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RÉSULTATS DE LA RECHERCHE

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  • Parisite | mineralogie.club | par JJ Chevallier

    La parisite est un minéral rare appartenant au groupe des fluorocarbonates de terres rares. Bien qu’elle ne constitue pas un minerai industriel majeur, elle revêt une importance scientifique notable en minéralogie et en géochimie des éléments des terres rares (REE), en raison de sa composition, de ses relations structurales avec d’autres phases voisines et de son mode de formation hydrothermal. PARISITE - Ce. MUSÉE "Minéralogie Passion" "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! La parisite est un minéral rare appartenant au groupe des fluorocarbonates de terres rares. Bien qu’elle ne constitue pas un minerai industriel majeur, elle revêt une importance scientifique notable en minéralogie et en géochimie des éléments des terres rares (REE), en raison de sa composition, de ses relations structurales avec d’autres phases voisines et de son mode de formation hydrothermal. Décrite pour la première fois au XIXᵉ siècle, la parisite est aujourd’hui principalement étudiée comme minéral indicateur de contextes géologiques enrichis en REE et comme espèce de référence dans les systèmes fluorocarbonatés. INVENTEUR ET ETHYMOLOGIE Nommé parisite en l'honneur de José Ignacio París Ricaurte, ancien directeur de la mine d'émeraude Muzo - Muzo - Colombie (locataire de la mine de 1828 à 1848). Après sa découverte, ce nouveau minéral a été envoyé à l’italien Medici – Spada. Cette contribution italienne de 1845, n’est pas passée inaperçue à Giuseppe Cesàro, grand minéralogiste belge, originaire d’ Italie, de la fin du 19e siècle, qui a été le premier en 1907 à étudier la cristallographie de ce minéral de faible symétrie. Le suffixe/modificateur a été ajouté par l'IMA en 1987 pour se conformer à la règle de Levinson pour les espèces présentant des ETR essentiels (nomenclature pour les Terres rares), indiquant, dans ce cas, un cérium prédominant. par Nathalie Bertrand et JJ Chevallier La localité-type historique est la mine d’émeraudes de Muzo (Colombie), où la parisite est associée à l’émeraude dans des calcaires bitumineux hydrothermalisés d’âge crétacé. D’autres gisements notables sont connus en Amérique du Nord, en Afrique, en Scandinavie et en Europe. [en.wikipedia.org] , [le-comptoi...ogique.com] LOCALITE TYPE SYNONYMES Musite Mussite (de Médicis-Spada) Muzite COMPOSITION CHIMIQUE ET CLASSIFICATION Le cérium est généralement l’élément dominant, ce qui conduit à la désignation parisite-(Ce), forme la plus courante de l’espèce. Des substitutions partielles par le lanthane, le néodyme ou d’autres terres rares légères sont fréquentes, traduisant la flexibilité chimique du site cristallographique occupé par les REE. [en.wikipedia.org],[webmineral.com], [mindat.org] Sur le plan classificatoire, la parisite appartient : •à la classe des carbonates, •au sous-groupe des carbonates avec anions additionnels (fluor), •au groupe structural de la bastnäsite, avec lequel elle présente de fortes analogies cristallochimiques. CONTEXTE GÉOLOGIQUE ET GENÈSE La parisite se forme majoritairement dans des environnements hydrothermaux, souvent associés à des systèmes carbonatés ou alcalins enrichis en fluor et en terres rares. Elle est fréquemment observée dans : des veines quartzo‑carbonatées, des roches carbonatées hydrothermalisées, des complexes alcalins ou pegmatitiques riches en REE. Hormis le site calcaire de Muzo où l’on trouve les plus belles émeraudes qui soient, la parisite semble liée aux granites à riébeckite, comme la bastnaésite, un autre carbonate de cérium : métal appartenant à la série des Terres rares (lanthanides) qui peut être remplacé dans la formule de la parisite par d’autres lanthanides, en particulier par le lanthane. On la trouve concentrée dans les résidus fondus de la différenciation magmatique en fin de cristallisation. Les Terres rares sont lithophiles et se rencontre fréquemment en association avec des oxydes minéraux en raison d'une affinité particulière pour l'oxygène. STRUCTURE CRISTALLINE ET MORPHOLOGIE La parisite cristallise dans un système monoclinique ou trigonal pseudo‑hexagonal, donnant lieu à des cristaux dont la morphologie externe évoque fréquemment une symétrie hexagonale apparente. Cette pseudo‑hexagonalité est liée à des phénomènes de répétition structurale et de maclage polysynthétique. Les cristaux sont courants en prismes hexagonaux, en tonneaux striés perpendiculairement à l'allongement. Elle forme souvent des inter croissances avec la synchysite (Ce), monoclinique pseudo-hexagonale, espèce très proche. LE GROUPE PARISITE MINÉRAUX APPARENTÉS Un minéral étroitement apparenté à la parisite, initialement décrit comme tel, a été identifié dans le district néphélinique‑syénitique de Julianehaab, au sud du Groenland. Ce minéral a par la suite été individualisé sous le nom de synchysite. Il se caractérise par des cristaux rhomboédriques, par opposition à l’habitus hexagonal typique de la parisite. Sa composition chimique correspond à la formule CaCeF(CO₃)₂, et sa densité est d’environ 2,90. Dans cette même localité, on observe également une parisite barytifère, qui se distingue de la parisite colombienne par la substitution du calcium par le baryum. Sa formule chimique est (CeF)₂Ba(CO₃)₃. Cette variété est désignée sous le nom de cordylite, en référence à la morphologie en massue de ses cristaux hexagonaux. La bastnäsite est, quant à elle, un fluorocarbonate de cérium, de lanthane et de néodyme, de formule (Ce,La,Nd)CO₃F. Elle a été initialement décrite à Bastnäs, près de Riddarhyttan dans le Vestmanland (Suède), et est également connue dans la région de Pikes Peak, au Colorado (États‑Unis). MINÉRAUX ASSOCIÉS Elle est associée à la pyrite, la marcassite, la dolomite cérifère, l’albite, le quartz, le gypse, la fluorite et l’émeraude dans de petites veines et géodes de schistes carbonifères fortement plissés. La parisite peut être associée à la bastnäsite, à la synchysite, à la cordylite, à l’ancylite, à la röntgenite, de nombreux minéraux contenant du cérium. INTÉRÊT SCIENTIFIQUE ET ECONOMIQUE Bien que la parisite ne soit généralement pas exploitée comme minerai, elle constitue : un indicateur géochimique des environnements enrichis en terres rares, un minéral clé pour la compréhension des relations structurales au sein des fluorocarbonates, un objet d’étude privilégié en minéralogie descriptive et systématique. Son principal attrait réside dans la collection de minéraux. AIDE À L'IDENTIFICATION Étape 1 : Observer la couleur et l’éclat Jaune-brun à orangé Éclat brillant, parfois un peu “gras” ou résineux Correspond bien à la parisite [le-comptoi...ogique.com] Étape 2 : Observer la forme des cristaux Cristaux épais, souvent hexagonaux en apparence Aspect “en marches d’escalier” possible Critère très caractéristique [le-comptoi...ogique.com] Étape 3 : Tester la dureté (test simple) Ne se raye pas à l’ongle Se raye avec une lame d’acier dureté intermédiaire (≈ 4–4,5) [webmineral.com] Étape 4 : Estimer la densité (sensation en main) Le cristal paraît lourd pour sa taille indice de la présence de terres rares [en.wikipedia.org] Étape 5 : Association minérale Souvent associée à : Calcite Quartz Émeraude (cas célèbre de Muzo) Bastnäsite ou synchysite La parisite EN France En France, la parisite est bien représentée dans les dolomies hydrothermalisées du grand gisement de talc de Trimouns (Luzenac, Ariège) dans les Pyrénées. Elle est aussi signalée au glacier d'Invernet près de Bourg-St-Maurice (Savoie). La parisite dans le Monde De grands cristaux jusqu'à 7 cm ont été découverts en abondance à Snowbird (Montana), mais les plus beaux spécimens mondiaux viennent de Muzo (Colombie), où les cristaux hexagonaux trapus d'un orangé soutenu atteignent 3 cm. On retrouve aussi de très beaux cristaux dans les pegmatites pakistanaises ainsi que dans celles du Mont Malosa (Malawi). Les pegmatites des complexes alcalins d'Ilimaussaq (Groenland) et de Larvik (Norvège) montrent également de bons cristaux. C onséquences pour la minéralogie des terres rares Sur le plan appliqué, la bastnäsite constitue l’un des principaux minerais industriels de terres rares, tandis que la parisite et la synchysite jouent un rôle secondaire. Cependant, ces dernières sont essentielles pour comprendre : les mécanismes de fractionnement des REE, l’évolution des fluides minéralisateurs, la genèse des gisements complexes à terres rares. Ainsi, l’étude comparative de ces minéraux dépasse largement le cadre descriptif et contribue à une approche intégrée de la géochimie des terres rares. Examen comparatif des 3 espèces voisines Parisite, Bastnäsite et Synchysite (Relations cristallochimiques, structurales et génétiques) Appartenance à une série fluorocarbonatée à terres rares La parisite s’inscrit dans un ensemble cohérent de minéraux fluorocarbonatés à terres rares comprenant principalement la bastnäsite, la synchysite et des phases intermédiaires telles que la roentgenite. Ces minéraux partagent des unités structurales communes, ce qui explique leurs fréquentes associations, intercroissances et difficultés d’identification macroscopique. [mindat.org] , [pubs.geosc...eworld.org] Sur le plan chimique, ces espèces peuvent être considérées comme formant une série polysomatique, dans laquelle la proportion relative de couches carbonatées calciques et de couches riches en terres rares varie systématiquement. Cette organisation modulaire confère à l’ensemble une grande flexibilité cristallochimique, favorisant la coexistence de plusieurs phases dans un même environnement géologique. Comparaison des compositions chimiques D’un point de vue stœchiométrique, les trois minéraux peuvent être comparés comme suit : Bastnäsite-(Ce) : (Ce,La)(CO₃)F Parisite-(Ce) : Ca(Ce,La)₂(CO₃)₃F₂ Synchysite-(Ce) : Ca(Ce,La)(CO₃)₂F La parisite se distingue par la présence simultanée : de deux cations terres rares par unité structurale, d’un cation calcium supplémentaire par rapport à la bastnäsite. Elle peut ainsi être interprétée comme une phase intermédiaire entre la bastnäsite, dépourvue de calcium, et la synchysite, plus riche en calcium relativement aux REE. Cette relation chimique est bien documentée et constitue un critère fondamental de classification. Organisation structurale et polysomatisme Les études cristallographiques ont montré que la structure de ces minéraux repose sur l’empilement de couches (REE–F) et de groupes carbonatés, auxquelles s’ajoutent, selon les espèces, des couches CaCO₃. La bastnäsite est constituée uniquement de couches REE–F et CO₃, tandis que la synchysite inclut systématiquement une couche calcique supplémentaire. La parisite correspond à une configuration intermédiaire, caractérisée par une alternance régulière de ces différents modules. Cette organisation explique : la pseudo‑hexagonalité fréquente des cristaux, la variabilité morphologique, la présence courante d’intercroissances syntaxiques avec la bastnäsite ou la synchysite. À l’échelle microscopique, des études par microscopie électronique ont mis en évidence des intercroissances nanométriques, traduisant un état proche de l’équilibre thermodynamique lors de la cristallisation. [link.springer.com] Implications morphologiques et identification Sur le plan morphologique, ces différences structurales se traduisent par des tendances générales : la bastnäsite forme fréquemment des cristaux tabulaires ou prismatiques relativement simples, la synchysite présente souvent des cristaux plus aplatis, la parisite développe des cristaux plus épais, parfois en “marches d’escalier”, reflétant la répétition des unités structurales. Cependant, ces critères restent indicatifs. La coexistence de plusieurs phases au sein d’un même cristal ou agrégat rend l’identification purement macroscopique incertaine. En pratique, une analyse chimique ou cristallographique est souvent nécessaire pour distinguer formellement ces espèces. Contextes géologiques et signification génétique Les trois minéraux se rencontrent préférentiellement dans des environnements hydrothermaux enrichis en fluor et en terres rares, notamment dans : les carbonatites, les complexes alcalins, les veines hydrothermales associées à des roches carbonatées. La présence simultanée de bastnäsite, parisite et synchysite au sein d’un même gisement est interprétée comme le résultat de variations locales des conditions physico‑chimiques, en particulier : la disponibilité du calcium, l’activité du fluor, la composition du fluide hydrothermal. [elementsmagazine.org] , [mdpi.com] , [link.springer.com] Dans ce cadre, la parisite peut être considérée comme une phase de transition, enregistrant des conditions intermédiaires entre celles favorisant la bastnäsite et celles stabilisant la synchysite. C onséquences pour la minéralogie des terres rares Sur le plan appliqué, la bastnäsite constitue l’un des principaux minerais industriels de terres rares, tandis que la parisite et la synchysite jouent un rôle secondaire. Cependant, ces dernières sont essentielles pour comprendre : les mécanismes de fractionnement des REE, l’évolution des fluides minéralisateurs, la genèse des gisements complexes à terres rares. Ainsi, l’étude comparative de ces minéraux dépasse largement le cadre descriptif et contribue à une approche intégrée de la géochimie des terres rares. Synthèse comparative (résumé conceptuel) En synthèse, la parisite occupe une position centrale au sein de la série fluorocarbonatée : chimiquement intermédiaire entre bastnäsite et synchysite, structurellement modulaire, favorisant les intercroissances, génétiquement indicative de conditions hydrothermales intermédiaires. Cette position confère à la parisite une valeur scientifique disproportionnée par rapport à sa rareté apparente. Tableau comparatif des fluorocarbonates apparentés à la Parisite SOURCES Mindat.org (en) Wikipedia.com, (en) Webmineral.com, (en.) Minéraux le guide des passionnées J. Lebocey, Encyclopédie du comptoir géologique M. Roger Warin Docteur en Sciences de l'Université de Liège Gems and Minerals.org (en) American Mineraogist (en), volume 78, pages 415-418' 199 Geoscience world (en) Elements magazin (en) Gallery, Bastnäsite (en) IA Clic pour agrandir... Mis en ligne le 30 mars 2026

  • Musée de Minéralogie Passion | mineralogie.club

    Plus qu'un réseau social, un outil de publication et de partage de la connaissance, Minéralogie Passion un groupe  Facebook pour les passionnés de beaux cailloux qui veulent en savoir plus et en voir plus en partageant. " Des centaines de passionnés de minéralogie qui partagent les connaissances et des milliers de photos. Minéralogie Passion Minéralogie passion est un groupe Facebook rejoignez le ! " Plus qu'un réseau social, un outil de publication et de partage de la connaissance, Minéralogie Passion un groupe Facebook pour les passionnés de beaux cailloux qui veulent en savoir plus et en voir plus en partageant. " Des centaines de passionnés de minéralogie qui partagent leurs connaissances et des milliers de photos. Dans les pages du musée, vous trouverez des sélections par espèce, incluant une présentation du minéral, des photos de spécimens remarquables pour leurs caractéristiques chimiques, physiques, optiques ou cristallographiques, leur provenance, leur mode de gisement, leurs associations avec d’autres espèces, ainsi que leur esthétique. Depuis plusieurs mois, chaque quinzaine est consacrée à un nouveau thème. Le webmestre a décidé de remonter le temps et de faire figurer sur le site tous les anciens thèmes. Patience ! D’ici quelques années, le Musée sera à jour. JJ Chevallier anime le musée. Nathalie Bertrand alias Nath Berliozette Assistante et auteur de textes. LES 2 DERNIEREs NOUVEAUTEs DU MUSEE 13 NOVEMBRE 2025 27 FEVRIER 2026 Creedite PYRITE Visitez les galeries ADAMITE Voir les photos en savoir plus... Groupe APOPHYLLITE Voir les photos en savoir plus... AUTUNITE Voir les photos en savoir plus... BOU RNONITE Voir les photos en savoir plus... CALCITE Voir les photos en savoir plus... CYANITE - DYSTHENE Voir les photos en savoir plus... GOETHITE Voir les photos en savoir plus... LAZULITE Voir les photos en savoir plus... MIMETITE Voir les photos en savoir plus... PYROMORPHITE Voir les photos en savoir plus... RUTILE Voir les photos en savoir plus... VANADINITE Voir les photos en savoir plus... WULFENITE Voir les photos en savoir plus... ANATASE Voir les photos en savoir plus... ARGENT NATIF Voir les photos en savoir plus... Azurite Voir les photos en savoir plus... CASSITERITE Voir les photos en savoir plus... CREEDITE Voir les photos en savoir plus... EUCLASE Voir les photos en savoir plus... HEMIMORPHITE Voir les photos en savoir plus... MALACHITE Voir les photos en savoir plus... PROUSTITE Voir les photos en savoir plus... QUARTZ FUME Voir les photos en savoir plus... SENEGALITE Voir les photos en savoir plus... WAVELLITE Voir les photos en savoir plus... APATITE Voir les photos en savoir plus... AUGELITE Voir les photos en savoir plus... BARYTE ou BARYTINE Voir les photos en savoir plus... CALCEDOINE Voir les photos en savoir plus... CU PRITE Voir les photos en savoir plus... CERUSITE Voir les photos en savoir plus... LIBETHENITE Voir les photos en savoir plus... MICA Voir les photos en savoir plus... PYRITE Voir les photos en savoir plus... RHODOCHROSITE Voir les photos en savoir plus... STAUROLITE ou STAUROTIDE Voir les photos en savoir plus... WOLFRAMITE Voir les photos en savoir plus...

  • Chronologie des pages | mineralogie.club[ JJ Chevallier

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  • Dossiers | mineralogie.club | JJ Chevallier

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    Pour découvrir la génèse de l'or à travers l'étude des gisement du sud Armoricain. LA CURIEUSE ALCHIMIE NATURELLE DE L'OR EXPLIQUÉE A TRAVERS L'EXEMPLE DES GISEMENTS DU SUD ARMORICAIN Un dossier rédigé par Monsieur Yves LULZAC ancien ingénieur géologue minier du BRGM OR... Illustration et mise en page JJ Chevallier 1-Origine de l'or. L'or, ainsi que tous les autres métaux constituant l'écorce terrestre, est disséminé dans les roches ainsi que dans les mers et océans. Ceci, bien sûr en très faibles proportions mais à des degrés plus ou moins importants suivant la nature de son hôte. Ces proportions, ou teneurs, se chiffrent en "ppb"(1) c'est-à-dire en milligrammes d'or par tonne de roches ou d'eau. C'est ainsi que la teneur moyenne en or des sols et de la partie supérieure de la lithosphère est de 5 ppb. Les chiffres peuvent atteindre en moyenne 10 ppb pour les granites, 4 ppb pour les roches ultra basiques, 7 ppb pour les basaltes et gabbros, 5 ppb pour les diorites, 3 ppb pour les calcaires et schistes argileux, 0,12 ppb pour l'eau de mer et 0,3 ppb pour l'eau douce. Bien entendu, l'extraction de l'or dans les mers, le gisement qui serait le plus vaste et le plus facile à exploiter, est impossible dans les conditions économiques actuelles. Il vaut mieux rechercher des concentrations beaucoup plus importantes même si les conditions d'exploitation sont plus difficiles et même si le potentiel récupérable est beaucoup plus réduit. Dans la nature, ces concentrations existent, aussi bien dans les roches dures que dans les alluvions des cours d'eau. On en connaît un certain nombre dans le Massif Armoricain, certaines ayant été exploitées avec profit. Mis à part les dépôts de type alluvial bien connus des orpailleurs, ces concentrations en "roches dures" se manifestent principalement sous forme de filons quartzeux ou sous forme d'amas sulfurés. 11-LES FILONS Les filons, en se rappelant qu'un filon métallifère emprunte toujours une fracture de l'écorce terrestre qui lui sert de guide. Fracture plus ou moins longue, simple ou ramifiée, ayant une direction précise et plongeant dans le sous-sol suivant un angle plus ou moins accentué (le pendage). A l'affleurement, sur la surface topographique actuelle, un filon dont l'épaisseur (ou puissance) peut varier de quelques centimètres à plusieurs mètres, peut se suivre sur plusieurs dizaines ou centaines de mètres, voire beaucoup plus, pour enfin se ramifier en de multiples filonnets ou pour laisser place à une simple fissure laquelle, le plus souvent, sera stérile. En profondeur (ou en aval pendage), un filon peut disparaître de la même manière mais, très souvent, on reste dans l'ignorance de sa fin car les recherches profondes, très onéreuses, sont toujours tributaires de l'appauvrissement du filon en matière première économiquement récupérable. Les structures filoniennes aurifères peuvent se rencontrer dans un contexte pétrographique quelconque, généralement granitique ou métamorphique. Leurs bordures (ou épontes), présentent parfois une zone d'altération plus ou moins prononcée se traduisant par la présence d'une grande proportion d'argile. Dans d'autres cas, l'altération des roches encaissantes est nulle ou peut se manifester par une certaine silicification de la roche. Dans le Massif Armoricain, le remplissage des filons aurifères est généralement constitué de quartz et de minéraux sulfurés, dont la pyrite et le mispickel (ou arsénopyrite). L'or peut alors s'y exprimer sous forme de micro-veinules mal cristallisées disséminées dans le quartz lui-même. Il y est généralement peu abondant. Cependant, il est beaucoup plus présent dans les sulfures, soit sous forme minéralogique mais extrêmement fine, soit sous forme ionique. Dans tous les cas, cet or restera toujours invisible à l'œil nu. Cette partie du gîte, que l'on nomme protore(2), contient donc de l'or que l'on pourra qualifier de "primaire". Toujours dans le Massif Armoricain, la teneur en or des protores connus, déjà exploités ou non, est en moyenne d'une dizaine de grammes à la tonne de minerai tout-venant. Avec parfois, mais très localement, des zones enrichies de faible extension pouvant atteindre les 50 grammes à la tonne. Cet or représente le potentiel du gisement qui peut être exploitable sous certaines conditions : géométrie favorable et bonne tenue des terrains ; traitement du minerai ne posant pas de problèmes particuliers et permettant d'obtenir un bon coefficient de récupération ; conjoncture économique favorable compte tenu des teneurs et des tonnages espérés, et aussi de la méthode d'exploitation (en carrière à ciel ouvert ou en souterrain). En France, toutes les zones filoniennes affleurantes sur la surface topographique à partir de la fin de l'ère tertiaire, ont été le siège de phénomènes d'oxydo-réduction s'étendant jusqu'au niveau de battement de la nappe phréatique (en général entre 10 et 20 mètres de profondeur). Phénomènes à l'origine de concentrations minéralogiques d'or natif (phénomène de pépitisation). Mais, dans l'état actuel des connaissances acquises à l'issue des recherches minières de la fin du vingtième siècle dans le Massif Armoricain, de tels niveaux enrichis ne sont plus observables de nos jours car ayant été exploitées dans l'Antiquité (travaux gallo-romains ou antérieurs). Les seuls témoins de ces anciennes mines apparaissent encore parfois sous forme de mares ou d'excavations plus ou moins remblayées qui peuvent s'aligner sur plusieurs kilomètres (par exemple la "ligne des Miaules" du district de Château Gontier en Mayenne, ou la ligne des "Aurières" de la région de la Poëze-Angrie dans le Maine-et-Loire). Quelques rares autres témoins peuvent aussi se manifester à la faveur de découvertes fortuites de "pépites" d'or natif oubliées ou égarées par les anciens mineurs… Pour ce qui concerne les exploitations modernes d'or du Massif Armoricain on peut citer : - La mine de la Bellière sur la commune de Saint-Pierre-Montlimart dans le Maine-et-Loire qui a fourni 10,4 tonnes d'or à teneur moyenne de 9 g/t. Son activité a cessé en 1952. - La mine de La Lucette sur la commune du Genest en Mayenne qui a fonctionné de 1905 à 1939. En plus de 42.000 tonnes d'antimoine, elle a fourni 8,35 tonnes d'or à teneur moyenne de 10 g/t. - La mine du Semnon sur la commune de Martigné-Ferchaud en Ille-et-Vilaine qui à fourni environ 500 tonnes d'antimoine et, probablement, quelques kilogrammes d'or. Un autre gîte aurifère a été découvert récemment mais il n'a pas été exploité. Il s'agit du gîte de Lopérec dans le département du Finistère dont les réserves sont estimées à 3,9 tonnes d'or à teneur moyenne de 7,8 g/t. Il ne s'agit pas, à proprement parlé, d'un gîte filonien quartzeux, mais plutôt d'une imprégnation de sulfures aurifères au sein d'une zone de cisaillement affectant des sédiments paléozoïques riche en matière organique. Ce gîte qui ne semble pas avoir été découvert ni exploité dans l'Antiquité, ne porte pas l'empreinte d'une altération superficielle classique génératrice d'une pépitisation secondaire de l'or. La cause est probablement à rechercher dans le proche environnement fortement réducteur du gîte primaire. 12-LES AMAS SULFURÉS Les amas sulfurés sous forme de colonnes ou de corps massifs généralement de géométrie elliptique encaissés dans des séries sédimentaires ou volcano-sédmentaires. Actuellement, ce type aurifère n'est connu dans le Massif Armoricain qu'à un seul exemplaire : le gisement de Rouez-en-Champagne dans la Sarthe, dont la partie oxydée, ignorée des Anciens si ce n'est pour ses teneurs importantes en fer, a été récemment exploitée. Encaissé dans des schistes noirs datés du Briovérien, ce gisement est principalement constitué de pyrite et pyrrhotine auro-argentifères avec chalcopyrite, galène et blende (sphalérite) subordonnées. L'or y est exprimé sous forme de microparticules invisibles à l'œil nu et la teneur du protore non oxydé est d'environ 1 gramme d'or à la tonne de tout-venant, tandis que la zone soumise à des phénomènes d'oxydo-réduction à montré une teneur voisine de 8,5 grammes à la tonne en moyenne avec des zones enrichies, mais très locales, à 77 grammes à la tonne. Au total, de 1989 à 1995, la production d'or a été de 2,6 tonnes, et celle d'argent de 9,1 tonnes. Un second gîte pouvant se rattacher à ce type est connu dans le Massif Armoricain. Découvert récemment, il n'a pas été exploité. Il s'agit du gîte de la Haie Claire dans la région de Saint-Georges-sur-Loire (département du Maine-et-Loire), avec un tonnage d'or estimé à 1,2 tonne à teneur voisine de 2 g/t. 2-LE Phénomène DE PEPITISATION de l'or. 21-CAS des filons quartzeux SULFURÉS Comme entrevu plus haut, l'or peut s'exprimer minéralogiquement dans le protore sous forme de fines particules sans formes cristallines nettes. A l'approche de la surface topographique, une formation filonienne de ce type s'oxyde intensément sous l'effet des eaux météoriques qui vont percoler jusqu'à la nappe phréatique dont le niveau variera au rythme des saisons. Ces eaux météoriques, très chargées en oxygène, vont réagir sur les sulfures, la pyrite principalement, pour former du sulfate ferreux ainsi que de l'acide sulfurique. Le sulfate ferreux, qui est très réducteur mais peu stable, va ensuite subir l'action de l'acide sulfurique néoformé et d'un nouvel apport d'oxygène pour donner du sulfate ferrique et de l'eau. A son tour, le sulfate ferrique, au contact d'un excès d'eau, va s'hydrolyser et produire à nouveau de l'acide sulfurique et de l'hydroxyde de fer exprimé minéralogiquement sous forme de "limonite", variété amorphe de goethite. Cette concentration de "limonite" constituera ce que l'on appelle un « chapeau de fer ». Ces réactions chimiques s'écrivent de la manière suivante : Pour ce qui concerne le mispickel, le fer libéré contribue à la formation de limonite tandis que l'arsenic peut migrer sous forme d'arsénolite As2O3 ou rester bloqué dans la limonite sous forme d'arséniates, principalement la scorodite Fe3+AsO4.2H2O. Au cours de ce processus d'oxydation, l'or camouflé dans les sulfures est libéré, soit sous forme minéralogique ou colloïdale, soit sous forme de véritable solution. Une partie de cet or pourra migrer hors de la caisse filonienne pour se retrouver dans les sols ou les eaux de ruissellement et finalement terminer son périple dans un dépôt alluvionnaire de fond de vallon. S'il rencontre un milieu réducteur, il pourra y floculer et se fixer sur des particules quartzeuses ou argileuses électro-négatives, l'or étant lui-même électro-positif. Des pépites de type alluvionnaire vont donc se former lesquelles, si elles subissent un transport suffisamment important, prendront la forme de "paillettes" si elles sont de petite taille, ou de masses à contours arrondis si leur taille est plus importante. Ce seront les vraies pépites bien connues des orpailleurs du monde entier. L'on sait également que dans un milieu fortement réducteur, par exemple composé de matières carbonées ou de végétaux en voie de décomposition, l'or pourra précipiter et former une mince pellicule sur les surfaces réductrices. C'est ce que l'on remarque parfois en climat tropical où les phénomènes d'oxydoréduction sont très agressifs. Dans tous les cas, cet or sera fortement appauvri en métaux alliés, argent ou cuivre. On fera remarquer que l'oxydation des sulfures peut également se produire en dehors d'une caisse filonienne et en un temps relativement court. En effet, ce processus peut très bien s'exercer sur d'anciens terrils (ou haldes) abandonnés sur un carreau minier et soumis aux intempéries. Ici aussi, les sulfures, pour peu qu'ils soient aurifères, vont s'altérer en libérant l'or qu'ils contiennent. Cet or, très dispersé dans un milieu hétérogène, s'exprimera sous forme de multiples petites aiguilles ou de cristaux plus ou moins cubiques ou dendritiques. Ce phénomène s'observe particulièrement bien dans certains déblais de mines antiques, romaines par exemple. D'où une légende voulant que l'or à la propriété de se régénérer. Malheureusement, la proportion d'or libéré est généralement très faible et ne permet pas d'en envisager l'exploitation à l'heure actuelle. C'est par exemple ce qui avait été tenté récemment sur les rejets des anciennes mines d'or romaines de la région de Chaves dans le nord du Portugal. Si l'or libéré reste piégé dans sa caisse filonienne, il commencera sa cristallisation en présence du sulfate ferreux réducteur et aura tendance à se regrouper à la base de la zone d'oxydation, dans une zone plus réductrice privée d'oxygène que l'on appelle zone de cémentation(3). Il pourra s'y fixer sur un élément électro-négatif et, si l'espace dont il dispose se révèle suffisamment grand (un espace précédemment occupé par de la pyrite par exemple), il pourra former un amas plus ou moins caverneux et cristallisé dont la géométrie, souvent très complexe, épousera les contours des cavités ouvertes dans le quartz ou même dans les épontes(4) argileuses, au contact de la roche encaissante. Ces amas de tailles variées dont le poids peut atteindre plusieurs dizaines de grammes, voire beaucoup plus dans certains cas, sont donc constitués d'or de formation secondaire. On pourra les qualifier d'or pépitique secondaire. Si l'action de l'érosion superficielle parvient à démanteler et à déplacer cette zone filonienne à or secondaire, tout d'abord dans l'horizon éluvial de pente, puis finalement dans les alluvions de fond de vallon, cet or, désolidarisé d'une grande partie de sa gangue quartzeuse ou argileuse, subira des déformations et abrasions au fur et à mesure de sa progression dans ce milieu mouvant. Son aspect extérieur se modifiera donc au point de prendre un aspect de véritable pépite alluvionnaire difficile à distinguer des premières, si ce n'est au moyen d'analyses chimiques qui indiqueront la présence ou non de métaux annexes tels que l'argent et le cuivre. Dans tous les cas, il faut admettre que le bilan aurifère d'une zone filonienne soumise à des phénomènes d'oxydo-réduction, ne pourra jamais surpasser le potentiel aurifère initial du protore non oxydé. S'il y a augmentation locale des teneurs en or, il n'y a pas augmentation du poids en or disponible dans le corps filonien originel. Cependant, la récupération du métal y sera beaucoup plus aisée car ne nécessitant qu'un abattage plus ou moins sélectif, suivi d'un éventuel débourbage et d'un simple traitement gravimétrique. C'est bien pour cela que les Anciens se sont uniquement intéressés à l'exploitation des zones filoniennes altérées et superficielles, leur activité se terminant dès l'apparition des sulfures dont ils ignoraient le traitement. 22-CAS des AMAS SULFURÉS MASSIFS Ils sont à l'origine d'importants "chapeaux de fer" qui, très souvent, ont fait l'objet d'exploitations uniquement centrée sur la production de fer bien que ce minerai ne soit pas toujours d'excellente qualité. Comme évoqué plus haut, le seul exemple connu d'amas sulfuré aurifère dans le Massif Armoricain est le gisement de Rouez. Si le protore non oxydé n'a été reconnu qu'au moyen de sondages carottés, il n'en est pas de même pour la zone oxydée et cémentée qui à été exploitée pour son or et son argent et dont on a pu étudier son architecture et son mode de formation. C'est ainsi que ce gisement comporte 5 horizons successifs : - De 0 à -10 m. Horizon oxydé rouge très riche en limonite ("chapeau de fer") et silice résiduelle. C'est le lieu de percolation des eaux météoriques chargées en oxygène. - De -10 à -18 m. Zone de battement de la nappe phréatique. L'enrichissement en or et argent commence à se manifester dans la moitié inférieure de cet horizon. - De -18 à -20 m. Premier horizon de cémentation où se manifeste l'enrichissement maximum en or (jusqu'à 77 g/t), argent (jusqu'à 1.600 g/t) et accessoirement plomb (jusqu'à 11%), contrairement au zinc qui est complètement lessivé - De -20 à -30 m. Horizon cémenté de couleur noire, enrichi en cuivre (de 2 à 4,5%) mais dans lequel on note des concentrations dégressives en or et argent. - De -30 à -35 m. Horizon de passage progressif au protore. Ici, l'or secondaire présente bien son maximum de concentration dans le premier horizon de cémentation mais, contrairement à ce qui se passe dans le cas des filons quartzeux, il ne s'exprime jamais sous forme d'amas volumineux. Il se présente toujours sous forme de fines particules, la plupart du temps invisibles ou difficilement discernables à l'œil nu car n'ayant jamais rencontré de cavités suffisamment grandes pour s'y développer sans contraintes. C'est pour cela que ce type de gisement a pu échapper à l'œil, pourtant pointu, des anciens prospecteurs d'or. 3-LES ALLUVIONS ARMORICAINES. En général, la signature alluvionnaire des gîtes aurifères "en place", est toujours très nette, qu'il s'agisse de gîtes exploités dans l'Antiquité ou à l'époque moderne. On constate une dispersion d'or plus ou moins micro-pépitique dans les cours d'eau qui se situent en aval des travaux miniers, sans que l'on puisse faire toujours la distinction entre l'or de néoformation issu d'or dissout ou colloïdal, et l'or détritique provenant de l'horizon éluvionnaire situé en aval du gîte primaire en roche (ou "en place"). Cependant, dans le second cas, l'or sera souvent associé à des fragments plus ou moins anguleux de quartz pouvant montrer de légères traces d'usure ou un certain émoussé acquis au cours de son trajet dans le milieu alluvionnaire. En général, dans le réseau hydrographique armoricain, les degrés d'usure sont faibles. Cependant, il peut être important en contexte marin, non seulement dans les alluvions marines actuelles, mais surtout dans les alluvions marines d'âge pliocène dont il subsiste encore d'épais placages sur quelques versants ou sommets de collines. Un point particulier, qui n'est d'ailleurs pas encore totalement élucidé, réside dans l'omniprésence d'or alluvionnaire sur toutes les surfaces briovériennes armoricaines, en particuliers sur celles qui affleurent dans le centre Bretagne, dans les régions de Pontivy et de Loudéac par exemple. Cet or est présent dans la totalité du réseau hydrographique et peut être facilement récupéré au moyen d'une simple batée. Mais, bien sûr, pas en grosses quantités, car les teneurs enregistrées dans certains dépôts alluviaux de la région de Cléguérec, apparemment les plus riches, sont en général de l'ordre de 0,10 grammes d'or au mètre cubes de sables et graviers. Néanmoins, certains orpailleurs ont pu, dans les années 60, récupérer quelques dizaines de kilogrammes d'or dans les exploitations de sable qui étaient en activité à l'époque sur les alluvions du Blavet. Le matériel mis en œuvre étant simplement constitué de tables à rifles garnies de moquette. Dans les petits cours d'eau, cet or "briovérien" se présente toujours sous la forme de petites pépites millimétriques mais pouvant parfois atteindre le centimètre ou très rarement plus. Ces pépites ont des formes quelconques, souvent caverneuses et peuvent englober des grains de quartz plus ou moins émoussés. Dans les grands cours d'eau, l'Oust et le Blavet par exemple, la plupart des grains d'or prennent alors un faciès typiquement alluvionnaire en "paillettes". L'origine de cet or pose un problème car jusqu'à présent et malgré quelques recherches effectuées dans ce sens dans les années 70, il n'a jamais été découvert de gîtes pouvant justifier une si importante dispersion d'or sur des kilomètres carrés d'affleurement briovérien. Mis à part quelques rares filonnets quartzeux montrant des traces d'or natif découverts sur affleurement ou sous forme de "pierres volantes". Un hypothèse voudrait que l'or contenu à l'origine dans les sédiments briovériens, en teneurs de base de l'ordre de 3 ppb, ait été remobilisé sous l'effet des profondes altérations climatiques enregistrées à l'Eocène en climat tropical, altération que l'on peut encore constater sur des épaisseurs de plusieurs dizaines de mètres. Dans le cas présent, cette altération s'est exercée sur des roches schisteuses noires, plus ou moins chargées en matière carbonée et donc réductrices. Milieu favorable à la cristallisation de l'or, mais celui-ci étant à l'origine finement divisé et ne disposant pas de grosses cavités pour s'y déposer, il n'y forme jamais de gros amas. L'érosion récente (fluviatile ou périglaciaire) exercée sur ces roches altérées aurait donc définitivement libéré cet or pour le concentrer dans le réseau hydrographique actuel. en guise de conclusion Finalement, on s'aperçoit que l'or n'est pas un métal aussi rare qu'on pourrait l'imaginer. Nombreux sont les petits cours d'eau du Massif Armoricain qui, à la base de leur "lit vif" peuvent encore livrer des "couleurs" d'or. "Couleurs" que l'on retrouve facilement au fond d'une batée ou d'un pan américain mais qui, mis à part le plaisir quelles peuvent apporter au moment de leur découverte, ne peuvent prétendre à la moindre rentabilité. Cependant, il a existé de fortes concentrations d'or libre superficiel dans certaines formations filoniennes quartzeuses et il est certain que ceux qui les ont découvertes autrefois ont dû se réjouir devant un tel spectacle qui pourtant, et sans qu'ils s'en doutent, contribuait à faire de la Gaule, la "Gallia Aurifera" tant convoitée des légions romaines. En France, tous ces anciens mineurs ne nous ont gardé aucun exemple intact de ce qu'ils ont pu découvrir au cours de leurs prospections, nous laissant le soin d'exploiter à grands frais les parties profondes des filons qu'ils dédaignaient. Heureusement, il était, et est encore possible de par le monde, de recréer l'ambiance qui devait régner à l'occasion des grandes découvertes de l'Antiquité. Il suffit de se remémorer les grandes aventures du Klondyke et de la Californie sur le continent américain lequel, à l'époque, était resté quasiment vierge de toute exploitation minière. Sans oublier également l'Australie et certains pays africains qui, encore de nos jours, ne sont pas avares de gîtes aurifères intacts, ni de grosses "pépites"… Cliquez sur la carte pour agrandir. adenda De nombreux historiens de la recherche minière ont tenté d'évaluer la production antique de l'or en France. Chose difficile car, en général, on connaît mal le volume ou le tonnage du minerai traité, la proportion d'or dans ce minerai, ainsi que le pourcentage de récupération du métal à l'issue des opérations de lavage et de raffinage. Les mêmes interrogations se posent dans le cas du Massif Armoricain, en particulier pour ce qui concerne le tonnage du minerai extrait. En effet, les traces d'exploitations encore visibles sur le terrain ne sont que très partielles et souvent mal délimitées. Depuis au moins 2000 ans, les carrières ont pu être complètement remblayées pour les besoins de l'agriculture, ne laissant parfois que de vagues ondulations de terrain d'interprétation peu aisée. Avec un peu de chance, un microtoponyme en "Aurière" ou en "Miaule" aura franchi les siècles pour nous indiquer un lieu d'extraction de métal sans préjuger de la taille ni de l'importance des travaux effectués. Dans d'autres cas, si la carrière n'a pas été remblayée par l'homme, la nature s'en est plus ou moins chargée en érodant les déblais miniers (les "cavaliers") bordant la zone excavée. Bien sûr, on ignore l'épaisseur de ce remblayage en l'absence de travaux de terrassement toujours malaisés à conduire au fond d'une cavité qui, de plus, est souvent remplie d'eau. Le district de Château Gontier n'échappe pas à ces règles bien que de rares tentatives de reconnaissance des niveaux d'exploitation les plus profonds aient été tentées par les équipes du B.R.G.M. dans les années 80. A l'issue de ces travaux, il semblerait que ces anciens mineurs ne soient guère descendus à plus d'une quinzaine de mètres de profondeur, niveau pouvant correspondre à l'apparition de minerai sulfuré ou à la zone de battement de la nappe phréatique. Une dizaine de mètres semblerait constituer une bonne moyenne de profondeur atteinte dans cette région. Pour ce qui concerne les volumes de minerai extraits, il faut partir du principe que les Anciens travaillaient "à vue" d'une manière très sélective, ne récoltant que les structures filoniennes quartzeuses, de préférence avec or visible. L'or en amas "pépitiques" était probablement mis de côté tandis que le tout-venant quartzeux était concassé et broyé, puis finalement traité par gravimétrie hydraulique (batée ou sluice). Quant aux roches encaissantes stériles, elles étaient remisées en surface, en bordure de l'excavation pour former ce que l'on appelle aujourd'hui des "cavaliers". Toujours dans les années 80, des sondages carottés profonds ont été exécutés afin de reconnaître l'aval pendage et les prolongements éventuels des anciennes exploitations. Ces sondages, au nombre de 23 répartis sur 5 aurières encore bien visibles sur le terrain, ont permis d'avoir une première idée sur le nombre et la puissance des formations filoniennes exploitées, ainsi que sur leur teneur en métal. Tout en gardant à l'esprit que les zones recoupées constituent le protore des filons dont la teneur moyenne en or permettra d'en apprécier le potentiel aurifère. Potentiel que l'on reportera alors sur la partie oxydée du gîte exploité. Les données fournies par ces sondages sont résumées ci-après, sachant que les teneurs moyennes exprimées en grammes par tonne (g/t) ont été pondérées par la puissance des filons interceptés ; que la profondeur des aurières à été arbitrairement fixée à 10 m, et que la densité du minerai extrait est de 2,6 : 1- Aurière de la Vieuville sur la commune de Livré-la-Touche. Longueur totale évaluée à 340 mètres reconnue par 8 sondages ayant intersecté 13 formations filoniennes de puissance moyenne égale à 3,81 m (min. 0,25 m, max. 7,74 m). Teneur moyenne = 3,06 g/t (min. 0,7 g/t, max. 12,38 g/t). D'où un potentiel de 103 kg d'or, soit 0,30 kg au mètre d'allongement. 2- Aurière de la Petite Perrine sur la commune d'Athée. Longueur totale évaluée à 750 mètres reconnue par 6 sondages ayant intercepté 7 formations filoniennes de puissance moyenne égale à 0,72 m (min. 0,30 m, max. 1 m). Teneur moyenne = 1,84 g/t (min. 0,68 g/t, max. 2,35 g/t). D'où un potentiel voisin de 26 kg d'or, soit 0,03 kg au mètre d'allongement. 3- Aurière des Fosses sur la commune de Saint Fort. Longueur totale évaluée à 400 mètres reconnue par 6 sondages ayant intercepté 7 formations filoniennes de puissance moyenne égale à 1,46 m (min. 1 m, max. 3,78 m). Teneur moyenne = 24,04 g/t (min. 0,5 g/t, max. 83,1 g/t). D'où un potentiel de 390 kg d'or, soit 0,97 kg au mètre d'allongement. 4- Aurière de la Derbourière sur la commune de Saint Fort. Longueur totale évaluée à 250 mètres reconnue par 1 sondage ayant intercepté 3 formations filoniennes de puissance totale égale à 1,50 m, et de puissance moyenne égale à 0,50 m (min. 0,40 m, max. 0,55 m). Teneur moyenne = 2,50 g/t (min. 1,25 g/t, max. 6 g/t). D'où un potentiel voisin de 24 kg d'or, soit environ 0,10 kg au mètre d'allongement. 5- Aurière du Coudreau sur la commune de Chemazé. Longueur totale évaluée à 200 mètres reconnue par 2 sondages ayant intercepté 4 formations filoniennes de puissance moyenne égale à 1,23 m (min. 0,56 m, max. 1,75 m). Teneur moyenne = 15,5 g/t (min. 3,30 g/t, max. 28 g/t). D'où un potentiel de 99 kg d'or, soit 0,49 kg au mètre d'allongement. Ce qui, au total, représente un potentiel d'environ 642 kg d'or réparti sur 5 aurières dont la longueur cumulée serait d'environ 1.940 mètres. Cependant, ce potentiel doit être corrigé en fonction des pertes d'or dissout ou colloïdal ayant migré hors des caisses filoniennes oxydées. Chiffre évidemment impossible à évaluer d'une manière précise mais que l'on pourrait fixer arbitrairement à 10%. Ce qui abaisse le potentiel récupérable à 578 kg. Ce dernier chiffre devant lui-même être corrigé pour tenir compte des pertes d'or au moment de l'exploitation (filonnets négligés car sans or visible, broyage insuffisant des quartz, perte de métal au lavage, etc). Correction difficile à apprécier mais que l'on pourrait aussi fixer arbitrairement à 10%. D'où un poids d'or récupéré égal à environ 520 kg. Ces sondages, bien qu'en nombre très insuffisant compte tenu des grandes surfaces à explorer, montrent cependant que le potentiel métal peut varier dans de très fortes proportions d'un aurière à l'autre. Dans le cas présent, de 30 grammes à 970 grammes par mètre d'allongement filonien. Ce dernier chiffre, apparemment anormal, obtenu dans l'aurière des Fosses, étant dû à une forte accumulation de sulfures, et non à un "effet pépite" puisque l'or natif primaire est ici toujours finement divisé dans le protore. On peut tenter d'élargir ce chiffre de production à l'ensemble du district de Château Gontier sur lequel il est possible de repérer 21 autres sites montrant des traces évidentes d'activité humaine du même genre et dont la longueur totale d'exploitation pourrait être de 5.900 mètres. La production supplémentaire d'or pourrait alors se monter à 1.581 kg. D'où un total de 2.100kg ayant pu être extrait de ce district. Chiffre, répétons-le, tout-à-fait hypothétique compte tenu des trop nombreuses imprécisions dans l'évaluation des tonnages réellement sortis ainsi que des teneurs en or récupérable. A fortiori, il serait très imprudent de vouloir majorer ce chiffre de production en prenant comme base de travail une exploitation continue de l'or sur toute l'étendue réelle de ce district, soit sur 40 km depuis Château Gontier jusqu'aux abords de la Guerche-de-Bretagne en Ille-et-Vilaine. En effet, les zones minéralisées en or, loin d'être continues, forment au contraire des îlots s'échelonnant de distance en distance et d'une manière irrégulière le long de cet axe tectonique. Peut-on, également, appliquer ces chiffres de production à l'échelle régionale, en prenant en compte, par exemple, l'alignement des aurières qui s'étend sur 20 kilomètres à l'ouest de la Pouëze et d'Angrie dans le Maine-et-Loire. Ou bien, au-delà d'Angrie, l'alignement des aurières qui s'étend sur 17 kilomètres entre les bourgs du Pin et de Moisdon-la-Rivière en Loire Atlantique ? Dans l'affirmative, il serait alors possible de doubler les chiffres obtenus sur le district de Château Gontier… CARTE POSTALE DE MINE D'OR DE LA RÉGION OUEST... Collection privée F. C. BIBLIOGRAPHIE E. Raguin. Géologie des gîtes minéraux. Masson et Cie. éd. Paris. 1961; P. Routhier, E. Raguin et al. Métallogénie hypogène de l'or. Colloque M.P.M.G. - B.R.G.M. 1966; J. Goñi, C. Guillemin, C. Sarcia. Géochimie de l'or exogène. Etude expérimentale de la formation des dispersions colloïdales d'or et de leur stabilité. Min. Deposita. Berlin, 1. 1967; G. Machairas. Contribution à l'étude minéralogique et métallogénique de l'or. Bull. B.R.G.M., 2ème série, section 2, n°3. 1970. (Etude particulièrement bien documentée); J. Guigues, G. Machairas. Les diverses minéralisations aurifères du Massif Armoricain en relation avec le volcanisme, la sédimentation et les orogénies. 24th. Int. Geol. Congr. Montreal, Sect 4, Mineral Deposits. 1972; J.J. Bache. Les gisements d'or dans le monde. Mémoire B.R.G.M. n°118. 1982;

  • Cassitérite| Musée Minéralogie Passion| mineralogie.club | JJ Chevallier

    Plus qu'un réseau social un outil de publication et de partage de la connaissance. Minéralogie passion une page Facebook pour les passionnés de beaux cailloux qui veulent en savoir plus et en voir plus en partageant. La cassitérite est le minéral typique des gisements pneumatolytiques, on qualifie de pneumatolytique, un gîte métallifère lorsque l'on juge que le transport et la mise en place des matériaux qui le composent se sont effectués à l'état de vapeur. Elle est associée aux greisens, des roches micacées présentes à la bordure des massifs granitiques ou des filons granitiques et issus du remplacement des feldspaths présents dans ces formations, par l'association quartz-muscovite sous l'action de fluides pneumatolytiques (vapeur d'eau, fluor, bore, chlore, etc ...). Les greisens peuvent, parfois, constituer des gisements de cassitérite, fluorite, tourmaline, béryl, et aux filons de quartz de haute température avec la ferbérite, l'arsénopyrite, la molybdénite, etc. Parfois présente dans certaines pegmatites aussi dans des skarns. Sa grande dureté la rend présente dans les gisements secondaires détritiques alluvionnaires. C'est le minerai d’étain. Les cristaux sont fréquents et souvent bien définis et brillants. La variété « étain de bois » est aussi une cassitérite holomorphe à structure fibroradié parfois globulaire pouvant former des cocardes ( Cornouaille, Angleterre ). Les minéraux qui accompagnent la cassitérite sont nombreux, albite, apatite, arsénopyrite, béryl, fluorite, molybdénite, quartz, scheelite, topaze, tourmaline, wolframite, etc. Ce sont principalement des impuretés d’oxydes de fer (Fe) qui colorent la cassitérite, qui est incolore en absence d’impuretés ce qui est extrêmement rare. CASSITERITE La cassitérite, dioxyde d’étain (SnO2 ), fut décrite et dénommée par François-Sulpice Beudant en 1832 ; le nom dérive du grec κασσίτερος (kassiteros = étain), qui en est le principal élément constituant. Nom dérivé du terme "Cassiterides", îles au large de la côte ouest de l'Europe à l'époque préromaine. (l'emplacement exact de ces îles a été vivement débattu au fil des ans, la pensée actuelle est que la source était probablement l'Espagne continentale et qu'il y a encore 2000 ans, les commerçants avaient déjà l'habitude de fournir des informations trompeuses sur la localité pour protéger leurs sources). La cassitérite, dont on tire l’étain, a été longtemps un minéral stratégique avec le cuivre qui servaient à fabriquer le bronze. Bien que très abondante, la cassitérite compte peu de gisements économiquement exploitables. MUSÉE "Minéralogie Passion" "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! Au Royaume-Uni, en Angleterre, dans les Cornouailles, district de St Agnes, on trouve les gisements historiques qui furent la plus grande source mondiale d’étain aux XVIII et XIX siècles. Les beaux spécimens cristallisés y sont rares. C’est dans cette région que l’on a découvert dans la mine Wheal Coates les pseudomorphoses d’orthose, assez souvent maclés, selon la loi de Carlsbad, en cassitérite. La République Tchèque se distingue par des cristallisations allant jusqu’à 20 cm dans le district d’Horni Slatov dans le Schlaggenwald. Le Portugal à Panasquera produit parfois de très beaux cristaux très brillants de quelques centimètres. De très belles cassitérites viennent des gisements du district de Viloco dans le département de La Paz en Bolivie. Ce sont des amas de cristaux souvent gemmes très brillants, leur couleur allant du brun clair au marron, dite « café », leur taille est pluri centimétrique jusqu’à 8 cm d’arête pour les plus gros ; les macles de 2 cm ne sont pas rares ; il y a été découvert des cristaux rarissimes, incolores. Dernièrement on y a découvert des druses pluri décimétriques de cristaux centimétriques. Au Brésil, surtout dans l’état du Rio Grande do Sul et au Minas Gerais on trouve de bons gisements de cristaux souvent noirs et trapus avec beaucoup de macles. L’Afghanistan produit de très beaux cristaux dans les pegmatites de la vallée de Pech, région de Kunar. Ces spécimens sont parfois associés à l’elbaïte. En Chine on trouve dans le Sichuan, près de Pingwu, dans les monts Xuebaoding, de magnifiques spécimens en bipyramide obtuse très brillante souvent maclée en bec d’étain, sur de la muscovite et parfois associée à la scheelite orange ou à l’aigue-marine parfois à la goshénite. Dans ce gisement on trouve des prismes de section carrée biterminés en pyramide quadratique pouvant aller jusqu'à 10 cm. France, le meilleur gisement de niveau mondial pour l'espèce, est celui de la mine du Roc Saint-André de la Villeder, Morbihan, caractérisé par des cristaux qui forment des prismes trapus très brillants parfois en macle en genou et macle cyclique, les plus gros cristaux de ce gisement atteignent 7 cm, ils sont parfois associés au béryl. En Bretagne on peut citer les cristaux de Quily ainsi que ceux inclus dans les masses de schistes de la localité d’Abbaretz en Loire-Atlantique et ceux plus confidentiels de Piriac sur Mer. En Haute-Vienne, dans les mines de Vaulry, on a extrait des cristaux niobo-tantalifères provenant des pegmatites sodolithiques du secteur de Chédeville-La Chèze près d'Ambazac. Dans la Creuse de beaux cristaux pyramidaux proviennent de Montebras. Dans l’Allier on trouve de beaux cristaux à Echassière dans la carrière de Beauvoir. Enfin il faut signaler les magnifiques cristaux prismatiques et brillants trouvés dans les dolomies métasomatisées de la carrière de Trimouns à Luzenac dans l'Ariège. Sources : Littérature Minéraux (Julien Lebocey) aux éditions du Piat Internet Mindat Wikipédia Géowiki Vous pouvez aussi consulter le dossier à propos de l'Etain armoricain. Cassiterite, le Bois vert, Abbaretz, Loire-Atlantique, Bretagne, France.jpg Cassitérite avec macle en croix de St André de la mine de la Villeder, Le Roc St André, Morbihan, Bretagne, France. Cassitérite, mine Viloco, province de Loayza, La Paz, Bolivie. Gravier de cassitérite alluvionnaire, Région de Saint Renan, Finistère, Bretagne, France. Cassitérite, rhodizite, pegmatites d'Ampasogona, gisement des pegmatites deTetezantsio-Andoabatikely, Andrembesoa,Betafo,Vakinankaratra, Madagascar. Cassitérite, Potosi, Bolivie. Cassitérite, Pegmatite de Kibingo, route Gitarama – Kibuye, Province du Sud, Rwanda. Cassiterite, mine de Ririwai, Doguwa, Kano, Nigéria. Cassitérite, macle avec tourmaline polychrome, San Pietro di Campo, Ile d'Elbe, Italie. Cassitérite, Lutsiro, rivière Sebeya , Kabaya , District de Ngororero , Province de l'Ouest , Rwanda. Cassitérite, gisement artisanaux de cassitérite et coltan, axe Lulingu-Nduma - Territoire de Shabunda, Sud Kivu, RD Congo. Cassiterite, filon Lagarde, mine de Vaulry, Bellac, Haute-Vienne, Nouvelle-Aquitaine, France. Cassitérite, carrière St Gobain-Chedeville, Ambazac, Haute Vienne. Nouvelle-Aquitaine, France. Cassitérite, carrière de Quily, Quily, Morbihan, Bretagne, France. Cassiterite, carrière de Quily, Quily, Morbihan, Bretagne, France. Cassitérite, ancienne mine du Bé, Nozay, Loire-Atlantique, Bretagne, France. Cassitérite, ancienne mine de la Villeder, le Roc St André, Morbihan, Bretagne, France. Cassitérite, ancienne mine de la Villeder, le Roc St André, Morbihan, Bretagne, France. Cassiterite, alluvions Macintyre river, Elsmore, comté de Gough, Nouvelle-Galles du Sud, Australie. Cassiterite, alluvions de la rivière Bouloterie, Caden, Questembert, Morbihan, Bretagne, France. Cassiterite, Trimouns, Luzenac, Ariège, France. Cassitérite var. étain de bois, Wheal Kitty, St. Agnes, Cornouailles, Angleterre, Royaume-Uni. Cassitérite sur tourmaline, champ de pegmatite de Paroon, Nuristan , Afghanistan. Cassitérite var. étain de bois, Llavisa, plateau du Condor Iquiña, région de Macha, province de Chayanta, Potosí, Bolivie. Cassitérite sur muscovite, gisement de béryl-scheelite, Mt Xuebaoding, Pingwu Co., préfecture de Mianyang, Sichuan, Chine. Clic pour agrandir... Tin wood, "étain de bois" en français . L’étain de bois présente une structure botryoidale, il a une couleur, le plus souvent, brun rougeâtre à brun sur une matrice blanche les zones exposées affichant la structure interne en couches rubanées avec un peu d’oxyde de manganèse (Mn) noir.

  • Cathodoluminescence | mineralogie.club | JJ Chevallier

    Un phénomène lumineux bien utile pour reconnaître les matériaux minéraux. CATHODOLUMINESCENCE Qu’est-ce que la cathodoluminescence ? La cathodoluminescence est un phénomène lumineux observé lorsqu’un matériau est bombardé par des électrons très énergétiques, dont l’énergie varie généralement entre quelques keV et une vingtaine de keV (1 keV = 1000 électrons-volts). Ce bombardement excite les atomes du matériau, qui peuvent alors émettre de la lumière dans des longueurs d’onde allant de l’ultraviolet au visible, et parfois jusqu’au proche infrarouge. Ce phénomène est souvent étudié à l’aide d’un microscope électronique à balayage (MEB). La zone analysée est relativement petite, typiquement de l’ordre de 200 micromètres par 300 micromètres, ce qui permet une observation très localisée. Il existe deux causes principales à l’émission de cathodoluminescence : Emission intrinsèque : le matériau lui-même émet de la lumière, en raison de sa structure atomique ou cristalline. Emission extrinsèque : la lumière provient d’impuretés, d’inclusions ou de défauts présents dans le matériau, parfois invisibles à l’œil nu. Lorsqu’un électron du faisceau entre dans le matériau, il peut exciter un électron du matériau vers une orbite d’énergie plus élevée. Quand cet électron revient à son niveau initial, il libère l’énergie sous forme d’un photon (particule de lumière). L’énergie de ce photon est précise et caractéristique de l’élément chimique concerné. En analysant les photons émis, on peut donc obtenir des informations sur la composition chimique du matériau. Cette méthode permet une analyse qualitative (identifier les éléments présents) et parfois semi-quantitative (estimer leur concentration). keV : abréviation pour kiloelectronvolt, vous trouverez la définition en bas de page. Application de la cathadoluminescence L'analyse MEB-CL peut être appliquée à tout type d'échantillon émettant de la lumière sous irradiation électronique. Elle permet de déterminer les différences de composition des matériaux et d'en examiner les constituants. Outre les informations sur la composition et la structure fournies par le MEB standard, elle fournit des informations sur les propriétés électro-optiques et la localisation des défauts cristallins, difficiles à déterminer par d'autres méthodes. La cathodoluminescence permet, généralement, d’identifier le minéral par la longueur d’onde et l’intensité de l’émission du rayonnement. Quelques exemples de couleurs du rayonnement de cathodoluminescence de minéraux. D’après un document trouvé sur Internet, écrit par M. Duttine Histoire Luminescence : le phénomène est connu depuis le 17ème siècle. La premières descriptions du phénomène de cathodoluminescence apparait à la fin du 19ème siècle. En 1879 William Crookes, physicien et chimiste, britannique (1832-1919), travaillait sur les tubes à vide et a observé la luminescence de certains matériaux et des variations de couleur: “L'un des phénomènes les plus frappants qui ont accompagné cette recherche a été la puissance remarquable que possèdent les rayons moléculaires, dans un vide poussé, de provoquer une phosphorescence dans les corps sur lesquels ils tombent. […] Il brille d'une lumière bleu-violet brillante [...] modifications de ces sulfures phosphorescents brillant d'une lumière jaune, orange et verte. ” Crookes a également comparé la luminescence de certains minéraux (rubis, diamants) et a remarqué que la couleur de luminescence variait en fonction de la provenance des gemmes: “La plupart de ces gemmes, qu'elles soient taillées ou brutes, lorsqu'elles proviennent des champs sud-africains, phosphorescent d'une couleur bleu clair brillante. Les diamants d'autres localités brillent de différentes couleurs, telles que le bleu vif, le bleu pâle, l'abricot, le rouge, le vert jaunâtre, l'orange et le vert vif ." En 1960, premières études systématiques sur l’origine de la cathodoluminescence et son application en pétrologie. Carbonates : zonations invisibles par d’autres techniques et variations de couleur pouvant indiquer l’origine du minéral. Quartz (Sippel, 1968) : différenciation de quartz secondaires non-luminescents et de quartz primaires ou détritiques luminescents. Extrait du PDF : microscopie électronique : application à l’étude des matériaux géologiques Andreï Lecomte (Université de Lorraine ) microscopie électronique : application à l’étude des matériaux géologiques Andreï Lecomte SOURCES Littérature Archives JJ Chevalier Web M. Dutinne Andrei Lecomte, Universsité de Lorraine

  • Minéralogie passion | Bournonite | mineralogie.club

    Plus qu'un réseau social un outil de publication et de partage de la connaissance. Minéralogie passion une page Facebook pour les passionnés de beaux cailloux qui veulent en savoir plus et en voir plus en partageant. MUSÉE "Minéralogie Passion" "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! BOURNONITE Textes de Nathalie Bertrand et JJ Chevallier. La bournonite est une espèce minérale composée de sulfoantimoniure de plomb et de cuivre de formule PbCuSbS3, cristallisant dans le système cristallin orthorhombique. La bournonite contient environ 42 % de plomb, 13 % de cuivre, 25 % d'antimoine et 20 % de soufre. Inventeur et étymologie : (Cf Mindat et Géowiki) elle fut mentionnée pour la première fois par Philip Rashleigh en 1797 comme étant un minerai d'antimoine. Appelée Endellione ou endellionite, suite à sa découverte à St Endellion - sa localité type, nommée en 1805 par Robert Jameson en l'honneur de Jacques-Louis, comte de Bournon [21 janvier 1751 - 24 août 1825], cristallographe et minéralogiste. Conditions de formation : La bournonite est un des sulfosels les plus fréquents. C'est un sulfoantimoniure issu des filons hydrothermaux de moyenne et basse température et est connu dans certaines fentes alpines. Elle se présente en cristaux pseudoquadratiques aplatis, souvent implantés sur la tranche avec des faces du prisme striées, en cristaux prismatiques courts à tabulaires à faces cannelées atteignant 11 cm, ou en masses compactes parfois grenues. La bournonite est surtout célèbre pour ses macles cruciformes caractéristiques "en roues dentées" ou en "pignon d'engrenage". Elle possède un éclat métallique souvent vif et une couleur gris acier tendant vers le noir. Très altérable à l'affleurement, elle donne fréquemment naissance à un cortège d'oxydes diversement colorés de cuivre, plomb et antimoine. Utilisation : La bournonite a occasionnellement servi de minerai de cuivre, de plomb et parfois d'antimoine, elle n'est plus exploitée aujourd'hui en tant que telle, mais ses cristaux restent appréciés des collectionneurs. Les macles : Très commune sur {110} cette macle ce répète pour former des cristaux à faciès cruciformes appelés "en roues dentées". Minéraux associés : Elle accompagne fréquemment la galène, la pyrite, la sphalérite, la tétraédrite, la chalcopyrite, la fluorite et la baryte. Les traitements : ATTENTION ! Certains cristaux, notamment en provenance des Malines (Gard), ont pu être brossés à la brosse métallique afin d'en améliorer la qualité de surface, c'est tout le contraire qui produit, les stries naturelles des cristaux disparaissent laissant une surface lisse où l'on peut remarquer les trace laissées par les brosses. Synonymie : Berthonite Buttgenbach (1923), Endellionite Zippe (1859) d’après la localité Wheal Boys, St Endellion, Cornouailles Angleterre. Plomb sulfuré antimonifère René Just Haüy (1809), Wölchite d’après la localité Wölch, près de St. Gertraud, Carinthie Autriche. La bournonite dans le Monde : (liste non exhaustive) Un des gisements historiquement célèbres est la mine d'Herodsfoot en Cornouailles - Angleterre. Des cristaux exceptionnels jusqu'à 5 cm et notamment des groupes de macles cycliques dits en "pignons d'engrenage (cogwheel en anglais)" y ont été extraits. Les meilleurs cristaux y ont été découverts dans la seconde moitié du XIXÈME siècle. Ils sont extrêmement recherchés et très rares sur le marché de la collection. De bons échantillons proviennent également, de Wheal Boys à Saint Endellion - Cornouailles - Angleterre. En Allemagne : Le district de Neudorf - Harz ou Altenkirchen (Rhénanie-Palatinat) a également donné de bons cristaux (cristaux tabulaires de 15 cm sur sidérite). Aujourd'hui, les ressources minières sont épuisées. De superbes groupes décimétriques à pluridécentrimétriques ont également été extraits ces dernières années dans le département de Potosi dans la mine bolivienne de Viboras. Les cristaux brillants sont disposés en placage de pyrite et forment parfois des macles en pignons d'engrenage. En Chine : ces dernières années, de remarquables cristaux prismatiques très brillants de la mine de tungstène de Yaogangxian dans la province de Hunan ont été extraits. Les cristaux allongés décimétriques sont fortement striés à cannelés et forment parfois de belles associations avec de la fluorite et du quartz plaçant ce gisement parmi les meilleurs mondiaux. Toutefois, attention aux possibilités de collage !... En République Tchèque - District de Pribram. Au Pérou : Oraya avec des cristaux pluricentrimétriques, District minier de Pachapaqui, district d'Aquia, province de Bolognesi, Ancash. Les Mines de Huaron, San Jose de Huayllay District, Cerro de Pasco, Daniel Alcides Carrión Province, Pasco Department En Roumanie - Cavnic proche de Baia Mare (Grande Mine). La bournonite en France : (liste non exhaustive) En France, nous possédons des localités de classe mondiale pour ce sulfure., notamment : Les anciennes mines de Pranal et Roure - Pontgibaud - Puy-de-Dôme ont fourni de bons cristaux pluricentrimétriques associés à la galène et à la tétraédrite. Le District fluoré et sulfuré de Barlet - Marsanges près Langeac - Haute-Loire, Des spécimens historiques ont été extraits dans le filon Sainte Cécile de la mine de la Rodde d'Ally. Vous pouvez d'ailleurs retourner sur les pas des mineurs du XIXème siècle, venus extraire l'antimoine et le plomb argentifère. C'est un bon filon déjà exploité il y a 2000 ans ! Le District des Malines - Saint-Laurent-le-Minier - Gard a fourni de magnifiques groupes de cristaux maclés à la fin des années 1970. La mine de la Sanguinède - Montdardier - Le Vigan a également produit des spécimens de grande taille parfois couverts de rosasite. Les plus caractéristiques échantillons sont d'épaisses tablettes couvertes d'une patine noire et disposées sur des cristaux de sphalérite pouvant atteindre 50 cm. Ils étaient souvent brossés pour un meilleur aspect. Le quartier des Grès (Sanguinède) a également livré de beaux cristaux brillants sur baryte blanche crêtée en 1990. Mais peu d'échantillons de cette qualité ont été extraits. Les mines du District de La Mure et Saint-Pierre de Mésage - Isère dans les fentes alpines, ont fourni d'excellents cristaux brillants de 5 cm implantés sur sidérite. La carrière d'Uclas-du-Bosc - Loiras - Hérault a quand à elle a fourni des cristaux dans des géodes de dolomite avec la tétraédrite. Sources : Littérature Minéraux (Julien Lebocey) aux éditions du Piat A la découverte des Minéraux et pierres précieuses (François Farges) aux éditions Dunod Internet Mindat Wikipédia Géowiki Clic pour agrandir...

  • Saint Renan | mineralogie.club | Y Lulzac - JJ Chevallier

    Etain armoricain, le district minier de St Renan. L'ETAIN ARMORICAIN Par Yves LULZAC, ancien géologue minier du BRGM Article paru dans Mines & Carrières N° 196 - octobre - 2012 (Hors série) avec l'aimable autorisation de l'auteur PROVINCE NORD ARMORICAINE Retour au sommaire DISTRICT DE SAINT RENAN Il concerne la moitié occidentale du massif granitique qui s’allonge sur 45 km, depuis l’île de Molène jusqu’à mi-distance entre les bourgs de Ploudaniel et de Saint-Derrien. Cette partie occidentale est caractérisée par une roche à grain fin appelée granite de Saint-Renan. Ce n’est qu’en 1957 que les premiers indices de cassitérite furent découverts dans cette région. Découverte fortuite due à Charles Pavot dans le cadre de ses recherches de minerai d’uranium, puis confirmée et élargie peu après par le B.R.G.M. Très vite, l’intérêt de cette région s’est porté sur le fort potentiel stannifère de ses alluvions, et plus particulièrement par celles de la vallée de l’Aber Ildut, immédiatement en aval de la ville de Saint-Renan. Le gisement fut mis en exploitation par la Compagnie Minière de Saint-Renan (CO.MI.REN.) de 1960 à 1974, tout d’abord par abattage hydraulique de l’horizon alluvial, puis par drague suceuse flottante. La production totale de cassitérite s’est chiffrée à 5 000 tonnes, soit 3 600 tonnes d’étain métallique. Au cours de la première phase de travaux, c’est-à-dire lorsque l’extraction du minerai se faisait à vue, des traces évidentes d’exploitations anciennes ont été découvertes dans la moitié inférieure du petit vallon du Vouden, l’un des affluents de la vallée principale. Il s’agissait d’un fossé large de 5 à 30 mètres dont la profondeur atteignait au maximum les 8 à 9 mètres dans sa partie amont. Cette cavité, totalement invisible en surface, était remblayée par des couches alternées d’argile et de sables ou gravillons très peu argileux renfermant des morceaux de bois grossièrement taillés. Dans le dépôt alluvionnaire principal exploité en eau au moyen d’une drague flottante, des traces d’exploitations anciennes, beaucoup moins évidentes, sont apparues sous forme de quelques fossés profonds de 2 à 3 mètres, certains remplis d’argile, d’autres de sables et graviers bien lavés. Ces excavations avaient à peine entamé le sommet de l’horizon minéralisé à faible teneur sans parvenir jusqu’au niveau inférieur le plus riche, profond de 4 à 5 mètres. Niveau impossible à atteindre avec les moyens artisanaux de l’époque, dans des terrains marécageux et gorgés d’eau. D’autres dépôts alluvionnaires d’étendue plus modeste furent également exploités par abattage à vue dans les régions de Plouarzel, Tréouergat et Bourg-Blanc où de nombreuses anomalies stratigraphiques ont également été observées au sein du contexte alluvial. Plus particulièrement dans l’amont bassin du ruisseau du Breignou, non loin des villages des Trois Curés et de Lescus, où des scories associées à des globules d’étain métallique ont en outre confirmé la proximité d’un atelier de traitement. Diverses trouvailles sont également à signaler bien que l’on ne puisse pas les mettre obligatoirement en relation directe avec l’extraction de l’étain. Ce sont des monnaies romaines et une fibule en bronze, divers fragments indéterminés de bronze, les restes d’un four ainsi qu’un curieux disque en pierre d’environ 28 centimètres de diamètre et percé en son centre d’un trou circulaire. Bien d’autres témoignages d’occupation ancienne ont certainement été exhumés des terrains exploités, mais pour disparaître de nouveau ou être détruits, les méthodes d’exploitation modernes ne favorisant guère les observations archéologiques. Au total, ces petits gisements alluvionnaires annexes ont fourni 680 tonnes de cassitérite dans les années 70. Dans le cadre d’une recherche des gîtes primaires à l’origine des concentrations alluvionnaires, l’attention fut attirée, non loin du village de Délé, par un petit vallon dont l’extrémité amont présente un profil transversal différent de ce que l’on observe habituellement. Dans sa partie la plus étroite, large d’environ 25 mètres, un fossé profond d’une cinquantaine de centimètres et large d’une dizaine de mètre se distingue nettement dans l’axe de la plaine alluviale, ses deux côtés formant une sorte de banquette inclinée. Un profil de sondages profonds réalisé au travers du vallon a permis de localiser une excavation large d’une quinzaine de mètres et profonde d’environ 2 mètres remplie de terre végétale argileuse contenant un mince niveau intercalaire de sable bien lavé. Ce remblai, qui avait entamé la couche alluviale stannifère dans sa presque totalité, a fourni du charbon de bois en abondance ainsi que des fragments de scories, des globules d’étain métallique et de la cassitérite résiduelle. A 120 mètres en aval, un dispositif semblable apparaît également dans l’axe de la plaine alluviale, large ici d’une cinquantaine de mètres. Le fossé d’exploitation, découvert dans les mêmes conditions que précédemment, semble avoir exploité la plus grande partie de la couche alluviale minéralisée mais sans avoir toujours atteint sa limite inférieure. Le remplissage du fossé comporte, d’une part une cavité remplie de sables argileux reposant à 2 mètres de profondeur sur un niveau de terre végétale, d’autre part une cavité profonde de 2 mètres entièrement comblée par de l’argile. Si ce remblai ne contient, ni charbon de bois, ni scories, il s’est révélé par contre relativement riche en cassitérite. Ce qui permet de douter de l’efficacité des moyens de lavage et de séparation du minerai d’étain employés par ces anciens mineurs. Néanmoins, il se pourrait que, sur les 600 mètres de profil longitudinal probablement exploites, ce vallon ait pu fournir une quinzaine de tonnes de minerai en admettant une teneur en cassitérite récupérée de 1 kg/m³. Une datation au radiocarbone effectuée sur le charbon de bois a révélé un âge de 3020 +/- 50 BP. Soit à la limite Bronze moyen, Bronze final (analyse Ly 8696 (10120) du 23 juin 1998). Il est bien difficile d’évaluer la quantité de cassitérite extraite du district de Saint-Renan dans les temps anciens, sachant que cette exploitation ne semble pas avoir été réalisée d’une manière systématique dans tous les vallons accessibles à l’époque, c’est-à-dire les vallons secs ou à faible débit d’eau. Par exemple, non loin du vallon de Délé, celui de Poulinoc, dans sa moitié aval, n’a pas été exploité alors que ses alluvions présentent de très fortes teneurs en cassitérite, atteignant même les 10 kg/m³. Il semble en être de même pour le vallon de Kerastreat avec ses alluvions à 2 kg/m³, et sûrement bien d’autres qui n’ont pas été explorés par sondages profonds (Y. Lulzac, 1968). Si l’on ne retient que les vallons secs ou faiblement arrosés du réseau hydrographique qui draine les régions les plus stannifères de Plouarzel, Saint-Renan et Bourg-Blanc, on parvient à un total d’une quinzaine de kilomètres de profil longitudinal. En admettant une largeur exploitable variant de 10 à 25 mètres, une épaisseur productive de 1,5 mètre en moyenne et une teneur en cassitérite récupérée de 1 500 g/m³, on pourrait chiffrer à environ 680 tonnes la quantité de minerai extrait de cette région par les Anciens. Ceci depuis l’époque du Bronze et probablement bien après si l’on en croit le moine hagiographe Albert le Grand lequel, dans sa « Vie de Saint Sané », rapporte que ce saint homme avait vu, vers la fin du cinquième siècle ou au début du siècle suivant, les traces d’une exploitation d’étain près de Saint-Renan, le transport du minerai se faisant par voie de terre jusqu’au mouillage du Dellec (commune actuelle de Plouzané) (L. Kervran, 1971). Les gîtes primaires à l’origine de la cassitérite alluvionnaire ont fait l’objet de recherches conduites en parallèle avec les travaux d’exploitation. Les résultats obtenus confirment, comme dans le cas du secteur de Limerzel (district de Questembert), l’existence d’une multitude de petits gîtes souvent extrêmement riches en cassitérite mais qui, pris individuellement, ne présentent guère d’intérêt économique. De plus, leur extrême dispersion sur une grande superficie très recouverte et pauvre en affleurements naturels, représente une entrave particulièrement efficace à leur localisation, que ce soit dans les temps anciens ou même à l’époque moderne. Ici, ces gîtes sont surtout représentés par des poches ou de courts filons ou lentilles de granite greisenisé, des filonnets quartzeux ou tourmalinifères porteurs également de minéralisations wolframifères, ainsi que des ségrégations feldspathiques. Il est pratiquement certain que toutes ces occurrences en roche dure sont restées ignorées des anciens prospecteurs. Drague flottante Ellicot à St Renan. Image Expoteme.fr Machinerie de traitement, mine d'Etain de St Renan. Image Patrimoine d'Iroise. VIDEO : Fonctionnement de la mine d'Etain de Saint renan ... Machinerie d'extraction, mine d'Etain de St Renan. Since 04-09-2021 Retour au sommaire

  • géologie|glossaire-volcans|lacs-volcaniques|JJ Chevallier

    Description avec photos de lacs volcaniques, maars et lacs de caldeiras. Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Lacs volcaniques : Présence d'eau dans un cratère ou un maar , lac de cratère. En présence d'acide sulfurique (SO2 et eau), il s'agit d'un lac acide. Lac de lave en fusion (lave fluide basaltique). Lac formé par un barrage dû à des coulées volcaniques, lac de barrage volcanique . Maar : [mot allemand de l'Eifel] Lac volcanique au fond d'un cratère d'explosion, de forme circulaire ou ovale de quelques dizaines ou centaines de mètres le bords est composé de projections provenant de l'explosion. Crédit photo inconnu. Lac de caldeira : Cratère d'effondrement volcanique inondé, occupé par un lac souvent de forme irrégulière. Voir Caldeira. RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE

  • Carte d'identité de la Terre | mineralogie.club |JJ Chevallier

    Une carte d'identité présentant les caractéristique fondamentale de notre planète Terre. ROYAUME DE L'UNIVERS ROYAUME DE L'UNIVERS ROYAUME DE L'UNIVERS ROYAUME DE L'UNIVERS REGION : VOIE LACTEE DEPARTEMENT : SYSTEME SOLAIRE PREFECTURE : SOLEIL CARTE D’IDENTITÉ de la TERRE Par JJ Chevallier Nom : TERRE Genre : PLANÈTE Type : Tellurique Âge : environ 4 556 000 000 années Domicile : n°3 Système Solaire, Constellation de la Voie lactée, Univers Surnom : Planète bleue Description : Planète, sphérique aplatie aux deux pôles - Rayon équatorial 6 378 km - Rayon polaire 6 354 km - Diamètre moyen 12 750 km - Circonférence équatoriale 40 075 km - Surface totale 510 000 000 km² dont 360 700 000 km², soit 70,71% de la surface, d’océans contenant 97% de son eau liquide 149 400 000 km² soit 29,29% restants sont des terres composées de continents et d'îles qui, ensemble, possèdent de nombreux lacs, fleuves et rivières, eaux souterraines et autres étendues d'eau qui contribuent à l'hydrosphère. Nota : Les régions polaires de la Terre sont couvertes de glaces cela comprend le continent antarctique et l’océan arctique. – Poids : 5 975 000 000 000 000 000 000 000 000 kg (cinq milliards neuf cent soixante-quinze millions de milliards de milliards) soit 5 975 000 000 000 000 000 000 000 de tonnes (cinq millions neuf cent soixante-quinze mille milliards de milliards) Tourne sur son axe incliné, en moyenne de 23,25°, en 86 164,1 s, soit 23 h 56 min 4,1 s, vitesse linéaire à l’équateur 465 m/s soit 1 674 km/h. Tourne autour du soleil sur une ellipse de 940 000 000 km de périmètre à une distance moyenne de 150 000 000 km, qui est l’Unité Astronomique (UA), à une vitesse moyenne de 29,78 km/s, soit 107 208 km/h, donc 2 572 992 km/jour, son périhélie est 147 000 000 km soit 0,983 29 UA et l’aphélie 152 000 000 km, soit 1,016 7 UA. Effectue une révolution complète en une année sidérale, qui dure 365,256 3 jours juliens, soit 365 jours, 6 heures, 9 minutes et 4 secondes. Son parcours elliptique autour du soleil et l’inclinaison de son axe de rotation sont la cause directe de 4 saisons météorologiques. La variation de l’obliquité de l’axe de rotation de la Terre est soumise à un cycle de 41 000 ans, la variation est de 22,0425° à 24,5044°. Possède une atmosphère, sous une pression moyenne en surface de 100 000 Pascal (Pa) soit 1 bar à une température moyenne de 15°C. C’est une bulle gazeuse composée d’azote (78%), d’oxygène (21%), de CO2 (gaz carbonique ou dioxyde de carbone) (0,041%), le reste, de la vapeur d’eau et d'autres gaz qui forment l’atmosphère. Détail de la composition de l'atmosphère : Azote : 78% Oxygène : 20% Argon : 1% Dioxyde de carbone : 0.041% ou 410 parties par million Néon : 0.001818% ou 18.2 ppmv Hélium : 0.000524% ou 5.24 ppmv Krypton : 0.000114% ou 1.14 ppmv Xénon : 0.0000087 ou 0.08 ppmv Méthane : 2ppmv Hydrogène : 0.5 ppmv Oxyde nitreux : 0,3 ppmv Monoxyde de carbone : 0,2 ppmv Ozone et vapeur d’eau, pour mémoire Sa gravité interagit avec d'autres objets dans l'espace, en particulier le Soleil et la Lune, son seul satellite naturel. L'interaction gravitationnelle entre la Terre, le Soleil et la Lune provoquent les marées océaniques, elle stabilise l'orientation de la Terre sur son axe, et ralentit progressivement sa rotation. Planète tellurique, l'intérieur de la Terre est très dynamique avec un noyau inférieur en fer et nickel solide, un noyau supérieur liquide qui génère le champ magnétique Terrestre, et un manteau inférieur semi-rigide et légèrement visqueux, juste sous la croûte et le manteau supérieur. L’asthénosphère, est animée d’un mouvement de convection extrêmement lent, quelques centimètres par an, qui génère la tectonique des plaques. Au-dessus, le manteau supérieur et la croûte sont rigides et forment la lithosphère. La lithosphère de la Terre est divisée en plusieurs plaques tectoniques rigides qui se déplacent à la vitesse de quelques centimètres par an sur des périodes de plusieurs millions d'années. Les plaques sont soit océaniques, au fond des océans donc, soit continentales. Les plus denses s’enfoncent sous les plus légères dans des zones de subduction. Les plaques océaniques s’agrandissent et s’écartent par la remontée de magma dans les dorsales. La tectonique génère la formation de montagnes par rabotage dans les zones de subduction de plaques, c’est l’orogenèse. Des arcs volcaniques sont générés par la subduction et des volcans se forment aussi dans des zones de remontées magmatiques depuis le noyau externe, ce sont les points chauds. Les mouvements tectoniques engendrent des catastrophes naturelles, séismes, explosions volcaniques et tsunamis. Elle renferme de la vie. La vie est apparue dans les océans et a commencé à impacter l'atmosphère et la surface de la Terre, conduisant à la prolifération d'organismes aérobies et anaérobies. Certaines preuves géologiques indiquent que la vie est apparue il y a un peu plus de 4 milliards d'années. ILLUSTRATIONS ET VIDEOS Orbite elliptique de la Terre. La vidéo ci-dessous ayant été crée au printemps, il ne faut pas tenir compte du décalage dans le temps des propos du narrateur. Ce qui n'enlève rien aux explications des phénomènes décrits. Les saisons, les marées, les éclipses, etc. ! NON ! Nous ne somme pas le centre de l'Univers ! Pour la taille... Soyons modestes... !

  • géologie|glossaire-volcans|cinérites|JJ Chevallier

    Description et définition des cinérites avec photos. Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Cinérite : [du latin cinis, cineris « cendre »]. Roche pyroclastique à grain fin < 2 mm, stratifiée, souvent tendre et poreuse, formée par l'accumulation de cendres volcaniques en milieu marin ou lacustre. Strate de cinérite dans des grès. Noter la faille d'un rejet vertical de 50 cm sur la photo de gauche. Cordillera de la Sal. Atacama. Nord Chili - Juillet 2002, Guy Sabattier. Détail de la photo précédente. Paysage de la Cappadoce, essentiellement constitué de tuf volcanique. Turquie. Photo Images du monde, Christophe Arnaud Tuf volcanique érodé de la Cappadoce, Turquie. Photo Wikipédia. Source : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php Centre de Documentation et de Diffusion sur le Volcanisme CDDV : http://www.cddv.net/ Wikipédia Image du Monde : https://www.images-du-monde.fr/ RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE

  • Le groupe Wolframite | mineralogie.club | Nathalie Bertrand et JJ Chevallier

    Plus qu'un réseau social un outil de publication et de partage de la connaissance. Minéralogie passion une page Facebook pour les passionnés de beaux cailloux qui veulent en savoir plus et en voir plus en partageant. WOLFRAMITE (groupe) Ferbérite et Hübnérite "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! MUSÉE "Minéralogie Passion" (Fe,Mn,Mg)WO 4 Textes Nathalie Bertrand et JJ Chevallier La wolframite, est un composé de tungstène, de fer et de manganèse. Ce n’est pas une espèce chimique spécifique, mais plutôt un nom générique pour une classe de minéraux dont les termes extrêmes sont : la Ferbérite (pôle en fer, FeWO4) et l’Hübnérite (pôle en manganèse, MnWO4). Le tungstène se trouve toujours dans une fourchette de 76 à 80 % du poids total (IMA, 1962). Sa formule : (Fe,Mn,Mg)WO 4 Tous les intermédiaires contenant à la fois du fer et du manganèse sont appelés wolframite . Histoire, Inventeur et étymologie Cf. https://fr.institut-seltene-erden.de/Wolfram-ordinal-74/ Au XVIe siècle, le minéralogiste saxon Georgius Agricola, originaire de Freiberg, a observé la présence d’un minéral inattendu dans les gisements de minerai d’étain, dans le Erzgebirge, massif montagneux riche en gisements de minerais variés (d'argent, cobalt, étain, fer, nickel, mercure…) situé entre le Land de Saxe et la République Tchèque. Cette découverte a considérablement compliqué l’extraction de l’étain, car le minéral, la cassitérite, était très riche en impuretés, principalement des scories. En effet, une partie du nom « loup » (lupi) provient de cette caractéristique, car, selon Agricola, le matériau ressemblait à un animal dévorant le minerai d’étain. Cependant, il subsiste encore aujourd’hui un doute quant à savoir si ces scories étaient effectivement composées de wolframite, étant donné qu’Agricola avait évoqué leur légèreté. Il a nommé le minéral lupi spumum, qui signifie en latin « mousse de loup ». Il a ensuite été appelé Wolfram, de Rām (« suie, saleté »), car le minéral noir-gris peut être facilement broyé et vous fait penser à la suie. En 1781, le chimiste d’origine germanique, mais établi en Suède, Carl Wilhelm Scheele, y découvrit qu’il s’agissait d’un sel jusqu’alors inconnue. C’est en 1783 que les frères espagnols Faust et Juan José Elhuyar, qui étaient supervisés par Scheele, réussirent à obtenir du tungstène pur en réduisant le trioxyde de tungstène, une substance extraite de la wolframite. Voilà pourquoi le tungstène, l'élément atomique 74, a pour symbole la lettre W. Tungstène qui provient du suédois tung « lourd » et sten « pierre ». Notons que ce métal doté d'un point de fusion extrêmement élevé, très utilisé dans les applications électriques, est aussi très dur et résistant à la traction et donc stratégique dans l'armement où il améliore la résistance des armes et des blindages. Il a ainsi été au cœur de la crise dite du wolfram, un conflit diplomatique de la Seconde Guerre Mondiale qui a opposé l'Espagne franquiste et les puissances alliées, ces dernières cherchant à bloquer les exportations espagnoles de minerai de tungstène vers l'Allemagne nazie. https://de-m-wikipedia-org.translate.goog/wiki/Benutzer:Alchemist-hp?_x_tr_sl=auto&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr#/media/Datei%3AWolfram_evaporated_crystals_and_1cm3_cube.jpg Conditions de formation Ces minéraux apparaissent dans des filons de quartz de hautes ou de moyennes températures, au sein de granites enrichis en solutions pegmatitiques ou dans leurs auréoles métamorphiques. En raison de leur bonne résistance physico-chimique, ils subsistent dans les zones d'altération (greisens) des filons pneumatolytiques ou peuvent se concentrer en dépôts secondaires de type placer. Dans des filons pneumatolytiques et pegmatitiques, avec apatite, quartz, hématite, tourmalines, cassitérite, micas (Zinnwaldite)et arsénopyrite Dans des filons hydrothermaux de haute température avec divers sulfures pyrite, pyrrhotite, chalcopyrite, mais aussi la scheelite, ou le bismuth natif. Morphologie Elle se caractérise par des cristaux tabulaires, aux faces souvent striées et à l'éclat métallique. Le clivage basal parfait dessine des lames de taille pluri centimétrique qui s'empilent en agrégats lamellaires. Pseudomorphose La wolframite peut se pseudomorphoser en scheelite à haute température, tout en conservant sa structure octaédrique. On appelle ce phénomène « reinite » et il s’agit d’une forme particulière de pseudomorphose. Macles Les macles sont communes sur {100}, plus rare sur {001}. Synonymes On connaît plusieurs variantes terminologiques : - blumite (Liebe 1863) terme qui peut être commun avec l'hübnérite, mais aussi avec le bindheimite. - mégabasite (Johann August Friedrich Breithaupt) - schéelin ferruginé (René Just Haüy 1801) - scheelin martial (Jacques Louis de Bournon) - tungstate magnésié (Ignaz von Born) - volfram (Johan Gottschalk Wallerius 1747) - wolfram (Henckel, J. Fr. 1725) - wolframit (Johann August Friedrich Breithaupt, 1832). Utilisation Au tout début du 20e siècle, on ne voyait pas grand intérêt à extraire la wolframite, qui se trouve fréquemment mélangée à la cassitérite, le principal minerai de l’étain. Cependant, grâce aux progrès technologiques et à ses propriétés physico-chimiques remarquables, sa valeur économique devint rapidement un atout majeur. Le tungstène, dont le point de fusion est le plus élevé de tous les métaux (3 390 °C), a d’abord été utilisé pour fabriquer des filaments d’ampoules électriques. Il est ensuite devenu un composant des colorants pour tissus. Ce métal, qui était utilisé pour fabriquer des aciers spéciaux servant à construire des machines-outils et des armes, comme les pointes de projectiles, revêtait une grande importance pendant le conflit mondial de 1914-1918. Aujourd'hui, le tungstène est notamment utilisé en sidérurgie pour la production d'aciers à coupe rapide de très haute qualité. Cependant, on l'utilise également beaucoup dans l'industrie automobile (par ex. : rupteurs de Delco ou électrodes des bougies), dans l'aéronautique (par ex. : les cols des tuyères de moteurs de fusées ou les rotors de gyroscopes) et dans divers équipements d'appareillages (électrodes de tubes électroniques, anodes de tubes de radiographie, buses de chalumeau à plasma, etc.). Les géochimistes évaluent à seulement 1 ppb (partie par milliard) la quantité de tungstène contenue dans la couche lithosphérique. La Wolframite dans le monde : (Liste non exhaustive) ▪ La Chine est le plus grand producteur mondial de minerai de tungstène. ▪ Des gisements importants sont connus aux États-Unis (régions de Boulder dans le Colorado, de Fredericktown dans le Missouri, de Lincold dans le Nebraska, Townsville en Caroline du Nord...). Mais les plus beaux échantillons proviennent du Portugal et de Bolivie, ▪ Au Portugal, de magnifiques cristaux (jusqu'à 20 centimètres), en association avec l'arsénopyrite et l'apatite, sont extraits à Panasqueira. ▪ En Bolivie, des cristaux tabulaires décimétriques, bidéterminés, implantés sur des cristaux de quartz hyalin, proviennent des mines de la région de Llallagua. ▪ En Algérie, les réserves portées par les gisements de Tin Amzi, El Karoussa, Bachir, Nahda placent, en 2018, l’Algérie au 2e rang mondial avec 98 000 tonnes nonobstant ce qui restait encore à évaluer dans ces granites. ▪ En Slovaquie, Banská Štiavnica baňa (ex-Schemmittz) , Banská Štiavnica, Banská Štiavnické rudné pole, Štiavnické vrchy, Banskobystrický Kraj. ▪ Au Burundi, 65 t en 2014, 85 t en 2014 ▪ Au Japon à Kurasawa. ▪ Au Pérou à Pasto Bueno et à Mondo Nuevo et d'autres localités péruviennes. ▪ En Europe Centrale : dans les monts Métallifères (Erzgebirge) de Bohême, situé dans le sud-est de l'Allemagne (Saxe) et le nord-ouest de la Tchéquie. ▪ ... La Wolframite en France (Liste non exhaustive) En France, de la wolframite en grandes lames cristallines décimétriques a été trouvée : ▪ En Aveyron, La Baume, Villefranche-de-Rouergue, ▪ En Haute-Vienne à Puy-les-Vignes ; ▪ En Ile-et-Vilaine, elle a été signalée à Montbelleux, ▪ En Corrèze, à Meymac, et s (Allier). ▪ Dans les Côtes-d'Armor : à Toul al Lutun, Belle-Isle-en-Terre, Guingamp, ▪ Dans l'Allier : dans le gisement des Colettes et dans la Mine des Montmins (Filon Ste Barbe), Échassières ▪ ... Galerie de photos Clic pour agrandir... Sources : Littérature Les minéraux, Julien Lebocey Archives JJ Chevallier Internet Techno-science.net Encyclopédie Universalis Wikipédia Mindat

  • geologie|structure interne de la Terre|JJ Chevallier

    Pour bien comprendre la formation des Minéraux et des Roches il faut connaître la structure interne de la Terre. « Une encyclopédie ne suffirait pas pour développer toutes les disciplines qui couvrent l’étude de la Planète-bleue, la chime, la physique, la géologie, la sismologie, la volcanologie, la géographie, l’océanographie, la météorologie, la biochimie, la biologie, l’écologie, le magnétisme et ces nouvelles recherches dans le domaine des particules élémentaires ou dans l’exploration de l’espace. Je bornerai donc mon propos au survol de la structure de la Terre suivi à la page suivante de la dynamique qui anime cette structure. » " Pour bien comprendre la formation des Minéraux et des Roches il faut connaître la structure interne de la Terre . " Chronologie de la formation de la Terre (Hadéen) 1. Accrétion initiale (-4,65 à -4,56 Ga) La formation de la Terre débute par l’accrétion de poussières et de grains dans le disque protoplanétaire autour du jeune Soleil. Ces particules s’agglomèrent en planétésimaux, puis en protoplanètes par collisions successives. Ce processus, qui dure quelques millions d’années, est accompagné d’une forte libération d’énergie cinétique et radioactive, maintenant la Terre dans un état extrêmement chaud. 2. Différenciation interne (-4,56 à -4,50 Ga) La chaleur issue des impacts et de la radioactivité provoque la fusion quasi totale de la proto-Terre. Les éléments lourds (fer, nickel) migrent vers le centre pour former le noyau métallique, tandis que les silicates forment le manteau. À cette époque, la température en surface dépasse 2 000 °C et la pression avoisine 310–480 bars. L’atmosphère primitive, composée d’hydrogène et d’hélium, est rapidement dispersée par le vent solaire. 3. Océan magmatique (-4,50 à -4,47 Ga) La Terre est recouverte d’un océan de magma. La température atmosphérique reste supérieure à 1 200 °C, avec une pression proche de 270 bars, dominée par la vapeur d’eau et le CO₂. Cette phase est cruciale pour la formation des premières minéralogies et pour la libération des gaz volatils qui constitueront l’atmosphère secondaire. 4. Refroidissement et formation de la croûte (-4,47 à -4,40 Ga) Le flux thermique diminue progressivement, permettant la solidification superficielle du magma et la formation d’une croûte primitive. La température chute sous 300 °C, mais un effet de serre intense persiste : la pression partielle du CO₂ atteint 40 bars (contre 1 015 millibars aujourd’hui). Cette atmosphère dense favorise la stabilisation des premières surfaces solides. Points clés scientifiques La Terre passe d’un état chaud et fluide à une structure différenciée avec noyau, manteau et croûte. Les conditions extrêmes de l’Hadéen sont essentielles pour comprendre la formation des océans, de l’atmosphère et des premières réactions chimiques prébiotiques. Bibliographie Canup, R. M., & Asphaug, E. (2001). Origin of the Moon in a giant impact near the end of the Earth's formation. Nature, 412(6848), 708–712. Halliday, A. N. (2014). The origin of the Earth – a new perspective. Geochimica et Cosmochimica Acta, 74(1), 1–20. Sleep, N. H., Zahnle, K., Kasting, J. F., & Morowitz, H. J. (1989). Annihilation of ecosystems by large asteroid impacts on the early Earth. Nature, 342, 139–142. Marty, B. (2012). The origins and concentrations of volatile elements in the Earth. Earth and Planetary Science Letters, 313–314, 56–66. STRUCTURE INTERNE DE LA TERRE Introduction La Terre est constituée de couches concentriques différenciées par leur composition chimique, leur état physique et leurs propriétés mécaniques. L’étude de cette structure repose sur la sismologie, la gravimétrie et la modélisation expérimentale. Outre la distinction chimique (croûte, manteau, noyau), il existe une subdivision mécanique en lithosphère et asthénosphère, essentielle pour comprendre la tectonique des plaques. 1. La croûte terrestre La croûte est la couche externe, épaisse de 5–10 km sous les océans et 30–70 km sous les continents. Croûte continentale : roches granitiques et métamorphiques, riches en quartz, feldspaths et micas (composition SIAL). Croûte océanique : basalte et gabbro, riches en plagioclase, pyroxènes et olivine (composition SIMA). La discontinuité de Mohorovičić (Moho) marque la limite entre la croûte et le manteau supérieur, avec une augmentation des vitesses sismiques (de ~6,5 km/s à ~8 km/s), traduisant le passage des roches crustales aux péridotites. 2. Le manteau terrestre Le manteau s’étend jusqu’à 2 900 km et se compose principalement de péridotite (olivine et pyroxènes). Zone de transition (Manteau supérieur) (410–660 km) : olivine → wadsleyite → ringwoodite. Manteau inférieur (>660 km) : minéraux haute pression comme bridgmanite et ferropericlase. 2.1 Enveloppes mécaniques : lithosphère et asthénosphère Lithosphère : enveloppe rigide comprenant la croûte et la partie supérieure du manteau. Son épaisseur varie de 70 km sous les océans à 125–250 km sous les continents. Elle forme les plaques tectoniques. Asthénosphère : située sous la lithosphère (≈100–250 km jusqu’à 660 km), elle est ductile et partiellement fondue, ce qui permet la mobilité des plaques. Elle se caractérise par une baisse des vitesses sismiques et un comportement visco-plastique. 3. Le noyau terrestre Noyau externe : liquide, composé de fer et nickel, avec des éléments légers. Sa convection génère le champ magnétique terrestre. Noyau interne : solide, constitué de fer cristallisé (hcp ou bcc) et de nickel, malgré des températures >5 000 K. La discontinuité de Gutenberg (≈2 900 km) sépare le manteau inférieur du noyau externe. Elle se caractérise par la disparition des ondes S et une baisse des vitesses P, indiquant le passage des silicates à un alliage métallique. 4. Importance des discontinuités et des enveloppes mécaniques La discontinuité de Mohoro vičić (Moho), découverte en 1909 par le sismologue croate Andrija Mohorovičić, marque la frontière entre la croûte terrestre et le manteau supérieur, située entre 30 et 80 km de profondeur sous les continents et environ 0 à 15 km sous les océans. Elle se caractérise par une augmentation brutale de la vitesse des ondes sismiques, due au passage des roches de la croûte (granitiques ou basaltiques) aux péridotites du manteau. Cette interface est essentielle pour comprendre la structure interne de la Terre, la dynamique des plaques tectoniques et les processus de subduction. Elle joue un rôle majeur dans la répartition des matériaux et dans la convection mantellique qui alimente le volcanisme et la dérive des continents. La discontinuité de Gutenberg, identifiée en 1914 par Beno Gutenberg, se situe à environ 2 900 km de profondeur et marque la limite entre le manteau solide et le noyau externe liquide. Elle se caractérise par la disparition des ondes S (qui ne se propagent pas dans les liquides) et par une forte diminution de la vitesse des ondes P. Cette interface est cruciale pour comprendre la composition du noyau, principalement constitué de fer et de nickel, et son rôle dans la génération du champ magnétique terrestre. La convection dans le noyau externe, favorisée par la chaleur provenant du manteau et par la cristallisation au niveau du noyau interne, est à l’origine de la géodynamo. La discontinuité de Gutenberg est donc un élément clé pour expliquer la dynamique interne et le comportement sismique de la Terre. La discontinuité de Lehmann, identifiée en 1936 par la sismologue danoise Inge Lehmann, marque la frontière entre le noyau externe liquide et le noyau interne solide de la Terre, située à environ 5 100 km de profondeur. Elle se caractérise par un changement brutal dans la propagation des ondes sismiques, notamment les ondes P, révélant la présence d’un noyau interne solide au sein du noyau externe liquide. - Sur le plan géophysique, cette interface joue un rôle essentiel dans la dynamique terrestre. Elle influence la génération du champ magnétique grâce à la convection dans le noyau externe, alimentée par la libération d’éléments légers lors de la cristallisation du fer. Ce processus, qui se produit à la discontinuité de Lehmann, entraîne la croissance du noyau interne et libère de la chaleur latente, contribuant au flux thermique vers le manteau. Ces échanges énergétiques prolongent la durée de vie du champ magnétique terrestre et participent au refroidissement global de la planète. - La cristallisation au niveau de cette interface est donc un mécanisme clé : le fer se solidifie en profondeur, formant des cristaux qui s’ajoutent au noyau interne, tandis que des éléments légers sont expulsés vers le noyau externe, intensifiant la convection. Cette dynamique interne, révélée par l’étude des ondes sismiques, illustre l’importance de la discontinuité de Lehmann dans la compréhension de la structure et de l’évolution thermique de la Terre. LA CONVECTION MANTELLIQUE, moteur de la tectonique des plaques. La convection mantellique est le processus par lequel la chaleur interne de la Terre est transférée vers la surface. Elle résulte de : Sources de chaleur : désintégration radioactive (U, Th, K), chaleur résiduelle de formation, cristallisation du noyau interne. Mécanisme : Les zones profondes du manteau, chauffées, deviennent moins denses et remontent. Les zones froides, proches de la lithosphère, s’enfoncent (subduction). Conséquences : Déplacement des plaques lithosphériques. Formation des dorsales océaniques et des zones de subduction. Vulcanisme et séismes liés à la redistribution d’énergie. La convection est facilitée par la ductilité de l’asthénosphère, qui agit comme un "lubrifiant" sous les plaques rigides. L'antimythe SEUL LE NOYAU EXTERNE EST LIQUIDE VIDEO Pour celles et ceux qui veulent approfondir le sujet il existe un site scientifique remarquable où vous trouverez une importante somme de données : http://www.astrosurf.com/luxorion/terre-evolution-etapes-vie.htm

  • géologie|glossaire volcan|surtseyenne|JJ Chevallier

    Eruption surtseyenne et panache cypressoïde, description et photo. RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Surtseyenne : [de Surtsey ile volcanique d'Islande] Type d'éruption volcanique caractérisé par l'émission d'une lave à fleur d'eau lorsque le volcan est une ile maritime ou lacustre de faible altitude. Le contact de l'eau et de la lave engendre un choc thermique qui provoque la vaporisation de l'eau et la fragmentation de la lave au cours d'explosions qualifiées de « cypressoïdes » pour la ressemblance des panaches volcaniques avec des cyprès. Hunga Ha'apai, à droite - à gauche, le panache cypressoïde noir de l'éruption surtseyenne. RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE

  • Prisme basaltique | mineralogie.club

    Les colonnes de basaltes ou orgues basaltiques, leur formation avec photos. Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Prisme basaltique, Colonne de basalte, Orgue volcanique : Débit en prisme de certaines laves, en particulier les basaltes et considéré comme dû à des fissures de retrait lors du refroidissement. Colonnade prismatique, en champ, à sections pentagonal ou hexagonale, formé perpendiculairement à la surface ou à la base de la coulée. La Chaussée des Géants est la plus spectaculaire d'une série de formations géologiques similaires, situées tout le long de la côte Nord de l'Antrim. Elles sont nées lors d'une gigantesque éruption volcanique, qui s'est produite il y a 60 millions d'années et a affecté le Nord-est de l'Irlande, mais aussi l'Ouest de l'Écosse. On retrouve des formations de ce type aux grottes de Fingal, sur l'île de Staffa, les îles Féroé, l'Islande et le Groenland. Des fissures dans le manteau de craie qui couvrait la région ont laissé échapper des coulées de lave, qui ont durci sous forme de couches de basalte. En se refroidissant, la lave s'est contractée et craquelée, formant des masses de colonnes jointives. La plupart sont de forme hexagonale, mais certaines ont quatre, cinq, sept, huit et parfois neuf côtés. En savoir plus La Chaussée des Géants. Côte nord de l'Antrim, Irlande du Nord, Août 2004, Alain Ramirez. Prismes de lave dans les gorges d'Alcantara. Ils appartiennent à une coulée du Monte Mojo (petit cône au nord de l'Etna) qui serait âgée de 8000 ans. Sicile, Italie, Mai 2002, Jean-Sébastien Schmidt. Une ancienne coulée érodée par le fleuve Skjálfandafljót en Islande. La Chaussée des Géants. Côte nord de l'Antrim, Irlande du Nord, Août 2004, Alain Ramirez. "Tuyaux d'orgue" basaltique, Svartifoss, Islande. Photographe, Inconnu. Prismes basaltiques, dans le nord de l'Islande. Photo Photo Natesh Somaiah dans Geology World Colonnes de basalte en rose circulaire, Meshgin Shahr , Iran. Colonnes de basalte en rose circulaire, Ile de Mull Ecosse. En savoir plus En Savoir plus sur la formation des prismes volcaniques Des laves aux colonnes prismatiques Bernard Marandet http://www.atelierpaleos.fr/wp-content/uploads/documents/contributions/colonnesprismatiques%20.pdf Comment se forment les orgues de basalte https://www.pourlascience.fr/sd/geosciences/comment-se-forment-les-orgues-de-basalte-12187.php RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE

  • Les Perles | mineralogie.club | Gemmologie | JJ Chevallier

    Les perles sont une espèce minérale d'origine biologique, ce sont des gemmes très recherchées pour leur éclat et leur orient. LES PERLES LES PERLES LES PERLES LES PERLES LES HUITRES PERLIÈRES... HISTORIQUE Depuis le paléolithique l’on trouve des coquillages dans certaines sépultures, sites de La Madeleine en Dordogne, de Grimaldi en Italie et de Sungir en Russie (32 000 ans). C’est plus tard que l’on trouve des perles dans des tombes dans les régions du golfe persique et de l’Océan Indien (5 500 ans avant Jésus-Christ). C’est en Chine que l’on a trouvé les premiers documents écrits qui datent de 4 600 ans qui décrivent ces merveilles comme un cadeau de la nature, en Inde et en Égypte les perles étaient considérées comme des objets divins sacrés. La Grèce antique connaissait les perles sous le nom de « Larmes d’Aphrodite » l’Europe découvrira les perles en tant que bijou à la suite des conquêtes d’Alexandre le Grand en Orient (-334 à -325). Chez les Romains elles étaient un signe de richesse et donc de pouvoir qui était réservé aux plus autres autorités et la tradition voulait que les familles richissimes achètent deux perles par années pour leurs filles. Perses et Assyriens connaissaient les perles très abondantes dans leurs eaux et leur conféraient, eux aussi, des pouvoirs divins. Pour les Arabes dans le Coran, la perle est un trésor qui vient d’Allah et du Paradis. Rare et précieuse la perle traverse les siècles tout en étant réservée à une élite richissime. Mais au milieu du siècle dernier, les Japonais, dont le célèbre Kokichi Mikimoto, découvrent comment produire des perles de manière quasi industrielle, la perle de culture. Cependant il ne faut pas la confondre avec la perle synthétique issue de procédés qui ne sont pas naturels. Depuis l’évolution des techniques a même permis la production des perles d’eau douce. De nombreux mythes et légendes ont émaillé l’histoire des perles au cours des siècles. La plus ancienne perle trouvée dans une tombe du néolithique située sur le territoire de l'émirat Umm al-Qaywayn, aux Émirats arabes unis, 7500 ans. Kokichi Mikimoto QU'EST CE QU'UNE PERLE ? C’est un très simple composé de carbonate de calcium (Ca CO3), de matière organique et d’eau, en concrétion dans des mollusques généralement bivalves. La théorie voudrait que dans la nature tous les mollusques à coquille soient capables de créer des perles y compris les escargots. On en déduit que ce ne sont pas seulement les huitres qui produisent les perles. Il y a une vingtaine d’années, une employée de la faculté des sciences de Nantes avait découvert une très belle perle dans une palourde pêchée à Noirmoutier. Les perles d’eau douce proviennent de moules d’eau douce. La perle peut se former de deux façons soit dans la chair du mollusque, perle libre, soit dans la surface interne de la coquille (perle mabe ou ampoule ou blister en anglais). Perle de palourde Commençons ce dossier par une étude rapide du mollusque qui fabriquera la perle. ANATOMIE DES HUITRES On peut résumer l’anatomie de l’huitre à trois parties principales : La coquille : l’huitre étant un mollusque bivalve, il y a deux coquilles qui s’articulent autour d’une charnière centrale, c’est une matière dure formée par sécrétion d’un organe interne, le manteau. La coquille grandit avec l’âge du mollusque. L’illustration ci-dessous montre la composition de la coquille et son mode de création. À l’extérieur de la coquille, on constate souvent la présence d’un revêtement brun-verdâtre ressemblant à la matière de l’ongle, la corne, c’est la conchyoline, cette couche protège l’extérieur de la coquille. À l’intérieur, la coquille est tapissée par la nacre, un assemblage de plaquettes d’aragonite CaCO3 et de conchyoline, une protéine. Le manteau : c’est l’enveloppe biologique des organes internes, il recouvre sur toute leur surface les deux coquilles. C’est en quelque sorte une peau interne, composée de trois couches de tissus composés de cellules très différentes les unes des autres : Au contact de la coquille, il y a le tissu épithélial, qui forme un recouvrement total de la coquille, dont les cellules sont jointives et soudées, ce sont elles qui produisent la matière de la coquille, la nacre. Le tissu conjonctif est l’enveloppe des organes vitaux qu’il irrigue. Sous le tissu conjonctif, il y a un second tissu épithélial, mais celui-ci ne produit pas de nacre. Les organes internes : c’est l’ensemble des viscères de l’huitre, branchies, appareil digestif, cœur, appareil reproductif, etc. LA NACRE Biochimie et formation La nacre est formée par biominéralisation, c’est la superposition de couches de tablettes d’aragonite (CaCO3), dont l’épaisseur est d’environ 500 nm, qui sont soudées entre elles par un composé biologique, la conchyoline, épaisse de 20 à 50nm (environ 4 à 6 %), c’est elle qui détermine la structuration en servant de « ciment » aux cristaux d'aragonite (qui représentent 90 % de la nacre). On note aussi la présence de traces d’eau (H2O) et d’ions divers. L’iridescence est due à la superposition de couches d'indices de réfraction différents qui créent des interférences, la couleur dépend de l'angle d'incidence de la lumière. Coupe de nacre d'une coquille d'huitre au MEB Romain MALLET / SCIAM Angers LES PERLES Mystérieuses pendant longtemps, on les a prises pour des œufs, en Inde, c'était une goutte de rosée, tombée dans l'huitre venue respirer en surface, transformée en perle, puis pour des signes divins... une larme d’un dieu en Grèce ou à Rome. On a cru plus tard, dans le golfe persique, qu'elles se formaient autour de grains de sable, introduit par le courant d'eau et créant une irritation, etc., etc. Non, ce ne sont pas des œufs, mais ça on le sait depuis longtemps, et si j'en parle c'est parce que j'ai le souvenir, alors que j'étais encore enfant d'avoir entendu une personne, peu cultivée sans doute, dire que cela en était... Les signes divins ??? Toutes les beautés de Mère-Nature en sont ! Donc ... je vous laisse seul juge de vos convictions ! Le gros mythe c'est le grain de sable ! Et oui que voulez-vous, il a une résistance sidérante dans les esprits !!! Dimanche dernier au cours d'un repas où il y avait des huitres, la conversation avait de forte chance pour que quelqu'un parle de perle et ça n'a pas manqué. Et, devinez quoi ? Bingo ! La question est tombée " pourquoi n'y a-t-il pas plus de perles dans les huitres de Bretagne avec tout le sable que nous avons ? " J'ai donc sorti l’Anti-mythe ! Anti-mythe... Au Gemmological Institut of America un chercheur bien connu, grand spécialiste des perles, Kenneth Scarratt , a étudié des rapports d’expertises par radiographie de millions de perles, il n’a relevé la présence de corps étranger au sein d’une perle qu’une vingtaine de fois. La théorie de l’intrus irritant, isolé par le coquillage en l’enrobant dans la nacre est complètement démonté par ces constats. Les rares intrus découvert et photographiés par Kenneth Scarrett sont un minuscule gastéropode et une minuscule coquille Saint-Jacques. Malgré mes recherches je n’ai pas pu me procurer ces extraordinaires clichés. Il y a bien des intrus qui pénètres dans les coquillages mais ils ne sont donc qu’extrêmement rarement à l’origine de la formation d’un perle libre au sein du coquillage ou en surface de la coquille. Note de l'auteur : L'on m'a très justement fait remarquer que les perles de culture sont produite en introduisant un intrus, le nucléus sur lequel l'huitre fera une perle. Les nucléus sont des billes plus ou moins régulières taillée dans de la coquille très épaisse d'autres mollusque, très souvent des moules du Mississippi et la Tennessee river. Ces nucléus sont parfaitement lisse et n'irritent pas l'huitre, alors qu' intrus irritant sera rejeté. Merci à Catherine G. pour cette remarque constructive. Je vais ajouter un paragraphe sur les nucléus utilisé pour les les perles de culture. (voir plus loin) LES THEORIES A PROPOS DE LA FORMATION DES PERLES Friedrich Wilhelm Alverdes Ils sont nombreux à avoir contribué à la clarification du mode de formation des perles. C’est Friedrich Wilhelm Alverdes qui en 1912 démontra le premier que l’intrus n’est pas nécessaire à la formation de la perle. Les travaux de recherche qu’il avait effectué au début du siècles n’ont été retrouvés que beaucoup plus tard par Elisabeth Strack une gemmologue spécialiste des perles, de l’Université de Hambourg. elle les décrit dans son livre « Pearls éditions Rühle Diebener-Verlag, Stuttgart en 2006. Dans ce livre on retrouve la théorie d’Alverdes complétée par les travaux de Strack. Friedrich Wilhelm Alverdes Un ouvrage de référence scientifique indispensable en anglais qui ressemble à un roman passionnant. Le livre couvre les caractéristiques des perles et des perles de culture. Tous les traitements des perles et les méthodes d'analyse modernes sont expliqués. Elisabeth Strack donne des informations détaillées uniques. Relié, 696 pages, plus de 600 photos couleur, 77 illustrations. Elisabeth Strack Henry Hänni Le professeur Henry Hänni, du SSEF, Institut suisse de gemmologie à Bâle, auteur de nombreuses publications et conférencier international, est lui aussi un très grand spécialiste des perles et ses observations et expériences ont démontré que l’intrus n’est pas l’unique raison de la formation d’une perle mais que la blessure qu’il cause affecte le tissu épithélial peut provoquer la formation d’une perle. On fait une petite pose ? Pour vous remercier d'avoir lu jusqu'ici voilà une photo d'intrus dans une "perle de coquille, que l'on appelle "ampoule ou blister" (on reverra çà plus loin). "Enseveli dans un mausolée nacré. Le destin d'un petit crabe trop curieux dans un blister." Mort entre le manteau et la coquille ce mini crabe n'a pas été rejeté par l'huitre, elle l'a recouvert d'une ampoule de nacre, formant ainsi un blister, parfois appelé perle de coquille. La Théorie blessure du manteau externe... A la suite d'un accident fracturant la coquille, le manteau externe peut être blessé et des cellules épithéliales peuvent se retrouver déplacées dans l'hémolymphe ou le muscle du manteau. Par réaction génétique ces cellules vont se multiplier par division pour former un kyste , le sac perlier, qui va grossir et former une perle. Il peut arriver que la perle en formation, sous l'action de l'huitre qui tente de l'expulser, se retrouve au contact de la coquille près du bord externe de celle-ci la où cette coquille fabrique de la matière coquillère pour croitre et se soude à la perle., qui ne sera pas une perle blister. (voir plus loin). La Théorie parasitaire de la formation des perles Cette théorie date du milieu du XIXe siècle en Italie, en Angleterre et en Allemagne, elle est le fruit d'observations de naturalistes sur de perles d'eau douce d'origine locale. Il était plus difficile pour ces chercheurs de travailler sur des perles marines; quasiment toutes originaires des mer chaudes. À la fin du XIXe siècle, on publie l'observation de parasite au sein de perles issues de moules de Bretagne. Plus tard des chercheurs partis dans les mers plus chaudes constatèrent le même phénomène pour les perles de Tahiti rapportée par les pêcheurs de nacre. Léon Gaston Seurat, chercheur du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, s'est installé aux Gambiers, sur l'atoll de Mangarevaen. Dans des huitres, Léon Gaston Seurat a trouvé des kystes renfermant un ver plat comme une larve, en juillet 1903, il adresse le fruit de ses observations au professeur Guillard du Muséum, « Je crois que la formation des perles chez l'huître perlière est due à la présence d'un parasite "amphistome* " dont l'évolution m'échappe jusqu'à présent. » [La Nacre et la Perle en Océanie, pêche, origine et mode de formation des perles, bulletin n° 75 de l'Institut océanographique de Monaco, 1906.] Il orientera très vite ses recherches vers un autre type de parasite, le "cestode**". Seurat oriente alors ses recherches vers les parasites de raies, particulièrement la raie léopard, "Aetobatus narinari", poissons qui vivent en abondance dans les eaux locales et qui se nourrissent d'huitres perlières. Il découvre très vite qu'elles sont infestées de cestodes qu'il nomme "Tylocephalum margaritiferae", en 1905. Le cycle est très simple les raies nagent au fond de la mer libérant les œufs de cestodes dans leurs excréments sur les bancs d'huitres, celles-ci filtrent l'eau de mer, les œufs se développent en larves minuscules dans les huitres qui sont mangées par les raies. La boucle est bouclée. Les observations de Seura remarquent que les larves de 0,5 millimètre sont enfermées dans un kyste formé par des cellules épithéliales qui vont se multiplier par division pour former de la nacre perlière. Il note que seules les larves ayant migré dans le manteau ou les chairs donneront une perle. À cette même époque Herdman et Hornell décrivent un cestode d'une autre espèce dans des moules d'eau douce du Sri Lanka * Amphistome : Ver plat trématode, dépourvu de système digestif, il skate l'appareil digestif d'un individu en se nourrissant de la digestion de son hôte. ** Cestode : Parasite à corps plat, segmenté et aspect rubané. Les cestodes sont spécialisés dans le parasitisme avec des organes de fixation sur l'hôte et absence de tube digestif. Ce sont des méso parasites. Les segments ont pour fonction de produire des œufs (jusqu'à 5000 œufs par jour). [Wikipédia]. LES PERLES D'EAU DOUCE... De formes, de tailles et de couleurs très variées, elles ont un rapport qualité/prix très intéressant et leur place sur le marché est en croissance constante. Produites par des moules des espèces, Hyriopsis schlegeli et Hyriopsis cumingi et leurs hybrides. Les changements dans la perception des perles de culture d’eau douce ont été spectaculaires. Autrefois considérées comme inférieures aux perles de culture d’eau salée, leur qualité s’est tellement améliorée qu’elles sont maintenant favorablement comparées aux perles de culture d’eau salée. Elles sont élevées de 8 mois à 5 ans. La taille des perles varie de 2 à 10 mm. La production japonaise est aujourd'hui plus restreinte, mais a connu une extension relative dans le passé. Les perles de Biwa, désignent souvent abusivement toutes perles cultivées au Japon et croissant dans une moule d'eau douce. Le nom devrait être réservé aux perles du lac Biwa, au Japon. Les perles de culture d’eau douce sont produites principalement en Chine (1 500 tonnes/an) dans les lacs, les étangs et les rivières. Elles se développent dans une variété de formes et de couleurs naturelles, y compris le blanc, l’orange, la lavande et le violet. Elles sont également teintées dans un large éventail de couleurs. Les concepteurs aiment la variété des couleurs et des formes et créent des colliers de perles de culture parfois variés dans la taille et la couleur. Il existe également une ferme à but principalement touristique au Tennessee. Les moules peuvent produire jusqu'à 50 perles en même temps. Le nucleus est constitué de minuscules morceaux de coquillage, ce qui produit des perles de nacre pure. Hyriopsis cumingii. Le cycle de vie original des moules perlières de Bretagne Margaritifera margaritifera, qui peuvent vivre plus d’un siècle. Voir ici : https://www.life-moule-perliere.org/un-cycle-de-vie-original.php LES PERLES AMPOULES (" blister" en anglais) . Les huitres ont des prédateurs, certains ne sont pas capables de les briser, comme on l'a vu avec les raies, ils vont devoir s'introduire dans le coquillage et certains le font en perforant la coquille. L'huitre agressée ainsi, a un réflexe de défense, qui consiste a créer de la coquille sous forme de protubérance pour empêcher l'intrus de la pénétrer, et parfois a l'emprisonner dans le kyste. LE NUCLEUS DES PERLES DE CULTURE Mon propos sur cette page était de parler des perles naturelles, toutefois, il est important de dire que la majorité des perles commercialisées sont des perles de culture obtenues par implantation d'un nucléus dans une perle qui produira de la nacre autour de cet intrus. Qui mieux qu'un producteur de perles de culture de Tahiti pourrait nous parler de ces intrus que sont les nucléus. Les textes suivants sont donc empruntés à Thierry Janoyer producteur à la ferme perlière Manihi en Polynésie Française, qui m'a courtoisement autorisé leur publication. "Le nucleus qui est le cœur de la perle est une bille manufacturée taillée dans du coquillage. Différents types de coquillages peuvent être utilisés pour fabriquer cette bille nacrée. La grande majorité des nucleus commercialisés proviennent de la coquille très épaisse d’autres mollusques, généralement de moules d’eau douce du Mississippi et de la rivière Tenesse." "Les coquilles de ces mollusques sont choisies pour leur propriétés similaires à notre huître perlière, la Pinctada margaritifera. Sa composition chimique, sa force de liaison et ses propriétés de résistance à la chaleur sont similaires à celles de la nacre. Ces coquilles sont exportées vers le Japon. Elles seront transformées en perles sphériques de différents diamètres par découpe, meulage, façonnage et polissage à l’aide de machines et d’outils appropriés. La précision dimensionnelle, la finition lisse et le polissage élevé sont des facteurs importants. Les nucleus doivent être nettoyées et stérilisés avant utilisation pour éviter toute contamination qui pourrait affecter la santé des huîtres perlières et faire échouer la greffe." Tahiti Perles Créations : https://tahiti-perles-creation.fr - https://www.facebook.com/profile.php?id=100063561278173 Une page sur les caractéristiques couleurs et formes, les imitations, synthèses et traitements sera rédigée et mise en ligne. Merci de votre patience !

  • minéralogie|infos silicates|JJ Chevallier

    Les silicates sont la classe la plus importante dans la croûte terrestre, il représentent 95% de son volume. Ils se déclinent en différente sous-classes. Remerciements au professeur Pierre-André Bourque de l'Université Laval au Québec qui m'a autorisé à utiliser ses travaux et chaleureusement encouragé à mes débuts. Sur ce tableau on remarque que deux éléments, le silicium Si et l'oxygène O, représentent près des trois quarts (74,4 %) de l'ensemble des éléments chimiques composants les minéraux. On comprends pourquoi un groupe de minéraux, appelé Silicates, composés à partir des éléments Si et O avec certains autres ions Fe, Mn, K, Al, etc., représente à lui seul 95 % du volume des matériaux de la croûte terrestre. Lors de la formation de la Terre, la différenciation s'est opérée sous l'effet de la gravité, les éléments les plus lourds ont migré vers le centre et les plus légers en surface. Ce qui explique que le noyau central soit composé essentiellement de Fer Fe et de Nickel Ni peu présents dans la croûte alors que les éléments légers comme l'Oxygène O et le Silicium Si sont restés en surface. On distigue, trois catégories : les silicates des roches acides (feldspaths, micas, sphènes, tourmaline, béryl, zircon), les silicates des roches basiques (pyroxènes, amphiboles, péridots, zéolites) et les silicates de métamorphisme dont font parties les grenats (même si on trouve des grenats dans certaines pegmatites). Les Silicates représentent 95 % du volume de la croûte Les silicates de transformation métamorphique se distinguent également en fonction de leur teneur en aluminium et en eau ou hydroxyles : silicates d’alumine: anhydres ou peu hydratés : andalousite, disthène hydratés : argile silicates non exclusivement alumineux: anhydres ou peu hydratés : grenats, hydratés : chlorites, serpentine Les quatre atomes d'Oxygène s'organisent en pyramide tétraédrique, le silicium occupe le centre du tétraèdre. Le tétraèdre est chargé négativement comme le démontre le bilan de charge ci-dessous. Le tableau qui suit présente les principales caractéristiques des silicates. Dans les minéraux, les charges doivent être neutres. Il y a deux façons de neutraliser les charges : lier ensemble les tétraèdres par leurs oxygènes (liens tétraèdre à tétraèdre),. ajouter des ions positifs, comme des fer, des magnésium, ou des potassium (liens métalliques). 1 LIAISON OXYGENE TETRAEDE ISOLE Tétraèdres isolés, la structure est chargée à -4 (le trait rouge illustre les pôles négatifs correspondant aux 4 oxygènes) . CHAINE SIMPLE Lorsque chaque tétraèdre partage un oxygène (en bleu sur le schéma qui suit), on obtient une chaîne simple de tétraèdres. Il en résulte que pour chaque tétraèdre deux charges négatives ont été neutralisées et qu'il en reste deux autres à neutraliser (les traits rouges); la structure est chargée à -2. CHAINE DOUBLE Lorsque deux chaînes simples s'unissent par leurs oxygènes (en bleu sur le schéma qui suit) pour former des chaînes doubles, on obtient une structure de formule générale Si4O11, chargée à -6. STRUCTURE EN COUCHES Lorsque des chaînes doubles s'unissent, chaque tétraèdre partage trois oxygènes (en bleu sur le schéma qui suit); la formule générale est Si4O10 avec une charge de -4. On aura une structure en couche. C'est à partir de ces quatre structures de base, tétraèdre isolé, chaîne simple, chaîne double et couche, que seront formés les silicates. 2 LIAISON IONIQUE Mg ou Fe Les groupes des olivines, pyroxènes, amphiboles et micas seront formés par l'addition d'ions métalliques positifs comme le fer, le magnésium, le calcium, le potassium, etc., qui viendront neutraliser la structure (lien métallique). Cas 1 : Liaisons de tétraèdres isolés par des ions métalliques : l'olivine. Plusieurs tétraèdres isolés sont unis par leurs quatre pôles négatifs grâce à des ions positifs Fe ou Mg; c'est le minéral olivine. La proportion de fer et de magnésium peut varier. Cas 2 : Liaison de chaînes simples par des ions métalliques: les pyroxènes. Autour d'une chaîne simple, les positions disponibles pour les ions fer et magnésium se trouvent en périphérie et au sommet de la chaîne (voir plus haut). Ici encore, la proportion de fer et de magnésium est variable. La vue en bout d'une chaîne simple montre la position qu'occupent les ions fer et/ou magnésium, au sommet et en périphérie. Ces ions unissent ensemble plusieurs chaînes, montrées ici encore en bout, pour former les pyroxènes. Les liens assurés par les ions métalliques, fer ou magnésium, sont plus faibles que les liens assurés par le partage d'oxygène entre les pôles de tétraèdres. C'est ce qui est responsable de l'existence de deux plans de faiblesses (lignes rouges) à angle droit. Ces plans de faiblesses correspondent au clivage. Les pyroxènes se caractérisent donc par deux plans de clivage, à 90° l'un de l'autre. Cas 3 : Liaison de chaînes doubles par des ions métalliques: les amphiboles. Dans le cas des amphiboles, on a toujours l'unité de base silicium-oxygène, mais ici une certaine quantité d'atomes d'oxygène est remplacée par des radicaux hydroxyles (non illustrés sur le modèle). A la différence des pyroxènes, on a ici des chaînes doubles. Les positions disponibles pour les ions fer et magnésium se trouvent en périphérie et au sommet de la double chaîne (voir plus haut). La vue en bout d'une chaîne double montre la position qu'occupent les ions fer et/ou magnésium au sommet et en périphérie. Ces ions unissent plusieurs chaînes pour former les amphiboles. Comme dans le cas des pyroxènes, il y a des plans de faiblesses qui passent par les liens les plus faibles (lignes rouges) et qui définissent les clivages. Dans ce cas, les plans sont à 120° et le complément 60°. Les amphiboles possèdent donc deux plans de clivage, l'un à 120° et l'autre à 60°. Cas 4 : Liaison de couches de tétraèdres par des ions métalliques: les micas. Dans le cas des micas, dont la structure de base est formée de couches planaires de tétraèdres, les positions disponibles pour les ions fer et magnésium se trouvent au sommet de la couche (voir plus haut), comme le montre la vue en bout d'une couche. Chez les micas il y a deux types de couches planaires: la couche tétraédrique, notée T et formée des tétraèdres silicium-oxygène (une certaine quantité d'aluminium peut se substituer au silicium), et la couche octaédrique, notée O et formée des ions Fe-Mg et des oxygènes. Ces deux types de couches forment des feuillets, lesquels sont unis par de gros ions, comme le potassium dans le cas de la muscovite, un micas commun. Les micas possèdent un plan de clivage, parallèle aux couches. Dans le cas du quartz, il n'y a pas d'ions métalliques puisque tous les coins des tétraèdres sont liés entre eux par leurs oxygènes pour former un réseau tridimensionnel. Il n'y a pas de plans de faiblesse, donc pas de clivage. Chez les feldspaths, la structure est plus complexe. Les tétraèdres sont de deux sortes : des tétraèdres SiO4 et des tétraèdres AlO4. Ceux-ci forment un réseau tridimensionnel où les coins des tétraèdres sont liés par les oxygènes, avec des ions positifs Na, K, Ca se situant dans les interstices du réseau chargé négativement. TRAVAIL EN COURS Since 01-06-2021

  • Parthenay | mineralogie.club | Y Lulzac - JJ Chevallier

    Etain armoricain, le district minier de Parthenay. L'ETAIN ARMORICAIN Par Yves LULZAC, ancien géologue minier du BRGM Article paru dans Mines & Carrières N° 196 - octobre - 2012 (Hors série) avec l'aimable autorisation de l'auteur PROVINCE SUD ARMORICAINE Retour au sommaire DISTRICT DE PARTHENAY Il comprend trois zones principales situées aux confins du Massif Armoricain avant sa disparition sous les sédiments tertiaires du Détroit Poitevin. 1. La zone de La Peyratte (département des Deux-Sèvres) Elle est en liaison avec le massif granitique de Bressuire. Des indices de cassitérite alluvionnaire dispersés au sud et à l’est du bourg de La Peyratte proviennent de gîtes primaires constitués de lentilles de pegmatites et de filons quartzeux peu puissants, à épontes souvent greisenisées et parfois très riches en cassitérite avec des teneurs pouvant atteindre les 4 kg/t. Rarement observables sur affleurement naturel, les quelques occurrence cachées, découvertes non loin du village de la Bourbelière, se sont révélées d’intérêt économique médiocre compte tenu de leur trop grande dispersion et de leur faible volume, prises individuellement. C’est pourquoi elles ne semblent jamais avoir été concernées par des exploitations anciennes ou récentes. De même, les alluvions minéralisées qui en dérivent n’ont probablement pas attiré l’attention des anciens prospecteurs bien qu’un dépôt situé non loin du village des Fortunières pourrait représenter actuellement un potentiel de l’ordre d’une trentaine de tonnes de cassitérite (Y. Lulzac, 1975). A noter que des scories provenant du traitement de minerai de fer (limonite d’âge oligocène) se trouvent fréquemment sur toute l’étendue du district. 2. La zone de Pougne-Hérisson Entre Parthenay et Moncoutant dans les Deux-Sèvres, en relation avec le massif granitique de Neuvy-Bouin. Elle se distingue par de nombreux indices alluvionnaires groupés sur une aire d’une trentaine de km² autour des bourgs de Pougne-Hérisson et de Clessé. Les concentrations stannifères y atteignent des niveaux peu élevés en général, excepté au nord du bourg de Clessé où l’on note des teneurs dépassant 1 kg/m³ en "lit vif". Ici non plus, aucune trace d’exploitation ancienne n’a été remarquée. L’origine pegmatitique de cette cassitérite semble très probable mais elle n’a pas été localisée d’une manière précise. 3. La zone de La Baubertière (commune de Vasles) Localisée dans le granite de Bressuire en bordure des sédiments tertiaires du Détroit Poitevin. Il s’agit de l’indice stannifère le plus oriental du Massif Armoricain. Les minéralisations se manifestent par un alignement orienté NNE-SSO d’éboulis quartzeux dont la grosseur n’excède pas une quinzaine de centimètres et dans lesquels la cassitérite apparaît en plages centimétriques accompagnées de sulfures divers. Bien que cette région présente un fort recouvrement végétal, sans aucun affleurement naturel visible, quelques excavations peu profondes, observées sur la nappe d’éboulis, suggérerait l’existence d’une tentative d’exploitation minière. Hypothèse qui demanderait confirmation au moyen de sondages profonds (B. de Solère, 1974). Les alluvions de cette zone ne présentent pas de concentrations stannifères supérieures à 120 g/m³ et ne montrent aucune trace de travaux anciens ou récents. Since 24-09-2021 Retour au sommaire

  • Chiricahua mountains | mineralogie.club | JJ Chevallier

    Un dédale de roches cahotiques, au forme inahabituelles, c'est "le pays de rochers qui tiennent debout", comme l'appèlent les indiens Chiricahua, de la nation Apache. CHIRICAHUA MOUNTAINS Ce Parc Naturel est géré et protégé par le Ministère de l'Intérieur des États Unis d'Amérique, service des Parcs Nationaux, il est impératif de suivre la réglementation des Parcs Nationaux, entre autre il est interdit d'effectuer des prélèvements quels qu'ils soient, végétaux, animaux et minéraux. Tout contrevenant tombant sous le coup des lois fédérales des États Unis d'Amérique. Le « Chiricahua National Monument » est situé dans les montagnes Chiricahua à environ 35 miles/60 kilomètres au sud-ouest de Willcox et à 115 miles/190 km au sud-est de Tucson. Pour obtenir le PDF de la carte du Chiricahua National Monument Ce dédale rocheux, isolé et couvert d’une végétation assez dense a été très longtemps un refuge pour les Apaches « Chiricahua » qui l’appelaient « pays des rochers qui se tiennent debout ». Leurs chefs légendaires, Geronimo et Cochise, ont beaucoup utilisé cette situation idéale pour mener leurs nombreux raids contre les pionniers ; ils y ont résisté aux offensives de l’armée américaine pendant des décennies. Depuis « Massai Point », l’ombre de Cochise plane toujours sur les montagnes de Chiricahua… La chaîne de montagnes chiricahua est une assise volcanique inactive de 32 km (20 mi) de large et 64 km (40 mi) de long. Elle se trouve dans une région physiographique « Basin and Range » des chaînes de montagnes séparées par des bassins remplis de sédiments délimités par des failles. Bien que les roches sédimentaires paléozoïques et mésozoïques soient exposée, les roches volcaniques cénozoïques dominent le paysage. Ces roches volcaniques, altérées forment un labyrinthe de pinacles et de passages étroits. Bien que ses caractéristiques soient les exemples spectaculaires de processus d’érosion physiques et chimiques, la région conserve les vestiges de la caldeira de « Turkey Creek » de 19 km de diamètre qui s’est formée il y a environ 26,9 millions d’années. L’éruption du volcan associé a produit un volume de matière volcanique mille fois plus grand que celui produit par l’éruption du mont St. Helens en 1980 et cinq à dix fois le volume produit par la grande explosion volcanique de Krakatoa en 1883. La quantité de matière fondue qui a été vomie à partir d’un réservoir peu profond de la croûte était si grande que la surface du sol s’est effondrée dans le vide qui en a résulté, créant ainsi la caldeira de « Turkey Creek » (Pallister et al., 1997). Les dépôts d’un nuage incandescent… Il y a 26,9 Ma, des nuages de cendre volcanique incandescentes recouvrirent la région créant les fondements des formations rocheuses que l’on peut y voir maintenant. Ces formations rocheuses pittoresque de Chiricahua se sont formées par l’érosion des roches volcaniques déposée. Le volcan de « Turkey creek », situé à 16 km, 10 milles, au sud de la formation, entra en éruptions au moins neuf fois, vomissant des cendres incandescentes et des boulettes de pierres ponces en fusion. Des torrents de cendres et débris brûlants se déversèrent sur les flancs du volcan. Quand cette nuée ardente se déposa, les couches de cendres bouillonnantes chauffées à blanc se fondirent en roches appelé « welded tuff » (tuf soudé). Les cendres aériennes, refroidies durant leur chute, formèrent des couches poudreuses. Lorsque les éruptions cessèrent les dépôts accumulés avait une épaisseur de 600 mètres. Les couches solides de « weded tuff » déposées par les nuées ardentes étaient le plus souvent recouvertes par des couches de tuf moins solides tombées du ciel. Il y a des millions d’années le socle rocheux de la région a été soulevé pour former les « Chiricahua mountains ». Comme les montagnes s’élevaient progressivement les couches rocheuses glissaient lentement vers l’ouest. La puissance de ces mouvements forma des strates fragmentées créant de profondes fissures appelées joints. Depuis cette époque l’eau pluviale s’est infiltrée dans les fissures dissolvants les minéraux et lessivant d’infimes particules de la roche. Les dilatations et contractions causées par les variations de température, la glace et ainsi que les racines des plantes agissant comme des coins dans les fissures contribuent à briser la roche. Sous l’effet de l’érosion les parties plus fragiles s’évacuent ne laissant que les couches les plus dures qui s’érigent en relief produisant des formations rocheuses aux formes inhabituelles. Des milliers de sculptures rocheuses s’aligne au long des parois de ce canyon. L’érosion continuera aussi longtemps qu’il y aura des pluies, de la glace, des variations de température, du vent et des plantes, et les formations rocheuses d’aujourd’hui seront remplacée par d’autres. Il y a des millions d’années le socle rocheux de la région a été soulevé pour former les « Chiricahua mountains ». Comme les montagnes s’élevaient progressivement les couches rocheuses glissaient lentement vers l’ouest. La puissance de ces mouvements forma des strates fragmentées créant de profondes fissures appelées joints. Depuis cette époque l’eau pluviale s’est infiltrée dans les fissures dissolvants les minéraux et lessivant d’infimes particules de la roche. Les dilatations et contractions causées par les variations de température, la glace et ainsi que les racines des plantes agissant comme des coins dans les fissures contribuent à briser la roche. Sous l’effet de l’érosion les parties plus fragiles s’évacuent ne laissant que les couches les plus dures qui s’érigent en relief produisant des formations rocheuses aux formes inhabituelles. Des milliers de sculptures rocheuses s’aligne au long des parois de ce canyon. L’érosion continuera aussi longtemps qu’il y aura des pluies, de la glace, des variations de température, du vent et des plantes, et les formations rocheuses d’aujourd’hui seront remplacée par d’autres. "Les rochers qui se tiennent debout" Les dépôts de cendres fines (blancs) et les dépôts de tuf soudés (bruns) le long du sentier du mont Sugarloaf présentent un risque de glissement de terrain. Photographie de John Graham (Colorado State University), 5 avril 2006. L’érosion de la couche blanche molle et riche en cendres à la base de la partie supérieure du Tuff de Canyon Rhyolite cause l’effondrement du tuf soudé plus résistant et de la falaise. Photographie de John Graham (Colorado State University), 5 avril 2006. Un tuyau de fumerole conservé dans la Rhyolite de Canyon Tuff, Sugarloaf Mountain Trail. Photographie de John Graham (Colorado State University), 5 avril 2006. Le « pot bouillant », (bouilloire) à la base d’un tuyau de fumerole (flèche). Les couches concentriques sont des bandes de Liesegang*. Les couches gris clair sous le tuyau de fumerole sont des lits de surtension, qui ont été déposés à partir de souffles explosifs dirigés horizontalement de cendres, de cristaux et de débris de roche. Les bandes de Liesegang sur-impriment également ces couches. Photographie de John Graham (Colorado State University), 5 avril 2006. * Les anneaux de Liesegang sont un phénomène observé dans de nombreux, sinon la plupart, les systèmes chimiques subissant une réaction de précipitation dans certaines conditions de concentration et en l’absence de convection. Les anneaux se forment lorsque des sels faiblement solubles sont produits à partir de la réaction de deux substances solubles, dont l’une est dissoute dans un milieu colloïde. Photo JJ Chevallier 2020 Petits conseils . . . Sur l'Interstate - 10 en venant de Tucson n'oubliez pas de faire un arrêt sur l'aire de Texas canyon pour de belles photos. Vous pouvez aussi dormir au " Triangle T Ranch". Since 01-06-2021

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    Partez à la découverte du monde et ses merveilles à travers cette page, illustrée. La région des vallées sèches en Antarctique Les Vallées sèches, situées à l'ouest des bases de Nouvelle-Zélande et des États-Unis à McMurdo Sound, sont les plus grands territoires non gelés de l'Antarctique. Leur sol rocailleux est à nu car contrairement aux autres parties de ce continent gelé, ces vallées ne sont ni verrouillées par la glace, ni enveloppées de neige. Ces vallées sont parmi les régions les plus inhospitalières de notre planète. Il existe une multitude de colonies de plantes et de micro-organismes exceptionnelles dans cet environnement, qui remonte à des millions d'années, ainsi que des formations géologiques particulières et des paysages spectaculaires. Il y a une grande quantité de sels, surtout de sulfates (SO 4 ²-), dans les sols des vallées sèches. C'est dans cette région que se trouve le glacier Taylor à l'origine des chutes de sang. https://timesofindia.indiatimes.com/etimes/trending/blood-waterfalls-all-about-antarcticas-century-old-natural-mystery/photostory/107229422.cms Traduction et adaptation de l'anglais par JJ Chevallier - 2024 Chutes de sang : le mystère naturel de l'Antarctique Plongez dans le monde surréaliste et glacé de l'Antarctique pour assister aux chutes de sang, un phénomène naturel saisissant. Provenant du glacier Taylor, cette cascade présente une couleur rouge vif, qui n'est pas due à une source sinistre mais à une eau riche en fer. Ce spectacle étrange n'est pas seulement une merveille visuelle, mais aussi une mine d'or scientifique, offrant des informations sur la vie microbienne dans les environnements extrêmes et les processus géochimiques de l'oxydation. Ce phénomène naturel aurait sa place dans un fim d'horreurs, mais il n’en n’est rien L'Antarctique est une terre de glace et de neige, mais aussi de secrets et de mystères. L'un des phénomènes les plus intrigants du continent gelé est la Blood Falls, une chute d'eau de couleur rouge qui s'écoule du glacier Taylor dans le lac Bonney Ouest. L'existence de la vie dans les Blood Falls suggère que la vie pourrait également prospérer dans d'autres mondes très, très éloignés de notre planète. Les Blood Falls nous rappellent la beauté et le mystère de notre planète, ainsi que le potentiel de la vie dans les endroits les plus inattendus. Mais quelle est l'origine de ce spectacle sinistre et que révèle-t-il sur la vie cachée sous la glace ? Plongeons aujourd'hui dans ce phénomène intriguant. La découverte des Blood Falls Les Blood Falls ont été découvertes pour la première fois en 1911 par le géologue australien Thomas Griffith Taylor, qui faisait partie de l'expédition antarctique britannique dirigée par Robert Falcon Scott. Taylor a exploré la vallée qui porte aujourd'hui son nom et a remarqué une étrange tache rougeâtre sur le museau du glacier. Il a d'abord pensé que cette couleur était due à une forme d'algue rouge, mais il n'a pas pu prélever d'échantillon pour une analyse plus approfondie. D'où vient cette teinte sanglante ? Ce n'est que près d'un siècle plus tard que la véritable cause de la couleur rouge a été révélée. En 2003, une équipe de chercheurs de l'université d'Alaska Fairbanks et de l'université de Harvard a utilisé un spectromètre pour analyser la composition chimique de l'eau s'écoulant du glacier. La couleur rouge de l'eau est due à l'oxyde de fer, qui se forme lorsque l'ancienne eau de mer piégée sous le glacier entre en contact avec l'air. L'eau de mer abrite une communauté variée de bactéries qui se sont adaptées aux conditions difficiles de l'environnement sous-glaciaire, où elles ne disposent ni de lumière, ni d'oxygène, ni d'une quantité suffisante de nutriments. Cet écosystème est constitué de bactéries autotrophes qui métabolisent les ions sulfates et ferreux,. La géomicrobiologiste Jill Mikucki du Dartmouth College y a isolé pas moins de 17 types de microbes. Comment l'eau salée est-elle restée liquide ? Les scientifiques ont cherché d'où venait l'eau salée et comment elle pouvait rester liquide dans un environnement aussi froid. Ils ont scanné le glacier et ont découvert un réseau de canaux sous-glaciaires et un grand réservoir de saumure sous la glace. L'âge de la saumure a été évalué à environ cinq millions d'années à l'époque du Miocène, lorsque le niveau de la mer était plus élevé et que le glacier formait un fjord relié à l'océan. Avec le temps, le glacier a séparé le fjord de la mer et emprisonné l'eau de mer sous la glace. En gelant, la glace a expulsé le sel et les autres impuretés, créant une saumure très concentrée qui est restée liquide en raison de son point de congélation plus bas et de la chaleur dégagée par le processus de congélation. Le mystère de la vie sous-glaciaire La découverte la plus surprenante de la recherche a été la présence d'une vie microbienne dans la saumure. Les scientifiques ont détecté des traces d'ADN et de carbone organique dans l'eau, ce qui indique que la saumure abritait une communauté diversifiée de bactéries. Ces bactéries s'étaient adaptées aux conditions difficiles de l'environnement sous-glaciaire, où elles ne disposaient ni de lumière, ni d'oxygène, ni de nutriments en quantité limitée. Elles ont survécu grâce à un processus appelé chimiosynthèse, dans lequel elles ont obtenu de l'énergie en décomposant le sulfate et le fer présents dans l'eau. Les bactéries produisaient également des composés organiques qui servaient de nourriture à d'autres microbes, créant ainsi un écosystème sous-glaciaire complexe. L'implication des découvertes La découverte de la vie dans la saumure a des implications importantes pour l'étude de l'astrobiologie, la science de la vie dans l'univers. L'environnement sous-glaciaire de Blood Falls est similaire aux conditions qui peuvent exister sur d'autres mondes glacés, tels qu'Europe, une lune de Jupiter, ou Encelade, une lune de Saturne. On pense que ces deux lunes possèdent des océans d'eau liquide sous leur croûte glacée, et peut-être des cheminées hydrothermales qui pourraient fournir de l'énergie et des nutriments pour la vie. L'existence de la vie dans Blood Falls suggère que la vie pourrait également se développer dans ces océans extraterrestres, même en l'absence de lumière solaire et d'oxygène. Les chutes de sang ne sont pas seulement une merveille naturelle, mais aussi un laboratoire naturel pour étudier et comprendre les origines et les limites de la vie sur Terre et dans l’Univers. Les chercheurs espèrent continuer à surveiller le site et à collecter des échantillons pour en savoir plus sur l’écosystème sous-glaciaire et son évolution. Ils espèrent également susciter l’intérêt du public et le sensibiliser à l’environnement de l’Antarctique et à sa conservation. Les chutes de sang rappellent la beauté et le mystère de notre planète, ainsi que le potentiel de vie dans les endroits les plus inattendus. LA PHOTO TRAFIQUEE UNE IMPRESSIONNANTE DECOUVERTE Nouvelle découverte à Mibladen, qui vient enrichir la littérature minéralogique de ce gisement mondialement connu comme le plus grand gisement de Vanadinite au le monde. La vanadinite est un minéral secondaire du plomb qui appartient à la famille des vanadates, le plus fréquent ce sont les cristaux tabulaires à contour hexagonal mais on le rencontre sous plusieurs habitus : en trémie, en altères, squelettique et plus rarement fibreux où botryoïdale. C'est une découverte de vanadinite comme vous voyez en forme de sphérules sur des cristaux tabulaires de Barytine recouverte de Mottramite (un minéral qui appartient à la famille des vanadates, son nom revient à la ville de Mottram en Royaume Unie lieu de la première découverte.) Voir la page Vanadinite du Musée virtuel de Minéralogie Passion. Crédit photos Abdel-Abdel - Cliquez pour agrandir. UN SPELEOTHEME - UNE STALACTITE - RACONTE... Le climat 4 millénaires avant notre ère. Des chercheurs découvrent deux nouveaux minéraux sur un morceau de météorite. Deux nouveaux minéraux ont été découverts par une équipe de chercheurs canadiens sur l’échantillon d’une météorite de quinze tonnes, deux mètres, tombée il y a très longtemps, exhumée en 2020 en Afrique de l’ouest, en Somalie. Ils ont été baptisés Elaliite et Elkinstantonite. La météorite entière, elle, est désormais introuvable car elle aurait été vendue en Chine. L’Elaliite et l’Elkinstantonite : voilà le nom de deux nouveaux minéraux trouvés sur un morceau d’une météorite, déterrée en 2020 à El Ali, en Somalie. (article dans The Guardian), repris par BFMTV mardi 29 novembre 2022, ce sont des scientifiques de l’université d’Alberta, au Canada, qui sont à l’origine de cette découverte. Un professeur du département des sciences de la terre et de l’atmosphère était chargé d’analyser un morceau d’environ 70 grammes extrait de cette météorite. Intrigué par sa composition, il a demandé au responsable du département laboratoire d’y jeter un œil. « Dès le premier jour des analyses, il m’a dit que nous avions au moins deux nouveaux minéraux là-dedans », a déclaré le professeur Chris Herd. « C’était phénoménal. La plupart du temps, il faut bien plus de travail et de recherche pour affirmer qu’il y a un nouveau minéral. » Désormais, les chercheurs souhaitent analyser la roche extraterrestre de manière plus approfondie, mais la météorite – large de plus 2 mètres - est malheureusement introuvable. Elle aurait été vendue et exportée en Chine. « Jamais je n’aurais pu imaginer que je serais un jour impliqué dans la description de nouveaux minéraux en étudiant simplement sur un morceau de météorite », s’est ému le professeur de l’université d’Alberta. Il explique que les minéraux ont été nommés Elaliite et Elkinstantonite : la première en référence au lieu El Ali et la deuxième pour rendre hommage à une chercheuse de la Nasa, Lindy Elkins-Tanton. « C’était phénoménal » SOURCES Ouest France The Guardian Collection de météorites de l'Université d'Alberta The Meteorological Society La météorite El Ali The Meteorological Society traduction JJ Chevallier 4°17,281'N, 44°53,893'E Hiiraan, Somalie Trouvaille: septembre 2020 Classification : Météorite de fer (complexe IAB) Histoire : (Global Resources, Ltd., C. Herd, UAb) La roche était couchée sur le sol dans une vallée calcaire riche en eaux souterraines, avec des bosquets de végétation sur lesquels les chameaux se nourrissent. Le rocher était connu par les découvreurs sur le terrain sous le nom de « Nightfall ». Les éleveurs locaux près d’El Ali rapportent qu’ils connaissaient ce rocher depuis plus de 5 à 7 générations, célébré par le culte Saar, les chansons, les danses et les poèmes somaliens. Il n’y avait pas d’autres débris dans les environs. Il était partiellement immergé dans le sable mais avait l’air différent des rochers que les chercheurs avaient l’habitude de voir dans la région. La curiosité des prospecteurs a été éveillée lorsqu’ils ont frappé le rocher avec un marteau. Avec une masse et un burin à froid, ils ont laborieusement prélevé un échantillon de 90 g in situ et l’ont envoyé à Nairobi, au Kenya, pour analyse XRF. Cela a révélé des pourcentages : Fer, Fe, 44,28, Nickel, Ni, 44,97, Magnésium, Mg, 5,54, Cobalt, Co, 1,80 Aluminium, Al, 1,40, (sur une surface vraisemblablement altérée). L’échantillon a ensuite été divisé : un seul morceau de ~70 g a été divisé, dont 19,23 g envoyés à N.Gessleret et 54,3 g plus un de 15,0 g envoyés à C. Herd, pour caractérisation, ce dernier aidé par Abdirashid Mohamed (Minnesota, USA). La pierre a ensuite été déplacée pour être conservée. (N.Gessler, Duke): Le spécimen de 19,23 g a été reçu le 6 janvier 2021, avec 6 photographies et 2 vidéos. Le spécimen a été poli et gravé à l’acide, révélant les figures de Widmanstaetten. Les analyses XRF ont été obtenues auprès de SA Recycling, Los Angeles. L’échantillon a ensuite été coupé, avec une tranche de 7,76 g envoyée à UCLA et une tranche de 9,00 g (plus 2,53 g de boue de coupe) envoyée à T. Jull, UAz, pour caractérisation. Un échantillon plus important de 1 à 2 kg a ensuite été détaché par les chercheurs à l’aide d’une meuleuse d’angle après l’arrivée de la pierre à Mogadiscio pour y être stockée. Des documents supplémentaires, comprenant 4 photos et 3 vidéos, de la météorite in situ, ont été fournis par Omar Abdishakur, directeur de la communication et du marketing, Kureym Mining and Rock Co. (Abdulkadir Abiikar Hussein, Almaas U). La petite ville appelée El Ali (Ceel Cali) est le centre des communautés d’éleveurs de chameaux appelées Derisamo. Les éleveurs visitent El Ali pour faire boire leur bétail et s’hydrater eux-mêmes. À environ 15 km au nord-ouest d’El Ali, les éleveurs de chameaux connaissaient la roche qui semblait métallique et l’utilisaient comme une enclume sur laquelle aiguiser leurs couteaux. La même région est riche en opale. En septembre 2019, des artisans mineurs de Kureym Mining and Rocks Company, à la recherche d’opale, ont reconnu la curieuse pierre comme une météorite et ont envoyé une pièce au Kenya pour confirmation XRF. De nombreux fragments seraient tombés dans les environs et dispersés dans la région voisine. En août 2020, ils ont chargé et déplacé la pierre à Mogadiscio. L’histoire de cet étrange rocher s’est répandue partout et le gouvernement est intervenu. Le camion et le « gros rocher lourd » ont été arrêtés par des agents de la sécurité nationale. A. Abiikar Hussein a été appelé par le ministère des Mines et du Pétrole pour enquêter sur la roche. Kureym Mining and Rock Co. a fourni son XRF. A. Abiikar Hussein a fourni 6 photos, ainsi que les résultats de sa mesure des longueurs, largeurs et hauteurs à différents endroits, et un poids estimé à 16 800 kg. Il a ensuite recommandé que le gouvernement l’achète et le conserve pour les nombreuses parties prenantes en Somalie. Le gouvernement l’a remis aux mineurs où il est entreposé près de l’aéroport pour être vendu. Caractéristiques physiques : (A. Abiikar Hussein, Almaas U; C. Herd, UAb; N.Gessler, Duke) A. Abiikar Hussein l’a mesuré, environ 205 × 128 × 100 cm, il a fourni le certificat de poids de l’Autorité portuaire de Mogadiscio à 15,150 tonnes et plusieurs photographies in situ et ultérieures. La surface extérieure est rouge-brun avec de nombreuses dépressions irrégulières, centimétriques d’un côté, des dépressions décimétriques de l’autre et une longue rainure métrique. La surface exposée à l’air libre a été lissée et battue par des générations d’utilisation par les éleveurs de chameaux. Pétrographie : (C. Herd,UAbet N.Gessler, Duke) Les observations au MEB et d’échantillons manuels, y compris de surfaces polies et gravées à l’acide, montrent les figures de Widmanstatten bien développé avec des largeurs lamellaires moyennes de kamacite allant de 1,2±0,4 mm (n = 35) en plusieurs tranches allant jusqu’à 8 cm de diamètre (probablement à partir de l’échantillon à l’échelle du kg ; mesuré sur les photos) à 25±8 μm (n = 33) mesuré sur l’échantillon de 19,23 g. De nombreuses inclusions de troilite et de phosphates ont été observées. L’altération s’étend le long des limites de grain à l’intérieur, et les vides circulaires peuvent, autrefois, avoir contenu de la troilite. Géochimie : Données ICP-MS, en utilisant un échantillon de la météorite "North Chile" (Filomena) comme standard (C. Herd, P. Hill et S. DuFrane, UAb): Ni = 95,4, Co = 4,51 (mg / g dans les deux cas); Ir = 0,4, Ga = 57, Ge = 147, As = 14, Ru = 3,2, Os = 0,61, Pt = 2,7, Cu = 317, Au = 1,2 (tous μg/g); Sb = 602, Re = 39 (ng/g dans les deux cas). La valeur Au est un minimum en raison des incertitudes associées à la méthode ICP-MS de la solution. Données de l’INAA (B. Zhang et P. Warren, UCLA) : Ni = 95,2, Co = 4,82 (mg/g dans les deux cas) ; Cr = 23, Ir = 0,405, Ga = 60,6, Ge = 176, As = 15,6, Ru = 3,1, W = 0,554, Os = 0,48, Pt = 2,53, Cu = 302, Au = 1,418 (tous μg/g); Sb = 310, Re = <47 (ng/g dans les deux cas). Classification : Complexe IAB. Semblable, mais distinct des exemples individuels du complexe IAB, d’après la comparaison des données avec Wasson et Kallemeyn (2002) ). Échantillons : Échantillon type composé de 54,2 g et 15,0 g 2 pièces à UAb, 7,76 g à UCLA, 9,00 g à UAz. Découverte exceptionnelle de cristaux lors de travaux au St. Gothard ... Plusieurs centaines de kilos de cristaux de très bonne qualité ont été mis à jour lors des travaux de dynamitage pour le deuxième tube routier du Gothard. La découverte est remarquable, selon les experts. Le site se trouve à environ 300 mètres de l'entrée de la galerie, dans la zone du plafond. Le chef des travaux a réagi de manière exemplaire et a immédiatement fait appel à la surveillance cantonale des minéraux, a indiqué vendredi la direction des travaux publics du canton d'Uri.Du quartz extrait à l'entrée de la galerie. [ur.ch] Fin septembre, celle-ci a repéré plusieurs couches de quartz, de l'apophyllite ainsi que de la fluorite rose. Cette dernière, en particulier, est d'une qualité exceptionnelle. Le géologue au sein de l'autorité de surveillance des minéraux uranaise Peter Amacher a précisé que la découverte était l'une des meilleures réalisées en Suisse depuis des années. Une journée d'extraction Il a fallu environ 24 heures à Peter Amacher et son équipe pour extraire les centaines de kilos de roches à l'aide d'un pont élévateur. Le spécialiste avait déjà assuré la surveillance des minéraux lors de la construction de la centrale électrique des CFF à Amsteg, mais aussi lors de la construction du tunnel de base du Gothard. Les pierres qui viennent d'être recueillies appartiennent au canton d'Uri. Elles sont actuellement nettoyées, triées, recensées et leur valeur estimée. Les plus belles feront l'objet d'une exposition. Du quartz extrait à l'entrée de la galerie. Photo : www.ur.ch Fluorite rose extraite dans la galerie. Photo : www.ur.ch Pour ceux qui regardent des photos de minéraux pour apprécier leurs couleurs et leurs formes sans grande connaissance du sujet, certaines photos peuvent sembler presque photomontages. L'hémimorphisme des cristaux de la Wurtzite de Carrare, tels que ceux reproduits sur la photo en sont un bon exemple. L'absence d'un centre de symétrie rend ces cristaux très rares et fascinants. La Wurtzite est un polymorphe du sulfure de zinc associé à la sphalérite ce'lles de Carrare sont parmi les meilleurs cristaux du monde. La forme de tant et de tels cristaux, qui ressemblent aux formes d'instruments de musique à vent, est vraiment fascinante. Le champ vertical encadré est d'environ 12mm. Provenance Cava Gioia, Carrare, province de Massa Carrara, Italie. Collection Andrea Morino. Photo d'Antonio Miclioli, publiée dans Mineralogica Record dans l'article correspondant de 2019. Les Baïkal Zen ... Effet de lévitation de cailloux sur la glace... C’est un phénomène naturel peu connu et fascinant qui offre des clichés à peine croyables. Situé dans le sud de la Russie, le lac Baïkal (plus profond lac du monde) offre chaque hiver un spectacle surprenant aux touristes et photographes qui s’aventurent sur son épaisse couche de glace : les Baïkal Zen. Ce phénomène rare place littéralement les pierres en lévitation au dessus de la surface de l’eau glacée. Si on peut croire à première vue à la réalisation d’un artiste, cet effet est pourtant purement naturel. Poussées par les vents violents sur la surface gelée du lac, ces pierres isolées sont ensuite chauffées par la lumière du soleil qui fait fondre la glace en-dessous. La partie centrale sous la pierre, la moins exposée au soleil, se consolide alors quand le soleil disparaît, créant l’illusion de ces galets en lévitation. Le Baïkal Zen demande un climat très particulier, extrêmement froid et très venteux pour prendre vie. Ces quelques photos ci-dessous vous révéleront les spécificités étonnantes de ce phénomène naturel. Clic pour agrandir... JUSTE POUR OUVRIR LES YEUX DE CEUX QUI CROIENT ENCORE AUX BÊTISES DE L'ECOLOGIE EXTRÊMISTE POUR FAIRE PEUR ET CULPABILISER ! Un ami, scientifique de formation, m'a transmis cette information, je vous en fait profiter. Pour ceux qui s'intéressent à la question du changement climatique , voilà un livre qui permettra de vous faire une idée sur le caractère multifactoriel de ce changement . Entre réchauffements et glaciations , vous constaterez que l'activité humaine n'est pas la seule explication et peut être minorée par rapport aux autres facteurs n'en déplaise à certains et ce bien loin des véritables explications scientifiques et d'information pour le grand publique . Ce livre est disponible sur plusieurs sites Internet, en cherchant avec Google. La terre en colère : les cataclysmes naturels Co-auteur : Fitch, Frank Co-auteur : Tazieff, Haroun (1914-1998) ; Simon, Jean-Pierre, traducteur Description : 1 vol. (327 p. -16 p. de pl.) ; 22 cm Editeur : Seuil - 1980 ISBN 10 : 2020055783 ISBN 13 : 9782020055789 Basil Booth & Frank Fitch La terre en colère Les cataclysmes naturels. Depuis 5 milliards d'années, la Terre, planète violente, a été modèle par des cataclysmes successifs. Certains sont brutaux et destructeurs éruptions volcanique où tremblement de terre. D'autres sont plus insidieux, lente submersion des plaines sous les eaux où désertification de terres fertiles. Des forces gigantesques font dériver les continents et soulèvent les fonds océaniques. Avec une régularité implacable, les glaciations reviennent se saisir des terres. Deux géologues réputés, à partir de recherches actuelles sur l'histoire de la Terre, évaluent les divers dangers qui menacent l'humanité, s'appuyant sur de nombreux exemples de catastrophes naturelles du passé. Ils étudient les conséquences sur nos vies et notre environnement, ainsi que les implications sociales et politiques, des désastres futurs qui affecteront inévitablement la Terre. Mieux connaître les menaces de notre planète pour mieux y faire face … Basil Booth : Directeur de recherche à l'Imperial College de l'université de Londres. Autorité internationale reconnue en volcanologie, il a mené de nombreuses expéditions scientifiques et est fréquemment consulté pour ses travaux sur les problèmes sociaux liés au désastre volcanique. Frank Fitch : Professeur au Birkbeck College de l'université de Londres. Spécialiste en géologie il a travaillé dans le monde entier. Il a effectué de nombreux travaux de recherche et joué un rôle d'expert auprès de gouvernements comme de compagnies minières et pétrolières. Traduit de l'anglais par Jean-Pierre Simon. TURQUOISES DE RÊVE On en voit partout dans les boutiques de souvenirs aux USA et ailleurs dans le monde, elles sont bien souvent des imitations ou des synthèses, celles que vous voyez sur ces deux photos sont bien réelles, elles ont été métamorphosées en un magnifique bijou par un grand maître de la joaillerie, aujourd'hui décédé, José Manuel Rosas. Traduction et actualisation par JJ Chevallier La turquoise est un minéral du cuivre, opaque, bleu à vert à jaune verdâtre, d’une homogénéité séduisante, mais parfois avec des veines sombres ou des éléments colorés (par exemple, oxydes de manganèse ou de fer, limonite, pyrite, kaolinite, quartz). Elle est utilisée depuis des millénaires en Mésopotamie, en Amérique centrale et en Chine avec des occurrences historiques dans le Sinaï, en Égypte, où elle est connue depuis 3 200 avant notre ère . Particulièrement connue aussi en Iran à Neyshabou r, qui a produit des spécimens de très grande qualité, historiquement connus localement sous le nom de Piroozeh , depuis 7 000 avant notre ère avec une production de qualité pertinente, également reconnue de nos jours. Actuellement, une production importante est connue dans la province chinoise du Hubei et aux États-Unis, notamment en Arizona (par exemple, la mine "Sleeping Beauty ", aujourd'hui fermée depuis 2012), au Nevada, en Arkansas et au Nouveau-Mexique avec une production historique depuis 700 avant notre ère, profondément enracinée dans la culture amérindienne. En tant qu’agrégat massif d’éléments cryptocristallins, il s’agit d’un matériau gemme poreux nécessitant parfois une stabilisation par une série de traitements tels que le revêtement ou l’imprégnation avec de la cire, des huiles, des polymères ou des résines prépolymères (par exemple, le traitement Zachery). Sur les photos, voici un bracelet en or 19,2 carats du défunt maître joaillier, José Manuel Rosas, avec un total de 120 turquoises qui proviendraient de la mine "Sleeping Beauty" à Globe en Arizona, avec des diamants et des saphirs. Ce texte est une traduction actualisée du texte de Rui de Galopim de Carvalho sur sa page Instagram : Rui Galopim de Carvalho FGA (@portugalgemas) • Photos et vidéos Instagram Au centre de la photo, l'observation d u profil de la montagne de la droite vers la gauche vous explique le nom de la mine. Vue de la "Sleeping Beauty" mine, à Globe en Arizona, avant sa fermeture. TRAITEMENT DES SAPHIRS PAR DIFFUSION AU TITANE PARTIE I CETTE VIDEO EN ANGLAIS VOUS EST PROPOSEE PAR GEM A pour avoir les sous titres en français cliquez sur la roue dentée puis sur sous-titre et choisissez la langue... LA CHASSE AUX CAILLOUX UNE VIDEO DYNAMIQUE A PROPOS D'UNE ACTIVITE DONT TOUS LES CAILLOUTEUX RÊVENT ! Rareté minéralogique . . . La Rhodochrosite est un minéral relativement courant et très recherché des collectionneurs cet échantillon est pour le moins atypique et l'on peut le qualifier de très rare ! Rhodochrosite botryoïdale. Mine Nasser Wolf , Trautenstein, berharz am Brocken, Harz, Saxe-Anhalt, Allemagne. Rhodochrosite botryoïdale Nasser Wolf Mine, Trautenstein, Oberharz am Brocken, Harz, Saxe-Anhalt, Al Rhodochrosite botryoïdale Nasser Wolf Mine, Trautenstein, Oberharz am Brocken, Harz, Saxe-Anhalt, Al Rhodochrosite botryoïdale Nasser Wolf Mine, Trautenstein, Oberharz am Brocken, Harz, Saxe-Anhalt, Al Curiosités minéralogiques . . . On a dit et écrit beaucoup de bêtises à propos de la formation ces agates atypiques du Brésil, pour tout savoir à leur propos lisez l'excellent article très bien illustré, rédigé par Julien Lebocey dans Le Règne Minéral n° 163 Janvier - Février 2022 Vente en ligne des revues Fossiles et Le Règne Minéral UNE VIDEO SYMPA... A la découverte d'une mine de fluorite dans le Var ! Vous pourrez y voir beaucoup de filon de Fluorite mais aussi de la baryte, de la galène et du quartz. UNE GEODE QUI MERITE QUE L'ON S'Y PLONGE Améthyste d'Aldama, Chiapas, Mexique. Collection Roland Noack Rejoindre la page perles Quand le biologique fabrique du minéral... LA FORMATION DES HUITRES PERLIÈRES... La Nacre… Biochimie et formation La nacre est formée par biominéralisation, c’est la superposition de couches de tablettes d’aragonite (CaCO3) dont l’épaisseur est d’environ 500 nm qui sont soudées entre elles par un composé biologique, la conchyoline, épaisse de 20 à 50nm (environ 4 à 6 %) c’est elle qui détermine la structuration en servant de « ciment » aux cristaux d'aragonite (qui représentent 90 % de la nacre). On note aussi la présence de traces d’eau (H2O) et d’ions divers. L’iridescence est due à superposition de couches d'indices de réfraction différents qui créent des interférences, la couleur dépend de l'angle d'incidence de la lumière. Coupe de nacre d'une coquille d'huitre au MEB Romain MALLET / SCIAM Angers

  • Mine d'Abbaretz et arsenic|mineralogie.club|JJ Chevallier - Y. Lulzac

    MINE D'ABBARETZ ET ARSENIC SOMMAIRE Accès direct par clic Géologie de la Bretagne Résumé des connaissances de la mine d'Abbaretz Le problème de l'arsenic dans le périmètre de la mine d'Abbaretz Le point de vue d'un géologue minier spécialiste du site Une synthèse sur l'arsenic un élément chimique présent partout à travers le monde Conclusion LA GÉOLOGIE DE LA BRETAGNE EN QUELQUES MOTS LA GÉOLOGIE DE LA BRETAGNE EN QUELQUES MOTS Deux milliards d’années d’histoire géologique bretonne ... Par Florentin Paris - février 2018 Les archives géologiques bretonnes couvrent une période de plus de 2 milliards d’années et impliquent une grande diversité de roches sédimentaires, métamorphiques et éruptives. Celles ci représentent un véritable condensé de l’histoire de la Terre car elles traduisent les grands mouvements de l’écorce terrestre responsables de la formation des montagnes et des grandes modifications climatiques. Le contact entre le gneiss Icartien et la microgranodiorite de Pleubian est ici enrobé par une coulée de solifluxion composée de limon et de loess. Lithothèque de l'académie de Rennes Les grands cycle structurants À l’ouest du Massif armoricain, la Bretagne a acquis ses principales caractéristiques au cours de cycles de plissements majeurs : les cycles icartien, cadomien, varisque. Il n’y a pas d’Archéen en Bretagne mais, autour de la baie de Lannion, de petits affleurements de roches à composition granitique, datés de –1,8 à –2,2 milliards d’années (Protérozoïque inférieur), sont attribués au cycle icartien. Il s’agit des plus anciennes roches de France métropolitaine et même de l’Europe méridionale. Pincipales étapes de l’édification du socle géologique de la Bretagne. Le socle primitif Le cycle cadomien débute vers –750 Ma et s’achève il y a 541 Ma. Il constitue le véritable soubassement de la Bretagne. On y trouve des matériaux variés d’âge protérozoïque supérieur, notamment d’anciennes boues et sables marins modifiés au cours du temps (surtout visibles en Bretagne centrale) et du matériel volcanique (coulées de laves, tufs, cendres présents dans le Trégor et autour de la baie de Saint-Brieuc). Entraînés en profondeur lors des plissements à l’origine des montagnes cadomiennes (–600 à –540 Ma), ces roches ont été profondément modifiées par la chaleur et la pression en donnant des micaschistes, des gneiss ou des granites d’anatexie. Ces roches métamorphiques sont bien représentées près de Brest, de Guingamp et de Saint-Malo. Le cycle cadomien s’achève par l’intrusion d’énormes massifs de granite, notamment vers l’est (Bécherel, Bonnemain, Fougères). Carte géologique simplifiée de la Bretagne. Le massif breton Le cycle varisque démarre en Bretagne par le dépôt des restes de l’érosion des montagnes cadomiennes. On a d’abord des sables et des boues déposées dans une mer froide à tempérée, puis l’apparition de calcaires tropicaux avec des coraux (entre –410 et –370 Ma) et enfin les vestiges de luxuriantes forêts houillères (entre –350 et –300 Ma). Ces sédiments et fossiles traduisent un lent déplacement de la Bretagne de l’hémisphère sud vers l’Équateur. Le cycle varisque s’achève vers –320 Ma avec la formation d’une immense chaîne de montagne, résultat de la collision entre les plaques Gondwana (incluant la Bretagne) et Laurussia. Au cours de cette collision, les roches volcaniques et les sédiments marins déposés pendant plus de 150 Ma sont entraînés dans les profondeurs de l’écorce terrestre à la faveur de plissements gigantesques. Soumis à de fortes températures et pressions, ils sont profondément métamorphisés (modifiés en micaschiste, gneiss, migmatites, amphibolites). Ce type de roche est bien représenté dans le sud de la Bretagne (Loire-Atlantique, Morbihan, Finistère sud. D’immenses cassures (failles) accompagnent ces mouvements et participent au façonnement du massif breton. Le cycle varisque s’est achevé il y a 300 Ma avec la mise en place des derniers massifs granitiques (Ploumanac’h, Quintin, Le Hinglé). Les derniers ajustements Le démantèlement des montagnes varisques a débuté avant même la fin de ce cycle et s’est poursuivi au Mésozoïque. La Bretagne est alors devenue une île aplanie, sans doute parcourue par des hardes de dinosaures. Cette Bretagne insulaire, entourée d’une mer où se déposaient des boues calcaires, a été partiellement ennoyée lors d’épisodes de climats très chauds et de haut niveau marin, notamment au Crétacé supérieur (100 Ma). Il faut attendre le Cénozoïque pour retrouver des dépôts marins en Bretagne centrale. Il s’agit de sables coquilliers, connus sous le nom de faluns, déposés il y a 15 à 13 Ma dans un bras de mer reliant la Manche et l’Atlantique. Ce dernier retour significatif de la mer en Bretagne est sans doute un écho des mouvements alpins. Au Quaternaire (–2,6 Ma à l’actuel), lors des phases de froid les plus intenses, le développement d’immenses calottes glaciaires polaires a provoqué, à plusieurs reprises, une chute du niveau marin de près de 120 m. La topographie actuelle et le trait de côte de la Bretagne sont alors fixés. A propos de l'auteur Florentin Paris, né en 1945 à Bégard, partage à présent son temps entre Rennes et Crozon. Directeur de recherche au CNRS, il a développé des recherches en géologie, paléontologie et paléogéographie à l’Université de Rennes I (Géosciences). Il est l’auteur de près de 400 publications scientifiques. RÉSUMÉ DES CONNAISSANCES SUR LE GISEMENT D'ABBARETZ... RÉSUMÉ DES CONNAISSANCES SUR LE GISEMENT D'ABBARETZ... Par Yves Lulzac - décembre 2019 Yves Lulzac est un ancien géologue minier qui a commencé sa carrière dans la recherche des gisements uranifères en Bretagne. Sa carrière s'est poursuivie à travers le monde où il est à l'origine de la découverte de plusieurs nouvelles espèces minérales la dernière étant la Lulzacite, un phosphate de strontium, qu'il a découvert à St Aubin des Châteaux en 1997. Gemmologue de laboratoire à ses heures, il a rédigé un manuel de gemmologie qui fait autorité dans le monde entier. Breton, il est aussi l'auteur de deux ouvrages sur les manoirs Bretons. Cadre géologique et géométrie du gisement Ce gisement est localisé dans un niveau schisteux peu métamorphique daté de l’Ordovicien (485 à 444 Ma) moyen (schistes de Saint Perreux), orienté Est-Ouest et penté vers le Sud d’environ 45 degrés. Ce niveau est intercalé entre les schistes d’Angers plus anciens, vers le Sud et une étroite formation gréseuse (grès d’Abbaretz) plus récente, vers le Nord. La formation stannifère exploitée est constituée d’un ensemble de filons quartzeux en général peu puissants (de 20 à 50 centimètres de large en moyenne), plus ou moins lenticulaires et fusiformes, formant le plus souvent des trains de lentilles très irrégulières d’allure boudinée, tordue ou broyée qui empruntent la même direction et la même inclinaison que celle des schistes encaissants. Rares sont les filons que l’on peut suivre sans discontinuité sur quelques dizaines de mètres. Cet ensemble filonien, d’allure très complexe dans le détail, forme un faisceau qui s’étale sur un front d’une quarantaine de mètres de largeur. Il a été suivi et exploité ici sur une longueur d’environ 750 mètres et une profondeur d’environ 60 mètres, soit une extension verticale filonienne d’environ 85 mètres. Au contact de ces formations quartzeuses, les schistes encaissants sont en général chargés en très petits cristaux de tourmaline noire et présentent une altération très prononcée avec formation d’argile plus ou moins kaolinique conférant à cet ensemble une faible cohésion très favorable à une exploitation simplifiée car ne faisant que rarement appel à un abattage à l’explosif. Minéralogie du gisement Le minerai exploité est essentiellement constitué de cassitérite (oxyde d’étain de formule SnO2) que l’on trouve sous forme d’amas en général très mal cristallisés dont la taille varie de quelques millimètres à une vingtaine de centimètres au maximum. Ces amas sont toujours inclus dans le quartz filonien, très souvent en compagnie de micas blancs (muscovite) parfois abondants. Des minéraux sulfurés très peu abondants ont été remarqués sous forme de pyrite (sulfure de fer de formule FeS2) et d’arsénopyrite (ou mispickel, sulfure de fer et d’arsenic de formule FeAsS) dans les premiers mètres de l’exploitation. Dans les niveaux les plus profonds, les sulfures sont apparus d’une manière plus fréquente, toujours sous la forme d’arsenopyrite. Historique du gisement. La région située à l’Ouest d’Abbaretz était connue autrefois pour ses inégalités de terrain, parfois très accentuées, que l’on appelait « mardelles » et qui passaient pour être d’anciens retranchements gaulois ou gallo-romains. Ceci jusqu’en 1897, époque au cours de laquelle, le géologue Louis Davy démontra qu’il s’agissait en réalité d’anciennes exploitations de cassitérite, ce minerai très recherché dans l’Antiquité pour la fabrication du bronze. Sur le site du Bois Vert, cette ancienne exploitation se manifestait sous la forme d’un fossé allongé et profond d’environ 17 mètres au maximum. Suite à cette redécouverte, une demande de concession de minerai d’étain fut sollicitée par la Société Nantaise des Minerais de l’Ouest (S.N.M.O) filiale des établissements Carnaud Basse Indre, fondée en 1910. Cette concession lui fut accordée le 12 août 1920 pour une durée de 75 ans, mais qui sera prolongée à perpétuité par décret du 19 juillet 1957. Commence alors une période de travaux de recherches destinés à préciser la morphologie du gisement, ses teneurs en étain et son mode possible d’exploitation. Ces travaux commencent en 1911 par le fonçage d’une descenderie (ou galerie inclinée) pentée à 33 degrès destinée à reconnaître l’aval des travaux antiques. Malheureusement, la très mauvaise tenue des terrains a conduit à l’abandon prématuré de cet ouvrage dont la longueur totale de 105 mètres fut insuffisante pour parvenir à l’aplomb de la fosse principale. Seuls quelques lentilles quartzeuses peu minéralisées en cassitérite furent mises à jour. Ces recherches profondes furent donc provisoirement abandonnées en septembre 1921 car elles ne se justifiaient pas dans l’optique d’une exploitation souterraine du gisement : faibles teneurs apparentes en étain et terrains trop peu stables. De 1942 à juillet 1943, la S.N.M.O. en association avec la Société d’Etudes et d’Exploitations Minières (S.E.T.E.M.), décide de reprendre les recherches en procédant au fonçage d’un puits de 36 mètres de profondeur donnant accès, au niveau 32, à une galerie en travers-bancs dirigée vers le Nord et longue de 165 mètres. A 65 mètres du puits cette galerie a recoupé un filon quartzeux bien minéralisé en cassitérite, Ce filon, qui à l’époque fut considéré à tort comme étant le plus riche, fut tracé sur une longueur de 96 mètres. On ne possède que peu d’informations sur la richesse réelle de ce filon mais on peut se douter que les résultats des échantillonnages ne furent guère satisfaisants car le gisement fut déclaré inexploitable en souterrain. D’autant moins que ces travaux furent également contrariés par une très mauvaise tenue des terrains ayant même entraîné un accident mortel. De juillet 1943 à 1946, la S.E.T.E.M. ayant fait preuve d’un manque total de clairvoyance dans la conduite de ses travaux, la S.N.M.O. décida de poursuivre, seule, les investigations sous la direction de Mr. Henry Barzin, directeur général de la société Géomines à Bruxelles qui exploitait le gisement de cassitérite de Manono au Gabon. Ceci, enfin, dans l’optique d’une exploitation à ciel ouvert. Ces nouveaux travaux consistèrent en : L’exécution d’une galerie en travers-bancs à partir du niveau 12 du puits de la S.E.T.E.M. Cette galerie longue de 127 mètres a permis de confirmer la poursuite, vers l’amont, des formations minéralisées recoupées au niveau 32. Ceci malgré la présence de passages remblayés correspondant aux travaux antiques. L’échantillonnage détaillé de ces deux travers-bancs. L’exécution, en surface, de 42 sondages verticaux au trépan de gros diamètre. Ils étaient équidistants de 20 mètres suivant 9 profils orientés Nord-Sud, eux-mêmes équidistants de 200 mètres. Leur profondeur variait de 25 à 150 mètres et les échantillons recueillis par passes de 1 mètre ont été traités à la battée. A l’issue de tous ces travaux, il est apparu que ce gisement consistait en un faisceau de filons quartzeux d’environ 48 mètres de largeur réelle, sur une longueur horizontale de 800 mètres et à teneur moyenne de 2.660 grammes de cassitérite au m3 de tout-venant. Cet ensemble étant constitué en grande majorité de terrains très altérés et d’extraction aisée à ciel ouvert. Ceci contrairement aux terrains limitant le faisceau minéralisé vers le Nord et vers le Sud dont l’altération, beaucoup moins intense, coïncidait avec l’affaiblissement rapide, mais non tranché, des minéralisations stannifères De janvier 1952 à décembre 1957, c’est la période la plus active puisqu’elle correspond à la mise en exploitation du panneau, tel qu’il avait été défini par les sondages au trépan, et qui fut dénommé « bloc Hector Pétin ». L’exploitation devait s’étendre sur une longueur d’environ 750 mètres mais, en réalité, elle a surtout porté sur la moitié occidentale du gisement à la suite de la découverte d’une faille transverse ayant eu pour effet de rejeter de 50 mètres vers le Sud le tronçon oriental du gisement. Ce dernier paraissant moins minéralisé que son homologue occidental. Bilan de l’exploitation. Au total, il aura été extrait de cette exploitation à ciel ouvert : Environ 2 millions de m3 de minerai dont environ 556.000 m3 de quartz. Environ 1.735.000 m3 de découverture stérile, laquelle constitue actuellement ce que l’on nomme la « butte d’Abbaretz ». 3.743,4 tonnes de concentré marchand titrant en moyenne générale 67,5% d’étain métal. Soit une production voisine de 2.527 tonnes d’étain métal. Normalement, le potentiel théorique de ce gisement à la fin de son exploitation aurait dû être de 5.320 tonnes de concentré marchand, compte tenu de la teneur moyenne calculée au départ de 2.660 grammes de cassitérite au m3, et en supposant une récupération de 100%. D’où une perte de 1.577 tonnes de minerai correspondant à un rendement médiocre d’environ 70%. Rendement que l’on pourrait éventuellement expliquer par une surestimation initiale de la teneur moyenne du gisement. Cependant, et sachant que le rendement d’un atelier de traitement de minerai d’étain n’est jamais de 100% mais plutôt de 75% à 85%, il faut admettre que la bonne marche de cette laverie a réellement été perturbée de différentes manières, tout du moins si l’on s’en réfère aux rapports et remarques formulées à l’époque. A savoir : La modification du schéma d’extraction consécutive à la découverte de la faille transverse. La modification de la méthode d’extraction par suite de l’obligation non prévue de miner les lentilles quartzeuses les plus importantes. La mauvaise adaptation du système de concentration à un minerai extrêmement hétérogène, très différent du gisement de Manono qui avait alors servi de modèle pour l’étude du traitement. L’on sait, par exemple, que certains appareils de traitement (les jigs et les tables à secousses en particulier) étaient fréquemment engorgés par de brutales et imprévisibles arrivées de minerai à forte teneur ayant conduit à des pertes évaluées à 25% et peut-être même plus. La mauvaise formation du personnel de laverie car l’encadrement ne comptait aucun laveur de métier. Les conflits permanents entre le siège de la S.N.M.O. et les directeurs locaux qui eurent pour conséquences de nombreux gaspillages de temps et de matériel ainsi qu’un mauvais entretien des appareils de lavage et des machines d’extraction. Finalement, ce mauvais taux de récupération, s’ajoutant à la baisse des cours de l’étain à partir de l’année 1957, puis à la hausse des prix de revient, seront à l’origine de la fermeture prématurée de cette exploitation. Exploitation qui ne fut jamais rentable à cause principalement des très gros investissements en matériel d’extraction, entre autres dans l’achat d’énormes pelles électriques américaines de marque Bucyrus-Erié qui se révéleront inadaptées à la taille, finalement modeste, du gisement. A cause également de la chute des rendements en laverie. Mode de traitement du minerai. Il s’agissait d’un traitement classique adapté à un minerai de type alluvionnaire. En entrée de laverie, le minerai subissait un débourbage destiné à éliminer les argiles et les fines particules de micas. Puis les éléments quartzeux et les fragments de roches non altérés étaient concassés et broyés pour produire des sables et gravillons destinés au traitement gravimétrique habituel. Ce dernier traitement, qui assurait la séparation de la cassitérite de sa gangue, faisait appel à des batteries de bacs à piston (jigs) et à des tables à secousses. Lorsque les sulfures apparurent d’une manière relativement abondante en fin d’exploitation, ces derniers ont fait l’objet de tentatives de séparation par des opérations de flottation sur des tables spéciales mais sur lesquelles on ne possède aucune information précise. Activités de la S.N.M.O. à l’intérieur de sa concession mais en dehors du site du Bois Vert. Cette concession, d’une superficie de 938 hectares, s’allonge sur 8,5 km depuis le bourg de Nozay jusqu’au-delà du bourg d’Abbaretz. En réalité elle couvre l’intégralité d’un faisceau filonien ininterrompu mais dont la minéralisation n’est pas distribuée d’une manière homogène. A l’ouest du site exploité du Bois Vert, au moins trois autres sites minéralisés étaient déjà connus pour avoir fait l’objet de travaux antiques. Ces sites ont également fait l’objet de travaux de recherches de la part de la S.N.M.O. et ceci dès 1911. Ils sont connus sous le nom de Beaulieu, le Bé et le Maire. Comme au Bois Vert, ces travaux de recherches ont consisté en puits, galeries et sondages au trépan. Avec pour résultats la mise en évidence d’un gisement potentiel sur le site de Beaulieu, équivalent à celui du Bois Vert et qui, normalement, devait prendre la suite de l’exploitation de ce dernier. De tous ces travaux, qui ne furent jamais de véritables travaux d’exploitation, on évalue la quantité de cassitérite extraite sur le site de Beaulieu à environ 4,3 tonnes, et à environ 120 tonnes sur le site du Bé. L’existence, immédiatement à l’Est du bourg de Nozay, d’un affleurement de granite kaolinisé et également stannifère, fut mise en évidence tardivement, et d’une manière fortuite, à la suite des travaux préparatoires à la mise en exploitation du site de Beaulieu. Ce site, dénommé Ville Foucrée, fit également l’objet de recherches au moyen de petits puits peu profonds, de sondages à l’aide de gouges Banka, et de 2 sondages au trépan. Par la suite, des sondages carottés ont été effectués par la Société Minière et Industrielle de Rougé. Activités de 1966 à 1973. A partir de 1966, le B.R.G.M. seul ou en syndicat avec la S.E.E.M.I., la Co.Mi.Ren. et Bethleem Steel. a décidé de reprendre l’étude du district d’Abbaretz, aussi bien sous l’angle « alluvionnaire » que sous l’angle « gîtes primaires », à l’intérieur ou à l’extérieur de la concession S.N.M.O. Seul, le site du Bois Vert ne fut pas étudié puisque déjà exploité. Les méthodes mises en œuvre à l’intérieur de la concession furent très variées, consistant principalement en prélèvements alluvionnaires et éluvionnaires, tranchées, sondages à la tarière à main, sondages percutants au wagon-drill, sondages au marteau fond-de-trou classiques ou de type Saturne, et sondages carottés. De toutes ces méthodes, aucune ne se montra vraiment adaptée à la morphologie particulière du minerai d’Abbaretz, soit par la profondeur insuffisante des tranchées qui ne parvinrent jamais à franchir le plancher des travaux antiques, soit par le volume insuffisant des échantillons récupérés par les différents types de sondages. Seuls, des échantillons de gros volume obtenus par sondages de gros diamètre en tubage continu , étant susceptibles de cerner au plus près les teneurs réelles des terrains minéralisés. La synthèse de tous les résultats obtenus a confirmé l’intérêt des sites de Beaulieu, du Bé ainsi que du Maire, mais plus particulièrement celui de Beaulieu qui avait été déjà mis en relief à l’issue des sondages S.N.M.O. A lui seul, ce site présente un potentiel qui justifierait actuellement une mise en exploitation avec ses 2.650.000 m3 de minerai à teneur moyenne voisine de 2.000 g/m3 de cassitérite. Soit 5.300 tonnes de cassitérite ou 3.975 tonnes d’étain métal. En ayant à l’esprit que ce site présente les mêmes caractéristiques d’exploitabilité que celui du Bois Vert, sauf que le minerai se situe dans un contexte beaucoup plus altéré et riche en micas, facilitant ainsi son mode d’extraction et de traitement. Un essai d’exploitation fut tenté en juin 1973 mais qui fut arrêté prématurément pour avoir été implanté dans un contexte stérile situé beaucoup trop au Sud au toit du faisceau minéralisé. Ceci à la suite de contraintes d’occupation des sols. Les sites du Bé et la Ville Foucrée, apparemment de moindre importance, peuvent également fournir un appoint de plus de 2.300 tonnes de cassitérite ou 1.725 tonnes d’étain métal. Sans compter sur une réserve substantielle d’argile kaolinique à la Ville Foucrée. En dehors de la concession, ces recherches ont conduit à la découverte d’un site minéralisé jusqu’alors inconnu, même des gallo-romains, situé à peu de distance à l’Est du bourg d’Abbaretz (site de la Villeneuve-la Ribaudais). Ayant les mêmes caractéristiques morphologiques et structurales que celui du BoisVert, son potentiel s’élèverait à environ 900.000 m3 de minerai à teneur de 1.200 g/m3, soit 1.080 tonnes de cassitérite ou 810 tonnes d’étain métal. Ceci à l’issue d’échantillonnages par tranchées et travaux miniers conduits au moyen d’un puits de 22 mètres de profondeur et de 64 mètres de galerie. Un essai de traitement fut conduit à la Villeneuve sur un volume de 60 m3, suivi par un essai d’exploitation à la Ribaudais lequel, malheureusement, fut implanté sur une zone stérile à la suite d’une erreur d’échantillonnage intervenu lors du relevé des tranchées. Travaux de recherches réalisées de 2015 à 2018. La société Variscan Mines, à capitaux principalement australiens, obtint un permis exclusif de recherches en avril 2015 englobant très largement le district de Nozay-Abbaretz. Ses travaux se sont bornés à des recherches amont dans le périmètre de la concession S.N.M.O. Essentiellement basées sur une étude géochimique des sols, précédée d’une étude bibliographique, ces recherches ont mis en évidence des anomalies en arsenic et étain qui n’ont fait que confirmer ce que l’on connaissait déjà sur le parcours du faisceau minéralisé en surface. Ces recherches, réalisées à grands frais, pouvant être, à la rigueur, assimilées à un simple état des lieux dressé avant l’exécution de travaux plus importants. Travaux qui, bien évidemment, n’eurent jamais lieu compte tenu du contexte social actuellement en vigueur en France Since 2021-jul-01 LE PROBLÈME DE L'ARSENIC DANS LE PÉRIMÈTRE DE L'ANCIENNE MINE ... LE PROBLÈME DE L'ARSENIC DANS LE PÉRIMÈTRE DE L'ANCIENNE MINE ... QUAND L'ETAT OUVRE LE PARAPLUIE ... Article publié le 5 Juil 19 à 15:43 sur le site actu.fr https://actu.fr/pays-de-la-loire/abbaretz_44001/mine-terril-dabbaretz-lacces-restreint-suite-dune-pollution-larsenic-grillages-installes_25698910.html Mine et terril d’Abbaretz : l’accès restreint à la suite d’une pollution à l’arsenic, des grillages installés. À cause d'une pollution à l'arsenic, l'accès au site de la mine d’Abbaretz (Loire-Atlantique) va être restreint. Des grillages sont installés autour du terril. Pollué à l’arsenic, le site de la mine ne sera plus aussi accessible qu’auparavant. (©L’Éclaireur de Châteaubriant) C’est une décision lourde de conséquence, annoncée jeudi 4 juillet 2019, qui risque de faire grincer pas mal de dents. L’ancien site minier du Bois Vert, à Abbaretz (Loire-Atlantique), sera interdit à la majeure partie des activités de loisirs habituellement pratiquées sur les terrils. À cause d’une pollution à l’arsenic. De nombreux habitants ont participé à la réunion publique organisée jeudi 4 juillet, par les services de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal). Mohamed Saadallah, sous-préfet de Châteaubriant (Loire-Atlantique) Ancenis, a défendu la décision de l’État d‘interdire l’accès, dès cet été, à une large zone englobant les terrils. Seul le chemin balisé et l’accès au sommet du terril restent praticables Par conséquent, c’est la fin de la pratique du trail, des descentes des terrils en VTT ou en BMX. Terminées les balades à cheval ou les simples promenades en dehors du seul chemin balisé. L’accès au sommet du terril principal reste également possible. Le maire Jean-Pierre Possoz (accroupi à droite) parmi ses administrés, pendant une soirée mouvementée. (©L’Eclaireur de Châteaubriant) Le maire Jean-Pierre Possoz, qui a toujours fait du terril un atout d’attractivité pour Abbaretz, est revenu sur cette décision. C’est un moment qui n’est pas simple à vivre pour l’ensemble des élus de la commune. » Des travaux ont déjà débuté sur le site, ce vendredi 5 juillet 2019. Ils visent à améliorer le balisage du chemin de randonnée, clôturer avec des grillages les accès aux zones incompatibles avec l’usage de promenade » et informer de l’interdiction d’accès par des panneaux. L’arsenic principal responsable Pour étayer cette décision, les autorités de l’Etat s’appuient sur les études réalisées par le Bureau de recherche géologique et minière (BRGM), qu’a détaillé Jean-Dominique Barbichon. L’exploitation de cassitérite à ciel ouvert, aura permis, entre 1952 et 1957, d’extraire 3 750 tonnes de concentrés de minerai d’étain, par simple concassage et sans utilisation de produits chimiques. Le minerai extrait contient naturellement des minéraux sulfurés qui, sous l’effet des éléments météorologiques, libèrent les métaux qu’ils contiennent, comme le fer, le cobalt et, surtout l’arsenic. » Seule la promenade sur le chemin balisé sera désormais autorisée. (©L’Éclaireur de Châteaubriant) En 2004, la concession est revenue à l’État, la commune restant propriétaire du foncier. C’est donc aux services de l’État, par l’intermédiaire du BRGM, que des études historiques et de vulnérabilité ont été confiées. Depuis deux ans, nous avons effectué 180 mesures pour quantifier les éléments chimiques et une dizaine de prélèvements et d’analyses d’eaux souterraines dans les puits de particuliers. Il y avait des teneurs supérieures aux teneurs naturelles en aluminium, étain ou arsenic. » L’ARS relativise la situation L’évaluation des risques sanitaires laisse apparaître une possibilité d’ingestion et d’inhalation de poussières. C’est ce que relate Koulm Dubus, chef du service risque à la Dreal. Le rapport qui nous a été soumis indique qu’en dehors d’une promenade le long du chemin de randonnée et sur la montée au belvédère du terril conique, les autres usages ne sont pas compatibles avec le site. Nous avons aussi identifié l’usage d’eau non compatible de deux puits à proximité du site. » La représentante de l’Agence régionale de santé (ARS) a voulu relativiser, en montrant que les chiffres ne sont pas alarmistes. La dose d’exposition chronique à l’arsenic représente un risque pour la santé. Les seuils officiels sont très protecteurs, chiffrés à un maximum de 1 pour 100 000. Ici, sur le site, nous sommes à 1,4. » Les habitants s’interrogent sur cette décision Un participant à la réunion, féru de géologie, a lui expliqué la présence naturelle d’arsenic dans le sol. « On cherche à nous faire peur et on dramatise la situation. » Un autre Abbarois s’interroge : L’espérance de vie est-elle plus faible chez nous que dans les communes comparables ? » Un autre demande une étude sérieuse et chiffrée de la mortalité au cours des 50 dernières années Quand un dernier s’interroge sur les effets sur la faune pourtant bien présente et en nombre sur le site. En rouge, le périmètre interdit aux activités. ©Préfecture de Loire-Atlantique POINT DE VUE DU GEOLOGUE A LA SUITE DE CETTE RÉUNION, SUITE A MES INTERVENTIONS, J'AI ÉTÉ INTERPELLÉ DE NOMBREUSES FOIS PAR DES HABITANTS DE LA COMMUNE QUI ÉTAIENT INQUIETS ... Durant l'été j'ai été absent longtemps, vacances puis voyage au Liban. A la mi-octobre dans un premier temps j'ai étudié le sujet, me penchant sur l'arsenic et lisant de nombreux articles dont j'ai commencé une synthèse de 46 pages. C'est alors que mon ami Yves Lulzac, géologue minier m'a proposé un "coup de main" en me prêtant un énorme bouquin, des centaines de page en anglais, qui est une mine d'informations sur l'Arsenic. Ce qui m'a permis de vérifier ce que j'avais écrit dans ma synthèse d'articles glanés un peu partout dans les milieux scientifiques. Lors de l'une de nos rencontres avec Yves, j'ai l'idée de l’interviewer sur ce qu'il pensait de cette polémique et là je me suis dit que je pourrais ne pas rendre compte avec objectivité de notre entretien. C'est ainsi que d'un commun accord nous avons décidé de faire appel à mon amie la journaliste écologue , Laurence Jézéquel (c'est un pseudonyme) qui depuis quelques années consacre une partie de son temps à la recherche d'informations sur les mines et la recherche minière. Quelques jours après Laurence venait à Nantes et je faisais les présentations puis laissait Yves et la miss, en tête à tête. Le lendemain Laurence m'appelait pour me dire que leur entretien s'était bien passé et que le soir même je recevrai son texte. L'INTEGRALITHÉ DE L'INTERVIEW DE LAURENCE ... LJ. A la suite d'une conversation téléphonique avec J-J Chevallier, que j'ai rencontré à plusieurs reprises lors de ses conférences à Toulouse puis à Lyon et Ste Marie aux Mines, et toujours dans le but de mieux comprendre le fonctionnement d’une mine métallique et les aléas qui peuvent en découler au cours et à la fin de son exploitation, j'ai rencontré un de ses grands-amis et mentor, Monsieur Yves Lulzac, qui a consacré sa carrière professionnelle à la recherche minière dans le cadre du Massif Armoricain. Ce dernier connaît bien la mine d’Abbaretz pour y avoir travaillé à différentes reprises, mais surtout pour être l’auteur d’une étude critique concernant l’exploitation elle-même ainsi que les nombreuses recherches qui y ont été effectuées par la suite dans le but de reprendre l’exploitation avant l’abandon définitif de notre pays de toute extraction de minerais métalliques. Je me suis donc rendu à son domicile nantais afin de recueillir ses impressions au sujet de cette décision administrative. YL. Bien sûr, je suis au courant de cette décision surprenante car j’étais loin de m’imaginer que le terril et les résidus de la mine puissent présenter un quelconque danger pour ceux qui entreprennent l’ascension de ce terril ou qui parcourent les terrains situés à proximité. Ce danger serait dû à la présence d’arsenic dans ces terrains. LJ. Oui, cela m’étonne aussi car j’avais toujours pensé que seul l’étain, ou plutôt la cassitérite, avait été exploitée. Alors d’où viendrait donc ce métal lourd qu’on appelle arsenic ? YL. Tout d’abord, je vous reprends tout de suite au sujet de ce que vous appelez un « métal lourd », ce qui ne veut rien dire. Je vois bien que vous cédez à la mode actuelle qui veut qu’un « métal lourd » rime obligatoirement avec le mot toxique. Bien sûr, il y a certains métaux de poids spécifique (ou densité) élevé, comme par exemple le plomb et le mercure, dont la toxicité est reconnue depuis longtemps pour les êtres vivants. Par contre, il y en a d’autres qui sont encore plus « lourds » mais qui n’ont pas la réputation d’être toxiques, du moins pas pour l’instant !.... Par exemple l’argent, l’or et le platine que l’on porte volontiers sur soi sous forme de bijoux. Il y a même des métaux très « légers » le béryllium par exemple, qui peuvent également être très toxiques. Et je ne parle pas de l’aluminium qui s’est vu classé, depuis peu, dans la catégorie des toxiques ! Alors, de grâce, cessez d’employer ce terme de « métaux lourds » qui ne signifie rien. D’autre part, je vous signale, que l’arsenic n’est pas un métal mais un métalloïde dont les propriétés sont différentes des vrais métaux. Mais, évidemment, on n’apprend plus cela à l’école de nos jours. Trop scientifique sans doute !... Ceci dit, et pour en revenir au sujet qui nous préoccupe, je vous précise que dans ce gisement d’Abbaretz, dont la gangue est principalement constituée de quartz ainsi que de micas blancs, il y a, en effet, d’autres minéraux en plus faibles proportions, dont la pyrite qui est un sulfure de fer, ainsi que l’arsénopyrite (encore récemment appelé mispickel) qui est un sulfure de fer contenant environ 46% d’arsenic. Notez que la pyrite peut également renfermer de l’arsenic, mais en faibles proportions. Cette arsénopyrite, qui n’a jamais été abondante sauf dans les niveaux inférieurs de la mine en fin d’exploitation, n’a jamais fait l’objet d’une quelconque récupération qui aurait pu, en qualité de sous-produit valorisant, être utilisé pour l’industrie chimique ou la métallurgie. La faiblesse des teneurs de ce minéral dans le minerai ne pouvait justifier une modification de la laverie dont la destination était uniquement centrée sur la récupération de la cassitérite. LJ. Ce qui veut dire que l’intégralité de cette arsénopyrite a donc été rejetée dans la nature ? Yl. Dans la nature, pas exactement, mais plutôt sur une aire de stockage aménagée à cet effet. En effet, une grand partie de ce minéral provient des appareils de classification (les bacs à piston aussi appelés jigs, ainsi que les tables à secousses) destinés à séparer la cassitérite de sa gangue. Je dis bien une grande partie du minéral car l’élimination de cette arsénopyrite ne pouvait pas être complète compte tenu des caractéristiques propres à ces appareils de classification qui ne pouvaient jouer que sur les différences de densités (poids spécifique) capables d’assurer la meilleure récupération possible de cette cassitérite. Cependant, en fin d’exploitation, étant donné qu’une trop forte proportion arsénopyrite passait dans le minerai utile et le rendait impropre à une vente dans les meilleures conditions (trop de pénalités), une tentative de récupération de ce minéral indésirable a été effectuée sur les appareils de finition (les tables à secousses) à l’aide de certains produits organiques tels que le fioul ou des xanthates. L’arsénopyrite, et la pyrite ainsi récupérées furent stockées dans des fûts de 200 litres qui étaient encore sur place, dans les anciens bâtiments de la mine dans les années 70. LJ. C’est donc pour cela que l’on retrouve une partie de cet arsénopyrite dans les déblais de la mine ? YL. Oui, mais en très faibles proportions dans le principal terril (ce que l’on nomme « la butte ») car ces déblais ne sont constitués, en principe, que des roches stériles qui se situaient de part et d’autre du gisement exploitable. Étant donné qu’il s’agissait d’une exploitation minière à ciel ouvert, il était obligatoire d’éliminer une partie de ces roches stériles pour assurer un talutage nécessaire à la bonne tenue des terrains dans leur ensemble. Je dis bien en principe car, en réalité, cette butte recèle un certain pourcentage de cassitérite et de minéraux accompagnateurs. En effet, dans ce gisement, le passage du minerai utile au « stérile » ne se fait pas d’une manière brutale et ne pouvait donc pas être conduit d’une manière parfaite. C’est pourquoi, à l’heure actuelle, nombre d’amateurs minéralogistes parviennent encore à récolter de beaux échantillons de cassitérite, surtout dans les zones ravinées lors de pluies récentes. Maintenant, pour ce qui concerne les rejets tabulaires de laverie, de granulométrie plus homogène et plus fine, il est certain que la proportion arsénopyrite doit y être un peu plus importante malgré le retraitement que les équipes de la Co.Mi.Ren. leur ont fait subir dans les années 70. LJ. Mais il doit en rester encore beaucoup si l’on considère les chiffres alarmants issus des nombreuses analyses effectuées par les services d’ANTEA et du BRGM de 2002 à 2009. YL. ANTEA et le BRGM ont effectué environ 177 analyses d’échantillons pour différents métaux dont principalement l’arsenic qui est considéré comme étant le plus toxique sur le site de la mine. A l’issue de ce travail, un rapport de synthèse de 240 pages à été rédigé en avril 2019 faisant état de toutes les possibilité de dangerosité en fonction de multiples facteurs tels que le type de fréquentation des lieux (promenade, jogging, VTT, pique-nique, etc), le poids de matière contaminée qu’un enfant ou un adulte est susceptible d’avaler au cours de ses activités sur les lieux, le poids moyen de ces individus, le comportement de l’arsenic pendant son parcours dans les voies digestives, etc, etc. Il s’agit d’un rapport d’une haute technicité destiné, non pas au grand public, mais à des spécialistes compétents dans ce domaine si particulier. Ce qui fait que la plupart des lecteurs de ce rapport préfèreront se rendre immédiatement au chapitre des conclusions et des recommandations. Ce qui est bien dommage car il est certain que si ce rapport avait été de lecture plus facile, il aurait peut-être contribué à convaincre les usagers du site de la mine à adopter plus aisément les directives plus ou moins contraignantes prises par les autorités administratives. LJ. Oui, je suis au courant de ce rapport qui était primitivement destiné aux seuls services de la DREAL. Par la suite, cette institution a jugé utile de le diffuser sur l’internet, probablement dans un but de transparence. Mais, comme vous le dites, j’ai vite renoncé à le lire dans son intégralité ! Mais, pour en revenir à ces résultats d’analyses, sont-ils donc aussi mauvais ? YL. Oui et non car certaines analyses montrent des résultats bien supérieurs à la moyenne générale des terrains stériles qui est ici de l’ordre de 40 grammes tonne (ou 40 ppm), c’est-à-dire 40 grammes de l’élément arsenic dans une tonne de terre. Par contre, sur les anciens déblais et rejets de laverie, les teneurs varient de 100 à 1136 ppm, les plus fortes teneurs ayant été enregistrées sur les rejets de laverie, ce qui est normal. LJ. Cela me semble énorme et j’imagine qu’il y a de quoi s’inquiéter vraiment ! YL. Ces chiffres correspondent à des teneurs que l’on peut considérer comme tout à fait banales dans le cadre d’une exploitation minière d’étain filonien en roche, ce qui est le cas ici. Ce sont d’ailleurs des niveaux comparables de teneurs que l’on trouve habituellement dans les terres se trouvant au voisinage des filons minéralisés qui affleurent naturellement en surface, sans aucune intervention humaine qui aurait pu bouleverser leur environnement local. Et parfois on trouve même des teneurs beaucoup plus importantes. LJ. Mais pourquoi cet arsenic se retrouve aussi facilement dans les sols et pourquoi ne reste-t-il pas emprisonné dans les filons à étain ? YL. Dans la mine d’Abbaretz, l’arsenic se trouve sous la forme de sulfures associés à du fer. C’est le minéral appelé arsénopyrite que j’ai évoqué au début de notre entretien. A l’approche de la surface des sols, ce minéral tend à s’altérer et à se transformer en d’autres minéraux, des arséniates principalement, dont le plus commun est la scorodite, un arséniate de fer que tout amateur minéralogiste se doit d’avoir dans sa collection car il se trouve souvent sous la forme de belles cristallisations. Il peut se former aussi une vingtaine d’autres composés dont l’arsénolite qui est ce fameux oxyde d’arsenic responsable, jadis, de la plupart des empoisonnements criminels volontaires car il a un aspect de sucre en poudre et n’a pas de goût particulier. Cette arsénopyrite est un minéral « primaire », dont la transformation est tributaire de la nature et de l’acidité des sols. Le temps de cette transformation peut varier de quelques années à quelques décennies, voire quelques siècles, sinon plus. Cela dépend de la présence ou non de pyrite (le sulfure naturel de fer) qui est un minéral très commun mais qui, dans certains cas, peut s’altérer rapidement et libérer de l’acide sulfurique qui, à son tour, participera à l’altération de cette arsénopyrite et à la libération de l’arsenic qu’elle contient. Cet arsenic rentrera donc ensuite dans la composition de tous les minéraux secondaires que j’ai déjà évoqués, y compris cette arsénolite qui est un composé très soluble dans l’eau. LJ. Mais, dans ce cas, cet arsenic soluble ne devrait pas rester sur place mais plutôt se retrouver dans les ruisseaux et rivières de la région. YL. C’est peut-être le cas, et les analyses d’eaux effectuées dans les puits et forages de la proche région sembleraient le démontrer puisque l’on a relevé, mais très localement, des teneurs anormales parfois importantes, de l’ordre de 100 microgrammes d’arsenic dissout pour 1 litre d’eau. Sachant que la norme est d’environ 10 microgrammes pour l’eau de boisson. Il est évident que si l’on consommait cette eau quotidiennement pendant des années, on pourrait être victime d’une intoxication chronique, à l’égal de ce que l’on peut observer dans les eaux naturelles de certains pays comme à Taïwan, au Chili ou au Bangladesh. Mais attention ! Il n’est pas du tout démontré que cet arsenic provienne des déblais miniers dont il est question ici. Il peut très bien provenir des filons minéralisés profonds, ceux qui ont déjà été exploités, et ceux qui sont toujours enfouis et non exploités. En effet, dans cette région, les filons qui ont été exploités au Bois Vert ne sont pas les seuls, loin de là. Il y en a beaucoup d’autres qui ne demandent qu’à être exploités ! L’arsenic que l’on décèle alors dans les eaux souterraines à proximité, ne provient donc que de leur environnement naturel sur lequel l’homme n’a absolument aucune prise. Mais, étant donné que la circulation des eaux profondes est très difficile à préciser dans le détail, surtout dans des terrains affectés de nombreuses cassures, il y a peu de chances pour que l’on puisse faire la part ici entre pollution naturelle et industrielle. LJ. Mais, si l’arsenic est parti dans les eaux de la région, pourquoi en trouve-t-on encore une telle quantité sur les déblais de la mine ? YL. Si une bonne partie de cet arsenic soluble est évacuée dans les eaux de ruissellement, puis dans les eaux souterraines, une certaine partie reste bloquée sur place sous forme minéralogique plus ou moins fine. Mais justement, ce qui m’étonne dans ce rapport BRGM, c’est que toutes les analyses effectuées concernent l’arsenic « total » contenu dans les déblais et rejets, sans faire la distinction entre l’arsenic soluble, donc très facilement assimilable par l’organisme humain, et l’arsenic bloqué sous forme minéralogique, donc plus difficilement assimilable malgré son court passage éventuel dans le milieu, pourtant très acide (acide chlorhydrique) de l’estomac humain. LJ. Mais, comment les responsables de cette étude auraient-ils pu faire la distinction entre ces deux formes d’arsenic, dont l’une est forcément invisible à l’œil nu ? YL. Je ne sais pas, c’est une question d’échantillonnage et de techniques analytiques. Mais au moins, je pense qu’ils auraient pu faire un inventaire un peu plus complet des espèces minérales présentes, par exemple, sur le site de la butte. Ils l’ont fait, mais d’une manière bien timide car les seuls minéraux qu’ils ont inventoriés ne concerne que le quartz, la tourmaline (un borosilicate complexe), les micas et l’argile. Ils n’ont pas vu la cassitérite ni arsénopyrite, ni même la pyrite éventuellement arsenicale, qui sont quand même présents sur le site, bien qu’en faibles proportions. D’ailleurs, pour s’en convaincre, il suffirait de traiter un échantillon de ces déblais au moyen d’une simple battée, cet instrument utilisé par les orpailleurs du monde entier. A chaque essai, on est sûr de récolter des traces de ces minéraux. Mais, évidemment, il ne s’agit pas d’une méthode très scientifique, inenvisageable dans le cadre d’une telle étude. Et y aurait-il une personne encore capable, au sein du BRGM, de reconnaître un petit grain d’arsénopyrite sous une loupe binoculaire ? Le souvenir du laboratoire des « minéraux lourds » du BRGM est probablement très lointain ! Je suis persuadé qu’une bonne partie de l’arsenic « total » décelé sur place provient de cette présence d’arsénopyrite et peut-être aussi d’arséniates sous la forme de scorodite, elle-même peu soluble dans l’eau. Quant à l’étain, décelé aussi en teneurs anormales sur le site, il est évidemment dû à la présence de cette cassitérite qui est un minéral très stable, même en milieu acide. D’ailleurs, dans le cadre d’une recherche minière, il ne provoque que des anomalies géochimiques de très bas niveau, généralement difficile à interpréter. Heureusement, d’ailleurs, que cet élément ne soit pas classé dans les substances toxiques, car avec autant de teneurs anormales, le site d’Abbaretz serait encore moins fréquentable ! LJ. Cela veut-il dire que vous vous servez de l’arsenic pour chercher des gisements d’étain ? YL. Oui, l’arsenic représente un bon traceur des minéralisations en étain, tungstène et or principalement. Mais, pour ce qui concerne l’étain, uniquement pour les gisements profonds, filoniens ou apparentés. Ce qui exclue les dépôts de cassitérite superficiels de type alluvionnaire (les plus fréquents et les plus riches dans le monde), dont la localisation ne nécessite pas d’analyses chimiques mais uniquement des prises d’échantillons « minéralogiques » à l’aide de simples battées comme je vous l’ai dit précédemment, ou de sondages spéciaux. L’arsenic est suffisamment mobile pour passer à travers certains terrains peu « transparents » comme par exemple les fameux limons qui font la richesse des terres du Finistère. C’est grâce à cette propriété que nous avons ainsi été capable de découvrir, vers la fin des années 60, les fameux filons à étain et cuivre de la région de Morlaix. Et aussi les filons à étain et tungstène de la région de Fougères qui, en surface, peuvent se manifester par des teneurs dépassant le kilo d’arsenic à la tonne de terre. LJ. Mais c’est effrayant ce que vous me dites-là. Les pauvres gens qui habitent sur les lieux doivent forcément en subir les conséquences ! YL. Pas à ma connaissance. Mais il faut dire que dans cette région, et même ailleurs dans le monde, les gens n’ont pas l’habitude de consommer la terre de leurs jardins pour leur déjeuner ou leur souper ! Il semblerait que l’arsenic ne se retrouve pas en fortes teneurs dans la végétation locale. Sinon, le bétail ne pourrait paître l’herbe de la région et le lait des vaches serait impropre à la consommation. Des études ont déjà été faites à ce sujet. Elles démontreraient que le facteur de concentration de l’arsenic dans les végétaux, les laitues si je me souviens bien, serait faible. Mais il semblerait que l’opinion des spécialistes sur ce sujet délicat ne fasse pas l’unanimité. LJ. J’en reviens à la présence de ces minéraux d’arsenic sur le site de la mine, arsénopyrite en particulier. Pourquoi les auteurs de cette étude ne l’ont-ils pas mentionnée puisque, comme vous le dites, il ne serait pas, ou très mal digéré et assimilé par un être humain. Cela aurait peut-être servi à diminuer le caractère dangereux du site et éviter toutes ces contraintes administratives. YL. S’ils n’ont pas vu cet arsénopyrite c’est probablement qu’ils ne l’on pas trouvé dans leurs échantillonnages et surtout dans les échantillons destinés aux analyses qui, à l’heure actuelle, ne réclament que des prises de petit volume. Mais aurait-il été bien pertinent d’entrer dans le détail d’une telle démarche ? Il valait mieux, dans ce cas, s’en référer uniquement aux teneurs en arsenic « total » qui pouvaient justifier certaines réserves quant à la fréquentation du site et, ainsi, respecter notre sacro-saint principe de précaution. Tout au plus, cela leur aurait permis d’ajouter une précision supplémentaire à leur étude au lieu de se contenter d’une simple annonce de pollution par des « éléments traces métalliques » en évoquant une possible bioaccessibilité de l’arsenic lors d’une ingestion accidentelle ou non. D’ailleurs, les auteurs de ce rapport ne manquent pas de préciser que la bioaccessibilité de l’arsenic est fondée sur des teneurs solubilisables par les sucs gastriques et non pas sur la teneur totale de l’arsenic dans les sols. LJ. D’accord, mais alors que penser de toutes ces mesures contraignantes imposées sur ce site de la mine ? YL. Je n’en sais rien et ne veux pas le savoir. Compte tenu de l’état d’esprit actuel de nos dirigeants et aussi, il faut bien l’avouer, de beaucoup de nos concitoyens dénués de toute culture scientifique, sans aucun sens des responsabilités et qui, de plus, n’hésiteraient pas à mettre en cause les autorités locale au cas où ils ressentiraient le moindre petit malaise à la suite d’une ballade ou d’un pique-nique sur le site de la mine, il vaut mieux s’abstenir de tous commentaires qui ne rentreraient pas dans les normes du moment ! Et, franchement, je vous plains quant vous me dites vouloir vous intéresser aux mines alors qu’il s’agit maintenant d’un sujet tabou que la plupart de vos collègues journalistes ne veulent aborder que sur le mode négatifs. Pour eux, et probablement pour vous aussi, la mine c’est la descente aux enfers et une cause majeure de pollutions!... LJ. Vous exagérez un peu car, en ce qui me concerne, j’essaie simplement de me documenter pour ensuite faire le tri entre vrai et faux. Et, il faut dire que ce n’est pas une tâche facile si l’on tient compte de tous ces propos alarmistes diffusés par des associations dont certaines ne me semblent pas toujours compétentes dans ce domaine, malheureusement. Encore heureux qu’il y ait encore en France des gens compétents dans le domaine de la mine bien, qu’à ma connaissance, ils avaient été obligés d’abandonner prématurément leurs activités. Sinon, je me verrais dans l’obligation d’aller poursuivre mes enquêtes dans des pays où il y a encore des mines, par exemple les pays de Est, le Canada, l’Australie, et certains pays d’Afrique.... YL. Dans ce cas, je vous souhaite bonne chance. Et ne perdez pas trop de temps car ces gens compétents que vous évoquez se font de plus en plus rares dans notre pays. Et ne comptez pas trop sur le BRGM pour vous informer d’une manière impartiale car, depuis que cet organisme se trouve sous la tutelle du ministère de la transition écologique, il y a de grandes chances pour qu’il ne franchisse guère les limites du « politiquement correct » ! LE RAPPORT FINAL DU BRGM L'ARSENIC CE QU'IL FAUT RETENIR A PROPOS DE L'ARSENIC Extrait synthèse de la fiche Arsenic, une compilation d'articles de 46 pages que j'ai faite fin 2019. L’arsenic est un élément chimique du tableau de Mendeleïev, son symbole est As. Dans le tableau des éléments il est placé dans le groupe V, les pnictogènes, avec N Azote, P Phosphore, Sb Antimoine, et Bi Bismuth, son numéro atomique est 33, sa masse atomique 74.921. Comme l’Antimoine, du même groupe, il a des propriétés physico-chimiques entre les métaux et les non-métaux, ce sont des métalloïdes comme le Bore B du groupe III, le Silicium Si et le Germanium Ge du groupe IV, le Tellure Te et le Polonium Po du groupe VI. Comme l’Antimoine il a tendance à former du sulfure stable plutôt que de l’oxyde et les ions précipitent avec le sulfure d’hydrogène. Il est chimiquement analogue au Phosphore et à l’Antimoine. Étymologie Le nom vient du syriaque ܠܐ ܙܐܦܢܝܐ (al) zarniqa, issu du persan زرنيخ zarnikh signifiant « jaune » puis « orpiment » (sulfure naturel d'arsenic servant à peindre la peau des hommes sur les fresques de la Grèce antique). Le terme est adopté dans la langue grecque sous la forme arsenikon (ἀρσενικόν), qui correspond en étymologie populaire à la forme neutre du grec arsenikos (ἀρσενικός signifiant « qui dompte le mâle » en raison de sa forte toxicité). Le terme grec est lui-même adopté en latin sous la forme arsenicum, qui donne en français arsenic. Le prénom Arsène est tiré de la même racine grecque arsen (« mâle »). Cette matière connue de haute Antiquité est aussi un perturbateur endocrinien. L'adjectif arsenical au singulier, arsenicale au féminin, arsenicaux au pluriel qualifie un corps ou une matière qui contient de l'arsenic. Propriétés physiques de l’Arsenic Les trois formes allotropiques (1) de l’Arsenic : Jaune, noir et gris : Arsenic jaune As4, obtenue par condensation de vapeur d’arsenic elle a une structure tétraédrique non-métallique. Arsenic noir ou gris à reflets métalliques, qui lui valent l’appellation « semi-métallique » est cassant, il est légèrement conducteur de la chaleur et du courant électrique. Densité mesurée 5,7, dureté 3.5 sur l’échelle de Mohs. L’Arsenic est difficile à faire fondre, il faut une pression de 28 371 hPa (28 atm) pour atteindre le point de fusion à 1090°K (817°C). En atmosphère standard il se sublime à 573°K (300°C), formant une vapeur qui se condense sous forme de rhomboèdres sur une surface froide. La sublimation est totale à 886°K (613°C). Sa morphologie est amorphe ou cristalline. Cristallisation : cubique (arsénolite) monoclinique (claudétite). Propriétés chimiques de l’Arsenic Insoluble dans l’eau l’arsenic ternit à l’air libre et se couvre de poussière noire. En contact avec du charbon ardent il se volatile en dégageant une très forte odeur d’ail, cette vapeur s’oxyde en Trioxyde d’arsenic (As2 O3 ) ou en acide arsénieux (HAsO2 ) si le milieu est humide. D’autres réactions chimiques existent mais ne sont pas réalisables dans la nature. Composés chimiques Composés inorganiques L'arsenic est inorganique quand il est pure et lorsqu’il est lié à l’oxygène , au chlore ou au soufre . Il est alors très dangereux, même à petite dose, particulièrement lors d’exposition répétée. Le trioxyde d’arsenic (As 2 O3 ) ou anhydride arsénieux ou oxyde arsénieux ou amphotère (2) d’où ses trois formes allotropiques. Il a un comportement d’acide faible et se dissout instantanément en milieu basique, soude, en donnant des ions arsénites (H2 AsO3 ). Anciennement appelé arsenic blanc, c’est un poison violent. Il peut assez rarement se trouver à l’état naturel sous forme de poudre blanche ou de petits cristaux transparents, il est inodore. On le fabrique de façon industrielle par grillage de minéraux contenant de l’arsenic tel que la pyrite ou l’arsénopyrite : pour la fabrication du verre et du cristal, et la décoloration des émaux et du verre pour des produits chimiques, pesticides, destinés à la destruction de végétaux ou animaux nuisibles pour le traitement du bois comme conservateur alimentaire pour la fabrication de l’arsenic métallique et des alliages et de l’arsénite comme semi-conducteur. Il est utilisé en pharmacologie dans des médicaments pour le traitement de certaines leucémies aiguës promyélocytaires, sous le nom de Trisenox. L'acide arsénique ou arséniate As2 O5 existe également, mais est hors de propos dans ce contexte, les autres composés inorganiques et sels eux non plus. Composés organiques L’Arsenic est dit organique quand il est chimiquement lié au carbone ou à l'hydrogène . Sous cette forme il est toxique à forte dose, mais indispensable à l'organisme humain à faible dose. L’arsenic organique est un « ultra oligo-élément » essentiel pour l’être humain, et certains animaux comme le poulet , la chèvre , le porc et bien d’autres espèces. L’évaluation des besoins pour l’humain est de 10 à 20 µg par jour. C’est dans notre alimentation que nous les trouvons. Ce qui confirme l'adage de Paracelse (Philippus Aureolus Theophrastus Bombast von Hohenheim 1493-1541) : « Toutes les choses sont poison, et rien n’est sans poison ; seule la dose détermine ce qui n’est pas un poison. ». Il est important de noter que dans le sol et dans l’organisme des volailles l’Arsenic organique peut se transformer en inorganique. Ce sont notamment l’arsénobétaïne et l’arsénocholine , notamment présents dans diverses plantes et organismes marins. Ce sont aussi les métabolites de l’arsenic : dérivés mono et diméthylés de l'arsenic ; l'acide monométhylarsineux (AMMA (III)) ; l’acide diméthylarsineux (ADMA (III)) ; l’acide diméthylarsonique (ADMA (V)) ou acide diméthylarsinique, ou acide cacodylique , encore dit « agent bleu », dont la forme de base est le cacodylate ; l’acide monométhylarsonique (AMMA V ou AMMA (V)) ; le sel monosodique de l’acide méthane arsénique ; le sel disodique de l’acide méthane arsénique , très utilisées dans les désherbants les plus courants des golfs nord-américains ou pour défaner le coton. Aux doses habituellement présentes dans la nature ils sont moins toxiques pour les animaux à sang chaud, mais ils contiennent néanmoins de l'arsenic non dégradable. En médecine, ils ont remplacé les sels d'arsenic, trop dangereux pour l'homme et les animaux domestiques et souvent maintenant interdits (sauf exceptions dans certains pays comme les États-Unis, durant un certain temps, comme les produits arséniés de traitement du bois, l’arséniate de plomb comme régulateur de croissance pour le raisin, ou l'arséniate de calcium pour les gazons de golfs qui ont été autorisés par l'EPA aux États-Unis après que les autres arsénicaux non organiques eurent été interdits). On les trouve notamment dans certains herbicides très utilisés sur les golfs nord-américains ou pour le défanage du coton avant récolte. L'arsénite de soude n'a été, en France, interdite que le 8 novembre 2001 par le ministère de l'agriculture sous l'égide de Jean Glavany et en 2004 par la Commission européenne, sur la vigne comme pesticide (insecticide utilisé contre la pyrale de la vigne, les carpocapses les vers des pommes et des poires, des altises, la pyrale, la cochylis et l’eudémis puis comme fongicide). Peu après, des viticulteurs soutenus par la FNSEA réclamaient sa réautorisation pour lutter contre l'esca (aussi dit maladie du bois de vigne, d'abord attribuée à deux basidiomycètes, mais qui serait due à un complexe d'au moins 5 organismes). Des composés arsénicaux inorganiques interdit en Europe ou aux États-Unis peuvent encore être utilisés comme pesticides dans certains pays, et ils ont de nombreux autres usages dans le monde entier. Durant la Seconde Guerre mondiale (octobre 1943), la réglementation s'intéresse à l’arsenic dans les raticides et taupicides, dans lesquels l'arsenic sera peu à peu remplacé par des anticoagulants, de la strychnine, des anti-vitamines K ou des sels de thallium en mélange avec divers ingrédients. En 1973, un décret interdit en France tous les herbicides arsenicaux, mais ils restent très utilisés aux États-Unis. Sous forme d’arséniate de plomb notamment, il a été utilisé comme pesticide, qui a été une source fréquente d’empoisonnement des utilisateurs ou de consommateurs de produits traités. Il continue à polluer l’environnement longtemps après son utilisation, le plomb et l’arsenic n’étant pas biodégradables, ni dégradables à échelle humaine de temps. Additionné au plomb, avec un peu d'antimoine, à raison de 5 à 8 %, il durcit légèrement la grenaille de plomb des cartouches de chasse (encore autorisées et utilisées en France, hormis dans les zones humides et vers les zones humides où elles sont interdites). Sans cela, les billes de plomb, s'écraserait les unes contre les autres au moment du tir et se déformeraient en perdant de leur énergie cinétique et de leurs qualités balistiques. Il sert aussi de durcisseur au plomb des cartouches, munitions de guerre. Dans les deux cas, il freine aussi la formation d’oxyde de plomb. Additionné au mélange plomb-antimoine des électrodes, il améliore le fonctionnement des accumulateurs. Sous forme d’arsine il a été présent dans certaines munitions chimiques de la Première Guerre mondiale et des années qui ont suivi (fabriquées, non utilisées puis démantelées ou jetées en mer). Mélangé avec du cuivre et du chrome (CCA) c’est un produit de traitement du bois (qui lui donne une couleur verdâtre). Bien que controversé en raison de sa toxicité, de sa rémanence et du fait qu’il soit partiellement soluble dans l’eau et les pluies, ce traitement reste autorisé dans la plupart des pays. Il est depuis peu utilisé sur les « tambours » des imprimantes dites « lasers » et des photocopieuses, fax. Pur ou sous forme de séléniure, sa sensibilité à la lumière permet de décharger la tension électrostatique qui va retenir le « toner ». Les alliages composés d’arsenic et de gallium (GaAs) ou d’indium (InAs) donnent des matériaux semi-conducteurs (dits III-V par référence aux colonnes de la table des éléments), utilisés pour la fabrication de cellules photovoltaïques, de diodes électroluminescentes (DEL) et de transistors à très haute fréquence. Plus chers et de mise en œuvre plus complexe que le silicium, leur marché reste marginal, mais leur rôle est essentiel en opto-électronique, où les performances du silicium sont moins bonnes. Les insecticides anti-fourmis en contiennent souvent (dimethylarsinate de sodium), bien que l'usage de celui-ci soit interdit dans l'Union Européenne. La roxarsone (commercialisée aux États-Unis sous le nom 3-Nitro est un antibiotique organo-arsenié. IL est utilisé depuis les années 1970, (récemment interdit en Europe, mais encore utilisé dans de nombreux pays, dont les États-Unis, comme additif alimentaire dans l'alimentation animale) pour traiter les maladies causées par les coccidies et pour éviter les « troubles de croissance » des porcs et volailles (hormis dans le Maryland où il est interdit depuis 2013. Selon une étude récente, cet arsenic inorganique serait particulièrement concentré dans les poulets industriels traités aux antibiotiques. Le laboratoire Pfizer a annoncé, en 2011, la suspension de la vente, mais malgré les protestations d'associations environnementalistes ou de consommateurs, il est encore en 2013 autorisé par la FDA. Les inventeurs de ce produit affirmaient qu'il serait excrété sous la même forme. Mais on a ensuite montré que les oiseaux peuvent métaboliser l'arsenic organique en une forme inorganique beaucoup plus toxique. De plus, alors que les excréments frais de volaille ne contiennent presque que la forme organique de l'arsenic ; une fois dans le sol, les bactéries le transforment en arsenic inorganique très toxique, retrouvé dans les eaux de ruissellement et les sédiments35. Les excréments de volailles traités à la roxarsone épandus comme engrais dans la péninsule de Delmarva, ont libéré assez d'arsenic pour polluer le sol au-delà des normes fédérales de remédiation (sans toutefois à ce jour affecter la nappe). Une étude de la FDA a montré que les foies de volailles ayant consommé le médicament contenaient plus d'arsenic que ceux d'animaux n'en ayant pas consommé. Pourtant, selon Christopher Loder (porte parole de Pfizer), ce laboratoire n'aurait « pas connaissance de preuves démontrant qu'utiliser des roxarsone est source de risque pour l'environnement ». Toxicité de l’Arsenic Elle dépend de la nature chimique, inorganique ou organique et du degré d’oxydation. L’Arsenic inorganique est beaucoup plus toxique que l’organique. Dans la nature Comme décrit plus avant, c’est d'un oligoélément à très faible dose, mais d'un poison et un toxique puissant à doses plus élevées. Même si le cycle est peu connu l’on dispose d’estimations : Les activités humaines 30 000 tonnes par an Les bactéries terrestres produisent environ 26 000 tonnes par an d’arsenic méthylé volatil finissant dans les océans. Les volcans en émettent 17 000 tonnes par an. L’érosion éolienne des sols 2 000 tonnes par an environ. Une partie sera piégée dans les sédiments marins après une biodisponibilité variable. Ce qui entraine la présence de l’Arsenic dans tous les organismes marins particulièrement chez les invertébrés et mollusques bivalves, de 10 à 30µg/l de sang. La concentration chez les poissons varie de 5 à 100 µg/l en général, elle est moindre chez ceux consommant du plancton et elles peuvent atteindre 230µg/l chez la Roussette. Une faible quantité d’arsenic est présente dans tous les organismes marins. Pour des raisons encore mal comprises, les invertébrés et en particulier les mollusques bivalves (moules, huîtres, coquilles Saint-Jacques) de pleine mer sont souvent plus contaminés (10 à 30 μg·L-1 en général) que ceux qui vivent dans les estuaires. Des pics de pollution marine peuvent être constatés, par exemple autour des sites de munitions immergées en mer Baltique. Toxicocinétique et métabolisation Le degré d’absorption et de retenue dans l’organisme puis son métabolisme (sa modification) dépendent de : L’espèce chimique, organique ou minérale La forme physique, nanoparticules, particules, poussières, vapeur, etc. Arsenic pur ou composant. De la voie d’ingestion ou d’incorporation dans l’organisme, pulmonaire, orale ou percutanée. 80% de l’Arsenic passant par le tube digestif se fixera dans le sang. 50% de l’Arsenic inhalé sous forme de poussière ou nanoparticule dans les poumons se fixera dans le sang. La contamination percutanée sera de moindre importance. La contamination se fixe très vite sur les protéines elle affectera, le foie, la peau, les poils et les poumons où l’on retrouve l’arsenic longtemps après la contamination. Comme dit ci-dessus la métabolisation se fera en fonction du type d’Arsenic ou composé. L’élimination de 70% des composés arsénieux se fera par voie urinaire environ la moitié en 48h et 90% le sixième jour. C’est critères varient d’un individu à l’autre en fonction de l’âge, du sexe et de l’état de santé. Intoxication aiguë Intoxication à l'arsenic. Les symptômes sont immédiats, vomissement, douleurs abdominales et œsophagiennes, diarrhées avec du sang, collapsus (effondrement des fonctions physiologiques) et mort. Intoxication par exposition chronique On appelle arsénicisme l'exposition à de petites doses d'arsenic. Les symptômes sont : la mélanodermie, une teinte anormalement foncée de la peau due à un dépôt excessif de pigments colorants dans les cellules. l'hyperkératose des mains et des pieds, épaississement de la couche cornée de l'épiderme lié à une surproduction de la couche épithéliale de la peau. l'alopécie, chute temporaire des cheveux ou des poils, partielle ou totale. une polynévrite douloureuse, fourmillements dans les doigts des mains et des pieds, des engourdissements et, parfois, des douleurs faisant penser à celles ressenties lors d'une brûlure ou d'un broiement. Les troubles sensitifs apparaissent en effet les premiers, le plus souvent la nuit. Les troubles moteurs, eux, peuvent se manifester par des crampes nocturnes et prédominent sur un secteur musculaire. Les nerfs qui innervent les muscles de la main peuvent également être atteints. D'autres troubles, dits neurovégétatifs, peuvent handicaper la vie quotidienne : malaises, troubles de la sudation, troubles urinaires, diarrhée, troubles de l'érection et de l'éjaculation. la striure des ongles. L’arsénicisme est facteur de risque de : cancer du poumon, de la peau, du rein et de la vessie athérosclérose (principalement de la carotide), autres maladies cardio-vasculaires. maladies respiratoires. dépression immunitaire. Les premières manifestations visibles sont généralement cutanées, avec une augmentation de la pigmentation. Le cancer survient plus tardivement et peut mettre plus de 10 ans à apparaître. Il semble que l’absorption d’arsenic par la peau ne présenterait apparemment pas de risque pour la santé. Perturbation endocrinienne L'arsenic, est aussi un puissant perturbateur du système endocrinien, en perturbant les récepteurs stéroïdes des androgènes, de la progestérone, de minéralocorticoïdes et glucocorticoïdes, ainsi que la régulation des gènes à des taux très bas 0,7 ppb (partie par milliard) dans l’eau potable de certaines régions du monde. Chez les animaux Hautement toxique autant pour l'homme que pour l'animal, que ce soit à forte dose ou à faible dose, l'effet reste le même. Chez les végétaux Des pollutions par l'arsenic sont fréquentes dans certaines zones minières où il peut venir renforcer la toxicité d'autres contaminants (mercure autour des anciennes mines de ce métal, par exemple), où il peut polluer les sols et contaminer les cultures alimentaires. Au-delà d'un certain seuil de phytotoxicité l'arsenic, par des processus encore incomplètement compris, modifie le métabolisme, inhibe la croissance, puis tue les plantes, monocotylédones comme dicotylédones. Quelques utilisations anciennes ou contemporaines À l'âge du Bronze ancien le bronze est souvent composé d'un alliage à base de cuivre et d'arsenic, ce pourquoi les archéologues nomment parfois cette période l'âge du Bronze-Arsenic : employé comme durcissant et pour augmenter la brillance du métal, cet arsenic, selon les cas est une impureté naturelle du minerai de cuivre ou il a été ajouté intentionnellement comme adjuvant. Au Bronze final se substitue à ce bronze arsenié un alliage cuivre-étain permettant de fabriquer des métaux plus résistants et ductiles (âge du Bronze-Étain). Durant l'Antiquité, l'arsenic est toujours utilisé pour la métallurgie (durcissant de nombreux métaux) mais aussi dans les arts (pigments, peinture) et la médecine sous deux formes inorganiques à l'état naturel, du trisulfure d'arsenic (l'orpiment As2S3) et du quadrisulfure d'arsenic (réalgar As4 S4 ). Hippocrate les utilise au Ve siècle av. J.-C. pour soigner les ulcères cutanés. Depuis lors, la pharmacopée grecque et chinoise s'en sert pour traiter ou freiner la syphilis, le cancer, la tuberculose ou le paludisme. Au VIIIe siècle, l'alchimiste arabe Jabir Ibn Hayyan est probablement le premier à préparer le trioxide d'arsenic en l'isolant de son composé minéral : cette poudre blanche sans goût et sans odeur la rendra indécelable jusqu'au XXe siècle car elle donne les mêmes symptômes que des intoxications alimentaires, ce qui lui confère le titre de « poison des rois et roi des poisons ». Le "liquide fumant" de Cadet (composé As2 (CH3 )4 O préparé en 1760 par le chimiste Louis Claude Cadet de Gassicourt) est le premier composé organométallique à avoir été synthétisé par l'homme. Le vert de Scheele à base d'arséniate de cuivre, inventé par Carl Wilhelm Scheele en 1775, remplace comme pigment vert le carbonate de cuivre. Pigment de peinture, il colore les papiers peints, les jouets d'enfants puis est remplacé par le vert de Schweinfurt tout aussi toxique. La liqueur de Fowler à base d'arsénite de potassium découverte en 1786 par Thomas Fowler est utilisée comme remède et tonique pendant plus de 150 ans. Les composés à base d'arsenic sont utilisés dans les teintures (oxyde d'arsenic jouant le rôle de mordant, pigments de réalgar ou d'orpiment, leur toxicité étant à l'origine — qui se révèle fausse en fait — de la couleur verte proscrite au théâtre)25 puis à partir de 1740 dans les traitements des semences à l'arsenic (tel le vert de Paris utilisé comme insecticide ou raticide) mais sa toxicité entraîne son interdiction dans cette industrie en 1808. En 1908, Paul Ehrlich met au point un composé arsenical, le Salvarsan, considéré comme le premier agent anti-infectieux et chimio thérapeutique. Les arsines sont employées comme arme chimique durant la Première Guerre mondiale, notamment celles chargées dans des obus à « croix bleue ». En France, durant la Première Guerre mondiale, en 1916, l'arsenic est utilisé dans les armes chimiques. Pourtant, pour éviter dans le civil que ces produits soient utilisés comme poison contre des humains, un décret précise que « Article 1er : les composés arsenicaux insolubles destinés à la destruction des parasites de l’agriculture ne peuvent être vendus ni employés en nature. Ils doivent être mélangés avec une substance odorante et colorée en vert, suivant la formule indiquée à l’article ter de l’article ci-après » (décret du 15 décembre 1916). « Les composés arsenicaux destinés à la destruction des parasites nuisibles à l’agriculture ne peuvent être délivrés ou employés pour cet usage qu’à l’état de mélange avec des dénaturants d’après la formule suivante • produits arsenicaux insolubles 1 000 g • pyridine ou phénol brut ou nitrobenzine : 20 g • vert sulfoconjugué : 2 g », mélange devant être tout à fait homogène. De plus, pour limiter les risques de détournement, le gouvernement impose que tout commerce de préparations arsenicales doit « avoir un registre coté et paraphé par le Maire ou le Commissaire de police. Toute préparation arsenicale doit être inscrite sur ledit registre ». Les peintures anciennes exposées à la lumière dans les musées et qui utilisent des pigments contenant de l'arsenic, tel l'orpiment, voient ce composé photo-oxydé en anhydride sulfureux qui rend la peinture cassante et en trioxyde d'arsenic (employé jadis comme mort aux rats, ce composé n'est pas libéré en quantité suffisante pour être dangereux pour l'homme) qui donne à la toile une teinte blanchâtre, d'où la nécessité de poser des filtres sur les fenêtres des salles des musées actuels28. L’arsenic a été testé ou est utilisé dans certains médicaments de l’Antiquité (voir par exemple solution de Fowler, à base d’arsénite) à nos jours. C'est l'agent de l’arsenicage qui consiste à immerger des cuirs et peaux dans une solution d'arséniate de soude pour éliminer les parasites (dermertes, anthrènes) : ces peaux arseniquées n'empêchent pas la prolifération de bactéries de putréfaction. Comme poison, au XVIIe siècle l'arsenic va être utilisé sous le nom de « poudre de succession » par un réseau composé essentiellement de femmes de la noblesse dans le but d'accélérer certains héritages par des meurtres. Il a été utilisé pour augmenter la toxicité de certaines armes chimiques (dont l'Ypérite), sous forme d’arsine notamment, dès la Première Guerre mondiale. La destruction d'armes chimiques après les opérations de désobusage a été source de pollutions durables. 1 Allotropique : propriété de certains corps simples d’exister sous différents aspects par la disposition des mêmes atomes dans des formes cristallines différentes. 2 Amphotère : ion ayant un rôle tantôt acide tantôt basique. Conclusions CONCLUSIONS : Y-a-t-il de l'arsenic dans le sol : OUI Y-a-t-il de l'arsenic dans les eaux souterraines : OUI Faut-il s'en inquiéter : NON Y-a-t-il un danger d'arsénicisme pour la population : NON puisque depuis plus de 50 ans elle vit avec (sans le savoir) et qu'il n'y a jamais eu de problème s . L’État face à ses responsabilités pénales prend les mesures qui le mettent à l'abri de tous recours possibles de la part du public. Bibliographie Zhao FJ, Dunham SJ, McGrath SP. 2002. Arsenic hyperaccumulation by different fern species. New Phytologist 156 Alain Foucault, Jean-François Raoult, Fabrizio Cecca, Bernard Platevoet, Dictionnaire de Géologie - 8e édition, Français/Anglais, édition Dunod, 2014, 416 pages. Avec la simple entrée "arsenic" pp 26-27. Groupe scientifique sur l’eau (2002), Arsenic, Dans Fiches synthèse sur l’eau potable et la santé humaine, Institut national de santé publique du Québec, 8 p. Laperche V., Bodénan F., Dictor M.C. et Baranger Ph. 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    Souscription pour la sortie du livre "Les Minéraux". Les Minéraux Un livre de vulgarisation pour le grand public BIENTÔT EPUISE 2019 À propos du projet Éditeurs par passion pour les sciences de la Terre depuis octobre 1994, nous proposons de publier un nouvel ouvrage utile aux curieux de la nature ! S'il existe de nombreux bons guides sur les champignons, insectes, oiseaux, arbres, animaux, .... ceux sur les minéraux datent des années 1970-1990 et n'ont jamais été remis à jour. Ce domaine n'étant pas porteur pour les gros éditeurs, aucun livre utile tant pour le collectionneur passionné que pour le curieux de nature n'a vu le jour depuis plus de 20 ans... Nous travaillons, depuis plus de 5 ans , sur la publication d'un ouvrage de vulgarisation sur les minéraux afin de faire découvrir au plus grand nombre ces merveilles de la nature souvent méconnues : elles sont juste sous nos pieds ! Qui plus est, depuis 200 ans, nous pouvons en admirer de nombreuses dans les musées. Nous souhaitons que ce livre soit riche en photos (plus de 2000 de haute qualité) et en informations inédites et actualisées. Son format : 17 x 24 cm, avec une belle reliure rigide à tranchefils tissu, offrira plus de 600 pages de lecture abondement illustrées (plus de 2000 photos + 250 dessins de cristaux). Facilitant ainsi l'identification et la reconnaissance des minéraux. La plupart des guides ne proposent souvent qu’une page par minéral, ceci étant restrictif. Pour les espèces courantes et riches en diversité, nous proposons des chapitres de 6 à 15 pages : calcite, galène, quartz, grenats, tourmalines, feldspath, pyromorphite, fluorite, …. Ces fiches sont très illustrées afin de montrer la grande diversité de ces espèces par leurs formes et leurs couleurs et ainsi permettre une reconnaissance facilité. Notre objectif est de le proposer au prix le plus bas possible soit 40 €, voire moins. Nous souhaitons que la diffusion des connaissances et des informations soit accessible au plus grand nombre grâce à un prix de vente très raisonnable. Ce type d'ouvrage serait proposé par un éditeur classique au dessus de 50 € (voire entre 60 et 70 € du fait du faible tirage), vu l'investissement de base. Commander ce livre...

  • mineralogie|couleur des minéraux|JJ Chevallier

    Partager COULEUR ET MINÉRAUX - 2 La couleur. Fluorite multicolore. Erzgebirge, Allemagne. Photo : Cristal and Mineral. Janvier 1666 ISAAC NEWTON DECOMPOSE LA LUMIERE EN COULEURS. Cliquez pour agrandir les images Croquis de Newton > ORIGINE DE LA COULEUR Pour la lumière il existe 2 sortes d'objets : les émetteurs et les récepteurs. Il existe deux sortes d’objets qui émettent de la lumière, ceux qui sont naturels (soleil, étoiles) ou artificiels (systèmes d’éclairage), ils forment les sources primaires. Ils produisent de la lumière blanche qui rayonne alors dans l'univers qui les entoure. L’émission de lumière est due à des réactions au sein de leur source par exemple la lumière solaire est due à la fusion nucléaire. Les sources secondaires, elles, sont des objets qui reçoivent de la lumière primaire et en renvoient une partie. Un objet de couleur verte «absorbe» toutes les couleurs de la lumière blanche sauf le vert qu’il réfléchit (renvoie). Les miroirs quant à eux n’absorbent aucune couleur et donc ils les réfléchissent toutes. La lumière blanche est donc formée de différentes couleurs. Comment les a-t-on découvertes ? C’est en janvier 1666 qu’Isaac Newton (1642-1726) découvrit le procédé de décomposition de la lumière. Diffraction du spectre de la lumière solaire. Les six couleurs de base de Newton, violet, bleu, vert, jaune, orange et rouge. From Wikimedia Commons, the free media repository - author :Lucas Vieira LA LUMIERE VISIBLE La lumière visible, appelée aussi spectre visible ou spectre optique est la partie du spectre électromagnétique qui est visible pour l'œil humain. L'œil et la vision des couleurs Le PDF suivant issu d'un site d'enseignement vous en apprendra beaucoup sur la rétine qui génère et transmet au cerveau des messages sensoriels, je vous recommande de lire ces six pages très illustrées qui vous permettront de mieux comprendre ce qu'est la vision. La rétine (lyceedadultes.fr) La_retine_les_photorecepteurs_retiniens_generent_des_messages_sensoriels.pdf La rétine d'un œil humain est tapissée d'environ 130 000 000 de photorécepteurs : 125 000 000 de bâtonnets et 5 000 000 de cônes. Les bâtonnets permettent la vision en niveaux de gris (sensibles qu'à l'intensité lumineuse), ils sont très utile pour la vision nocturne. Les cônes permettent la vision des couleurs. Les cônes demandent une intensité lumineuse assez importante pour remplir leur fonction. Lorsqu'une émission lumineuse touche les photorécepteurs de la rétine , il y a une des réactions biochimiques qui se transforment en impulsions électriques transmises au cerveau par le nerf optique, qui les interprète alors seulement en termes de couleur. LE SPECTRE CONTINU DE LA LUMIÈRE BLANCHE La lumière primaire émise par un objet naturel ou artificiel est donc la lumière blanche qui, lorsqu’elle traverse un prisme se décompose en un faisceau de couleurs appelé spectre (l’arc en ciel). Dans le spectre on passe d’une couleur à l’autre sans « frontière », le spectre est continu. Chaque couleur est définie par une longueur d’onde, la lumière visible est contenue dans une plage de 400 à 750 nm (nanomètre). Lorsqu’une lumière colorée ne se décompose pas à travers un prisme elle est monochromatique. En 1801 Thomas Young (1773-1829), physicien, entreprit le contraire de Newton qui avait décomposé la lumière dans les principales couleurs du spectre en utilisant un prisme, Young lui, recomposa la lumière. Avec six projecteurs il fit converger six faisceaux de lumière des couleurs du spectre. Ainsi superposées il obtint de nouveau la lumière blanche. Il fit une autre importante découverte. Il réussit à déterminer que les six couleurs initiales pouvaient être réduites à trois couleurs basiques, Rouge, Verte et Bleue (RVB). Puis il découvrit qu’en mélangeant les couleurs basiques deux par deux on obtenait les trois autres que l’on appellera secondaires, Cyan, Magenta et Jaune. C’est ainsi que furent déterminées les couleurs primaires et secondaires. A partir de ces couleurs, leur combinaison peut former des millions d'autres couleurs. L'animation ci-dessous montre ce que notre œil perçoit lorsqu'un objet de couleur est frappé par un faisceau de lumière blanche. QUELLE QUANTITÉ DE LUMIÈRE PÉNÈTRE DANS LE MINÉRAL ? Toute la lumière lorsqu'il est transparent. une partie de la lumière lorsqu'il est translucide. aucune lumière lorsqu'il est opaque. La couleur des Minéraux LA COULEUR DES MINÉRAUX par Jean-Christophe FILLOUX, professeur de sciences physiques au lycée Camille Guérin à Poitiers (Vienne) Animateur du Pour la plupart des gemmes et des minéraux, le caractère le plus évident ou l’aspect qui frappe le plus immédiatement l’observateur est la couleur. Les causes de coloration des minéraux sont multiples et la complexité des théories permettant leur étude ne facilite pas la transmission des connaissances sur ce sujet. Les théories permettant l’étude des causes des colorations des cristaux reposent toutes sur de la chimie et de la physique. Dans toutes les causes de coloration décrites dans cet article, à l’exception de la dernière, la clé de la compréhension de la couleur réside dans le comportement des électrons célibataires (présents dans les atomes ou les ions) et dans leur interaction avec la lumière, régie par les conditions restrictives de la théorie quantique. Dans la plupart des minéraux, la couleur provient de l’absorption sélective de la lumière blanche selon différents processus ; dans certains cas plus rares, c’est le cas du dernier mécanisme abordé dans cet article, ce sont des effets d’optique qui créent la couleur. Des recherches scientifiques récentes ont permis d’identifier six causes spécifiques permettant d’expliquer la couleur des cristaux. Voici donc un rapide tour d’horizon sur les principales causes de coloration, illustrées de quelques exemples. Si vous souhaitez en savoir plus sur ce sujet passionnant, vous trouverez à la fin de l’article, une liste de sources d’informations en langue française. IDIOCHROMATIQUE IMPORTANT Le lithium Li On croit souvent que Li est la cause de diverses couleurs dans les minéraux (par exemple la couleur rose lilas de la Kunzite). En réalité il n’en est rien, l’ion Li+ n’est pas responsable de la couleur, mais il accompagne fréquemment d’autres ions tels que l’ion manganèse Mn2+ qui eux, représentent la cause réelle de la couleur. Le césium Cs On croit souvent que Cs est la cause de diverses couleurs dans les minéraux. En réalité il n’en est rien, l’ion Cs+ n’est pas responsable de la couleur, mais il accompagne fréquemment d’autres ions tels que l’ion manganèse Mn2+ qui eux, représentent la cause réelle de la couleur. ALLOCHROMATIQUE CENTRES COLORÉS TRANSFERTS DE CHARGES THÉORIE DES BANDES DE VALENCE PSEUDOCHROMATIQUE ANNEXE : Les 12 ions métalliques issus de 8 éléments chimiques de transition (sous couche électronique d incomplète) pouvant colorer les minéraux sont : Ti3+ (titane) ; V3+ et V4+ (vanadium) ; Cr3+ et Cr4+ (chrome) ; Mn2+ et Mn3+ (manganèse) ; Fe2+ et Fe3+ (fer) ; Co2+ (cobalt) ; Ni2+ (nickel) ; Cu2+ (cuivre). Les éléments Cérium Ce et Uranium U peuvent être également responsables de colorations.. BIBLIOGRAPHIE EN LANGUE FRANÇAISE: Ancienne Revue " Monde & Minéraux " n° 67, 69 et 70 (article complet de 1985 : " La couleur des minéraux et des gemmes " en trois parties, écrit par Emmanuel Fritsch, Professeur et chercheur C.N.R.S. à l’Institut des Matériaux de L’Université de Nantes, Laboratoire de Physique Cristalline, Equipe Gemmologie). Revue de minéralogie " Le Règne minéral " n° 2 et 3 (article de 1995 : " La couleur des minéraux " en deux parties, écrit par Jacques Galvier) Revue de l’association française de gemmologie (A.F.G.) n° 46 de mars 1976 : traduction française de l’article du chercheur américain Kurt Nassau intitulé " D’où provient la couleur des gemmes et des minéraux ? " Traduction française d’un article de Mr Emmanuel Fritsch (C.N.R.S. Nantes), publiée en Mars 1990 dans la revue " Gemma " de l’association Québécoise de Gemmologie (AQueGem) ; l’article original en anglais est paru dans la revue américaine " Gems & Gemology " Vol. XXIII Number 3. Article intitulé " Le traitement des gemmes " de Mrs Fritsch, Shigley, Lasnier, publié dans la revue " Pour la Science " N° 245 de Mars 1998. Livre " Larousse des pierres précieuses " de P. Bariand et J.P. Poirot (édition de septembre 1998) SITES INTERNET: http://minerals.gps.caltech.edu (Université américaine de Caltech) Ce site web contient des données sur la couleur des minéraux, dont les gemmes, et des spectres de grande qualité UV-visible-infrarouge. http://scovilphotography.com Jeff Scovil Photography REMERCIEMENTS : J’ai été particulièrement sensible à l’aide qui m’a été apporté lors de mes recherches d’informations sur la couleur des minéraux par Mr Fritsch chercheur C.N.R.S. à l’université de Nantes, par Mme Borioli de l’Association Française de Gemmologie, par Mr Bayle directeur de la revue " Le Règne minéral", et enfin par Mr Schwab, ancien responsable du salon minéralogique internationale de Sainte-Marie-aux-Mines. Jean-Christophe FILLOUX UNE CRISTALLISATION PEUT ÊTRE MULTICOLORE Lorsque des éléments chimiques sont présents ou absents lors de la croissance d'un minéral on peut avoir une multitude de couleurs comme ci dessous dans une fluorite. PODCAST Cliquez ici. VIDEO

  • mineralogie.club|Tucson 2020|Photos

    QUELQUES PHOTOS DE "MINERALS CITY" ET DU WESTWARD.... COMPTE RENDU "ASSASSIN" DU MAIN SHOW ... D'années en année le "main show" plonge dans les abîmes, le niveau des "show-cases" cette année à battu un record de nullité. Les plus intéressantes étant perdues au milieu de cailloux de troisième catégorie. En 3 heures en traînassant et discutant le tour en était fait. Le niveau commercial est du réchauffé puisque 85 à 90% des pièces exposées l'on été durant deux semaines à "Mineral-city" et au Westward. Quant à certain stands on se dit que les pièces exposées sont là pour faire le "show" et réjouir les visiteurs dont 99.999 % n'ont pas les moyens de les acquérir même avec un crédit sur 30 ans. Là je salue les exposants qui paient pour permettre aux organisateurs de survivre. Puisque je parle des organisateurs ils feraient bien de se remettre en question et de réfléchir au confort de ceux qui sont pendant 8 heures sous une clim glaciale et organiser mise en place et démontage avec un plan d'action millimétrique. Certains "show cases" (vitrines pour les expos de prestige) doivent être en service depuis Mathusalem, devraient être entièrement rénovés particulièrement pour l'éclairage. Un rajeunissement des cadres serait sans doute nécessaire. Pour tout dire en deux mots bien français c'est un "bor*el organisé" par des incompétents. Un autre coup de gueules en passant pour revoir le classement des "show case" de la catégorie "Thumbnails". Le premier prix pour un américain qui ne respecte pas le règlement et expose des pièces pas forcement de premier choix alors que le second prix respecte parfaitement le règlement et expose de véritables petits bijoux dans un "show case" hors d'âge. Bien entendu c'est l'environnement des pièces exposés par le premier qui a séduit le jury ( voir les photos. ) LES FRANÇAIS BIEN REPRÉSENTÉS DANS LES VITRINES DE PRESTIGE : Benjamin "Bengi" Carballo en catégorie "Young collectors" avec une Fluorite rose du Mont-Blanc". Fluorite du Mont-Blanc, collection Benjamin Carballo. Photo, de très mauvaise qualité due à l'éclairage intérieur trop sombre, vieux "display", ampoules de très mauvaise qualité. Nos amis Françoise et Gilles en catégotrie "Thumbnails" 2ème prix. Photo ,de mauvaise qualité due à l'éclairage extérieur, reflets parasites empêchant un bon cadrage et intérieur, vieux "display", pas d'équilibre de la lumière, ampoules de mauvaise qualité. Premier prix : On peut noter que le display est en bon état avec un éclairage de qualité, la déco est très belle MAIS le règlement n'est pas respecté puisque plusieurs Bénitoïte sont présentes. Nos amis français, eux, n'avaient pas du tout les mêmes conditions de présentation et exposaient des spécimens de haut niveau tant minéralogique qu'esthétique. On est en droit de penser que le jury n'a vu que la présentation générale. Michel et Anista Ambroise pour un ensemble de minéraux collecté par eux-même en Europe.

  • Le tungstène sud-armoricain | mineralogie.club|Yves Lulzac|JJ Chevallier

    Un dossier d'yves Lulzac sur les indices et district du tungstène en sud-armorique. Chaque indice ou district y est décrit et fait l'objet d'une cartographie. LE TUNGSTÈNE ARMORICAIN ... page 3 Une étude de Monsieur Yves Lulzac, juin 2019 Yves Lulzac est un ancien géologue minier qui a fait toute sa carrière au BRGM, à travers le monde. Il est à l'origine de la découverte de la Lulzacite, un phosphate de strontium, qu'il a découvert à St Aubin des Châteaux, Loire-Atlantique, en 1997. Gemmologue de laboratoire à ses heures, il a rédigé un manuel de gemmologie qui fait autorité dans le monde entier. Breton, il est aussi l'auteur de cinq ouvrages sur les manoirs Bretons. SOMMAIRE Cliquez sur le chapitre recherché Introduction Conclusions Annexe 1 - L'unique exploitation armoricaine de Montbelleux Annexe 2 - Les principaux minéraux du Tungstène armoricain Annexe 3 - Les occurrences des principaux minéraux du Tungstène en Bretagne selon Mindat La province nord-armoricaine (page 2) La province sud-armoricaine (page 3) - Indice de Lervily - District de Tréguennec - Indice de Pleuven - District de Locronan-Plogonnec - Indice de Baud - Indice de Guénin - District du Golfe du Morbihan - Indice de Bréhan-Loudéac - District de la Villeder - I ndice de St Jacut-les-Pins - Indice de Noirmoutier - Indice de la Ricotière - Indice de la Roche-Balue - District de Nantes-Orvault - District de Nozay-Abbaretz - District de Montaigu (Vendée) - District de la Rousselière - District de St Herblon - District de Mortagne sur Sèvre - Indice de la Jarrie - District de la Lucette - Chemillé-Echasserie - Indice du Plessis - District de Peyratte Province sud armorique LA PROVINCE SUD-ARMORICAINE 22- L'Indice de Lervily Des galets de quartz minéralisés en cristaux centimétriques de wolframite ont été découverts en 1975 à la Pointe de Lervily (commune d'Audierne dans le Finistère) dans le cadre d'une thèse de 3ème cycle. Ils sont localisés dans un contexte granitique hercynien, à priori favorable, mais l’étude plus détaillée de cet indice n'a pas été entreprise. Référence Fouquet Y. 1980. Le district antimonifère du Cap Sizun-Quimper. Thèse 3ème cycle. Univ. Clermont-Ferrand. 191 pages. Lenvily Tréguennec 23- Le district de Tréguennec Ce district est bien connu pour son filon d'aplite sodolithique, grossièrement orienté est-ouest, intercalé dans le contexte métamorphique de la Baie d'Audierne (Finistère). Minéralisée en amblygonite, cassitérite et columbo-tantalite, cette aplite peut encore être observée au sommet de l'ancienne carrière de Prat ar C'hastel en bordure d'estran. Cette carrière, actuellement inondée, était également connue des amateurs minéralogistes pour avoir fourni de superbes cristaux d'apatite de couleur violette. En 1984, l'un des trois sondages carottés exécutés en aval pendage de ce gîte a reconnu, au toit du corps aplitique principal, un banc de roche verte de type amphibolite légèrement pointillée de minuscules cristaux de scheelite bien visibles à la lampe de Wood. Un teneur voisine de 0,1 % WO3 y a été enregistrée sur une puissance de 30 centimètres. Un corps aplitique secondaire a également été découvert à peu de distance au mur du corps principal. Il en est séparé par un puissant niveau d'une roche migmatitique admettant de nombreuses intercalations d'aplite plus ou moins schistifiée ainsi que d'une roche de type skarnoïde surtout localisée au mur des migmatites sur un front d'une vingtaine de mètres. Ces bancs de skarnoïde ont une puissance de 40 cm au maximum et leur paragénèse comprend : vésuvianite, zoïsite, scheelite très peu abondante, mispickel, pyrite et chalcopyrite. On note également la présence de tourmaline noire d'aspect feutré. Totalement inconnu en surface, ce skarnoïde n'a pas fait l'objet d'une étude plus approfondie, l'intérêt principal de ce district résidant dans son potentiel lithinifère avec Sn, Ta, Nb en sous produits, y compris l'aplite elle-même utilisable dans l'industrie céramique. Référence. Lulzac Y. 1986. Les minéralisations à étain, tantale et lithium de Tréguennec (Finistère). Etat des connaissances au 31 mars 1986. Rapp. BRGM, 86 DAM 011 OP4. Inédit. Pleuven 24- L'indice de Pleuven Découvert lors d'une prospection des gîtes béryllifères de la région de Gouesnac'h, il est situé à proximité du village de Lesquidic Izella sur la commune de Pleuven (Finistère). Il concerne un niveau d'embréchites hercyniennes intégrées dans le domaine de l'anticlinal de Cornouaille. Sur une superficie d'environ un demi-hectare on observe des éboulis de quartz dont certains n'ont pas encore été désolidarisés de leurs épontes de granite feuilleté non transformé. Ils proviennent d'un dispositif en stockwerk constitué de filons directionnels et sécants. La minéralisation est essentiellement wolframifère sous forme de minces liserés à proximité des épontes, ou sous forme d'amas cristallins de 2 cm au maximum, dispersés dans le quartz d'une manière aléatoire. On note également la présence de cassitérite, mispickel, pyrite et blende en faibles proportions. Deux autres zones d'éboulis quartzeux ont également été localisées à proximité. Ils sont uniquement minéralisés en sulfures divers (pyrite et mispickel principalement) Cet indice n'a pas été étudié en détail. Référence. Lulzac Y. 1964. Etude de l'indice stannifère de Pleuven (Sud Finistère). Rapp. interne BRGM du 30 septembre 1964. Locronan-Plogonnec 25- District de Locronan - Plogonnec La présence de traces de wolframite dans le réseau hydrographique régional est à l'origine de la découverte de formations filoniennes quartzeuses qui recoupent la partie médiane du petit massif granitique de Locronan selon une orientation générale nord-ouest / sud-est. On peut distinguer 4 sites principaux qui ont été étudiés par relevés d'éboulis, prospections éluvionnaires et géochimiques ; décapages par tranchées puis, pour certains d'entre eux, par sondages carottés. Le site de la Forêt du Duc , en Locronan, se situe non loin de la bordure nord du massif granitique dans une vieille carrière en pleine forêt. Il consiste en un filon quartzeux de 5 à 10 cm de puissance principalement minéralisé en cassitérite, mispickel, pyrite, galène, blende et pyrite. La scheelite est également présente en cristaux millimétriques isolées dans le quartz ou au contact des plages de mispickel. Ce site n'a pas été étudié d'une manière détaillée. Le site du Nartous se manifeste par une belle nappe d'éboulis minéralisés dont l'origine a été localisée par tranchées. L'indice principal se présente sous la forme d'un faisceau d'au moins trois filons de quartz plus ou moins lenticulaires dont la puissance peut varier de 10 cm à 5 mètres, sur un front d'une vingtaine de mètres. Ils sont majoritairement minéralisés en wolframite en cristaux de 0,5 cm ou en amas dispersés de 5 cm maximum. On note également la présence de rare cassitérite ainsi que de mispickel souvent altéré en soufre natif, de pyrite et blende peu abondants, tourmaline et calcédoine. La wolframite est rarement épigénisée par la scheelite. De belles, mais malheureusement très locales concentrations en wolframite (et cassitérite très secondaire) ont été découvertes avec des teneurs atteignant 0,51 % sur 1,20 mètre de puissance ; 0,18 % sur 4,20 mètres; 0,76 % sur 0,70 mètre, et 2,66 % sur 20 cm. On note également une teneur de 0,84 % WO3 sur une puissance de 0,70 mètre. Le site de Ty Hochec qui consiste en un filon quartzeux d'une dizaine de centimètres de puissance mais dont certaines parties un peu plus étroites ont montré des concentrations de wolframite massive et pratiquement pure. A noter que ce quartz englobe parfois de petits amas feldspathiques. Reconnue par tranchées et sondages carottés, cette formation s'est révélée pratiquement stérile dans son aval pendage. Le site de Ty Blancou (ou de Saint Albin). Il se présente sous la forme d'un filon quartzeux d'une quinzaine de centimètres de puissance, minéralisé en mispickel, cassitérite et wolframite dont les teneurs en tranchée peuvent atteindre les 0,63 % wolframite et 0,38 % cassitérite sur une puissance de 12 cm. A noter que cette structure filonienne prend ici une orientation nord-nord-est / sud-sud-ouest. Son aval pendage n'a pas été reconnu. Finalement ce district, très prometteur à première vue, s'est révélé décevant par son caractère trop lenticulaire et dispersé interdisant toute exploitation sélective ou en masse dans les conditions actuelles du marché du tungstène. Référence. Lulzac Y. 1966. Note sur la répartition des minéralisations stannifères dans le massif granitique de Locronan-Plogonnec. Rapport BRGM du 20 mars 1966. Lanmeur Plougasnou 26- Indice du Saint Inclus dans le district stannifère de Langonnet, cet indice a été découvert à la suite d'une prospection régionale "au marteau" suivie d'un quadrillage éluvionnaire à maille serrée. Il s'agit d'une nappe d'éboulis quartzeux localisée sur la rive droite du ruisseau de Saint Samuel près du village du Quinquis Gleis. Ils sont en relation avec un complexe micaschisteux recoupé par un grand nombre d'apophyses et filons granitiques que l'on peut considérer comme étant des satellites du proche massif de Plouray. Les filons quartzeux à l'origine de ces éboulis sont indifféremment encaissés dans le granite ou les micaschistes. Ils ont une puissance d'une dizaine de cm et montrent une minéralisation en wolframite cristallisée ou en amas d'environ 2 centimètres localement très abondants (teneurs ponctuelles voisines de 20 % en wolframite). Une tentative infructueuse de localisation en place a été tentée au moyen d'une tranchée réalisée en mai 1961. Depuis, l'étude de cet indice a été abandonnée. Référence. Lulzac Y. 1961. Rapp. BRGM du 28 février 1961, inédit. Baud 27- Indice de Baud Il concerne un banc de pyroxénite orienté ouest-est, que l'on peut suivre sur environ 5 km depuis l'extrémité orientale du massif granitique de Pontivy jusqu'au-delà de la rivière Evel. Il est encaissé dans un contexte de micaschistes briovériens minéralisés en staurotides. Il a été observé aux lieux suivants : Au nord du village de Kernantec où l'on note une petite nappe d'éboulis constitués d'une roche rubanée de couleur claire à plagioclases, pyroxènes, grenats peu abondants, biotite en minces lits directionnels et traces de pyrrhotite. La scheelite peu abondante est principalement exprimée dans les niveaux les plus feldspathiques sous forme de minces veinules discontinues parallèles au rubanement de la roche. A la sortie du bourg de Baud en bordure de la route de Pontivy (aire de stationnement). Le banc de pyroxénite, puissant de 3,50 mètres, est visible en affleurement. Il est limité vers le nord par des micaschistes, et vers le sud par un filon de pegmatite à tourmaline de 2,50 mètres de puissance. La roche est identique à celle de Kernantec mais elle peut admettre des passages enrichis en quartz. La scheelite est présente sous forme de ponctuations minuscules dispersées ou rassemblées en minces placages. Au nord du village de la Roche, la pyroxénite, peu rubannée, est présente sous forme d'éboulis accompagnés par des éléments de pegmatite et d'aplite schisteuse à tourmaline et grenat. La scheelite y est exprimée sous forme de rares inclusions dispersées. Au voisinage du Moulin de Kergehel, un affleurement montre un banc de pyroxénite puissant d'environ 4 mètres, riche en biotite et dont l'axe est occupé par un banc de pegmatite et de granite très feldspathique peu tourmalinifère. Cette roche semble dépourvue de scheelite. Bien que le massif granitique de Pontivy soit proche et que la pyroxénite soit parfois en contact avec une pegmatite, on ne note pas de transformations de type skarnoïde, la scheelite paraissant être un des constituants normal de cette roche, de formation syngénétique probable. Aucun travail de détail n'a été effectué sur cette zone. Références. Lulzac Y. 1977. Note sur la présence de scheelite dans la pyroxénite de Baud (Morbihan). Rapp. BRGM du 31 juillet 1977, inédit. Chauris L; 1986. Les pyroxénites à scheelite de Baud (Morbihan). Bull. SSNOF, nouvelle série, tome 8 (4). Guénin 28- Indice de Guénin Découvert dans une carrière à proximité du village du Dosten sur la commune de Guénin (Morbihan), il consiste en 2 filons quartzeux orientés nord / sud, puissants de 2 à 30 cm, situés à la périphérie d'un petit massif granitique à 2 micas, circulaire et intrusif dans un contexte de schistes briovériens. La minéralisation consiste en petits cristaux millimétriques de scheelite groupés à proximité ou à l'intérieur de fissures affectant le quartz. On la trouve également en amas centimétriques au maximum dispersés d'une manière aléatoire au sein du quartz. Cette scheelite est toujours plus ou moins épigénisée en ferbérite d'aspect scoriacé. Les minéraux accompagnateurs sont le mispickel, la bismuthinite, la blende et l'apatite. La minéralisation utile paraissant peu abondante au sein de structures filoniennes de puissance réduite, aucune suite n'a été donnée à l'étude de cet indice. A noter, que le contexte de Guénin rappelle, par bien des aspects, le contexte du Menez Gouaillou bien connu pour ses minéralisations en béryl, molybdénite, mispickel et apatite, mais dans lequel le tungstène, ainsi que l'étain, sont inconnus. Référence. Lulzac Y. 1964. Etude du massif granitique de Guénin (Morbihan) et de son indice de scheelite. Rapp. interne BRGM du 4 juillet 1964. Inédit. Golfe du Morbihan 29- District du Golfe du Morbihan Les minéralisations tungstifères de ce district ont été découvertes après avoir réalisé l'inventaire de la collection minéralogique régionale conservée au musée de Vannes (Société polymathique du Morbihan), suivi d'un examen systématique des échantillons à la lampe de Wood. Les minéralisations utiles sont en relation avec des gîtes de type skarnoïde formés aux dépens de pyroxénites en contact plus ou moins étroit avec des apophyses granitiques satellites du proche massif de Carnac. Trois formations de ce type ont été localisées : La formation de Roguédas , située sur le continent, comprend deux bancs principaux de pyroxénite ayant 2 à 3 mètres de puissance, encaissés dans une série micaschisteuse comprenant également des niveaux et des poches de pegmatite granitique à biotite. La scheelite, dispersée en cristaux millimétriques n'est présente que dans un faciès particulier de la pyroxénite, dénué de quartz et uniquement composé de plagioclases et de diopside. On note également la présence de grenat, sphène, biotite et pyrite très peu abondante. Les teneurs en scheelite sont faibles, de l'ordre de 0,05 %. Par contre, le faciès de pyroxénite dans lequel on note la présence de quartz, semble stérile en minéralisations tungstifères. La formation de Locmiquel sur l'Ile aux Moines , comprend un banc de pyroxénite puissant d'environ 60 centimètres en contact avec une apophyse de granite. Le diopside prédomine largement sur le plagioclase et la scheelite, peu abondante, est présente en petits cristaux dont l'abondance semble diminuer à l'approche du granite. Cette formation admet un banc directionnel enrichi en pyrrhotite, pyrite, chalcopyrite et magnétite, mais dépourvue de scheelite. La formation de Brouel sur l'Ile aux Moines , est orientée nord-ouest / sud-est dans un contexte migmatitique à nombreuses intercalations granitiques et pegmatitiques. Elle comprend un banc de pyroxénite largement modifiée, de type skarnoïde, puissant de 1 à 2 mètres et comprenant deux principaux faciès : Un faciès à diopside et grenat rose-brun de la série grossulaire-andradite. Il est caractérisé par la présence de fluorine blanche assez abondante, ainsi que de scheelite en petits cristaux dispersés ou groupés en micro-veinules. La puissance de ce faciès varie de 10 à 30 centimètres et sa teneur en scheelite est voisine de 0,30 %. On note également une teneur moyenne de 130 g/t en béryllium. Un faciès à diopside, grenat et vésuvianite abondante, plus ou moins massive. La scheelite y est également présente en petits grains dispersés. Ce faciès s'exprime sur une puissance variant de 20 cm à 1,90 mètre et sa teneur en scheelite est voisine de 0,05 % On note également la présence d'un banc de pyroxénite à diopside, plagioclase, sphène et quartz. Cette roche, localement silicifiée, ne semble pas minéralisée en scheelite. D'autres bancs de pyroxénite ou d'amphibolite stériles en scheelite, bien que parfois en contact direct avec le granite, sont connus sur l'Ile aux Moines (à la Pointe de Brouel et à l'ouest de Locmiquel), ainsi que sur l'Ile d'Arz. A noter que l'amphibolite est souvent minéralisée en ilménite. Bien que présentant certaines originalités dans le cadre du Massif Armoricain, notamment par la présence de la fluorine, ces formations n'ont pas été étudiées d'une manière plus approfondie, leur géométrie médiocre et leurs teneurs en tungstène marginales ne présentant guère de possibilités économiques actuelles. De plus, leur environnement résidentiel et touristique interdirait tous travaux de terrassement. Référence. Lulzac Y. 1964. Note sur la répartition de la scheelite dans le Golfe du Morbihan. Rapp. interne BRGM du 12 février 1964, inédit. Bréhan-Loudéac 30- Indice de Bréhan-Loudéac Il intéresse les communes de Bréhan-Loudéac, de Rohan et de Saint Samson dans les Côtes d'Armor, et a été mis en évidence à la suite de la prospection alluvionnaire systématique. La découverte de concentrations ponctuelles de wolframite et d'or natif a été le point de départ d'une recherche d'éboulis minéralisés ainsi que d'une campagne de sondages à la tarière à main. Finalement, deux tranchées ont mis à jour des formations quartzeuses plus ou moins lenticulaires dont la puissance varie de quelques centimètres à 1,20 mètre au maximum. Orientées nord-est / sud-ouest elles sont encaissées dans une série de schistes noirs briovériens. La minéralisation utile consiste en microcristaux de wolframite dispersés dans la masse du quartz en compagnie d'un peu de mispickel. Cependant, certains éboulis de surface montrent une minéralisation en wolframite plus abondante en cristaux allongés et groupés pour former des amas de 1 à 2 cm, en association avec de la scheelite en cristaux centimétriques eux-mêmes constellés de microcristaux de ferbérite. Le mispickel est également présent en cristaux de 3 à 4 mm de longueur. Un sondage carotté de 197 mètres de long s'est révélé négatif car, mis à part la présence de pyrite et de rare mispickel, la minéralisation wolframifère entrevue en tranchée n'a pas été recoupée. Par contre, il a confirmé la présence de faibles traces d'or natif. Référence. Bonnici J.P. 1973. Indice de wolfram de Bréhan-Loudéac (Morbihan). Rapp. BRGM du 26 octobre 1973, inédit. La Villeder 31- District de la Villeder Bien connu pour son gisement de cassitérite en partie exploité de 1834 à 1892, mais encore fournisseur de beaux échantillons minéralogiques, ce district l'est beaucoup moins pour ce qui concerne ses minéralisations tungstifères. De rares échantillons de wolframite auraient été recueillis au cours des anciens travaux miniers de recherches et d'exploitation sur le site même de la Villeder, mais sans certitude absolue, ce minéral n'ayant jamais été signalé dans les rapports officiels. Cependant, des prospections alluvionnaires, éluvionnaires et géochimiques conduites d'une manière épisodique à partir de 1959, ont permis de mettre en évidence une vaste zone tungstifère allongée sur environ 5 km en bordure sud orientale du massif granitique de Lizio, entre les villages de Bréman à l'ouest et de Tromeur à l'est. Les anomalies géochimiques découvertes, avec des teneurs souvent supérieures à 50 ppm W, sont en rapport avec de belles nappes d'éboulis quartzeux minéralisés en hübnérite. Les premiers indices mis en évidence par une recherche d'éboulis suivie d'une étude éluvionnaire effectuée en 1961, avaient justifiés une première tentative de localisation des formations minéralisées en place au moyen d'une tranchée exécutée en 1962 à proximité du Moulin de Tromeur. Mais, cette tentative s'est révélée infructueuse par la présence d'un fort recouvrement périglaciaire. Les éboulis recueillis sur place permettent cependant d'affirmer qu'ils proviennent de filons intragranitiques. Filons qui peuvent se prolonger dans l'encaissant briovérien si l'on en juge par la découverte, sur le même site, d'éboulis schisteux tourmalinifères montrant des veinules d’hübnérite. Par la suite, l'extension des recherches a permis de localiser des nappes d'éboulis provenant de filons quartzeux au moins décimétriques à épontes micacées, minéralisés en lames et amas d’hübnérite, certains de ces amas pouvant constituer plus du quart du remplissage filonien, par exemple sur la zone de Boquidet, à 2 km au sud de Lizio. Ce type de minéralisation se retrouve également à proximité des villages de la Saudraie et de Quenelec, à l'est de Saint Aubin, mais en plus faibles concentrations. Parfois l’hübnérite s'associe à la scheelite dans les régions de Bréman et de Launay-Maréchaux. La plupart de ces nappes d'éboulis semblent se situer sur la bordure interne du massif granitique, ou bien sur sa bordure externe "semi granitique" constituée, semble-t-il, de schistes métamorphiques admettant de nombreuses apophyses ou filons de granite. Malheureusement, toutes ces dernières occurrences superficielles prometteuses ont été découvertes au moment de l'apparition des mouvements écologiques. Aussi aucune recherche par tranchées n'a pu être programmée à la suite de l'opposition, auprès des élus locaux, d'individus irresponsables absolument ignorant en matière de recherche minière et prétendant même qu'il s'agissait, de la part du BRGM, de recherches d'uranium et non de tungstène !... .On reste donc dans l'ignorance de l'environnement géologique de ces gîtes ainsi que de leur potentiel économique. Références. Tanon J. 1961. Prospection du wolfram dans la région de Lizio. Rapp. BRGM. Inédit. Cesbron F. 1962. Connaissances nouvelles sur le massif de la Villeder. Rapp. BRGM. Inédit. Lulzac Y. 1980. Le district de la Villeder. Etat des connaissances au 31 octobre 1980. Rapp. BRGM. Inédit. St Jacut-les-Pins 32- Indice de Saint Jacut-les-Pins Au cours de l'exploitation de minerai de fer ordovicien au sud et au sud-est du bourg de Saint Jacut-les-Pins, un banc d'une roche de type skarn, de quelques centimètres d'épaisseur, avait été remarqué dans les schistes noirs encaissant le niveau ferrifère. On y notait la présence de diopside, calcite, biotite accompagnés de blende rouge foncé, chalcopyrite et de pyrite sous forme de placages ou de petits amas. La scheelite y était également présente mais en faible quantité. Etudiée, de 1977 à 1981 dans le cadre des recherches axées sur l'inventaire et l'échantillonnage des anciennes ferrières, cette occurrence a fait l'objet d'une campagne de prospection géochimique pour plomb, zinc, cuivre, dont les résultats ont ensuite été vérifiés par géophysique PS et VLF ainsi que par de nombreux sondages destructifs au wagon-drill. Les quatre sondages carottés effectués en 1980 et 1982 ont permis de reconnaître l'aval-pendage des formations ferrifères, mais dont les puissances ne dépassant guère les 30 cm. Les minéralisations de type BGPC ont également été observées sous forme de zones silicifiées plus ou moins bréchoïdes, de 6 mètres de puissance au maximum, ou de nombreux filonnets dispersés riches en pyrite, blende, galène, hématite, limonite et calcite. Le tout encaissé dans un contexte de schistes noirs parfois très minéralisés en andalousite. Par contre, aucune formation de type skarn n'a été remarquée et la scheelite semble totalement absente de ce contexte. Tout du moins à première vue car aucun contrôle analytique pour tungstène n'a été effectué sur les sondages percutants. En effet, ces recherches étaient uniquement centrées sur les minéralisations BGPC. Cette minéralisation tungstifère, dont le contexte présente quelques similitudes avec celui du district de Diélette, ne présenterait donc que des concentrations très locale et lenticulaires en scheelite, apparemment sans intérêt économique. Références. Davy L. 1911. Les minerais de fer de l'Anjou et du sud-est de la Bretagne. Bull. de la S.I.M. janvier 1911. Chauris L. Calcaires métamorphiques et skarns à scheelite de Saint Jacut-les-Pins (Morbihan). Bull. S.S.N.O.F, 11, (2), p. 61-68. Noirmoutier 33- Indice de Noirmoutier Découvert fortuitement en 2016 par Y. Moëlo, chercheur au CNRS (ER), il est situé à l'extrémité septentrionale de l'île de Noirmoutier où il est possible de l'observer sur l'estran rocheux à marée basse, face à l'ancienne abbaye de La Blanche. Il consiste en un banc de skarn plus ou moins démantelé visible sur quelques m², limité vers le sud par du sable dunaire et vers le nord par un affleurement de quartzites noirs (phtanite métamorphique probable), puis par un affleurement de granite à gros grain. Vers l'est, le contexte est gneissique tandis que vers l'ouest on observe des micaschistes recoupés par des filons et lentilles de pegmatites granitiques. Le skarn et les quartzites adjacents semblent se présenter en bancs subhorizontaux dont il est impossible d'évaluer l'extension ni l'épaisseur compte tenu de l'important recouvrement dunaire local ainsi que des dislocations superficielles. Le skarn a l'aspect d'une roche sombre à gros grain, principalement composée de grenat de la série grossulaire-andradite ; de pyroxène de la série diopside-hédenbergite; de plagioclase (bytownite); de quartz peu abondant ainsi que de rare cummingtonite fibreuse. La scheelite est présente en grains disséminés ou en plages à contours irréguliers dont la taille ne dépasse guère le centimètre. On note également la présence de pyrrhotite ou plus rarement de chalcopyrite en petites plages sans formes cristallines nettes. La scheelite, irrégulièrement distribuée en général, se concentre parfois dans certaines zones à grenat dominant où la teneur du minéral peut atteindre les 2% à 5%. Cependant, à l'issue d'un échantillonnage sommaire de l'affleurement, la teneur moyenne en scheelite de ce skarn semblerait se situer entre 0,5 et 0,9 %. Il s'agit d'un indice prometteur qui mériterait une étude plus approfondie, mais difficilement envisageable à l'heure actuelle compte tenu de la proximité de zones résidentielles et de la vocation touristique du lieu. Référence. Lulzac Y. 2018. Notice de découverte en cours de rédaction. La Ricotière 34- Indice de la Ricotière Situé sur la commune de Chauvé, dans la région de Pornic en Loire Atlantique, cet indice a été découvert dans un contexte gneissique exposé dans la carrière de la Ricotière. Une prospection éluvionnaire réalisée sur une superficie de 25 hectares autour de cette carrière avait mis en évidence une anomalie en molybdénite et wolframite de faible intensité. A la suite de la découverte d'un éboulis de quartz minéralisé en wolframite, une petite tranchée (longueur de 30 m) fut implantée au sommet de la carrière mais seul un filon de quartz stérile, puissant d'une dizaine de cm, a été recoupé. A noter la présence de topaze, scheelite, galène, blende et fluorine dans certains prélèvements éluvionnaires. Les recherches sur ce site n'ont pas été poursuivies. Référence. Guigues J. 1969. Note BRGM d'octobre 1969, inédite. La Roche Balue 35- Indice de la Roche-Balue Dans le cadre d'une étude centrée sur les minéralisations plombo-zincifères du Massif Armoricain, cet indice a été découvert dans la carrière de la Mothe au lieu-dit la Roche-Balue sur la commune de la Montagne (Loire Atlantique). Dans le contexte gneissique du Pellerin on note la présence d'un réseau de filons quartzeux dont la puissance varie de 1 cm à 1 mètre, sécants par rapport à la foliation des gneiss et visible sur une extension longitudinale d'environ 40 mètres. Le quartz, parfois accompagné d'orthose, supporte une minéralisation sulfurée diffuse ou en petits amas, principalement constituée de mispickel, galène et pyrite ainsi que de sulfosels rares (gustavite, vikingite, heyrovskyite, etc.). La scheelite y est présente sous forme d'agrégats ovoïdes plus ou moins ramifiés ou en placages millimétriques. Aucun échantillonnage n'ayant été réalisé dans l'optique d'une recherche tungstène, on ignore le potentiel minier de cet indice. Références. Marcoux E. 1987. Isotopes du plomb et paragénèses métalliques, traceurs de l'histoire des gîtes minéraux. Bull. du BRGM, 117. Moëlo Y. et al. 1987. Homologues de la lillianite de l'indice à W-As- (Pb,Bi,Ag) de la Roche-Balue (Loire Atlantique). Bull. Sté. Frse. de Minéral. et de Cristallo. Paris, 1987. 110, p.43-64. Nantes-Orvault 36- District de Nantes-Orvault Les nombreuses formations filoniennes quartzeuses ou pegmatitiques en liaison avec le massif granitique d'Orvault ou son encaissant gneissique ou micaschisteux, ont donné lieu à de nombreuses observations anciennes à la faveur d'affleurements naturels ou de carrières en exploitation. C'est ainsi que les minéraux suivants ont été inventoriés : tourmalines noires ou polychromes (elbaïtes), béryl, cassitérite, apatite, vésuvianite, grenat, andalousite, mispickel, pyrite, blende, etc. Tous ces minéraux pouvant être considérés comme des curiosités minéralogiques. La wolframite et la scheelite ont rarement été signalées dans certaines formations pegmatitiques tourmalinifères à Orvault et Barbin, au Gué Moreau ou au Parc Grillaud à Nantes, ainsi que dans la carrière de la Poudrière à Nantes où la wolframite en gros cristaux est associée à de la cassitérite. Plus récemment, au bourg d'Orvault, dans les fondations d'une maison en construction, rue de la Patache (travaux SEERS), des fragments de wolframite massive d'au moins 5 cm de puissance ont également été recueillis dans une pegmatite. Ce minéral y est associé avec du mispickel, du mica blanc, de l'orthose, de l'apatite et peu de quartz. On ne sait rien d'autre sur cet indice qui, bien évidemment, ne pourra jamais faire l'objet d'une quelconque recherche plus avancée compte tenu de son environnement résidentiel. Références. Barret Ch. 1898. Minéralogie de la Loire Inférieure. Bull. de la SSNOF, VIII, p. 1-175. Lacroix A. 1901-1909. Minéralogie de la France et de ses colonies. t.IV, p.290. Augustin L. 1965. Communication orale et don d'échantillons. Nozay-Abbaretz 37- District de Nozay-Abbaretz Bien connu pour ses gisements de cassitérite, dont l'un fut exploité de 1951 à 1957 par la SNMO (le gisement du Bois-vert), ce district l'est beaucoup moins pour ce qui concerne les minéralisations tungstifères car aucune ne fut remarquée lors des travaux d'exploitation ni au cours des travaux de recherches superficielles conduites par le BRGM de 1970 à 1973 sur l'étendue de la concession. Hors concession, à l'est du bourg d'Abbaretz, la poursuite des travaux d'échantillonnage superficiel à permis de localiser un faisceau filonien quartzeux stannifère (indice de la Chênaie) probablement indépendant du gisement exploité sur la concession bien qu'empruntant la même orientation est-ouest et le même pendage sud d'environ 65 grades. Ce faisceau a ensuite été étudié par tranchées et travaux miniers conduits au niveau -22, ainsi que par un sondage carotté incliné, long de 250 mètres qui a intercepté son aval pendage entre 50 et 75 mètres de profondeur (sondage S1 de Pied). La poursuite de ce sondage a permis de localiser une zone fissurale chloriteuse d'au moins 40 mètres de puissance entre 180 et 220 mètres de profondeur. Son amont pendage la verrait affleurer à environ 150 mètres au nord du faisceau stannifère. Ces fissures apparaissent au sein d'un horizon de schistes tourmalinifères et sont localement accompagnées par des veinules et filonnets quartzeux. Les minéralisations utiles rencontrées ici sont quelque peu différentes de celles que l'on connaît habituellement dans cette région car, en plus de la cassitérite très peu abondante, on note la présence de fortes concentrations locales de scheelite dont les teneurs (évaluées sur carotte de sondage) sont voisines de 0,33 % sur une puissance apparente de 6,50 mètres (ou bien de 1,15 % sur 3 mètres). Cependant, cette minéralisation tungstifère ne semble pas avoir été traversée dans sa totalité, le sondage ayant été arrêté prématurément à la cote 250. Il s'agit ici d'une formation totalement inconnue en surface et dont on ignore la géométrie exacte. Elle pourrait accompagner le faisceau stannifère en parallèle sur une partie de son parcours et sur une distance d'une centaine de mètres. Ce sondage ayant été réalisé dans une optique de recherche strictement stannifère, aucun travail complémentaire ne fut réalisé dans ce secteur. Une seconde zone tungstifère a été découverte à l'issue d'une campagne de prospection géochimique tactique multiélémentaire réalisée par la société Variscan Mines en 2016 dans le cadre de son PERM de Beaulieu. Il s'agit d'une anomalie linéaire orientée nord-ouest / sud-est, donc divergente par rapport au faisceau stannifère. Longue d'environ 1 km, son point médian se situe à environ 3 km au sud-est du bourg de Nozay. Les teneurs en tungstène sont très souvent supérieures à 200 ppm et celles en arsenic supérieures à 500 ppm avec un maximum à 3.300 ppm. On ignore totalement l'origine d'une telle anomalie dont l'orientation serait à peu près identique à celle des failles transverses responsables de la segmentation du faisceau stannifère exploité au Bois-Vert. Si l'on excepte la présence de traces de wolframite alluvionnaire un peu en aval de cette anomalie, rien en surface ne laisse soupçonner une quelconque minéralisation de ce type, tout du moins dans l'état actuel des connaissances sur cette région qui se situait en dehors du périmètre des recherches conduites de 1970 à 1973. Références. Lulzac Y. 1983. Le district stannifère de Nozay-Abbaretz. Résumé des activités minières depuis 1911 jusqu'à 1976. Estimation des réserves et propositions de travaux. Rapport interne BRGM, août 1983, inédit. Bonnemaison M. et al. 2017. Rapport d'activité annuel 2016. PERM de Beaulieu. Rapport Variscan Mines SASU, 00066 du 31 mars 2017. Montaigu 38- Montaigu (Vendée) Situé dans le département de la Vendée, ce district se manifeste par une vaste dispersion alluvionnaire de scheelite à l'intérieur d'un quadrilatère d'environ 100 km², allongé selon une orientation nord-ouest / sud-est, entre les bourgs de Montaigu et de Mesnard-la-Barotière. La présence de la scheelite semble ici principalement liée à des formations directionnelles d'amphibolites briovériennes massives et de gneiss recoupés par au moins trois pointements granitiques ainsi que par une multitude d'amandes ou filonnets quartzeux et pegmatitiques granitiques plus ou moins minéralisés en scheelite en fins cristaux très dispersés. On note également la présence de traces de pyrite et de mispickel ainsi que d'une tourmalinisation discrète sans scheelite. Ces observations sont généralement basées sur des nappes d'éboulis, excepté dans la carrière en exploitation du Pont Léger sur la commune de Chavagnes-en-Paillers, où l'une de ces formations a pu être observée en place. Ici, comme sur la plupart des éboulis recueillis, on ne constate aucune modification de type skarnoïde au sein des amphibolites même lorsque ces dernières sont en contact direct avec un filon de quartz ou de pegmatite. Ce district, qui ne présente aucun intérêt économique dans l'état actuel des connaissances, n'a pas été étudié plus en détail. Référence. Allon A. 1975. Scheelite de Montaigu. Rapp. BRGM, avril 1975, inédit. La Rousselière 39- District de la Rousselière Ce district original a été découvert à l'issue d'une prospection alluvionnaire stratégique suivie d'une étude géochimique multiélémentaire réalisée en 1976. Situé entre le bourg de Mésanger et le village de la Rousselière en Loire Atlantique, il concerne un complexe granitique de forme elliptique d'environ 3 km de long sur 1 km de large intrusif dans les terrains paléozoïques frasno-dinantien du synclinal d'Ancenis. Ce complexe correspond à la zone apicale d'une intrusion mise en place dans des conditions hypovolcaniques. Du centre vers la périphérie, les faciès de cette intrusion évoluent d'une roche granitique équigranulaire à un microgranite aphanitique en passant par un faciès microgranitique porphyrique. Toutes ces roches supportent des minéralisations polymétalliques qui se développent au sein de faisceaux de fissures et de filonnets quartzeux de directions et pendages très variables. On note principalement des sulfures de type BGPC, de la molybdénite ainsi que de la cassitérite. La scheelite est également présente en relation avec le granite grenu ou le microgranite porphyroïde, soit sous forme disséminée en compagnie de mispickel, molybdénite et pyrite, soit localisée aux épontes des veinules quartzeuses où elle peut être partiellement épigénisée en ferbérite. L'aval pendage de ce complexe a été étudié au moyen de nombreux sondages percutants ainsi que d'un sondage carotté. Pour ce qui concerne la scheelite, les résultats marquants font état des teneurs suivantes : 0,196 % sur 4,80 m. et 0,072 % sur 2,40 m. en sondages percutants. Également 0,081 % sur 3 m. en sondage carotté. Cependant, à l'issue de ces travaux, il ressort que l'intérêt économique de ce district repose davantage sur son côté polymétallique plutôt que monométallique, les teneurs enregistrées pour chaque élément restant bien inférieures aux minimum admissibles. Références. Allon A. 1979. Les minéralisations polymétalliques de la Rousselière (Loire Atlantique). Etat des connaissances au 30 avril 1979. Rapp. BRGM, 79 RDM 026 FE. Inédit. Allon A. 1980. Premières observations sur les indices polymétalliques de la Rousselière (Loire Atlantique). Chronique de la recherche minière n° 455. St Herblon 40- District de Saint Herblon Découvert grâce aux prospections géochimiques conduites dans le synclinal d'Ancenis, il fait suite, vers l'est, au district de la Rousselière dont il est distant d'environ 8 km, mais dans un environnement géologique comprenant essentiellement des terrains sédimentaires dinantiens. Les roches de type granitoïde (microgranites principalement) n'affleurent qu'en de rares endroits, depuis la Rousselière jusqu'au niveau de Saint Herblon, ou se découvrent après décapages en tranchées sous la forme de dykes de quelques décimètres de puissance. Etudié par resserrements géochimiques, tranchées et sondages carottés, ce district s'est révélé de type polymétalliques en liaison avec des faisceaux silicifiés et bréchiques. Une des tranchées (T2) a recoupé une formation filonienne quartzeuse bréchique et plus ou moins tourmalinifère minéralisée en ferbérite sous forme d'amas centimétriques de forme quelconque. Elle est orientée nord-sud à pendage vertical, avec une puissance de 3 mètres et une teneur moyenne en W d'environ 0,4 %. Un sondage carotté en reconnaît l'aval pendage à 45 m de profondeur mais à environ 90 mètres au nord de la tranchée. A ce niveau, la minéralisation tungstifère disparaît presque complètement pour faire place à une formation sulfurée puissante d'environ 5 mètres, principalement minéralisée en mispickel. L'étude de cet indice n'a pas été poursuivie et l'on ignore si cette formation s'enracine dans un granitoïde sous-jacent, à l'image de ce que l'on connaît sur le gîte de la Rousselière. Référence. Bellivier F. 1984. Rapp. internes BRGM. Inédits. Mortagne sur Sèvre 41- Mortagne sur Sèvre Il s'agit d'une zone d'éboulis quartzeux disséminés à l'intérieur d'un quadrilatère d'environ 12 km de long sur 0,5 à 4 km de large selon une orientation générale nord-ouest / sud-est, entre le commune de Treize-Vents au sud-est et celles de d'Evrunes et de la Verrie au nord-ouest. Cette zone occupe l'axe du massif granitique de Mortagne en liaison, plus ou moins étroite, avec une différenciation de granite à grain fin différent du faciès à gros grain ou porphyroïde caractéristique de ce massif. Au total, on dénombre une vingtaine de sites dont la densification est nettement plus marquée dans la moitié sud orientale de la zone prospectée. Les éléments observés en éboulis sont constitués de quartz provenant de filons dont la puissance varie de 1 à 20 centimètres, probablement disposés en stockwerk. Seul, un affleurement permet de les observer en place près du village de la Combe, entre la Verrie et Saint Laurent-sur-Sèvre. Sur une largeur d'environ 2 mètres, on note la présence d'un réseau de filonnets quartzeux de 1 à 10 centimètres de puissance, orientés nord / sud et subverticaux. Ils sont peu minéralisés en wolframite, mispickel et pyrite. Les minéralisations observées sur les éboulis comprennent la wolframite (pôle ferbérite prédominant) parfois seule en amas ou aiguilles de 1 à 2 cm de long au maximum, ou en association avec de la cassitérite ou des sulfures divers dont le mispickel et la chalcopyrite. Considérés individuellement ou dans leur ensemble, ces indices ne semblent présenter aucun intérêt économique. Référence. Laucagne P. et Sanselme H. 1956. Découverte du wolfram et de minéralisations associées dans le haut bocage vendéen. Note CEA du 20 février 1956. Inédit. Mulot B. 1975. Note sur les minéralisations à étain-tungstène de la région de Mortagne-sur-Sèvre. Note interne BRGM, inédite. La Jarrie 42- Indice de la Jarrie Cet indice entre dans le cadre du district polymétallique de la Tessouale situé sur la bordure du massif granitique du Puy Saint Bonnet, au sud de Cholet (Maine-et-Loire). Ce granite se situant lui-même sur le flanc nord-oriental du massif de Mortagne-sur-Sèvre. Une anomalie géochimique Pb-Zn localisée sur le briovérien métamorphique du sud de Cholet est à l'origine de la découverte de nombreux éboulis quartzeux minéralisés en sulfures divers dont mispickel, pyrite, galène, blende, chalcopyrite et molybdénite, ainsi qu'en cassitérite, fluorine, tourmaline, etc. Près du village de la Jarrie, sur la ligne de contact du granite de Puy Saint Bonnet avec son encaissant briovérien, des éboulis de quartz minéralisés en wolframite ont été recueillis, dont un élément ayant fourni une teneur de 0,7 % en wolframite. Cependant, l'exécution d'une campagne de sondages percutants et carottés n'a pas permis de localiser une zone tungstifère d'intérêt économique. Référence. Allon A. 1975. Note sur les minéralisations polymétalliques de la Tessouale. Rapp. interne BRGM du 24 mars 1975, inédit. La Lucette 43- District de la Lucette Bien connu pour sa mine d'antimoine et d'or exploitée de 1898 à 1913 et de 1915 à 1934 sur la commune du Genest en Mayenne, ce district a fait l'objet de recherches en extension de gisement par le BRGM de 1976 à 1979. Une prospection géochimique tactique à maille serrée s'est soldée par la découverte de nombreuses anomalies Sb dont la plupart ont été reconnues par sondages percutants verticaux et inclinés. C'est à l'issue de cette campagne de sondages qu'une minéralisation tungstifère, totalement inconnue dans le cadre des travaux d'exploitation, a été découverte dans la moitié méridionale d'une anomalie Sb située à environ 380 mètres au sud-est du puits Georges. Sept impacts ont été enregistrés à des profondeurs variant de 6 à 25 mètres sur une extension longitudinale de 120 mètres. Les teneurs en WO3 varient de 0,22 % à 1,08 % sur des passes de 2,40 mètres, avec une moyenne de 0,48 %. Une reconnaissance par tranchées en amont pendage du meilleur impact a permis de reconnaître, dans un contexte de schistes noirs, un faisceau d'une dizaine de centimètres de puissance constitué de filonnets quartzeux anastomosés, accompagnés de quartz lenticulaire plus ou moins géodique, le tout minéralisé en amas pluricentimétriques de scheelite massive de couleur beige clair. Des recherches plus détaillées n'ayant pas été entreprises, on ignore le potentiel économique d'une telle minéralisation. Références. Gorrichon A. 1977. Concession de la Lucette pour antimoine et or. Etat des connaissances au 1er août 1977. Rapp. BRGM, inédit. Gorrichon A. 1979. Concession de la Lucette. Etat des connaissances au 31 décembre 1979. Rapp. BRGM, inédit. Chemillé Echasserie 44- District de Chemillé-Echasserie Mis en évidence par une prospection géochimique stratégique multiélémentaire suivie d'une étude géochimique tactique, ce district couvre l'un des rares affleurements du massif granitique de Chemillé (affleurement de l'Echasserie), situé entre les bourgs de Chemillé et de la Chapelle Rousselin (Maine-et-Loire), à environ 1,5 km à l'est de ce dernier. Il s'agit d'un granite porphyroïde à biotite présentant des différenciations organisées en auréoles concentriques caractérisées par une plus forte proportion de muscovite ou par un hydrothermalisme tourmalinifère. Ce granite est intrusif dans un contexte schisto-gréseux briovérien. De nombreux filons quartzeux présentant deux faciès différents ont été observés : Un faciès gris tourmalinifère, d'une dizaine de centimètres de puissance au maximum. Présent sur la totalité de l'affleurement, mais avec une fréquence croissante en direction du nord, il est minéralisé en wolframite sous forme de fins cristaux disséminés, associés avec de la cassitérite et divers sulfures dont mispickel (arsénopyrite), pyrite et chalcopyrite. Un faciès blanc dont la puissance peut atteindre le mètre. Ses épontes sont greisenisées et il est minéralisé en wolframite dont les cristaux allongés sont préférentiellement concentrés à proximité des épontes. On note également la présence de tourmaline, scheelite et blende avec des traces de cassitérite, mispickel et pyrite. Ce faciès de quartz est particulièrement bien exprimé au nord-ouest de l'affleurement où les filons empruntent une orientation nord-ouest / sud-est. Ce district a été exploré au moyen de 147 sondages percutants et de 3 sondages carottés. La meilleure des formations minéralisées recoupée par sondage carotté a fourni des teneurs moyennes variant de 1.075 à 1.175 g/t W03 sur une puissance de 5 mètres, avec des teneurs en étain de l'ordre de 130 g/t. Aucune recherche plus avancée n'a été réalisée sur ce district qui a pourtant fait l'objet d'une demande de P.E.R. (Permis de l'Echasserie). Référence. Allon A. et Brosset R. 1983. Les minéralisations tungstifères de l'Echasserie (Maine et Loire). Etat des connaissances au 30 avril 1983. Rapp. BRGM 83 RDM 019 FE. Plessis 45- Indice du Plessis Situé aux confins septentrionaux de la commune du Talud, dans le département des Deux-Sévres, il a été découvert par la prospection alluvionnaire systématique. Ensuite, des prospections éluvionnaires et au marteau, ainsi que des sondages à la tarière à main ont été entrepris d'une manière épisodique depuis 1969 jusqu'en 1974. Enfin, en 1975, non loin du village du Plessis-Rateau, le nettoyage d'une ancienne carrière au moyen d'une pelle mécanique a permis d'observer et d'échantillonner partiellement, sur une quinzaine de mètres de largeur, une formation tungstifère. Il s'agit d'un banc de pyroxénite orienté nord-sud plus ou moins transformé en skarnoïde sur une puissance d'environ 30 mètres au contact d'une apophyse granitique rattachée au massif de Neuvy-Bouin. Le banc est lui-même recoupé par de minces filons de pegmatite et de granite à grain moyen. Ce faciès skarnoïde, plus ou moins silicifié, est localement enrichi en grenat, zoïsite parfois massive, vésuvianite, épidote et sphène. La minéralisation en scheelite est omniprésente mais jamais abondante. On la trouve sous forme de petites mouches alignées ou en placages dans certaines zones très grenatifères dont la puissance atteint une vingtaine de centimètres. Elle est également disséminée dans la pegmatite ou les filons granitiques lorsqu'ils montrent des zones enrichies en quartz ou en sulfures divers. La taille des cristaux de scheelite ne dépasse guère le demi centimétriques. Seule la partie axiale de ce banc a été échantillonnée dans la carrière mais les teneurs enregistrées ne dépassent pas les 75 g/t de scheelite. Cependant, des éboulis observés de part et d'autre de cette carrière semblent indiquer la présence de zones mieux minéralisées avec des teneurs de l'ordre de 1% en scheelite correspondant très probablement aux zones de bordure du banc, non visibles en place et non échantillonnées. Malgré cela, aucune recherche plus détaillée n'a été réalisée sur ce secteur. Référence. Lulzac Y. 1975. Les minéralisations stanno-wolframifères de la région de Parthenay. Etude préliminaire. Rapp. BRGM VB 76 01. Peyratte 42- District de Peyratte A une quinzaine de km à l'est de l’indice du Plessis, le district de la Peyratte, essentiellement stannifère de type greisen ou pegmatitique en liaison avec le massif granitique de Bressuire, a montré quelques traces de wolframite associée à du béryl. Cette occurrence ne présente aucun intérêt économique. Référence. Lulzac Y. 1975. Les minéralisations stanno-wolframifères de la région de Parthenay. Etude préliminaire. Rapp. BRGM VB 76 01.

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Elle se forme dans fentes alpines des roches métamorphiques les gneiss et micaschistes, plus rarement dans les pegmatites et résulte du lessivage des roches encaissantes par des solutions hydrothermales. En raison de sa dureté relativement élevée, on peut également la trouver sous forme de grains roulés dans certaines roches sédimentaires ou dans les alluvions. Elle forme très rarement des macles selon 112. Elle accompagne l'adulaire, l'axinite, la brookite, l'épidote, la préhnite, le quartz, l'ilménite, l'hématite, le rutile. On la trouve également dans des filons de pegmatites et sous forme de grains roulés dans certaines roches sédimentaires. Les cristaux peuvent atteindre jusqu'à 3,75 cm. La plupart des anatases se forment par altération de la titanite. Elle s'altère en rutile qui prend sa place en gardant sa forme cristalline. L'anatase, le rutile, la brookite et l’akaogiite sont les polymorphes du dioxyde de titane TiO2, avec des traces de fer, d'antimoine, de vanadium et de niobium. L'anatase forme, des octaèdres aigus ou plus rarement obtus de formes plus ou moins complexes, aux faces souvent striées horizontalement (faciès alpin caractéristique), allant jusqu’à une cristallisation en accordéon, ainsi que des cristaux aplatis parfois terminés par une dipyramide, elle est parfois tabulaire, rarement prismatique. Dans certains gisement on la trouve avec des cristaux de rutile en épitaxie.[2] Sans utilisation particulière, elle est très prisée par les collectionneurs. Allemagne Grube Louise Charlotte, Hasserode, Wernigerode, Harz, Sachsen-Anhalt Belgique Advertise, Wellin, Province de Luxembourg Canada Carrière Sintra, Ayer's Cliff, région de l'Estrie, Québec France Saint-Christophe-en-Oisans (Topotype), & Plan-du-lac, Bourg-d'Oisans, Isère Plessis en Laz, Châteauneuf-du-Faou, Finistère Carrière de la Lande, Plumelin, Morbihan Italie Miniera di Buca della Vena, Ponte Stazzemese, Stazzema, Alpes Apuane, Lucca, Toscane Norvège Dyrfonni (Dyrefonni), Viveli, Eidfjord, Hardangervidda, Hordaland -Johann Gottfried Schreiber, on doit également à ce naturaliste la découverte de la stilbite et de l'axinite. - Épitaxie : (n. f.) du grec epi, au-dessus, et taxis, arrangement : Croissance orientée d'un minéral sur un autre. Cette orientation cristallographique mutuelle de cristaux d'espèces différentes, n'est possible que si leurs réseaux cristallins possèdent des analogies nombreuses dans leurs éléments de symétrie. Exemples nombreux, le plus connu : rutile sur l'anatase . Epitaxique est l'adjectif qualificatif. Macle d'anatase, carrière de Solumsåsen, Vestfold, Holmestrand, Norvège. Anatase vert-bleu, Halsen, région de Freichi , Binn , Conches , Valais , Suisse. Anatases avec épitaxies de rutiles, Mûrs de Bretagne, Guerlédan, Côtes d'Armor, Bretagne, France. Anatases jaunes-orange, Saint Etienne de Cuines, Savoie, Alpes, France. Anatase rouge en croissance parallèle, rutiles et chlorite sur quartz, chemin d'Erfurt, Grieswies-Schafkar, Grieswies - Krumlkeeskopf, Rauris, Zell am See, Salzbourg, Autriche. Anatases avec chlorite, massif de La Lauziére, Maurienne, Savoie, France. Pseudomorphose partielle de rutile après anatase sur quartz fumé, Diamantia, Minas Gerais, Brésil. Anatases dans quartz, Entre 2 roches, massif de La Lauziére, Maurienne,Savoie, France. Anatases, bertrandite et quartz, Aiguille de la Balme, massif de La Lauziére, Maurienne, Savoie, France. Anatase bleue, tabulaire en croix, Cabane de Bouleste, Arrens-Marsous, Argelès-Gazost, Hautes-Pyrénées, France. Macle d'anatase sur quartz chloriteux, La Mouline, Bennac, Alban-Le Fraysse, Tarn, Occitanie, France. Anatase et rutile, Sèrra de Horno, Vielha e Mijaran, Vallée d’Aran, Lleida, Catalogne, Espagne. Anatase et brookite sur quartz, Sèrra de Horno, Vielha e Mijaran, Vallée d’Aran, Lleida, Catalogne, Espagne. Carrière Bellevue, Saint-Gelven , Bon Repos sur Blavet, Côtes-d'Armor, Bretagne, France. Anatase sur quartz, La Mouline, Bennac, Alban-Le Fraysse, Tarn, Occitanie, France. Anatase sur quartz, La Mouline, Bennac, Alban-Le Fraysse, Tarn, Occitanie, France. Macle et anatase sur quartz chloriteux, La Mouline, Bennac, Alban-Le Fraysse, Tarn, Occitanie, France. Anatase, Quartz, Crêtes de Quintêtes, Fabrèges, Laruns, Pyrénées-Atlantiques, France. Anatase, Quartz, Crêtes de Quintêtes, Fabrèges, Laruns, Pyrénées-Atlantiques, France. Anatase, Quartz, Crêtes de Quintêtes, Fabrèges, Laruns, Pyrénées-Atlantiques, France. Anatase, Cime du Cornillon, Le Bourg-d'Oisans, Isère, Alpes, France. Anatases bleues, deux faciès sur le même échantillon, champ 0,8 mm, carrière d' Ambazac, Haute Vienne, Limousin, France. Anatase, carrière du Bois-de-la-Roche, Saint-Aubin-des-Châteaux, Loire-Atlantique, Bretagne, France. Anatase bleue, Col du Tourmalet, Barèges, Hautes-Pyrénées, France. Anatase bleue et albite, Col du Tourmalet, Barèges, Hautes-Pyrénées, France. Clic pour agrandir...

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