée au sommet de l'ancienne carrière de Prat ar C'hastel en bordure d'estran. Cette carrière, actuellement inondée, était également connue des amateurs minéralogistes pour avoir fourni de superbes cristaux d'apatite de couleur violette. En 1984, l'un des trois sondages carottés exécutés en aval pendage de ce gîte a reconnu, au toit du corps aplitique principal, un banc de roche verte de type amphibolite légèrement pointillée de minuscules cristaux de scheelite bien visibles à la lampe de Wood. Un teneur voisine de 0,1 % WO3 y a été enregistrée sur une puissance de 30 centimètres. Un corps aplitique secondaire a également été découvert à peu de distance au mur du corps principal. Il en est séparé par un puissant niveau d'une roche migmatitique admettant de nombreuses intercalations d'aplite plus ou moins schistifiée ainsi que d'une roche de type skarnoïde surtout localisée au mur des migmatites sur un front d'une vingtaine de mètres. Ces bancs de skarnoïde ont une puissance de 40 cm au maximum et leur paragénèse comprend : vésuvianite, zoïsite, scheelite très peu abondante, mispickel, pyrite et chalcopyrite. On note également la présence de tourmaline noire d'aspect feutré. Totalement inconnu en surface, ce skarnoïde n'a pas fait l'objet d'une étude plus approfondie, l'intérêt principal de ce district résidant dans son potentiel lithinifère avec Sn, Ta, Nb en sous produits, y compris l'aplite elle-même utilisable dans l'industrie céramique. Référence. Lulzac Y. 1986. Les minéralisations à étain, tantale et lithium de Tréguennec (Finistère). Etat des connaissances au 31 mars 1986. Rapp. BRGM, 86 DAM 011 OP4. Inédit. Pleuven 24- L'indice de Pleuven Découvert lors d'une prospection des gîtes béryllifères de la région de Gouesnac'h, il est situé à proximité du village de Lesquidic Izella sur la commune de Pleuven (Finistère). Il concerne un niveau d'embréchites hercyniennes intégrées dans le domaine de l'anticlinal de Cornouaille. Sur une superficie d'environ un demi-hectare on observe des éboulis de quartz dont certains n'ont pas encore été désolidarisés de leurs épontes de granite feuilleté non transformé. Ils proviennent d'un dispositif en stockwerk constitué de filons directionnels et sécants. La minéralisation est essentiellement wolframifère sous forme de minces liserés à proximité des épontes, ou sous forme d'amas cristallins de 2 cm au maximum, dispersés dans le quartz d'une manière aléatoire. On note également la présence de cassitérite, mispickel, pyrite et blende en faibles proportions. Deux autres zones d'éboulis quartzeux ont également été localisées à proximité. Ils sont uniquement minéralisés en sulfures divers (pyrite et mispickel principalement) Cet indice n'a pas été étudié en détail. Référence. Lulzac Y. 1964. Etude de l'indice stannifère de Pleuven (Sud Finistère). Rapp. interne BRGM du 30 septembre 1964. Locronan-Plogonnec 25- District de Locronan - Plogonnec La présence de traces de wolframite dans le réseau hydrographique régional est à l'origine de la découverte de formations filoniennes quartzeuses qui recoupent la partie médiane du petit massif granitique de Locronan selon une orientation générale nord-ouest / sud-est. On peut distinguer 4 sites principaux qui ont été étudiés par relevés d'éboulis, prospections éluvionnaires et géochimiques ; décapages par tranchées puis, pour certains d'entre eux, par sondages carottés. Le site de la Forêt du Duc , en Locronan, se situe non loin de la bordure nord du massif granitique dans une vieille carrière en pleine forêt. Il consiste en un filon quartzeux de 5 à 10 cm de puissance principalement minéralisé en cassitérite, mispickel, pyrite, galène, blende et pyrite. La scheelite est également présente en cristaux millimétriques isolées dans le quartz ou au contact des plages de mispickel. Ce site n'a pas été étudié d'une manière détaillée. Le site du Nartous se manifeste par une belle nappe d'éboulis minéralisés dont l'origine a été localisée par tranchées. L'indice principal se présente sous la forme d'un faisceau d'au moins trois filons de quartz plus ou moins lenticulaires dont la puissance peut varier de 10 cm à 5 mètres, sur un front d'une vingtaine de mètres. Ils sont majoritairement minéralisés en wolframite en cristaux de 0,5 cm ou en amas dispersés de 5 cm maximum. On note également la présence de rare cassitérite ainsi que de mispickel souvent altéré en soufre natif, de pyrite et blende peu abondants, tourmaline et calcédoine. La wolframite est rarement épigénisée par la scheelite. De belles, mais malheureusement très locales concentrations en wolframite (et cassitérite très secondaire) ont été découvertes avec des teneurs atteignant 0,51 % sur 1,20 mètre de puissance ; 0,18 % sur 4,20 mètres; 0,76 % sur 0,70 mètre, et 2,66 % sur 20 cm. On note également une teneur de 0,84 % WO3 sur une puissance de 0,70 mètre. Le site de Ty Hochec qui consiste en un filon quartzeux d'une dizaine de centimètres de puissance mais dont certaines parties un peu plus étroites ont montré des concentrations de wolframite massive et pratiquement pure. A noter que ce quartz englobe parfois de petits amas feldspathiques. Reconnue par tranchées et sondages carottés, cette formation s'est révélée pratiquement stérile dans son aval pendage. Le site de Ty Blancou (ou de Saint Albin). Il se présente sous la forme d'un filon quartzeux d'une quinzaine de centimètres de puissance, minéralisé en mispickel, cassitérite et wolframite dont les teneurs en tranchée peuvent atteindre les 0,63 % wolframite et 0,38 % cassitérite sur une puissance de 12 cm. A noter que cette structure filonienne prend ici une orientation nord-nord-est / sud-sud-ouest. Son aval pendage n'a pas été reconnu. Finalement ce district, très prometteur à première vue, s'est révélé décevant par son caractère trop lenticulaire et dispersé interdisant toute exploitation sélective ou en masse dans les conditions actuelles du marché du tungstène. Référence. Lulzac Y. 1966. Note sur la répartition des minéralisations stannifères dans le massif granitique de Locronan-Plogonnec. Rapport BRGM du 20 mars 1966. Lanmeur Plougasnou 26- Indice du Saint Inclus dans le district stannifère de Langonnet, cet indice a été découvert à la suite d'une prospection régionale "au marteau" suivie d'un quadrillage éluvionnaire à maille serrée. Il s'agit d'une nappe d'éboulis quartzeux localisée sur la rive droite du ruisseau de Saint Samuel près du village du Quinquis Gleis. Ils sont en relation avec un complexe micaschisteux recoupé par un grand nombre d'apophyses et filons granitiques que l'on peut considérer comme étant des satellites du proche massif de Plouray. Les filons quartzeux à l'origine de ces éboulis sont indifféremment encaissés dans le granite ou les micaschistes. Ils ont une puissance d'une dizaine de cm et montrent une minéralisation en wolframite cristallisée ou en amas d'environ 2 centimètres localement très abondants (teneurs ponctuelles voisines de 20 % en wolframite). Une tentative infructueuse de localisation en place a été tentée au moyen d'une tranchée réalisée en mai 1961. Depuis, l'étude de cet indice a été abandonnée. Référence. Lulzac Y. 1961. Rapp. BRGM du 28 février 1961, inédit. Baud 27- Indice de Baud Il concerne un banc de pyroxénite orienté ouest-est, que l'on peut suivre sur environ 5 km depuis l'extrémité orientale du massif granitique de Pontivy jusqu'au-delà de la rivière Evel. Il est encaissé dans un contexte de micaschistes briovériens minéralisés en staurotides. Il a été observé aux lieux suivants : Au nord du village de Kernantec où l'on note une petite nappe d'éboulis constitués d'une roche rubanée de couleur claire à plagioclases, pyroxènes, grenats peu abondants, biotite en minces lits directionnels et traces de pyrrhotite. La scheelite peu abondante est principalement exprimée dans les niveaux les plus feldspathiques sous forme de minces veinules discontinues parallèles au rubanement de la roche. A la sortie du bourg de Baud en bordure de la route de Pontivy (aire de stationnement). Le banc de pyroxénite, puissant de 3,50 mètres, est visible en affleurement. Il est limité vers le nord par des micaschistes, et vers le sud par un filon de pegmatite à tourmaline de 2,50 mètres de puissance. La roche est identique à celle de Kernantec mais elle peut admettre des passages enrichis en quartz. La scheelite est présente sous forme de ponctuations minuscules dispersées ou rassemblées en minces placages. Au nord du village de la Roche, la pyroxénite, peu rubannée, est présente sous forme d'éboulis accompagnés par des éléments de pegmatite et d'aplite schisteuse à tourmaline et grenat. La scheelite y est exprimée sous forme de rares inclusions dispersées. Au voisinage du Moulin de Kergehel, un affleurement montre un banc de pyroxénite puissant d'environ 4 mètres, riche en biotite et dont l'axe est occupé par un banc de pegmatite et de granite très feldspathique peu tourmalinifère. Cette roche semble dépourvue de scheelite. Bien que le massif granitique de Pontivy soit proche et que la pyroxénite soit parfois en contact avec une pegmatite, on ne note pas de transformations de type skarnoïde, la scheelite paraissant être un des constituants normal de cette roche, de formation syngénétique probable. Aucun travail de détail n'a été effectué sur cette zone. Références. Lulzac Y. 1977. Note sur la présence de scheelite dans la pyroxénite de Baud (Morbihan). Rapp. BRGM du 31 juillet 1977, inédit. Chauris L; 1986. Les pyroxénites à scheelite de Baud (Morbihan). Bull. SSNOF, nouvelle série, tome 8 (4). Guénin 28- Indice de Guénin Découvert dans une carrière à proximité du village du Dosten sur la commune de Guénin (Morbihan), il consiste en 2 filons quartzeux orientés nord / sud, puissants de 2 à 30 cm, situés à la périphérie d'un petit massif granitique à 2 micas, circulaire et intrusif dans un contexte de schistes briovériens. La minéralisation consiste en petits cristaux millimétriques de scheelite groupés à proximité ou à l'intérieur de fissures affectant le quartz. On la trouve également en amas centimétriques au maximum dispersés d'une manière aléatoire au sein du quartz. Cette scheelite est toujours plus ou moins épigénisée en ferbérite d'aspect scoriacé. Les minéraux accompagnateurs sont le mispickel, la bismuthinite, la blende et l'apatite. La minéralisation utile paraissant peu abondante au sein de structures filoniennes de puissance réduite, aucune suite n'a été donnée à l'étude de cet indice. A noter, que le contexte de Guénin rappelle, par bien des aspects, le contexte du Menez Gouaillou bien connu pour ses minéralisations en béryl, molybdénite, mispickel et apatite, mais dans lequel le tungstène, ainsi que l'étain, sont inconnus. Référence. Lulzac Y. 1964. Etude du massif granitique de Guénin (Morbihan) et de son indice de scheelite. Rapp. interne BRGM du 4 juillet 1964. Inédit. Golfe du Morbihan 29- District du Golfe du Morbihan Les minéralisations tungstifères de ce district ont été découvertes après avoir réalisé l'inventaire de la collection minéralogique régionale conservée au musée de Vannes (Société polymathique du Morbihan), suivi d'un examen systématique des échantillons à la lampe de Wood. Les minéralisations utiles sont en relation avec des gîtes de type skarnoïde formés aux dépens de pyroxénites en contact plus ou moins étroit avec des apophyses granitiques satellites du proche massif de Carnac. Trois formations de ce type ont été localisées : La formation de Roguédas , située sur le continent, comprend deux bancs principaux de pyroxénite ayant 2 à 3 mètres de puissance, encaissés dans une série micaschisteuse comprenant également des niveaux et des poches de pegmatite granitique à biotite. La scheelite, dispersée en cristaux millimétriques n'est présente que dans un faciès particulier de la pyroxénite, dénué de quartz et uniquement composé de plagioclases et de diopside. On note également la présence de grenat, sphène, biotite et pyrite très peu abondante. Les teneurs en scheelite sont faibles, de l'ordre de 0,05 %. Par contre, le faciès de pyroxénite dans lequel on note la présence de quartz, semble stérile en minéralisations tungstifères. La formation de Locmiquel sur l'Ile aux Moines , comprend un banc de pyroxénite puissant d'environ 60 centimètres en contact avec une apophyse de granite. Le diopside prédomine largement sur le plagioclase et la scheelite, peu abondante, est présente en petits cristaux dont l'abondance semble diminuer à l'approche du granite. Cette formation admet un banc directionnel enrichi en pyrrhotite, pyrite, chalcopyrite et magnétite, mais dépourvue de scheelite. La formation de Brouel sur l'Ile aux Moines , est orientée nord-ouest / sud-est dans un contexte migmatitique à nombreuses intercalations granitiques et pegmatitiques. Elle comprend un banc de pyroxénite largement modifiée, de type skarnoïde, puissant de 1 à 2 mètres et comprenant deux principaux faciès : Un faciès à diopside et grenat rose-brun de la série grossulaire-andradite. Il est caractérisé par la présence de fluorine blanche assez abondante, ainsi que de scheelite en petits cristaux dispersés ou groupés en micro-veinules. La puissance de ce faciès varie de 10 à 30 centimètres et sa teneur en scheelite est voisine de 0,30 %. On note également une teneur moyenne de 130 g/t en béryllium. Un faciès à diopside, grenat et vésuvianite abondante, plus ou moins massive. La scheelite y est également présente en petits grains dispersés. Ce faciès s'exprime sur une puissance variant de 20 cm à 1,90 mètre et sa teneur en scheelite est voisine de 0,05 % On note également la présence d'un banc de pyroxénite à diopside, plagioclase, sphène et quartz. Cette roche, localement silicifiée, ne semble pas minéralisée en scheelite. D'autres bancs de pyroxénite ou d'amphibolite stériles en scheelite, bien que parfois en contact direct avec le granite, sont connus sur l'Ile aux Moines (à la Pointe de Brouel et à l'ouest de Locmiquel), ainsi que sur l'Ile d'Arz. A noter que l'amphibolite est souvent minéralisée en ilménite. Bien que présentant certaines originalités dans le cadre du Massif Armoricain, notamment par la présence de la fluorine, ces formations n'ont pas été étudiées d'une manière plus approfondie, leur géométrie médiocre et leurs teneurs en tungstène marginales ne présentant guère de possibilités économiques actuelles. De plus, leur environnement résidentiel et touristique interdirait tous travaux de terrassement. Référence. Lulzac Y. 1964. Note sur la répartition de la scheelite dans le Golfe du Morbihan. Rapp. interne BRGM du 12 février 1964, inédit. Bréhan-Loudéac 30- Indice de Bréhan-Loudéac Il intéresse les communes de Bréhan-Loudéac, de Rohan et de Saint Samson dans les Côtes d'Armor, et a été mis en évidence à la suite de la prospection alluvionnaire systématique. La découverte de concentrations ponctuelles de wolframite et d'or natif a été le point de départ d'une recherche d'éboulis minéralisés ainsi que d'une campagne de sondages à la tarière à main. Finalement, deux tranchées ont mis à jour des formations quartzeuses plus ou moins lenticulaires dont la puissance varie de quelques centimètres à 1,20 mètre au maximum. Orientées nord-est / sud-ouest elles sont encaissées dans une série de schistes noirs briovériens. La minéralisation utile consiste en microcristaux de wolframite dispersés dans la masse du quartz en compagnie d'un peu de mispickel. Cependant, certains éboulis de surface montrent une minéralisation en wolframite plus abondante en cristaux allongés et groupés pour former des amas de 1 à 2 cm, en association avec de la scheelite en cristaux centimétriques eux-mêmes constellés de microcristaux de ferbérite. Le mispickel est également présent en cristaux de 3 à 4 mm de longueur. Un sondage carotté de 197 mètres de long s'est révélé négatif car, mis à part la présence de pyrite et de rare mispickel, la minéralisation wolframifère entrevue en tranchée n'a pas été recoupée. Par contre, il a confirmé la présence de faibles traces d'or natif. Référence. Bonnici J.P. 1973. Indice de wolfram de Bréhan-Loudéac (Morbihan). Rapp. BRGM du 26 octobre 1973, inédit. La Villeder 31- District de la Villeder Bien connu pour son gisement de cassitérite en partie exploité de 1834 à 1892, mais encore fournisseur de beaux échantillons minéralogiques, ce district l'est beaucoup moins pour ce qui concerne ses minéralisations tungstifères. De rares échantillons de wolframite auraient été recueillis au cours des anciens travaux miniers de recherches et d'exploitation sur le site même de la Villeder, mais sans certitude absolue, ce minéral n'ayant jamais été signalé dans les rapports officiels. Cependant, des prospections alluvionnaires, éluvionnaires et géochimiques conduites d'une manière épisodique à partir de 1959, ont permis de mettre en évidence une vaste zone tungstifère allongée sur environ 5 km en bordure sud orientale du massif granitique de Lizio, entre les villages de Bréman à l'ouest et de Tromeur à l'est. Les anomalies géochimiques découvertes, avec des teneurs souvent supérieures à 50 ppm W, sont en rapport avec de belles nappes d'éboulis quartzeux minéralisés en hübnérite. Les premiers indices mis en évidence par une recherche d'éboulis suivie d'une étude éluvionnaire effectuée en 1961, avaient justifiés une première tentative de localisation des formations minéralisées en place au moyen d'une tranchée exécutée en 1962 à proximité du Moulin de Tromeur. Mais, cette tentative s'est révélée infructueuse par la présence d'un fort recouvrement périglaciaire. Les éboulis recueillis sur place permettent cependant d'affirmer qu'ils proviennent de filons intragranitiques. Filons qui peuvent se prolonger dans l'encaissant briovérien si l'on en juge par la découverte, sur le même site, d'éboulis schisteux tourmalinifères montrant des veinules d’hübnérite. Par la suite, l'extension des recherches a permis de localiser des nappes d'éboulis provenant de filons quartzeux au moins décimétriques à épontes micacées, minéralisés en lames et amas d’hübnérite, certains de ces amas pouvant constituer plus du quart du remplissage filonien, par exemple sur la zone de Boquidet, à 2 km au sud de Lizio. Ce type de minéralisation se retrouve également à proximité des villages de la Saudraie et de Quenelec, à l'est de Saint Aubin, mais en plus faibles concentrations. Parfois l’hübnérite s'associe à la scheelite dans les régions de Bréman et de Launay-Maréchaux. La plupart de ces nappes d'éboulis semblent se situer sur la bordure interne du massif granitique, ou bien sur sa bordure externe "semi granitique" constituée, semble-t-il, de schistes métamorphiques admettant de nombreuses apophyses ou filons de granite. Malheureusement, toutes ces dernières occurrences superficielles prometteuses ont été découvertes au moment de l'apparition des mouvements écologiques. Aussi aucune recherche par tranchées n'a pu être programmée à la suite de l'opposition, auprès des élus locaux, d'individus irresponsables absolument ignorant en matière de recherche minière et prétendant même qu'il s'agissait, de la part du BRGM, de recherches d'uranium et non de tungstène !... .On reste donc dans l'ignorance de l'environnement géologique de ces gîtes ainsi que de leur potentiel économique. Références. Tanon J. 1961. Prospection du wolfram dans la région de Lizio. Rapp. BRGM. Inédit. Cesbron F. 1962. Connaissances nouvelles sur le massif de la Villeder. Rapp. BRGM. Inédit. Lulzac Y. 1980. Le district de la Villeder. Etat des connaissances au 31 octobre 1980. Rapp. BRGM. Inédit. St Jacut-les-Pins 32- Indice de Saint Jacut-les-Pins Au cours de l'exploitation de minerai de fer ordovicien au sud et au sud-est du bourg de Saint Jacut-les-Pins, un banc d'une roche de type skarn, de quelques centimètres d'épaisseur, avait été remarqué dans les schistes noirs encaissant le niveau ferrifère. On y notait la présence de diopside, calcite, biotite accompagnés de blende rouge foncé, chalcopyrite et de pyrite sous forme de placages ou de petits amas. La scheelite y était également présente mais en faible quantité. Etudiée, de 1977 à 1981 dans le cadre des recherches axées sur l'inventaire et l'échantillonnage des anciennes ferrières, cette occurrence a fait l'objet d'une campagne de prospection géochimique pour plomb, zinc, cuivre, dont les résultats ont ensuite été vérifiés par géophysique PS et VLF ainsi que par de nombreux sondages destructifs au wagon-drill. Les quatre sondages carottés effectués en 1980 et 1982 ont permis de reconnaître l'aval-pendage des formations ferrifères, mais dont les puissances ne dépassant guère les 30 cm. Les minéralisations de type BGPC ont également été observées sous forme de zones silicifiées plus ou moins bréchoïdes, de 6 mètres de puissance au maximum, ou de nombreux filonnets dispersés riches en pyrite, blende, galène, hématite, limonite et calcite. Le tout encaissé dans un contexte de schistes noirs parfois très minéralisés en andalousite. Par contre, aucune formation de type skarn n'a été remarquée et la scheelite semble totalement absente de ce contexte. Tout du moins à première vue car aucun contrôle analytique pour tungstène n'a été effectué sur les sondages percutants. En effet, ces recherches étaient uniquement centrées sur les minéralisations BGPC. Cette minéralisation tungstifère, dont le contexte présente quelques similitudes avec celui du district de Diélette, ne présenterait donc que des concentrations très locale et lenticulaires en scheelite, apparemment sans intérêt économique. Références. Davy L. 1911. Les minerais de fer de l'Anjou et du sud-est de la Bretagne. Bull. de la S.I.M. janvier 1911. Chauris L. Calcaires métamorphiques et skarns à scheelite de Saint Jacut-les-Pins (Morbihan). Bull. S.S.N.O.F, 11, (2), p. 61-68. Noirmoutier 33- Indice de Noirmoutier Découvert fortuitement en 2016 par Y. Moëlo, chercheur au CNRS (ER), il est situé à l'extrémité septentrionale de l'île de Noirmoutier où il est possible de l'observer sur l'estran rocheux à marée basse, face à l'ancienne abbaye de La Blanche. Il consiste en un banc de skarn plus ou moins démantelé visible sur quelques m², limité vers le sud par du sable dunaire et vers le nord par un affleurement de quartzites noirs (phtanite métamorphique probable), puis par un affleurement de granite à gros grain. Vers l'est, le contexte est gneissique tandis que vers l'ouest on observe des micaschistes recoupés par des filons et lentilles de pegmatites granitiques. Le skarn et les quartzites adjacents semblent se présenter en bancs subhorizontaux dont il est impossible d'évaluer l'extension ni l'épaisseur compte tenu de l'important recouvrement dunaire local ainsi que des dislocations superficielles. Le skarn a l'aspect d'une roche sombre à gros grain, principalement composée de grenat de la série grossulaire-andradite ; de pyroxène de la série diopside-hédenbergite; de plagioclase (bytownite); de quartz peu abondant ainsi que de rare cummingtonite fibreuse. La scheelite est présente en grains disséminés ou en plages à contours irréguliers dont la taille ne dépasse guère le centimètre. On note également la présence de pyrrhotite ou plus rarement de chalcopyrite en petites plages sans formes cristallines nettes. La scheelite, irrégulièrement distribuée en général, se concentre parfois dans certaines zones à grenat dominant où la teneur du minéral peut atteindre les 2% à 5%. Cependant, à l'issue d'un échantillonnage sommaire de l'affleurement, la teneur moyenne en scheelite de ce skarn semblerait se situer entre 0,5 et 0,9 %. Il s'agit d'un indice prometteur qui mériterait une étude plus approfondie, mais difficilement envisageable à l'heure actuelle compte tenu de la proximité de zones résidentielles et de la vocation touristique du lieu. Référence. Lulzac Y. 2018. Notice de découverte en cours de rédaction. La Ricotière 34- Indice de la Ricotière Situé sur la commune de Chauvé, dans la région de Pornic en Loire Atlantique, cet indice a été découvert dans un contexte gneissique exposé dans la carrière de la Ricotière. Une prospection éluvionnaire réalisée sur une superficie de 25 hectares autour de cette carrière avait mis en évidence une anomalie en molybdénite et wolframite de faible intensité. A la suite de la découverte d'un éboulis de quartz minéralisé en wolframite, une petite tranchée (longueur de 30 m) fut implantée au sommet de la carrière mais seul un filon de quartz stérile, puissant d'une dizaine de cm, a été recoupé. A noter la présence de topaze, scheelite, galène, blende et fluorine dans certains prélèvements éluvionnaires. Les recherches sur ce site n'ont pas été poursuivies. Référence. Guigues J. 1969. Note BRGM d'octobre 1969, inédite. La Roche Balue 35- Indice de la Roche-Balue Dans le cadre d'une étude centrée sur les minéralisations plombo-zincifères du Massif Armoricain, cet indice a été découvert dans la carrière de la Mothe au lieu-dit la Roche-Balue sur la commune de la Montagne (Loire Atlantique). Dans le contexte gneissique du Pellerin on note la présence d'un réseau de filons quartzeux dont la puissance varie de 1 cm à 1 mètre, sécants par rapport à la foliation des gneiss et visible sur une extension longitudinale d'environ 40 mètres. Le quartz, parfois accompagné d'orthose, supporte une minéralisation sulfurée diffuse ou en petits amas, principalement constituée de mispickel, galène et pyrite ainsi que de sulfosels rares (gustavite, vikingite, heyrovskyite, etc.). La scheelite y est présente sous forme d'agrégats ovoïdes plus ou moins ramifiés ou en placages millimétriques. Aucun échantillonnage n'ayant été réalisé dans l'optique d'une recherche tungstène, on ignore le potentiel minier de cet indice. Références. Marcoux E. 1987. Isotopes du plomb et paragénèses métalliques, traceurs de l'histoire des gîtes minéraux. Bull. du BRGM, 117. Moëlo Y. et al. 1987. Homologues de la lillianite de l'indice à W-As- (Pb,Bi,Ag) de la Roche-Balue (Loire Atlantique). Bull. Sté. Frse. de Minéral. et de Cristallo. Paris, 1987. 110, p.43-64. Nantes-Orvault 36- District de Nantes-Orvault Les nombreuses formations filoniennes quartzeuses ou pegmatitiques en liaison avec le massif granitique d'Orvault ou son encaissant gneissique ou micaschisteux, ont donné lieu à de nombreuses observations anciennes à la faveur d'affleurements naturels ou de carrières en exploitation. C'est ainsi que les minéraux suivants ont été inventoriés : tourmalines noires ou polychromes (elbaïtes), béryl, cassitérite, apatite, vésuvianite, grenat, andalousite, mispickel, pyrite, blende, etc. Tous ces minéraux pouvant être considérés comme des curiosités minéralogiques. La wolframite et la scheelite ont rarement été signalées dans certaines formations pegmatitiques tourmalinifères à Orvault et Barbin, au Gué Moreau ou au Parc Grillaud à Nantes, ainsi que dans la carrière de la Poudrière à Nantes où la wolframite en gros cristaux est associée à de la cassitérite. Plus récemment, au bourg d'Orvault, dans les fondations d'une maison en construction, rue de la Patache (travaux SEERS), des fragments de wolframite massive d'au moins 5 cm de puissance ont également été recueillis dans une pegmatite. Ce minéral y est associé avec du mispickel, du mica blanc, de l'orthose, de l'apatite et peu de quartz. On ne sait rien d'autre sur cet indice qui, bien évidemment, ne pourra jamais faire l'objet d'une quelconque recherche plus avancée compte tenu de son environnement résidentiel. Références. Barret Ch. 1898. Minéralogie de la Loire Inférieure. Bull. de la SSNOF, VIII, p. 1-175. Lacroix A. 1901-1909. Minéralogie de la France et de ses colonies. t.IV, p.290. Augustin L. 1965. Communication orale et don d'échantillons. Nozay-Abbaretz 37- District de Nozay-Abbaretz Bien connu pour ses gisements de cassitérite, dont l'un fut exploité de 1951 à 1957 par la SNMO (le gisement du Bois-vert), ce district l'est beaucoup moins pour ce qui concerne les minéralisations tungstifères car aucune ne fut remarquée lors des travaux d'exploitation ni au cours des travaux de recherches superficielles conduites par le BRGM de 1970 à 1973 sur l'étendue de la concession. Hors concession, à l'est du bourg d'Abbaretz, la poursuite des travaux d'échantillonnage superficiel à permis de localiser un faisceau filonien quartzeux stannifère (indice de la Chênaie) probablement indépendant du gisement exploité sur la concession bien qu'empruntant la même orientation est-ouest et le même pendage sud d'environ 65 grades. Ce faisceau a ensuite été étudié par tranchées et travaux miniers conduits au niveau -22, ainsi que par un sondage carotté incliné, long de 250 mètres qui a intercepté son aval pendage entre 50 et 75 mètres de profondeur (sondage S1 de Pied). La poursuite de ce sondage a permis de localiser une zone fissurale chloriteuse d'au moins 40 mètres de puissance entre 180 et 220 mètres de profondeur. Son amont pendage la verrait affleurer à environ 150 mètres au nord du faisceau stannifère. Ces fissures apparaissent au sein d'un horizon de schistes tourmalinifères et sont localement accompagnées par des veinules et filonnets quartzeux. Les minéralisations utiles rencontrées ici sont quelque peu différentes de celles que l'on connaît habituellement dans cette région car, en plus de la cassitérite très peu abondante, on note la présence de fortes concentrations locales de scheelite dont les teneurs (évaluées sur carotte de sondage) sont voisines de 0,33 % sur une puissance apparente de 6,50 mètres (ou bien de 1,15 % sur 3 mètres). Cependant, cette minéralisation tungstifère ne semble pas avoir été traversée dans sa totalité, le sondage ayant été arrêté prématurément à la cote 250. Il s'agit ici d'une formation totalement inconnue en surface et dont on ignore la géométrie exacte. Elle pourrait accompagner le faisceau stannifère en parallèle sur une partie de son parcours et sur une distance d'une centaine de mètres. Ce sondage ayant été réalisé dans une optique de recherche strictement stannifère, aucun travail complémentaire ne fut réalisé dans ce secteur. Une seconde zone tungstifère a été découverte à l'issue d'une campagne de prospection géochimique tactique multiélémentaire réalisée par la société Variscan Mines en 2016 dans le cadre de son PERM de Beaulieu. Il s'agit d'une anomalie linéaire orientée nord-ouest / sud-est, donc divergente par rapport au faisceau stannifère. Longue d'environ 1 km, son point médian se situe à environ 3 km au sud-est du bourg de Nozay. Les teneurs en tungstène sont très souvent supérieures à 200 ppm et celles en arsenic supérieures à 500 ppm avec un maximum à 3.300 ppm. On ignore totalement l'origine d'une telle anomalie dont l'orientation serait à peu près identique à celle des failles transverses responsables de la segmentation du faisceau stannifère exploité au Bois-Vert. Si l'on excepte la présence de traces de wolframite alluvionnaire un peu en aval de cette anomalie, rien en surface ne laisse soupçonner une quelconque minéralisation de ce type, tout du moins dans l'état actuel des connaissances sur cette région qui se situait en dehors du périmètre des recherches conduites de 1970 à 1973. Références. Lulzac Y. 1983. Le district stannifère de Nozay-Abbaretz. Résumé des activités minières depuis 1911 jusqu'à 1976. Estimation des réserves et propositions de travaux. Rapport interne BRGM, août 1983, inédit. Bonnemaison M. et al. 2017. Rapport d'activité annuel 2016. PERM de Beaulieu. Rapport Variscan Mines SASU, 00066 du 31 mars 2017. Montaigu 38- Montaigu (Vendée) Situé dans le département de la Vendée, ce district se manifeste par une vaste dispersion alluvionnaire de scheelite à l'intérieur d'un quadrilatère d'environ 100 km², allongé selon une orientation nord-ouest / sud-est, entre les bourgs de Montaigu et de Mesnard-la-Barotière. La présence de la scheelite semble ici principalement liée à des formations directionnelles d'amphibolites briovériennes massives et de gneiss recoupés par au moins trois pointements granitiques ainsi que par une multitude d'amandes ou filonnets quartzeux et pegmatitiques granitiques plus ou moins minéralisés en scheelite en fins cristaux très dispersés. On note également la présence de traces de pyrite et de mispickel ainsi que d'une tourmalinisation discrète sans scheelite. Ces observations sont généralement basées sur des nappes d'éboulis, excepté dans la carrière en exploitation du Pont Léger sur la commune de Chavagnes-en-Paillers, où l'une de ces formations a pu être observée en place. Ici, comme sur la plupart des éboulis recueillis, on ne constate aucune modification de type skarnoïde au sein des amphibolites même lorsque ces dernières sont en contact direct avec un filon de quartz ou de pegmatite. Ce district, qui ne présente aucun intérêt économique dans l'état actuel des connaissances, n'a pas été étudié plus en détail. Référence. Allon A. 1975. Scheelite de Montaigu. Rapp. BRGM, avril 1975, inédit. La Rousselière 39- District de la Rousselière Ce district original a été découvert à l'issue d'une prospection alluvionnaire stratégique suivie d'une étude géochimique multiélémentaire réalisée en 1976. Situé entre le bourg de Mésanger et le village de la Rousselière en Loire Atlantique, il concerne un complexe granitique de forme elliptique d'environ 3 km de long sur 1 km de large intrusif dans les terrains paléozoïques frasno-dinantien du synclinal d'Ancenis. Ce complexe correspond à la zone apicale d'une intrusion mise en place dans des conditions hypovolcaniques. Du centre vers la périphérie, les faciès de cette intrusion évoluent d'une roche granitique équigranulaire à un microgranite aphanitique en passant par un faciès microgranitique porphyrique. Toutes ces roches supportent des minéralisations polymétalliques qui se développent au sein de faisceaux de fissures et de filonnets quartzeux de directions et pendages très variables. On note principalement des sulfures de type BGPC, de la molybdénite ainsi que de la cassitérite. La scheelite est également présente en relation avec le granite grenu ou le microgranite porphyroïde, soit sous forme disséminée en compagnie de mispickel, molybdénite et pyrite, soit localisée aux épontes des veinules quartzeuses où elle peut être partiellement épigénisée en ferbérite. L'aval pendage de ce complexe a été étudié au moyen de nombreux sondages percutants ainsi que d'un sondage carotté. Pour ce qui concerne la scheelite, les résultats marquants font état des teneurs suivantes : 0,196 % sur 4,80 m. et 0,072 % sur 2,40 m. en sondages percutants. Également 0,081 % sur 3 m. en sondage carotté. Cependant, à l'issue de ces travaux, il ressort que l'intérêt économique de ce district repose davantage sur son côté polymétallique plutôt que monométallique, les teneurs enregistrées pour chaque élément restant bien inférieures aux minimum admissibles. Références. Allon A. 1979. Les minéralisations polymétalliques de la Rousselière (Loire Atlantique). Etat des connaissances au 30 avril 1979. Rapp. BRGM, 79 RDM 026 FE. Inédit. Allon A. 1980. Premières observations sur les indices polymétalliques de la Rousselière (Loire Atlantique). Chronique de la recherche minière n° 455. St Herblon 40- District de Saint Herblon Découvert grâce aux prospections géochimiques conduites dans le synclinal d'Ancenis, il fait suite, vers l'est, au district de la Rousselière dont il est distant d'environ 8 km, mais dans un environnement géologique comprenant essentiellement des terrains sédimentaires dinantiens. Les roches de type granitoïde (microgranites principalement) n'affleurent qu'en de rares endroits, depuis la Rousselière jusqu'au niveau de Saint Herblon, ou se découvrent après décapages en tranchées sous la forme de dykes de quelques décimètres de puissance. Etudié par resserrements géochimiques, tranchées et sondages carottés, ce district s'est révélé de type polymétalliques en liaison avec des faisceaux silicifiés et bréchiques. Une des tranchées (T2) a recoupé une formation filonienne quartzeuse bréchique et plus ou moins tourmalinifère minéralisée en ferbérite sous forme d'amas centimétriques de forme quelconque. Elle est orientée nord-sud à pendage vertical, avec une puissance de 3 mètres et une teneur moyenne en W d'environ 0,4 %. Un sondage carotté en reconnaît l'aval pendage à 45 m de profondeur mais à environ 90 mètres au nord de la tranchée. A ce niveau, la minéralisation tungstifère disparaît presque complètement pour faire place à une formation sulfurée puissante d'environ 5 mètres, principalement minéralisée en mispickel. L'étude de cet indice n'a pas été poursuivie et l'on ignore si cette formation s'enracine dans un granitoïde sous-jacent, à l'image de ce que l'on connaît sur le gîte de la Rousselière. Référence. Bellivier F. 1984. Rapp. internes BRGM. Inédits. Mortagne sur Sèvre 41- Mortagne sur Sèvre Il s'agit d'une zone d'éboulis quartzeux disséminés à l'intérieur d'un quadrilatère d'environ 12 km de long sur 0,5 à 4 km de large selon une orientation générale nord-ouest / sud-est, entre le commune de Treize-Vents au sud-est et celles de d'Evrunes et de la Verrie au nord-ouest. Cette zone occupe l'axe du massif granitique de Mortagne en liaison, plus ou moins étroite, avec une différenciation de granite à grain fin différent du faciès à gros grain ou porphyroïde caractéristique de ce massif. Au total, on dénombre une vingtaine de sites dont la densification est nettement plus marquée dans la moitié sud orientale de la zone prospectée. Les éléments observés en éboulis sont constitués de quartz provenant de filons dont la puissance varie de 1 à 20 centimètres, probablement disposés en stockwerk. Seul, un affleurement permet de les observer en place près du village de la Combe, entre la Verrie et Saint Laurent-sur-Sèvre. Sur une largeur d'environ 2 mètres, on note la présence d'un réseau de filonnets quartzeux de 1 à 10 centimètres de puissance, orientés nord / sud et subverticaux. Ils sont peu minéralisés en wolframite, mispickel et pyrite. Les minéralisations observées sur les éboulis comprennent la wolframite (pôle ferbérite prédominant) parfois seule en amas ou aiguilles de 1 à 2 cm de long au maximum, ou en association avec de la cassitérite ou des sulfures divers dont le mispickel et la chalcopyrite. Considérés individuellement ou dans leur ensemble, ces indices ne semblent présenter aucun intérêt économique. Référence. Laucagne P. et Sanselme H. 1956. Découverte du wolfram et de minéralisations associées dans le haut bocage vendéen. Note CEA du 20 février 1956. Inédit. Mulot B. 1975. Note sur les minéralisations à étain-tungstène de la région de Mortagne-sur-Sèvre. Note interne BRGM, inédite. La Jarrie 42- Indice de la Jarrie Cet indice entre dans le cadre du district polymétallique de la Tessouale situé sur la bordure du massif granitique du Puy Saint Bonnet, au sud de Cholet (Maine-et-Loire). Ce granite se situant lui-même sur le flanc nord-oriental du massif de Mortagne-sur-Sèvre. Une anomalie géochimique Pb-Zn localisée sur le briovérien métamorphique du sud de Cholet est à l'origine de la découverte de nombreux éboulis quartzeux minéralisés en sulfures divers dont mispickel, pyrite, galène, blende, chalcopyrite et molybdénite, ainsi qu'en cassitérite, fluorine, tourmaline, etc. Près du village de la Jarrie, sur la ligne de contact du granite de Puy Saint Bonnet avec son encaissant briovérien, des éboulis de quartz minéralisés en wolframite ont été recueillis, dont un élément ayant fourni une teneur de 0,7 % en wolframite. Cependant, l'exécution d'une campagne de sondages percutants et carottés n'a pas permis de localiser une zone tungstifère d'intérêt économique. Référence. Allon A. 1975. Note sur les minéralisations polymétalliques de la Tessouale. Rapp. interne BRGM du 24 mars 1975, inédit. La Lucette 43- District de la Lucette Bien connu pour sa mine d'antimoine et d'or exploitée de 1898 à 1913 et de 1915 à 1934 sur la commune du Genest en Mayenne, ce district a fait l'objet de recherches en extension de gisement par le BRGM de 1976 à 1979. Une prospection géochimique tactique à maille serrée s'est soldée par la découverte de nombreuses anomalies Sb dont la plupart ont été reconnues par sondages percutants verticaux et inclinés. C'est à l'issue de cette campagne de sondages qu'une minéralisation tungstifère, totalement inconnue dans le cadre des travaux d'exploitation, a été découverte dans la moitié méridionale d'une anomalie Sb située à environ 380 mètres au sud-est du puits Georges. Sept impacts ont été enregistrés à des profondeurs variant de 6 à 25 mètres sur une extension longitudinale de 120 mètres. Les teneurs en WO3 varient de 0,22 % à 1,08 % sur des passes de 2,40 mètres, avec une moyenne de 0,48 %. Une reconnaissance par tranchées en amont pendage du meilleur impact a permis de reconnaître, dans un contexte de schistes noirs, un faisceau d'une dizaine de centimètres de puissance constitué de filonnets quartzeux anastomosés, accompagnés de quartz lenticulaire plus ou moins géodique, le tout minéralisé en amas pluricentimétriques de scheelite massive de couleur beige clair. Des recherches plus détaillées n'ayant pas été entreprises, on ignore le potentiel économique d'une telle minéralisation. Références. Gorrichon A. 1977. Concession de la Lucette pour antimoine et or. Etat des connaissances au 1er août 1977. Rapp. BRGM, inédit. Gorrichon A. 1979. Concession de la Lucette. Etat des connaissances au 31 décembre 1979. Rapp. BRGM, inédit. Chemillé Echasserie 44- District de Chemillé-Echasserie Mis en évidence par une prospection géochimique stratégique multiélémentaire suivie d'une étude géochimique tactique, ce district couvre l'un des rares affleurements du massif granitique de Chemillé (affleurement de l'Echasserie), situé entre les bourgs de Chemillé et de la Chapelle Rousselin (Maine-et-Loire), à environ 1,5 km à l'est de ce dernier. Il s'agit d'un granite porphyroïde à biotite présentant des différenciations organisées en auréoles concentriques caractérisées par une plus forte proportion de muscovite ou par un hydrothermalisme tourmalinifère. Ce granite est intrusif dans un contexte schisto-gréseux briovérien. De nombreux filons quartzeux présentant deux faciès différents ont été observés : Un faciès gris tourmalinifère, d'une dizaine de centimètres de puissance au maximum. Présent sur la totalité de l'affleurement, mais avec une fréquence croissante en direction du nord, il est minéralisé en wolframite sous forme de fins cristaux disséminés, associés avec de la cassitérite et divers sulfures dont mispickel (arsénopyrite), pyrite et chalcopyrite. Un faciès blanc dont la puissance peut atteindre le mètre. Ses épontes sont greisenisées et il est minéralisé en wolframite dont les cristaux allongés sont préférentiellement concentrés à proximité des épontes. On note également la présence de tourmaline, scheelite et blende avec des traces de cassitérite, mispickel et pyrite. Ce faciès de quartz est particulièrement bien exprimé au nord-ouest de l'affleurement où les filons empruntent une orientation nord-ouest / sud-est. Ce district a été exploré au moyen de 147 sondages percutants et de 3 sondages carottés. La meilleure des formations minéralisées recoupée par sondage carotté a fourni des teneurs moyennes variant de 1.075 à 1.175 g/t W03 sur une puissance de 5 mètres, avec des teneurs en étain de l'ordre de 130 g/t. Aucune recherche plus avancée n'a été réalisée sur ce district qui a pourtant fait l'objet d'une demande de P.E.R. (Permis de l'Echasserie). Référence. Allon A. et Brosset R. 1983. Les minéralisations tungstifères de l'Echasserie (Maine et Loire). Etat des connaissances au 30 avril 1983. Rapp. BRGM 83 RDM 019 FE. Plessis 45- Indice du Plessis Situé aux confins septentrionaux de la commune du Talud, dans le département des Deux-Sévres, il a été découvert par la prospection alluvionnaire systématique. Ensuite, des prospections éluvionnaires et au marteau, ainsi que des sondages à la tarière à main ont été entrepris d'une manière épisodique depuis 1969 jusqu'en 1974. Enfin, en 1975, non loin du village du Plessis-Rateau, le nettoyage d'une ancienne carrière au moyen d'une pelle mécanique a permis d'observer et d'échantillonner partiellement, sur une quinzaine de mètres de largeur, une formation tungstifère. Il s'agit d'un banc de pyroxénite orienté nord-sud plus ou moins transformé en skarnoïde sur une puissance d'environ 30 mètres au contact d'une apophyse granitique rattachée au massif de Neuvy-Bouin. Le banc est lui-même recoupé par de minces filons de pegmatite et de granite à grain moyen. Ce faciès skarnoïde, plus ou moins silicifié, est localement enrichi en grenat, zoïsite parfois massive, vésuvianite, épidote et sphène. La minéralisation en scheelite est omniprésente mais jamais abondante. On la trouve sous forme de petites mouches alignées ou en placages dans certaines zones très grenatifères dont la puissance atteint une vingtaine de centimètres. Elle est également disséminée dans la pegmatite ou les filons granitiques lorsqu'ils montrent des zones enrichies en quartz ou en sulfures divers. La taille des cristaux de scheelite ne dépasse guère le demi centimétriques. Seule la partie axiale de ce banc a été échantillonnée dans la carrière mais les teneurs enregistrées ne dépassent pas les 75 g/t de scheelite. Cependant, des éboulis observés de part et d'autre de cette carrière semblent indiquer la présence de zones mieux minéralisées avec des teneurs de l'ordre de 1% en scheelite correspondant très probablement aux zones de bordure du banc, non visibles en place et non échantillonnées. Malgré cela, aucune recherche plus détaillée n'a été réalisée sur ce secteur. Référence. Lulzac Y. 1975. Les minéralisations stanno-wolframifères de la région de Parthenay. Etude préliminaire. Rapp. BRGM VB 76 01. Peyratte 42- District de Peyratte A une quinzaine de km à l'est de l’indice du Plessis, le district de la Peyratte, essentiellement stannifère de type greisen ou pegmatitique en liaison avec le massif granitique de Bressuire, a montré quelques traces de wolframite associée à du béryl. Cette occurrence ne présente aucun intérêt économique. Référence. Lulzac Y. 1975. Les minéralisations stanno-wolframifères de la région de Parthenay. Etude préliminaire. Rapp. BRGM VB 76 01. Nouvelle page | mineralogie.club MINERALOGIE Révision de chimie Chimie minerale Classification mineraux Physique des mineraux Détermination des minéraux Minéraux singuliers La minéralogie est la science multidisciplinaire qui étudie les minéraux. Ses origines remontent à la préhistoire ou le minéral a joué un rôle important dans l’évolution humaine, par l’utilisation de la pierre dans le domaine de l’outillage, de l’artéfact ornemental et vraisemblablement pour des pouvoirs supposés magiques. Dans l’antiquité elle a commencé à devenir une science qui s’est lentement développée jusqu’au XVIIIe siècle où elle s’épanouit pleinement en même temps que la chimie et la cristallographie. C’est une branche fondamentale de la géologie particulièrement en pétrologie, la chimie minérale est un des fondements de la gemmologie, science connexe en expansion depuis le XXe siècle. Au cours des siècles de son développement, on trouve dans la minéralogie des coutumes, des traditions à travers lesquelles s’est développée une culture empirique qui a donné naissance à la science minéralogique moderne. Si la minéralogie est un domaine scientifique, elle n’en demeure pas moins une passion pour des amateurs curieux de connaissances, collectionneurs, fascinés par ces objets qui sont issus de l’origine de l’Univers. Science de la nature, elle décrit, analyse, inventorie, classe les espèces minérales, étudie leur formation et leur transformation. Révision de chimie Une révision au labo de CHIMIE ? LA STRUCTURE DE LA MATIERE LES ATOMES LES MOLECULES LA CHIMIE DES MINERAUX Chimie des min LES MINERAUX FORMATION DES MINERAUX MINERAUX D'ORIGINE MAGMATIQUE MINERAUX D'ORIGINE SEDIMENTAIRE MINERAUX D'ORIGINE METAMORPHIQUE MINERAUX D'ORIGINE EVAPORITIQUE RADIOACTIVITE DES MINERAUX DATATION ISOTOPIQUE DES MINERAUX ET ROCHES Class min CLASSIFICATION CHIMIQUE DES MINERAUX GENERALITES SUR LA CLASSIFICATION CHIMIQUE LES ELEMENTS SULFURES HALOGENURES OXYDES CARBONATES COMPLEMENT SUR LES CARBONATES SULFATES PHOSPHATES SILICATES COMPLEMENT SUR LES SILICATES COMPOSES ORGANIQUES Physique min LA PHYSIQUE DES MINERAUX CRISTALLOGRAPHIE GENERALITES CRISTALLOGRAPHIE CLASSEMENT LA COULEURS DES MINERAUX LA DURETE DES MINERAUX LA DENSITE DES MINERAUX QUEL EST CE MINERAL ? Détermination LA DETERMINATION DES MINERAUX ASPECT VISUEL DU MINERAL MICROCHIMIE Min singuliers DES MINERAUX SINGULIERS Les macles PERI, PARA ou PseudoMORPHE HISTOIRE DE LA MINERALOGIE HISTOIRE DE LA MINERALOGIE I HISTOIRE DE LA MINERALOGIE II HISTOIRE DE LA MINERALOGIE III J-B Romé de l'isle René just hauy Alfred lacroix Minéralogie passion | Baryte | mineralogie.club Baryte appelée aussi barytine en Français. L'orthographe officielle de l'IMA est baryte. Nommé en 1800 par Dietrich Ludwig Gustav Karsten du grec Barus βάρυζ , pesant ou lourd, en raison de son poids inhabituel pour un minéral non métallique. La baryte est un sulfate de baryum. Espèce minérale très fréquente d’origine hydrothermale, gangue de nombreux filons métallifères tels : le plomb, le cuivre, le zinc etc. Ce minéral est communément associé à la fluorite, la galène, la sphalérite, la calcite, le quartz dans les fentes alpines en particulier, etc. Elle est associée à la calcite dans les veines et cavités calcaires, elle peut former une part importante des argiles résiduelles issues de l'altération météorologique des calcaires et des concrétions dans certains grès. Les faciès sont très variés, souvent en crêtes, agrégats de cristaux lamellaires, coupants, en boules et en placages et aussi agrégats de « sifflets », « cercueils », « grains de riz » ». La forme des cristaux est, elle aussi, très variée, les habitus les plus courants sont lamellaires, prismatiques, tabulaires et aciculaires et plus rarement en grains de tailles variables. Ses utilisations son très variées dans l’industrie et aussi la pharmacologie. En France les gisements sont très nombreux certains de niveau mondial tels ceux de la bordure de la Limagne, Cote d’Abot, pour ne citer qu’eux. A l’étranger, citons ceux du Maroc, Bou Nahas et Nador ; ceux du Congo R.D. associés à la malachite, mine de Shanghulowe ; ceux de la mine de Xiefang en Chine, des cristaux tabulaires ambrés sur fluorite verte ; ceux de Cavnic en Roumanie, tabulaires orangés ; en Allemagne citons les gisements de Pöhla dans l’Erzgebirge et la mine Clara en Forêt Noire ; en Espagne, Carthagène ; en Belgique, la carrière de Lomprey ; en Italie, la Sardaigne et les cristaux verts à orangé de Villamssargia et pour finir les très nombreux gisements d’exception étatsuniens. Pour plus de détails voire page 261 dans « Minéraux » par Julien Lebocey aux éditions du Piat. ATTENTION ! certaines barytes bleues de Cavnic ont été obtenues par irradiation dans les années 1980/2000, elles auraient tendance à changer de couleur, ceci dit il y en a aussi eu de très belles naturelles. Sources principales : Minéraux de J Lebocey aux éditions du Piat Wikipédia pour le tableau Guide Delachaux des minéraux MUSÉE "Minéralogie Passion" "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! BARYTE ou BARYTINE Minéralogie Passion Scannez-moi ! Baryte sur sphalérite, district minier de Montardier - Le Vigan, Gard, France. Click here Baryte, galène, calcite et sphalérite, filon plombo-zincifère de Pont-Péan, Bruz, St Herblon, Ille et Vilaine, Bretagne, France. Click here Baryte miel, Châtel-Guyon, Puy de Dôme, Franc. Click here Baryte enveloppée de pyrite, zone minière d’Oumjrane, Alnif, province du Tinghir, Drâa-Tafilalet, Maroc. Click here Baryte bleue, secteur El Gorguel, la Union, Espagne. Click here Baryte et vanadinite, Mibladen, caïdat Aït Oufella, Midelt, Drâa-Tafilalet, Maroc. Click here Baryte et pyromorphite, mine du Rossignol, Chaillac, Indre, France. Click here Baryte sur Fluorite de la carrière de St Péray en Ardèche, France. Click here Structure de la baryte et de la fluorite de Cerclier, Néris-les-Bains, Allier, France. Click here Baryte vert-jaune, Châtel Guyon, Riom, Puy de Dôme, France. Click here Pyromorphite sur baryte, traveaux A-89, lieu-dit La Chanjourdes, StExupéry les Roches, Corrèze, France. Click here Baryte variété plombifère appelée Hokutolite, BaPbSO4, Kawarage, Yuzawa, préfecture d'Akita, Tohoku, Ile d'Honshu, Japon. Click here Baryte, rougeâtre avec Calcite et Dolomie, de la carrière Le Cailloit, Glageon, Avesnes-sur-Helpe, Nord, France Click here Baryte, Peyrebrune, Rivet Carrière, Montredon,Labessonnié, Tarn, France. Click here Baryte, Fluorite et Pyrite, carrière de St Péray, Ardèche, France. Click here Baryte, Falgayrolles, Monteils, Aveyron, France. Click here Baryte tabulaire recouverte de sphalérite jaune et fluorescente, mine des Malines, Vieux Travaux, Florence Ouest, St Laurent le Minier, Gard, France. Click here Baryte, Flaviac, Ardèche, France. Click here Baryte en hérisson, Les Redoutières, Chaillac, Indre, France. Click here Baryte sur calcite de la mine d’Irhoud, province de Youssoufia, région de Marrakech-Safi, Maroc. Click here Baryte jaune, Cerro Huarihuyn, Miraflores, Province de Huamalíes, Huánuco, Pérou. Click here Baryte jaune sur fluorite verte et quartz, mine de Marsanges,Langeac, Haute-Loire, France. Click here Baryte bleue sur Rhodochrosite,mine de Baia Sprie, Roumanie.jpg Click here Baryte jaune à fantôme, les-Bains, La Voulte-sur-Rhône, Ardèche, France. Click here Baryte gemme avec fatôme de croissance, mine Clara, Oberwolfach, Wolfach, Ortenaukreis, Baden-Württemberg, Allemagne. Click here Clic pour agrandir... Since 14-02-2022 géologie|glossaire volcan|roches volcaniques|JJ Chevallier Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Pour classer les roches volcaniques ou effusives (structure microlithique) on peut utiliser le même principe que celui des roches magmatiques de profondeur(dites plutoniques) basé sur la présence ou non de certains minéraux majeurs qui reflète le chimisme de la roche (saturation en silice, alcalinité…). Mais contrairement à ces dernières la rapidité du refroidissement ne permet souvent que de cristalliser de petits cristaux, invisibles à l'œil nu, voire seulement du verre volcanique. C'est la mésostase. La mésostase est souvent accompagnée de phénocristaux, mais ceux-ci ne représentent qu'une petite partie de la roche. Pour déterminer précisément la roche il faut faire appel à une analyse chimique (on expliquera tout de même ultérieurement comment approcher du type de roche en regardant les phénocristaux lorsqu’ils sont visibles). La roche sera placée ensuite dans son champ pétrographique grâce au calcul de la norme. En effet la classification des roches magmatiques étant basée sur la présence et l'exclusion des minéraux majeurs, il faut reconstituer la minéralogie de la roche comme si elle avait entièrement cristallisée. Par exemple si nous prenons un basalte tholéitique, qui fait partie des roches sursaturées en silice, nous ne retrouverons jamais des phénocristaux de quartz dans la roche car la silice a tendance à rester dans la mésostase, c'est seulement avec le calcul de la norme qui fait apparaître des minéraux virtuels que nous pouvons correctement déterminer la roche. Les principaux minéraux rencontrés dans les roches volcaniques et qui servent à établir la classification sont les suivants: quartz (SiO2 ); feldspaths alcalins, orthose principalement: (Si3 Al)O8 K plagioclases compris entre le pole albite (sodique) : (Si3 Al)O8 Na et le pole anorthite calcique:(Si2 Al2 )O8 Ca pour les plagioclases, An<50 signifie que la roche est plus sodique que calcique (c’est-à-dire est que les plagioclases contenus dans la roche ont une composition plus proche de l'albite), An>50 l'inverse (c’est-à-dire une composition plus proche du pôle calcique, l'anorthite); feldspathoïdes (roches sous-saturées); olivines, pyroxènes et amphiboles constituent les minéraux ferro-magnésiens qui apportent leur couleur sombre à la roche. L'on distingue 3 grands champs majeurs, qui ont pour origine le degré de saturation en silice de la roche. Ainsi une roche sera dite sur-saturée en silice si elle exprime du quartz(sous forme de phénocristaux comme dans la rhyolite ou seulement sous forme virtuelle ou normative comme dans les basaltes tholeitiques). Une roche sera dite sous-saturée si elle contient des feldspathoïdes minéraux extrêmement déficitaires en silice. Entre les deux se situent les roches dites saturées qui ne contiendront ni quartz ni feldspathoides (dans la limite d'une tolérance de 10 %) mais seulement des feldspaths minéraux beaucoup moins déficitaires en silice que les feldspathoïdes. Aucune roche ne peut contenir à la fois des feldspathoïdes et du quartz, car il réagirait pour donner des feldspaths, c'est ce qui fait l'efficacité de cette classification grâce à l'exclusion mutuelle de ces deux minéraux. Il ne faut pas non plus confondre saturation en silice et teneur en silice. Ainsi une roche à 60 % de silice (taux moyen pour une roche) pourra faire partie des trois catégories de roches énumérées. En effet, le terme de saturation exprime la richesse en silice par rapport aux alcalins et non sa teneur absolue. Une roche très riche en alcalins pourra ne pas exprimer de quartz (donc ne pas être sur-saturée)tout en ayant beaucoup de silice, par contre si la roche est très pauvre en alcalins le quartz pourra apparaitre dès de faibles taux en silice. Ces trois champs énumérés sont ensuite recoupés en fonction de leur degré de différenciation qui est parallèle à la teneur en ferro-magnésiens. Ceci sera détaillé dans le chapitre consacré aux séries volcaniques. La classification des roches à structure vitreuse ou cryptocristalline ne peut se faire qu'à partir de l'étude de leur composition chimique. Ignimbrite : [du latin "ignis" feu et "imbris" pluie] Pyroclastite formée par l'agglomération de gouttelette de lave acide (rhyolites, dacites) soudées à chaud et cimentées ayant l'aspect de ponces ou de lave fluidale, tuf. Produits d'éruptions explosives catastrophiques (nuée ardente). Obsidienne : [de Obsius, personnage de la Rome antique qui l'aurait découvert le premier en Éthiopie] roche volcanique vitreuse et riche en silice, noire, grise, vert foncé, rouge brun sombre ou noire, elle est issue d'une lave acide (type rhyolite) contenant très peu d'eau. La chaleur élevée permet à des molécules de quelques atomes de réagir entre elles et former des molécules de masse molaire importante, polymérisation, permettant la vitrification de masses importantes. L'obsidienne est un verre naturel. Les obsidiennes floconneuses, contiennent des orbicules de recristallisation. Les obsidiennes à strates colorées contiennent des micro-cristaux de feldspaths ou micas qui donnent des bandes de couleurs vert, bleu, violet, orange etc., ces bandes de couleurs ressortent au polissage en cabochon ou dôme. Les obsidiennes dorées ou argentée contiennent des micro-bulles d'eau ou de gaz. Obsidiennes. Pyroclastique : [du grec "puros" : feu, et "klastos" : brisé] S'applique au roches magmatiques éjectées par les volcans et dont l'accumulations donne les pyroclastites, cendres, ignimbrites, lapillis, tufs. Rhyolite : roche effusive (volcanique), généralement leucocrate, sauf sous la forme d’obsidienne où elle est généralement noire, dont la teneur en SiO2 est supérieure à 71 % pds et où la teneur en alcalin (Na2O + K2O) peut être très variable. Cette roche est aussi caractérisée par une faible teneur en fer et en magnésium. C’est la roche la plus riche en silice que l’on rencontre sur Terre. Scories : [du grec "skôria" : écume de fer] Fragments de lave vacuolaire de faible densité, généralement basaltique ou andésitique, surface irrégulièrement poreuse, hérissée d'arrêtes et de pointes. Elles se trouvent dans les projections volcaniques et sur les coulées à surface craquelée. Tuf volcanique : Roche tendre d'origine pyroclastique, indurée à partir de téphras et lapillis dominants, formée par accumulation de projections volcaniques de fragments millimétriques, avec, parfois, des blocs et des cendres, et consolidée dans l’eau. Les tufs volcaniques se montrent en niveaux généralement bien stratifiés, dans lesquels on peut observer deux types de granoclassement : granoclassement vertical : la base des bancs est plus grossière que le sommet (ce dernier étant plus riche en cendres ; granoclassement horizontal : les tufs sont de plus en plus fins lorsque l’éloignement du cratère émissif augmente. Les tufs volcaniques alternent avec des niveaux à blocs et des lits de cendres, ainsi que, selon les lieux de dépôts, avec des horizons pédologiques, ou des couches sédimentaires marines ou lacustres. Tufs d'origines diverses Collection Y et C Lemeur RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Minéralogie passion | Wulfénite | mineralogie.club WULFÉNITE La wulfénite est, en raison de sa couleur, l'un des minéraux secondaires du plomb les plus remarquables. Minéral secondaire de la zone d'oxyréduction des gisements de plomb ou de molybdène, où il est accompagné de pyromorphite, de vanadinite, de cérusite. C'est une espèce minérale composée de molybdate de plomb de formule PbMoO4 avec des traces : W ; Ca ; V ; As ; Cr ; W ; Ti. Elle se développe surtout en climat aride à semi-aride, c'est un molybdate de plomb assez rare de même structure atomique que la scheelite ou la powellite. Le molybdène peut être remplacé partiellement par du tungstène (jusqu'à plus de 20% dans la variété chillagite). Inventeur et étymologie : La première trace écrite, en 1772, revient à Ignaz von Born qui signale cette espèce sous le nom de Plumbum spatosum flavo-rubrum . De nombreux auteurs compléteront la description, notamment le minéralogiste autrichien Franz Xaver von Wulfen en 1785. C'est la description de Wilhelm Karl Ritter von Haidinger en 1845 qui fait référence : il a dédié l'espèce à Franz Xaver von Wulfen. Habitus : Carré, tabulaire, lamellaire, octaédrique, prismatique, cuboidal, en bipyramides tronquées Échelle de Mohs : de 2,5 à 3 La wulfénite se présente toujours en cristaux nets, leurs morphologies étant étroitement liées à l'acidité et au caractère oxydant du milieu de cristallisation : le plus souvent en tablettes carrées peu épaisses, et plus rarement en octaèdres quadratiques allongés, on la retrouve également mais rarement en prismes ou en pseudo-cubes. La couleur est généralement jaune, orangée à rouge-orangée, devenant rouge vif en présence de chrome (1 à 3% dans le gisement iranien d'Anarak). Elle est exceptionnellement incolore à gris-bleuté. Son éclat est intense en raison de son fort indice de réfraction (2,4), le plus élevé de tous les minéraux de plomb. Du fait de ses couleurs, la wulfénite est très recherchée des collectionneurs, c'est aussi un minerai très occasionnel de plomb et de molybdène. Le faux dangereux est Le dichromate de potassium ( voir ici ). Sources : le comptoir géologique et Wikipedia MUSÉE "Minéralogie Passion" "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! Minéralogie Passion Scannez-moi ! Wulfenite orange pseudo cubique. avec mimétite verte, level 6, San Juan Poniente vein, mine Ojuela, Mapimi, Durango Mexique. Wulfénite, mine de Tsumeb, Tsumeb, Région d'Oshikoto , Namibie. Wulfenite, Mimetite, Baryte, Mine de San Francisco, Cerro Prieto, Cucurpe, Sonora, Mexique. Wulfenite noire sur Coronadite, mine Glove, Cottonwood Canyon, Santa Cruz Co., Arizona, US Wulfenite, mine Ojuela, level 6, Mapimí, Durango, Mexique. Wulfenite, mine de Jianshan, comté de Ruoqiang, Région de Xinjiang, Chine. Wulfénite, Midelt, Aït Oufella Caïdat, Midelt, Drâa-Tafilalet, Maroc. Wulfénite, Cérusite et Barytine, Puits de vanadinite, Mibladen, Aït Oufella Caïdat, Midelt, Drâa-Tafilalet, Maroc. Wulfenite verte, mine Ojuela, Mapimi, Durango, Mexique. Wulfenite sur pyromorphite et cérusite sur dead box de galène, L Argentolle, Saint Prix, Morvan, Saône-et-Loire, France. Wulfenite sur fluorine entourée de mimetite,Les Molérats, Morvan, France. Wulfénite sur barytine, Mine O, Mibladen, Maroc. Wulfenite recouverte de Quartz parsemée de micros Descloizit, mine Finch, Chilito, région de Hayden, comté de Gila, Arizona, États-Unis. Wulfénite et Mimétite, Ojuela mine, Mapimi, Durango, Mexique. Wulfénite et Mimétite, mine Rawley; San Carlos, Theba, Painted Rock Mountains, comté de Maricopa, Arizona, États-Unis. Wulfénite et Campylite, mine du Rossignol, Chaillac, Indre, France. Wulfenite et baryte, cristallisation en octaèdre, Mine de Maoniuping, comté de Mianning, L Wulfénite avec dioptase, mine Tsumeb, Tsumeb, Oshikoto, Namibie. Wulfenite , mine Red Cloud, Silver Mining District,La Paz Co, Arizona, USA. Wulfénite, mine Whim Creek Copper, Whim Creek , Karratha , Australie. Wulfenite, Ahmad Abad Mine, Bahabad, Yazd Province, Iran. Wulfénite - Pyromorphite - La Maladrerie - Villefranche-de-Rouergue - Aveyron - France. Wulfenite - Erupción Mine (Ahumada Mine, Los Lamentos Mts, Ahumada Municipality, Chihuahua, Durango, Mexique. Wulfénite sur baryte, mine de Maoniuping, comté de Mianning, Liangshan Yi, Sichuan, Chine. Wufénite sur Chrysocolle, 79 Mine, région de Hayden, Dripping Spring Mountains, Gila Co., Arizona, USA. Clic pour agrandir... LFG - Laboratoire français de gemmologie | mineralogie.club | J. Defrene & Nora Engel AUR É LIEN DELAUNAY, SON DIRECTEUR, PRÉSENTE, LE LABORATOIRE FRANÇ AIS DE GEMMOLOGIE Penestin | mineralogie.club | Y Lulzac - JJ Chevallier L'ETAIN ARMORICAIN Par Yves LULZAC, ancien géologue minier du BRGM Article paru dans Mines & Carrières N° 196 - octobre - 2012 (Hors série) avec l'aimable autorisation de l'auteur PROVINCE SUD ARMORICAINE Retour au sommaire DISTRICT DE PENESTIN L’évocation maintes fois relatée de cette partie de côte située non loin au sud de l’embouchure de la Vilaine, pourrait faire croire à l’existence, sur la plage de Penestin (Morbihan), d’un très gros gisement d’étain qui aurait été exploité de l’Antiquité à l’époque moderne. En réalité, rien ne permet d’affirmer que ce site fit l’objet d’une quelconque exploitation dans les temps anciens si ce n’est le toponyme lui-même " Penestin " dont la signification exacte, encore discutée de nos jours, viendrait du breton Penn = Tête ou Pointe, et Stein = Etain. Il est évidemment impossible à l’heure actuelle de déceler la moindre trace de travaux anciens ou même modernes dans un milieu aussi mouvant qu’une plage en bordure de mer. L’information la plus ancienne que l’on possède sur ce lieu se résume en des travaux d’exploitation réalisés en 1851 et 1852 par un mineur anglais (Wellington) et son associé (Bonnefin) qui abandonnèrent la mine de Piriac avant sa mise en sommeil en 1854. Probablement attirés par le toponyme évocateur, ils se mirent en devoir de laver les sables de la plage dont ils auraient extrait 750 kg de cassitérite ainsi qu’une centaine de grammes d’or (d’où le nom actuel de " plage de la mine d’or "…). Depuis lors, d’autres tentatives d’exploitation se sont succédées jusqu’en 1944, non plus en vue de récupérer uniquement l’étain et l’or, mais aussi les minéraux accompagnateurs (corindon, spinelle, grenat, topaze, etc.) pouvant trouver une utilisation dans l’industrie des abrasifs. Toutes ces tentatives se sont soldées par des échecs bien qu’une tonne de cassitérite, ainsi qu’une centaine de grammes d’or, auraient encore été extraits durant cette période d’activité. De 1950 à 1960, des sondages entrepris sur la plage par le B.R.G.M. ont démontré la présence de cassitérite mais à des teneurs dépassant rarement les 50 g/m³ dans le sable tout-venant ; cette teneur pouvant être largement décuplée dans le seul niveau des " sables noirs ". Ce dernier niveau, épais de quelques centimètres, se rencontre le plus souvent enfoui à faible profondeur dans le cordon sableux de la plage. Il s’agit d’une concentration naturelle de minéraux denses provoquée par effet de marnage et qui a constitue l’essentiel du minerai exploite depuis 1851. Ce qui explique les très fortes teneurs en cassitérite souvent annoncées par les prospecteurs au cours de leurs travaux de recherche, mais aussi la médiocrité des tonnages extraits et vendus. L’origine de cette cassitérite est à rechercher principalement dans les sables probablement pliocènes qui coiffent le sommet de la falaise en bordure de plage, mais dont la teneur d’ensemble est extrêmement faible (de l’ordre de 5 g/m³). Seules des traces de cassitérite dans le réseau hydrographique trahissent la proximité de ce dépôt marin. On trouve également de la cassitérite en faible quantité au sein de certaines fissures quartzeuses dispersées dans le soubassement micaschisteux de la falaise, ainsi que dans des passages granitiques pegmatoïdes dont un exemple est encore visible dans la microfalaise de Coëtsurho (teneurs de 50 à 100 g/t de cassitérite) (Y. Lulzac, 1970). En excluant les formations amphibolitiques de Tréhiguier et de Billiers, minéralisées en grenat andradite et non pas en cassitérite comme on le pensait autrefois. Tous ces gîtes primaires n’ont jamais fait l’objet d’une quelconque exploitation minière. D’autres concentrations marines de minéraux denses sont connues au nord de la baie de la Vilaine, en particulier sur la plage de Bétahon (commune d’Ambon) où le pourcentage de cassitérite peut atteindre localement des niveaux élevés (plus de 3%). Leur potentiel minier est insignifiant et l’on doute que ces sables aient retenu l’attention des Anciens, bien qu’un toponyme en " Palud Stean " (marécage de l’étain ?) connu sur cette même commune puisse le laisser supposer (L. Chauris, 1991) Since 24-09-2021 Retour au sommaire Sizun-Commana | mineralogie.club | Y Lulzac - JJ Chevallier L'ETAIN ARMORICAIN Par Yves LULZAC, ancien géologue minier du BRGM Article paru dans Mines & Carrières N° 196 - octobre - 2012 (Hors série) avec l'aimable autorisation de l'auteur PROVINCE NORD ARMORICAINE Retour au sommaire DISTRICT DE SIZUN-COMMANA Il comprend quelques indices de cassitérite alluvionnaire qui n’ont pas dépassé le stade de la prospection stratégique, les teneurs observées ne dépassant pas les 100 g/m³. Les points minéralisés se situent sur la bordure nord de l’extrémité occidentale du massif granitique de Commana (ou de Plounéour-Menez) à environ 5 km du bourg de Sizun (Finistère) (L. Chauris, 1983). La médiocrité des teneurs observées ne plaide pas en faveur d’une éventuelle mise en exploitation dans les temps anciens, bien qu’un petit affluent de la rive droite de l’Elorn, près de Sizun, porte le nom évocateur de "ruisseau d’estain". Des recherches y auraient été effectuées en 1885 mais sans succès, semble-t-il, puisque seule de la wolframite y aurait été observée. L’origine de cette cassitérite n’a pas été localisée d’une manière précise bien que des éboulis de quartz minéralisés en wolframite ou en cassitérite soient connus sur toute l’étendue du massif granitique, plus particulièrement près du village de Quibiec sur la commune de Pleiber-Christ. Since 04-09-2021 Retour au sommaire Plouay-Pontivy-Quimperlé | mineralogie.club | Y Lulzac - JJ Chevallier L'ETAIN ARMORICAIN Par Yves LULZAC, ancien géologue minier du BRGM Article paru dans Mines & Carrières N° 196 - octobre - 2012 (Hors série) avec l'aimable autorisation de l'auteur PROVINCE SUD ARMORICAINE Retour au sommaire PLOUAY-PONTIVY-QUIMPERLE Ce vaste district chevauche les grandes aires granitiques des massifs de Plouray, de Scaër et de Pontivy, ainsi que le domaine des gneiss et granites feuilletés de la région de Quimperlé. Le réseau hydrographique qui les draine se distingue des précédents par le nombre relativement élevé de concentrations stannifères de haut niveau dont la répartition semble indépendante des variations lithologiques traversées. On distinguera ici quatre zones principales : 1. La zone de Langonnet-Le Faouët Elle comprend le riche dépôt alluvionnaire de " l’alvéole de Pontigou " sur la commune de Langonnet (Morbihan), dont l’exploitation en 1975 par la Compagnie Minière de Saint-Renan (CO.MI.REN.) a fourni 370 tonnes de cassitérite (J.P. Gautsch et al., 1962). Ce gisement occupait, sur le versant oriental du ruisseau de Langonnet, une vaste plaine alluviale qui fut interprétée comme un témoin de l’ancienne pénéplaine éocène. Cependant, la majeure partie de la cassitérite y présente toutes les caractéristiques d’un façonnage marin, probablement d’âge pliocène, ainsi qu’une décoloration très particulière et encore énigmatique. En surface, les terrains étaient en grande partie recouverts de tourbe ou de marécages et semblaient vierges de tous travaux antiques. Pourtant, quelques vestiges d’exploitation minière ont été découverts au cours de ces travaux modernes. Ils consistaient en de petites fosses remplies d’argile ou de sable bien lavé, situées en bordure de la zone minéralisée principale, non loin du village de Saint-Germain, sur des terrains non inondables. Aucune trace de traitement sur place du minerai n’a été mise en évidence et l’on pense que la quantité de cassitérite extraite de ce site n’a pas dépassé la tonne. Les gîtes primaires à l’origine des concentrations alluvionnaires sont ici dispersés dans le granite de Plouray sous forme de veinules micacées, de filon quartzeux puissants d’une vingtaine de centimètres au maximum ainsi que de poches de granite greisenisé parfois extrêmement riche en gros cristaux de cassitérite. Que ce soit dans le greisen ou dans les filons, ce minéral a toujours présenté une couleur classique brune à brun clair très différente des tons blanchâtres, jaune ou rouge acajou constatés d’une manière générale dans le dépôt alluvial. La plupart de ces gîtes, invisibles sur la surface topographique, étaient cachés sous leurs propres alluvions ou sous une couche épaisse de tourbe. Ils avaient donc complètement échappé aux anciens prospecteurs d’étain. Au sud de cette région, en aval du ruisseau de Langonnet, peu avant sa confluence avec la rivière Ellée et non loin du village de Kerbic (commune du Faouët), des terrains alluvionnaires remaniés ont été découverts en lisière du fond de vallon sur une largeur d’une dizaine de mètres mais sur une extension longitudinale inconnue. Il pourrait s’agir d’une trace d’exploitation ancienne très localisée mais qui demanderait à être confirmée par d’autres sondages profonds. Encore plus au sud, sur la commune de Priziac (Morbihan), une prospection alluvionnaire à maille serrée, contrôlée par quelques puits creusés au moyen d’une pelle mécanique, a permis de reconnaître, sans ambiguïté possible, d’autres traces d’exploitations probablement très anciennes. Elles concernent deux fonds de vallon d’accès facile. L’un au nord du village de Saint-Hernec où de nombreux fragments de scories, dont certaines renfermaient encore des grains de cassitérite incomplètement réduits, ont été découverts sous la terre végétale dans une couche alluviale remaniée. L’autre, au nord du village de Crémenec, où des scories identiques étaient associées à des globules d’étain métallique. Ces travaux anciens ne se manifestent absolument pas sur la surface topographique actuelle et il est impossible, sans sondages profonds, de les mettre en évidence ni d’en évaluer l’importance réelle. Il ne semble pas que tous les fonds de vallons de cette zone aient fait l’objet d’une exploitation ancienne systématique car certains, également explorés au moyen de sondages profonds, n’ont fourni aucun témoignage pouvant le confirmer. Si l’on admet que le niveau actuel des concentrations stannifères en " lit vif " puisse préjuger de la valeur de l’horizon alluvionnaire sous-jacent, la longueur cumulée des vallons susceptibles de montrer des traces d’exploitations anciennes approcherait les 2 km pour un volume d’alluvions traitées de 10 000 m³. D’où un potentiel possible de 5 tonnes de cassitérite en admettant une teneur récupérée moyenne de 500 g/m³. L’on sait qu’un dépôt de haches à douille fut découvert au village de Keranval non loin du Faouët. Cependant, cette trouvaille ne peut préjuger d’une exploitation de cassitérite à proximité, beaucoup de ces objets en bronze ayant été découverts sur nombre de sites totalement dépourvus de ce minerai. A signaler également un curieux toponyme en « Guernabrest » situé à 7 km au sud-est du Faouët et non loin duquel une pièce de monnaie ducale en argent fut découverte en 1950. Le mot " brest " qui compose ce toponyme est en effet connu pour désigner le métal " laiton ou bronze " en dialecte cornouaillais (R. Morton Nance, 1955). 2. La zone de Scaër Elle couvre le petit massif granitique de Scaër et se distingue de la zone précédente par la médiocrité de ses indices de surface et le probable manque d’intérêt des niveaux alluvionnaires sous-jacents. Les minéralisations stannifères observées ici trouvent leur origine dans de gros amas plus ou moins lenticulaires d’aplite potassique contenant de la topaze ainsi que de la cassitérite disséminée sous forme de très petits cristaux quasi invisibles à l’œil nu mais dont la proportion peut atteindre localement les 300 g/t (Y. Lulzac, 1964). Ces gîtes peu spectaculaires ne sont visibles qu’à la faveur d’affleurements artificiels, excluant toute probabilité de découverte et d’exploitation par les anciens prospecteurs d’étain. 3. La zone de Cléguerec-Quistinic Cette zone concerne la moitié orientale du massif granitique de Pontivy où des indices alluvionnaires se groupent selon deux sites opposés. Le premier déborde largement la limite septentrionale du granite et présente des indices assez dispersés et de niveau médiocre. Excepté dans l’extrême amont du ruisseau de Cléguerec où une prospection alluvionnaire à maille serrée a mis en relief un enrichissement supérieur à 1 kg/m³ mais de très faible extension longitudinale. Cette anomalie paraissant due à un phénomène de piégeage local des minéraux lourds, constaté ailleurs dans certains " lits vifs ", aucun sondage profond n’y a été exécuté et l’on ne peut préjuger de la valeur réelle du niveau alluvionnaire sous-jacent. Le second comprend des indices regroupés à l’intérieur du massif granitique, non loin de sa bordure méridionale. Plus précisément à proximité du village de Hoariva sur la commune de Quistinic, où une forte concentration ponctuelle de cassitérite, voisine de 1 kg/m³, a été détectée dans la section la plus étroite du court vallon de Kermadec. Vers l’amont. ce vallon s’élargit notablement pour former une plaine alluviale d’une superficie d’environ 2 hectares dont l’accès est rendu difficile par la présence de tourbe et de marécages. Cette curieuse configuration du terrain laisserait supposer la présence d’une ancienne excavation à vocation minière probable. Hypothèse qui demanderait à être vérifiée au moyen de sondages profond. A proximité, quelques petits filons de quartz minéralisés en cassitérite ont été repérés uniquement à la faveur d’affleurements artificiels car les nappes d’éboulis sont ici très rares (Y. Lulzac, 1964). 4. La zone de Quimperlé Cette zone riche en indices alluvionnaires prolonge vers le sud la zone de Langonnet-Le Faouët dont elle se distingue par la plus grande variété des terrains traversés, comprenant notamment des granites feuilletés, des gneiss et des micaschistes. La présence de cassitérite dans le réseau hydrographique est ici quasi générale bien que les concentrations en " lit vif " soient d’un niveau moins élevé que dans les zones précédentes. Aucune recherche détaillée n’y a été effectuée et l’on ne sait s’il existe des enrichissements alluvionnaires profonds qui auraient pu être travaillés par les Anciens. De mêle, l’on s’interroge sur la provenance de cette cassitérite dont le degré d’émoussé laisserait cependant supposer une origine marine pliocène, ayant servi de relais entre les gîtes primaires de la zone nord et les alluvions actuelles de la zone sud. Since 24-09-2022 Retour au sommaire géologie|glossaire-volcans|caldeiras|JJ Chevallier Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Caldeira : [mot portugais, vient de l'espagnol caldera « chaudron »]. Cratère circulaire ou ovale de volcan géant (plurikilométrique) due à l'explosion puis à l'effondrement de la partie centrale, le réservoir magmatique sous-jacent étant à moitié vide s'effondre par gravité. Terme à ne pas utiliser pour les cratères d'explosion. Ce lac de caldeira s'est formé lors de l'éruption du Toba il y a 75000 ans. Une éruption ultra-plinienne d'une dizaine de jours, ayant émis plus de 3000 km3 de cendres sur une surface de 30 000 km2. La caldeira ainsi formée s'étend sur une distance de 100x30 Km. Sumatra Nord (Indonésie), Volcan Poas : caldeira active vue du nord. Un dôme de lave est visible en avant et à droite du lac rempli d'acide à 50°C. Costa Rica - Août 1995, Janine et Gérard Thomas. Caldeira Cuicocha, volcan Cotacachi, cordillière occidentale des Andes, Equateur. Photo Yvan Hohn. Le Lac de caldera Segara Anak dans le volcan Rinjani, île de Lombok, Indonésie. Photo, Thorsten Peters RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Schiste | mineralogie.club | JJ Chevallier et Hobart M. King ÉVOLUTION MÉTAMORPHIQUE DES SCHISTES . . . Page réalisée avec la collaboration de Hobart M. King, Ph.D., GIA GG Manger et rédacteur-publicateur de Geology.com Crédit photo Geology.com Traduction et rédaction JJ Chevallier Observation liminaire. Dans la langue française le mot schiste est assez généraliste puis qu’on le trouve dans les roches sédimentaires, schistes argileux et dans les roches métamorphique, schistes suivi de différents épithètes. La nomenclature anglo-saxonne est plus précise, dans le domaine des roches sédimentaires, on parle de shale ou de mudstone et dans celui des roches métamorphiques de schist. Le schiste est une roche métamorphique feuilletée qui a évolué du stade sédimentaire, en subissant des contraintes chimiques dans un milieu de chaleur et pression d'abord modéré puis plus fort, au stade métamorphique. Au stage sédimentaire il est composée de grains très fin et au stade métamorphique après être passé par les stades, ardoise puis phyllite, il est formé de grains en forme de plaques suffisamment gros pour être visibles à l'œil nu. Il se forme généralement sur le côté continental d'une frontière de plaque convergente où les roches sédimentaires, telles que les argiles, ont été soumises à des forces de compression, à la chaleur et à une activité chimique. La chaleur et l'activité chimique transforment les minéraux argileux en mica lamellaires tels que la muscovite, la biotite et la chlorite. La pression dirigée pousse les minéraux argileux de leurs orientations aléatoires vers un alignement parallèle commun où les grands axes lamellaires sont orientés perpendiculairement à la direction de la force de compression. Cette transformation des minéraux marque le point où la roche n’est plus sédimentaire mais devient métamorphique. Pour devenir schiste, un schiste doit être métamorphosé par étapes de schiste argileux en ardoise, puis en phyllite, enfin e, schiste. Si le schiste est métamorphosé davantage, il deviendrait un gneiss. Aussi dans la langue française une roche n'a pas besoin d'une composition minérale spécifique pour être appelée « schiste ». Il lui suffit de contenir suffisamment de minéraux métamorphiques lamellaires alignés pour présenter une foliation distincte. Cette texture permet à la roche d'être clivée en plaques minces le long de la direction d'alignement des grains lamellaires. Dans de rares cas, les minéraux métamorphiques en plaques ne sont pas dérivés des minéraux argileux d'un schiste. Les minéraux lamellaires peuvent être du graphite, du talc ou de la hornblende provenant de sources carbonées, basaltiques ou autres. Since 01-06-2021 SOURCES Archives JJ Chevallier Geology.com Hobart M. King, Ph.D., GIA GG mineralogie.club | Diamant | JJ Chevallier LES DIAMANTS Pas une semaine sans que l'on me pose des questions sur le diamant ! " Rescapé de l'univers des ébullitions et des incandescences, des pressions inexpiables, des heurts et des déflagrations irrésistibles prend naissance la beauté pathétique de la matière malmenée qui a trouvé son repos... Entre les styles ennemis de l'usure et de la rupture, l'avare architecture des cristaux, leurs polygones, leurs pyramides, déploie une géométrie immuable, infaillible, immortelle, qui anticipe Pythagore et Platon... Ces formes sont d'avant l'histoire , d'immémoriale seigneurie. En de telles structures, façonnées aux plus rudes traitements et ennoblies par eux, la loi d'équilibre l'emporte à la fin. Il devrait en être ainsi, immanquablement. Au commencement, au plus ardent du chaos, l'équilibre qui allait parvenir à tant de délicatesses miraculeuses ne fut sans doute rien d'autre que le jeu des compensations encore instables et grossières qui, lentement, mettait fin aux soubresauts d'un astre en train de se figer. Peut-être n'est-il pas de plus sûrs modèles de la beauté profonde que les formes émergées des grandes acrimonies. Roger Callois, Pierres, 1966 Le Diamant Texte copié et corrigé sur Wikipédia Le diamant est l'allotrope[1] de haute pression du carbone, métastable[2] à basses températures et pressions. Moins stable que le graphite et la lonsdaléite qui sont les deux autres formes de cristallisation du carbone, sa renommée en tant que minéral lui vient de ses propriétés physiques et des fortes liaisons covalentes[3] entre ses atomes arrangés selon un système cristallin cubique. En particulier, le diamant est le matériau naturel le plus dur (avec l'indice maximal, 10 sur l'échelle de Mohs) et il possède une très forte conductivité thermique. Ses propriétés font que le diamant trouve de nombreuses applications dans l'industrie comme outils de coupe et d'usinage, dans les sciences comme bistouris ou enclumes à diamant et dans la joaillerie pour ses propriétés optiques. Les diamants naturels se sont formés dans des conditions de très hautes températures et pressions à des profondeurs de 140 à plusieurs centaines de kilomètres dans le manteau terrestre. Les diamants remontent à la surface dans le magma lors d'éruptions volcaniques celui-ci refroidit pour former des roches volcaniques, les kimberlites et les lamproïtes qui tapissent les cheminés emprisonnant les diamants en leur sein. La remontée est tellement rapide que le diamant conserve les propriétés physique et la structure qu’il avait dans les profondeurs du manteau. L’allotropie (du grec allos autre et tropos manière) est, en chimie, en minéralogie et en science des matériaux, la faculté de certains corps simples d’exister sous plusieurs formes cristallines ou moléculaires différentes. La métastabilité est la propriété d'un état d'apparence stable mais qu'une perturbation peut faire aller rapidement vers un état encore plus stable. En l'absence de perturbation significative la vitesse de la transformation menant à l'état stable peut être très faible, voire quasi nulle. En réponse à une perturbation déclenchante la transformation peut être très rapide, voire quasi instantanée. Une liaison covalente est une liaison chimique dans laquelle deux atomes se partagent deux électrons (un électron chacun ou deux électrons venant du même atome) d'une de leurs couches externes afin de former un doublet d'électrons liant les deux atomes. C'est une des forces qui produisent l'attraction mutuelle entre atomes. La liaison covalente implique généralement le partage équitable d'une seule paire d'électrons, appelé doublet liant. Chaque atome fournissant un électron, la paire d'électrons est délocalisée entre les deux atomes. Histoire et étymologie Texte copié et corrigé sur Wikipédia La légende raconte que le diamant est exploité depuis 6 000 ans en Inde (cas du Koh-i Nor). Historiquement, les premiers diamants sont extraits il y a 3 000 ans en Inde où ils sont trouvés uniquement dans les gisements alluvionnaires (rives des cours d'eau) tels le Pennar, le Godâvarî, le Mahânadî ou le Krishnâ dans la région mythique de Golconde, principal centre de commerce du diamant pendant des siècles. Il est représenté comme le « fruit des étoiles » ou provenant de sources sacrées, aussi orne-t-il les objets religieux. Des textes bouddhistes révèlent tout son symbolisme : Sūtra du Diamant (pour qui le diamant est, comme la vérité, éternel), textes du Vajrayana. Il est aussi un objet de culte hindou, représentant symboliquement les vajras, et fait partie du mysticisme du jaïnisme et du lamaïsme tibétain. Les Dravidiens pensent que les diamants poussent dans le sol comme des légumes, c'est pourquoi ils utilisent le caroubier dont les fèves servent d'étalon de masse pour peser les diamants, pratique à l'origine du carat. Le diamant est à l'origine un élément de parure comme d'autres (la taille du diamant en facettes qui lui donne sa brillance caractéristique n'apparaît pas avant le milieu du XVIème siècle, probablement par crainte que cette technique ne lui fasse perdre de ses pouvoirs), aussi est-il surtout utilisé comme amulette et talisman à cause de ses pouvoirs magiques et pour sa grande dureté dans la taille d'outils en fer ou la perforation de gemmes (jades, saphirs), comme en Chine, au Yémen vers -400 où ont été trouvées des perles percées par des diamants et au Kalimantan, partie indonésienne de Bornéo où le diamant est découvert vers 600. Antiquité En Égypte, Grèce et Rome antique, il est considéré comme indestructible chimiquement et représente les « larmes de Dieu ». Il est porté comme amulette à laquelle on attribue la vertu d'être un antipoison, la poudre de diamant est utilisée en glyptique. Sa rareté lui donne de plus en plus de valeur et il gagne son statut de pierre précieuse. Ses formes naturelles, sa dureté et sa transparence obtenue par un polissage partiel le rendent suffisamment attrayant pour qu'il soit monté en bijou pour la première fois vers le IIème siècle, la mythologie gréco-romaine l'associant à l’amour éternel : les flèches de Cupidon auraient en effet été surmontées de pointes de diamant. Moyen Âge et Renaissance Au début du Moyen Âge, son commerce devient limité : l'expansion de l'Islam a pour effet que les marchands arabes contrôlent les routes caravanières vers l'Inde et l'Église chrétienne condamne l'usage des diamants comme amulette païenne. Le commerce du diamant se redéveloppe à partir des Grandes découvertes qui voient l'ouverture de la route des Indes par les Européens, les républiques maritimes prenant progressivement le monopole des épices et la République de Venise devenant le centre de commerce du diamant en Occident. Au Moyen Âge et à la Renaissance, il est porté au sommet des couronnes ou en pendentif, orne les regalia et symbolise le « troisième œil » des mahârâjas. Les rois européens se le procurent pour sa rareté mais aussi pour son pouvoir d'antipoison, panacée ultime. En 1270, Louis IX institue des lois somptuaires réservant le diamant au seul souverain. Jusqu'en 1477, date à laquelle l'archiduc d'Autriche, Maximilien Ier de Habsbourg offre comme bague de fiançailles un diamant à Marie de Bourgogne, le diamant est porté uniquement par des souverains hommes. François Ier constitue les diamants de la Couronne en important des diamants d'Inde comme le Régent, puis d'autres ont été ajoutés par ses successeurs comme le Sancy et le diamant bleu de la Couronne. En 1534, le pape Clément VII meurt en avalant un médicament à base de poudre de diamant. Dès lors le diamant paré de vertus curatives est utilisé comme poison (poudre de diamant utilisée dans des bagues à poison). Un diamant imparfait (brillant moins) est supposé porter malheur (ainsi le Bleu de France acheté par Jean-Baptiste Tavernier en 1668 pour le compte de Louis XIV n'est que de 220 000 livres, prix très inférieur aux gros diamants incolores). En fait, il s'agit le plus souvent pour les propriétaires de mine de créer une légende de malédiction pour dissuader les voleurs de vouloir les dérober ou pour les joaillers de créer toute une mythologie qui augmente la cote de vente du joyau. La couronne de la princesse Blanche est la plus ancienne couronne d'Angleterre conservée au palais de la Résidence à Munich, Münchner Residenz, elle est décrite comme l'une des plus belles réalisations des orfèvres gothiques. En or avec émail, saphirs, rubis, émeraudes, diamants et perles, elle a été fabriquée vers 1370. Les diamants n'ont pas subi de taille en facettes. Époques moderne et contemporaine Les gisements indiens s'épuisant, la découverte et exploration de l'Amérique ouvre de nouveaux horizons, ce qui entraîne la découverte de gisements au Brésil à partir de 1725 : jusqu'à cette date de leur découverte à Tejuco, l'Inde et l'Indonésie détiennent les seuls gisements exploités, la découverte brésilienne provoquant une véritable « ruée vers le diamant ». Ces diamants brésiliens font chuter le prix du joyau de deux tiers aux trois quarts selon le type de pierre brute : jusqu'alors monté en pièce unique sur des chatons métalliques, il devient désormais une pièce de parure cousue à même le vêtement et portée au milieu du XVIIIème siècle surtout par les reines ou les aristocrates puis au XXème siècle également par la haute bourgeoisie. En 1772, Antoine Lavoisier utilise une lentille pour focaliser les rayons solaires sur un diamant dans une atmosphère riche en oxygène. Le produit de la combustion est du dioxyde de carbone, Lavoisier montrant la nature carbonée du diamant. En 1797, Smithson Tennant répète l'expérience sur le charbon : la combustion du diamant produisant le même volume de dioxyde de carbone qu'une masse équivalente de charbon, il montre que le diamant est du carbone pur. En 1866, à Hopetown, à 120 kilomètres au sud de Kimberley (Afrique du Sud), le diamant Eureka (baptisé ainsi à l'Exposition universelle de Paris la même année) est découvert par un jeune garçon, Erasmus Jacobs, dans une kimberlite. La mise au jour dans cette région de nombreuses mines diamantifères donne naissance en 1888 à la De Beers, plus grande entreprise diamantaire du monde. Alors que la découverte de la composition du diamant au XVIIIème siècle marque le début de l'épopée de sa synthèse, il faut attendre le milieu du XXème siècle pour que des chimistes réussissent à le fabriquer. Dès lors, le diamant est devenu un matériau industriel dont la production annuelle atteint aujourd'hui plus de 500 millions de carats, soit 100 tonnes. En 1932, Gabrielle Chanel lance la collection « Bijoux de diamants » dans laquelle elle supprime la parure, les diamants étant montés sur platine. Elle est la première à désacraliser le diamant en imaginant des bijoux fantaisie. Le 2 octobre 1979 est découverte la mine de diamant d'Argyle en Australie-Occidentale qui est à ce jour la plus importante mine de diamants au monde en volume. En septembre 2012, la Russie rend publique l'existence d'un gisement de diamants sans équivalent, tenu secret durant 40 ans. Situé à Popigaï, il a été découvert au début des années 1970 dans une zone inhabitée de la Sibérie orientale, à 400 km de Khantiga et à 2 000 km au nord de Krasnoïarsk, le chef-lieu de la région. Il serait 110 fois supérieur aux réserves mondiales de diamants. Étymologie Du grec ancien ἀδάμας, adámas (« dur, indomptable »), puis du bas latin, diamas et du latin au XIIème siècle, adamas, adamantis (« acier, diamant ») qui donne aussi « aimant » en raison d’une pierre dure la magnétite. Caractéristiques et propriétés des diamants A Propos de la récente découverte d'une matière plus dure que le diamant... DIAMANTS GEMMES . . . Différentes formes dites Tailles ... Les lapidaires sont des artiste c'est pourquoi il existe beaucoup d'autres formes qui sont des fantaisies issues de leur imagination et de leur Art... Les Critères du Diamant ... Réalisée selon les critères de l'Institut International de Gemmologie d'Anvers et du GIA. Caractéristiques de la taille Brillant... La règle des 4 C pour les diamants incolores ( trop souvent appelé injustement "blancs") Il y a quatre caractéristiques principales qui affectent le prix d’un diamant incolore. Color ... La couleur Elle fait en fait, référence au manque de couleur dans un diamant, le degré le plus clair et le plus brillant étant D. Vous ne verrez peut-être pas visuellement la différence de couleur entre un diamant de grade D ou de grade F, mais le prix varie considérablement. La couleur est un choix très personnel. Un diamant sans couleur est un diamant incolore. La couleur d'un diamant a un impact significatif sur sa valeur. L'échelle de couleur s'étend de D à Z, de sans couleur (incolore) à jaune-clair. L'échelle commence à « D » comme « Diamond » (Diamant en français), il n'y a pas de « A », « B » ou « C ». Nous vous conseillons de choisir un diamant dont la couleur est comprise entre « D » et « I ». Vous trouverez des informations sur la détermination de la couleur sur la page : https://www.diamants-infos.com/taille/couleur.html Clarity ... La pureté Presque tous les diamants ont de petites inclusions bien qu’elles ne soient pas toujours visibles à l’œil nu. La visibilité, la taille et l’emplacement de ces imperfections naturelles jouent un rôle important dans la détermination du prix et de l’attrait d’un diamant. Ces inclusions peuvent ressembler à des cristaux, à des nuages ou à des plumes minuscules. On observe ces inclusions à l'aide d'une loupe X10 ou d'une loupe binoculaire. Des normes internationales ont établi qu'un diamant est dit « pur » à partir du moment où l'oeil d'un expert n'y décèlera aucun défaut sous un grossissement de X10. Cut ... La qualité de la taille Non seulement utilisée pour décrire la forme, la taille définit également les qualités réfléchissantes d’un diamant, lui donnant son éclat ! Basé sur des formules scientifiques complexes, un diamant très bien taillé réfléchira la lumière d'une facette à une autre (comme un miroir) et la dispersera, la reflétera par le dessus du diamant (par la table). Si le diamant est très bien taillé, il aura alors une brillance optimale, on parlera des « feux » du diamant. Un diamant peut avoir aussi une taille trop plate ou trop épaisse, la lumière dans ces cas là ne sera pas reflétée de façon optimale et la brillance du diamant en sera affectée. La taille d’un diamant peut aller d’excellent à pauvre. Le schéma ci-dessous résume bien ce qu'est un diamant rond bien taillé et l'importance de ces proportions pour une brillance maximale de celui-ci, le chemin de la lumière dépend directement de la qualité de sa taille. Carat ... Le poids Le prix d’un diamant augmente de manière exponentielle avec sa taille, les gros diamants sont moins courants sur le marché, ce qui les rend plus chers. Le poids d'un diamant s'exprime en carat : 1 carat est égal à 0,20 gramme. Le carat est une mesure qui s'applique aussi pour les autres pierres précieuses. Le carat des diamants n'a rien à voir avec le carat des alliages d'or, ils ne doivent pas être confondus. Voir ici . Le tableau, ci-dessous, vous donne une idée du rapport dimensions poids pour des diamants taille rond-brillant. La fluorescence du diamant La fluorescence du diamant , qu’est-ce que c’est ? C’est un effet lumineux que présentent certains diamants quand ils sont exposés à la lumière ultraviolette. Ils émettent une lumière visible, généralement bleue. L’effet est comparable à celui d’une chemise blanche dans une discothèque. Eteignez les UV, et il n’y a plus d’effet. Idem pour les diamants, pas d’UV, pas d’effet. La fluorescence provient d'une réaction entre l'énergie de la lumière et les atomes du diamant. Dans la plupart des cas, cette fluorescence est de couleur bleue. On utilise des étalons-fluorescence pour déterminer le degré de fluorescence d'un diamant. Lorsque l'on expose un diamant aux rayons ultra-violets et qu'il reste sombre cela veux dire qu'il n'a pas de fluorescence. Le GIA a mené une étude sur 26010 diamants choisis au hasard, 65% étaient, « faint », sans fluorescence. Parmi les 35% avec fluorescence, 38 % avaient une fluorescence « slight », légère, les autres (62%) des fluorescences « medium », moyenne, ou « strong », forte. A suivre dans quelques semaines . . . Les diamants de couleur . . . Les gisements . . Pour vous faire patienter ! Tout simplement « THE MAGNIFICENT » un cristal octaédrique de diamant de 92.50 ct., unique et extraordinaire, trouvé en septembre 2020 en Afrique du Sud, un merveilleux jaune vif à la forme parfaite. Du jamais vu sur le marché mondial, il coupe le souffle de tous les amateurs de pierres précieuses. Un véritable chef-d’œuvre de la nature. The Magnificent, a trouvé sa place il est maintenant exposé dans la salle du trésor du mim à Beyrouth au Liban. La Rainbow collection 300 diamants de couleur, rassemblée, en 40 années, par le diamantaire belge Eddy Elzas. Exposée au Israel Diamond Exchange (IDE) in Ramat Gan, en Israel. Since 01-06-2021 Dangers de la mine | mineralogie.club|Laurence Jezequel|Y Lulzac LES DANGERS DANS LES MINES ET CARRIERES " Il aura suffit d'une allusion au silence de mon amie Laurence Jézéquel dans la lettre d'information aux abonnés, pour qu'elle m'adresse le texte d'un entretien qu'elle avait eu avec Yves Lulzac au printemps dernier avant de repartir à l'étranger. Cet entretien portait sur les dangers des métiers de la mine en général. " LJ- Rentrée en France et disposant d’un peu de temps libre en ce moment, j’en profite pour parfaire mes connaissances sur votre ancien métier lequel, il faut l’avouer, a le don de rassembler une majorité de propos désagréables de la part d’une bonne partie de nos concitoyens. Remarquez, qu’en ce qui me concerne, ainsi que beaucoup de mes collègues journalistes, nous aussi, nous sommes loin de plaire à tout le monde ! YL- Tout cela est bien dommage mais, pour ce qui concerne mon ancien métier, il faut admettre que s’il est tant détesté à l’heure actuelle, c’est bien un peu de la faute de vos collègues qui se complaisent, pour rester dans le cadre du politiquement correct, à démolir notre profession ainsi que notre mémoire. Et ceci dans tous les domaines. Y compris des domaines sérieux. Par exemple, tout dernièrement, j’ai eu l’occasion de parcourir un journal financier dénommé « Investir » et j’ai eu la surprise d’y apprendre que les « fonds d’investissement socialement responsables (ISR)» excluent les mines au même titre que les jeux, l’alcool et l’industrie pornographique !... Comme vous pouvez le constater, cette association très suggestive d’activités, à la limite du diffamatoire, ne laisse planer aucun doute sur la volonté actuelle de dénigrer une profession reconnue autrefois pour être des plus honorable. LJ- Oui, je sais bien, mais croyez bien que je n’y suis pour rien car, pour l’instant, je ne cherche qu’à me documenter sans a priori. Mais ce qui m’étonne un peu, c’est de constater que parmi les rares personnes ou organismes officiels qui osent émettre un avis positif sur votre activité passée, on ne remarque jamais votre ancien employeur, le Bureau de Recherches Géologiques et Minières. C’est pourtant lui qui a été le plus concerné dans cette activité. YL- Moi aussi, je ne fais que constater la chose. Je trouve en effet que l’actuelle PDG de cet organisme pourrait accorder un minimum de reconnaissance à tous les acteurs de la recherche minière passée, ne serait-ce que par l’intermédiaire du bulletin de l’Amicale des Anciens qui paraît tous les ans. Quant à nous rendre un quelconque hommage par voie de presse ou autre moyen de grande diffusion, il ne faut sûrement pas y compter. Maintenant que l’activité du BRGM est principalement dévouée à l’environnement et à l’écologie, vous pensez bien que ses dirigeants ne vont pas risquer leur carrière en se compromettant dans une publication de ce genre.... LJ- Oui, et cela se vérifie bien dans nombre d’entreprises ! YL- D’ailleurs je suggérerais que l’on modifie la raison sociale de cet organisme en supprimant le mot « Minières » qui n’a plus sa raison d’être, les rares géologues « rescapés » encore en activité se contentant de réaliser de beaux rapports de synthèse basés sur nos anciens travaux effectués sur le terrain. D’ailleurs, eux-mêmes ne vont plus sur le terrain ou éventuellement en dehors de nos frontières, mais se serait simplement à titre de conseillers. LJ- Votre activité passée serait donc devenue une profession sinistrée à 100% en France. Beaucoup sembleraient s’en réjouir car, à les entendre, le métier de mineur était réputé pour être rude, dangereux, malsain et polluant. YL- Bien sûr, autrefois le métier de la mine n’était pas un métier de tout repos. Mais, en ce qui me concerne, je ne peux trop vous en parler car, si j’ai souvent travaillé en mine, ce n’était pas en tant que mineur à proprement parler, mais en tant que géologue chargé d’orienter les travaux en fonction des relevés et des échantillonnages dont j’étais chargé. Et ceci, uniquement dans le cadre de travaux de recherches et non pas d’exploitation. Bien sûr, je côtoyais les mineurs et connaissais très bien la nature de leurs travaux qui nécessitait une certaine dépense physique, surtout aux débuts des recherches, dans les années 50 à 60, lorsque la mécanisation n’était pas aussi développée que maintenant. LJ- Mais si vous connaissiez si bien les mineurs, que pensaient-ils de leur métier ? YL- Bien que leur métier ait été parfois dur physiquement, je ne les jamais entendu se plaindre. Et même, je suis bien certain qu’ils en étaient très fiers et qu’ils avaient conscience de l’utilité de leur activité. On était loin des pleurnicheries à la Zola !... La mine peut être source de dangers, comme toute autre activité humaine, où que l’on puisse se trouver, même dans son propre logis.... Le tout est de connaître la nature de ces dangers et de faire attention à ce que l’on fait. Au cours de mon métier, lorsque je devais descendre au fond d’un chantier minier, j’étais bien conscient qu’il ne fallait pas faire n’importe quoi sans réfléchir. Il en était de même à l’air libre, dans les champs, en compagnie des petits oiseaux si chers à vos copains écolos. On pouvait être confronté à certains dangers plus ou moins graves. Dangers qui variaient, bien sûr, en fonction des lieux ou des latitudes où l’on se trouvait… LJ- Mais vous-même, avez-vous été déjà confronté avec de tels dangers ? YL- Bien sûr, et au moins à quatre reprises cela m’a valu une bonne frousse... LJ- Quoi par exemple ? YL- Je n’ai guère l’envie de vous énumérer touts les incidents qui me sont arrivés, lesquels, je dois l’avouer, ont souvent été la conséquence d’une imprudence de ma part.... Si je suis toujours en vie, c’est probablement grâce au facteur « chance » et aussi à certains réflexes de survie ! Mais n’allez pas croire que tous ces incidents ont contribué à me traumatiser ! Bien au contraire ! De mon temps, on n’avait pas besoin d’une « cellule psychologique » pour se remettre d’aplomb !... LJ- Mais pour ce qui concerne les travaux miniers profonds, qu’elles sont les principales sources d’accidents auxquels les mineurs sont confrontés ? YL- Normalement, toutes les sources possibles d’accidents sont bien répertoriées. Bien sûr, la première chose qui vienne à l’esprit, c’est la chute de blocs de roche, voire d’éboulements plus importants, ou tout simplement la chute d’un outillage lourd d’une certaine hauteur. Dans le premier cas, si ce genre d’accident se produit, c’est en général parce que la « purge » des chantiers (galeries, puits, etc.) a été mal faite ou que la protection (boisages, boulonnages, etc.) a été sous estimée. Dans le second cas, c’est presque toujours à la suite d’une maladresse humaine. Ensuite, lorsque l’accès aux travaux souterrains se fait à l’aide de puits verticaux, le risque principal, c’est la chute libre, soit à la suite d’un moment d’inattention (comme dans mon cas !) ou d’une fausse manœuvre à l’intérieur d’une cage (ou ascenseur). En général cela se produit quand on veut gagner du temps ou quand on croit pouvoir simplifier une tâche quelconque. Autre source d’accident possible dans les puits très peu profonds et abandonnés depuis un temps plus ou moins long (anciens puits d’orpaillage par exemple), c’est la présence insoupçonnée de gaz carbonique, même en terrain non calcaire. Si l’on descend dans un tel puits avec des moyens de fortune et si on ne s’aperçoit pas à temps du danger, vous tombez au fond et vous risquez de mettre également en danger de mort les personnes qui viendront vous secourir. Dans une mine, les puits ont toujours été une source de désagréments ou d’accidents. C’est pourquoi, maintenant on les remplace par des galeries inclinées (les descenderies), peut-être plus sûres, mais plus onéreuses et plus longues à réaliser. Autres sources possibles d’accidents : les engins mobiles (locotracteurs, wagonnets, chargeurs, camions, etc.) qui circulent toujours dans des espaces restreints et qu’il faut savoir éviter. De plus, certains engins équipés de moteurs diesel peuvent rejeter des gaz d’échappement malgré les dispositifs de neutralisation. Il a également été évoqué des dispersions de fibres d’amiante provenant des systèmes de freinage de certains engins. Enfin, l’emploi de l’air comprimé dans nombre d’outillages est parfois la source de sérieux accidents : ruptures de tuyauteries, (les « flexibles »), projections d’objets divers, etc. Sans oublier les décibels qu’on ne cherchait même pas à atténuer dans les débuts, à l’aide d’écouteurs ou de bouchons dans les oreilles.... LJ- Mais vous oubliez, semble-t-il, l’emploi des explosif qui est toujours très dangereux.... YL- Non, je ne les oublie pas mais les explosifs que l’on emploie actuellement, les dynamites entre autres, sont de grande sûreté si on les emploie correctement. Quant aux détonateurs, qui sont toujours très sensibles aux chocs, ils doivent toujours être manipulés avec précaution. Mais, pour ce qui concerne les détonateurs électriques, les plus employés actuellement, il convient de faire toujours attention à bien les relier entre eux lorsque l’on réalise des tirs multiples. En effet, si l’un d’entre eux est mal branché, il risque de se retrouver, à l’issue du tir, dans les déblais et peut alors exploser au contact d’un quelconque outil de déblaiement. Et s’il est encore inséré dans sa cartouche de dynamite, cela risque de faire des dégâts ! De même, il est recommandé de ne pas utiliser ce genre de détonateur par temps orageux. Mais il faut préciser que l’emploi des explosifs est toujours réservé à du personnel possédant un permis de tir obtenu à l’issue d’un examen officiel. Et il est bien rare, de nos jours, que les explosifs soient la cause d’accidents graves. Et j’en reviens toujours à dire que s’il y a des accidents en mine, c’est très souvent à cause d’une inattention passagère ou du non respect des consignes de sécurité. Et c’est souvent à la suite d’une longue période sans accidents qu’on a tendance à relâcher sa vigilance et que l’accident arrive. LJ- Mais vous oubliez encore les maladies que l’on peut attraper dans les mines, sans oublier les catastrophes dues au grisou… YL- En effet, le grisou a fait beaucoup parler de lui à cause du grand nombre de victimes qu’il peut causer. Personnellement je ne pourrais vous en parler savamment car je n’ai jamais travaillé dans les mines de charbon. Mais je sais qu’il est à l’origine d’un grand nombre de précautions qui, si elles sont bien respectées, sont généralement très efficaces. Quant aux maladies que vous évoquez, je pense à la silicose des mineurs qui est essentiellement due à l’inhalation des poussières engendrées à la suite de divers travaux miniers (foration des mines, déblaiements, etc.). Mais c’est maintenant une maladie quasi inexistante depuis que toutes les opérations productrices de poussières se font à l’eau : injection d’eau pour les marteaux perforateurs, arrosage des déblais, etc. Mais, normalement, pour se garantir d’une éventuelle autre source de poussière, les mineurs sont tenus de se protéger à l’aide d’un masque spécial. Ce qui, entre nous, n’est pas toujours respecté car le port d’un masque est souvent gênant et désagréable. Je pense également à la production du gaz radon dans les mines d’uranium qui peut être nuisible si elle est très importante. C’est pour cela que ces mines sont particulièrement bien ventilées pour éviter toute concentration. Gaz qui, soit dit en passant, est présent dans la plupart des maisons d’habitation, en particulier celles construites dans les régions granitiques. Mais les émanations naturelles de ce gaz ne doivent probablement pas être aussi dangereuses qu’on veut bien nous faire croire, sinon la vie ne serait pas possible dans bon nombre de région de la planète terre !.... LJ- Mais vous parliez aussi de risques en surface, donc en dehors des travaux souterrains. De quoi s’agit-il ? YL- En surface, on est très souvent obligé d’effectuer des petits travaux de terrassement, des tranchées plus ou moins profondes en particulier. Et là, je dois dire que ces travaux, qui se réalisent presque toujours dans des terrains altérés et peu consistants, sont particulièrement dangereux si l’on y pénètre sans procéder à de sérieuses consolidations des parements (ou parois). Sinon, on risque de se faire enterrer sans grand espoir d’en sortir vivant. Autrefois, on n’y faisait pas trop attention car on avait l’impression qu’il ne pouvait pas nous arriver de gros problèmes à si peu de profondeur. Mais, à la suite de quelques accidents, on nous avait interdit de pénétrer dans une tranchée, même peu profonde, sans l’avoir consolidée au préalable. Obligation pas toujours facile à réaliser sur le terrain et qu’il nous arrivait parfois de transgresser. A nos risques et périls, bien sûr, ou au risque de belles frayeurs ..! LJ- Si je comprends bien, vous n’étiez pas un fanatique du principe de précaution si en vogue de nos jours ! YL. Bien sûr, il nous arrivait de prendre des risques, mais des risques calculés, du moins pour ce qui me concerne. Évidemment, avec l’application stricte du principe de précaution actuel, il nous serait difficile d’exercer maintenant ce gente de métier et on perdrait une bonne partie de notre temps à exécuter des tâches inutiles et inadaptées aux conditions de travail du moment. Je pense que chacun doit être capable de juger ce qu’il est bon, ou pas bon, de faire, à condition, bien sûr, d’avoir acquis suffisamment d’expérience dans le métier. De toutes manières, ce n’est pas maintenant dans une mine qu’on risquerait un accident, si minime soit-il. Ce serait plutôt en faisant du « footing » ou en jouant au football ou au rugby ! Mais dans ce cas, il ne viendrait pas à l’esprit de qui que ce soit de vous accuser d’avoir exercé une activité dangereuse ou diabolique ! LJ- Qu’en est-il également du travail des femmes dans les mines car j’ai entendu beaucoup de choses à ce sujet ? YL- De mon temps, on considérait que le travail de la mine était un travail d’homme. Tout d’abord, je pense, à cause de la pénibilité du travail et ensuite, sans doute, à cause d’une tradition dont l’origine est peut-être à rechercher dans la possibilité d’un relâchement d’attention et de vigilance de la part de certains mineurs. C’est pourquoi, la présence de femmes au fond n’était jamais souhaitable. Pour ce qui me concerne, je n’ai jamais vu de femmes travailler au fond d’un chantier minier. A une exception près car, au CEA, on connaissait un ingénieur de haut niveau qui avait très souvent accès au fond pour étudier le comportement des gîtes d’uranium qui, à partir des années 50, étaient encore très mal connus. Cette personne que, personnellement, j’ai très bien connue puisqu’elle nous enseignait la chimie et la pétrographie à l’école du CIPRA, était très bien admise et appréciée pas les équipes de mineurs et sa présence sur les chantiers n’a jamais été à l’origine d’un quelconque incident. Elle était passionnée par son métier au point d’avoir déclaré, au moment de prendre sa retraite, qu’elle avait exercé le plus beau métier du monde..! Il est évident qu’à notre époque actuelle, une telle déclaration ne pourrait être mise que sur le compte d’un arriéré mental !... LJ- Oui, cela passerait pour des propos insensés ! Mais pour vous-même, qui aviez exercé des recherches minières, ce métier était-il aussi attractif que cette brave personne voulait bien nous faire croire ? YL- Bien sûr ! Et je ne regrette absolument pas de l’avoir choisi et exercé. C’était un métier passionnant que de rechercher et mettre en évidence un minerai quelconque. C’était un vrai travail de détective qui, en plus, s’exerçait en terrain vierge. Nous étions de véritables explorateurs et, lorsque nous admirions, à 50 ou 100 mètres de profondeur, une belle formation métallifère avec ses minéraux souvent cristallisés d’une manière magnifique, comme on peut les voir maintenant dans les vitrines des musées, on était sûr d’être les premiers au monde à pouvoir assister à ce spectacle... D’ailleurs, je n’étais pas le seul à le dire. Et tous les jeunes que je connaissais et qui faisaient leurs écoles « sur le tas », avaient le sentiment d’exercer un métier merveilleux. Et grande a été leur déception quand, un beau jour, on leur a appris que ce métier n’était plus possible en France et qu’ils devaient chercher un autre travail. Tout cela orchestré par une bande d’ahuris qui, soi-disant au nom de défense de l’environnement et de l’écologie, avaient réussi à convaincre nos dirigeants qu’il valait mieux acheter nos matières primaires aux pays étrangers, plutôt que de les extraire de notre sous-sol. Quitte à faire progresser le nombre de chômeurs. Mais, cela était, et reste toujours le moindre de leurs soucis. LJ- Vous évoquiez, tout-à-l ’heure, une école appelée CIPRA. De quoi s’agit-il exactement car je n’ai réussi à avoir des précisions à ce sujet. YL- Il s’agissait d’une école professionnelle crée dans les années 50 par Frédéric Joliot-Curie dans le cadre du CEA, uniquement dans le but de former des prospecteurs capables de découvrir et de mettre en valeur des gisements métallifères. Si l’accent était mis sur la recherche de l’uranium, tous les autres métaux étaient également concernés. CIPRA signifie : « Centre International d’enseignement en Prospection et valorisation des minerais Radioactifs industriels ». Il s’agissait d’un enseignement essentiellement pratique sans exclure pour autant certaines connaissances théoriques de base, du niveau BEPC de l’époque. Cet enseignement, qui durait en gros une année scolaire, était très dense et contraignant mais il avait l’avantage d’être dispensé par des professionnels de très haut niveau et qui avaient l’art de nous apprendre facilement les bases de notre futur métier. Au début, cette école était destinée à des étudiants français mais, très vite, elle a intégré un grand nombre de nationalités différentes. C’était une école mondialement reconnue dans le domaine de la recherche minière. Je dis bien « c’était » car cette école n’existe plus depuis 1987. J’insiste bien sur le côté essentiellement pratique de cet enseignement, qui nous donnait les principaux fils directeurs de la recherche sur le terrain sans exclure d’autres possibilités ne rentrant pas dans le cadre des grandes théories enseignées dans les universités. L’enseignement universitaire dans le domaine de la mine a peut-être du bon mais il risque parfois de nous faire passer à côté de choses importantes. En particulier, il me revient un bel exemple en mémoire : le beau gisement de cuivre et d’or de Rouez, dans le département de la Sarthe, que le BRGM a bêtement loupé parce qu’un directeur local, sorti de l’Ecole des Mines, avait décrété qu’on ne pouvait rien trouver d’intéressant dans le genre de terrain concerné et qu’on ne devait pas y perdre son temps. Pourtant, ce gisement avait, pour ainsi dire, été découvert par un de mes collègue qui avait osé braver les interdits directoriaux et dont les échantillons, destinés à l‘analyse, avaient été ignorés et détruits. Et, bien sûr, un peu plus tard, le gisement fut redécouvert, étudié et partiellement exploité par un privé. En fait, pour faire ce métier, il fallait avoir un peu l’esprit pionnier sans pour autant partir à l’aveuglette comme cela à pu se pratiquer au temps des grandes conquêtes. Il fallait quand même avoir de solides notions sur le comportement des minéraux et des roches. Et, avec de l’expérience, et aussi avec une certaine liberté d’action, on parvenait à découvrir des choses très intéressantes. Choses qui, soit dit en passant, nous étaient gracieusement offertes par Dame Nature ! LJ- Peut-être offertes comme vous le dites bien que beaucoup de personnes pensent au contraire, que vous avez plutôt violé Dame Nature en allant fouiller dans les profondeurs du sol à la recherche de ses richesses cachées ! YL- Si Dame Nature, sûrement pleine de bon sens, avait voulu nous interdire toutes ces activités de recherches, je pense qu’elle aurait tout fait pour nous cacher ses richesses, au lieu de nous les faire entrevoir en de nombreux points sur la surface de la terre. Et je pense que le meilleur moyen de lui faire injure serait de mépriser ces richesses qu’elle nous offre si généreusement. Vous devriez en parler à vos copains écolos, si toutefois ils veulent bien ouvrir leurs oreilles et, pour une fois, faire preuve d’un peu de bons sens. Mais là, je vous souhaite bon courage ! LJ- Oui, je vais essayer, à mes risques et périls ! En tous cas, merci de m’avoir enseigné, une fois de plus, toutes ces choses, nouvelles pour moi, sur la mine et les mineurs. YL- A propos de mon ancien job, géologue minier, voudriez-vous lire ce qu'avait dit notre grand patron, Mr. Jacques Bertraneu, chef du département France-Europe du BRGM, au sujet de la recherche minière et des géologues miniers, le 10 mai 1989, après que Raymond Fischesser lui ait remis les insignes d'Officier dans l'Ordre National du Mérite. LJ- Oui bien sûr, il est toujours intéressant de savoir comment est perçu le travail des gens de terrain, comme vous l'étiez, par leur hiérarchie. Note de Laurence Jezequel : Monsieur Lulzac me confie alors la copie scannée d'un document papier tapé à la machine, que je lis sur place, il me dit que je pourrai le conserver car cette copie, il me la destinait, en voici la retranscription intégrale. "Au plan des réflexions, peu de démarches humaines sont aussi complètes, aussi équilibrées, aussi nuancées que notre métier, dans un monde de plus en plus technique, stéréotypé et impersonnel. Pour nous, chaque gisement à trouver est unique, chaque structure est différente de la précédente, même si les modèles sont là pour nous encadrer. Démarche naturaliste où tous les apports des sciences plus exactes sont bons mais insuffisants, où les approximations successives en partie subjectives sont la règle, où il faut savoir reconnaître l'échec, s'arrêter définitivement ou reculer pour repartir, forger le plus d'outils nouveaux, de plus en plus pointus, mais en les utilisant de façon éclairée, sans jamais en faire une finalité en soi. Et tout cela, paradoxalement, enfermé dans des contraintes permanentes de coûts et devant aboutir à la précision économique d'un projet industriel, lui-même suspendu à des cours des métaux éminemment fluctuants ! Non, peu de métiers sont aussi éloignés des stéréotypes qui tendent de plus en plus à encadrer la plupart des démarches industrielles modernes. Peu de métiers, malgré l'apport indéniable des outils nouveaux, dépendent encore autant, pour leur succès, du facteur humain à tous les niveaux de la hiérarchie. Peu de métiers assurent encore à leur corporation un tel équilibre entre l'homme et l'outil. Peu de métiers finalement, dans le monde moderne, ressemblent encore autant à la vraie vie : mélange de rêve et de bon sens, de subjectif et de science, de tâtonnements et de rigueur économique. Mais, si nous voulons veiller à défendre ce caractère éminemment complexe et humain de notre démarche, caractère qui est non seulement l'attrait, mais aussi le garant du succès, ce qui est d'ailleurs souvent lié face au déferlement flatteur et fatal des modes, des techniques et des spécialités - certes bien venu et gage de progrès - nous devons veiller à former et honorer celui qui en est le vrai garant: je veux parler du géologue minier généraliste, au "look" vieillot de médecin de campagne face aux brillants hyperspécialisâtes, mais tuteur permanent du sujet, seul responsable quand ça va mal; certes ouvert à l'innovation mais doseur vigilant des médicaments nouveaux, gardien du bon sens face à l'hyperspécialisation triomphante, chef d'orchestre économique de la démarche, enfin très présent sur le terrain où, à ma connaissance, c'est toujours là que se découvrent les gisements. On peut d'ailleurs se demander si la meilleure remise à l'honneur du terrain pour les géologues miniers ayant accédé à des responsabilités ne passerait pas par des stages de terrain périodiques obligatoires les ramenant à la vraie réalité. La mode est bien aux stages d'informatique, d'expression orale, de communication et de management !..." LJ- A la fin de la lecture alors que je levais la tête, Monsieur Lulzac me regardait avec un sourire un peu narquois, celui d'un homme sensible à l'hommage qui avait été rendu à sa profession mais aussi sensible au constat d'un homme, que visiblement il estimait, qui avait une vision prémonitoire d'un enterrement de première classe de la fonction. Avant même que j'ouvre la bouche pour commenter ma lecture Mr. Lulzac me dit. YL- A cette époque, Jacques Bertraneu était-il déjà conscient qu’il faisait l’éloge d’une espèce en voie de disparition ? Certes, si l’on forme encore de rares géologues miniers en France, il est certain que leur terrain de jeu se situera sous d’autres latitudes sans avoir la certitude de pouvoir exercer leur métier d’une manière aussi idéale, libre et responsable. Bertraneu avait encore en tête ses équipes de chercheurs compétents et passionnés auxquels les directeurs de projets accordaient suffisamment de confiance pour leur permettre d’agir en fonction des connaissances acquises au fil des recherches sur le terrain. Dans ces conditions et quand on connaît bien son sujet de recherches, il est évident que ce métier devient vite passionnant et enrichissant. Bien sûr, le succès tant espéré n’était pas toujours au rendez-vous car il n’est pas toujours aisé de découvrir un gîte minéral sachant que l’on a très probablement affaire à un cas particulier n’obéissant pas toujours à un modèle déjà connu et étudié. Mais quelle satisfaction et quelle joie ressent-on lorsque nos efforts et notre persévérance sont enfin récompensés par la mise à jour d’une minéralisation tant espérée, que ce soit dans les sédiments d’un sondage destructif, dans une carotte de sondage ou sur le front de taille d’une galerie de mine. Sentiments sûrement partagés par Dame Nature satisfaite de constater que ses indices disséminés sur le sol ont finalement conduits à localiser ce gîte qu’elle a si malicieusement caché en profondeur... Et, pour celui qui met à jour une quelconque minéralisation, grande est aussi sa satisfaction de savoir qu’il est le premier au monde à pouvoir la contempler, à l’image de ce qu’ont pu ressentir les explorateurs d’antan lors de leur progression sur les terrains vierges de notre planète. LJ- Bien que profondément triste de la tournure des choses, il venait de répondre très joliment à la question que j'allais lui poser ! Cette attitude confirmait ma profonde admiration pour cet homme passionné qui a toujours cru au bien fondé de son travail de recherche et qui toute sa vie est resté droit dans ses bottes et dont l'honnêteté intellectuelle reste intacte avec l'âge. Je prends toujours beaucoup de plaisir à le rencontrer, lorsque nous échangeons il parle vrai sans détour et j'ajoute, avec son cœur, car il a pratiqué son job, comme il dit, avec l'amour du travail bien fait. Brisbane le 26 octobre 2021. Since 03-08-2022 géologie|érosion|Jean Jacques Chevallier ÉROSION " On ne peut dissocier l'érosion des autres phénomènes géologiques. En effet au fur et à mesure de leur apparition en surface, les roches endogènes sont soumises aux conditions climatiques. Ces dernières sont responsables de leur altération. Les phénomènes d'érosions peuvent ainsi aplanir totalement une chaîne de montagne en quelques millions d'années. " DE LA ROCHE AU SENTIMENT Les roches les plus dégradables sont celles qui contiennent des minéraux altérables. Ce peuvent-être des minéraux facilement solubles ou instables à la surface du globe. En effet les minéraux les plus stables sont ceux qui se forment dans des conditions de faibles températures et pression voisines des conditions de la surface. Ceux formés en profondeur seront donc moins stables. LES PHÉNOMÈNES D’ALTÉRATIONS Le climat, la végétation et les êtres vivants vont agir physiquement et chimiquement sur les roches superficielles. Différents processus vont les dégrader, les transporter et former des sédiments détritiques. LA DÉSAGRÉGATION PHYSIQUE Les roches présentent des discontinuités qui permettent la formation d'accidents sous l'effet de différents facteurs. Les différents accidents : Rares sont les roches formant un bloc parfaitement uni. De nombreuses discontinuités parsèment généralement les roches. Ce sont : des diaclases, cassures dues à des déformations profondes. des failles, cassures accompagnées d'un déplacement. des joints, discontinuités entre deux strates dues à des variations lors la formation d'une roche sédimentaire. porosité, les minéraux ou particules ne forment pas un bloc homogène mais laissent des pores entre eux. L'altération va agir principalement au niveau de ces surfaces de discontinuité. On peut distinguer : Les variations de températures : elles entraînent des phénomènes de dilatation-contraction importants des minéraux (Thermoclastie). Le rôle du gel à travers les fissures ou les pores (Cryoclastie) n'est pas à négliger non plus. La circulation d'eau dans les fissures et les pores : l'évaporation déstabilise la structure des roches poreuses en diminuant la pression à l'intérieur de la roche. après évaporation, la recristallisation de minéraux dissous, transportés par l'eau, fait pression sur les parois des fissures (haloclastie). Ces phénomènes vont aboutir à la fragmentation du bloc rocheux. La gravité va entraîner de nouveaux accidents : les éboulis : les blocs tombent un à un ou en petits nombre, et se classent selon la taille et le poids des blocs, les éboulements : écroulements de pans de falaise. Il n'y a pas de vrai classement des roches, les glissements : une roche profonde change de comportement et devient instable, elle entraîne les couches sus-jacentes. C'est le cas avec l'argile, qui sèche, est solide mais mouillée est plastique. C'est le cas aussi avec le gypse qui est dissous par l'eau. les disjonctions : les blocs se fragmentent mais reste sur place. Citons le cas particulier des prismes basaltiques (comme la chaussée des géants en Islande) formés lors du refroidissement de la lave. On retrouve au niveau du talus continental (zone de transition entre la croûte continentale et océanique) la plupart de ces accidents (écroulements = Rock-fall, glissement = sliding, glissements et déformations = slumping). D'autres, comme les courants en masse (= mass-flow) et les turbidites, sont propres au talus. LES FACTEURS INTERVENANTS Le vent qui intervient particulièrement dans les régions dénudées provoque : déflation par action de balayage (qui peut aboutir à des dépressions du sol telles que les chotts et sebkhars qui constituent des lacs en milieu désertiques), corrasion et abrasion par l'action des particules transportées (les ronds, mats sont les grains de sables transportés par le vent, les dreikanters sont des cailloux à 2 faces exposés au vent, l'une servant de base). Les ruissèlements d'eau aboutissent à des ravinements, des lapiez en régions calcaires (sillons issus de l'usure et des actions de dissolution de l'eau), des cheminées de fées dans les dépôts morainiques, des chaos granitiques par entraînement de l'arène sableuse. Les glaciers ont 2 types possibles d'actions. Sur un terrain résistant (granitique) c'est le poids du glacier sur le fond de la vallée qui prédomine, cela aboutit aux vallées en auge. En terrain plus friable l'action va se faire plutôt sur les parois et donner des vallées en V. Les vagues agissent sur la côte par mitraillage de sables (grains émoussés, luisants et ovoïdes) et de galets, par pression contre les parois (pressions de l'eau mais aussi de l'air piégé dans les fissures), par succion (ressac), par vibrations. le flux et le reflux des marées créent des courants, flot et jusant, qui érodent le fond et les berges par un intense balayage. Pour des courants moins forts on aboutit à des sols durs ou Hard-ground. Le recul des falaises correspond à un éboulement de la paroi (surtout dû à des actions continentales et non marines) puis un déblaiement du matériel érodé ou soliflué par la mer. L’ALTÉRATION BIOCHIMIQUE L'eau en est le principal facteurs, mais il en existe d'autres. L'eau C'est l'eau qui est le principal agent d'altération. C'est un acide faible, elle a donc une action de dissolution sur les roches. Cette action est renforcée par le fait que l'eau ruisselle, entretenant et amplifiant le phénomène. C'est le lessivage. L'eau agit également par hydratation. Les minéraux hydratés augmentent de volume par rapport à leur forme anhydre. Ils déstabilisent les roches (surtout les anhydrites comme le gypse). Selon la nature des éléments chimiques (rapport charge/rayon) situés dans la roche, l'eau a une action de solubilisation différente : -Le rapport est inférieur à 3 : cela signifie des atomes peu chargés. En présence d'eau les cations vont entrer en solution (Na, Ca, Mg). Pour K, où le rapport est inférieur à 1 (très peu chargé), l'hydratation est plus faible car les atomes ont moins d'affinité pour l'eau. Ceci explique qu'ils entrent préférentiellement dans les structures minérales. -Le rapport est compris entre 3 et 10, les cations sont plus attractifs et "cassent" le dipôle d'eau. Ils sont hydratés mais peu ionisés, il y a alors précipitation (Fe, Al, Mn). Ce phénomène est à l'origine de la formation de certains minerais (bauxite pour l'aluminium par exemple). -Le rapport est supérieur à 10, le potentiel ionique est donc élevé et cela va aboutir à la rupture du dipôle d'eau par une forte attraction de O=". Il y a solubilisation de l'ion car il est hydraté et ionisé. C'est le cas pour la silice et le carbonate, composés majoritaires dans les roches. LES AUTRES AGENTS D'ALTERATIONS L'oxygène : il agit par oxydation sur le fer et le manganèse. C'est lui qui donne la couleur rouille aux roches riches en fer ou qui est responsable des empreintes ramifiées de manganèse. Il transforme aussi les sulfures en sulfates. Ces modifications peuvent affaiblir la roche. Le CO2 : sous forme de carbonates il favorise la dissolution de certains atomes. Les acides organiques végétaux et animaux (Oursins, mollusques, éponges) L'activité racinaire La température (sous un climat chaud les réactions peuvent être 100 fois plus rapide). "Il faut distinguer l'altération des roches sédimentaires préexistantes de celle des roches cristallines magmatiques et métamorphiques." SÉDIMENTATION ET ROCHES SÉDIMENTAIRES Les reliefs karstiques des paysages calcaires proviennent de la circulation d'eau riche en CO2 qui va dissoudre le calcaire de la roche : Les calcaires siliceux peuvent subir une dissolution de leurs parties siliceuses. Les meulières qui en résultent sont ainsi fortement "trouées" Le lehm est un loess (voir Région continentale) décalcifié par lessivage, les poupées du loess correspondent aux zones plus profondes où s'est concentré le calcaire. Les roses des sables résultent de la remontée par capillarité de solutions riches en sels gypseux. La terra rossa serait le résidu argileux de la dissolution de calcaire. POUR LES ROCHES MAGMATIQUES ET METAMORPHIQUES Ce sont des roches profondes. Arrivées en surface la stabilité des minéraux est affaiblie en raison des faibles pressions et température. La vulnérabilité des minéraux constitutifs de ces roches suit le même ordre que la suite de Bowen : Les olivines et péridots sont facilement altérables en serpentine en présence d'eau, les pyroxènes donnent une amphibole verte fibreuse, l'ouralite, les amphiboles donnent parfois de l'asbeste (amiante), la biotite donne des chlorites. Pour les feldspaths cela est variable selon la composition : l'orthose est peu altérable, les plagioclases sont plus vulnérables au pôle anorthite. Selon les climats, l'altération des feldspaths peut être plus ou moins poussée : Dans des climats peu pluvieux, où le lessivage est donc faible, l'orthose en présence d'eau va perdre de la silice, du K et donner une argile, l'illite ou la montmorillonite (ce sont des smectites). Selon l'intensité du drainage, on a formation d'une arène (Seuls les cristaux inaltérables comme le quartz restent sur place et forment un sable). On parle de Bisiallitisation car le rapport silice/aluminium de l'orthose normalement également à 3 est ici égal à 2. Les argiles formées permettent la rétention d'alcalin entre les feuillets chargés. Sous un climat plus fort, où le lessivage est moyen, la silice est solubilisée en plus grande quantité, l'orthose donne alors de la Kaolinite. Cette argile ne peut retenir les bases qui sont alors entièrement éliminées (2 couches à feuillets non chargés).C'est un cas de monosiallitisation. Sous un climat tropical, le lessivage fort entraîne toute la silice, il ne reste qu'un hydroxyde d'aluminium, la gibbsite (constituant de la bauxite). C'est l'allitisation ou latéritisation en raison de la richesse en fer. Les bauxites sont ainsi issues de couches latéritiques érodées, dont les produits ont été piégés dans les poches karstiques des plateaux calcaires provençaux. Elles ont la composition suivante : Gibbsite (également boehmite et diaspore), Goethite, sidérite (Oxydes de fer) et oxyde de titane. Le quartz lui est quasiment inaltérable, comme la muscovite. LES PHÉNOMÈNES DE TRANSPORT Les roches altérées produisent de nombreux blocs et particules qui vont être déplacés et participer à la formation des sédiments. L'eau intervient pour une grande part dans le déplacement des particules mais ce n'est pas le seul moyen. En ce qui concerne le transport proprement dit, on distingue le transport indéfini (qui concerne les ions en solution, les particules en suspensions, et même de grosses particules (charriage)) du transport fini. Le transport indéfini correspond à un courant qui est plus fort que la gravité. Le transport fini est temporaire par dépôts des particules au bout d'un certain temps qui est généralement prévisible (écoulement laminaire et turbulent, turbidites). PAR L'EAU Pour entraîner les particules dissoutes, la force du courant doit être plus grande que les forces de rétention exercées par la roche. Sur les particules plus grosses, le type d'écoulement a une influence directe dans le transport et l'érosion. On peut noter ainsi : l'écoulement en nappe. Il correspond au déplacement de l'eau sur une surface dure et presque plane. Seuls les éléments les plus fins (poussières) seront transportés par flottaison ou suspension. les ruissellements : l'eau a un peu plus de force, elle peut former de petits sillons dans le sol. C'est le cas des lapiez dans les roches calcaires et des ravinements. Ce sont également les ruissellements qui sont à l'origine des cheminées de fée ou des chaos granitiques. Ils déplacent les petites particules mais laissent sur place les gros blocs. Les cours d'eau : l'écoulement laminaire. l'écoulement turbulent où divers obstacles créent des tourbillons. Les gros blocs, qui se déplacent uniquement lors des crues, créent des courants tourbillonnaires qui entraînent un déplacement turbulent des particules en suspensions. Des particules plus grosses avancent par saltation, les galets avancent par glissement et roulement. l'écoulement par chute qui peut conférer à l'eau une rigidité voisine d'un solide. Pour les torrents on peut définir 3 zones : le bassin de réception : il reçoit les eaux d'écoulements. L'érosion est prédominante par ravinements et éboulements, elle ronge ainsi la montagne vers le haut. C'est une érosion régressive. le chenal d'écoulement : c'est le torrent proprement dit, il transporte les éléments érodés. le cône de déjection : c'est là où se déposent les éléments grossiers transportés par le torrent. On l'observe à la base du torrent dans le fond de la vallée. Les dépôts successifs détournent régulièrement le lit du torrent et forment ainsi un cône de plus en plus grand. Torrent de boue et pierres, l'Illgraben en Suisse, 28 juillet 2014. AUTRES MOYENS DE TRANSPORT Le vent va transporter essentiellement des sables mais également de très grandes quantités de poussières (jusqu'à 200 millions de tonnes par ans uniquement pour le Sahara). Les glaciers participent également au transport mais ici il n'y a pas de granoclassement. En effet les moraines sont caractérisées par l'absence de classement des blocs. Le mouvement des glaciers se fait selon l'association de divers phénomènes : le dégel de la glace sous l'effet de la pression suivi de son regel immédiat, le glissement par cavitation (des dépressions sont remplies d'eau qui ne gèle pas en raison de la température voisine de 0 ), l'existence d'un film liquide très fin entre la glace et le lit rocheux, les propriétés de la glace basale (qui renferme une poudre de quartz et micas issus de l'abrasion mais renforçant celle-ci également), la progression par saccades de la base du glacier. Stries formées par le déplacement d'un glacier Les turbidites peuvent transporter sur plusieurs kilomètres des matériaux fins, mais ici aussi il n'y a pas de granoclassement. La mise en place des turbidites est trop rapide pour pouvoir effectuer un tri fin des éléments. Toutefois on peut noter un tri grossier où les gros éléments côtoient quand même les éléments fins. La plupart des phénomènes de transport vont donc aboutir à un tri, un classement des éléments lors de leurs dépôts. Ce tri va se faire principalement selon le poids, plus un élément est lourd plus il sera déposé rapidement. Le tri est horizontal et vertical. Des obstacles peuvent également freiner les particules et participer à leurs dépôts (Dunes). Durant le transport les phénomènes d'altérations continuent, une érosion s'y ajoute par usure mécanique. A propos des turbidites Une étudiante m'a posé une question intéressante qui mérite cette mise à jour. " J'ai été assez surprise, dans la partie sur l'altération, j'ai trouvé "Les turbidites peuvent transporter sur plusieurs kilomètres des matériaux fins, mais ici aussi il n'y a pas de granoclassement. La mise en place des turbidites est trop rapide pour pouvoir effectuer un tri fin des éléments. Toutefois on peut noter un tri grossier où les gros éléments côtoient quand même les éléments fins." La séquence de Bouma n'est-elle pas un granoclassement ? " Oui, la séquence de Bouma est une superposition caractéristique de structures sédimentaires héritée d'une mise en place des sédiments sous forme de turbidites de faible densité .* Merci donc à Blandine C. prépa BCPST, future géologue. ________________________ *Définition de Wikipédia Vent de sable dans le désert, Mauritanie. COMPLEMENT L'érosion des sol qui régule le climat. L'érosion des sols qui régule le climat.pdf Vols et Arnaques | mineralogie.club | JJ Chevallier Oh la jolie Turquoise ! Il y a quelques années à Tucson, j'avais trouvé, chez un commerçant chinois, des Turquoise visiblement pas assez chères pour leur belle qualité. Je me suis méfié et n'en ai pas acheté. Trop belles et pas assez chères pour être honnêtes. Le lendemain un confrère français me dit avoir acheté un kilo de ces Turquoises, je lui ai fait part de mes doutes et il m'en a confié quelques unes pour analyse au labo de la fac de Nantes. A mon retour de Tucson je suis allé au labo avec les spécimens confiés, à première vue tout le monde les a trouvée jolies mais quand j'ai annoncé le prix, $ 50 le kilo, le doute a germé dans les esprits et l'analyse confirma que nous avions à faire à de très belles imitations en Magnésite teintées en bleu turquoise et imprégnées de résine. HEMIMORPHITES TEINTEES DE LA MINE OJUELA AU MEXIQUE. Publié par Mardani Fine Minerals sur Instagram « Bonjour à tous, nous suivons les hémimorphites bleues d’Ojuela, MEXIQUE. Pour récapituler, une « nouvelle découverte » de spécimens d’hémimorphes bleu électrique est devenue disponible, dont la qualité et la couleur ont choqué la communauté minérale. Fine Minerals International/Mardani Fine Minerals en a acquis un groupe à distance via des photos et des vidéos fournies par nos contacts locaux. L’inspection physique du matériau a montré des incohérences avec la coloration naturelle qui ont soulevé un certain nombre de doutes quant à leur authenticité. Ainsi, avant de mettre les pièces sur le marché, nous avons envoyé des échantillons à quelques laboratoires pour analyse. Aujourd’hui, nous vous écrivons pour vous informer que nous avons reçu les résultats du Dr John Rakovan (professeur de minéralogie / géochimie) à l’Université de Miami et que nous les partageons avec la communauté des collectionneurs de minéraux dans son ensemble. Après un examen attentif, il y a eu des preuves claires que la couleur était un revêtement sur la couche superficielle des cristaux, et qu’il avait été collée aux surfaces des cristaux de manière inégale, et aussi des preuves d’évaporation. Cela seul n’était pas suffisant pour une détermination, mais c’était un indicateur fort. L’utilisation de la spectroscopie Raman a finalement révélé que la couleur était, en fait, le colorant Phtalocyanine Blue BN , un colorant industriel créé et utilisé pour les teintures et les peintures. C’est une substance non naturelle et elle n’était pas présente au moment de la formation de l’hémimorphite. Par conséquent, nous avons conclu que ces spécimens étaient fabriqués et faux. Sur la base de ces résultats, nous ne mettons pas sur le marché les spécimens que nous avons acquis. Nous tenons à noter que d’autres revendeurs et passionnés ont également cherché à déterminer la source de leur coloration, mais que leurs études étaient souvent peu concluantes car le matériau était extrêmement difficile à isoler en raison du revêtement ultra-mince et nécessitait un équipement de pointe pour identifier sa présence. Nous ne pouvons pas affirmer que tous les exemples sont faux, nous suggérons que si l’on remet en question des spécimens, ils faut analyser des échantillons pour des résultats concrets. Nous espérons que cela répond aux questions et rend service à la communauté. Merci de votre intérêt. Vendredi 2 décembre à Paris 2022 Vol dans la voiture de Christophe Peray Tout un lot de Quartz fumés Ces cristaux d’une brillance très particulière que je présentais dans les salons étaient précieux pour moi. Malheureusement, ils m’ont été volés la nuit dernière, à l’intérieur de ma voiture, garée à quelques mètres du salon, rue de Charenton à Paris. Je vous passe les détails mais si un jour vous voyez ces pierres de 20 cm réapparaître dans une autre bourse aux minéraux, n’hésitez pas à les prendre en photo avant de me prévenir. Merci. RETROUVES ET LES VOLEURS SONT EN PRISON. MERCI A LA CHAINE DE SOLIDARITE QUI A PERMIS CETTE ARRESTATION RAPIDE Ce week-end 5 et 6 novembre 2022 Au Salon InterMinéral, en Belgique à Liège. Sept cartons contenant des boites de 2.5 X 2.5 cm de pierres taillées . Si vous reppérez quelque chose, RESTEZ DISCRET, ne prenez pas le risque d'alerter le (les) voleur (s), contactez la police locale en précisant les informatyion sur la police en charge du dossier à Liège. Enregistrez dans votre mémoire un maximum d'infos sur le ou les personnages, âge, couleurs des cheveux, des yeux, signes particuliers, taille (grand, petit, corpulence (maigre, gros, etc.), vêtements, accent, le cas échéant véhicule et immatriculation. La pire des choses a ne pas faire c'est prendre une photo du ou des personnages. Ne jouez pas les enquêteurs !!! Pour téléphoner les infos faites le hors de vu des suspects Pour communiquer des informations : Propriétaires des marchandises volées : adresses mail : cocobond03@gmail.com ; geosculptura@gmail.com Police de Liège chargée de l'enquête : Ispecteur chaergé du dossier : Gwenaëlle NANIOT 04/340 90 50 VOLS... Michael Spielvogel. Cette phot date de 2015 prise lors d'une soirée de la haute société des Hampton à NY. Depuis il a pris quelques kg d'après M.L. Shira. ATTENTION WARNING ATTENTION WARNING Il y a trois semaines, cet américain de New York, a volé une météorite chez Marie Laure SHIRA, à Fontaine de Vaucluse, il était accompagné d'une jeune femme. Il se présente comme galliériste à NY, à la recherche d'un squelette complet de dinosaure, il achète de la marchandise, plus de 1 000 € qu'il paye avec une carte silver. Il dissimule une méorite sous son téléphone puis l'escamote avant de partir, action très visible et claire sur la vidéo. Appelé au téléphone dans les minutes qui ont suivies le vol, menacé d'être recherché par la police, il a reconnu les faits et a accepté de payer par téléphone. Cependant, il a immédiatement fait opposition auprès de la banque. Au vu des documents présentés et des enregistrements vidéo où l'on peut constater clairement le vol, le payement à été effectué. D'après ce que l'on trouve à son sujet sur Internet, il a, plusieurs fois, été poursuivi par le FBI, pour parjure et escroquerie. A la recherche, donc, d'un fossile complet de dinosaure, il avait donné ses coordonnées (voir la photo), c'est ainsi que sa victime a pu le joindre dans les minutes qui ont suivi. Le couple dans le magasin, photo extraite de la vidéo. Les coordonnées de Spielvogel, téléphone et mail sont exacts. MILLAU - 2022 Le même jour deux émeraudes ont été volées sur deux stands différents, Celle ci-dessous sur stand de Pascal Quenaon, Mineralys, voir la photonet la vidéo. Malheureusement la seconde émeraude, chez LG mineraux, n'avait pas été photographiée. Arnaques ARNAQUES EN COURS... Bonjour à tous, Ces dernières semaines, on m’a offert par le biais des médias sociaux, des spécimens de minéraux du Pakistan, comme prétendument de nouvelles herderites bleus du Badakhshan en Afghanistan. J’en ai acheté quelques-uns et je les ai envoyés au laboratoire pour analyse. Ce sont en fait des célestites. Le vendeur pakistanais m’a dit qu’il vendait aussi à un commerçant américain, alors faites attention si on vous en propose certaines. Faites quelques analyses car ce seront probablement des célestites et ce n’a pas du tout la même valeur marchande. Le marchand pakistanais très actif sur les réseaux sociaux est bien connu grâce à Facebook. Il vend beaucoup de spécimens du Pakistan et d’Afghanistan. Il ne fait que contester les analyses du Musée... J’ai fait effectuer une analyse supplémentaire dans un deuxième laboratoire juste comme preuve même si je connais le résultat final. Il est censé attendre de son côté quelques analyses du dealer américain. Si et quand je les aurai, je les publierai aussi, quel qu’en soit le résultat. Je serais plus qu’heureux s’il était confirmé qu’il s’agissait d’herderites parce que ce seraient des spécimens de classe mondiale, mais je ne rêve pas. Je ne poste pas ceci pour répandre une rumeur, mais il est de ma responsabilité d’avertir la communauté minéralogique d’être prudente. Si, bien sûr, d’autres analyses montrent que le premier test était erroné, je mettrai à jour cette publication. Mais encore une fois, ce serait une très bonne surprise. Ci-dessous voilà les résultats des expertises de laboratoire de Cristiano Ferraris et Giancarlo Parodi du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris. Christophe Gobin AVIS DE JEAN-JACQUES CHEVALLIER Connaissant Christophe et avant lui son papa, Christian, depuis plus de 40 ans, je ne doute pas de son honnêteté et connaissant aussi les experts du MNHN qui sont de très bons scientifiques, à la vue des analyses effectuées, pour moi il ne fait aucun doute de la tromperie du dealer pakistanais. Cependant, à un prix honnête, les pièces proposées sont de belles célestites bien cristallisées méritant de figurer dans une belle collection mais il faudra que le prix soit un prix de belles célestites et pas d'herderites . Mise en garde parue sur Mindat à l'adresse : Fakes & Frauds : Les herdérites bleues ? du Badakhshan Afghanistan? (mindat.org) Minéralogie passion | Apatite | mineralogie.club MUSÉE "Minéralogie Passion" "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a ! ANATASE Découverte à la fin du XVIIIe par Johann Gottfried Schreiber dans l'Oisans.[1] Elle a fait l'objet de différentes descriptions plus ou moins complètes ; c'est celle de René-Just Haüy en 1801 qui fait référence, c'est lui qui la baptisera anatase. Le mot dérive du grec " ana " = étiré - " anatasis " = allongement (pour les cristaux octaédriques allongés). Localité type, Saint-Christophe-en-Oisans, Bourg-d'Oisans, Isère, France. Les échantillons de références sont au Muséum national d'histoire naturelle de Paris. L'analyse chimique initiale est due à Louis-Nicolas Vauquelin. C'est un dioxyde de titane. Elle se forme dans fentes alpines des roches métamorphiques les gneiss et micaschistes, plus rarement dans les pegmatites et résulte du lessivage des roches encaissantes par des solutions hydrothermales. En raison de sa dureté relativement élevée, on peut également la trouver sous forme de grains roulés dans certaines roches sédimentaires ou dans les alluvions. Elle forme très rarement des macles selon 112. Elle accompagne l'adulaire, l'axinite, la brookite, l'épidote, la préhnite, le quartz, l'ilménite, l'hématite, le rutile. On la trouve également dans des filons de pegmatites et sous forme de grains roulés dans certaines roches sédimentaires. Les cristaux peuvent atteindre jusqu'à 3,75 cm. La plupart des anatases se forment par altération de la titanite. Elle s'altère en rutile qui prend sa place en gardant sa forme cristalline. L'anatase, le rutile, la brookite et l’akaogiite sont les polymorphes du dioxyde de titane TiO2, avec des traces de fer, d'antimoine, de vanadium et de niobium. L'anatase forme, des octaèdres aigus ou plus rarement obtus de formes plus ou moins complexes, aux faces souvent striées horizontalement (faciès alpin caractéristique), allant jusqu’à une cristallisation en accordéon, ainsi que des cristaux aplatis parfois terminés par une dipyramide, elle est parfois tabulaire, rarement prismatique. Dans certains gisement on la trouve avec des cristaux de rutile en épitaxie.[2] Sans utilisation particulière, elle est très prisée par les collectionneurs. Allemagne Grube Louise Charlotte, Hasserode, Wernigerode, Harz, Sachsen-Anhalt Belgique Advertise, Wellin, Province de Luxembourg Canada Carrière Sintra, Ayer's Cliff, région de l'Estrie, Québec France Saint-Christophe-en-Oisans (Topotype), & Plan-du-lac, Bourg-d'Oisans, Isère Plessis en Laz, Châteauneuf-du-Faou, Finistère Carrière de la Lande, Plumelin, Morbihan Italie Miniera di Buca della Vena, Ponte Stazzemese, Stazzema, Alpes Apuane, Lucca, Toscane Norvège Dyrfonni (Dyrefonni), Viveli, Eidfjord, Hardangervidda, Hordaland -Johann Gottfried Schreiber, on doit également à ce naturaliste la découverte de la stilbite et de l'axinite. - Épitaxie : (n. f.) du grec epi, au-dessus, et taxis, arrangement : Croissance orientée d'un minéral sur un autre. Cette orientation cristallographique mutuelle de cristaux d'espèces différentes, n'est possible que si leurs réseaux cristallins possèdent des analogies nombreuses dans leurs éléments de symétrie. Exemples nombreux, le plus connu : rutile sur l'anatase . Epitaxique est l'adjectif qualificatif. Minéralogie Passion Scannez-moi ! Macle d'anatase, carrière de Solumsåsen, Vestfold, Holmestrand, Norvège. Anatase vert-bleu, Halsen, région de Freichi , Binn , Conches , Valais , Suisse. Anatases avec épitaxies de rutiles, Mûrs de Bretagne, Guerlédan, Côtes d'Armor, Bretagne, France. Anatases jaunes-orange, Saint Etienne de Cuines, Savoie, Alpes, France. Anatase rouge en croissance parallèle, rutiles et chlorite sur quartz, chemin d'Erfurt, Grieswies-Schafkar, Grieswies - Krumlkeeskopf, Rauris, Zell am See, Salzbourg, Autriche. Anatases avec chlorite, massif de La Lauziére, Maurienne, Savoie, France. Pseudomorphose partielle de rutile après anatase sur quartz fumé, Diamantia, Minas Gerais, Brésil. Anatases dans quartz, Entre 2 roches, massif de La Lauziére, Maurienne,Savoie, France. Anatases, bertrandite et quartz, Aiguille de la Balme, massif de La Lauziére, Maurienne, Savoie, France. Anatase bleue, tabulaire en croix, Cabane de Bouleste, Arrens-Marsous, Argelès-Gazost, Hautes-Pyrénées, France. Macle d'anatase sur quartz chloriteux, La Mouline, Bennac, Alban-Le Fraysse, Tarn, Occitanie, France. Anatase et rutile, Sèrra de Horno, Vielha e Mijaran, Vallée d’Aran, Lleida, Catalogne, Espagne. Anatase et brookite sur quartz, Sèrra de Horno, Vielha e Mijaran, Vallée d’Aran, Lleida, Catalogne, Espagne. Carrière Bellevue, Saint-Gelven , Bon Repos sur Blavet, Côtes-d'Armor, Bretagne, France. Anatase sur quartz, La Mouline, Bennac, Alban-Le Fraysse, Tarn, Occitanie, France. Anatase sur quartz, La Mouline, Bennac, Alban-Le Fraysse, Tarn, Occitanie, France. Macle et anatase sur quartz chloriteux, La Mouline, Bennac, Alban-Le Fraysse, Tarn, Occitanie, France. Anatase, Quartz, Crêtes de Quintêtes, Fabrèges, Laruns, Pyrénées-Atlantiques, France. Anatase, Quartz, Crêtes de Quintêtes, Fabrèges, Laruns, Pyrénées-Atlantiques, France. Anatase, Quartz, Crêtes de Quintêtes, Fabrèges, Laruns, Pyrénées-Atlantiques, France. Anatase, Cime du Cornillon, Le Bourg-d'Oisans, Isère, Alpes, France. Anatases bleues, deux faciès sur le même échantillon, champ 0,8 mm, carrière d' Ambazac, Haute Vienne, Limousin, France. Anatase, carrière du Bois-de-la-Roche, Saint-Aubin-des-Châteaux, Loire-Atlantique, Bretagne, France. Anatase bleue, Col du Tourmalet, Barèges, Hautes-Pyrénées, France. Anatase bleue et albite, Col du Tourmalet, Barèges, Hautes-Pyrénées, France. Clic pour agrandir... Since 28-02-2022 mineralogie club|géologie|Massifs de l'Ennedi|JJ Chevallier SAHARA " MASSIF DE L'ENNEDI " " Situé dans le nord-est du Tchad, le massif de l’Ennedi est formé de grès. Avec le temps, l’érosion causée par l’eau et le vent a sculpté ce plateau, découpant des canyons et des vallées et créant des paysages spectaculaires avec des arches naturelles, des piliers rocheux, des pics et des falaises. Son point le plus haut culmine à 1450 mètres. " L'Ennedi dans le Sahara au Nord-est du Tchad. Il comprend l'une des plus importantes gueltas* du Sahara , la guelta d'Archei , signifiant « terre désolée » en arabe. Dans une partie reculée de cette dernière subsiste une population résiduelle totalement isolée de crocodiles du désert (crocodiles d'Afrique de l'Ouest) témoin des trois grandes périodes humides dont a bénéficié le Sahara (-10 000 à -7 500 ans ; - 6 500 à -4 500 ans et plus modestement -3 500 à - 3 000 ans). * guelta : ( الڨلت pluriel gueltas) correspond à une dépression ou une cuvette où l'eau s'est accumulée à la faveur d'une crue, de l'alimentation par des sources ou l'inféroflux en contexte désertique ; cela peut être une résurgence naturelle. La guelta appartient à l'ensemble des zones humides des milieux désertiques comme le chott , la daya et la sebkha . Une des plus importantes gueltas du Sahara est la guelta d'Archei au Tchad . Dans les plus grands canyons, les eaux permanentes jouent un rôle capital dans l’écosystème et sont d’une importance vitale pour la survie de la faune, de la flore et des êtres humains. Sur les surfaces rocheuses des grottes, canyons et abris, des milliers d’images ont été peintes et gravées, constituant une des plus grandes collections d’art rupestre du Sahara. En juillet 2014, le plateau a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Sources : https://tchadinfos.com Wikipedia Youtube géologie|glossaire volcan|ponce|JJ Chevallier Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Ponce : [du latin "pumex"] Roche magmatique provenant de lave visqueuse, vitreuses, projeté lors d'explosion, pyroclastes poreuses, densité <1. C'est la brusque chute de pression due au dégazage qui provoque les bulles. Pierre ponce, puy de Sancy, Auvergne, France. RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Minéralogie passion | Pyromorphite | mineralogie.club PYROMORPHITE Minéralogie Passion Scannez-moi ! MUSÉE "Minéralogie Passion" "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! Cristallochimie : La pyromorphite fait partie du supergroupe de l’apatite et sert de chef de file à un sous-groupe de minéraux iso structuraux.Elle appartient justement au groupe de l'apatite et constitue le pôle phosphore de la série pyromorphite-mimétite-vanadinite. Texte de Nathalie Bertrand La pyromorphite est un chloro-phosphate anhydre de plomb de formule Pb5(PO4)3Cl. Elle contient également des traces de fluor (F), radium (Ra), calcium Ca), chrome Cr) et de vanadium (V). Elle peut composer des pseudomorphoses avec la galène et la cérusite. Inventeur et étymologie (Cf. Mindat) : Initialement appelé Grön Blyspat et Minera plumbi viridis par Johan Gottschalk Wallerius en 1748 et, plus tard, Mine de plumb verte en 1753. Un auteur nommé "Schultze", peut-être Christian Friedrich Schultze [1730-1775 de Dresde, Allemagne] a utilisé les termes descriptifs grünbleierz et braunbleierz à partir de 1761 qui ont ensuite été attribués à Abraham Gottlob Werner en 1791. Nommé pyromorphite en 1813 par Johann Friedrich Ludwig Hausmann du grec puros pour "feu" et morphê "forme", car, après avoir été fondue, elle recristallise au refroidissement. Hausmann a également utilisé le nom traubenblei en 1813. Des noms supplémentaires ont été introduits pour des minéraux que l'on pensait être autre chose que la pyromorphite, notamment : la polysphaérite par August Breithaupt en 1832, et la nuissiérite : une calcio-mimétite découverte dans la mine de plomb de La Nuissière - Rhône - France. À noter que la variété polysphaerite considérée longtemps comme une variété calcique de la pyromorphite a été élevée au rang d'espèce et reconnue par l'IMA sous le nom de phosphohedyphane. Conditions de formation : La pyromorphite est un minéral secondaire des zones d'oxydation des gisements plombifères, le phosphore nécessaire à sa formation provenant de l'apatite des roches avoisinantes. Elle cristallise généralement en rhomboèdres transparents à translucides, plus rarement en scalénoèdres, mais elle peut aussi constituer d'importants amas botryoÏdaux ou stalactiformes. Ce chlorure de plomb phosphate forme une série complète avec la mimétite (chlorure d'arséniate de plomb) et de nombreux spécimens sont des intermédiaires entre les deux membres terminaux. La "pyromorphite riche en Ca" peut être du phosphohédyphane . Elle forme également une série avec l'hydroxylpyromorphite et la fluorpyromorphite . Baker (1966) a montré par synthèse qu'il existe une série complète entre la mimétite , la pyromorphite et la vanadinite . La pyromorphite est de couleurs variables parfois vives : jaune, orange, brune ou verte, transparente à translucide. Les cristaux sont en général sous forme de prismes hexagonaux, en forme de tonneaux, fréquemment caverneux pouvant évoluer jusqu'au faciès aciculaire parfois botryoïdale, en grappes, en barillets ou sous forme de druses sur matrice. Les cristaux individuels sont souvent modifiés donnant une apparence de trémie. Les cristaux peuvent parfois être remplacés par de la galène, notamment sur les gisements allemands et bretons. Une très belle découverte chinoise de 2015 a fait état de gros cristaux, jusqu' 5 cm, transformés en plumbogummite bleu pâle. De par ses couleurs, la pyromorphite est très recherchée des collectionneurs. Synonymie : Les termes suivants sont des synonymes de pyromorphite : bryoide ; campylite ; mine de plomb verte (Johan Gottschalk Wallerius, 1753) phosphomimétite ; plomb phosphaté (René Just Haüy, 1809) ; pseudocampylite. Le terme sexangulite (Johann August Friedrich Breithaupt, 1863)[7] n'est pas un synonyme de pyromorphite (c'est une variété de galène), mais il désigne une pseudomorphose de cristaux de pyromorphite en galène, décrite dès 1801 par René Just Haüy dans les mines de Huelgoat-Poullaouen, Finistère France. Le nom sexangulite a été proposé par Breithaupt. Minéraux associés : Baryte, cérusite, hémimorphite, galène, limonite, smithsonite, willémite, wulfénite, quartz, crocoïte, fluorite, malachite, goethite... Utilisations : Minéral très commun qui peut servir de minerai accessoire pour le plomb. Les faux et traitements : Actuellement aucun faux recensés pour cette espèce minérale. La pyromorphite dans le Monde : (liste non exhaustive) Les plus beaux spécimens de pyromorphite proviennent : Des gisements chinois, de la mine de plomb de Daoping et de Pingtouling où des cristaux vert gazon brillants centimétriques peuvent recouvrir des surfaces de plusieurs mètres carrés tandis que des cristaux individuels peuvent dépasser les 5 cm. La mine de Bad Ems en Allemagne a également fourni de magnifiques cristaux bruns hexagonaux de 5 cm groupés en masse ainsi que des cristaux verts en barillets (faciès campylite). Clausthal, Hartz, Basse Saxe Veine Barbara, Hofsgrund, Schauinsland, Schauinsland Mt., Fribourg-en-Brisgau, Forêt noire, Baden-Württemberg. La mine de Bunker Hill, Bunker Hill Properties, Kellogg, Coeur d'Alene District, Shoshone Co, Idaho, (USA) a produit des cristaux vert-jaune à vert gazon atteignant les 3 cm et des groupements sphériques jaune-orangé. Les gisements de plomb britanniques (Leadhills en Ecosse et Caldbeck Fells dans le Cumberland) sont aussi connus pour leurs cristaux centimétriques vert gazon. De superbes cristaux bruns on été extraits de la mine slovaque de Mezica (République Tchèque) et de très bons cristaux verts de Pribram. En Espagne : Mine El Horcajo, Mines de Horcajo, Ciudad Real, Castilla-La Mancha, Mine de San Andrés, Espiel, Cordoue, Andalousie, Au Mexique : Mine Ojuela, Mapimí, municipalité de Mapimí, Durango, Mine de San Luis, San José, municipalité de Guazapares, Chihuahua Au Maroc : Moulay Bouazza, Moulay Bouazza Caïdat, Cercle d'Aguelmous, Province de Khénifra, Région de Béni Mellal-Khénifra, En Australie En Zambie Etc ... La pyromorphite en France : (liste non exhaustive) La pyromorphite est très présente sur le territoire français qui compte parmi les meilleurs gisements mondiaux avec notamment la célèbre Mine "des Farges", Ussel (Corrèze). Fermée en 1981, cette mine a donné de très beaux spécimens de collection, dans une grande variété de faciès et produit de superbes cristaux jusqu'à 3 cm vert olive à vert gazon caverneux, parfois bruns. L'ancienne mine d'Huelgoat-Poullaouen dans le Finistère a donné de gros cristaux bruns et la petite mine de Vézis des cristaux de 2 cm ; toujours dans le Finistère : Quipavas, Plouigneau. En Aveyron : Asprières : Brézies, La Virale et Querbès, La Bastide l'Évêque : Le Serre, La Vernhe, Vézis, Le Kaymar, Najac : Le Bastit, Galy, Sanvensa : Cantagrel, Gourgnes, Les Pesquiès, Villefranche-de-Rouergue : La Baume, La Maladrerie, Macarou, Saint-André-de-Najac : Bar, La Sarrie, Valzergues. Dans le Tarn : Mine de Saint-Salvy, Saint-Salvy-de-la-Balme, Castelnau-de-Brassac : La Fumade. Dans Indre : Mine du Rossignol de Chaillac, Sainte Sévère, Urciers. Dans le Puy-de-Dôme : Pontgibaud, Blot l'Église, Ville Vieille. Dans l'Allier : Carrière d'Echassières, mines des Montmins. En Saône-et-Loire : L'Argentolle - Saint-Prix. Dans la Nièvre : Alligny-en-Morvan. Dans les Côtes d'Armor : Trégoran, Plélauff. Dans le Rhône : Chenelette (cette commune posséde une mine, proche de Lafont, connue sous les trois appellations de Chenelette, Lafont et La Nuizière, ou Nussière), Propières, Chanrion, Monsols (La Croix des Oncins) Dans les Vosges : Maxonchamps, La Croix-aux-Mines. Et aussi dans le Morbihan, le Cantal, la Bas et le Haut Rhin, l'Yonne, l'Ardèche etc... Sources : Internet Mindat Wikipédia Le Comptoir Géologique Smorf Une mention spéciale pour la contribution de la collection de Pascale et Daniel JOURNET, avec leur extraordinaire série de 24 photos macro de : LA MALADRERIE - DOMECY-SUR-CURE - ST SALVY - AUROUZE - NOTRON FUMADE - CHAIILLAC - MAS-DIEU Click here Click here Click here Click here Click here Click here Click here Click here Click here Click here Click here Click here Click here Click here Click here Click here Click here Click here Click here Click here Click here Click here Click here Click here Click here Bunker Hill mine Phoenixville découverte de travaux anciens mine de Plélauff|Yves Lulzac|JJ Chevallier Une surprenantes découverte à Plélauff ! Des travaux miniers profond de 70 metres, de plus de 2000 ans ... Page réalisée en collaboration avec : Yves LULZAC La redécouverte du gisement de plomb de Plélauff Du mythe à la réalité ? Yves LULZAC 1- Les premiers indices. Ce n'est qu'à partir de l'année 1923 que la commune de Plélauff, dans les Côtes d'Armor, révèle enfin son riche et lointain passé minier grâce aux observations minéralogiques d'un médecin de Rennes, le docteur Lucas. C'est en parcourant la région de Pont Nevez en Plélauff qu'il fait la découverte d'échantillons de quartz contenant un minéral vert que le professeur Fernand Kerforne, de la faculté des sciences de Rennes, déterminera comme étant de la pyromorphite, l'un des minéraux secondaires du plomb le plus couramment rencontrés dans les sols superficiels. En bon géologue de terrain, Kerforne ne tarde donc pas à se rendre sur les lieux de la découverte et récolte d'autres échantillons de pyromorphite entre Pont Nevez et le village du Rhun, ainsi qu'un fragment du quartz minéralisé en galène et blende probablement recueilli dans les terres non loin de ce village. Tous ces échantillons étant destinés à enrichir la collection minéralogique de la Faculté. Un compte rendu de ces découvertes sera ensuite publié à la fin de l'année 1923 dans le Bulletin de la Société Géologique et Minéralogique de Bretagne. Mais cette découverte tombera vite dans l'oubli car Kerforne ne cherchera pas à mettre cet indice minier en valeur comme il l'avait fait vingt ans plus tôt pour l'indice wolframifère de Montbelleux dans la région de Fougères en Ille-et-Vilaine. 2- Les prospections de surface. Il faudra attendre 1957 et l'arrivée des équipes du B.R.G.G.M. dans l'ouest de la France pour qu'une prospection systématique du centre Bretagne, et plus particulièrement du bassin paléozoïque de Châteaulin, soit entreprise afin de préciser son potentiel minier. Bien sûr, la région de Plélauff rentrera dans le cadre de cette étude, et sera même étudiée en priorité car il s'agissait alors d'un indice nouveau comparé aux régions plus connues, comme celle du Huelgoat-Poullaouen par exemple. A partir d'une mission installée à Carhaix et pourvue d'un laboratoire d'analyse mobile, la prospection géochimique des sols dans la région de Plélauff débute en mai 1958 pour se terminer en septembre de la même année. Les résultats obtenus se révéleront très positifs puisque, sur plusieurs dizaines d'hectares, les sols superficiels montreront de belles teneurs en plomb, dépassant parfois les 0,3 % sur un fond régional de 0,005 %. Le zinc, quant à lui, se manifestant par des teneurs plus basses, de l'ordre de 0,03 %. A la suite de cette découverte et afin de vérifier la présence de minerai sous le recouvrement végétal, six tranchées profondes de 2 à 3 mètres sont alors réalisées de septembre 1958 à février 1959. Travaux qui se montreront également très positifs puisqu'ils mettront en évidence un filon minéralisé paraissant continu sur au moins 500 mètres de longueur et contenant par endroits de la pyromorphite (phosphate naturel de plomb) ainsi que des boules de galène massive, certaines atteignant un poids de 20 à 30 kg. Une prospection de surface permettra ensuite de constater la présence de résidus de traitement métallurgique du fer (scories ou laitier), certains présentant des traces de plomb. Après avoir confirmé l'extension de cette formation filonienne sur plusieurs kilomètres au moyen d'une prospection géophysique appropriée (résistivité électrique), il devenait donc logique d'en explorer la continuité en profondeur (l'aval pendage), non pas à l'aide de sondages carottés comme on le ferait plus volontiers à l'heure actuelle, mais au moyen de travaux miniers par puits et galeries. 3- Les travaux miniers profonds. - Exploration des niveaux 36 et 40 et première découverte de travaux anciens. Un puits, dénommé le puits du Rhun, fut donc implanté dès septembre 1961 sur une parcelle de terre appartenant alors à Pierre le Nagard (parcelle 287). De forme rectangulaire, il mesurait 2,60m sur 3m et était équipé de trois compartiments respectivement destinés au passage de la cage (ascenseur), à la pose des échelles de secours, et au passage des tuyauteries et câbles (aération, air comprimé, eau, exhaure (évacuation des eaux), électricité, téléphone). A partir du premier palier, prévu à 36 mètres de profondeur (niveau 36), une galerie horizontale (travers-bancs) fut entreprise en direction du filon qui devait se trouver à environ 6 mètres du puits. Bien sûr, à chaque fois qu'on entreprend un tel travail en Bretagne sous la nappe phréatique, il faut s'attendre à rencontrer des infiltrations d'eau plus ou moins importantes que l'on évacue au moyen de pompes puissantes. Arrivé à ce stade des recherches, une venue d'eau s'était bien manifestée mais son volume paraissait anormalement important alors que la galerie avait à peine 3 mètres de longueur. Dans ces conditions, il est toujours prudent de faire un sondage en tête de galerie afin d'éviter toute surprise désagréable. A peine avait-on foré trois mètres qu'un jet d'eau s'est manifesté à la bouche du sondage avec une forte pression et un débit d'environ 70 mètres cubes par heure. Cette venue d'eau, accompagnée de ce qui semblait être du bois ou des racines pourries, s'est tarie au bout de 2 heures. Pour alors, on n'envisageait absolument pas la possibilité d'anciens travaux miniers aussi profonds car rien en surface ne laissait présager une telle éventualité, sinon quelques grattages superficiels probablement contemporains des exploitations du Huelgoat-Poullaouen. On pensait donc avoir affaire à une vidange de cavités naturelles comme on en trouve très souvent dans les filons métallifères. La venue d'eau s'étant épuisée, la galerie fut donc conduite jusqu'au filon, comme prévu et sans problèmes particuliers. Sauf que l'on pouvait toujours constater une faible venue d'eau provenant d'une petite cavité ouverte au toit de la galerie. Au fond de cette cavité, il était alors possible de distinguer, à la lumière des lampes de mine, une masse noirâtre d'aspect inhabituel. Il était possible de l'atteindre au moyen d'une longue barre à mine, aussi a-t-on réussi à en détacher des fragments et c'est alors que l'on s'est aperçu qu'il s'agissait de bois plus ou moins pourri qui semblait provenir d'une poutre grossièrement équarrie. Cette cavité ayant été élargie on a alors constaté qu'elle débouchait dans une étroite galerie d'au moins 15 mètres de longueur, encombrée de nombreux cadres de soutènement plus ou moins démantelés et cassés. Bien sûr, il aurait été bien tentant d'y pénétrer mais les terrains pouvant s'ébouler à tout moment, il valait mieux y renoncer… Comme il n'était pas question de suivre le filon à si peu de distance sous des travaux anciens dont on ignorait la géométrie et l'importance, la décision fut donc prise d'approfondir le puits jusqu'au niveau 40 et de refaire une autre galerie d'accès au filon. Mais, une fois de plus une galerie ancienne est apparue, non plus au toit mais au pied de nos propres travaux. Constatation et surprise fort désagréables car on pouvait alors penser que le gisement de Plélauff avait été exploité dans sa totalité. - Exploration des niveaux 80 et 130. Malgré ces premiers déboires, on décida quand même de reconnaître ce filon 40 mètres plus bas, c'est-à-dire jusqu'au niveau 80. Niveau qui fut atteint le 27 octobre 1961 et qui s'est révélé vierge de tout travail ancien bien que le filon se soit montré richement minéralisé en minerai de zinc (blende) ainsi qu’en grosses boules de galène massive. Son exploration a ensuite consisté en une galerie de reconnaissance conduite de part et d'autre du puits, sur une longueur de 102 mètres vers le sud et de 404 mètres vers le nord. Elle a été achevée le 17 décembre 1961. Normalement, cette galerie en traçage aurait dû suivre l'axe de la formation filonienne mais, pour des raisons de mauvaise tenue des terrains, elle a été conduite le plus souvent à quelques mètres en dehors dans des terrains plus consistants, le filon lui-même ayant été reconnu par des recoupes espacées de 5 mètres. Entre temps, et afin de vérifier les caractéristiques de la minéralisation au-dessus du niveau 80 (en amont-pendage), trois cheminées (ou montages), ont été entreprises à 50, 90 et 155 mètres au nord du puits. La première (montage incliné) a de nouveau rencontré des travaux anciens au niveau 70. Ils consistaient en une galerie encore ouverte et garnie de cadres de soutènement jointifs, pouvant correspondre à une galerie d'évacuation du minerai. La seconde a également reconnu les anciens travaux d'exploitation au même niveau 70 tandis que la troisième est tombée, au niveau 41, sur du remblais accompagné de nombreux fragments de bois et, au niveau 30, sur une galerie remblayée située à environ 5 mètres d'une zone chaotique semblant correspondre à un ancien puits plus ou moins effondré et encombré de madriers de différentes tailles mêlés de fragments d'échelles et de planches de plusieurs centimètres d'épaisseur. Ces anciens mineurs avaient donc reconnu et en partie exploité ce filon sur au moins 70 mètres de profondeur alors que rien ne le laissait présager en surface. Chose très surprenante et inexplicable car on se trouvait ici en présence d'une mine de plomb importante n'ayant laissé aucune trace dans la documentation ancienne ni même sur le terrain et la toponymie locale. Enfin, du 21 novembre 1962 au 15 juillet 1963, une dernière phase de travaux a porté sur l'exploration du niveau 130, consistant à l'exécution d'une galerie en traçage sur une longueur de 41 mètres au sud du puits et de 263 mètres du côté opposé. Ces travaux clôturant les recherches minières profondes du B.R.G.M. sur le chantier de Plélauff. 4- Les anciennes exploitations minières de Plélauff. - La datation des bois de mine. Pendant toute la durée des recherches profondes réalisées par le B.R.G.M. jusqu'en juin 1963, on pensait que ces vieux travaux pouvaient être contemporains des exploitations voisines du Huelgoat-Poullaouen. Cependant, l'examen attentif des cadres de soutènement en bois remontés au jour depuis les niveaux 30 et 70, avait révélé certaines particularités dans leur mode d'assemblage que l’on n’avait jamais constatées jusqu'alors. Particularités également relevées par le professeur Leutwein de l'université de Freiberg en Allemagne, lui-même très connaisseur des anciennes techniques utilisées dans les mines. On constate, en effet, que l'assemblage de ces pièces de bois se fait ici par tenons et mortaises, ce qui est généralement inhabituel bien que cette méthode ait été signalée par Agricola dans son ouvrage sur les exploitations minières de Bohême. Pour Leutwein cependant, cette manière de faire ne pouvait être que locale et donc étrangère aux techniques saxonnes réputées pour être exemplaires en matière de mines. C'est donc au moment de l'arrêt des travaux en 1963 qu'il fut procédé à une première datation par la méthode du carbone 14. En effet, il faut préciser qu'à cette époque on n'attachait aucune valeur à ces bois qui étaient souvent en assez bon état de conservation, à tel point que la plupart d'entre eux ont servi à alimenter le poêle à bois du local des douches aménagé sur le carreau du chantier !... Ce qui signifie qu'il n'y a jamais eu de tri sérieux fait en vue d'une datation précise de tel ou tel niveau des anciens travaux. C'est à un instituteur de la région que l'on doit le premier échantillon soumis à P.R. Giot, archéologue et ethnologue de la faculté des sciences de Rennes, pour datation au C14. Le résultat de l'analyse, effectuée au laboratoire de l'université de Washington aux U.S.A. et transmis à Rennes en juin 1964, s'est alors révélé très surprenant et inattendu avec un âge compris entre l'an 620 et 1040 de notre ère. Un second échantillon remis à P.R. Giot par les soins du B.R.G.M. fut soumis peu après au même laboratoire. Le résultat de l'analyse parvenu à Rennes en janvier 1965, a révélé un âge encore plus ancien compris dans une fourchette de 270 et 790 de notre ère. (époque mérovingienne ou carolingienne). Plus tard, deux autres analyses ont été effectuées à partir d'un cadre de mine complet en bois de chêne, tout d'abord déposé au laboratoire du B.R.G.M. à Nantes, mais actuellement conservé par l'auteur de cette note. Sans certitude absolue, ce cadre proviendrait du niveau 30 reconnu en 1961 à partir du niveau 80. Le premier échantillon portait sur l'aubier et le cœur de l'un des montant du cadre et a été analysé au laboratoire du C.E.A. de Gif-sur-Yvette. Le résultat, parvenu en janvier 1998, a provoqué une seconde surprise avec un âge d'environ 1.000 ans avant notre ère (2.970 plus ou moins 45 B.P.*). Devant un résultat aussi surprenant, voire suspect, qui remontait à l'époque du Bronze moyen, un second échantillon prélevé uniquement dans le cœur de l'un des montants du cadre, fut de nouveau analysé par l'université de Washington et le résultat, parvenu en décembre 1998, a révélé un âge d'environ 160 ans avant notre ère correspondant à la fin de l'Age du Fer (la Tène). Malheureusement cette affaire très intéressante, qui était suivie de près par P.R. Giot, n'a pu être menée à terme par suite de son décès survenu en 2002. Plus tard, et grâce à l'intervention de l'archéométallurgiste Cécile le Carlier, de l'université de Rennes, cet Age du Fer sera confirmé en 2015 par dendrochronologie, méthode maintenant bien au point et sûre car non tributaire de modifications ou manipulations involontaires pouvant altérer les qualités primitives du bois. Cette nouvelle datation, arrêtée à l'an 170 avant notre ère, confirme donc l'analyse C14 de 1998. ___________________ * B.P. : abréviation de l'anglais Before Present. La dénomination AP en est la transcription francophone équivalente. Toutefois, certains ouvrages francophones reprennent directement le terme BP. L'unité AP ou BP est donc une unité de temps correspondant a des années même si ces dernières ne sont pas forcément équivalentes à des « années solaires » ou « années calendaires », et doivent par conséquent être calibrées avant de correspondre (on parle par exemple d'« années carbone » pour la méthode du carbone 14). ___________________ - Réflexions sur l'exploitation de cette mine ancienne et remise en mémoire du mythe des nains mineurs. Il semblerait donc que cette mine de plomb de Plélauff ait fonctionné sur une grande période, les âges les plus anciens (époque de la Tène) correspondant aux travaux les moins profonds, au niveau 30 par exemple, les âges les plus récents représentés par le niveau 70 qui semble être le plus profond atteint par ces anciens mineurs. Profondeur remarquable pour cette époque lointaine, ne serait-ce que par l'obligation d'évacuer les eaux d'infiltration des galeries les plus profondes jusqu'au niveau de la vallée actuellement occupée par le canal de Nantes à Brest, soit sur une hauteur d'environ 50 mètres. Quant aux eaux provenant de la partie supérieure de la mine, elles étaient évacuées par une galerie d'écoulement qui débouchait au niveau de la vallée. L'extrémité de cette galerie est actuellement éboulée mais se devine quand même sur le bas versant de la vallée, non loin de l'écluse de Kerlouet. Quant aux puits d'accès à cette ancienne mine, on en compte au moins trois qui se sont manifestés à la suite du dénoyage des galeries, sous forme de trois petits cratères alignés à l'aplomb de la zone filonienne, l'un d'entre eux s'étant ouvert sous un talus. Rebouchés depuis, ces affaissements n'ont fait l'objet d'aucune recherche particulière. Mais il est certain que ces têtes de puits, contemporaines de la première période d'exploitation, pourraient livrer des bois de soutènement dont la datation permettrait d'avoir une idée plus exacte sur l'époque de la découverte de ce gîte plombifère. Le mode d'exploitation était particulièrement bien adapté à la forme et à la consistance très particulière du filon minéralisé. En effet, le seul minerai exploitable à l'époque était la galène qui, dans le cas présent se présente, comme on l'a vu plus haut, sous la forme de boules massives de quelques centimètres à plusieurs décimètres de diamètre très facilement repérables dans l'argile de la caisse filonienne. Pourtant, l'exploitation de ces boules ne semble pas avoir été faite d'une manière systématique en surface car les tranchées exécutées en 1958 et 1959 ont montré des terrains vierges de tous travaux anciens, en particulier la tranchée n°3 qui a livré de très grosses boules de galène. Cependant, en profondeur, l'exploitation semble avoir été réalisée au moyen de galeries étagées en sous-niveaux équidistants d'environ 6 mètres permettant ainsi d'assurer une bonne stabilité des terrains. Cette manière de faire avait évidemment l'inconvénient de ne pouvoir exploiter qu'une faible partie du gisement, mais c'était la plus sûre si l'on voulait éviter de voir les chantiers de dépilage se refermer, lentement mais sûrement, au cours des travaux. L'abattage du minerai tout-venant était grandement facilité par sa faible cohésion (abattage au pic et à la pelle) mais, pour des raisons évidentes de sécurité, il nécessitait un soutènement soigné afin de contenir les poussées de terrain et les éboulements à long terme. D'où l'obligation de multiplier la pose de cadres rectangulaires complets comprenant les deux montants verticaux et les deux traverses horizontales (le "chapeau" et la "semelle"). Le tout en bois de chêne bien équarri et assemblé à tenon et mortaise. Vu le très grand nombre probable de ces cadres mis en place, on peut imaginer que leur fabrication a dû nécessiter de vastes surfaces boisées probablement disponibles sur place, ainsi qu'une main d'œuvre spécialisée. Le travail, au fond de la mine, réclamait également des mineurs qualifiée et robustes, de petite taille semble-t-il si l'on en juge par les dimensions intérieures des cadres de soutènement (1,25 m de haut sur 0,55 m de large en moyenne). Chose probablement banale à cette époque et durant tout le Moyen Age. En effet, il était avantageux pour les mineurs d'être de petite taille afin de limiter les surfaces d'abattage en galerie lorsqu'ils rencontraient des roches dures nécessitant un pénible travail au pic ou bien l'emploi du feu pour faire éclater certains types de roches ou de minerais. Et, contrairement à ce que pourraient penser certains esprits mal informés, ce travail n'était évidemment pas réalisé par de jeunes enfants !... La mine de Plélauff n'échappe donc pas à cette règle. Pourtant, le gabarit des galeries aurait été sûrement plus important si les mineurs avaient été de taille plus grande, car rien ne s'opposait à ce qu'il soit plus élevé de quelques décimètres, permettant un travail aisé en position debout puisque l'avancement de l'exploitation se faisait dans des terrains peu consistants et faciles à abattre. Sans compter que le nombre des boules de galène récupérées aurait été plus important. Pour se convaincre de la réalité de ces mineurs de petite taille, il suffit de consulter l'ouvrage intitulé "De Re Metallica" rédigé au 16ème siècle par Georg Bauer, dit Agricola, dans lequel, et grâce à de nombreux dessins et croquis, on peut se rendre compte du travail des mines en Bohême, généralement effectué au fond par des hommes de petite taille. Et, ne pourrait-on pas faire état ici de la légende des "nains mineurs" que la république de Venise envoyait dans les "Monts Métallifères" de Bohême à la recherche du précieux minerai de cobalt nécessaire à la fabrication du célèbre verre bleu de Murano? Légende très probablement fondée sur des faits réels, impliquant des hommes de petite taille spécialisés dans le travail de la mine, chose probablement banale à cette époque pour les mêmes raisons que celles évoquées plus haut, ou peut-être aussi pour des raisons de discrétion, les nains ayant souvent été considérés comme des êtres peu fréquentables qu'il valait mieux éviter. Ces mineurs vénitiens ont d'ailleurs survécu dans le folklore tyrolien sous l'image de nains appelés "venediger" (pour vénitiens). Plus anciennement, le "Livre des Héros" (Heldenbuch) publié vers 1483 par Johann Prüss à Strasbourg, confirme bien cette relation ayant existé autrefois entre les nains et le travail de la mine. Sachant, toutefois, que le terme "nain" dans les langues germaniques n'impliquait pas obligatoirement une notion de taille. Il pouvait également désigner un être tordu physiquement et moralement. Néanmoins, le passage relatif à ces "nains" mérite quand même d'être traduit et retranscrit ici (grâce aux bons soins de Claude Lecouteux) : "Il faut savoir pourquoi Dieu créa les petits nains et les grands géants, puis les héros. Il créa d'abord les nains parce que le pays et les montagnes étaient déserts et inhabités, et qu'il y avait dans les montagnes beaucoup d'argent, d'or et de pierres précieuses et de perles. C'est pourquoi Dieu donna aux nains l'intelligence et la sagesse pour qu'ils discernassent le bien du mal et sussent à quoi pouvaient servir toutes ces choses. Ils surent aussi à quoi les pierres étaient bonnes. Certaines procurent une grande force. Certaines rendent invisibles celui qui les porte; on les appelle cape de nuée. Et Dieu donna aux nains le pouvoir de faire (ou d'exercer) la technique (ou l'art) et la sagesse afin qu'ils exploitassent les belles montagnes creuses, et il leur donna la noblesse pour qu'ils fussent rois, et le courage des héros. Et il leur donna de grandes richesses." A l'issue de cette lecture, on s'aperçoit donc qu'il n'y a aucune ambiguïté concernant le mot "nain" celui-ci étant bien précédé du mot "petit" en début de texte. Aurait-on ici, dans l'exemple de cette mine de Plélauff, la confirmation française du mythe du "nain mineur" ?... Pour ce qui concerne la production ancienne de cette mine, il est évidemment très difficile de nos jours de s'en faire une idée précise. Cependant, les renseignements fournis à l'issue des travaux miniers du B.R.G.M. montrent, d'une part, que les galeries d'exploitation semblaient espacées d'environ 6 mètres et que leur section extérieure moyenne était d'environ 1,50 m². D'autre part, la longueur moyenne des zones exploitées les plus riches peut être évaluée à 200 mètres, tandis que la profondeur maximum atteinte semble être de 70 mètres. Quant au pourcentage de plomb récupéré au sein du "tout-venant" on pourrait l'estimer à 5 % bien que les teneurs enregistrées au cours des recherches B.R.G.M. au niveau 80 soient d’environ 7%. Il est en effet très probable que les Anciens se soient livrés à un "écrémage" du minerai au fur et à mesure de l'avancement des galeries, ne conservant que les plus gros fragments de galène pure, ou du moins les plus visibles, et rejetant la minéralisation diffuse qui aurait nécessité un traitement gravimétrique plus compliqué. Il se pourrait donc que le tonnage de plomb métal récupéré ait été d'environ 500 tonnes. Plomb probablement utilisé à l'état pur ou en alliage avec le cuivre (bronze) afin de limiter la consommation d'étain, etc. On ne sait si les Anciens récupéraient le peu d'argent contenu dans la seule galène puisqu'ils ignoraient le traitement de la blende. Dans l'affirmative, il se pourrait alors que les scories découvertes sur place soient les témoins d'un tel traitement. Pourtant, leur volume actuel peut sembler minime comparé à ce que l'on peut observer, par exemple, sur les multiples sites armoricains d'extraction et de traitement du minerai de fer, mais il peut s'expliquer par la grande pureté du minerai traité, quasi dépourvu de gangue et seulement mélangé à un faible pourcentage de blende et de marcasite. Décidément, cette mine antique de Plélauff, n'a pas fini de nous étonner ni de poser nombre de problèmes qui risquent de demeurer sans solutions pendant encore de longues années… Bibliographie BAUER G. dit AGRICOLA. De Re Metallica. Bâle, 1571. Ed. Gérard Klopp, Thionville, 1992. KERFORNE F. 1923. Bull. Sté. Géol. et Minéralogique de Bretagne (t.IV, fasc.1, p.38-40). SARCIA J.-A. et al. 1965. Le gîte plombo-zincifère de Plélauff (Côtes-du-Nord). Bull. BRGM. N°1. LECOUTEUX CL. 2010. Non bons voisins les lutins. J. Corti éd. Paris. GIOT P.R. et al. 2003. Les premiers bretons d'Armorique. P.U.R. (pages 207-208). LE CARLIER C. et al. 2015. Métallurgies à l’âge du fer dans le nord-ouest de la France. Actes du Séminaire Archéologique de l’Ouest, 24 mars 2014 Nantes. Mémoires de Géosciences, Rennes, hors série n°9, 2015. PDF : Document BRGM "Gisement Français de Pb Zn" RR-41430-FR-02.pdf DOCUMENTS ET PHOTOS Le Jade cet inconnu | mineralogie.club| JJ Chevallier Crédit photo : Mason Kay - https://www.masonkay.com/ LE JADE, cet inconnu... " Page réalisée avec le précieux concours d'une amie, Caroline Tran Vhin, gemmologue FGA, grande spécialiste française du Jade et Jeff Mason président de Mason Kay Inc., one of the largest jade collections in the U.S. " https://www.eurojade.fr https://www.masonkay.com/ Donnons la Parole à Caroline ... " La majorité des Asiatiques aime le jade (jadéite) vert dont la couleur approche celle du jade "vert intense qualité supérieure" (traduction du chinois) le plus cher dans la classification de la jadéite. A côté de ce vert, le lavande est également très recherché, d'où les nombreux bijoux de couleur violette criarde sur les marchés (n'ayant rien à voir avec la couleur subtile du jade non traité). Le blanc est également recherché, plutôt un blanc très translucide, appelé "water colour" ou "couleur d'eau". Il n'est pas par la majorité, qui n'y connaît rien, je parle toujours en général, comme je dirais que la majorité des Français pense que les saphirs sont bleus, et les grenats rouges, alors qu'il existe des saphirs et des grenats verts, par exemple. Désolée, généraliser n'est pas idéal, mais cela me paraît nécessaire (pour simplifier). Ce que l'on trouve sur les marchés ou dans les boutiques asiatiques, ce sont beaucoup de jades (vrais ou faux, mais en tout cas traités), blancs avec des traces brunâtres ou jaunâtres, qui imitent le jade néphrite (je parle bien de néphrite et pas de jadéite), car le jade néphrite blanc "mutton fat" ("gras de mouton") est très recherché par les collectionneurs dans les salles des ventes (on en trouve également de superbes exemplaires dans les départements d'Arts Asiatiques des musées) qui a pour les Chinois une symbolique très forte liée au passé de leur pays et aux empereurs. Les prix sont astronomiques et on ne risque pas d'en trouver dans une boutique pour touristes. De ce fait, l'amateur qui n'est pas connaisseur va se précipiter sur du jade jadéite vert vif en pensant acheter du jade impérial alors que dans la plupart des cas il n'en a pas les moyens vu les prix réels pratiqués (un petit cabochon pour montage en bague peut coûter plusieurs milliers d'euros), idem pour le jade violet (jade lavender). De même il achètera des sculptures blanches en croyant acheter de la néphrite blanche alors qu'il sera en possession au mieux d'un bloc de jadéite blanchi au pire d'une imitation. Les Chinois aiment donc la jadéite verte et la néphrite blanche... et bien d'autres choses ! " Jadéite de Birmanie. Jadeite de Birmanie. Différentes couleurs de jadéite. Crédit photo : Mason Kay https://www.masonkay.com/ Ideogramme chinois pour le Jade. Le nom Jade évoque deux mythes à l'esprit : la couleur verte ; la Chine. Voilà l'anti-mythe : Il y a du Jade de toutes les couleurs ou presque ! Il n'y a que très peu de gisements de Jade en Chine. The Polar pride, un bloc de néphrite de 18 tonnes trouvé en Colombie Britannique, Canada. Photo du web Le Jade est certainement la pierre la plus méconnue dans le monde occidental, c'est aussi la plus imitée. Alors qu'est-ce que le Jade ? "C'est un nom commercial pour dun minéral la jadéite et une roche la néphrite!" Mine de jadéïte région de Tawmaw, Myanmar. Photo : Fred Ward UN NOM COMMERCIAL - UN MINERAL & UNE ROCHE... En 1863 un français, Alexis Damour, minéralogiste autodidacte, 1808 – 1902, qui était aux affaires étrangères en Chine découvrit que l’appellation Jade recouvrait deux minéraux différents, la jadéite et la néphrite. Cependant, les Chinois en avaient été conscients bien avant. Le nom du jade viendrait du Maya “Yash” signifiant vert, ou encore de l’espagnol “piedra de hijada” ou du portugais “pedra de ijada”, la “pierre du flanc” car elle passait pour guérir les coliques néphrétiques. Alexis Damour Couleurs de la néphrite Translucide : blanche légèrement jaune (variété appelée jade gras de mouton1 ). Opaque : blanche légèrement brune grise (variété appelée jade os de poulet) vert, toutes les nuances du vert. Crédit photo : EUROJADE - https://www.eurojade.fr Contrairement à la croyance populaire, le jade n'est jamais venu de Chine. Le premier jade connu utilisé par les Chinois (néphrite) provenait probablement du Turkestan, au nord-ouest de la Chine. Le Jade néphrite , la forme traditionnelle du jade, est utilisée depuis plus de 5 000 ans par de nombreuses cultures différentes à travers le monde. Mais ce sont les Chinois qui ont élevé l'art de la sculpture sur jade à un art et qui l'ont apprécié profondément ; le riche mélange de mythologie et de religion en Chine semblait trouver sa plus haute expression dans les vertus du jade. La néphrite, bien que généralement considérée comme une pierre orientale, a également été extraite et sculptée de manière cérémonielle par de nombreuses cultures à travers l'histoire. La néphrite moderne est extraite dans de nombreux endroits à travers le monde. Taïwan, la Californie, l'Alaska, la Colombie-Britannique, le Wyoming, la Nouvelle-Zélande et la Russie sont les principaux sites. Ce n'est pas une pierre rare. La néphrite peut contenir des quantités minimes en traces de : diopside, grenat grossulaire, magnétite , chromite , graphite , apatite , rutile , pyrite , datolite , vésuvianite , préhnite , talc , ses polymorphes sont les serpentine et la titanite . La néphrite blanche, appelée jade blanche ou jade graisse de mouton, est une trémolite presque pure, tandis que la plupart des néphrites sont verte en raison de la teneur en fer (Fe) et de l'actinolite. Les couleurs chrome néphrite vert émeraude (via une substitution sodium-chrome par calcium-magnésium ) et la néphrite jaune à brune, sont colorées par les oxydes et hydroxydes de fer inclus. Le jade jadéite , la forme de jade la plus rare et la plus précieuse, est également connu sous le nom de " jade birman '' (d'après sa source traditionnelle et toujours la plus importante - la Birmanie). Il n'a été largement utilisé que depuis le milieu du XVIIIe siècle et est aujourd'hui considéré comme la forme « précieuse » du jade. La plupart des articles de jade de « haute joaillerie » sont faits de jadéite. Cependant, la jadéite d'Amérique centrale, avait été découverte des siècles plus tôt. Ce n'est qu'en 1750 environ que la jadéite a fait son chemin vers la Chine depuis les collines du nord de la Birmanie. Au début, ce "nouveau" jade vert brillant était considéré avec une certaine méfiance par les Chinois, mais il fut vite considéré comme "jade gemme". Dans ses qualités les plus fines, il fait partie des pierres les plus rares au monde aujourd'hui. Ce Jade a une structure granulaire dure et dense mais fragile. Rarement trouvé sous forme de cristaux hémiédriques, on le rencontre le plus souvent en tant que jadéite de roche métamorphique mono minérale, qui est souvent utilisée en joaillerie comme gemme ornementale et comme matériau de sculpture. Masques Olmèques Jade jadéite des carrières de la Sierra de las Minas à Zacapa, dans la vallée de la rivière Motagua Photo EuroJade. Bouddha de Jade de Wat Dammamongkol, Jade néphrite taillé dans un bloc de 32 tonnes provenant de Colombie Britannique au Canada. Photo EuroJade. À propos de la couleur. La jadéite présente une large palette de couleurs parfois vibrantes, souvent translucides. Le vert est la couleur la plus précieuse ; en particulier, un vert émeraude translucide est le plus prisé de tous, et dans sa forme la plus fine est appelé « Jade impérial ». La jadéite est également disponible en lavande, rouge, jaune, glace (incolore), noir et blanc. En un mot, la couleur et la translucidité du jade jadéite sont le résultat des impuretés chimiques présentes dans le brut et de la vitesse à laquelle le jade s'est refroidi il y a des éons au cours du processus de formation. Par exemple : le vert est le résultat d'impuretés d'oxyde de chrome ; la lavande provient de la présence de manganèse ; le jade rouge est le produit final de l'oxydation de l'eau ou de la terre environnante par le fer ; le jade noir indique une teneur élevée en fer ; le jade blanc est du jade "pur". Bien sûr, le jade contient de nombreuses autres impuretés qui modifient et ombragent ces couleurs (quartz, mica, serpentine, etc.). Jadéite Crédit photo : Mason Kay - https://www.masonkay.com/ Les couleurs du Jade néphrites sont atténuées et varient du gris au brun au bleu-vert au noir. La translucidité est rare. La plus haute qualité vient de la Sibérie, et parfois de la Nouvelle-Zélande ou de l'Australie. Taïwan a une bonne néphrite, mais le géant de tous les producteurs est aujourd'hui la Colombie-Britannique au Canada. Néphrite sibérienne. Crédit photo : EUROJADE - https://www.eurojade.fr Les Chinois ont discerné des «couleurs rituelles» du jade et ont même parlé de couleurs «invisibles à l’œil». En fait, la jadéite apparaît dans six couleurs de base, avec de nombreuses variations. Ce sont le vert, le lavande, le rouge, le jaune, le blanc et le noir. Le vert, la couleur la plus importante et traditionnelle, varie du vert pomme au gris-vert et enfin au noir-vert. Il existe un nom magique et spécial, le "Jade Impérial". Bien qu'il soit dit à l'origine qu'il faisait référence aux jades possédés par l'empereur et la famille royale, le "jade impérial" fait référence aujourd'hui à une gemme dont la couleur est d'un vert profond et translucide, et sans défauts visibles ni variations de couleur. Ces pierres sont vraiment rares. Le jade lavande peut être assez foncé - pourpre prune presque profond, et dans certains cas peut prendre une teinte bleue. À son autre extrême, le jade lavande se rapproche de la gamme rose - mais ne l'atteint jamais - et s'éclaircit en un blanc lavande pâle. Souvent, le jade lavande présente une texture sucrée. Chinoiseries ... Fei Cui une autre Chinoiseries ... C'est le nom chinois (en pinyin) de ce qu'on appelait auparavant jadéite-jade . Le nom Fei Cui couvre cependant une gamme de compositions de jade qui incluent les minéraux jadéite , omphacite et kosmochlor . Il s'agit d'un agrégat polycristallin d'un ou plusieurs des clinopyroxènes ci-dessus avec une structure compacte. Jade Fei Cui Jade jadéite Kosmochlore Fei Cui Omphacite Fei Cui UN NOM COMMERCIAL - UN MINÉRAL, UNE ROCHE... ET UN TRUBLION..! "MAW SIT SIT" Parfois appelé Chloromélanite. Maw sit sit, Myanmar. Crédit photo : Gemfrance https://www.gemfrance.com/pierres-taillees/mawsitsit.html Maw sit sit, Myanmar. Crédit photo : Deutsches Edelstein Museum http://www.edelsteinmuseum.de Textes inspirés de : C’est une roche, originaire de Birmanie (Myanmar) qui a acquis une certaine importance en tant que pierre d'ornementation. Alors que certains l'ont classée comme une " Jadéite " (elle a été appelée "Chrome Jade"), en réalité, la couleur est due à un autre clinopyroxène, le Kosmochlor (NaCrSi2 O6 ) et ne doit donc pas être considérée comme une variété de Jadéite. Le Maw Sit Sit a été décrit pour la première fois au début des années 1960 par le célèbre gemmologue suisse Edouard J. Gübelin lors de recherches sur le terrain en Birmanie. La composition du Maw Sit Sit est variable, mais les principaux composants sont, par ordre décroissant d'abondance, l'albite, l'eckermannite chromifère, le kosmochlor, la chromite et la natrolite (Gübelin, 1965 ; Colombo et al., 2000; voir aussi Shi et al., 2012 ). Les composants : Kosmochlor : la principale espèce minérale colorante du Maw Sit Sit est le kosmochlor, un pyroxène au chrome-sodium précédemment appelé «ureyite». (L'Ureyite a été discréditée en tant qu'espèce minérale lorsqu'il a été déterminé qu'elle était identique au kosmochlor.) Le Kosmochlor est le composant principal des plaques brillantes vert émeraude et vert foncé-noir. La couleur, vert vif rare, et recherchée. Il a été découvert dans certains dépôts de jadéite et dans des météorites. Jadéite chromique - une jadéite enrichie en chrome, mais toujours à dominante Al (Al> Cr). Eckermannite contenant du Cr - un minéral du groupe amphibole enrichi en chrome-sodium-magnésium-fer. Albite contenant du Cr - une albite enrichie en chrome. Chromite Natrolite Maw sit sit, Myanmar. Crédit photo : G-Empire The World Of Gems http://www.g-empire.de Lorsque l'on emploie le nom Jade pour un minéral uniquement composé d’Omphacite, y-a-il tromperie, ou doit-on dire « Jade Omphacite » . Certaines jadéite peuvent contenir de l’Omphacite dans des proportions allant de 80 à 20%, c’est là toute l’ambiguïté. Généralement , distinguer l’omphacite de la jadéite nécessite une analyse avancée du spectre Raman, car les deux minéraux partagent de nombreuses similitudes. La Réponse Est Ici Un proverbe chinois dit "Le Jade n'a pas de prix !" Alors que la plupart des pierres gemmes sont, aujourd'hui, vendues et évaluées en fonction de leur poids en carats, le jade est vendu à la pièce. Dans ses qualités les plus fines, il peut être parmi les pierres les plus chères du monde aujourd'hui. Cela correspond à la façon dont les anciens évaluaient le jade. Une légende raconte qu'un empereur a échangé un objet de jade contre quinze villes. En raison de la rareté des jade les plus précieux, aujourd'hui, les articles qui créent intrinsèquement des déchets sont très rares. Par exemple, les perles fines, les gouttes ou les bracelets peuvent coûter des prix incroyables et ne sont jamais abondants sur le marché. Cependant la néphrite moderne a beaucoup moins de valeur. Alors qu'un cabochon en jadéite fine peut valoir plusieurs milliers de dollars, le plus beau cabochon en néphrite dépassera rarement quelques centaines de dollars. La néphrite n’est pas très rare, et cela se reflète dans le prix. Les sculptures en néphrite antiques ont une valeur basée sur l'ancienneté de la pièce, à l'exclusion de la valeur matérielle seule. C'est en raison de ce vaste écart de prix entre la jadéite et la néphrite qu’il est important que toutes les évaluations identifient clairement le matériau non comme du jade, mais plus précisément comme du jade néphrite ou du jade jadéite. RECORD MONDIAL ..! Achat, le 7 avril 2014 par la Maison Cartier, pour 27,4 millions de dollars US, un record mondial pour un bijou en jadéite, lors d'une vente aux enchères de la maison Sotheby's à Hong Kong. Il est composé de vingt-sept boules de jade dont les diamètres, de taille exceptionnelle, s'échelonnent entre 15,4 mm et 19,2 mm, le fermoir est en or jaune avec des rubis calibrés et des diamants baguette. Barbara Hutton, riche héritière des magasins Woolworth, reçut ce collier de son père en 1933, à l'occasion de son mariage avec le prince géorgien Alexis Mdivani. Le collier était présenté dans une des vitrines de Cartier à Paris. Quelle merveille ! Aucune publicité n'ayant été faite au sujet de cette présentation, les passants ne s'arrêtaient même pas devant la vitrine, préférant admirer les autres vitrines présentant des bijoux en diamants, en saphirs et autres gemmes, et lorsque certains, étonnés de voir EuroJade mitrailler la vitrine, jetaient un coup d'œil, c'était pour vite poursuivre leur chemin sans savoir qu'ils venaient de voir le collier en jade le plus cher du monde. Collier Hutton. Crédit photo : Julian Lee Studio Collier Hutton. Crédit photo : EUROJADE - https://www.eurojade.fr LES TRAITEMENTS DU JADE Au début des années 80, un nouveau type de jadéite est apparu sur les marchés en Asie de l'Est. Ce matériau avait une couleur de corps légère et brillante et une bonne translucidité. Certains experts ont remarqué une texture « arachnéenne » lorsqu’il était examiné sous un grossissement X 20. Les prix étaient raisonnables pour une telle qualité - trop raisonnable - en fonction des valeurs de l'époque. Cela a marqué le début de ce qu'on a appelé depuis le jade «B», qui reste de loin la forme la plus courante de jade traité. Il existe deux types de traitements pour le jade jadéite : Imprégnation de colorant Imprégnation de polymère Les deux sont, le plus souvent, utilisés simultanément. La jadéite teintée existe depuis des dizaines d’années, elle se détecte par spectroscopie depuis plus de 40 ans. Le Jade de type « B » est un Jade qui a été blanchi à l’acide avant d’être imprégné de résines polymères. Ses caractéristiques : Couleur légère qui flotte dans la masse ; Reflet brillant ; Translucide ; Sous grossissement la texture se révèle « arachnéenne ». Il existe une variante du Jade type « B » c’est le « B+C » un Jade qui en plus du blanchiment et de l’imprégnation a reçu une teinte secondaire en faisant un Jade bicolore voir multicolore. Avant l’avènement du Jade « B » le Jade qui était simplement teinté est qualifié Jade « C ». Classification du Jade jadéite... Crédit photo : Mason Kay - https://www.masonkay.com/ Processus de traitement de la jadéite en Jade "B"... Les blocs de Jadéite sont baignés, durant des semaines, dans un acide fort comme l’acide sulfurique ou l'acide chlorhydrique, afin d’éliminer le sodium et ainsi faire disparaitre la couleur. A l’issue on neutralise l’acide avec une base puissante, la pierre que l’on ne peut plus qualifier de Jadéite puisque l’un de ses éléments chimiques a disparu, est alors imprégnée avec une solution de polymère teinté, à l'aide d'une centrifugeuse. Après ce traitement on applique une couche de revêtement très dure et brillante. Crédit photo : Mason Kay - https://www.masonkay.com/ Ce traitement n’est pas durable dans le temps, suivant le type de polymère d’imprégnation la couleur changera. Le revêtement externe pourra mal vieillir, il se craquellera, se rayera, la structure interne elle-même pourra se craqueler. La différence entre le Jade Jadéite «A», qui est naturel sans aucun traitement en dehors de la couche de cire d’abeille qui l’enduit, et le Jade Jadéite de type «B» est une gageüre pour les experts qui ne disposent pas du matériel adéquat. En effet le traitement n’ayant quasiment pas modifié la structure intrinsèque de la pierre les paramètres du gemmologue n’auront que faiblement variés, indice de réfraction et densité sont peu affectés seule la dureté pourrait être le facteur déterminant mais pour tester la dureté il faut faire un examen destructif (rayure) sur l’objet. Depuis les années 90 on utilise un spectroscope à infrarouge pour faire la différence entre Jade «A» et «B». Le spectre révèle les polymères. Alors, comment être certain qu'une pierre est «A» ou «B»? Tout d'abord, demandez. Parfois, vous pourriez recevoir une réponse honnête et franche de la part du vendeur. Sinon, le meilleur indice est le prix par rapport à la valeur générale de la qualité annoncée. Si c'est trop beau pour être vrai... , c'est généralement le cas. Aussi, méfiez-vous si la pierre présente de la brillance et de la translucidité, et a une taille calibrée. À l'examen avec une loupe, si la surface du jade a un aspect de texture arachnéenne ou si la couleur semble « flotter » dans la pierre, méfiez-vous également. Combien vaut le jade «B»? Sa valeur est estimée à environ 5% à 10% de la valeur de son équivalent de jade «A». Cependant, pour les puristes, le jade «B» n'a aucune valeur puisque ce n'est plus de la jadéite. La valeur du jade «C» et «D» se situe entre 2 $ et 20 $ pour de petits objets. Les concentrations de teinture sont clairement visibles dans les fissures de ce morceau de Jade Fei Cui, qui était également imprégné de polymère (B+C fei cui jade). Crédit photo : Richard Hugues Lotus GEM·ology https://lotusgemology.com Voilà un exemple d'inadéquation entre la qualité annoncée et le prix. Ce vendeur trompe ses clients sur la marchandise qui n'est, en aucun cas, un Jade de qualité Grade "A" mais plus certainement une imitation ou un grade "B+C". La photo ne permet pas d'en dire beaucoup plus. Vous noterez que ce vendeur a une évaluation positive à 99,9% ce qui nous informe beaucoup sur l'étendue de la méconnaissance des acheteurs à propos du Jade. A noter que la GARANTIE client du site ne couvre pas le produit vendu mais le paiement. LES IMITATIONS DU JADE... Le jade est probablement la gemme la plus mal identifiée. Il existe de nombreuses pierres qui ont une ressemblance plus ou moins marquée avec la jadéite et la néphrite, et elles sont souvent présentées comme du jade. La valeur élevée du jade en a fait une cible préférentielle. En Asie de l'Est et ailleurs, il n'est pas rare de trouver d'autres "pierres dures" vendues sous une forme ou une autre de jade. Les termes "nouveau jade", "jade Hunan", "jade Sinkiang", "jade Khotan" et "jade coréen" se réfèrent tous à des pierres autres que le jade, tout comme "jade Transvaal" et "jade Queensland". D'autres imitations de jade courants, (par opposition aux "synthétiques", qui ne sont pas un problème en jade), sont répertoriés ci-dessous: De nombreux matériaux sont utilisés pour imiter le jade, et ceci parce qu'ils sont plus faciles à obtenir que le jade et/ou plus faciles à travailler (leur dureté et leur résistance étant moindres par exemple) et/ou moins coûteux. Soyez méfiants ! De nombreux commerçants ou autres interlocuteurs (certains en toute bonne foi, d'autre moins) vous proposeront des pièces prétendument en jade sous des appellations toutes plus fantaisistes les unes que les autres : "nouveau jade", "jade du Hunan", "jade de Sinkiang", "jade de Khotan", "jade coréen", "jade du Transvaal", "jade du Queensland", etc. Ces articles ne sont pas en jade ! En effet, l'appellation ne donne pas la qualité ! Les autres imitations de jade courants sont la cornaline pour le jade rouge, la muscovite ou la zoïsite pour le jade lavander. De plus, il faut surveillez la calcite, la préhnite, l'idocrase, le jaspe, la malachite et le "maw-sit-sit". Soyez méfiants ! De nombreux commerçants ou autres interlocuteurs (certains en toute bonne foi, d'autre moins) vous proposeront des pièces prétendument en jade sous des appellations toutes plus fantaisistes les unes que les autres : "nouveau jade", "jade du Hunan", "jade de Sinkiang", "jade de Khotan", "jade coréen", "jade du Transvaal", "jade du Queensland", etc. Ces articles ne sont pas en jade ! En effet, l'appellation ne donne pas la qualité ! EXPLOITATION ... Le jade est extrait sous forme de gros blocs sur des sites de montagne ainsi que sous forme de lentilles dans la roche. Plus dur que le matériau dans lequel il est incrusté, il émerge lorsque l'érosion dégage la roche environnante plus tendre. Ainsi, il se trouve souvent près des sources d'eau. Les morceaux typiques peuvent varier d’une à deux livres à certains qui pèsent de sept à huit tonnes. Il y a une nette amélioration : les gros rochers ne sont plus brisés sur le site minier afin de mettre sur le marché les pièces plus petites et plus faciles à gérer. Nous ne pouvons qu’imaginer quelle quantité de matière fine ce processus primitif a détruite au fil des ans. Les lapidaires de jade examinent maintenant, soigneusement tous les blocs. LES PRINCIPAUX GISEMENTS DANS LE MONDE... Jadéite Myanmar, Japon, Kazakhstan, Chine, Russie, Guatemala, Etats-Unis, Italie. Néphrite Canada, Myanmar, Japon, Kazakhstan, Chine, Russie, Guatemala, Etats-Unis, Italie Voir aussi la page : La Jadéite de Birmanie A lire à propos des Jades du Piedmont en Italie. Un artcle de Caroline Tran-Vinh (1), Franco Manavella (2) et Franco Salusso (3) 1 FGA, eurojade@orange.fr 2 Via Pinerolo, 10060 Macello, Turin, Italie 3 Via Papa Giovanni XXXIII 11, 10060 Bricherasio, Turin, Italie https://www.eurojade.fr/fr/jadeite-italie From 01/01/2020 géologie|glossaire volcan|prisme basaltique|JJ Chevallier Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Prisme basaltique, Colonne de basalte, Orgue volcanique : Débit en prisme de certaines laves, en particulier les basaltes et considéré comme dû à des fissures de retrait lors du refroidissement. Colonnade prismatique, en champ, à sections pentagonal ou hexagonale, formé perpendiculairement à la surface ou à la base de la coulée. La Chaussée des Géants est la plus spectaculaire d'une série de formations géologiques similaires, situées tout le long de la côte Nord de l'Antrim. Elles sont nées lors d'une gigantesque éruption volcanique, qui s'est produite il y a 60 millions d'années et a affecté le Nord-est de l'Irlande, mais aussi l'Ouest de l'Écosse. On retrouve des formations de ce type aux grottes de Fingal, sur l'île de Staffa, les îles Féroé, l'Islande et le Groenland. Des fissures dans le manteau de craie qui couvrait la région ont laissé échapper des coulées de lave, qui ont durci sous forme de couches de basalte. En se refroidissant, la lave s'est contractée et craquelée, formant des masses de colonnes jointives. La plupart sont de forme hexagonale, mais certaines ont quatre, cinq, sept, huit et parfois neuf côtés. En savoir plus La Chaussée des Géants. Côte nord de l'Antrim, Irlande du Nord, Août 2004, Alain Ramirez. Prismes de lave dans les gorges d'Alcantara. Ils appartiennent à une coulée du Monte Mojo (petit cône au nord de l'Etna) qui serait âgée de 8000 ans. Sicile, Italie, Mai 2002, Jean-Sébastien Schmidt. Une ancienne coulée érodée par le fleuve Skjálfandafljót en Islande. La Chaussée des Géants. Côte nord de l'Antrim, Irlande du Nord, Août 2004, Alain Ramirez. "Tuyaux d'orgue" basaltique, Svartifoss, Islande. Photographe, Inconnu. Prismes basaltiques, dans le nord de l'Islande. Photo Photo Natesh Somaiah dans Geology World Colonnes de basalte en rose circulaire, Meshgin Shahr , Iran. Colonnes de basalte en rose circulaire, Ile de Mull Ecosse. En savoir plus En Savoir plus sur la formation des prismes volcaniques Des laves aux colonnes prismatiques Bernard Marandet http://www.atelierpaleos.fr/wp-content/uploads/documents/contributions/colonnesprismatiques%20.pdf Comment se forment les orgues de basalte https://www.pourlascience.fr/sd/geosciences/comment-se-forment-les-orgues-de-basalte-12187.php RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE mineralogie club|géologie|Bryce canyon|JJ Chevallier Parc National de "BRYCE CANYON" https://www.nps.gov/brca/index.htm Ce Parc Naturel est géré et protégé par le Ministère de l'Intérieur des États Unis d'Amérique, service des Parcs Nationaux, il est impératif de suivre la réglementation des Parcs Nationaux, entre autre il est interdit d'effectuer des prélèvements quels qu'ils soient, végétaux, animaux et minéraux. Tout contrevenant tombant sous le coup des lois fédérales des États Unis d'Amérique. HOODOOS... Dans le parc, l'érosion du plateau de Paunsaugunt entraîne la formation de différentes structures géologiques appelées murailles, arches et hoodoos. La couche géologique qui constitue la partie supérieure du plateau, la formation de Claron, est composée de roches sédimentaires et calcaires assez friables. Les bords du plateau s'érodent au fil du temps et forment des avancées de plus en plus étroites en forme de murs. Ces murs naturels commencent alors à se perforer au niveau de leurs points les plus faibles et des arches apparaissent. Avec le temps, elles s'agrandissent avant de se briser. Il ne reste plus alors que des piliers que l'on appelle hoodoos. Dans le parc, les arches peuvent avoir un diamètre variant entre 1 et 19 mètres. Ce type d'ouverture se forme dans la roche lorsque les précipitations y entrent, occupent davantage de volume lorsque l'eau se transforme en glace en cas de gel, et font ainsi exploser la roche par endroits. Dans le parc, ce phénomène de gel et de dégel peut se produire jusqu'à 200 fois chaque année. Les hoodoos ont des hauteurs variant de 1,5 à 45 mètres, ce qui reste toutefois bien inférieur à l'arche du Rainbow Bridge également située dans la région. La variation de l'épaisseur des hoodoos sur toute leur hauteur est très fluctuante, ce qui les différencie d'une simple colonne et leur donne des formes très variées. Certains d'entre eux ont été baptisés comme le « Marteau de Thor », la « Reine Victoria », ou « E.T. ». Les roches de la formation de Claron, dans lesquelles se forment les hoodoos, datent du Paléocène ou de l'Éocène (40 à 60 millions d'années). Elles sont essentiellement composées de calcaires mais aussi d'un peu de sables et d'argiles, car elles sont issues de dépôts de sédiments qui se sont accumulés au fond de lacs peu profonds et aujourd'hui disparus. Leurs colorations proviennent des différents minéraux inclus dans ceux-ci. La roche, en grande partie calcaire, est également érodée par l'acidité des eaux pluviales. Les hoodoos ont une meilleure résistance à l'érosion par rapport à la roche qui les entoure parce qu'ils disposent d'une fine couche supérieure de protection contenant du magnésium plus résistant aux intempéries. On estime que l'érosion du plateau se fait à un rythme de 0,6 à 1,3 mètre tous les 100 ans, ce qui signifie que de nouveaux hoodoos pourraient encore se former pendant environ trois millions d’années. GALERIE DE PHOTOS Photos JJ Chevallier, sauf mentions autres. Bryce canyon Lever de soleil. Bryce canyon Matin calme. Bryce canyon Plein soleil en été. Bryce canyon Lever de soleil. 1/10 Since 01-06-2021 mineralogie club|geologie|White sands hills|JJ Chevallier WHITE SANDS HILLS Photos JJ Chevallier 2001 https://www.nps.gov/whsa/index.htm Ce Parc Naturel est géré et protégé par le Ministère de l'Intérieur des États Unis d'Amérique, Service des Parcs Nationaux, il est impératif de suivre la réglementation des Parcs Nationaux, entre autre il est interdit d'effectuer des prélèvements quels qu'ils soient, végétaux, animaux et minéraux. Tout contrevenant tombant sous le coup des lois fédérales des États Unis d'Amérique. A 15 miles au sud ouest de la petite ville d'Alamogordo en direction de las Cruces sur la route fédérale 70, 715 km carrés de dunes de sable blanc brillant, au milieu d'une vallée, "Tularosa Basin", encerclée de montagnes, "San Andres Mountains" et "Sacramento Mountains" voici les "White Sands Hills". Cette petite merveille de la nature est due d'une part à la très importante quantité de gypse (CaSO4 -2H2 O sulfate de calcium hydraté) présente dans les montagnes il y a 250 millions d'années et à l'érosion par lessivage qui les déposa dans le bassin de Tularosa, où se formèrent des lagunes. Sans débouchés vers une mer, les eaux stagnent dans le bassin. Le plus grand lac actuel, une plage la plus part du temps sauf en période humide où il se rempli un peu, est le lac Lucero, au sud ouest. A l'époque glaciaire il y avait un lac qui couvrait tout le bassin le lac Otero. Les dunes se déplacent au gré du vent. Le parc des White Sands Hills est entouré par une zone expérimentale militaire de 8 000 km carrés. Pour visiter il vaut mieux y aller tôt le matin ou en fin de journée tant il y fait chaud, en février la température atteint 30°C à 10h du matin. Prévoir de l'eau en toute saison, il est très facile de se perdre surtout si le vent se lève. PHOTOS Désert et dunes de gypse... La marge... Midi, les nuages disparaissent... Désert et dunes de gypse... 1/13 Since 01-06-2021 Le Diplôme d'Université de Gemmologie | mineralogie.club Diplôme d'Université de Gemmologie Home Depuis plus de 30 ans, le Diplôme d’Université (DU) Gemmologie offre un enseignement hautement spécifique et reconnu à l’international. La formation est proposée depuis 2017 en anglais pour répondre à la demande internationale des spécialistes des pierres précieuses. Objectifs Les méthodes traditionnelles d'investigation gemmologique sont devenues souvent insuffisantes pour caractériser les gemmes synthétiques actuelles, de plus en plus proches des gemmes naturelles. Il en est de même pour l'identification des différents types de traitements dont elles ont pu être l'objet. Une formation aux moyens analytiques, jusque là réservée aux laboratoires est donc proposée en complément de la formation de gemmologie obtenue, par ailleurs, par le candidat (Brevet professionnel de Gemmologie ou équivalent) ou diplôme étranger équivalent. L'acquisition d'une pratique de ces moyens est concrétisée par leur emploi pour le sujet de recherche gemmologique entrepris par le candidat dans le cadre de la soutenance d'un mémoire donnant lieu à délivrance du Diplôme d'Université de Gemmologie. Prérequis Formation(s) requise(s) Une formation à la gemmologie "classique" est requise, ou l'équivalent résultant de l'expérience personnelle ou professionnelle. Le but du DUG n'est pas d'assurer une formation de gemmologie de base, disponible au sein d'autres organismes de formation, mais de développer la gemmologie de laboratoire. Diplômes exigés pour un accès de droit : Diplôme de Gemmologie émanant d'une organisation reconnue (Brevet Professionnel de Gemmologie, FEEG, diplôme étranger équivalent ...) Modalités particulières (possibilités de validation d'acquis...) : pour les candidats ne disposant pas du titre requis : examen de dossier par la commission de validation d'acquis composée de E. Fritsch et C. Latouche. Programme Actualisation et perfectionnement des connaissances gemmologiques Techniques de documentation : création d'un fichier personnel de bibliographie et accès informatisé aux banques de données Techniques analytiques "sophistiquées" de laboratoire : spectrométrie UV-Visible - Proche infrarouge spectrométrie moyen infrarouge spectrométrie et microsonde Raman spectrométrie de fluorescence X Techniques de luminescence Microscope électronique, microanalyse ICPMS Ablatin Laser, spectrométries de masse Mesures de radioactivité microsonde électronique et ionique Sujets généraux Cristallographie, morphologie des cristaux, macles, diffraction des rayons X Géologie et genèse des gemmes Croissance cristalline et synthèse des gemmes Traitements physiques et chimiques des gemmes (chauffage, irradiation, diffusion, imprégnation et remplissage des fractures, etc...) Origine de la couleur et de la luminescence Microphotographie INSCRIPTIONS Modalités inscription Inscription auprès du service FOCAL de l'UFR Sciences et Techniques. RENSEIGNEMENTS - CONTACTS Pour toute information complémentaire, contactez les responsables du DUG : Responsable Pédagogique : Prof. Emmanuel FRITSCH Institut des Matériaux Jean Rouxel (I.M.N.) 2 rue de la Houssinière BP 32229 F 44322 NANTES Cedex 3 FRANCE Tel: +33 2 40 37 64 09 e-mail: emmanuel.fritsch@cnrs-imn.fr Responsable administration & scolarité Service FOCAL : Sabine DRUBAY ou Jocelyne LE MEE Pôle FOCAL 2 rue de la Houssinière 44322 Nantes Cedex 3 Tel : +33 2 51 12 53 92 e-mail : focal@univ-nantes.fr NOTICE D'INFORMATION Français/anglais Planning du DU de GEMMOLOGIE 2022-2023 DU de Gemmologie 2022-2023 Programme de Formations VOIR LE SITE DU CRG Centre de Recherche Gemmologique Centre de Recherche Gemologique Page réalisée par JJ Chevallier s ecrétaire général du Centre de Recherche Gemmologique, Jean-Pierre Chenet, Université de Nantes. Since 01-05-2021 TRAVAILLER SERIEUSEMENT SANS SE PRENDRE AU SERIEUX jj.chevallier@wanadoo.fr Mentions légales Politique de confidentialité Site créé et administré par Jean-Jacques Chevallier. minéralogie|structure de la matière|Molécules|JJ Chevallier ... Suite Partager MOLÉCULES " Comme nous l'avons vu plus haut les atomes s'assemblent en molécules ordonnées pour former la matière cristalline. " LIAISONS ATOMIQUES Les atomes ou ions, ont une charge électrique. Deux ions ayant une charge identique, de même signe, + ou -, vont se repousser, alors que si les charges sont différentes ils s'attirent pour créer une entité électriquement neutre , c'est le principe de la liaison ionique. C'est par leurs électrons qu'ils s'attachent entre eux pour former des molécules. Chaque type de molécule caractérise un corps pur. Tous les corps de l'univers sont des mélanges plus ou moins complexes de molécules Il y a deux principales sortes de liaison atomiques: 1- la liaison ionique ou électrovalente se fait par transfert d'un ou plusieurs électrons, de l'orbite extérieure d'un atome vers un autre atome. Par exemple les sels sont des cristaux de liaison ionique 2- la liaison covalente se fait par partage d'électrons. C'est le cas des gaz. La liaison hydrogène ... La liaison hydrogène appelée aussi pont hydrogène : force intermoléculaire qui implique un atome d'hydrogène et un atome électronégatif, oxygène, azote ou fluor. On a longtemps cru que cette liaison était covalente. On a constaté qu'en fait elle est électrostatique à 90%. Elle se situe entre la liaison covalente et la liaison "van der Waals" ( interaction électrique de faible intensité entre atomes). La liaison hydrogène ... La liaison hydrogène appelée aussi pont hydrogène : force intermoléculaire qui implique un atome d'hydrogène et un atome électronégatif, oxygène, azote ou fluor. On a longtemps cru que cette liaison était covalente. On a constaté qu'en fait elle est électrostatique à 90%. Elle se situe entre la liaison covalente et la liaison "van der Waals" ( interaction électrique de faible intensité entre atomes). La notation chimique de la molécule. Dans une molécule pour les atomes différents on accole les symboles, lorsque que l'on a deux atomes identiques derrière le symbole on note un 2 en indice. Galène : Un atome de plomb (Pb) et un atome de soufre (S) notation PbS Pyrite : Deux atomes de Fer (Fe) et un atome de soufre (S) notation Fe2 S Calcite : Un atome de calcium (Ca), un atome de carbone (C) et trois atomes d'oxygène (O) notation CaCO3 Les corps se présentent sous différents états selon leur température et la pression environnante. Selon la température leurs molécules vibrent plus ou moins vite. A basse température les vibrations sont faible amplitude et les molécules sont liées entre elles selon des dispositions géométriques plus ou moins régulière. C'est l'état solide par exemple pour un corps simple comme l'eau, la glace qui "cristallise". A plus haute température les vibrations seront de plus grande amplitude et là les molécules glisseront les une sur les autres. C'est l'état liquide, l'eau à plus de 0°C et moins de 100°C . Si la température augmente les vibrations entraînent la libération les unes des autres des molécules qui deviennent indépendantes. C'est l'état gazeux, l'eau à plus de 100°C. Si la température augmente dans des proportions très importantes les vibrations provoquent des chocs d'une extrême violence et les molécules se brisent, puis les atomes eux mêmes se brisent ils perdent leurs électrons, ont dit alors que les atomes sont ionisés. Ce mélange d'atomes brisés ou noyaux nus est le plasma. RÔLE DE LA PRESSION Le diagramme de phase de l'eau, nous montre que la pression joue un rôle important et que même à de très hautes température sous une forte pression l'eau reste à l’état liquide. Cette remarque est applicable à toute la matière minérale avec des paramètres propres à chaque espèce. Since 01-06-2021 mineralogie|class oxydes et hydroxyde|JJ Chevallier Partager OXYDES et HYDROXYDES RETOUR SOMMAIRE CLASSEMENT Cette classe oxydes et hydroxydes comporte 504 minéraux et variétés. Les oxydes sont des composés d'oxygène (O) et d'un ou plusieurs métaux. Ils sont souvent caractérisés par une dureté et une densité élevées. Ce sont généralement des minéraux secondaires des roches magmatiques et métamorphiques. Leur forte résistance physicochimique fait qu'ils se rencontrent souvent dans les alluvions où ils se concentrent localement de par leur densité. Les hydroxydes: leurs ions oxygène (O) sont complètement ou partiellement remplacés par des oxhydryles (OH). Leur dureté et leur densité sont généralement plus faibles que celles des oxydes. On les trouve dans les zones d'altération où ils se forment à partir d'autres minéraux. Le quartz est un oxyde qui trouve mieux sa place dans les silicates, comme tectosilicates. OXYDES Autres minéraux : Brucite Chromite Diaspore Hématite Ilménite Lépidocrocite Pyrolusite Tantalite Uraninite Note à propos des photographies ci-dessous : Tous les minéraux ne sont pas représentés, certains existent dans d'autres couleurs et/ou formes. Les minéraux éventuellement associés ne sont pas nommés. Crédit photos : Mindat, Wikipédia et Pinterest... HYDROXYDES Autres minéraux : Brucite Chromite Diaspore Hématite Ilménite Lépidocrocite Pyrolusite Tantalite Uraninite Since 01-06-2021 RETOUR SOMMAIRE CLASSEMENT Minéralogie passion | Apatite | mineralogie.club MUSÉE "Minéralogie Passion" "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! GROUPE APATITE L'apatite est un nom générique désignant des phosphates hexagonaux de composition assez variable, Ca5 (PO4 )3 (OH,Cl, F). Trois espèces sont reconnues par l'IMA, nommées selon l'anion prévalent : Chlorapatite Ca5 (PO4 )3 Cl Fluorapatite Ca5 (PO4 )3 F Hydroxyapatite Ca5 (PO4 )3 (OH) Les apatites forment un groupe de phosphate de calcium, strontium et terres rares (parmi d'autres éléments). La plupart sont de la fluorapatite, tandis que l'hydroxyapatite est beaucoup moins courante et la chlorapatite est très rare. Nous avons ajouté la plus rare, l’ex-strontium-apatite, Efimov et al. en 1962 qui a ensuite été changé en apatite-(SrOH) (Burke 2008) bien que le fluor soit dominant sur l'hydroxyle. Il a été renommé fluorstrophite par Pasero et al. (2010). Le nom actuel reflète la composition, y compris le fluor, le strontium et le phosphate dominants (IMA-2010 s.p.) Ayant des aspects et des couleurs variés l'apatite fut longtemps confondue avec des minéraux très divers (par exemple, le béryl, la milarite). Sa composition chimique ne fut déterminée que vers la fin de XVIIIe siècle. C'est pour cette raison que le minéralogiste allemand Abraham Gottlob Werner lui a donné en 1786 ce nom qui est inspiré du grec « apatan », tromper. La désignation "Groupe Apatite" a été utilisée avec différentes définitions dans l'histoire de la minéralogie. La nouvelle nomenclature du supergroupe apatite et ses divisions en 5 groupes, dont le groupe apatite, a été approuvée par l'IMA en 2010 (Pasero et al. 2010). (Cf. : https://www.mindat.org/min-32275.html ) Les bons gisements fournissant des spécimens remarquables pour la collection se comptent par centaines dans le monde. Pour la France, il serait presque plus facile de citer les régions sans apatite tellement l’adjectif ubiquiste s’applique parfaitement. Citons les fentes alpines de La Lauzière et du Mont-Blanc, les pegmatites de l’Hérault, des Monts d’Ambazac, de Compreignac, de l’Orne, de Bretagne et les fentes granitiques du Finistère ou de la Creuse. Nous ne nous étendrons pas plus afin de n’oublier personne, nous n’avons cité que les plus connus et il en manque encore. Les revues spécialisées telles que Le Règne Minéral et les nombreuses parutions par localités doivent être consultées pour plus de précisions. En Europe, l’un des meilleurs du monde, est sans conteste Panasquera au Portugal avec des cristaux parfois décimétriques de différentes couleurs. En Allemagne les cristaux roses de Saxe, ou en Bavière les grands tabulaires bleus. Dans les fentes alpines d’Autriche et de Suisse. En Espagne, de très beaux cristaux, jaune vert, des cavités de la lamproïte volcanique à Nuestra Señora del Carmen. Aux USA, la carrière Pulsifer dans le Maine produit des cristallisations remarquables de couleur violette. Les impressionnants cristaux prismatiques de la province de Grenville au Canada, que l’on reconnaît à leur gangue calcaire rose à orange. Au Mexique, les gemmes jaunes de la région de Durango. Le Brésil compte de très nombreuses occurrences particulièrement dans le Minas Gerais, contentons-nous de ne citer que les bicolores de Conselheiro Pena. Colombie, notons les cristaux roses sur l’euclase bleue de mine La Marina. Le département de Potosi en Colombie produit de beaux cristaux violets pluricentimétriques. En Afrique le Maroc produit d’excellents cristaux jaune-vert, dans la région d’Imilchil. Les pegmatites et pyroxénites de la Grande Ile, Madagascar, sont riches en gisements de gros prisme d’apatites pierreuses géantes. Le district de Karibib Usako en Namibie dans ses pegmatites livre de beaux cristaux. En Asie la Chine dans le Sichuan produit de belles gemmes roses en association avec la muscovite, l’aigue-marine ou la scheelite. Au Pakistan on citera les extraordinaires cristaux rouge et rose de Shumar Bakhoor, et les gisements hydrothermaux de fentes alpines de Shigar d’où proviennent les plus beaux cristaux. Minéral ubiquiste (présent partout) : L'ivoire et la dentine sont composés d'apatite hydroxylée. Les dentifrices apportent des ions fluor qui renforcent l'apatite dentaire pour la rendre moins sensible aux attaques bactériennes. L'apatite apporte également le phosphore dans les engrais chimiques. Lorsque ce minéral est de qualité gemme, il peut être utilisé en bijouterie (facettes, cabochons) comme une pierre fine, toutefois sa dureté 5 en fait une pierre relativement fragile. Sources : Littérature Minéraux (Julien Lebocey) aux éditions du Piat A la découverte des Minéraux et pierres précieuses (François Farges) aux éditions Dunod Internet Mindat Wikipédia Géowiki Minéralogie Passion Scannez-moi ! Fluorapatite, tabulaire transparente, zonée de couleur verte géométrique concentrique sur quartz, mine de Panasqueira, Aldeia de São Francisco de Assis, Covilhã, Castelo Branco, Cova da Beira, Portugal. Association apatite et torbernite, carrière de Montebras, Creuse, France. Fluorapatite et albite, Mine de Sapo, Conselheiro Pena, vallée de Doce, Minas Gerais, Brésil. Fluorapatite et Chlorite, Luz St Sauveur, Hautes-Pyrénées, France. Fluorstrophite-Strontium-apatite, SrCa,Sr5PO43F - Mont Karnasurt, district de Lovozersky, Fluorapatite en couches multicolores concentriques, Mines Panasqueira, Covilhã, Castelo Branco District, Portugal. Chlorapatite, Parelhas, Rio Grande de Norte, Brésil. Fluorapatite. São Geraldo do Baixio, Doce valley, Minas Gerais, Brésil. Chlorapatite, Mine de Tucumana, district minier d’Inca de Oro, province de Chañaral, Atacama, Chili. Fluorapatite pseudomorphosée en turquoise, Nacozari, Sonora, Mexique. Chlorapatite, Kurokura, Yamakita, Kanagawa, Japon. Apatite et son support de guirlande de quartz, Anemzy Imilchil, Province de Midelt, Région Drâa-Tafilalet, Haut Atlas Maroc. Chlorapatite du gisement Co-Fe Daşkəsən, région administrative de Daşkəsən , Azerbaïdjan. Apatites avec quartz, orthose, schorl, muscovite, Consoleihro Lafaiete, Minas Gérais, Brésil. Apatite, Muscovite, Chumar Bakhoor, Hunza Valley, Gilgit District, Northern Areas, Pakistan. Chlorapatite, Kurokura, Yamakita, Kanagawa, Japon. Apatite.Slyudyanka, région du lac Baïkal, oblast d'Irkoutsk, Russie. Apatite.Slyudyanka, région du lac Baïkal, oblast d'Irkoutsk, Russie. Apatite, Santec, Morlaix,Finistère, Bretagne, France. Apatite, quartz, muscovite et wolframite, mine de Panasqueira, Covilhã, Castelo Branco, Portugal. Apatite, Mine de Montebras, Soumans, Creuse, France. Apatite, Imilchil, Province de Midelt, Région Drâa-Tafilalet, Maroc. Apatite sur Arsénopyrite, Mine de Julcani, district de Julcani, Huancavelica, Pérou. Apatite, Carriere des roches, Montebras, Soumans, Creuse, France. Apatites avec quartz, orthose, schorl, muscovite, Consoleihro Lafaiete, Minas Gérais, Brésil. Clic pour agrandir... Since 28-02-2022 Bécon les Granits | mineralogie.club | Y Lulzac - JJ Chevallier L'ETAIN ARMORICAIN Par Yves LULZAC, ancien géologue minier du BRGM Article paru dans Mines & Carrières N° 196 - octobre - 2012 (Hors série) avec l'aimable autorisation de l'auteur PROVINCE SUD ARMORICAINE Retour au sommaire DISTRICT DE BECON LES GRANITS Quelques indices de cassitérite alluvionnaire ont été découverts sur la bordure nord-ouest du massif granitique hercynien de Bécon, non loin du granite cadomien de Saint-Jean-des-Marais qui lui est contigu. Les niveaux de concentration en "lit vif" dépassent rarement les 100 g/m³, et ces indices n’ont pas franchi le stade de la prospection stratégique. On ignore donc le potentiel stannifère du niveau alluvial profond. Des éboulis de quartz minéralisé en cassitérite et sulfures divers ont, depuis longtemps, été signalés sur ce district, au lieu-dit "la Hutte" à 800 mètres au nord du bourg de Beaucouzé, ainsi qu’au village de Boisrouzé à 800 mètres au nord-ouest du site précédent (Abbé Jousteau, 1892). Ils sont localisés à 4 ou 5 km à l’est de la terminaison orientale du massif granitique hercynien, en situation très excentrée par rapport aux principaux indices alluvionnaires qui ont plutôt tendance à se grouper en bordure du massif granitique cadomien. Retour au sommaire mineralogie.club|Reidite, mineral rarisime|JJ Chevallier LA REIDITE Octobre 2018 Des chercheurs australiens de l'université de Curtin en Australie viennent de découvrir un des minéraux les plus rares sur Terre, la reidite, dans le cratère de météorite de Woodleigh, l'un des plus connus au monde. La reidite se forme à partir du zircon (ZrSiO4), lorsque ce dernier est exposé à des pressions supérieures à 30 GPa (gigapascals). C'est un polymorphe du zircon, c'est-à-dire qu'il possède la même composition chimique mais une structure cristalline différente. La reidite est ainsi 10 fois plus dense que le zircon (5,2 g/cm3). C'est seulement la sixième fois que l'on en trouve sur Terre à l'état naturel, à chaque fois dans un cratère de météorite et à des quantités microscopiques. « La totalité de la reidite formée dans l'histoire géologique tiendrait sous un ongle», atteste Aaron Cavosie, chercheur au département des sciences de la Terre et des Planètes à l'université de Curtin et auteur principal d'un article paru dans le journal Geology, relatant la découverte. Le zircon a été soumis à de telles pressions qu’il s’est partiellement transformé en reidite (ici en violet, en haut de l’image). © Morgan A. C. Les chercheurs ont identifié la reidite en analysant des carottes de roches prélevées dans l'anneau central du cratère. « La formation du soulèvement central est l'un des processus les moins bien compris lors de la formation de cratères d'impacts complexes, qui peut produire en quelques secondes de nombreux kilomètres de substrat rocheux soulevé verticalement », atteste Aaron Cavosie. Le cratère de Woodleigh est l’un des plus grands au monde : il mesurerait plus de 100 km de diamètre. Crédit photo http://www.oceaniepourleszeros.com © Woodleigh serait l’un des plus grands cratères de météorite au monde L'autre intérêt de cette découverte est qu'il remet en cause la largeur du cratère. Le Cratère de Woodleigh est un vieux cratère d'impact météoritique situé dans l'ouest de l'Australie. Il se trouve sous environ 600 mètres de sédiments, sable et roches. Invisible depuis la surface, il a été découvert grâce à la détection d'une anomalie gravitationnelle. Un forage pétrolier a rencontré du granit à une profondeur d'environ 190 mètre ces découvertes ont attiré l'attention des scientifique qui ont conclu à l'identification d'un cratère météoritique agé d'environ 364 Ma. L'estimation de la taille du cratère n'est pas encore très bien défini selon des ources il pourrait faire 120 km et selon d'autres seulement 40km. Or, les grains de reidite sont ici associés à des formes « jumelles » de zircon, formées ultérieurement le long de microstructures d'extension lors de la déformation par choc. Les modélisations du soulèvement rocheux, réalisées à partir de ces microstructures, suggèrent ainsi un diamètre supérieur à 100 kilomètres, « ce qui ferait du cratère de Woodleigh le plus grand d'Australie », avance le chercheur. Seuls cinq ou six cratères de météorite dans le monde dépassent ainsi les 100 km de diamètre, dont celui de Vredefort en Afrique du Sud ou celui de Chicxulub, au Mexique, responsable de la disparition des dinosaures. Cette découverte ne permettra malheureusement pas à l'Australie de faire fortune. « Bien qu'elle soit infiniment plus rare que l'or ou le diamant, la reidite n'a hélas aucune valeur commerciale », sourit Aaron Cavosie. Sa valeur scientifique, elle, est inestimable. REIDITE Catégorie : groupe Zircon Formule : ZrSiO 4 Système cristallin tétragonal Cristal dipyramidal Couleur : Incolore à blanc Lustre:Adamantin Dureté :7½ Densité :5.2 Clivage : Aucun Fracture : Irrégulière / inégale Ténacité :Fragile Trait : Blanc Translucide Propriétés optiques Uniaxiale (+) indice de réfraction n ω = 1,64 n ε = 1655 biréfringence 0.0150 pléochroïsme Aucun Nommé en 2002 par Billy P. Glass, Shaobin Liu, and Peter B. Leavens en honneur à Alan F. Reid pour ses travaux de laboratoire, phase de haute pression, en 1969. Se produit sous forme d'inclusions dans d'autres minéraux. Alfred F. Reid Sources : Futura Planète Wikipédia Mindat Le secret de l'occident, Cosandey, Ed. Flammarion (ISBN 978-2869593367) [en anglais] www.unb.ca/passc/ImpactDatabase/images/woodleigh.htm www.sciencedirect.com [en anglais] www.home.alphalink.com.au/~dannj/craters.htm [en anglais] Since 01-06-2021 Précédente 1 2 3 4 5 ... 12 Suivante
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