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- Histoire de la minéralogie partie 2 | mineralogie.club | Cristiano Ferrari | JJ Chevallier
La longue histoire de l'utilisation et de l'étude des pierres. Deuxième partie le XIXe siècle. HISTOIRE DE LA MINERALOGIE D'après une conférence du Dr. Cristiano FERRARI conservateur du Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris présentée complétée et remaniée par JJ Chevallier DEUXIEME PARTIE XIXè SIECLE Johann August Friedrich Breithaupt , 1791 - 1873 est un minéralogiste saxon. Il est membre correspondant de nombreuses sociétés scientifiques et académies de sciences européennes. Tout au long de sa carrière, il effectue un travail de recherche et on lui doit la description de 47 espèces minérales, de plus de 3000 mesures sur la calcite et des études sur la structure de la matière amorphe. Il étudie les lois de paragenèse minérale et contribue à réformer la nomenclature minéralogique. En 1840, Frobel lui a dédié une espèce minérale, la breithauptite. Les 47 espèces décrites par Breit haupt : alurgite (variété de muscovite) 1865 amblygonite 1817 béraunite bismutite 1841 bromargyrite calcouranite (synonyme de l'autunite) chalcophyllite cheleutite (espèce déclassée qui est un mélange de bismuthinite et de smaltite) chiléite (synonyme de la goethite) chloanthite (renommée nickelskuttérudite) chrystophite (synonyme de marmatite variété de sphalérite) clinohédrite (synonyme de la tétraédrite) cubanite cuboïte (synonyme d'analcime) diploïte (synonyme d'anorthite) digénite daleminzite (synonyme d'acanthite) desmine (synonyme de stilbite) 18181 embrithite 1837 énargite euchroïte 1825 euzéolite synonyme d'heulandite fauserite 1865 ferbérite 186 3 gamsigradite (synonyme de hornblende) gelbeisenerz (synonyme de copiapite) 1823 glaucodot hypargyrite (synonyme de miargyrite) 1832 hyposclérite 1830 (Espèce déclassée qui est une albite impure trouvée à Arendal Norvège) isophane (synonyme de franklinite) jalpaïte 1858 jarosite kyrosite Déclassée comme synonyme de lonchidite lavendulan lonchidite Déclassée comme variété de marcassite martite variété d'hématite mégabasite synonyme de wolframite merkurfahlerz synonyme de schwartzite méroxène synonyme de biotite mésitine espèce déclassée comme variété de magnésite microcline monazite monophane synonyme d'épistilbite olafite 1866 ; (déclassée comme variété qui est une albite en pseudomorphose de scapolite trouvée à Snarum, Buskerud, Norvège) oligoclase 1826 orthoclase 1823 oserskite synonyme d'aragonite péponite synonyme de trémolite pistomésite 1847 : déclassée comme variété de magniosidérite phlogopite polysphaerite 1849 (synonyme de phosphohedyphane) pseudo-apatite 1837 (synonyme de carbonate-apatite) pyrrhotite sandbergérite variété de tennantite sexangulite 1863 : synonyme de galène sidéroplésite 1858 spartaïte synonyme de manganocalcite tarnovizite variété d'aragonite tautoklin 1830 : synonyme d'ankérite variscite 1835 En 1801 Déodat Gratet de Dolomieu (1750-1801) explique la nécessité d'établir en minéralogie des bases fixes pour déterminer les espèces. Il découvre la dolomite dans les Alpes qu'il envoie à Nicolas Théodore de Saussure qui la décrit et la nome. Déodat Gratet de Dolmieu Nicolas Théodore de Saussure Déodat Gratet de Dolomieu, , né le 23 juin 1750 au château des Gratet à Dolomieu (Isère), mort le 28 novembre 1801 au château de Châteauneuf (Saône-et-Loire), est n géologue, minéralogiste et volcanologue français, chevalier, puis commandeur, de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, membre de l'Institut de France et de plusieurs académies, dont celle de Göttingen. Il fait ses premières observations sur le basalte, un « produit du feu », dit-il. Il étudie la relation éventuelle entre volcans et tremblements de terre. En 1783, il publie les résultats de son voyage à Lipari, où l'on trouve de nombreuses descriptions correctes de phénomènes volcaniques. Il a abondamment décrit les produits de projection volcanique et, en 1788, il publie des mémoires sur les ponces et un catalogue sur les produits volcaniques de l'Etna. En 1775, en Bretagne et en Anjou, il commence à travailler sur la formation du salpêtre dans les mines de Bretagne. Il est aidé dans ses travaux de géologie par le grand chimiste Suisse, Nicolas Théodore de Saussure , qui analyse les échantillons prélevés au cours des recherches. De ses voyages, Dolomieu ramène une collection minéralogique prodigieuse, qui sera répartie, à sa mort, entre l'École des mines et le Muséum d'histoire naturelle de Paris. Dolomieu décrit plusieurs minéraux et roches comme : Analcime ; Psilomélane ; Béryl ; Émeraude ; Célestine ; Anthracite. En 1791, Dolomieu publie dans le Journal de physique : « Sur un genre de pierres calcaires très peu effervescentes avec les acides et phosphorescentes par la collision ». Il a découvert cette roche dans les Alpes et en envoie quelques échantillons à Saussure à Genève pour analyse. Le savant suisse lui donnera le nom de « dolomie », en hommage à son découvreur, en mars 1792, dans un courrier qu’il adresse à Dolomieu. Le nom de « Dolomites » sera ensuite donné vers 1876 à la région des Alpes italiennes où on la trouve. Dolomieu, amené à effectuer de nombreux voyages en tant qu'ingénieur des mines, va concevoir, au cours d'une de ses expéditions, dès 1794, une théorie sur la structure des Alpes, qui le classera, par la suite, parmi les précurseurs des idées modernes sur la formation des chaînes de montagnes A la même époque R ené Just Haüy grâce aux intuitions géniales de Jean-Baptiste Romé de l’Isle , propose que les formes cristallines soient à la base de la détermination d’une espèce minérale: chaque espèce fait référence à une forme primaire (maille élémentaire) et les formes secondaires dérivent de cette forme par des simples lois du décroissement. Il est le premier qui donne une définition rigoureuse de l'espèce minérale, qui comprend à la fois la considération de la forme et de la composition élémentaire. En observant des morceaux de calcite brisée, Haüy bâtit un modèle dans lequel les cristaux résultent de l’empilement de petites briques qu’il appelle des molécules intégrantes. Pour expliquer les faces Haüy remarque aussi que les faces observées résultent d’empilements simples, c’est la loi des décroissements simples. Il introduit une loi de symétrie qui postule que les décroissements sont les mêmes à partir des faces, arêtes et sommets équivalents d’un solide primitif. Les travaux de Romé de L’Isle et de Haüy donnent naissance à une nouvelle science : la « cristallographie ». Planche de cristallographie de René Just Haüy René Just Haüy Haüyne In den Dellen,, Laach, Eifel, Rhineland-Palatinate, Allemagne Plus au moins à la même époque dans le domaine de la chimie des minéraux Une page entière du site est dédiée à l'abbé René Just Haüy DECOUVERTES DANS LE DOMAINE DELA CHIMIE DES MINERAUX . Louis Nicolas Vauquelin , 1763-1829, pharmacien et chimiste français, sa formation à ses débuts fut autodidacte en raison de ses origines très pauvres, il s'attachât, avec acharnement à étudier et fut enfin remarqué par un pharmacien nommé Cheradame qui, touché de sa triste position, le recueillit. Cheradame lui enseigna la chimie et la pharmacie. Il le présenta à Antoine-François Fourcroy qui lui ouvrit son laboratoire et le prit comme assistant. Ce fut le début de l'ascension de Vauquelin dans le monde scientifique où il occupera de nombreuses fonctions de très haut niveau. Après la révolution, lorsque, à côté de l’école de médecine et de l’École normale, s’élevèrent l’École polytechnique, l’École des mines et l’Institut, une place fut marquée pour Vauquelin dans ces trois derniers établissements. Dans celle qu’il occupait à l’École des mines, où il était inspecteur et professeur de docimasie, il eut entre les mains une collection de minéraux d’où sont nées les analyses qu’il en fit et qu’il publia dans le Journal des Mines. Il fut un moment successeur du sénateur d’Arcet à la chaire de chimie du Collège de France. Ses premiers travaux paraissent tout d’abord sous le nom de son maître et patron, Fourcroy, puis sous leurs noms conjoints. Il publie ensuite en nom propre 376 écrits entre 1790 et 1833. La plupart d’entre eux ne sont que de simples comptes rendus d’opérations analytiques, patientes et laborieuses, et il est finalement assez surprenant que parmi toutes les substances qu’il a analysées, il n’ait détecté que deux nouveaux éléments : le chrome en 1797 dans un minerai de plomb rouge de Sibérie (Crocoïte), et le béryllium en 1798 dans du béryl. Il réussit également à obtenir de l’ammoniac liquide à la pression atmosphérique. ^Cliquez pour agrandir ^ Charles Hatchette , 1765-1847, est un minéralogiste et chimiste, britannique. En 1801, alors qu’il inventorie les collections minéralogiques du British Museum, le chimiste découvre un lot de columbite (ou niobite), en analyse divers morceaux dans lequel il découvre une "nouvelle terre ", en conséquence un élément inconnu qu'il nomme columbium (Cb), en l'honneur de Christophe Colomb, de la même façon que les minéraux noirs denses, à cassure dorée, étaient déjà dédiés à l'Amérique avec la mention "Columbia" ( Mr Hatchett found it to contain a metal, which, from its properties, could not be referred to any hitherto known; hence he was of opinion that it should be considered as a new genus, to which he gave the name Columbium, in honour of the discoverer of America. ...'" d'après Robert Jameson, opus cité. ) . Sa découverte est annoncée à la Royal Society le 26 novembre 1801. Il fait l'objet de publications ultérieures . ( Charles Hatchett "An Analysis of a Mineral Substance from North America, Containing a Metal Hitherto Unknown". Philosophical Transactions of the Royal Society of London. 92: 49–66 (1802). doi:10.1098/rstl.1802.0005. JSTOR 107114. et Charles Hatchett "Eigenschaften und chemisches Verhalten des von Charles Hatchett entdeckten neuen Metalls, Columbium" [Propriétés et comportement chimique d'un nouveau métal, le columbium découvert par Charles Hatchett], Annalen der Physik, Tome 11 (5), 1802, pp 120–122. Bibcode:1802AnP....11..120H. doi:10.1002/andp.18020110507. ) Mais en 1802, le chimiste suédois Ekeberg découvre à partir de la tantalite, corps jugé très similaire à la columbite, élément qu'il nomme tantalum. Une controverse sur les travaux minéralogiques et chimiques de Charles Hatchett se développe, malgré la vérification par ce dernier de la différence entre oxyde de columbium et oxyde de tantale et sa résistance à l'assimilation des deux éléments et des deux espèces minérales. C'est finalement en 1809 le médecin et chimiste William Hyde Wollaston qui s'érige en juge-expert et affirme l'identité, au bénéfice de la chimie suédoise de l'université d'Uppsala. Entre-temps, vilipendé, Charles est revenu à l'industrie des transports, associée à son frère. Pourtant, les faits et données minéralogiques et l'analyse méticuleuse des corps, malgré des impuretés résiduelles conséquentes, donnent raison quelques décennies plus tard au chimiste anglais, abandon né à l'époque. Seule la tradition scientifique américaine garde très tôt l'apport nominal de Charles Hatchett, il est vrai essentiellement à l'origine pour des raisons subsidiaires reliées à l'origine nord-américaine des échantillons, source primitive de fierté nationale. Charles Hatchett Cliquez pour agrandir ^ William Hyde Wollaston , 1766 - 1828, physicien et chimiste britannique, célèbre pour avoir découvert les éléments Rhodium et Paladium. L'analyse chimique liée au processus de purification du platine a conduit Wollaston à découvrir les éléments palladium (symbole Pd) en 1802 et rhodium (symbole Rh) en 1804. ( Melvyn C. Usselman :William Hyde Wollaston Encyclopædia, 2013 ) Après avoir établi un partenariat avec Smithson Tennant en 1800 afin de produire et vendre des produits chimiques, Wollaston s'enrichit en développant la première méthode physico-chimique de traitement du minerai de platine en quantités pratiques. Il a gardé secrets les détails du processus jusqu'à sa mort et a réalisé d'énormes profits pendant environ 20 ans en étant le seul fournisseur en Angleterre de ce produit qui possédait bon nombre des mêmes qualités que l'or, mais était beaucoup moins cher. William Hyde Wollaston ^Cliquez pour agrandir ^ Benjamin Silliman , 1779-1864, chimiste et minéralogiste américain. La météorite Weston est tombée sur terre au-dessus de la ville de Weston, Connecticut à environ 6h30 du matin le 14 décembre 1807. La chute du météore a été largement observée [3] et rapportée dans les journaux à l'époque. Des témoins oculaires ont signalé trois fortes explosions et des fragments de pierre sont tombés à au moins six endroits. Silliman fait l’analyse chimique de la météorite, c’est le premier récit scientifique publié d'une météorite américaine. Il donna publiquement des conférences à New Haven en 1808 et en vint à découvrir de nombreux éléments constitutifs de nombreux minéraux . Vers 1818, Ephraim Lane a apporté des échantillons de roches qu'il a trouvés à Saganawamps au professeur Benjamin Silliman de l'Université de Yale pour identification. Silliman a rapporté, dans son nouveau American Journal of Science , qu'il avait identifié le tungstène , le tellure , la topaze et la fluorite. Vers 1818, Ephraim Lane a apporté à Silliman des échantillons de roches qu'il a trouvées dans une zone appelée Saganawamps, (la Hubbard Tungsten Mine à Long Hill qui fait maintenant partie du site archéologique du parc Old Mine à Trumbull, Connecticut), pour identification. Par la suite il a révélé (American Journal of Science), qu’il y avait trouvé, du tungstène , du tellure , de la topaze et de la fluorite. En 1837, le premier et seul, à l'époque, minerai de barytine prismatique de tungstène aux États-Unis a été découvert à la Hubbard Tungsten Mine à Long Hill . Silliman a joué un rôle majeur dans les découvertes des premiers poissons fossiles trouvés aux États-Unis. Silliman a été l'un des premiers partisans de la mixité dans l'Ivy League. Bien que Yale n'ait admis les femmes comme étudiantes que plus de 100 ans plus tard, il a autorisé les jeunes femmes dans ses cours magistraux. Ses efforts ont convaincu Frederick Barnard, plus tard président du Columbia College, que les femmes devaient être admises comme étudiantes. Plus tard, en 1855, son fils Benjamin Junior reprendra les travaux de son père. (voir plus loin sur la page). DECOUVERTES DANS LE DOMAINE DES PROPRIETES OPTIQUES DES MINERAUX, LA POLARISATION CHROMATIQUE. Thomas Young, 1773 – 1829, physicien, médecin et égyptologue anglais. Son excellence dans de nombreux domaines non reliés fait qu'il est considéré comme un polymathe, par exemple, Francis Bacon. Son savoir était si vaste qu'il fut connu sous le nom de phénomène Young. L'apport de Young au domaine de l'optique est sans doute son plus grand motif de célébrité, en particulier sa célèbre expérience de la double fente (« Fentes de Young : définition et explications», sur Techno-Science.net). En 1801, il fait passer un faisceau de lumière à travers deux fentes parallèles, et le projette sur un écran. La lumière est diffractée au passage des fentes et produit sur l'écran des franges d'interférence, c'est-à-dire une alternance de bandes éclairées et non éclairées. Young en déduit la nature ondulatoire de la lumière (voir aussi Dualité onde-corpuscule). Thomas young Cliquez pour agrandir ^ Dans une série d’articles entre 1800 et 1803, Young explique un certain nombre de ses expériences. Il introduit le terme d’interférences lumineuses – qui sera universellement repris. Tout en suivant le raisonnement sur celui de Newton dans Opticks (1704), en en citant plusieurs passages, Young s’écarte de la théorie corpusculaire de son compatriote, pour étayer la théorie ondulatoire de la lumière (initialement imaginée par Huygens). Il essaie aussi d’expliquer par la théorie ondulatoire la diffraction par une seule fente. L’ensemble de ses résultats seront repris par le physicien français Fresnel (sur l’instigation d’Arago), avec qui Young sera en correspondance suivie. Fresnel leur donnera une base mathématique et physique rigoureuse. En 1809 Étienne-Louis Malus Dumitry, 1775-1812, physicien et mathématicien français. Il entre à l’École du génie de Mézières dont il est chassé, en 1793, comme suspect, par les révolutionnaires. Il part ensuite à Dunkerque où là, un ingénieur des ponts et chaussées l’estime et lui fait intégrer l’École polytechnique (Promotion X de1794). Muté dans le génie, il part avec Napoléon pour l’expédition d'Égypte de 1798 à 1801 et est membre de l’Institut d’Égypte. Il est élu membre de l’Académie des sciences en 1810. Ses travaux comme mathématicien sont attachés à l’étude de la lumière. Il effectue des expériences pour confirmer les théories de Huygens sur la lumière qu’il reformule de façon analytique dans le « Traité d’optique analytique »qu’il publie en 1807 ». Il fait la découverte de polarisation de la lumière par réflexion, il la publie en 1809. En 1810 il publie « Théorie de la double réfraction de la lumière dans les substances cristallines » ce qui lui fait décerner la médaille Rumford de la Royal Society et aussi le prix de l’Académie des sciences. François Arago, 1786 – 1853, Astronome, physicien et homme politique français. En physique, Arago va s'illustrer entre autres, dans le domaines de l'optique. Dès 1806, il effectue avec Biot les premières mesures précises de l'indice de réfraction de l'air et de divers autres gaz. Protecteur et ami d'Augustin Fresnel, il adopte et diffuse sa théorie ondulatoire de la lumière. En 1811, il découvre la polarisation rotatoire dans les cristaux de quartz, ainsi que la polarisation chromatique, dont Fresnel va donner la théorie, il note aussi qu’un feuillet de mica observé a travers un spath produit des couleurs très brillantes. Sir David Brewster , 1781 – 1868 un physicien, minéralogiste, inventeur et écrivain écossais. Dans la lignée des observations de Malus, David Brewster (1781-1868) établit en 1815 les lois de la polarisation par réflexion, avec notamment l'angle qui porte son nom. Il observe aussi que certain cristaux ont un seul axe de symétrie pour la propagation de la lumière et d’autres en ont deux! Ses travaux sur la polarisation de la lumière par réflexion (Angle de Brewster) lui valent d'être élu membre de la Royal Society le 4 mai 1815 et d'en recevoir la médaille Copley la même année. Il est lauréat de la médaille Rumford en 1818, de la médaille Keith en 1827 et de la Royal Medal en 1830. En 1849, il succède à Berzelius à l'Institut de France. Son livre Memoirs of the Life, Writings, and Discoveries of Sir Isaac Newton, écrit en 1855, est considéré comme la première biographie scientifique de référence d'Isaac Newton. Il est l'inventeur du stéréoscope. En 1819, Brewster, en collaboration avec le minéralogiste Robert Jameson, fonde l'Edinburgh Philosophical Journal, en succession de l'Edinburgh magazine. Les dix premiers volumes (1819-1824) ont été publiés sous la direction de Brewster et Jameson, les quatre autres volumes (1825-1826) édités par Jameson seul. On lui doit la description de deux espèces minérales : Oxhavérite (synonyme d'apophyllite) ; Tessélite (synonyme d'apophyllite). Hopéite David Brewster Accéder à l'article dont sont tirées les illustrations ci-dessus : Ultra-broadband reflectionless Brewster absorber protected by reciprocity https://www.nature.com/articles/s41377-021-00529-2/figures/1 NOUVEAU CRITERE DANS LE DOMAINE DES PROPRIETES PHYSIQUE LA DURETE Friedrich Mohs , 1773 -1839, est un géologue et minéralogiste allemand. Friedrich Mohs est connu pour ses travaux sur les minéraux qu'il a classés en fonction de leurs caractéristiques physiques de dureté indépendamment de leur composition chimique comme cela se faisait auparavant. On lui doit notamment l'échelle de dureté qui porte son nom. C’est à partir de 1812 que Friedrich Mohs entreprend ses premiers travaux majeurs en minéralogie, alors qu’il est professeur à Graz. C'est à cette époque qu'il imagina l’Échelle de Mohs. Sa classification des minéraux, qui s'appuyait sur leurs propriétés physiques (forme, dureté, fragilité, poids spécifique), l’opposait à la plupart de ses collègues, qui faisaient du poids spécifique une caractéristique fondamentalement chimique. Pour ce faire, il se base sur des recherches effectuées par les Grecs Théophraste et Pline l’ancien dans l’Antiquité. À l'origine il avait choisi dix minéraux à la dureté croissante auxquels il avait attribué des nombres entiers avec valeur comprise entre 1 et 10. Pour déterminer la dureté, on procède en général à la rayure d’un minéral. Ceux qui ne peuvent pas être rayés par un minéral donné sont donc placés au-dessus sur l’échelle. Au sommet de l’échelle, on trouve le diamant, minéral le plus dur de la Terre. A l’inverse, des minéraux fragiles comme le talc se voient attribuer le chiffre 1. Par la suite, on rajouta à l'échelle d'autres minéraux avec des valeurs intermédiaires (comme 7.5 pour la tourmaline). En 1817, il prit la succession de son maître Werner à l’École des mines de Freiberg. Mohs énonça, indépendamment de Christian Samuel Weiss, le concept de Système cristallin, qu'il publia en 1822. En 1826 il était appelé à la chaire de minéralogie de l'université de Vienne. Il y donnait ses conférences dans le cabinet de Minéralogie. En 1834 le conseil de l'université lui accorda, outre sa chaire, le titre de conservateur des collections. En 1835 il était nommé Inspecteur des Mines à la direction régionale de Leoben et abandonna ses activités de conservateur. On lui doit la description d'espèces minérales : desmine synonyme de stilbite. smaragdo-chalcite renommée dioptase et décrite par René Just Haüy. Mohsite synonyme de Dessauite-(Y) (Sr,Pb)(Y,U)(Ti,Fe3+) 20 O 38 Mont-Cenis, Savoie, Auvergne-Rhône-Alpes, France Nouveau critère de classement dans le domaine de la cristallographie, la symétrie. A cette époque, des chercheurs français et allemands et déterminent les concepts de symétrie (axe, centre et plan) et de réseau comme critères pour la classification Ils formalisent ces concepts en utilisant les mathématiques. Hristian Samuel Weiss Christian Samuel Weiss (1780 – 1856), minéralogiste et cristallographe saxon. Il est l'un des pères de la cristallographie mathématique et énonça notamment la seconde loi cristallographique (« loi de rationalité »). La « Biographie universelle ancienne et moderne » de Joseph Fr. Michaud, Volume 66, art. Haüy, p. 558, l'attribue toutefois à Hauÿ. 1810, ii est professeur de Mineralogie à l’Université Frédéric-Guillaume de Berlin récemment créée. C'est à ce poste qu'il donne à la Minéralogie sa forme mathématique par une approche descriptive et naturaliste et pose les bases de la morphologie cristalline. Weiss insiste sur l'importance des directions principales des cristaux, et énonce la loi fondamentale de la cristallographie relative aux zones de Weiss. Il énonce une définition rigoureuse de la notion de système cristallin et publie ses conclusions dans son traité Sur la classification naturelle des systèmes cristallins (Über die natürlichen Abteilungen der Krystallisationssysteme, 1813). Johann Friedrich Christian Hessel , 1796 – 1872, médecin et professeur de minéralogie, allem and , a été l'un des premiers à démontrer que les formes morphologiques peuvent se combiner pour donner exactement 32 types de symétrie cristalline dans l'espace euclidien, puisque seulement deux, trois, quatre et six fois des axes de rotation peuvent apparaître. Ses recherches étaient basées exclusivement sur la morphologie cristalline. Il se basait sur les lois de symétrie trouvées par René-Just Haüy à qui il portait une grande admiration. Avant Hessel, dans les systèmes de classification des minéralogistes Christian Samuel Weiss, 1780 - 1856 et Friedrich Mohs, 1773 - 1839, la classe isométrique avait été désignée respectivement « sphäroedrisch », sphéroïdale, et « tessularisch », tesseral (cubique). Il est à noter qu'au moment des études de Hessel, les 32 groupes ponctuels n'ont pas encore été découverts sous forme de cristaux ou de minéraux. Il dirigeait donc théoriquement les groupes de points par une combinaison d'opérations de symétrie. En 1830,Hessel publie les résultats dans un article « Crystal » du dictionnaire physique de Johann Samuel Traugott Gehler (volume 5, partie 2). Hessel était considéré comme un physicien difficile à comprendre, c’est ce qui explique que cet article est resté longtemps inaperçu. Ce n'est qu'en 1897 qu'une nouvelle édition de l'article retient davantage d'attention. Johann Essel En 1830,Hessel publie les résultats dans un article « Crystal » du dictionnaire physique de Johann Samuel Traugott Gehler (volume 5, partie 2). Hessel était considéré comme un physicien difficile à comprendre, c’est ce qui explique que cet article est resté longtemps inaperçu. Ce n'est qu'en 1897 qu'une nouvelle édition de l'article a attiré davantage d'attention. Il faut noter que, déjà, en 1826, Moritz Ludwig Frankenheim avait découvert, lui aussi, les 32 groupes de points cristallographiques. Son travail est cependant resté inconnu pendant plus d’un siècle et demi. William Hallowes Miller , en 1839, minéralogiste et cristallographe britannique, introduit les notations des faces cristallographiques, "les indices de Miller". Il a acquis une certaine notoriété dans le monde savant de son époque par d’intéressants mémoires, insérés dans les Philosophical Transactions, notamment : Sur les cristaux trouvés en scories, Sur les cristaux, Sur la position des axes de l'élasticité optique dans les cristaux, etc. On lui doit une édition refondue de l'Introduction élémentaire à la minéralogie de W. Phillips (1852). Son ouvrage principal, Crystallography, fut publié en 1838. En 1852, il produisit une nouvelle édition de la Elementary Introduction to Mineralogy de H. J. Brooke. Une espèce minérale lui a été dédié par Wilhelm Karl Ritter von Haidinger : la Millérite. William Hallowes Miler Millerite NiS Mine Meikle, Bootstrap, Elko Co., Nevada, USA Les espèces minérales décrites par Miller : Agnesite, décrite en 1852 avec Brooke (déclassée, synonyme de bismutite) Annabergite, décrite en 1852 avec Henry-James Brooke Autunite, décrite en 1852 avec Henry-James Brooke Chessylite, avec Brooke (synonyme d'azurite) Smithsonite, décrite avec Brooke (synonyme d'hémimorphite) Torberite (déclassée, synonyme de torbernite) Towanite, décrite en 1852 avec Henry-James Brooke (déclassée, synonyme de chalcopyrite) Zorgite, décrite en 1852 avec Henry-James Brooke (déclassée, synonyme de clausthalite) En 1840, Gabriel Delafosse , 1796 - 1878, minéralogiste, cristallographe, est le dernier élève de René Just Haüy, il collabore à la rédaction de ses derniers traités de cristallographie et de minéralogie, à titre posthume grâce aux notes laissées par son maître. Il soutient sa thèse en cristallographie sur l'hémiédrie en 1840. Il accède à la chaire de minéralogie du Laboratoire de Minéralogie du Muséum national d'histoire naturelle de Paris, en 1857. Delafosse montra que l'on devait distinguer la molécule intégrante de la molécule chimique. C'est Delafosse qui proposa le concept de maille en cristallographie. * Hémiédrie : Caractère de certains cristaux qui ne possèdent que la moitié des faces que la symétrie leur attribue. Delafossite CuFeO 2 Mine Clara, Black Forest, Baden-Württemberg, Allemagne Gabriel Delafosse La microscopie se développe dans le domaine de la polarisation. Au 19e siècle la microscopie se développe dans le domaine de la polarisation. Le m icroscope polarisant à l’assaut des montagnes. par Jacques TOURET Travaux du Comité français d’Histoire de la Géologie, 2012, 3ème série (tome 26, 4), pp.67-80. ffhal-01065569f Accéder au texte ICI Up Si les débuts venaient de Grande-Bretagne, l’aboutissement sera surtout réalisé à Paris, grâce au travail combiné des spécialistes du Collège de France, de l’École des mines et du Muséum national d’Histoire naturelle, avec le soutien de remarquables constructeurs d’instruments et l’aide de l’astronome de la Cour de Florence, Giovanni Batti sta Amici (1786 – 1863), père du premier système de lentilles de microscope achromatique, en 1893, puis William Henry Fox Talbot (1800-1877) en 1834. Bien que les éléments essentiels, prismes de William Nicol , lentilles achromatiques, lames minces, aient été connus dès le début du XIXe siècle, ce n’est qu’à la fin de ce siècle que le microscope polarisant rentrera dans la pratique courante de la pétrographie. Ainsi Auguste Michel-Lévy (1844 – 1911) pouvait ainsi étudier les volcans du Massif central avec une technique qui ne devait plus guère changer par la suite. Giovanni Batti sta Amici William Henry Fox Talbot William Nicol Auguste Michel-Levy En France c’est en 1838 que Charles Chevalier construit un microscope pour Charles Brongniart . En 1839, ce sont Henri Soleil et son père Jean-Baptiste-François à Paris au 21 Rue de l’Odéon, qui conçoivent un microscope pour mesurer les angles des cristaux biaxiaux. Charles Chevallier <Cliquez pour agrandir Planche 4 de Charles Chevalier "Des Microscopes et de Leur Usage" de 1839, qui montre les détails de la grande forme de "l'Achromatique Universel". Cet instrument est le seul microscope que Chevalier a décrit en profondeur, suggérant qu'il s'agissait d'un nouveau produit en 1839. Les images en haut à droite, étiquetées "Fig. 3" et "Fig. 3 bis", montrent l'instrument configuré comme un microscope inversé pour l'observation de la cristallisation chimique : "Fig. 3 bis" comprend deux petits brûleurs à alcool fixés sous la platine, qui réchauffent la platine pour évaporer l'eau des solutions et permettre une observation rapide des processus de cristallisation. En bas à droite, la "Fig. 8" montre l'instrument configuré comme un microscope à réflexion Amician. Alexandre Brongniart (1770 - 1847), successeur de Haüy au MNHN, qui décrit de nouvelles espèces minérales, dont la bustamite, la dufrénite, la glaubérite, et la nacrite. Le nom d'Alexandre Brongniart est également resté associé au terme d'ophiolite (du grec ophis, serpent), qu'il emploie en 1813 pour désigner une roche « à base de serpentine » dont l'aspect évoque celui d'une peau de serpent, et d'ophicalce. Aujourd'hui, ce terme d'ophiolite ne désigne plus seulement la roche elle-même mais un complexe de roches caractéristique d'une lithosphère océanique charriée sur le continent, et composé en partie de serpentines. Il donne également le nom de variolite à une roche ou galet qui présente dans sa structure de petites pustules blanches qui rappellent la variole. Brongniardite synonyme de Diaphorite Ag3 Pb2 Sb3 S8 Mine Fournial, Massiac, Cantal, Auvergne-Rhône-Alpes, France Patrice Quenau sur Mindat.. Alexandre Brongniart Bustamite CaMn 2+ (Si 2 O 6 ) Franklin Mine, Franklin, district minier de Franklin, comté de Sussex, New Jersey, États-Unis Glauberite Na2 Ca(SO4 )2 Bertram Mine, Bertram siding, Imperial Co., Californie, USA. Ex. Carlton Davis Collection Wikipédia. Dufrénite Ca0,5 Fe2+ Fe3+ 5 (PO4 )4 (OH)6 ·2H2 O Mine de Bel Air, La Chapelle-Largeau, Mauléon, Bressuire, Deux-Sèvres, Nouvelle-Aquitaine, France Nacrite Al 2 (Si 2 O 5 )(OH) 4 Hünersedel, Schweighausen, Schuttertal, Seelbach, Ortenaukreis, Région de Fribourg, Bade-Wurtemberg, Allemagne Elmar Lakner sur Mindat.. En 1844, Armand Dufrénoy publie le premier volume d'un traité de minéralogie en plusieurs tomes et révisions dans lesquels il décrit les propriétés physiques et chimiques de divers minéraux ainsi que leurs relations géologiques Armand Dufrénoy, Traité de minéralogie, tome 1 , Carilian-Goeury et Victor Dalmont, Paris, 1844 Armand Dufrénoy, Traité de minéralogie, tome 2 , Carilian-Goeury et Victor Dalmont, Paris, 1845 Armand Dufrénoy, Traité de minéralogie, tome 2 , Victor Dalmont, Éditeur, Paris, 1856, deuxième édition, revue, corrigée, et considérablement augmentée Armand Dufrénoy, Traité de minéralogie, tome 3 , Carilian-Goeury et Victor Dalmont, Paris, 1847 Armand Dufrénoy, Traité de minéralogie, tome 3 , Victor Dalmont, Éditeur, Paris, 1856, deuxième édition, revue, corrigée, et considérablement augmentée Armand Dufrénoy, Traité de minéralogie, tome 4 , Dalmont et Dunod, Éditeurs, Paris, 1859, deuxième édition, revue, corrigée, et considérablement augmentée Les 5 tomes téléchargeables en PDF sur Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k91763w.texteImage tome 1 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k917647.texteImage tome 2 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k91765k.texteImage tome 3 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k91766x.texteImage tome 4 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k90621f.image tome 5 Dufrénoysite. Pb2As2S5 Carrière de Lengenbach, Vallée de Fäld, Binn, Wallis, Suisse. Photo Bruno Marello, Collection Domenico Preite En 1848 Auguste B ra vais décrit "les 14 réseaux de Bravais " , à partir des 32 classes de symétrie. À l'époque du formidable essor de la géologie et de l'optique, ce chercheur que n'a jamais quitté l'attrait de l'astronomie, à l'exemple de nombreux polytechniciens nés dans la même décennie, ne peut rester insensible à poser des bases de physique ouvrant la porte à une meilleure compréhension et modélisation des phénomènes observables. Il pose l'hypothèse d'une structure réticulaire des cristaux en 1849. En appliquant les principes de la géométrie, il dénombre quatorze types différents de réseaux cristallins. Les fameux réseaux de Bravais, proposés pour rendre compte des propriétés d'anisotropie et de symétrie observables des milieux cristallins solides, sont vérifiés en 1912 par Max von Laue, en utilisant pour la première fois la diffraction des rayons X. Pour information : la Bravaisite est une espèce douteuse non référencée par l'IMA – un aluminosilicate de Mg et K - initialement signalé à Noyer, Allier, Auvergne, France. A partir de 1848, Alexis Damour , 1808 – 1902, minéralogiste autodidacte se consacre à l’analyse chimique des minéraux. Il commence ainsi une deuxième carrière, avec de multiples publications. Il préside la Société Géologique de France en 1857 et la Société française de minéralogie et de cristallographie en 1880. On lui doit la description de nombreuses espèces minérales, seul ou associé à d’autres savants : Alluaudite (1848) Bertrandite (1883) Descloizite (1854) Dufrénite (Brongniart 1833) Dufrénoysite (1845) Faujasite (1842) Goyazite (1884) Hydroapatite (1856; déclassée synonyme de phosphorite) Jadéite (1863 ; il la différencie de la néphrite, démontrant que le jade recouvre en fait deux espèces minérales distinctes4,5) Jacobsite (1869) Jéréméjévite (1883) Kentrolite (1880 ; avec Gerhard vom Rath) Roméite (en) ou Roméine (1841) Trippkéite (1880 ; avec Gerhard vom Rath) Vietinghofite (1877 ; décrite avec le minéralogiste V. Lomonosov elle est déclassée comme variété de samarskite) Zincaluminite (1881) Une variété de muscovite lui a été dédiée par Achille Delesse : la damourite ( Delesse, Achille; Annales de chimie et de physique, vol. 15, no. 3, p. 248-255 1845 ) En 1836 et 1837, James W. Dana , (1813-1895), minéralogiste américain est assistant de Benjamin Silliman (1779-1864) au laboratoire de chimie de l’Université Yale puis il travaille comme minéralogiste et géologue pendant 4 ans dans une mission d’exploration commanditée par les États-Unis dans le Pacifique et dirigée par Charles Wilkes. Après son retour en 1842, ses rapports sur cette expédition occupent partiellement son temps pendant 13 ans. En 1844, il se marie avec la fille du professeur Silliman et en 1850, lors de la retraite de ce dernier, il est engagé comme professeur d’histoire naturelle et de géologie au Yale College, position qu’il occupe jusqu’en 1892. À partir de 1846, il rejoint le American Journal of Science and Arts dont il est un auteur régulier, principalement dans le domaine de la géologie et de la minéralogie. Il en devient éditeur en chef dans les dernières années de sa vie. Les livres de Dana les plus connus sont System of mineralogy (première édition 1837) et Manual of Geology 1862. Une liste bibliographique montre qu’il a publié 214 livres et articles. Il écrit aussi Manual of Mineralogy, 1848, retitré, Manual of Mineralogy and Lithology. Danaïte variété cobaltifère de l'Arsénopyrite FeCoAsS Mines de Jakobsbakken, Nordland, Norvège. Photo, Eugene & Sharon Cisneros nommée en l'honneur de James Freeman Dana 1793-1827 On lui doit la description de nombreuses e spèces minérales : en 1850 connellite Cu19 Cl4 (SO4 ) (OH)32 3H2 O köttigite Zn3 (AsO4 )2 ·8H2 O muscovite KAl2 (AlSi3 O10 )(OH,F)2 en 1854 arsénolite As4 O6 en 1868 andradite Ca3 Fe2 Si3 O12 bobierrite Mg3 (PO4)2 ·8H2 O cabrérite (Variété d'annabergite) Ni3 (AsO4 )2 ·8H2 O + MgO (6%) celestobarite (Variété de celestite riche en baryum) (Sr,Ba)SO4 claudétite As2 O3 chalcocite Cu2 S sartorite PbAs2 S4 en 1888 beryllonite NaBePO4 en 1890 natrophilite décrite avec le minéralogiste Brush. NaMn2+PO4 chrome-spinel (Déclassée comme synonyme de picotite (variété d'hercynite)). plessite (Déclassée comme synonyme de gersdorffite) Au cours du XXe siècle, la classification de Dana sera complétée grâce aux progrès scientifiques, en particulier dans le domaine de la cristallographie. En 1862 Alfred Louis Olivier Le Grand D es Cloizeaux (1817-1897) publie son «Manuel de minéralogie». Il se consacre surtout à l'étude systématique des cristaux de nombreux minéraux, leurs propriétés optiques ainsi que la polarisation, il découvre ainsi la polarisation rotatoire du sulfate de strychnine, et aux critères de classification des feldspaths. Il participe à l'essor de la pétrologie moderne. En 1869, Alfred D es Cloizeaux est élu membre de l'Académie des sciences, dont il est président en 1889. Il est lauréat de la Médaille Rumford en 1870. Il reçoit la médaille Wollaston décernée par la Geological Society of London en 1886. Il crée la société française de minéralogie et de cristallographie en 1878. On lui doit la description de nombreuses espèces minérales : Binnite (de Des Cloizeaux) variété argentifère de tennantite. Christianite un minéral d'Islande, nom désuet en l'honneur du roi du Danemark, Christian VIII, synonyme de sous-groupe Phillipsite Montebrasite en 1871. Descloizite. PbZn(VO4 )(OH) Mine Preguiça, Sobral da Adiça, Moura, Beja, Portugal. Photo, Joan Rosell Alfred Louis Olivier Le Grand Des Cloizeaux Par le Pr. Alfred Lacroix Le mois dernier (mai 1897), s’est éteint à Paris, après une longue et douloureuse maladie, un des Savants qui, dans ce siècle, a occupé l’une des places prépondérantes dans la science minéralogique. Né à Beauvais, le 17 octobre 1817, Des Cloizeaux rencontra à la fin de ses études classiques le cristallographe Lévy qui décida de sa carrière : ce fut sous son influence qu’il entreprit ses premiers travaux dès sa sortie de l’École des Mines. Ils furent consacrés à l’étude cristallographique d’un très grand nombre de minéraux et se firent immédiatement remarquer par leurs qualités de méthode, leur degré de précision, leur ingéniosité d’aperçus, qui sont au plus haut point développés dans. son célèbre.mémoire sur la cristallisation du quartz, resté un modèle du genre. Ces œuvres de Cristallographie géométrique qui, à elles seules, suffiraient à établir une solide réputation, ne constituent pas cependant l’œuvre principale de Des Cloizeaux, C’est dans l’étude des propriétés optiques des minéraux qu’il devait se tailler une puissante originalité. Il y a quarante ans, leur importance était à peine soupçonnée : élevé à l’école de Senarmont, Des Cloizeaux sut voir nettement le parti que l’on pourrait en tirer et dans un rêve enthousiaste de jeunesse, il se proposa de déterminer les propriétés optiques de toutes les substances cristallisées transparentes. Il se mit résolument à l’œuvre, s’attaquant aussi bien aux sels de la chimie qu’aux minéraux. Longtemps seul sur la brèche, sans dévier un seul jour de la ligne qu’il s’était tracée, il mena à bien cette œuvre colossale, dotant ainsi la Minéralogie d’une branche nouvelle et féconde, dans laquelle se presse aujourd’hui la foule de ses continuateurs. Ce sont les résultats de ses recherches qui ont rendu possible l’étude rationnelle des roches à l’aide des propriétés optiques des minéraux qui les constituent. On peut donc dire que si Des Cloizeaux n’a pas été pétrographe lui-même, il n’en est pas moins l’un des pères de la Pétrographie moderne. Parmi ses innombrables observations, abondent des découvertes de premier ordre : il trouva la polarisation rotatoire dans le cinabre et aussi dans le sulfate de strychnine, qui fut alors le premier corps connu déviant le plan de polarisation aussi bien en cristaux qu’en solution ; il montra l’existence d’amphiboles et de pyroxènes rhombiques, apporta les premières notions précises sur les propriétés optiques des feldspaths tricliniques, dont il découvrit un nouveau type, le microcline. Il montra aussi l’importance des caractères tirés de la dispersion pour la distinction des minéraux biaxes ; enfin il publia un remarquable ouvrage sur les variations que l’écartement des axes optiques d’un grand nombre de corps cristallisés subit sous l’influence de la chaleur, ouvrage qui eut pour point de départ ses mémorables expériences sur le feldspath orthose. Il fallut à Des Cloizeaux une persistance dans les desseins, une ténacité remarquables pour arriver au résultat cherché ; il travailla en effet toujours avec des ressources matérielles insuffisantes, ne dut jamais compter que sur lui-même, Il lui fallut imaginer ses méthodes de travail, ses instruments et mener de front les observations au microscope et au goniomètre avec les opérations manuelles au tour de l’opticien. Tous ces travaux ont fait l’objet de très nombreux mémoires, mais l’œuvre de prédilection de Des Cloizeaux était ce Manuel de Minéralogie, malheureusement inachevé, qui n’a pas tardé à devenir le livre de chevet des minéralogistes du monde entier. Il y a réuni avec ses qualités maitresses de précision, sa conscience toujours en éveil, sa loyauté scientifique impeccable, les constantes cristallographiques, optiques et chimiques de tous les minéraux connus, les indications sur leur gisement, y ajoutant à chaque page une somme prodigieuse d’observations personnelles. Des Cloizeaux était un minéralogiste complet ; aucun recoin de sa science ne lui était étranger. Il rejetait la conception d’une minéralogie étroitement limitée à des recherches de cabinet : à ses yeux, l’histoire physique et chimique des minéraux était intimement liée à celle de leur histoire naturelle. Aussi, était-il devenu un voyageur intrépide : tous les grands gisements minéraux d’Europe lui étaient connus de l’Islande à l’Oural, et ses longues pérégrinations, ses nombreuses études sur le terrain n’avaient pas peu contribué à faire de lui une autorité incontestée pour tout ce qui touche à la science minéralogique. Des Cloizeaux avait successivement rempli diverses fonctions dans l’enseignement ; répétiteur à l’École Centrale en 1843, maître de conférences à l’École Normale en 1857, il avait suppléé Delafosse à la Sorbonne de 1873 à 1876 et l’avait remplacé au Muséum, en 1876. Mais, ses goûts l’entraînaient beaucoup plus vers les recherches solitaires que vers l’enseignement dans l’amphithéâtre. C’est dans son cabinet qu’il était vraiment lui-même, véritable bénédictin d’une puissance de travail extraordinaire, ardent à l’œuvre, ne prenant jamais que le repos imposé par la maladie, toujours à l’affût de quelque nouvelle recherche à entreprendre. Aussi, bien que sa réputation fût universelle et incontestée partout où il existe un minéralogiste, était-il peu connu du grand public, auprès duquel il négligeait de faire valoir ses travaux. Les honneurs étaient venus le trouver dans sa retraite ; élu à l’Académie des Sciences en 1869, il en devint le président en 1889. La Société Royale de Londres, la plupart des grandes Académies et Sociétés scientifiques étrangères le comptaient au nombre de leurs membres ; il avait, en 1889, reçu la rosette d’officier de la Légion d’honneur. Des Cloizeaux laisse, avec une œuvre considérable, le grand et fortifiant exemple d’une vie exclusivement remplie par le culte désintéressé et passionné de la science. A. Lacroix, Professeur de Minéralogie au Muséum. Les 2 tomes téléchargeables en PDF sur Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9658025z.texteImage tome 1 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9663823m.texteImage tome Binnite de Descloizeaux Cu 6 (Cu 4 (Fe,Zn) 2 )A s 4 S 13 Carrière de Lengenbach, Fäld , Binn , Conches , Valais , Suisse Photo, Chinellato Matteo Montebrasite. LiAl(PO 4 )(OH) Revendication Telírio, Linópolis , Divino das Laranjeiras , Minas Gerais , Brésil. Photo, Jeff A. Scovil En cette fin de siècle, les méthodes de détermination d’un minéral sont la chimie, la morphologie des cristaux et les caractéristiques optiques. S’il est impossible de déterminer la morphologie avec des mesures angulaires, il devient alors impossible de déterminer la symétrie, ni d’appliquer des méthodes optiques dépendantes de lames minces orientées. Des Cloizeaux développe ces méthodes optiques en apportant des modifications fondamentales au microscope polarisant. D’après des minéraux aux morphologies presque idéales, il prépare des lames minces obtenues en coupant les cristaux perpendiculairement aux bissectrices des axes optiques méthode que lui permet de déterminer les propriétés optiques de centaines d’échantillons. En effet, la caractérisation optique était presque limitée aux minéraux transparents et biaxiaux. D'autre part, avant l'introduction de la table universelle en 1893 par E.S. Fedorov , il était impossible d'orienter une lame sous le microscope. Il découvre la polarisation circulaire dans le cinabre et des composés synthétiques, et met au point une méthode pour calculer la valeur moyenne de l'indice de réfraction d'un matériau cristallin sur la base de mesures indirectes . Cliquez pour agrandir ^ Albert de Lapparent ou plus exactement Albert Cochon de Lapparent , 1839 -1908, géologue français, membre de l'Académie des sciences. Polytechnicien et ingénieur des mines, il a travaillé à de grands projets dans le domaine de la cartographie et aussi sur une étude d’un tunnel ferroviaire sous la Manche. En 1876, Albert de Lapparent accepta l'offre qui lui fut faite d'occuper la chaire de géologie et minéralogie créée par l'université catholique de Paris. Quatre ans plus tard, il fut contraint de renoncer à son poste d'ingénieur des mines. Deux livres à succès témoignent de la vitalité de son enseignement : son Traité de géologie (1883), qui comblait une importante lacune de l'édition française et fut réédité cinq fois, son Cours de minéralogie (1884), à la fois réflexion méthodologique et mise au point de son enseignement, qui connut quatre éditions. Il est le père du minéralogiste, Jacques de Lapparen t, 1883-1936, géologue, pétrographe et minéralogiste. CLIQUEZ POUR TELECHARGER EN PDF Charles Friedel , 1832 - 1899, est un minéralogiste et chimiste français. De 1856 à 1880, Friedel est conservateur des collections de l'École des mines, de Paris où il a un laboratoire, où il a produit des minéraux de synthèse et notamment essayé de produire des diamants synthétiques. Successeur de Gabriel Delafosse à la chaire de minéralogie de la faculté des sciences de Paris en 1876, il quitte ce poste en 1885 et il est remplacé par Paul Hautefeuille. On lui doit la description d'espèces minérales : Adamite Carnotite Delafossite (dédiée à Gabriel Delafosse). Adamine Zn 2 (AsO 4 )(OH) Mine Ojuela, Mapimi, Durango, Mexique Robert Lavinsky Charles Friedel 1832 - 1899 Carnotite K 2 (UO 2 ) 2 (VO 4 ) 2 ·3H 2 O Canal Monument No. 1, Mystery Valley, Mineral Mining District, Comté de Navajo, Arizona, États-Unis Photo Enrico Bonacina - Collection Domenico Preite Delaffossite sur Cuprite CuFeO 2 - Cu 2 O Le Moulinal Mine, Rayssac, Castres, Tarn, Occitanie, France Collection & Photo: Pascale & Daniel Journet. En 1893, Evgraf Stepanovich Fedorov , 1853 - 1919, mathématicien, cristallographe et minéralogiste russe, introduit et développe la Table Universelle, qui permet de déterminer les propriétés optiques de centaines d’échantillons. Il a entrepris des recherches sur la structure cristalline dès 1881. Son résultat le plus connu est sa dérivation en 1891 des 230 groupes spatiaux de symétrie qui servent aujourd'hui de base mathématique à l'analyse structurelle . À l'aube de l'analyse de la structure cristalline, les contacts personnels étroits entre les chercheurs en Russie et en Allemagne, bien documenté dans le « Zei tschrift für Krystallographie und Mineralogie », a contribué de manière significative à l’évolution de nos connaissances actuelles sur l’état cristallin. L'impact du cristallographe russe ES Fedorov sur des scientifiques allemands tels que A.Schoenflies et P. Groth et l'effet de ces contacts pour Fedorov sont mis en valeur cent ans après le décès de ce dernier. Un échange créatif d’idées a ouvert la voie à l’analyse des structures cristallines à l'aide de la diffraction des rayons X. E.S. Fedorov a développé le théodolite pour mesurer les angles de minéraux et la platine Fedorov pour microscopes polarisants, un outil de cristallographie qui permet d'étudier un spécimen minéral sous des angles d'inclinaison et de rotation précis, fournissant ainsi une analyse de la structure cristalline. Arthur Moritz Schoenflies ( 1853 – 1928) mathématicien et cristallographe allemand Paul Heinrich von Groth 1843 - 2 décembre 1927) est un minéralogiste allemand. ^Cliquez pour agrandir ^ Il a écrit le classique La symétrie des systèmes réguliers de figures en 1891, qui contenait le premier catalogage des 230 groupes spatiaux . La même année, des résultats équivalents furent présentés par le mathématicien allemand Schönflies . Fedorov et Schönflies ont discuté intensivement du sujet au cours de leurs travaux, de sorte que les résultats peuvent être considérés d'une manière ou d'une autre comme des résultats communs, bien que Schönflies ait noté la priorité de Fedorov pour certaines idées majeures. En 1898, Pierre Curie et Marie Sklodowska -Curie, découvrent le radium et le polonium. Curite et Métatorbernite . Pb3 (UO2) 8 O8 (OH)6 · 3H2 O Cu(UO2 )2 (PO4 )2 · 8H2 O Shinkolobwe, district de Kambowé, Haut-Katanga, République Démocratique du Congo Photo Uwe Haubenreisser Pierre Curie , 1859 - 1906, physicien, avec son frère, Jacques, alors préparateur de Charles Friedel au laboratoire de minéralogie de la Sorbonne, il étudie les propriétés électriques des cristaux. Les deux frères découvrent le phénomène de piézo-électricité, c'est à dire la production d'électricité par la compression ou l'étirement des cristaux dépourvus de centre de symétrie, tels le quartz. À partir de cette découverte, en 1885 ils conçoivent un instrument, appelé quartz piézo-électrique, servant à générer des courants électriques de très faible intensité. Maria Sklodowska-Curie , 1867 - 1934, physiciene et chimiste, d'origine Polonaise elle s'exile en France pour étudier et devient française par son mariage. Scientifique d'exception, elle est la première femme à avoir reçu le prix Nobel, 1903, en physique qu'elle partage avec son époux et Henry Becquerel et, à ce jour, la seule femme à en avoir reçu deux, 1911 en chimie pour ses travaux sur le Radium et le Polonium.. Elle épouse Pierre Curie, le 26 juillet 1895. Marie Curie commence, fin 1897, ses recherches sur les rayons uraniques découverts par Henri Becquerel, pour sa thèse de doctorat de physique. Très vite, Pierre abandonne ses travaux personnels pour travailler avec elle dans un hangar de l’Ecole de physique et chimie. «Pierre Curie obtint du directeur de l’Ecole l’autorisation d’utiliser un atelier vitré situé au rez-de-chaussée, servant de magasin et de salle de machines. (…) nous ne savions où faire nos traitements chimiques. Il a fallu les organiser dans un hangar abandonné, séparé par une cour de l’atelier où était notre installation électrométrique." C’était une baraque en planches, au sol bitumé et au toit vitré, protégeant incomplètement contre la pluie, dépourvue de tout aménagement ; elle contenait pour tout matériel des tables de sapins usées, un poêle en fonte dont le chauffage était très insuffisant et le tableau noir dont Pierre aimait tant à se servir. (…) Dans ce laboratoire de fortune, nous avons travaillé presque sans aide pendant deux ans (…)» «(...) Nous étions à cette époque, entièrement absorbés par le nouveau domaine qui s’ouvrait devant nous, grâce à une découverte aussi inespérée. Malgré nos conditions de travail nous nous sentions très heureux. Nos journées s’écoulaient au laboratoire, et il nous arrivait d’y déjeuner fort simplement, en étudiants. Dans notre hangar si pauvre régnait une grande tranquillité (…) Nous vivions dans une préoccupation unique, comme dans un rêve.» (Marie Curie, 1923) C’est dans ce laboratoire de fortune que le jeune couple aboutit, en juillet et en décembre 1898, à la découverte de deux éléments nouveaux, particulièrement radioactifs, le polonium et le radium. En juin 1903, Marie Curie soutient à la faculté des sciences de l'Université de Paris (Sorbonne) sa thèse de doctorat ès sciences physiques «sur les nouvelles substances radioactives» et, en décembre de la même année, Pierre et Marie Curie reçoivent, avec Henri Becquerel, le prix Nobel de physique, pour la découverte de la radioactivité naturelle. La France commence alors à s’intéresser aux deux savants, déjà honorés à l’étranger. En 1905, Pierre est nommé professeur à la Sorbonne, et on lui attribue un petit laboratoire, rue Cuvier. Marie Curie, quant à elle, est nommée chef de travaux du laboratoire de son mari. ^Cliquez pour agrandir ^ FIN DE LA SECOND E PARTIE SOYEZ PATIENT LA DERNIÈRE PARTIE 20è SIÈCLE EST EN COURS D'ÉCRITURE
- Mineralogie.club|Formation des minéraux|JJ Chevallier
Les processus de formation des minéraux dans les contextes magmatique, métamorphique et sédimentaire. FORMATION DES MINÉRAUX Page 1 généralités Partager SOMMAIRE Page 1 : Généralités Page 2 : Origines magmatiques Page 3 : Origines métamorphiques Page 4 : Origines sédimentaires Page 5 : Évaporites " Les minéraux ne se forment pas n’importe où. Leur genèse dépend de conditions particulières liées essentiellement à la géologie et à la chimie du milieu de formation. " Comme tous les corps simples et combinaisons chimiques, les minéraux peuvent se trouver sous les trois états : gazeux, dans les fumerolles, liquides, dans les magmas et les solutions hydrothermales et solides. Les minéraux solides peuvent se présenter sous deux formes : Désordonnée, les atomes sont enchevêtrés les uns avec les autres sans ordonnancement on dit que le minéral est amorphe ; Ordonnée stable, les atomes forment des cristaux qui répondent aux normes de la cristallographie on dit que le minéral est cristallisé. LA CONDITION FONDAMENTALE A LA CRISTALLISATION Une petite expérience démonstrative ... 1/Dans une bouteille d'eau d'un demi litre ajoutez 50 grammes de sel que vous faites dissoudre complètement. Vous obtenez ainsi une solution saline concentrée. (celle de l'océan Atlantique est de 35g/l). 2/ Versez un centimètre de cette solution dans une casserole et chauffez la jusqu'à évaporation totale. Au fond de la casserole vous trouverez une poudre de sel, en l'observant à la loupe grossissement 10 vous ne verrez pas de cristaux et même avec un fort grossissement sous binoculaire vous n'en découvrirez pas. 3/ Versez quelques millimètres de la même solution dans une soucoupe que vous déposerez au soleil sur une bordure de fenêtre ou sur un radiateur tiède. L'évaporation de l'eau sera lente et vous verrez apparaitre des cristaux bien formés. Conclusion : Lorsque l'évaporation ou le refroidissement qui génère la cristallisation est lent, les molécules ont le temps de s'organiser en cristaux réguliers. Dans le cas n°1 que nous venons d'évoquer, les molécules d'eau s'évaporent très vite et les atomes de sodium et de chlore forment des molécules qui n'ont pas le temps de s'organiser. La cristallisation est la genèse d’un cristal, c’est le passage de l’état désordonné d’une structure atomique, une molécule liquide ou gazeuse même parfois solide à un état ordonnée solide selon les lois de la cristallographie. Les trois conditions qui président à ce changement d’état sont : La température La pression Le facteur temps Les cristaux se forment : soit par refroidissement des minéraux en fusion, ou magmas, des minéraux à l'état gazeux ou fumerolles, minéraux formés à hautes températures ; soit à partir de solutions hydrothermales, minéraux de basses températures. La croissance des cristaux commence quand, après formation d'une première molécule, la maille élémentaire qui est un minuscule cristal, celle-ci soustrait à son environnement de plus en plus des éléments chimiques de la substance dont elle est composé qui forment de nouvelles molécules attachées ensemble par des atomes communs, tout en respectant les lois de la cristallisations du système cristallin auquel appartient le minéral considéré. L'environnement dans lequel se forment les minéraux change leurs caractères. Ceux qui se forment dans la cheminée d’un volcan de type explosif et les comparer à ceux que l'on trouve dans une cavité froide et tranquille. Pourtant des minéraux cristallisent dans les deux cas et nous observer que certains minéraux sont caractéristiques de certains types de conditions. Évolution de l’étalement d’une goutte d’eau sur un support à -13°C. La formation des cristaux de glace (flèches à 0.8ms) se produit d’abord à l’intérieur, puis les cristaux rattrapent la ligne de progression de l’étalement (flèches à 3.7ms) 4 PROCESSUS C'est ainsi que l'on distinguera trois grandes classes de formation selon les trois processus qui sont : magmatique qui comprendra les minéraux d'origine du refroidissement magmatique plutonique, interne et ceux, volcaniques, issue du refroidissement magmatique externe ; métamorphique où des minéraux subiront des transformations sous l’influence de conditions internes ou externes ; sédimentaire où sous l’action de l’eau et des gaz atmosphériques, de l’érosion mécanique et la décomposition d'éléments biologiques, l'ensemble de ces processus aboutissent à une altération chimique. Les minéraux présents se transforment ou se dissolvent et génèrent des minéraux secondaires. évaporites minéraux formé par l'évaporation de l'eau dans laquelle ils étaient dissous Origine magmatique | Origine métamorphique | Origine sédimentaire | Évaporites Sources. Planète Terre, Pierre André Bourque : http://www2.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/intro.pt/planete_terre.html Cours de géologie : http://coursgeologie.com/18-la-differenciation-magmatique.html Géowiki : http://www.geowiki.fr/index.php?title=Formation_et_gisement_des_min%C3%A9raux
- Pétrovite | nouveau minéral | mineralogie.club | Jean Jacques Chevallier
Un nouveau minéral découvert dans les scories fumerolles d'un volcan russe. Ce minéral présente une structure moléculaire très intéressante qui aura des applications future. PETROVITE Na 6 Cu (SO 4 ) 4 Approuvé par l’IMA n°2018-149b Sous la formule : Na6 Cu (SO4 )4 Agrégats globulaires de pétrovite. (Filatov et al.) Nouveau minéral découvert en 2000, dans les fumerolles du volcan Tolbachik, presqu’ile de Kamchatka Krai, Russie. Un volcan de la ceinture de feu du Pacifique à qui l’on devrait la découverte de 130 espèces minérales (à confirmer, la source n’étant pas scientifiquement fiable). Le spécimen étudié ici a été recueilli, près du deuxième cône de scories associée à l’éruption de 1975, et a été conservé pour une analyse ultérieure. C’était peut-être long, mais cette analyse révèle maintenant que ce minéral d’un bleu vibrant présente des caractéristiques moléculaires particulières rarement vu auparavant. L’étude a été menée par une équipe de scientifiques de diverses institutions de recherche de toute la Russie. L’évaluation diagnostique minéralogique a été effectuée par Lidiya Vergasova, associée de recherche principale à l’Institut de volcanologie et de sismologie de la branche extrême-orientale de l’Académie russe des sciences. Elle est une grande experte en minéralogie des expirations volcaniques en Russie. Andrey Shablinskii, associé de l’Institut Grebenshchikov de chimie silicate et diplômé de l’Université de Saint-Pétersbourg, a étudié la structure cristalline du nouveau type minéral. Il l’a décrit avec Sergey Krivovichev, professeur à l’Université de Saint-Pétersbourg, directeur du Centre scientifique kola, membre correspondant de l’Académie russe des sciences. En outre, Andreï Shablinskii a effectué une analyse de phase aux rayons X et, avec Stanislav Filatov, chef de l’équipe de recherche, professeur à l’Université de Saint-Pétersbourg, a identifié les constantes optiques du minéral. La composition chimique du minéral a été déterminée par Svetlana Moskaleva, associée de recherche à l’Institut de volcanologie et de sismologie de la branche extrême-orientale de l’Académie russe des sciences. Grain individuel de pétrovite. (Filatov et coll., Mineralogical Magazine, 2020) Structure Dans la structure de ce minéral il y a une particularité : l’atome de cuivre dans la structure cristalline de la Petrovite a une coordination inhabituelle et très rare avec sept atomes d’oxygène. " Une telle coordination n’est caractéristique que de quelques composés, ainsi que de la saranchinaite ", (professeur Stanislav Filatov). Il y a un atome de cuivre (Cu) et six sites de sodium (Na), dont l’un est également occupé par la majeure quantité du calcium (Ca). L’atome de cuivre (Cu), forme cinq liaisons cuivre-oxygène (Cu-O) dans la gamme 1.980-2.180 Å et deux liaisons longues ≈ 2.9 Å, créant un polyèdre (CuO7 ), qui partage des coins avec le tétraèdre soufre-oxygène (SO4 ) pour former un groupe isolé [Cu2 (SO4 )8 ]12 . Cet arrangement moléculaire, est poreux, et présente des voies interconnectées qui pourraient permettre aux ions sodium de migrer à travers la structure. « Si nous pouvons reproduire le cadre en laboratoire » l’équipe de recherche pense que cela pourrait mener à des applications importantes en science des matériaux, ce qui pourrait permettre de nouvelles façons de développer des cathodes pour une utilisation dans les batteries et les appareils électriques. Structure cristalline montrant les voies de migration du sodium. (Filatov et coll., Mineralogical Magazine, 2020) Etymologie D’après le professeur Tomas Georgievich Petrov (né en 1931), Ph.D., pour « ses contributions à la minéralogie et à la cristallographie » Localité type Deuxième cône de scories, Percée du Nord, Éruption de la Grande Fissure, Volcan Tolbachik, Kamchatka Krai, Russie. Lieu de conservation des matériaux types : collections du Musée minéralogique de l’Université d’État de Saint-Pétersbourg, Université Emb. 7/9, Saint-Pétersbourg 199034, Russie, numéro de catalogue 1/19696. Habitus Cristaux tabulaires bleu-vert, jusqu’à 0,2 mm, portant souvent des inclusions gazeuses, qui sont entrelacés en agrégats globulaires cryptocristallin s bleu-vert qui enveloppent un matériau pyroclastique fin. Le minéral cristallise par précipitation directe à partir de gaz volcaniques. Une idée de la taille des agrégats de pétrovite. (Filatov et al.) Propriétés et données Références Shablinskii, A.P., Vergasova, L.P., Filatov, S.K., Moskaleva, S.V. (2019): Petrovite, IMA 2018-149a. Bulletin n° 52 du CNMNC; Mineralogical Magazine: 83; https://doi.org/10.1180/mgm.2019.73 Filatov, S.K., Shablinskii, A.P., Krivovichev, S.V., Vergasova, L.P., Moskaleva, S.V. (2020): Petrovite, Na10CaCu2(SO4)8, un nouveau sulfate fumarolic de la grande éruption de fissure de Tolbachik, péninsule du Kamtchatka, Russie. Mineralogical Magazine : 84 Since 01-06-2021
- Fluorite | mineralogie.club
Un des minéraux les plus recherché par les collectionneur, on le trouve partout dans le monde il présente de magnifiques combinaisons.
- Réflexion sur l'emploi de la litho thérapie ? | mineralogie.club | Y Lulzac et JJ chevallier
Mise au point sur la litho thérapie et sur les méthodes de vente. " L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit ! " Réflexions sur la pratique qui consiste à se tenir en bonne santé par l’emploi de la litho thérapie. Par Yves LULZAC et JJ Chevallier Photos Litho Market On constate, depuis quelques années, que beaucoup de marchands de minéraux proposent à leurs clients des espèces minérales capables de soulager leurs maux, uniquement en portant sur soi le minéral en question ou en buvant l’eau dans laquelle ce minéral a séjourné pendant un certain temps. Pour expliquer ces pouvoirs, certains marchands font état de rayonnements ou radiations spécifiques à un minéral donné. Propriétés qu’ils sont incapables d’expliquer d’une manière scientifique irréfutable mais dont ils ont eu connaissance par l’intermédiaire d’ouvrages ou d’articles édités ou publiés sur l’internet par des personnes qui, en général, n’ont rien à voir avec le domaine médical. Il est évident que la plupart de ces marchands ne font que répéter ce qu’ils ont lu ou entendu sans trop chercher à approfondir la chose et surtout sans évoquer la possibilité d’une guérison assurée car ils rentreraient dans le domaine de l’exercice illégal de la médecine. Au mieux ils admettent la possibilité de soulagements tout en recommandant à leurs interlocuteurs de faire confiance, en priorité, à leur médecin traitant. Recommandations, il faut l’avouer, dites souvent d’une manière très discrète... En principe, ces marchands ne font que vendre des minéraux sous n’importe quelle forme (cristaux naturels, fragments bruts ou taillés, etc). A leurs clients d’en faire ce qu’ils veulent ensuite. Mais si ces clients désirent avoir des précisions sur les vertus thérapeutiques de tel ou tel minéral, les vendeurs peuvent avoir des réactions différentes. Soit ils se contentent de répéter ce qu’ils ont lu dans les ouvrages publiés traitant de cette matière, sans donner leur avis personnel. Soit ils déclarent ne pas croire aux vertus thérapeutiques des pierres qu’ils vendent. Certains, dans la catégorie des premiers, n’hésitent pas à donner leurs avis personnels sur l’efficacité d’un minéral particulier. Mais toujours sans évoquer une guérison assurée. Ils restent prudents ! D’autres, dans la catégorie des seconds, essaient de convaincre leur client de l’inefficacité totale d’une telle pratique en la classant dans la catégorie des escroqueries. Mais il est évident que s’ils sont trop critiques vis-à-vis de cette pratique para médicale, ils risquent de perdre une partie de leur clientèle. Ce qui n’est pas très bon dans un domaine soumis à une grande concurrence. Pour ce qui concerne les prix de vente pratiqués sur des minéraux destinés à la litho thérapie, il est certain que certains vendeurs se font parfois des marges plus que confortables. Et c’est quand même au client d’agir en conséquence et de réaliser ses achats auprès des vendeurs les moins gourmands. Cependant, il faut avouer que c’est parfois la faute du client si les prix sont trop élevés par rapport à la nature du minéral en question. Combien de fois n’a-t-on pas entendu la réflexion suivante : si cette marchandise est vendue si bon marché, c’est qu’elle ne doit pas être valable ou efficace !.... D’autre part, certains vendeurs n’hésitent pas à baptiser un même minéral sous des noms différents. Soit disant des noms de variété compte tenu d’une forme, d’une couleur ou d’une origine qu’ils jugent un peu particulière. Il s’agit là d’une pratique irresponsable susceptible de jeter le trouble chez les personnes qui chercheraient à se documenter sérieusement sur le minéral qu’ils ont acheté. Mais il faut quand même remarquer que certains laboratoires pharmaceutiques ne se gênent pas pour pratiquer la même chose et n’hésitent pas à mettre des noms commerciaux différents sur une même molécule pourtant bien enregistrée et connue sous un nom générique. C’est ce qui se passe, par exemple, dans le domaine des anti douleurs..... Un minéral peut-il vraiment avoir un effet thérapeutique ? Pas dans l’état actuel de nos connaissances car, jusqu’à présent, les minéraux et les roches sont classés dans la catégorie des corps inertes lesquels, à part les minéraux uranifères, thoriumifères ou magnétiques, n’émettent aucune radiations ou ondes susceptibles d’agir sur le corps humain. Les vibrations du quartz dans les montres ou dans les composants électroniques n'ont rien de naturel et sont le fruit d'une excitation électrique. Cependant, ces corps inertes peuvent très bien avoir une action psychologique dans la mesure où la personne qui les porte est vraiment persuadée qu’ils peuvent la soulager, d’une certaine douleur, par exemple. Mais si cette douleur persiste ou prend de l’ampleur, il est évident que la consultation d’un médecin doit s’imposer. Si toutefois cette personne le veut bien car chacun est libre de disposer de son corps comme il l’entend. C’est ce que l’on appelle « l’effet placébo » reconnu par le monde médical mais dont on ignorerait encore le mode de fonctionnement exact. Les placébos sont prescrits par les médecins dans le cas de maladie psychosomatiques. Le terme psychosomatique désigne les troubles physiques causés ou aggravés par des facteurs d’origine psychiques. En général, ce terme désigne tout ce qui découle des effets de l’esprit sur le corps humain. C’est très probablement ce même effet qui serait responsable des guérisons, souvent qualifiées de miraculeuses, que l’on constate parfois dans certains lieux de pèlerinage, à Lourdes entre autres. Il est évident que ces guérisons sont très minutieusement et très longuement étudiées par le corps médical (croyant et non croyant), et, dans beaucoup de cas, ce corps médical est bien obligé de constater qu’il s’est produit un phénomène que l’état actuel des connaissances du corps humain ne parvient pas à expliquer. Ensuite, à chacun de croire ce qui s’est réellement passé. Donc, à partir du moment où une personne est absolument persuadée que telle ou telle action peut lui apporter un quelconque soulagement, je ne vois pas au nom de quoi on s’acharnerait à la dissuader de tenter l’expérience, sachant que d’autres personnes de son entourage auraient pu bénéficier d’un effet positif. Chacun est libre de penser ce qu’il veut et agir ensuite en fonction des résultats dont il aura eu connaissance. Il serait inadmissible, par exemple, que l’on placarde à l’entrée de la ville de Lourdes des affiches qualifiant d’escroquerie les phénomènes qui s’y sont produits, et à ridiculiser ceux qui oseraient y croire !... Et, bien sûr, l’escroquerie s’appliquerait également à tous les marchands de souvenirs et autres objets relatifs à ces « miracles ». Il en est de même pour la litho thérapie, ou pour le pouvoir de n’importe quel gri-gri. Si des personne y croient fermement et si cela leur apporte un soulagement physique ou plus simplement moral, il serait inhumain de les en dissuader alors que l’on est actuellement incapable de connaître toutes les possibilités du corps humain. Vouloir tout régenter par la science n’est peut-être pas une bonne pratique tant que l’on n’aura pas compris tous les phénomènes qui nous entourent, et ceci dans tous les domaines. En conclusion, il serait très imprudent de qualifier d’escroquerie une pratique thérapeutique, à base de minéraux ou d’autre chose qui, par son action psychologique, apporterait un certain soulagement à une personne en difficulté physique ou morale. Chacun est libre de penser et de croire ce qu’il veut en fonction de ce qu’il a pu entendre et constater autour de lui. Si une personne est persuadée, (à tort ou à raison en l’absence de toute étude scientifique universellement reconnue), qu’une espèce minérale peut la soulager physiquement ou moralement, il est certain qu’elle cherchera à se procurer le minéral en question et qu’elle sera donc obligée de se fournir chez un marchand spécialisé. Quant aux prix de vente pratiqués, ils doivent suivre normalement la loi de l’offre et de la demande. Il est donc difficile d’accuser un vendeur d’escroquerie en pratiquant son action de commerce. Pour pouvoir le traiter d’escroc dans cette action, il faut donc qu’il pratique des marges particulièrement excessives comparées à ce qui se pratiquerait par ailleurs dans le domaine de la minéralogie, et qu’il trompe les clients en utilisant des appellations non reconnues ou des imitations de minéraux. C’est donc au client d’être vigilant et de faire jouer la concurrence. Et si le vendeur en question fait état, pour justifier son prix élevé, d’un prétendu fort potentiel curatif du minéral qu’il vend, il serait doublement escroc ! Yves Lulzac Parfait exemple d'un grossier assemblage, par collage, de 4 variétés de quartz, SiO 2 , pour tromper le client, Il est certain qu'un tel objet ne pourrait avoir été vendu sans en vanter les bienfaits et vertus exceptionnels.
- Labos d'expertises | mineralogie.club
Il ne faut pas faire confiance à tous les rapports d'expertises de gemmes. LABORATOIRES D'EXPERTISE LABORATOIRES D'EXPERTISE LABORATOIRES D'EXPERTISE LABORATOIRES D'EXPERTISE Dans le monde, on compte des centaines de laboratoires spécialisés dans l’authentification des pierres précieuses colorées, en particulier dans les pays producteurs. Malheureusement, la plupart d’entre eux ne sont pas dignes de confiance, car leurs certificats n’ont aucune valeur. Il s’agit souvent non pas de laboratoires, mais d’ateliers clandestins qui, pour une rémunération, créent de fausses attestations et les vendent à des commerçants peu regardants. Certains d’entre eux contrefont même des documents semblables à ceux émis par des instituts renommés. Bien sûr, ces certificats ne vanteront que la beauté naturelle et irréprochable de cette pierre précieuse. Les personnes les plus malveillantes pourraient même affirmer qu’elle a subi « un léger chauffage », ce qui n’altère en rien sa valeur, et qu’en outre, le chauffage est une pratique ancestrale. Le type même de certificat dont on doit se méfier. Grâce à mes excellents contacts, je suis heureux de vous recommander cinq grands laboratoires en qui j’ai une confiance totale. Cependant, je ne peux pas vous proposer une liste exhaustive, car il y en a beaucoup d’autres que je ne connais pas assez bien pour les recommander. En Europe, j’en citerai quatre, deux en France et deux en Suisse, je citerai un labo étranger car il est le plus connu en particulier pour le diamant. https://laboratoire-francais-gemmologie.fr/ La gemmologie est profondément ancrée dans l’histoire de France, grâce à la multitude de joyaux ayant appartenu à la couronne et à l’aristocratie. C’est ainsi que le Laboratoire Français de Gemmologie créé en 1929 par la chambre syndicale des négociants en diamants, perles, pierres précieuses et des lapidaires, appartenant maintenant à la chambre syndicale de l’Union française de la Bijouterie, Joaillerie, Orfèvrerie, Pierres et Perles, est le plus vieux labo au monde. Son laboratoire ultramoderne est pourvu des équipements d’analyse les plus performants. Son personnel, que j’ai souvent l’occasion de rencontrer, est très compétent grâce à son sérieux et à sa formation. https://www.ifg-lab.fr/ L’Institut français de gemmologie est un laboratoire de gemmologie indépendant situé au cœur de Paris. Il aide les particuliers et les professionnels à connaître les caractéristiques techniques de leurs pierres et de leurs bijoux. Il travaille en étroite collaboration avec des gemmologues chevronnés, titulaires de diplômes décernés par les institutions universitaires les plus prestigieuses. Il est équipé de matériel de pointe et ses rapports sont précis et minutieux. C’est le laboratoire qui offre les tarifs et les délais les plus justes en France. En Suisse Les laboratoires helvétiques sont actuellement reconnus comme les centres d’expertise en gemmologie parmis les plus prestigieux. Ils bénéficient d’une réputation irréprochable et leurs attestations sont également hautement estimées dans l’industrie de la haute bijouterie. Cependant, il faut savoir que leurs prix exorbitants ne s’adressent qu’à des articles de grande valeur. https://www.ifg-lab.fr/ Depuis sa création en 1923, le Gübelin Gem Lab s’est imposé comme l’un des laboratoires de gemmologie les plus respectés au monde. À l’origine, il était chargé d’examiner et d’authentifier les pierres utilisées dans les bijoux Gübelin, ce qui a permis de préserver la confiance de la clientèle et de rester fidèle à ses idéaux. Le Gübelin Gem Lab, entité autonome du groupe Gübelin, se distingue par son utilisation des avancées scientifiques les plus récentes et de matériel de pointe pour ses analyses. Sur cette base, il publie des rapports gemmologiques d’une réputation internationale, qui sont appréciés et sollicités par des maisons de vente aux enchères prestigieuses, des négociants en pierres précieuses, des joailliers, des familles royales et des collectionneurs du monde entier à la recherche d’avis impartiaux et fiables sur leurs pierres précieuses. https://www.ifg-lab.fr/ L’Institut suisse de gemmologie est affilié à la Fondation suisse pour la recherche sur les pierres précieuses (SSEF : Schweizerische Stiftung für Edelstein-Forschung). Il fonctionne en toute autonomie, selon un cadre scientifique. La fondation SSEF a été fondée par des organisations professionnelles (UBOS : Union de la Bijouterie et Orfèvrerie Suisse) le 22 août 1972. La fonction du laboratoire de la SSEF est d’analyser les pierres précieuses et de délivrer des rapports d’analyse pour les diamants, les pierres de couleur et les perles. Il a été reconnu en 1978 par la Confédération internationale de la bijouterie joaillerie et orfèvrerie – CIBJO. Le laboratoire est également membre de l’International Colored Stone Association – ICA et du Laboratory Manual Harmonisation Committee (LMHC). Tous les gemmologues du laboratoire ont une formation scientifique et gemmologique et travaillent avec un haut niveau d’expérience et d’intégrité. Le laboratoire est équipé des instruments d’analyse les plus modernes. Cela garantit que l’authenticité des pierres précieuses, leur origine et les traitements éventuels peuvent être testés de la manière la plus scientifique et reproductible possible. Aux Etats-Unis Le Gemological Institute of America (GIA), reconnu comme l’institution la plus prestigieuse au monde en matière d’évaluation et d’identification des diamants, des pierres précieuses et des perles, se distingue par sa présence internationale grâce à un vaste réseau d’agences, à l’exception de l’Europe. En effet, le GIA a su établir une réputation sans faille en tant qu’autorité incontestée sur la base de son engagement indéfectible envers l’objectivité et l’expertise. Il assure ainsi l’intégrité et l’exactitude de chaque rapport qu’il produit. Le GIA soumet chaque matériau à un examen rigoureux pour en évaluer l’authenticité et divulguer tout traitement éventuellement découvert lors de ses analyses.
- mineralogie.club|glossaire météorites|Jean Jacques Chevallier|géologie
Tous les mots se rapportant aux météorites, leurs chutes, les impacts, les descriptions etc. sont dans ce glossaire très complet de Wikipédia. GLOSSAIRE MÉTÉORITES Partager AVERTISSEMENT Cette page est une copie de la page Glossaire météorite de Wikipédia L'Encyclopédie Libre https://fr.wikipedia.org/wiki/Glossaire_des_m%C3%A9t%C3%A9orites A • Ablation : processus par lequel une météorite perd une partie de sa masse par fusion puis vaporisation, en raison du frottement atmosphérique, pendant sa chute sur Terre. • Acapulcoïte (en) : achondrite primitive de composition intermédiaire entre les chondrites de types E et H. Les acapulcoïtes gardent des traces de textures chondritiques, notamment des fantômes de chondres. • Accrétion : processus par lequel la matière du disque protoplanétaire se rassemble pour former des planétésimaux, puis ceux-ci pour former des planètes. • Achondrite : météorite différenciée, principalement formée de silicates et dépourvue de chondres. Les achondrites représentent 8,8 % de toutes les chutes. Attention ! cette définition est la plus commune, mais il faut noter que la classification de Weisberg et coll.1 exclut les achondrites primitives des achondrites et range au contraire parmi elles une partie des météorites de fer et des météorites mixtes. En fonction de leur texture et de leur composition minéralogique et chimique (teneur en Ca, notamment) on distingue les achondrites primitives (acapulcoïtes, lodranites et winonaïtes) et l’on classe les autres en angrites, aubrites, chassignites, diogénites, eucrites, howardites, nakhlites, shergottites et uréïlites. Certains critères (dont les isotopes de l'oxygène) permettent de rassembler les achondrites provenant d’un même corps parent : SNC (shergottites, nakhlites et chassignites) de Mars et HED (howardites, eucrites et diogénites) de Vesta ; on fait aussi une place à part aux météorites lunaires. o Achondrite à enstatite : voir ‘Aubrite’. o Achondrite basaltique (en) : achondrite composée des mêmes minéraux que les basaltes terrestres, et de composition voisine. Le groupe des achondrites basaltiques rassemble essentiellement les achondrites HED, mais on leur adjoint parfois les angrites. o Achondrite HED : howardite, eucrite ou diogénite (le sigle HED rassemble les initiales de ces trois sous-groupes). On pense que les achondrites HED proviennent de l’astéroïde Vesta. o Achondrite primitive (en) : achondrite n'ayant subi qu'une fusion partielle, et donc incomplètement différenciée. Les achondrites primitives ont des textures d'achondrites mais gardent des vestiges de la composition et des textures des chondrites. On les subdivise en acapulcoïtes, lodranites et winonaïtes. Attention ! cette définition est la plus commune, mais il faut noter que la classification de Weisberg et coll.1 met les achondrites primitives dans une classe séparée des ‘achondrites’, et y range aussi une partie des météorites de fer et des météorites mixtes. o Achondrite SNC : shergottite, nakhlite ou chassignite (le sigle SNC rassemble les initiales de ces trois sous-groupes). On pense que les achondrites SNC proviennent de la planète Mars. • Aérolithe (ou aérolite) : synonyme désuet de ‘Météorite’, voire plus précisément de ‘Météorite pierreuse’. • Âge : durée écoulée depuis un certain événement (qu’il est conseillé de préciser). o Âge d’exposition (d’une météorite) : durée de son séjour dans l’espace. Entre le choc qui l’extrait d’un corps parent et sa chute sur Terre un météoroïde est exposé aux rayons cosmiques, qui interagissent avec ses matériaux en produisant toute une série de nucléides. L’analyse de certains de ces nucléides permet de calculer la durée de l’exposition. o Âge de formation (d’une météorite, d’une inclusion, voire d’un minéral) : durée écoulée depuis la formation (agrégation de constituants, cristallisation, etc.) de l’objet considéré. On obtient cet âge par diverses méthodes de datation radiométrique. o Âge terrestre (d’une météorite) : durée écoulée depuis sa chute sur Terre. S’il n’est pas trop petit cet âge peut être mesuré par des méthodes isotopiques (temps écoulé depuis la cessation de l’exposition au rayonnement cosmique). • ALH : sigle servant à dénommer les météorites collectées dans les Allan Hills. Exemple : ALH 84001, une météorite martienne. • Allan Hills (en) : groupe de collines antarctiques où de nombreuses météorites se sont trouvées rassemblées par les écoulements de glace. • Altération : ensemble des transformations minéralogiques d'une roche lorsqu'elle est exposée aux effets de l'eau. On sait en général distinguer l’altération terrestre d’une météorite (subie après sa chute sur Terre), acquise à basse température en milieu oxydant, de l’altération subie dans le corps parent, acquise en milieu réducteur à température basse ou modérée. • Amphotérite : synonyme désuet de ‘Chondrite de type LL’. • Angrite : achondrite composée principalement de fassaïte, un pyroxène calcique. • Anormale : se dit d’une météorite dont certaines caractéristiques diffèrent sensiblement de celles des autres météorites de son groupe. • ANSMET : ANtarctic Search for METeorites (« Recherche de météorites dans l’Antarctique »), un programme de collecte de météorites à proximité immédiate des monts Transantarctiques. • Astéroïde : objet céleste circulant autour du soleil mais de taille inférieure à celle d’une planète, et qui n’est pas une comète ni un objet de Kuiper ; si la taille de l’objet est inférieure à 1−10 m on le qualifie plutôt de météoroïde. La majeure partie des météorites ont pour corps parent un astéroïde. o Astéroïde différencié : voir ‘Différenciation’. • Ataxite : météorite de fer caractérisée par l’absence de structures visibles après traitement à l’acide. Les ataxites sont principalement composées de taénite et leur teneur en Ni dépasse 16 % pds. • Aubrite (ou achondrite à enstatite) : achondrite constituée principalement d’enstatite (un orthopyroxène magnésien). Fortement réduites comme les chondrites à enstatite, les aubrites comportent en revanche très peu de fer métallique. B • Bandes de Neumann : voir ‘Lignes de Neumann’. • Brachinite : achondrite primitive composée presque entièrement d'olivine équigranulaire. • Brèche : roche constituée en majeure partie de l’agglomération de fragments anguleux. o Brèche d'impact : roche composée de fragments d’origine terrestre, extraterrestre ou mixte agglomérés à la suite de l’impact d’une météorite. o Brèche météoritique (ou météorite bréchifiée) : météorite qui est aussi une brèche. C • CAI : abréviation de calcium-aluminium-rich inclusion (« inclusion riche en calcium et aluminium »). Les CAI sont des inclusions réfractaires composées de petits cristaux riches en Ca, Al et Ti, que l’on trouve surtout dans les chondrites carbonées (notamment les CV3 et les CM2). On pense que les CAI sont les premiers solides à s’être condensés dans la nébuleuse solaire. • Cérès : le plus gros objet de la ceinture d'astéroïdes, peut-être le (ou l’un des) corps parent(s) des chondrites de type CM. • Champ de dispersion (ou ellipse de chute) : zone dans laquelle se sont trouvés dispersés les différents fragments d’une même météorite. • Chasseur de météorites : toute personne, amateurou professionnel, qui recherche activement des météorites. • Chassignite : achondrite constituée principalement d’olivine, et semblable aux dunites terrestres. On pense que les chassignites proviennent de la planète Mars. • Chondre : grain arrondi, d’origine ignée et de taille millimétrique, que l’on trouve dans la plupart des chondrites (à l’exception notable des chondrites carbonées de type CI). • Chondrite : météorite pierreuse n’ayant pas subi de fusion. Mis à part les éléments H et He les chondrites ont une composition voisine de celle du soleil (plus ou moins proche selon le type de chondrite). Ce sont les météorites les plus fréquentes (86,2 % des chutes). En fonction de leur composition minéralogique, chimique et isotopique on divise les chondrites en chondrites ordinaires , chondrites carbonées, chondrites à enstatite, kakangarites et rumurutites. o Chondrite à enstatite 2 (ou chondrite de type E) : chondrite dont la partie silicatée est très pauvre en fer. Fortement réduites, les chondrites à enstatite sont essentiellement composées d’enstatite (un orthopyroxène magnésien) et de métal Fe-Ni. Elles représentent 1,6 % de toutes les chutes (1,9 % des chondrites). o Chondrite carbonée (ou chondrite de type C, ou simplement chondrite C) : chondrite de composition très proche de celle du soleil (sauf pour H et He). Les chondrites carbonées sont les météorites les plus primitives. Riches en eau et fortement oxydées, elles comprennent plusieurs % pds de carbone (y compris sous forme de molécules organiques). Elles représentent 4,4 % de toutes les chutes (5,1 % des chondrites). On les subdivises en chondrites CH, CI, CK, CM, CO, CR et CV (sous-types High iron, Ivuna, Karoonda (en), Mighei, Ornans, Renazzo et Vigarano). o Chondrite de type H (ou simplement chondrite H) : chondrite ordinaire riche en fer total : 25−31 % pds (la lettre H est le mnémonique de high iron content (« forte teneur en fer »)). Les chondrites H sont presque aussi nombreuses que les chondrites L : 33,8 % de toutes les chutes (39,2 % des chondrites, 42,3 % des chondrites ordinaires). o Chondrite de type K (ou simplement chondrite K) : voir ‘Kakangarite’. o Chondrite de type L (ou simplement chondrite L) : chondrite ordinaire pauvre en fer total : 20−23 % pds (la lettre L est le mnémonique de low iron content (« faible teneur en fer »)). Les chondrites de type L sont aussi modérément pauvres en fer réduit : 4−10 % pds (contre 17-23 pour les chondrites de type H). Elles constituent le groupe de météorites le plus fourni : 37,5 % de toutes les chutes (43,4 % des chondrites, 46,8 % des chondrites ordinaires). o Chondrite de type LL (ou simplement chondrite LL) : chondrite ordinaire pauvre en fer total et en fer réduit : 19-22 et 0,3−3 % pds (le sigle LL est le mnémonique de low total iron and low metal contents (« faibles teneurs en fer total et en métal »)). Les chondrites LL constituent 8,6 % de toutes les chutes (10 % des chondrites, 11 % des chondrites ordinaires). o Chondrite de type R (ou simplement chondrite R) : voir ‘Rumurutite’. o Chondrite ordinaire (on dit parfois chondrite O) : chondrite dans laquelle les grains de fer-nickel et les chondres sont répartis uniformément dans la matrice, et ont en moyenne une composition voisine de celle de la matrice. Comme leur nom l’indique les chondrites ordinaires sont les chondrites les plus fréquentes (93 %), elles représentent 80 % de toutes les chutes de météorites. On les divise en chondrites de type H, chondrites de type L et chondrites de type LL selon leur teneur en fer total et en fer réduit. On pense que les chondrites H, L et LL proviennent de trois corps parents distincts. • Chute : météorite que l’on a vu tomber et que l’on a retrouvée peu après. Les autres météorites sont des trouvailles. • Classe : subdivision d’une classification. Les météorites d’une même classe partagent un certain nombre de caractéristiques jugées importantes pour comprendre leur origine. Une classe est souvent subdivisée elle-même en groupes. o Classe structurale : regroupement de météorites de fer ayant la même structure, en termes de nature, forme et taille des cristaux de Fe-Ni. On divise ainsi les météorites de fer en hexaédrites, octaédrites et ataxites, et l’on subdivise aussi les octaédrites en sous-classes structurales selon la largeur des lamelles de kamacite. • Classification des astéroïdes : les astéroïdes sont classés selon leur type spectral. Il règne malheureusement une certaine confusion dans la définition précise de ces types, et les lettres utilisées pour les dénommer ne se correspondent pas exactement d’une classification à l’autre. o Classification de Chapman (en), Morrison (en) et Zellner (1975)3 : astéroïdes de types C (sombres et montrant souvent les raies de minéraux hydratés, 75 % des astéroïdes étudiés), S (montrant les raies d’un mélange de silicates, 17 %) et U (les autres, 8 %). o Classification de Tholen (1984) 4 : 14 types, dont 7 réunis en 2 groupes. Ce sont le groupe C (types B, F, G et C), le type S, le groupe X (types M, E et P) et les types de moindre importance numérique (A, D, T, Q, R et V). Les astéroïdes de types C, S et M pourraient être des corps parents des chondrites carbonées, chondrites ordinaires et météorites de fer (avec quelques associations plus précises entre certains sous-groupes d’astéroïdes et de météorites). o Classification SMASS (Bus et Binzel, 20025) : 26 types, dont 21 réunis en 3 groupes. Ce sont le groupe C (types B, Cb, C, Cg, Cgh et Ch), le groupe S (types S, A, Q, R, K, L, Sa, Sq, Sr, Sk et Sl), le groupe X (types X, Xe , Xc et Xk) et les types non regroupés (T, D, Ld, O (en) et V). • Classification des météorites : plusieurs schémas de classification sont utilisés concurremment, mais qui diffèrent surtout par leur organisation générale (les grandes classes). Quand on rentre dans le détail on retrouve essentiellement les mêmes subdivisions (celles des chondrites ou des météorites de fer, p. ex.). o Classification de Rose-Tschermak-Brezina : météorites pierreuses, météorites de fer et météorites mixtes. Énoncée par Gustav Rose en 18626 puis détaillée par Gustav Tschermak (de) en 18727 et Aristides Brezina (en) en 19048, cette classification traditionnelle est encore employée. Bâtie d’un point de vue naturaliste, elle n’est pas très pertinente au plan génétique parce qu’elle rassemble comme météorites pierreuses les chondrites et les achondrites qui ont subi des processus très différents, ni même très cohérente car elle exclut des météorites mixtes des chondrites comportant près de 50% de fer et des météorites de fer très riches en inclusions silicatées. o Classification usuelle : météorites non différenciées d’un côté (les chondrites), et météorites différenciées de l’autre (les non-chondrites : achondrites, météorites de fer et météorites mixtes). o Classification de Rubin (en) (1997)9 : chondrites, achondrites primitives et météorites différenciées (autres achondrites, météorites de fer et météorites mixtes). o Classification de Krot et coll. (2003) 10 : chondrites et non-chondrites (primitives ou différenciées). Sous le vocable de ‘non-chondrites différenciées’ Krot et coll. rangent les achondrites (non primitives), les météorites mixtes et les météorites de fer. o Classification de Weisberg et coll. (2006)1 : chondrites , ‘achondrites primitives’ et ‘achondrites’. Dans ce schéma les météorites de fer et les météorites mixtes sont rangées parmi les achondrites primitives ou les achondrites selon leur degré de différenciation. • Cohénite : carbure (Fe,Ni,Co)3C. Ce minéral est communément trouvé, comme la schreibersite, en bordure du fer-nickel des météorites. • Condensation : processus par lequel des constituants de la nébuleuse solaire ont formé des composés solides au fur et à mesure de son refroidissement. On appelle ‘séquence de condensation’ la liste de ces composés (par ordre de température décroissante). • Corps parent (d’une météorite) : astéroïde, planète ou satellite dont provient la météorite. • Croûte de fusion : couche vitreuse, généralement noire ou brune, à la surface d’une météorite. Cette croûte a pour origine la fusion subie en surface par la météorite du fait du frottement de l’air pendant sa traversée de l’atmosphère terrestre. D • DAG (ou DaG) : sigle servant à dénommer les météorites collectées sur le plateau libyen Dar al Gani. Exemple : DaG 400, une météorite lunaire. • Dar al Gani (en) : plateau calcaire du désert libyen, où l’on a collecté près d’un millier de météorites de toutes sortes. • Degré de choc (en) : caractérisation de l’intensité des chocs subis par une météorite. Les degrés de chocs sont notés de S1 (aucune trace de choc) à S6 (recristallisation des olivines, formation de ringwoodite, vitrification des plagioclases). • Différenciation : processus par lequel la matière d’un corps céleste (notamment du corps parent d’un groupe de météorites) s’est séparée en domaines contrastés (minéralogiquement et chimiquement), à la suite d’une fusion partielle ou totale. Un astéroïde (ou un satellite) différencié est ainsi constitué, comme une planète, d’un noyau, d’un manteau et d’une croûte. Une météorite différenciée est représentative de l’un des domaines d’un astéroïde (ou satellite) différencié ou d’une planète. • Diogénite : achondrite constituée essentiellement d’un cumulat de cristaux d’orthopyroxène magnésien. Apparentées aux howardites et aux eucrites, les diogénites proviennent sans doute de l’astéroïde Vesta. E • Ellipse de chute : voir ‘Champ de dispersion’. • Éros : l’un des objets de la ceinture d'astéroïdes, peut-être le (ou l’un des) corps parent(s) des chondrites de type L. • Eucrite : achondrite de composition et de texture très semblables à celles des basaltes terrestres. Achondrites les plus courantes, les eucrites proviennent sans doute de coulées de lave à la surface de l’astéroïde Vesta. F • Fer, fer IAB, etc. : raccourcis pour ‘météorite de fer’, ‘météorite de fer de type IAB’, etc. • Fer oxydé, fer réduit, fer total : le fer oxydé est le fer présent dans les silicates d’une météorite, le fer réduit est le fer du métal plus le fer des sulfures. Le fer total est la somme du fer oxydé et du fer réduit. Ces notions sont surtout pertinentes pour les chondrites. • Fer-nickel (ou Fe-Ni) : alliage métallique principalement constitué de fer et de nickel. Le fer-nickel des météorites comporte de 4.5 à 20 % pds de Ni, et parfois du soufre (S) sous forme de sulfures de Fe, Ni, Pb etc. • Figures (ou structure) de Widmanstätten : bandes entrecroisées de kamacite and de taénite, qui apparaissent par traitement à l’acide d’une section de fer-nickel. Les figures de Widmanstätten sont particulièrement fréquentes dans les octaédrites et les pallasites. • Fragmentation o Pour un astéroïde : séparation en plusieurs morceaux à la suite d’un choc (p. ex. avec un autre astéroïde) ; les fragments peuvent être de nouveaux astéroïdes plus petits et/ou des morceaux de taille bien inférieure (qui rencontreront éventuellement la Terre et y constitueront des météorites). o Pour une météorite : séparation en morceaux distincts sous l’effet du frottement de l’air, pendant la traversée de l’atmosphère terrestre. Il arrive assez souvent que des météorites trouvées indépendamment se révèlent à l’analyse être des fragments d’une même météorite initiale (ou plutôt, d’un même météoroïde). G • Grain présolaire (en) : grain solide de taille nanométrique à micrométrique, dont l’analyse isotopique montre qu’il s’est formé avant même le soleil. Présents dans le milieu interstellaire, ces grains qu’on retrouve dans certaines chondrites se sont formés dans le sillage de la fin des étoiles géantes et supergéantes. Ils sont constitués de carbone (diamant ou graphite), carbures (moissanite SiC, haxonite (en) NiC), nitrures (nierite (en) Si3N4), oxydes (corindon Al2O3, rutile TiO2), aluminates (spinelle MgAl2O4, hibonite (en) Ca2Al12O19) et/ou silicates (olivine, pyroxènes). • Groupe (de météorites) : les météorites d’un même groupe possèdent des caractéristiques minéralogiques, chimiques et isotopiques similaires, ce qui implique des conditions de formation voisines (voire la provenance d’un même corps parent). o Groupe principal (des pallasites) : la grande majorité des pallasites ont en commun une olivine très magnésienne (11−19 % mol), une corrélation entre les teneurs en Ni et en éléments-trace analogue à celle des fers IIIAB, et des compositions isotopiques de l’oxygène cohérentes entre elles. H • HED : voir ‘Achondrite HED’. • Hexaédrite : météorite de fer pauvre en Ni (4,5−6,5 % pds, le plus souvent 5,3−5,8 % pds), et donc essentiellement constituée de kamacite. Les hexaédrites ne présentent pas de figures de Widmanstätten, mais par contre souvent des lignes de Neumann. • Hibonite (en) : aluminate de calcium Ca2Al12O19. Ce minéral réfractaire est l’un des principaux constituants des CAI ainsi que des grains présolaires. • Howardite : brèche formée de fragments de diogénites et d’eucrites. Comme ces deux autres types d’achondrites les howardites proviennent sans doute de l’astéroïde Vesta. I • Impactite : roche formée ou transformée par l’impact d’une météorite. • Inclusion : petite quantité d’une phase (verre, minéral) ou d’un assemblage de phases (minéraux) entourée de toutes parts par une phase continue (minéral, Fe-Ni) ou un assemblage d’apparence continue (matrice). o Inclusion réfractaire (ou inclusion blanche) : voir ‘CAI’. o Inclusion silicatée : cristal ou assemblage de cristaux de silicate(s) inclus dans le métal d’une météorite de fer. J K • Kakangarite (ou chondrite de type K) : chondrite caractérisée par une matrice abondante et des compositions isotopiques d’oxygène semblables à celles des chondrites carbonées, des minéraux fortement réduits et un métal abondant (6−10 % vol) comme ceux des chondrites à enstatite, et des teneurs en éléments lithophiles réfractaires proches de celles des chondrites ordinaires. Les Kakangarites sont rares : environ 0,01 % de toutes les chutes (0,1 % des chondrites). • Kamacite : alliage Fe-Ni pauvre en Ni (5−10 % pds), présent dans le métal de la plupart des météorites de fer, météorites mixtes et chondrites. Cristallisant dans le système cubique centré, la kamacite est la même espèce cristalline que la ferrite (ou fer α) de la sidérurgie. L • Lignes (ou bandes) de Neumann : réseau de lignes parallèles visibles, après traitement à l'acide, sur la phase kamacite du fer-nickel de nombreuses météorites de fer (surtout les hexaédrites). Ces lignes sont le signe d'une déformation des cristaux de kamacite induite par un choc, et sont probablement dues à des impacts sur le corps parent de la météorite. • Lithosidérite : synonyme désuet de ‘Météorite mixte’. • Lodranite (en) : achondrite primitive proche des acapulcoïtes mais un peu plus différenciée (début de fusion partielle des silicates). On pense que les lodranites proviennent du même corps parent que les acapulcoïtes, mais d’une zone plus profonde. • Lunaïte : synonyme peu usité de ‘Météorite lunaire’. M • Maskelynite (en) : phase vitreuse présente dans certaines météorites et impactites. De composition généralement proche d’un plagioclase, la maskelynite pourrait résulter de la fusion totale de cristaux lors du passage d’une onde de choc, suivie par un refroidissement rapide. • Masse principale : le plus gros bloc d’une météorite fragmentée. • Matrice (d’une chondrite) : matériau à grain fin, et partiellement amorphe, qui occupe l’espace entre les objets plus gros comme les chondres et les CAI. On appelle aussi matrice le matériau à grain fin qui enrobe les cristaux majeurs de certaines achondrites. • Mésosidérite : météorite mixte dont la partie silicatée est constituée de fragments anguleux d’olivine, de pyroxène et de plagioclase. La composition chimique de cette partie silicatée est proche de celle des eucrites et des diogénites. Les mésosidérites représentent 0,7 % de toutes les chutes. • Métamorphisme : transformation minéralogique, texturale et parfois chimique d’une roche par suite de variations de la température, de la pression et/ou du fluide éventuellement présent. Les météorites peuvent subir un métamorphisme thermique par élévation de la température au sein du corps parent, mais aussi un métamorphisme de choc à la suite d’un impact. Quand les transformations sont dues à l’action chimique de fluides à température basse ou modérée on parle d’altération plutôt que de métamorphisme. o Métamorphisme de choc (en) : métamorphisme induit par une onde de choc. Ce métamorphisme se caractérise par différentes figures de déformation au sein des minéraux, et parfois par l’apparition inattendue de phases de très haute pression comme la ringwoodite. o Métamorphisme thermique : métamorphisme dû à une élévation de la température. En général le retour à des températures basses n’induit pas les transformations inverses, soit parce qu’il est trop rapide, soit parce que l’état de départ était hors équilibre (et que l’élévation de température a justement permis de tendre vers un équilibre). • Météore : phénomène lumineux dans le ciel, et notamment la traînée lumineuse produite par le frottement de l’air sur un météoroïde en train de tomber sur Terre. Par extension métonymique on dit souvent ‘météore’ au lieu de ‘météoroïde’, mais cet usage est considéré comme incorrect. • Météorite : objet trouvé sur Terre mais d’origine extraterrestre. o Météorite bréchifiée : voir ‘Brèche météoritique’. o Météorite de fer (ou météorite métallique, ou simplement fer ; aussi mais de façon maintenant déconseillée11 « météorite ferreuse », ou « sidérite ») : météorite composée principalement de fer-nickel. Les météorites de fer sont bien représentées parmi les trouvailles mais ne constituent que 4,1 % des chutes. On les a d’abord classées en fonction de leur structure (présence des figures de Widmanstätten et largeur de leurs lamelles : hexaédrites, octaédrites (elles-mêmes subdivisées) et ataxites. Cette structure est en lien direct avec la teneur en Ni mais on préfère aujourd’hui une classification purement chimique fondée sur les teneurs en Ni, Ga et Ge. On définit ainsi une douzaine de groupes correspondant presque certainement à des corps parents distincts : IAB (en), IC, IIAB (en), IIC, IID, IIE (en), IIIAB, IIICD (en), IIIE, IIIF, IVA et IVB (en), plus environ 15 % de météorites non regroupées. o Météorite différenciée (voir ‘Différenciation’) : achondrite, météorite de fer ou météorite mixte. Selon les schémas de classification les achondrites primitives (partiellement différenciées) sont ou non incluses dans cette classe. o Météorite lunaire : météorite dont on a pu montrer qu’elle provenait presque certainement de la Lune. Les météorites lunaires sont rares, tant parmi les trouvailles que parmi les chutes : moins de 0,1 %. o Météorite martienne : météorite dont on a pu montrer qu’elle provenait presque certainement de la planète Mars. Les météorites martiennes sont rares parmi les trouvailles (0,14 %) mais un peu moins parmi les chutes (0,5 %). o Météorite mixte (ou météorite ferro-pierreuse, ou sidérolite, ou sidérolithe) : météorite constituée de fer-nickel et de silicates en parts presque égales. Les météorites mixtes sont assez bien représentées parmi les trouvailles mais sont rares parmi les chutes : 1,1 % seulement. On divise les météorites mixtes en mésosidérites et pallasites. o Météorite non différenciée (voir ‘Différenciation’) : chondrite. o Météorite pierreuse (ou météorite rocheuse, ou simplement pierre) : météorite composée principalement de silicates. Les météorites pierreuses rassemblent donc les chondrites et les achondrites (mais ce regroupement n’est plus considéré comme très pertinent). • Météoroïde : objet spatial de taille inférieure à 1−10 m. S’il tombe sur Terre un météoroïde devient une météorite. • Micrométéorite : météorite de taille inférieure à 2 mm. Certaines micrométéorites ne dépassent pas 50 µm. N • Nakhlite (en) : achondrite composée principalement d’augite (un clinopyroxène magnésien et calcique), et d’olivine. Les nakhlites sont très rares (on n’en connaît qu’une dizaine). Comme les shergottites et les chassignites ce sont des météorites martiennes. • Nébuleuse solaire : nuage de gaz ou disque d'accrétion à partir duquel le système solaire s'est formé. • Nenetta : l’un des objets de la ceinture d'astéroïdes, peut-être le (ou l’un des) corps parent(s) des angrites. • Neumann : voir ‘Lignes de Neumann’. • Non-chondrite : météorite non différenciée (=chondrite). • NWA : abréviation de Northwest Africa (« Afrique de l'Ouest »). Ce sigle sert à dénommer les météorites collectées en Afrique de l’Ouest. Exemple : NWA 7034, une météorite martienne. • Nysa : l’un des objets de la ceinture d'astéroïdes, peut-être le (ou l’un des) corps parent(s) des aubrites. O • Octaédrite : météorite de fer modérément riche en Ni (6−18 % pds), et donc constituée surtout de kamacite et de taénite. Ces deux minéraux forment des lamelles entrecroisées en figures de Widmanstätten, mais se présentent aussi sous la forme d’une juxtaposition de grains appelée plessite. Le terme ‘octaédrite’ fait référence à la forme des cristaux de taénite, cette forme étant révélée par l’orientation des lamelles des figures de Widmanstätten (parallèles aux 8 faces de la famille de plans réticulaires {111} du système cubique). P • Pallas : troisième plus gros objet de la ceinture d'astéroïdes, peut-être le (ou l’un des) corps parent(s) des chondrites de type CR. • Pallasite : météorite mixte constituée essentiellement d’olivine et de fer-nickel. Le métal forme une phase continue entre les cristaux d’olivine mais ceux-ci se touchent et forment aussi un ensemble continu. On a d’abord pensé que les pallasites provenaient de la limite manteau-noyau d’un astéroïde différencié, mais cette hypothèse est aujourd’hui considérée comme irréaliste. Les modèles actuels font appel à des événements violents (tels que des collisions d’astéroïdes) pour mélanger le métal et les silicates (provenant des deux astéroïdes différents ou bien de couches différentes d’un même astéroïde). Les pallasites représentent 0,4 % de toutes les chutes. La plupart font partie du groupe principal (et proviennent peut-être d’un même corps parent) mais quelques autres s’en distinguent par leur minéralogie (pallasites à pyroxène) ou la composition isotopique de leur oxygène (groupe d'Eagle Station (en)). • Panspermie : hypothèse selon laquelle la vie sur Terre serait due à l’ensemencement d’êtres vivants (des bactéries, par exemple) par les météorites et/ou les comètes. Naturellement cette hypothèse, dont il est actuellement difficile d’évaluer la pertinence, ne fait que repousser le problème de l’origine ultime de la vie. • Piézoglypte : synonyme désuet de ‘Regmaglypte’. • Pierre : voir ‘Météorite pierreuse’. • Plessite : assemblage de petits grains de kamacite et de taénite, voire de tétrataénite, que l’on trouve dans les météorites de fer (surtout les octaédrites) et dans le métal des autres météorites (pallasites, mésosidérites, diverses chondrites et certaines achondrites). On la trouve notamment entre les larges bandes de kamacite et de taénite qui forment les figures de Widmanstätten. • Psyché : treizième plus gros objet de la ceinture d'astéroïdes, peut-être le (ou l’un des) corps parent(s) des chondrites à enstatite. Q • QUE : abréviation servant à dénommer les météorites collectées au pied de la Queen Alexandra Range (« Chaîne de la Reine-Alexandra »), en Antarctique. Exemple : QUE 94281, une météorite lunaire. R • Regmaglypte : cavité arrondie, creusée dans la surface d’une météorite par l’érosion atmosphérique pendant sa chute sur Terre. • Régolite (ou régolithe) : sol fragmenté, présent à la surface de nombreux objets du système solaire (Lune, Mars, astéroïdes, comètes). • Robinson : l’un des objets de la ceinture d'astéroïdes, peut-être le (ou l’un des) corps parent(s) des angrites. • Rumurutite (ou chondrite de type R) : chondrite partageant plusieurs caractéristiques avec les chondrites ordinaires (mêmes types de chondres, peu d’inclusions réfractaires, composition semblable pour la plupart des éléments chimiques, valeurs élevées du rapport 17O/16O), mais qui s’en distingue par une matrice abondante (environ 50 % vol, un plus grand degré d’oxydation (peu de métal, Fe et Ni étant essentiellement présents sous forme de silicates et de sulfures) et un plus fort enrichissement en 17O. Les rumurutites sont rares : environ 0,01 % de toutes les chutes (0,1 % des chondrites). On pense qu’elles proviennent du régolite d’un astéroïde. S • Schreibersite : phosphure (Fe,Ni)3P. Ce minéral est communément trouvé, comme la cohénite, en bordure du fer-nickel des météorites. • Séquence de condensation : voir ‘Condensation’. • Shergottite : achondrite de composition basaltique, et dont on a pu prouver qu’elle provenait de Mars ; les shergottites sont d’ailleurs les moins rares parmi les météorites martiennes. Les principaux minéraux sont la pigeonite (un clinopyroxène), l’augite (un clinopyroxène magnésien et calcique) et la maskelynite. La plupart des shergottites sont des cumulats mais certaines d’entre elles sont des laves. • Sidérite : voir ‘Météorite de fer’. • Sidérolite (ou Sidérolithe) : voir ‘Météorite mixte’. • SNC : voir ‘Achondrite SNC’. • Structure de Widmanstätten : voir ‘Figures de Widmanstätten’. • Suévite : brèche d’impact dont les fragments ont subi divers degrés de métamorphisme de choc (jusqu’à contenir du verre). T • Taénite : alliage Fe-Ni riche en Ni (20−65 % pds), présent dans le métal de la plupart des météorites de fer, météorites mixtes et chondrites. Cristallisant dans le système cubique à faces centrées, la taénite est la même espèce cristalline que l’austénite (ou fer γ) de la sidérurgie. • Tectite : matériau vitreux d’origine terrestre mais résultant de l’impact d’une météorite. • Tétrataénite (en) : minéral de composition FeNi. Cristallisant dans le système tétragonal (d’où son nom), la tétrataénite se forme aux dépens de la taénite par mise en ordre des atomes Fe et Ni. • Toro : l’un des objets de la ceinture d'astéroïdes, peut-être le (ou l’un des) corps parent(s) des chondrites de type L. • Trouvaille : météorite qu’on a trouvée (par hasard ou au cours d’une campagne de recherche systématique) mais que personne n’a vu tomber (contrairement aux chutes). • Type : ensemble de propriétés caractérisant un groupe ou sous-groupe (de météorites ou d’astéroïdes, notamment). o Type pétrologique (en) (d’une chondrite) : le type pétrologique caractérise l’intensité des transformations minéralogiques subies par une chondrite au sein de son corps parent. Les chondrites de type 3 sont les moins transformées. Les types 4 à 6 (voire 7) dénotent un métamorphisme thermique croissant, et les types 2 à 1 une altération croissante. o Type spectral (d’un astéroïde) : caractérisation du spectre de réflexion infrarouge de l’astéroïde, c.-à-d. du spectre électromagnétique de la lumière solaire réfléchie par sa surface. Ce spectre dépend principalement de la composition chimique et minéralogique des couches superficielles de l’astéroïde. La grande ressemblance entre le spectre de réflexion de certains astéroïdes et celui de certains groupes de météorites accrédite l’hypothèse que ceux-là soient les corps parents de celles-ci. U • Uréilite : achondrite constituée de cristaux de pigeonite (un clinopyroxène) et d’olivine enrobés dans une matrice de métal Fe-Ni, troïlite (un sulfure), cohénite (un carbure) et graphite (jusqu’à 2 % pds C). Les uréilites sont rares : 0,6 % de toutes les chutes. V • Veine de choc : matière ignée (anciennement fondue) remplissant une fracture d’une météorite. Les fractures des météorites sont toujours dues à des chocs, et c’est aussi l’énergie libérée par le choc qui est à l’origine de la fusion. • Vesta : deuxième plus gros objet de la ceinture d'astéroïdes, sans doute le corps parent des achondrites HED. • Vestoïde : astéroïde de même type spectral que Vesta. Les vestoïdes sont probablement des fragments de Vesta, et la source directe des achondrites HED. W • Widmanstätten : voir ‘Figures de Widmanstätten’. • Winonaïte : achondrite primitive de composition chondritique. Les minéraux (olivine, pyroxène et plagioclase, notamment) des winonaïtes ont des compositions chimiques, des textures et des compositions isotopiques de l’oxygène très semblables à celles des inclusions silicatées des météorites de fer de type IAB. Il est ainsi plausible que les winonaïtes et les météorites de fer de types IAB et IIICD (qui sont apparentées aux IAB) proviennent du même corps parent, un astéroïde partiellement différencié. X Y • Yamato (ou YA, ou Y) : nom ou abréviation servant à dénommer les météorites collectées au pied des monts Yamato, en Antarctique. Exemple : Yamato 000593 , une météorite martienne. Z Références : 1. a , b et c ( en ) Michael K. Weisberg, Timothy J. McCoy et Alexander N. Krot, «Systématique et évaluation de la classification de météorite» , DS Dans Lauretta et HY McSween, Météorites et le système solaire précoce II , Tucson, University of Arizona Press,2006, p. 19-52. 2. Article en anglais, plus détaillé : Enstatite chondrite. 3. ( en ) CR Chapman, D. Morrison et B. Zellner, « propriétés de surface des astéroïdes: une synthèse de la polarimétrie, radiométrie et spectrophotométrie » , Icare , vol. 25, n o 1,1975, p. 104-130 (DOI 10.1016/0019-1035(75)90191-8). 4. ( fr ) DJ Tholen, «classifications taxonomiques Asteroid» , Dans Asteroids II , Tucson, University of Arizona Press,1989 (ISBN 0-8165-1123-3), p. 1139-1150. 5. ( fr ) SJ Bus et RP Binzel, « la phase II du petit astéroïde enquête de la spectroscopie principale de la ceinture: une taxonomie basée sur les caractéristiques » , Icare , vol. 158, n o 1,2002, P. 146-177 ( DOI 10.1006 / icar.2002.6856 ). 6. ( de ) Gustav Rose, « catalogue systématique des météorites dans le Musée minéralogique de l'Université de Berlin » , Académie des Sciences de Berlin, rapports de réunion ,1862, p. 551-558 ;( De ) Gustav Rose, " Index systématique des météorites dans le Musée minéralogique de l'Université de Berlin " , Annals of Physics , vol. 1181863, p. 173-192. 7. ( de ) Gustav Tschermak, « La météorite du Musée impérial royal minéralogie le 1er Octobre, 1872 » , minéralogie libère ,1872, p. 165-172. 8. ( en ) Aristides Brezina, « La disposition des collections de météorites » , Actes de la Société philosophique américaine , vol. 43, n o 176,avril 1904, p. 211-247. 9. ( en ) Alan E. Rubin, « Minéralogie des groupes de météorites » , Meteoritics & Planetary Science , vol. 32,mars 1997, p. 231-247 (DOI 10.1111/j.1945-5100.1997.tb01262.x, lire en ligne [archive]). 10. ( en ) AN Krot, K. Keil, ERD Scott, CA Goodrich et MK Weisberg, «Classification des météorites» , Heinrich D. Dans Holland et Karl K. Turekian, Traité sur la Géochimie , vol. 1, Elsevier,2003, 83-128 p. (ISBN 978-0-08-043751-4, DOI 10.1016/B0-08-043751-6/01062-8). 11. « Ferreux » signifie conventionnellement en chimie fer à l'état rédox +2. Sidérite est le nom d'un minéral, d'où risque de confusion. Référence : les Cahiers du Règne Minéral, numéro spécial n°1 sur les météorites différenciées (juillet 2012). Bibliographie : • Brigitte Zanda et Monica Rotaru, Les météorites, Paris, Bordas, coll. « Carnets d’histoire naturelle », 1996, 128 p. (ISBN 2-04-027195-3) • ( En ) O. Richard Norton, L'encyclopédie de Cambridge de météorites , Cambridge University Press,2002, 354 p. (ISBN 0-521-62143-7) Since 01-06-2021
- Le Pertre | mineralogie.club | Y Lulzac - JJ Chevallier
Etain armoricain, le district minier du Pertre. L'ETAIN ARMORICAIN Par Yves LULZAC, ancien géologue minier du BRGM Article paru dans Mines & Carrières N° 196 - octobre - 2012 (Hors série) avec l'aimable autorisation de l'auteur PROVINCE NORD ARMORICAINE Retour au sommaire DISTRICT DU PERTRE L’aire briovérienne située entre les villes de Vitré et de Laval comprend un îlot granitique circonscrit dont la mise en place, datée de 378 millions d’années, remonte au tout début de l’orogénie hercynienne (F. Trautmann et al., 2002). De forme elliptique (11 sur 4 km) et très en relief sur la topographie locale, son drainage est parfaitement assuré par un réseau hydrographique radial dont les "lits vifs" se sont révélés légèrement stannifères. Les teneurs superficielles enregistrées n’ayant jamais dépassé les 100 g/m³, ce district n’a jamais dépassé le stade de la prospection stratégique et l’on ignore le comportement du niveau alluvionnaire sous-jacent. Bien qu’encore hypothétique, l’origine de cette cassitérite détritique serait à mettre en relation avec des lentilles ou des filons de granite greisenisé dont plusieurs fragments ont été localisés sur la bordure méridionale du massif. Since 04-09-2021 Retour au sommaire
- Organigramme du Centre de Recherche Gemmologique| mineralogie.club
ORGANIGRAMME Voici l'organigramme de l'association "Centre de Recherche Gemmologique, Jean-Pierre Chenet" de type loi de 1901, sans but lucratif, dont le siège est sis à l'Université de Nantes. Président Pr. Bernard LASNIER Vice président Pr. Emmanuel FRITSCH Secrétaire Jean-Jacques CHEVALLIER Trésorier Dr. Boris CHAUVIRE Membre honoraire du bureau Mr. Yves LULZAC Membre du Bureau Mme. Bianca MOQUET Membre du Bureau Francine CHEVALLIER
- Nantes | mineralogie.club | Y Lulzac - JJ Chevallier
Etain armoricain, le district minier de Nantes. L'ETAIN ARMORICAIN Par Yves LULZAC, ancien géologue minier du BRGM Article paru dans Mines & Carrières N° 196 - octobre - 2012 (Hors série) avec l'aimable autorisation de l'auteur PROVINCE SUD ARMORICAINE Retour au sommaire DISTRICT DE NANTES Si ce district peut être mis en relation indirecte avec le massif granitique d’Orvault, il l’est plus certainement avec le massif de granite orienté de Saint-Etienne-de-Montluc qui prend fin sous les quartiers ouest de la ville de Nantes (région de Chantenay). L’urbanisation importante de cette région fait évidemment obstacle à toute recherche minière systématique. Aussi doit-on se résoudre à citer les observations effectuées autrefois dans les nombreuses carrières en exploitation ou bien, plus récemment, dans les travaux d’urbanisation. L’on sait qu’au dix neuvième et début du vingtième siècle, les carrières ouvertes dans le granite d’Orvault ont mis à jour des filons de quartz et de pegmatite plus ou moins minéralisés en minéraux divers dont le béryl, les tourmalines noires ou polychromes et, beaucoup plus rarement, la cassitérite. Les mêmes pegmatites ont également été signalées à l’est de ce granite, dans les micaschistes encaissants. Dans tous les cas, ces indices ne dépassent guère le stade de la curiosité minéralogique. Par contre, au hasard des récents travaux d’urbanisation visités dans certains quartiers nord de la ville de Nantes, il a été possible d’observer des formations filoniennes pegmatitiques beaucoup mieux minéralisées en cassitérite, et plus accessoirement en tantalite. Probablement très nombreux, seule une dizaine de ces gîtes a pu être localisée dans les quartiers de la Saulzinière nord, de la Houssinière (J.J. Guillou et al., 1999), du Locquidy, de la Ville-aux-Roses, dans le quartier Cambronne au-delà de la rivière Erdre (Y. Lulzac, 1999, 2000), et à l’ouest de l’église de Saint-Sébastien-sur-Loire sur la rive gauche de la Loire (L. Chauris et al., 1969). Leur position par rapport au massif granitique de Saint-Etienne-de-Montluc est assez inhabituelle car, au lieu de se positionner dans l’axe du massif suivant une direction armoricaine, ils se trouvent pour la plupart à environ 2,5 km au-delà de sa limite nord dans un contexte de micaschistes. Il s’agit de filons puissants de 10 à 50 centimètres que l’on peut suivre sur plusieurs dizaines de mètres. Tous sont minéralisée en cassitérite dont les cristaux, atteignant parfois le centimètre, semblent disséminés d’une manière homogène au sein de la roche pour atteindre des teneurs voisines de 2 kg/t, teneurs tout à fait inhabituelles dans le Massif Armoricain pour ce type de gîte. Il ne semble pas que ce champs filonien, trop dispersé et n’affleurant jamais d’un manière naturelle, ait été remarqué par les anciens prospecteurs. Par contre, il est fort probable que les proches dépôts alluvionnaires, que l’on imagine très stannifères si l’on tient compte de la nature et du nombre probablement important des gîtes primaires, aient fait l’objet de petites exploitations. On pense en particulier aux vallons du Gué-Moreau, de la Lombarderie, de la Houssinière et de la Ville-aux-Roses. Malheureusement, toute trace d’exploitations anciennes serait impossible à découvrir de nos jours au milieu d’une urbanisation aussi dense. Since 24-09-2021 Retour au sommaire
- mineralogie.cllub|Tucson 2019
TUCSON 2019 La Wulfenite en Fête Un peu d'Histoire... A l'origine en 1772, la wulfénite était nommée "plumbum spatosum flavo-rubrum, ex-anaberg, Austria" par le minéralogiste et métallurgiste Ignaz von Born (1742-1791). En 1781 le botaniste Josef Franz von Jacquin (1727-1817) appelai le même minéral "Kärnthnerischer Bleyspath" . Le minéral fut renommé en "Gelbbleierz" et plus tard encore en 1845 "Wulfenite" par le minéralogiste Wilhelm Karl von Haldinger (1795-1871) en l'honneur de Franz Xaver von Wulfen monographe du minerai de plomb de Bleiberg, Carithia, Autriche . Wulfen construisit une collection détaillée des espèces naturelles découvertes dans la région de Klagenfurth , incluant une modeste collection de minéraux dont on ignore où ils se trouvaient. Ses observations furent publiées dans une série de travaux bien illustrés. L'un de ses premiers livres sur les minéraux, l'"Abhandlung vom kärnthnerischen Bleysppathe" fut publié en 1785. L'ensemble des illustrations de 46 wulfénite et plomb de Bleiberg décrites ont été finement colorées manuellement par Joseph Mellins (1724-1764). 2 cas particuliers vu dans une vitrine des fantômes dans la wulfénite... 1./ La chimie provoque des fantômes montrant une zonation bleue orientée vers la bordure du cristal. La structure de la wulfénite contient des atomes de molybdène qui peuvent être parfois remplacé par des atomes de tungstène. Cela provoque le changement de couleur en bleu de la zone concernée. Les striations répétées parallèles aux bordures du cristal sont les marques des arrêts de croissance du cristal durant lesquelles un minéral plus opaque s'est déposé sur la bordure. 2./ Le minéral provoque un fantôme comme une wulfénite rouge dans le cristal incolore. C'est une face externe d'un crystal ancien, recouverte par de la cuprite durant un arrêt de la cristallisation. One more Master pieces Remerciements à l’œil averti du Dr. Eloïse Gaillou, conservatrice adjoint du musée de l’École des Mines, sans qui cette pièce très intéressante ne serait pas sur cette page. Mike Rumsey, conservateur principal du NHM Londres, présente ce spécimen. "La wulfénite aime ... les associations minérales" Cristaux de wulfénite incolores à brun très pâle sur la pointe d'une épimorphie de bayldonite après mimétite, originaire du 6ème niveau à Tsumeb, en Namibie. Ce spécimen est non seulement magnifique, mais il reflète les intérêts changeants en matière de collecte de minéraux, la manière dont notre nomenclature scientifique évolue et pose des questions chimiquement intéressantes. Le spécimen est étiqueté comme wulfénite avec "herrérite" et mimétite et a été vendu par Krantz pour 75 marks en 1913. Mais cette étiquette est certainement loin de la façon dont elle pourrait être rédigée aujourd’hui sur le marché. Tout d’abord, "herrerite" est un ancien nom de smithsonite verte, mais il apparaît qu’il n’y a pratiquement pas de smithsonite sur le spécimen - juste quelques cristaux blancs minuscules. Les croûtes minérales d'un vert éclatant sont omniprésentes à Tsumeb et des morceaux comme celui-ci ont souvent été largement identifiés sans analyse comme étant la bayldonite. Cependant, une analyse récente a montré que ce type d'association était souvent l’arsentsumbite, alors que le XRD (diffraction des rayon X) a montré qu'il s'agit d'une véritable bayldonite. Il est intéressant de noter que la wulfénite - le minéral caractéristique de ce spécimen en 1913 - serait probablement le deuxième violon de la plupart des collectionneurs et des musées de nos jours, en rapport aux incroyables épimorphies en creux après la mimétite. Enfin, les conditions exactes qui permettent à une mimétite (arséniate de plomb) d’être dissoute tout en conservant son revêtement de bayldonite (arséniate de cuivre-plomb) sur certaines zones du spécimen, tandis que dans d’autres, la mimétite est partiellement remplacée, ainsi que les épimorphies et s’intègrent avec La wulfénite est probablement un processus extrêmement subtil dépendant de l'évolution de l'environnement géochimique, des associations minéralogiques et des compositions sur le spécimen et peut-être de la morphologie et de l'orientation préexistantes de la mimétite. Droit d'auteur : Musée d'Histoire Naturelle de Londres Photo : MNH London. https://www.mindat.org/smmp/2019 Épimorphie : (de l’anglosaxon epimorphe) empreinte généralement en creux laissée par un minéral dissout sur un autre minéral. Une française, Caroline Martaud, était invitée à présenter sa collection de Wulfénites... Voici quelques pièces, une panne de batterie m'a empêché de photographier plus. Photos de Wulfénite exposées dans les différentes collections du show... Page suivante...
- Cumengéite-boléite-pseudoboléite|mineralogie.club|JJ Chevallier|B Carballo
La cumengéite par sa grande raretée est véritablement un graal pour les collectionneur sur tout dans sa forme d'épitaxie sur sa cousine la boléite. Mai 2021 Le Graal des collectionneurs ! Un article de Benjamin CARBALLO Cumengéite Collection mim Beyrouth. Photo Francine Chevallier La Cumengéite… Ce nom alimente bien des fantasmes et de rêves dans les causeries de tout collectionneur de minéraux. C’est de loin le minéral le plus convoité, par sa forme unique, sa couleur, et surtout son extrême rareté sur le marché. Pourtant, à y regarder de plus près, cet oxychlorure (ou plus exactement hydroxychlorure) de Plomb et de Cuivre, ne se présente que sous forme micro (égal et surtout inférieur à 1 mm) dans les peu de gisements répartis en Europe, en Océanie, ainsi qu’en Amérique Latine. Mais comme toujours, la nature offre de très belles exceptions. Dans le cadre de ce minéral, cette exception se trouve justement dans la localité où elle a été décrite la première fois, en 1893 : la mine Amélia à Santa Rosalia (Basse-Californie) ! Il est le minéral secondaire résultant d’une action chimique du climat désertique, associée à la salinité de l’eau de mer et des embruns, sur des minerais primaires de Plomb et de Cuivre de cette localité. Celle-ci, exploitée par la Compagnie du Boléo (dont le premier directeur général de la mine n’était autre qu’Edouard Cumenge, grand minéralogiste, ingénieur des mines et poète, qui a donné le nom à ce minéral), a la particularité d’avoir produit les plus belles Cumengéites du monde ! Avec des tailles pluri millimétriques à celles dépassant dans de rarissimes cas le centimètre. BREF RAPPEL SUR LA CUMINGEITE Sa forme la plus recherchée, est une « épitaxie » en forme d’étoile sur les faces d’un cube de Boléite (ou Pseudo-boléite), autre minéral emblématique du gisement. L’épitaxie est une croissance orientée d’un minéral (ici la Cumengéite) sur un autre (la Boléite ou la Pseudo-boléite). Cela peut former plusieurs branches, montrant une « étoile incomplète », mais le mieux est l’épitaxie avec six branches et en trois dimensions (étoile complète) ! Cette forme étoilée serait unique dans le monde minéral. Pour aller plus loin sur les épitaxies, citons notamment celles entre l’Hématite et le Rutile au Brésil… Sinon, la forme plus commune de la Cumengéite est quand elle est en cristaux simples bi-pyramidés, jusqu’à 2 cm. D’après Jean-Claude Bouillard, du musée de Jussieu (Université La Sorbonne-Pierre et Marie Curie), les plus belles récoltes ont eu lieu dans les années 1920. En effet, la majorité des personnes installées dans ce nouveau village, en dehors des Mexicains, étaient des Français (l’exploitation étant plus ou moins Française, grâce à la Compagnie du Boléo et de son premier directeur général Edouard Cumenge). Le peu de loisirs présents sur place obligeait les locaux à s’intéresser aux minéraux ainsi qu’à les prospecter, et ces derniers constituèrent des collections que tout bon collectionneur envierait aujourd’hui. Les cristaux en vente sur le marché proviennent pour la plupart des héritiers et descendants français. EPITAXIE EN ETOILE Cumengéite présentée lors de l'exposition "Les minéraux du plomb" à Sainte-Marie par le Musée Mine ParisTech. Don d'Edouard Cumenge au musée de l'École des Mines. La couleur verte est due à la présence d'espèces secondaires minérales du cuivre. Aujourd’hui, il est donc assez (voire très) difficile de trouver de bons cristaux épitaxiés de Cumengéite de la mine Amélia sur le marché des collections minéralogiques, à moins de connaître un bon contact ou un fournisseur qui connaît le bon tuyau. Un ensemble de 5 à 8 mm avec 6 branches parfaites et homogènes est déjà très bien pour tout collectionneur, qui devra investir plusieurs centaines d’euros ou de dollars US minimum. Les spécimens dépassant le centimètre sont généralement inabordables pour le simple mortel. Ils sont notamment très recherchés par les Américains fortunés. Ces derniers ont d’ailleurs tenté de ré-exploiter la mine Amélia dans les années 1970, notamment Pala International, mais visiblement sans grand succès. Certains membres du Museum d’Histoire Naturelle de Los Angeles ont également prospecté le gisement. Si l’on ne peut se procurer ces merveilleux joyaux Mexicains, il est tout à fait possible d’aller observer les plus beaux connus dans certains musées ouverts au public ou sur rendez-vous : le musée de minéralogie de Jussieu à l’Université de la Sorbonne-Pierre et Marie Curie, où se trouvent les deux plus grosses épitaxies de Cumengéite de Santa Rosalia, et donc du monde (3 et 3,5 cm) ; il faut remercier le minéralogiste Pierre Bariand, qui les a récupérées pour le musée. L’histoire est racontée dans son ouvrage « Mémoires d’un Minéralogiste sans Frontières », Les Editions du Piat le MIM de Beyrouth au Liban, qui possède d’ailleurs une des plus belles collections de minéraux du monde ; une superbe épitaxie de 1,5 cm y est exposée le musée de Mine ParisTech (Ecole des Mines de Paris) possède également une extraordinaire épitaxie, donnée par Edouard Cumenge lui-même, partiellement recouverte de minéraux cuivreux secondaires de couleur verte ; elle a été exposée lors de l’exposition prestige du Salon mondial de Sainte-Marie aux Mines 2019 qui avait pour intitulé « les minéraux du Plomb » le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN), ainsi que certains musées et muséums régionaux les muséums étrangers, ainsi que les collections privées. J’ai eu la chance en février 2020 d’observer au domicile de Peter Megaw à Tucson (Arizona), une magnifique Cumengéite avec 6 branches de plus d’1 cm ; il est spécialisé dans les minéraux Mexicains et est l’organisateur du célèbre Main Show (Tucson Gem and Mineral Show), tous les ans en février… A noter également que les musées français précédemment cités sont tous aussi des références mondiales reconnues pour les collections minéralogiques, en termes d’esthétisme-qualité des échantillons et du nombre d’espèces et localités de préservées. Enfin, n’oublions pas Edouard Cumenge (1828-1902), qui fut un très grand minéralogiste, qui voyagea longtemps au Nouveau Monde, et ramena de ses nombreuses tribulations pas mal de minéraux dont notamment la Carnotite. Il est le grand artisan de l’ouverture de futures mines dans la région de Boléo et sera donc le premier directeur général de la Compagnie du Boléo, dans les années 1880 à fin des années 1890. Il restera un très grand passionné de minéraux : c’est donc tout naturellement que François Ernest Mallard lui dédiera la Cumengéite en 1893, puis le fait qu’il sera un correspondant officiel du MNHN dès les dernières années du 19ème siècle. Il restera passionné, notamment de Boléo, jusqu’à la fin de sa vie. Edouard Cumenge était aussi un poète. Ces poèmes et autres récits, intitulés « Contes noirs et contes bleus, souvenirs de voyages » sont visibles sur le lien suivant : Contes noirs et contes bleus (1878-1895) : souvenirs de voyages / par un ingénieur en chef honoraire des mines | Gallica (bnf.fr) En conclusion, la Cumengéite épitaxiée de la mine Amélia est de loin LE graal du collectionneur, considérée comme étant peut-être la plus belle espèce en minéralogie d’après de nombreux spécialistes mondiaux renommés. Celles conservées à Paris et à Beyrouth se placent donc probablement en tête des plus beaux spécimens minéralogiques connus devant « the Snail » (une merveilleuse Rhodochrosite Sud-Africaine de la collection de la famille Larson), la fameuse Cuprite sur Atacamite de Bisbee en Arizona (collection de la famille Graeme), ou encore le groupe géant d’aigues-marines sur pegmatite de l’Himalaya Pakistanais, récemment découverte et baptisé « le Roi du Kashmir » et certaines associations fluorine rouge sur quartz fumé du Mt Blanc. SOURCES Connaissances personnelles de l’auteur Bariand Pierre : Mémoire d’un Minéralogiste sans Frontières ; Les Editions du Piat Bouillard Jean-Claude : Les minéraux, Sciences et collections ; CNRS Editions Lebocey Julien : Minéraux, le guide des passionnés ; Les Editions du Piat Diverses sources internet pour la biographie d’Edouard Cumenge. Rob Lavinsky THE QUEEN OF CUMENGEITE COMPLEMENT BOLEITE Mine Amelia, Santa Rosalia, Boleo District, Mun. de Mulege, Baja California Sur, Mexique. Collection Mine ParisTech Mine Amelia, Santa Rosalia, Boleo District, Mun. de Mulege, Baja California Sur, Mexique. 0.94cm x 0.9cm x 0.88cm Ex. Collection F. John Barlow MACLE DE BOLEITE
- CX 1 météorite Normande | JJ Chevallier | mineralogie.club | Nicolas Born
CX 1 la météorite de Normandie, découverte de l'astéroidele 12 février 2023 par l'astronome Hongrois Krisztian Sarneczky, qui calcule sa trajectoire et prédit sa chute le lendemain. Elle est tombée dans les environs de St Pierre le Viger, trajectoire suivie par les observatoires UK Meteor Observation Network. METEORITE CX1 - Chondrite L5-6* Chute le 13 Février 2023 Saint Pierre le Viger - Normandie - France par Nicolas Born Nicolas BORN - Technicien Géologue - http://visionscaraibes.free.fr * voir classement des météorites L’Astéroïde 2023 CX1 (Sar2667) fut découvert le 12 Février 2023 à 20h18 par Krisztian Sarneczky, un astronome Hongrois, travaillant à l’observatoire astronomique de Matra. En collaboration avec l’observatoire de Tican (Croatie), il calcula son orbite et prédit l’entrée possible ce corps d’1m3 dans l’atmosphère terrestre au-dessus du canal de la Manche le 13 février à 2h59. CX1, Chondrite L5-6, le plus gros fragment , 175,2 g. Photo Wikipédia Par la combinaison d’observations de télescopes professionnels, de caméras de surveillance et d’observations de réseaux amateurs et professionnels, son entrée dans l’atmosphère fut enregistrée et par triangulation une ellipse de trajectoire de chute put être déterminée en Normandie. Trajectoire au sol du météore 2023 CX1 (ligne rouge), avec les stations de caméra météores UKMON . Réseau britannique d'observation des météores Mené par l’observatoire de Paris et le MNHP, les réseaux Fripon et l’équipe Vigie-ciel fut dépêchée sur place. Dès le 15 février les recherches dans le champ de chute délimité furent entreprises et à 16h50, le premier fragment (94g) fut découvert par Lois Leblanc-Rappe. Dans les jours qui suivent de nombreux prospecteurs et collectionneurs internationaux arriveront sur les lieux, ce qui conduira à la découverte de nombreux autres fragments (une vingtaine estimée) pour un poids total compris entre 1.2kg et 2kg. Le plus gros fragments (175.2g) sera découvert par Steve Arnold (prospecteur Américain renommé et «star» de Reality TV show) et sera acheté par l’investisseur Bill Bungay qui en offrira le dépôt permanent au Musée d’Histoire Naturel de Paris (MNHNP). Les impacts des fragments trouvés de 2023 CX1. Ce micro-spécimen (<0.5g), a été trouvé par Bruno Freire Barroca (un prospecteur Français d’Ile-de-France) le 18 février 2023. Il s’agit d’un fragment extrait de la pierre de 6g qu’il a découvert. Bruno trouvera quatre spécimens conséquents (28g, 18g, 6g et 5g) sur plusieurs jours de recherches (environ une cinquantaine d’heures de marche cumulées). Son observation au microscope présente sur son coté extérieur brut une belle croute de fusion noire et fraiche. Sa face interne, plus claire, offre une ouverture sur sa nature pétrologique et présente des reliques de chondres (bulles silicatées Olivine/Pyroxène) au sein d’une matrice «mésostase». Un grain de métal libre y est visible. Les analyses effectuées en laboratoire sur les spécimens du Museum ont permis de la classifier en Chondrite L5-6, bréchique, avec intraclasts et fentes de tensions. Les contours des chondres sont mal définies et les phases minérales ont été refondues et apparaissent homogènes. Ce fait traduit qu’elle a été soumise à des contraintes de température/pression de fort métamorphisme (type 5-6). Sa faible proportion en métal et pauvre susceptibilité magnétique la classe en L. La matrice contient des Plagioclases mais aussi Chromite, Merrillite (Phosphate de calcium anhydre) et des phases métalliques Troilite avec de rares grains de Tetrataenite (alliage natif Fe/Ni). Les chondrites sont des fragments éjectés de la ceinture principale par un choc entre deux astéroïdes. Les chondres sont issus de la condensation de poussières de la nébuleuse solaire et de la solidification rapide de minuscules gouttes de liquides silicatés et légèrement ferreux. Ont les dits "indifférenciées ou primitives" car elles témoignent de la nature chimique de notre planète avant que ne se produise la ségrégation croute/manteau/noyau. De nombreux spécimens ont rejoints les laboratoires et collections du CEREGE (d’Aix-en-Provence), du Muséum D’histoire Naturelle de Paris, de celui de Nantes et de celui de Burgring en Autriche. Analysée et publiée dans le Meteorical Bulletin N°112 (2023) du Lunar & Planet International Institut. Pour en savoir plus sur les météorites
- Minéralogie, Géologie, Météorites et tectites, Jean Jacques Chevallier. | Géologie et volcanologie | Abbaretz, France
Le site mineralogie, https://mineralogie.club. Des fiches de vulgarisation de géologie, minéralogies, gemmologies, météorites et volcans par Jean Jacques Chevallier. GÉOLOGIE MINÉRALOGIE GEMMOLOGIE https://mineralogie.club SITE OPTIMISÉ POUR CHROME, MOZILLA FIREFOX et EDGE, AFFICHAGE 1920 X 1080 et 2560 X1440. SCIENCES de la TERRE dans l' UNIVERS ...mieux connaître la belle planète bleue... " Concourir au développement de l'étude et des connaissances, géologiques, minéralogiques, et gemmologiques, promouvoir la vulgarisation, notamment auprès de la jeunesse, de ces matières, participer à sauvegarder les espèces minérales de la destruction minière industrielle et du pillage. " " Il me semble inconcevable qu’une relation éthique à la terre puisse exister sans amour, sans respect, sans admiration pour elle et sans grande considération pour sa valeur. " Aldo Leopold , Naturaliste, Scientifique américain. 1887-1948 Almanach d’un comté des sables. La science publique est faite pour le public, il est normal qu’elle lui revienne. La science doit sortir des labos. On a beaucoup attendu que la science apporte des réponses définitives. Pourtant, la science n’est pas là pour rassurer. Elle a ses doutes et ses incertitudes, si elle n’en a plus elle n’est plus la science. Afin que le public sache différencier le fait d’avoir des doutes de celui de ne rien savoir, il importe que les scientifiques acceptent de prendre le temps d’en parler et que les moyens de le faire existent. Patrick de Wever Professeur MNHN CONSULTEZ RÉGULIÈREMENT LES PAGES NOUVEAUTES ACTUALITÉS DÉCOUVERTES & LES DOSSIERS L'auteur durant une période de réflexion intense. "A path to knowledge" Un chemin vers la connaissance. Le chemin est symbole, il s’enrichit parce que nous l’empruntons, de notre intention, de nos pensées, de notre travail. Les chemins que nous prenons ont déjà été empierrés par d’autres qui avant nous les ont parcourus. Ils les ont tracés pour aller où ils pensaient devoir aller et aussi pour que d’autres puissent les emprunter, pour leur rendre la route plus sûre. Je vous invite à emprunter le chemin. "Turning a Dream into Reality" FAIRE D'UN RÊVE UNE RÉALITÉ S'intéresser aux minéraux est une passion qui commence souvent dès le très jeune âge. C'est comme une maladie dévorante et incurable. "On n'en meurt pas, mais on meurt avec." S'intéresser aux beaux "cailloux" sans connaître leur origine, leur formation, et les phénomènes chimiques, physiques et géologiques qui ont présidé à leur création serait vraiment malheureux. L'on m'oppose souvent que les sciences minéralogiques et géologiques sont mystérieuses et très difficiles pour le commun des mortels. A ceux-là, je réponds sans hésiter, "NON". Les professeurs de SVT n'y intéressent peut-être pas assez leurs élèves parce que l'on ne les y a pas intéressés eux-mêmes, durant leurs études d'enseignants. Moi, j'ai eu la chance, il y a plus de 60 ans, d'avoir un professeur des Sciences naturelles qui nous y intéressa, c'était au début des années 60, au lycée David d'Angers à Angers : "Merci, Monsieur J. Bon". Mais ce propos n'étant pas d'engager un débat ni une polémique à ce sujet. "point à la ligne" donc. Durant mes nombreuses années de passion minéralogique, j'ai lu un grand nombre d'ouvrages et j'ai toujours cherché à en savoir un peu plus. Le savoir est une chose précieuse qu’il est important de partager. Depuis l’an 2000, j’ai donc rendu accessibles des fiches, puis des pages web pour contribuer à l’émerveillement de celles et ceux qui s’intéressent à ce monde fascinant, mais qui ne savent pas toujours où chercher les informations. Ces sciences nous montrent combien nous sommes petits dans l'Univers et éphémères à l'échelle de notre bonne vieille Terre et peuvent nous ouvrir des horizons philosophiques que je souhaiterais pouvoir faire partager. La nature est merveilleuse, alors, respectons-la en la protégeant. "Make your Dreams Come True" ET LE RÊVE DEVIENT LA RÉALITÉ Après une carrière d' officier dans l'Aviation Légère de l'Armée de Terre. Jean Jacques Chevallier, l'ancien directeur des sociétés "Aux Minéraux du Monde" puis "MineralWest" a été : Vice-président et Secrétaire général du Syndicat des Professionnels de la Minéralogie, de la Paléontologie et de la Gemmologie, France Minéraux Fossiles Fondateur et membre du collège des experts de France Minéraux Fossiles. (syndicat en sommeil depuis son départ) Conseiller et accompagnateur aux USA, pour une agence de voyages scientifiques, lors de voyages de découverte de la géologie de l'Ouest américain. Il est toujours : Secrétaire général du Centre de Recherche Gemmologique, association J-P. Chenet, de l'Université de Nantes. Expert en sciences de la Terre. Conférencier. Auteur du site. "Be a Perfectionist on Every Detail but Keep Cool" Ce site a été créé pour vous offrir une introduction accessible et informative à ces sciences fascinantes. Nous avons choisi d'utiliser des textes simples et compréhensibles, accompagnés de nombreuses illustrations, pour rendre l'apprentissage plus agréable et accessible tous. Depuis 2001, nous avons eu l'honneur de recevoir plus de deux millions de pages vues, ce qui témoigne de l'intérêt croissant pour ces domaines. L'auteur, bien qu'il ne soit pas grand spécialiste ni un enseignant, est un passionné qui souhaite partager son amour pour la minéralogie et la géologie à travers des documents qu'il a étudiés avec soin, nous vous encourageons à revenir régulièrement, car la publication de nouvelles pages dépend du temps que nous pouvons y consacrer. N'hésitez pas à ajouter cette page à vos favoris et à nous faire part de vos commentaires pour améliorer notre contenu ! Ce site se propose de vous offrir une introduction claire et accessible à ces disciplines passionnantes. Nous avons opté pour des textes simples et très illustrés afin de faciliter la compréhension et l'apprentissage de manière agréable et accessible pour tous. Depuis 2001, nous avons eu le plaisir de compter plus de deux millions de pages vues, ce qui reflète l'intérêt croissant pour ces sujets. L'auteur, bien qu'il ne soit pas un spécialiste reconnu ni un enseignant, est un passionné qui souhaite partager son amour pour les sciences de la Terre et qui s'efforce de partager ses connaissances acquises à travers des documents qu'il a étudiés avec soin. "TRAVAILLER SÉRIEUSEMENT SANS SE PRENDRE AU SÉRIEUX " Nous vous invitons à revenir régulièrement, car la publication de nouveaux contenus dépend du temps disponible. Pensez à ajouter ces pages à vos favoris et n'hésitez pas à nous faire part de retours pour nous aider à améliorer le contenu ! A la demande, je donne des conférences de vulgarisation en minéralogie, géologie, gemmologie, météorites etc. Me contacter par mail 3 à 6 mois à l'avance. Groupe Facebook, créé et édité par Amélie Leriche, une jeune femme passionnée, des sciences de la Terre. Il vous informe de toutes les actualités, manifestations, publications, il est incontournable. Il publie toutes les nouveautés de mineralogie.club. CONTRIBUTEURS ET COLLABORATEURS De près ou de loin, ils ont tous participé à l’inspiration et à l'élaboration de ce site, sans eux j'aurais été incapable de ce travail qu'un grand nombre d'entre vous jugent colossal dans les commentaires qui me sont adressés. Merci à eux pour leur précieuse collaboration à l'intérêt toujours en expansion de ce site dont je ne suis bien souvent que le metteur en scène et réalisateur. Depuis 24 ans, ce site à beaucoup évolué, les dossiers et les fiches se sont multipliés et ont été plusieurs fois améliorés grâce à des mises à jour en profondeur, avec toujours à l'esprit d'être à la portée des débutants. Ces deux listes ne sont pas exhaustives, il y a fatalement des oublis que j’essaierais de réparer. Ma bibliothèque contient des dizaines d'ouvrages, dont environ plus d’un tiers en anglais, des centaines de revues, beaucoup de PDF et des classeurs de notes. AUTEURS CONTRIBUTEURS Alain Abréal Jean-Marie Arlabosse Augusto S. Auler Jacques-Marie Bardintzeff Pierre Barrian † Louis-Dominique Bayle / Le Règne Minéral Jean Claude Berthelay / Quel est ce minéral ? Nathalie Bertrand, mon assistante Patrick Bohain, ammonites-vendee.fr Benjamin Carballo Chabou Moulley Charaf Marcia Bjornerud / Autobiographie de la Terre Ron Blakey/Université Nord Arizona Flagstaff Jean Claude Bouillard / Le Cristal et ses doubles Sylvain Boulay / Impacts Pierre-André Bourque/Université Laval Québec † J. C. Brion Thierry Brunsperger Alister G. Cameron Alain Carion Benjamin Carballo Louis Chauris Robert Clayton Michel-Alain Combes Patrick Cordier / Ce que disent les minéraux Chip Clark Philippe Crochet Jean Dercourt / Géologie et géodynamique de la France Salim Edde MIM Beyrouth Edwin James Evans EG Jordi Fabre Géraldine Fabrikant Francine Fayette / La gemmologie Julien Feynerol Christophe Filloux Cristiano Ferrari / conservateur MNHN Paris Jean-Marc Fourcault / MNHM Paris Emmanuel Fritsch / IMN -Jean Rouxel & Université de Nantes Eloïse Gaillou / Musée de Minéralogie MINES ParisTech Alain Gallien / Météorites Irina Olegovna Galuskina Matthew Genge Daniel Gol C. Guillemin Gnos Asbjørn Halvorsen Radek Hanus / Moldavites James N. Head Alan Hodgkinson † Emmanuel Huberty Richard W. Hugues Anne-Marie Helmenstine Ph.D André Holbecq Boris A. Ivanov Lina Jakaité Laurence Jezekel ( pseudonyme d'une journaliste écologue) Ole Johnsen / encyclopédie des minéraux Jean Jung / Précis de pétrographie Robert Kandel Hobart M. King Alfred Lacroix / Minéralogie de la France † Josph B. Lambert Bernard Lasnier Professeur émérite Universitée de Nantes Jean-Pierre Laurand Bill Larson Rob Lavinsky Amélie Leriche / Le journal des minéraux Hugues Leroux / Ce que disent les minéraux Julien Lebocey / Les Minéraux David Liuzzo Thierry Lombry Richard Lovett Yves Lulzac Jean Pierre Luminet Yannick Mandaba Hervé Martin Dehne McLaughlin Brian Harold Mason Alain Martaud Jeff Mason Maurice Mattauer / Ce que disent les pierres Toshiko Mayeda Serge Melo H. Jay Melosh Nathalie Meyer François Michel / Roches et Paysages Antonio Miglioni Didier Nectoux / Musée de Minéralogie MINES ParisTech Franck Notari / GGTL Laboratories Switzerland Joseph O'Brien Jean Orcel Gery Parent Florentin Paris Gian Carlo Parodis / MNHN Paris Louis de Pazis Graham Pearson / Université d'Alberta K. Penshuk Laurette Piani Bernard Pire Serge Planton Jean Paul Poirot † Valentin Pojoz Ali Polat André Pouclet Aurélien Reys Lionel Robertson Maria-Jacqueline Rodet Joël Rodet Benjamin Rondeau Universitée de Nantes Perig Ruffault M. Russo - INGV Jorge Santiago Blay Magali Sautier Jeff Scovil P. Segalen R.D. Shanon Walter Schumann James Shigley H.W. Schiller John Schutt Elise A. Skalwold Ludovic Thebault Pierre Thomas Emmanuel Thorreux Suzette Tillerman / Université Nationale Australienne Grégoire Toughlouian Tourmaline sur Géowiki Caroline Tran Vinh R. Trompette / La Terre Van Cleef et Arpels Maxence Vigier Geaorg Viora Patrick Voillot David Weir Patrick de Waver professeur émérite MNHN Luc Willems Kyle C. Wilson Charles D. Winters / Source scientifique Emile With / Ecorse terrestre Ian M. Whillans Woudloper sur Wikipédia Soe Zeya Tun / Reuter INSTITUTIONS Abouttectites.com AGIS/African-Global-Ingenierie and Services Antarctic Search for Meteorites Astrosurf Base documentaire de l'Institut de Recherches pour le Développement. BNF Bibliothèque Nationale de France BRGM Bulletin de la Société française de Minéralogie et de Cristallographie Caltech University Centre de Recheche Gemmologique, Université de Nantes CERN CNEK CNRS Colorado Plateau Geosystems, Inc. Commissariat à l'Energie Atomique Comptoir géologique Conservatoire d'Espaces Naturels de Bourgogne CRIIRAD Crystal Classic Diamants-infos.com Dictionnaire de géologie Dictionnaire des sciences de la Terre Français/Anglais Dunot éditeur Encyclopedia Universalis EMSE, Mines St Etienne ENS Lyon Géologie Experimentboy Fabre Mineral Fallingrock.com Fine Minerals International Fleischer / Glossary of Mineral Specie Futura Science Gallaudet University, Washington DC Gemdat.org GemLab Gem Pearl Gem plus Gemmologie/Geminterest GemTechLab - today GGTL Laboratories Switzerland Geology.com Geology Science World Géopolis Georgiaencyclopedia.org Georgia State University Géowiki GIA Gemological Institute of America gioiellis.com Harvard University Idaho State University i-diamants.com IFP Energies nouvelles IMA Imperial College, London Imperial Earth Science & Engineering, London IMN, Institut des Matériaux Jean Rouxel , Nantes. Info Diamant IPGP, Institut de Physique du Globe Paris Institut International de Gemmologie, Anvers. Institut National de l'Audiovisuel International Commission on Stratigraphy IRSN Jefferson Lab Laboratoire géomagnétisme, paléomagnétisme, géodynamique. CNRS - IPGP - Univ. Denis Diderot La Recherche Larousse Le Monde science Le Règne Minéral Luxorion / strosurf.com Masson Kay mayfairjewellers.com MBS Meta Ball Studios Meteoritical Bulletin Database MIM Beyrouth Mindat Mineralogical Record Mineralogie Passion (les membres) Mines ParisTech Mining.com Mining Geologist MIT Massachusetts Institute of Technology Musée de Minéralogie Mines ParisTech Ministère des Ressources Naturelles et de la Faune du Québec Musée de la ferme de l'Orme Muséum National d'Histoire Naturelle, Paris Myneraly National Speleological Society, NSS NASA - National Air and Space Administration National Geographic National Park Service National Institute of Polar Research, Japan New York Times NOAA National Oceanic and Atmospheric Administration Northwestern University, Evanston, Illinois NRC (Nuclear Regulatory Commission) Palagems Persée Philippine Institute of Volcanology and Seismology Pour la Science Smithsonian Institute - National Museum of Natural History Smord.nl Société Française d'Exobiologie / SFE Spokane Chronicle. Spokane, Washington. Stanfort University , California Statigraphy.org Tchadinfos.com Tektite.Co.UK The Leader-Post. Regina, Saskatchewan The Meteoritical Society Trustmyscience.com UNIVERSALIS Université d'Alberta Université de Bourgogne University of California, Berkley University of California, CALTECH University of Cambridge Massachussetts University of Colorado Université de Chicago University of Arizona, Tucson Université Ferhat Abbas, Sétif Université Laval au Québec Université de Nantes Université Nationale Australienne University of Tasmania University North Arizona Université d'Ottawa Université Paris Diderot USGS United States Geological Survey Valahia Universität de Targoviste, Roumanie. Viméo Vivalatina Washington University St. Louis Webmineral Wikimedia Wikimedia Commons Wikipédia Wikiwad Yale University Zeiss optique Mise à jour 27-12-2025
- gemmologie|effet Usambara|mineralogie.club|JJ Chevallier
L'effet USAMBARA Un aperçu de sa nature... Un article trè s bien fait de la norvégienne, Elise A. Skalwold, Accredited Senior Gemologist, Independent Researcher, Educator, Author, and Photographer. Traduction intégrale en français de la page : http://www.nordskip.com/usambara.html par JJ Chevallier Septembre 2019 Cristaux de tourmaline superposés démontrant l’effet Usambara. Dravites calcaires contenant du chrome et du vanadium de la vallée d'Umba en Tanzanie. Photo fournie par Asbjørn Halvorsen Au début des années 1990, dans la région reculée de Nchongo, dans la vallée d'Umba, à l'ombre des spectaculaires montagnes d'Usambara en Tanzanie, le géologue norvégien Asbjørn Halvorsen a trouvé une magnifique tourmaline verte chromifère qui présentait un remarquable effet de changement de couleur. En 1997, en collaboration avec Brenda Jensen du Musée minéralogique d’Oslo, le premier article paraissant caractériser ce phénomène, a été baptisé "effet Usambara" (UE). Ce travail a attiré l'attention du Dr Kurt Nassau, auteur de « The Physics and Chemistry of Colour », qui a apporté de nouvelles informations sur le phénomène et inclus leurs travaux dans la dernière édition de son livre. Asbjørn explore ensuite la nature de l’effet Usambara ainsi que les interactions complexes qui contribuent au phénomène de changement de couleur. Historiquement, la région de la vallée d'Umba en Tanzanie a produit certaines des pierres gemmes les plus extraordinaires découvertes à ce jour. La géologie unique de la région a conduit à des concentrations relativement élevées d'éléments de transition, le chrome et le vanadium, auxquelles les gemmes doivent en partie leurs propriétés optiques rares et fascinantes, notamment leur couleur et des phénomènes extraordinaires - non seulement le chrysobéryle à alexandrite mieux connu, mais également la couleur changeante des grenats, des tourmalines et des saphirs. Ainsi, bien qu’il ne soit pas surprenant qu’une tourmaline chromifère de la région montre un changement de couleur spectaculaire, la nature de cette tourmaline était tout à fait nouvelle. Asbjørn Halvorsen a partagé avec moi des idées que certains suivent ci-dessous dans ce bref aperçu de l'effet Usambara. L’effet Usambara décrit un changement de couleur dépendant non pas du type d’éclairage (comme dans le cas de l’effet alexandrite), mais plutôt d’un changement de longueur de trajet de la lumière à travers le matériau de la pierre précieuse dans une seule orientation. Comme pour l'effet alexandrite, il existe un équilibre approximatif des longueurs d'onde transmises dans les zones rouges et vertes du spectre visible atteignant les yeux. Les minéraux de ce type auraient des spectres de transmission dichromatiques. Dans l'effet alexandrite, c’est le type d'éclairage qui fait pencher la balance ; si l'éclairage est plus fort dans les longueurs d'ondes rouges comme dans la lumière des bougies, le rouge devient la couleur perçue. À la lumière du jour, plus intense dans les longueurs d'onde vertes auxquelles l'œil est beaucoup plus sensible, la couleur perçue est le vert (voir courbes spectrales ). Les tourmalines chromifères Nchongo sont un vert verdoyant à la fois dans la lumière transmise et réfléchie. Une fois que l'épaisseur du minéral atteint un point critique, dépendant de la concentration des éléments en chrome et en vanadium, la couleur perçue de la lumière transmise passe soudainement au rouge (voir les courbes de transmission ). Cela se produit en observant le rayonnement ordinaire ou le rayonnement extraordinaire à peu près à la même épaisseur. "Une condition cruciale en ce qui concerne l'effet Usambara est que l'augmentation de l'absorption soit plus élevée pour les fréquences élevées que pour les fréquences basses (rappelez-vous: une fréquence plus élevée signifie une longueur d'onde de lumière visible plus courte) . Avec une longueur de trajet accrue, l'intensité de la transmission rouge augmente par rapport à l’intensité du vert, ce qui fait que l’équilibre entre les transmissions vertes et rouges est décalé vers le rouge, ce qui peut être observé comme relativement soudain (Halvorsen, 2006). " Le cristal rugueux et inégal de la photo de droite l'illustre de manière spectaculaire. Tourmaline chromifère en lumière transmise. Notez le changement brusque en marquage rouge le point critique de changement d'épaisseur. Photo: Jan Kihle à l'Institute for Energy Technology avec la permission de Asbjørn Halvorsen Lumière transmise à travers des couches de feuilles vertes et un fragment de cristal de tourmaline UE d'un vert profond. Photo fournie par Asbjørn Halvorsen Un effet fascinant de l'effet Usambara chez les tourmalines concerne la chlorophylle, le pigment que l'on trouve dans les plantes. Une solution de chlorophylle apparaîtra verte dans la lumière transmise jusqu'à une profondeur critique où elle deviendra rouge (dans l'image ci-dessous, les profondeurs sont 5 mm vert et 15 mm rouge). Plusieurs couches de feuilles vertes agiront efficacement en tant que filtre de couleur et produiront le même effet dans la tourmaline verte profonde de l'UE lorsqu'elle est éclairée par le bas avec une lumière à fibre optique, comme le montre la photo à gauche. Solution de chlorophylle Photo fournie par Asbjørn Halvorsen La longueur du trajet ne concerne pas seulement l'épaisseur de la gemme, mais peut également être impliquée dans les éclats rouges observés dans les tourmalines chromifères. Lorsque la lumière pénètre dans une pierre à facettes, certains rayons peuvent fuir par le fond, mais si les angles des facettes sont corrects, la plupart d'entre eux rebondiront intérieurement d'une facette à l'autre pour finalement sortir de la table et atteindre l'œil. Cette réflexion interne est une augmentation effective de la longueur du trajet et peut expliquer l’observation de ces éclats rouges. De plus, une autre observation découlant de l'étude des tourmalines de l'UE est celle de la "dispersion modifiée par absorption". La dispersion est le "feu", ou les petites lueurs de couleurs que l'on voit dans les pierres incolores telles que le diamant. C'est la réfraction progressive de la lumière blanche en un arc-en-ciel de couleurs spectrales. Dans une pierre colorée, ils sont masqués par la couleur dans la masse, mais on peut encore les voir dans les pierres à forte dispersion telles que le sphène. Au fond, dans un minéral avec deux fenêtres à transmission égale telles que la tourmaline UE, il existe deux fenêtres de dispersion : "dispersion rouge les rayons s'échappent par la fenêtre de transmission rouge et les rayons de dispersion verts de manière similaire par une fenêtre de dispersion verte. Toutes les autres couleurs de dispersionsont piégées par absorption (Halvorsen, 2006). " Absorption modifiée par dispersion dans la tourmaline UE. Photos fournies par Asbjørn Halvorsen Sur la photo de droite, la lumière transmise rouge est montrée dans la réflexion sous une tourmaline chromifère de 18 ct à facettes en UE. La couleur visible vers le haut affiche une lumière verte réfléchie de l'intérieur (cette pierre est éclairée par la lumière du soleil et repose sur une feuille d'argent poli pour réduire l'électricité statique). Dans le numéro d'hiver 1984 de Gems & Gemology , Manson et Stockton du GIA ont inventé le terme "changement de couleur" pour décrire un changement de couleur causé par la lumière transmise par rapport à celui d'une lumière réfléchie de l'intérieur, sans modification de l'éclairage observé, dans les grenats pyrope-spessartite. Il est tout à fait possible que ce décalage de couleur puisse s'expliquer par une interaction combinée de l'effet Usambara et de la dispersion modifiée par absorption. Lumière réfléchie et image miroir de la lumière transmise. Photo fournie par Asbjørn Halvorsen Une remarque intéressante à propos de ces tourmalines Nchongo est qu’elles peuvent montrer deux couleurs pléochroïques perpendiculaires à l’axe c et une troisième couleur vue parallèlement à l’axe c. La tourmaline est un minéral uniaxial qui, par définition, ne peut afficher que deux couleurs pléochroïques (seuls les minéraux biaxiaux peuvent présenter trois couleurs pléochroïques). Il a été noté que bien qu’il y ait des tourmalines biaxiales enregistrées, les tourmalines Nchongo présentent la caractéristique optique uniaxiale distincte lorsqu’on la regarde entre des filtres polarisants croisés, prouvant ainsi sa nature uniaxiale. Cela fait partie de ce qui a conduit à l’enquête qui a abouti à la caractérisation du phénomène appelé effet Usambara. "Le changement de couleur dans les minéraux est complexe et sa compréhension nécessite une approche holistique (Halvorsen, 2006)." Tous les effets de changement de couleur dépendent d'influences multiples. Alexandrite, une variété de chrysobéryle, est fortement pléochroïque. Son effet de changement de couleur est considérablement affecté par l'orientation cristallographique; le changement de couleur face visible est le plus spectaculaire lorsque la lumière se déplace parallèlement à l'axe a (en d'autres termes, la table de la gemme taillée doit être perpendiculaire à l'axe a). Dans les grenats à changement de couleur pyrope-spessartite susmentionnés, la lumière fluorescente (plutôt que la lumière incandescente) a provoqué le changement de couleur le plus spectaculaire entre la lumière transmise et celle réfléchie de l'intérieur. De même, l'effet Usambara est légèrement modifié par le pléochroïsme et l'orientation cristallographique, mais c'est la longueur du trajet de la lumière qui constitue le facteur dominant. Depuis, l'effet Usambara a été observé dans plusieurs autres matériaux à base de gemmes, tels que le corindon, le grenat, la kornerupine, l'épidote et l' alexandrite . Post-scriptum: On m'a donné l'incroyable opportunité d'étudier personnellement ces tourmalines. C'est tout un honneur pour lequel je dois remercier Asbjørn. Après avoir utilisé les tourmalines d'origine Usambara Effect pendant plus d'un an et les avoir étudiées sporadiquement avec les conseils d'Asbjorn, elles lui ont été rendues chez lui en Norvège en 2009. J'ai pu collecter quelques spécimens personnels qui en montrent l'effet. Celles-ci m'ont été fournies par Brad Payne, The Gem Trader et sont très amusantes depuis. Au printemps 2011, j'ai reçu d'Asbjorn un magnifique cadeau: six spécimens des tourmalines d'origine, dont deux pierres à facettes. La tourmaline UE sous le laser bleu Raman du 458.56nm. Une fluorescence rouge vif suit le trajet du laser à travers le cristal. Photo: Laurel Childress Les images ci-dessus montrent la vue d'un fragment de cristal et d'une pierre à facettes sur l'axe c. Dans la partie inférieure, ils sont empilés sans changer l’orientation. Photos et copyright sont la propriété intellectuelle © Asbjørn Halvorsen. Merci, Asbjørn Halvorsen pour votre générosité et votre correspondance agréable ! Pour plus d'informations, je vous recommande vivement de lire les séries d'articles publiés dans le British Journal of Gemmology: Halvorsen et Jensen, BB (1997) Un nouvel effet de changement de couleur. Journal of Gemmology, Vol. 25, n ° 5, p. 325-330. (Le premier article sur l'effet Usambara. Lettre du Dr Kurt Nassau dans le numéro suivant.) Liu, Y. et Shigley, JE et Halvorsen. A. (1999) Changement de teinte d'une tourmaline, gemme de la vallée d'Umba, en Tanzanie. Journal of Gemmology, Vol. 26, n ° 6, p. 386-396. Halvorsen, A. (2006) L'effet Usambara et son interaction avec d'autres phénomènes de changement de couleur. Journal of Gemmology, Vol. 30, n ° 1/2, p. 1-21. Since 01-06-2021
- Etoiles|mineralogie.club|JJ Chevallier
La naissance, la vie, la mort d'une étoile. La taille, la composion, la température des étoiles. LES ETOILES . . . Notre Soleil par exemple La plus grande majorité des étoiles se trouvant dans ce que l'on appelle la séquence principale (voir un peu plus loin) c'est l'une d'elles, la plus proche de nous, le Soleil, que nous allons prendre comme exemple. C'est une sphère de plasma très lumineuse. Le cœur de l'étoile est une réaction de fusion nucléaire, fusion de l'hydrogène et de l'hélium (Chaque seconde, le soleil transforme 700 millions de tonnes d'hydrogène, H, en 696 millions de tonnes d'hélium, He). Cette réaction nucléaire est due à sa masse et à sa densité ces deux dernières sont engendrées par sa propre gravité. Elle atteint une température de plusieurs millions de degrés et libère une intense énergie lumineuse. L'équilibre hydrostatique est le contrebalancement de la force de gravitation par l'énergie lumineuse, c'est ce qui "stabilise" l'étoile. Elles se trouvent pour grande majorité sur la séquence principale du « diagramme HR » (Hertzsprung-Russell). Lorsque l'étoile aura brulée la plus grande partie de son hydrogène l'énergie qui contre la gravité va diminuer alors les noyaux d'hélium vont ... Le diagramme de Hertzsprung-Russell En astronomie, le diagramme de Hertzsprung-Russell, en abrégé diagramme H-R, est un graphe dans lequel est indiquée la luminosité d'un ensemble d'étoiles en fonction de leur température* effective. Ce type de diagramme a permis d'étudier les populations d'étoiles et d'établir la théorie de l'évolution stellaire. La séquence principale est la région du diagramme de Hertzsprung-Russell où la majorité des étoiles résident, elle correspond à la diagonale allant du coin supérieur-gauche (chaud et lumineux) au coin inférieur-droit (froid et peu lumineux). Si la concentration d'étoiles y est si élevée, c'est parce que celles-ci y passent environ 90 % de leur vie en évoluant très peu, brûlant l'hydrogène en leur cœur. En astronomie, la séquence principale est une bande continue et bien distincte d'étoiles qui apparaissent sur des diagrammes où l'abscisse est l'indice de couleur B-V ** et l'ordonnée la luminosité ou, en sens inverse, la magnitude absolue des étoiles. Ces diagrammes couleur-luminosité sont connus sous le nom de « diagrammes de Hertzsprung-Russell », d'après leur co-inventeurs Ejnar Hertzsprung et Henry Norris Russell. Les étoiles figurant dans cette bande sont connues sous le nom d’étoiles de la série principale, ou « étoiles naines ». Ainsi, environ 90 % des étoiles observées au-dessus de 0,5 M☉*** sont sur la séquence principale. *Température de la couleur en degrés Kelvin K ** Indice de couleur BV : mesure effectuée à travers deux filtres, un bleu et un vert *** M☉ Masse solaire La composition d'une étoile varie avec le temps. Composée d'hydrogène et d'hélium en début de vie, la fusion thermonucléaire engendre la naissance de nouveaux atomes plus lourds jusqu'aux métaux lourds, c’est la nucléosynthèse stellaire. Seules les étoiles géantes ont la possibilité d'atteindre ce dernier stade. Les étoiles de la taille de la Terre ne sont pas assez massives pour produire plus que de l'hélium, du carbone et de l'oxygène puisque les conditions de température et de densité sont insuffisantes pour réaliser la synthèse du néon, du silicium, du magnésium, du soufre, du fer, etc. La métallicité désigne la proportion, en quantité ou en masse, d'atomes plus lourds que l'hélium, que ce soit dans une étoile, dans le milieu interstellaire, ou dans une galaxie. Elle est désignée par la lettre Z. L'hydrogène et l'hélium sont désignés par les lettres X et Y respectivement. Des étoiles (deux ou plusieurs) peuvent être liées gravitationnellement et former ainsi un système multiple. Quand deux étoiles sont très proches l'une de l'autre, il y a interférence gravitationnelle entre elles ce qui interagit sur leur évolution. Notre soleil est une étoile modeste son rayon est d'environ 750 000 km, sa masse 10^29 tonnes*, sa métallicité X=0,8 (80 % de la masse du Soleil est composée d'hydrogène), Y=0,18 et Z=0,02. Ces 2% semblent bien peu, mais sont en fait très importants et responsables en bonne partie de l'opacité de l'atmosphère de l'étoile, et sont donc importants pour le vent stellaire. *100 000 000 000 000 000 000 000 000 000 de tonnes = cent milliards de milliards de milliards de tonnes. Les classes d’étoiles Tableau des différentes caractéristiques des étoiles, par « classes ». On l’appelle « classification de Harvard ». De haut en bas, de la classe O pour les étoiles les plus massives à la classe M, pour les moins massives. On identifie la classe d’une étoile depui ses différents spectres (longueurs d’onde). La classification de Harvard attribue un type spectral à une étoile et correspond, globalement, à une échelle de température. Crédit : Trustmyscience.com D'après l'astrophysicien Alister G. Cameron : Le nuage protosolaire était constitué de 78% d’hydrogène, 20% d’hélium, 2% d’atomes lourds et de un pourcent de grains plus ou moins gros de matière. A cette époque le nuage protoplanétaire contenait déjà des agrégats de matière. Récemment, G. Wasserburg et ses collègues de Caltech confirmèrent que certains échantillons météoritiques, chondrites carbonées, étaient âgés de 4.56 milliards d’années. Il devait donc exister des fragments de roches antérieurement à l'époque où le Soleil s'illumina. Dans cet énorme nuage des régions de très haute densité se sont formées. En s’effondrant sous l’effet de la gravitation, ces "poches" de gaz et de poussières ont donné naissance à des étoiles dont certaines très massives, qui explosèrent en supernova au bout d'une dizaine de millions d'années, formant dans l’espace une immense boule qui repoussa gaz et poussières du centre du nuage. A cette même époque les étoiles moins massives et moins chaudes, au cours des différents cycles de la nucléosynthèse, condensèrent des éléments lourds. Des étoiles géantes, riches en carbone transformèrent alors l’hélium en éléments plus lourds alors qu’une partie de leur enveloppe était soufflée dans l’espace, porteuse des germes des nouveaux éléments synthétisés. Cela dura environ 130 millions d’années à la suite de quoi le cœur du nuage fut complètement désagrégé. La matière enrichie d’éléments lourds reforme alors un nouveau cœur d’étoiles chaudes et 20 millions d’années après, les étoiles massives ayant elles aussi explosé, les étoiles d’une masse voisine de 1 à 2 masses solaires se remanièrent en étoiles géantes qui moururent quelques millions d’années plus tard en soufflant leur enveloppe superficielle, libérant alors près de 20% de leur masse dans l’espace. Leur cœur s’effondrant en naine blanche. Les lignes de force du champ magnétique galactique s’inversant, il y a alors compression et formation de nouveaux nuages qui forment de nouvelles étoiles qui formeront à leur tour des bulles de gaz où naissent de nouvelles étoiles dont l'une deviendra le soleil. La matière attirant la matière, la plus grande masse attire la plus petite (effet boule de neige) formant des protoplanètes qui finissent par s'amalgamer, les planètes apparaissent, la température centrale du disque protosolaire augmentant jusqu'à dépasser 2000°C, à quelques millions de kilomètres de distance les glaces sont passées de l'état solide à celui de vapeur par sublimation. Ces éléments volatils ont ensuite été poussés vers l'extérieur du disque protosolaire, au-delà de la ceinture des astéroïdes. Le système solaire prend naissance, encore quelques millions d'années et la Terre formées par l'agglomération d'une dizaine de protoplanètes se refroidira, la géologie commencera... Le Système Solaire... A propos de la 9ème planète... https://www.nationalgeographic.fr/espace/des-scientifiques-ont-la-preuve-dune-neuvieme-planete-dans-le-systeme-solaire La formation de la Lune Il y a 4.53 Ga un planétoïde de la taille de Mars, Théia, est attiré par le champ gravitationnel de la Terre et frappe la boule de matière en fusion. Il y arrache une grande quantité de matière qui s’éjecte dans l’espace en restant en orbite. Sous l’effet de la gravité, ce nuage de matière se condense, s’accrétionne et se différencie formant ainsi la lune. Document. La formation du système solaire par Thierry Lombry Astrosurf/Luxorion DES VIDEOS POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE SYSTEME SOLAIRE . . . Concernant les planètes non tectoniques, les planètes naines, les satellites naturels, les comètes et autres petits corps je les considères comme hors sujet dans le cadre de la géologie. Toutefois dans la rubrique météorites nous parlerons de la ceinture d'astéroïdes. Pour celles et ceux qui veulent approfondir le sujet il existe un site scientifique remarquable où vous trouverez une importante somme de données : http://www.astrosurf.com/luxorion/sysol-generalites.htm LE SOLEIL VU PAR LE SATELLITE SDO Le satellite Solar Dynamics Observervatory fêtait ses 5 années d'observations en 2015, voici une vidéo de la NASA, d'observations parmi les plus spectaculaires... La surface du Soleil Comme on ne l'avait encore jamais vue ! Situé à Haleakala, sur l'île de Maui à Hawaï, le télescope terrestre, DKIST, Daniel K. Inouye Solar Télescope nous offre ses premières images du Soleil. D'une finesse encore jamais atteinte elle nous permettent de distinguer des détail de 30 km sur une étoile de 1 400 000 km de diamètre. La connaissance de notre astre va beaucoup s'améliorer grâce à ce nouveau télescope. La vidéo YouTube nous montre les mouvements de convections encore jamais observés. Premières images du Soleil acquises par le télescope solaire Daniel K. Inouye, récemment mis en service. © National Science Foundation Image plus détaillée jamais vues de la surface du Soleil. Elles ont été acquises par le télescope terrestre Daniel K. Inouye Solar Telescope (DKIST) lors de ses premières lumières. © NSO/AURA/NSF Des cellules de convection en perpétuel mouvement Ce que l'on voit, ce sont les cellules de convection qui constituent la surface du Soleil. Elles mesurent plus ou moins 1.000 kilomètres de diamètre et sont en perpétuelle évolution. Elles se déforment, apparaissent et disparaissent au gré des mouvements qui se produisent sous la surface du Soleil et qui conduisent le gaz le plus chaud à remonter de l'intérieur de l'étoile en surface.
- geologie|metamorphisme et roches métamorphiques|JJ Chevallier
La Terre est une planète géologiquement active. Très peu de terrains sont restés intacts depuis leur formation. Ils subissent l'influence des phénomènes géologiques ultérieurs à leur mise en place. Lors de cette remobilisation les roches vont êtres déformées, enfouies, transformées. C'est le métamorphisme. Page réalisée avec la collaboration avec Ludovic Thébault et AGIS. ludovic.thebault@laposte.net https://www.facebook.com/African-Global-Ingenierie-and-Service-AGIS La Terre est une planète géologiquement active. Très peu de terrains sont restés intacts depuis leur formation. Ils subissent l'influence des phénomènes géologiques ultérieurs à leur mise en place. Lors de cette remobilisation les roches vont êtres déformées, enfouies, transformées. C'est le métamorphisme. MÉTAMORPHISME ET ROCHES MÉTAMORPHIQUES Par Ludovic Thebault, AGIS et JJ Chevallier LE MÉTAMORPHISME Il a lieu en profondeur, dans les entrailles de la Terre. N'importe quelle roche peut être métamorphisée. Ce peut être une roche sédimentaire, magmatique ou même une roche métamorphique déjà existante. Selon la nature de la roche de départ on distingue : le para-métamorphisme : c'est une roche sédimentaire qui est métamorphisée l'ortho-métamorphisme : c'est une roche magmatique qui est métamorphisée le poly-métamorphisme : c'est une roche métamorphique qui est métamorphisée Le domaine du métamorphisme est borné par deux limites : La diagenèse pour les basses températures : ensemble des processus transformant un dépôt sédimentaire en roche sédimentaire (compaction, dissolution, lithification). L'anatexie pour les hautes températures : ensemble des processus par lesquels les roches métamorphiques subissent une fusion partielle. PRINCIPE GENERAL Plus on s'enfonce sous terre, plus la température ambiante augmente. En moyenne l'augmentation est de 3°C tous les 100 mètres, c'est le gradient géothermique moyen. De même la pression augmente avec la profondeur. Si à la surface une température de 1000°C suffit à la fusion de la plupart des roches, en profondeur, cette valeur sera bien plus importante. En effet la pression va s'opposer à la fusion. Quand une roche s'enfonce, elle subit d'abord les phénomènes de la diagenèse, puis au fur et à mesure que la température et la pression augmentent, des réarrangements ioniques viennent perturber la structure de certains minéraux. Il y a alors métamorphisme. Le métamorphisme correspond à l'intervalle existant entre la diagenèse des sédiments (faible température et faible pression) et la fusion des roches (par anatexie). La transition entre diagenèse et métamorphisme est appelée anchimétamorphisme. Ainsi le métamorphisme ne concerne que des roches solides. Malgré les transformations minéralogiques et structurales que subit la roche, celle-ci reste toujours à l'état solide. Des apports de liquide extérieur peuvent toutefois avoir lieu, entraînant la modification de la composition chimique de la roche par métasomatose. LES DIFFÉRENTS TYPES DE MÉTAMORPHISME On peut distinguer 3 types de métamorphismes : Le métamorphisme d'impact : il se forme lors de l'impact d'une météorite. On y retrouve une forme de silice de très haute pression, la coésite, ainsi que des phases vitreuses montrant une fusion. Le métamorphisme de contact : Les roches sont métamorphisées au contact d'un granite intrusif (ou discordant). C'est principalement la température qui intervient ici, il y a peu de déformations liées à la pression. L'intrusion du magma, en poussant les terrains déjà en place, peut toutefois induire une schistosité. Il n'y a souvent qu'un réarrangement minéralogique sans échange avec d'autres corps que la roche originelle (métamorphisme isochimique). C'est la chaleur du magma qui est responsable de la transformation des roches qui l'entourent. La zone métamorphisée est réduite et dessine une auréole de métamorphisme autour du magma refroidi. Exemple : Le granite de flamanville : on y observe des schistes sédimentaires, puis des schistes tachetés (apparition de cordiérite), des schistes noduleux et micacés (il y a perte de la structure orienté de la roche et apparition d'andalousite), et puis des cornéennes (pas d'orientation préférentielle des micas et de l'andalousite) au contact du granite. Le métamorphisme régional : il correspond à des zones métamorphisées de plus de 10 km. On peut y observer une succession de terrains de plus en plus métamorphisés de même qu'une schistosité de plus en plus poussée. Cela peut aboutir à un début de fusion (Migmatite) voire même à une fusion complète de la roche (Anatectite). Le granite obtenu est alors concordant (il n'y a pas de limite franche avec l'encaissant). La principale cause de ce type de métamorphisme est d'origine tectonique. C'est pourquoi les minéraux de ces roches métamorphiques sont souvent aplatis et orientés le long des plans de foliation. Ce type de métamorphisme se caractérise par des transformation d'une roche originelle par apport d'éléments chimiques lié à la circulation de fluides. Il concerne essentiellement la lithosphère océanique. En effet, dès sa mise en place au niveau de la dorsale, la croûte subit de profondes transformations par un hydrothermalisme de haute température qui bouleverse les associations minérales initiales par hydratation et échanges d'ions en réponse à la circulation active de l'eau de mer dans ces roches très fracturées. Les phénomènes essentiels sont le passage dans le faciès amphibolites puis schistes verts des gabbros et la serpentinisation des roches mantelliques jusqu'à des profondeurs importantes (probablement plusieurs kilomètres). Il en résulte une modification chimique globale importante de la lithosphère océanique : augmentation globale de la teneur en eau par cristallisation des minéraux hydroxylés (amphiboles, chlorite) et augmentation de la teneur globale en Na, K, et Si. PRESSION L'augmentation de pression peut avoir 3 différentes origines : lithostatique [Pl] : elle est due au poids des roches accumulées par subsidence sédimentaire, par subduction ou par chevauchement et charriage. Cette pression est fonction de la densité des roches et de la profondeur à laquelle elle s'exerce. Elle est isotrope, c'est à dire homogène dans toutes les directions et n'engendre donc pas de déformation. Elle entraîne une compaction et la diagenèse. La pression lithostatique des sédiments (2, 5 kilos pour une colonne de 10 m sur 1cm2) ainsi que des phénomènes tectoniques permet l'enfoncement des roches dans la croûte. hydrostatique [Pf] : C'est la pression la pression exercée au sein des pores des roches par les fluides. Elle dépend de la présence de CO2 , H2 O qui peuvent être présents dans les interstices et libérés lors de réactions chimiques de déshydratation ou de décarboxylation. La Pf favorise la circulation de fluides, accélère les réactions de transformations minérales, les échanges de matière et abaissent la température de début de fusion des matériaux. contrainte tectonique [Ct] : Ce sont les pressions exercées sur les roches par l'action des forces tectoniques, elles sont liées aux chevauchements et aux processus orogéniques. Elles sont donc anisotropes car elles ne sont pas homogènes dans toutes les directions de l'espace : elles sont orientées et engendrent des déformations et l'apparition de nouvelles structures à différentes échelles. TEMPERATURE La température est fonction de la profondeur ou est en liaison avec la proximité d'une chambre magmatique. On sait que l'énergie thermique provient du flux de chaleur de la planète , généré essentiellement par la désintégration d'éléments radioactifs (U, Th, K) très présents dans la croûte continentale : on considère que la température est de l'ordre de 800°C à la base de cette enveloppe. Le gradient géothermique est dit "normal" (30°C / km) dans la croûte continentale, élevé (50°C / km) dans les zones tectoniquement actives et faible (aux alentours de 6°C / km) dans les anciens boucliers continentaux. En principe, le domaine de métamorphisme s'étend en température de 50°/100°C à 650/700°C COMPOSITION CHIMIQUE Au cours du métamorphisme, la composition chimique peut : rester inchangée (à l'exception des teneurs en H2 O et CO2 ) : il s'agit donc de transformations isochimiques qui ont lieu en "système fermé (métamorphisme isochimique). exemple : NaAlSi3 O8 (albite) ----> NaAlSi2 O6 (jadéite) + SiO2 (quartz) être sensiblement modifiées par apport d'éléments chimiques (Si, Al, Na, K, etc.) : ce sont donc des transformations allochimiques exemple : 3 CaMg(CO3 )2 (dolomite) + 4 SiO2 (quartz) + H2 O ----> Mg3 Si4 O10 (OH)2 (talc) + 3 CaCO3 (calcite) + 3 CO2 Dans ce dernier cas, les fluides jouent un grand rôle : apport d'eau et départ de dioxyde de carbone. c'est souvent le cas dans le cadre de conditions de P et T peu élevées. Dans le métamorphisme prograde, l'eau est chassée des assemblages minéralogiques et des fluides minéralisés sont ainsi extraits des roches. TEMPS Le temps : c'est un facteur important car il faut que les conditions physico-chimiques soient modifiées durablement pour que les transformations minéralogiques et structurales aient le temps de se produire. La plupart des minéraux sont métastables, c'est à dire qu'ils se maintiennent sans modifications sensibles en dehors de leur domaine de formation : c'est cette propriété qui permet d'observer à l'affleurement des paragenèses (*) d'origine profonde. Les réactions de formation des minéraux sont réversibles mais les réactions rétrogrades ne se produisent pas ou à des vitesses extrêmement faibles. La vitesse d'exhumation est donc un facteur essentiel de conservation des assemblages métamorphiques. (*) Paragenèse : association de minéraux qui sont, ensemble, stables dans certaines conditions pression-température et qui caractérise le chimisme général de la roche. FACTEURS DÉCLENCHANTS Le métamorphisme n'est pas uniforme dans une roche, certaines zones peuvent ne pas le subir (elles permettent d'ailleurs de servir de témoins). En effet les minéraux restent en équilibre métastable tout au long du métamorphisme et seules les zones où il y a eu déstabilisation se sont transformées. Pour des métamorphismes faibles, de basse température, une déformation suffit à la déstabilisation, pour un métamorphisme de haute température les roches ne sont conservées dans leur état d'origine que s'il n'y a pas de fluides. LES ROCHES METAMORPHIQUES STRUCTURE DES ROCHES METAMORPHIQUES Les roches métamorphiques subissent souvent des déformations. Ces contraintes entraînent l'apparition de structures particulières dans la roche. On peut en distinguer 3 types qui se succèdent avec l'intensité du métamorphisme : Une stratification qui est issue des phénomènes de sédimentation. Elle est perpendiculaire aux forces en jeu (pression lithostatique). Elle concerne le débit de la roche. Une schistosité où la roche se débite en feuillets de même composition minéralogique. Cette disposition apparaît à partir de 5 km de profondeur. Elle peut apparaître lors de la diagenèse (pression lithostatique) mais elle est souvent à relier aux contraintes tectoniques. Le plus souvent la schistosité est perpendiculaire ou oblique aux forces en jeu. Une foliation où certains minéraux de la roche se transforment. Les nouveaux minéraux qui apparaissent s'aplatissent et s'orientent selon la direction de la schistosité. Ils peuvent se regrouper sous forme de lit. Le front de foliation serait situé vers 10 Km de profondeur. (Micaschistes, gneiss). Au cours du métamorphisme, une même roche subit des modifications minéralogiques. Certains minéraux apparaissent, d'autres disparaissent. Or les minéraux n'apparaissent que dans certaines conditions de températures et de pressions, ce que l'on appelle leur domaine de stabilité. Pour éviter des erreurs d'interprétations en n'étudiant qu'un seul minéral, on a défini des paragenèses. En fait on observe non pas un minéral, mais une association de minéral, ou paragenèse. LES SÉRIES MÉTAMORPHIQUES Au niveau du métamorphisme régional il est souvent possible de voir les différentes étapes de transformation des roches. Ces étapes sont caractérisées par la formation de certains minéraux dont la nature dépend de la roche de départ. Ainsi certaines roches sont caractéristiques d'une série métamorphique (d'après Pomerol): CLASSIFICATION DES MÉTAMORPHISMES On ne peut pas à proprement parler trouver une classification simple de roches métamorphiques. Il s'agit plutôt de trouver ses conditions de formation. Les isogrades Ce sont des zones qui définissent un degré d'intensité dans le métamorphisme. Elles sont caractérisées par l'apparition successive de certains minéraux. Par exemple dans la succession chlorite, biotite, staurotide, disthène et sillimanite une zone où apparaît la biotite et la chlorite sera moins métamorphisée qu'une zone où apparaît aussi le staurotide. LES ISOGRADES Ce sont des zones qui définissent un degré d'intensité dans le métamorphisme. Elles sont caractérisées par l'apparition successive de certains minéraux. Par exemple dans la succession chlorite, biotite, staurotide, disthène et sillimanite une zone où apparaît la biotite et la chlorite sera moins métamorphisée qu'une zone où apparaît aussi le staurotide. LES ZONES DE MÉTAMORPHISME Elles permettent d'établir une classification en fonction de l'intensité du métamorphisme ramenée à la profondeur : L'anchizone : C'est la zone intermédiaire entre diagenèse et métamorphisme. L'épizone : Elle correspond au métamorphisme de basse pression et de température faible (300 à 500°C). On y trouve de nombreux minéraux hydroxylés. La mésozone : Elle caractérise un métamorphisme moyen, avec apparition de biotite, muscovite, staurotide, amphiboles et disthène. La catazone : Elle correspond à un métamorphisme intense. Température et pression y sont élevées mais il y a peu de contraintes. Les minéraux que l'on y trouve sont la sillimanite, l'andalousite, les grenats et les pyroxènes ainsi que des plagioclases. LES FACIÈS MÉTAMORPHIQUES Cette classification s'intéresse à l'ensemble des minéraux et non plus qu'aux minéraux alumineux. Un faciès est un regroupement de minéraux possédant des conditions de formations voisines et qui caractérisent plus ou moins la composition de la roche. Ces faciès permettent de caractériser facilement une roche métamorphique et ainsi de déterminer ses conditions de formation. Ils n'impliquent pas forcément la présence du minéral pris en référence dans cette classification. Les climats métamorphiques Ils concernent la succession des étapes d'un métamorphisme. Selon son origine un métamorphisme ne va pas évoluer de la même façon. On peut considérer plusieurs climats métamorphiques. Ils sont définis selon : un métamorphisme de basse pression et haute température (Type Abukuma) : Il est caractérisé par le passage Andalousite/Sillimanite et la fréquence de la cordiérite. Il correspond à un gradient géothermique important (10°C /100m). Ce climat concerne le métamorphisme de contact ou celui qui a lieu dans les zones de friction. un métamorphisme de pression et température moyennes (Type Barrowien) : Il est caractérisé par le passage Disthène/Sillimanite et la fréquence du grenat. Il correspond à un gradient géothermique normal (3°C /100m). ( Ce climat concerne le métamorphisme localisé dans les orogènes de collision. un métamorphisme de haute pression : Caractérisé par la présence de schistes bleus, il correspond à un gradient faible (1°C /100m). Ce climat concerne le métamorphisme d'enfouissement, de subduction, ou d'obduction. GRADIENT GÉOTHERMIQUE ET TYPES DE MÉTAMORPHISME Par JJ Chevallier Le gradient géothermique se défini comme étant la variation de la température en fonction de la profondeur ou de la pression et se calcule suivant la formule : Gradient = [T° à un niveau inférieur – T° au niveau 0 (surface)] / Profondeur ; il s'exprime en degré C par 100 m ou par Km. Il varie en fonction de la proximité du manteau. Généralement la température à 10 Km est comprise entre 250 et 300°C soit un gradient compris entre 2,5 et 3°C par 100mètres avec des variations dépendant de la constitution profonde des roches de la croûte. Par exemple dans les régions stables comme les boucliers continentaux le gradient varie entre 1,5 et 2°C par 100 mètres alors que dans des régions instables comme les zones de subduction on aura un gradient qui peut atteindre 6°C par 100 m. Les trois types de gradient : -gradient Franciscain (F), <2° C/100 m, métamorphisme de BT-HP. celui des faciès de schistes bleus et d'éclogites. Régions d’enfouissement, subduction ou obduction. -gradient Dalradien (D), compris entre 3 et 3,5° C/100m, métamorphisme de MT-MP. Régions stables. -gradient Abukuma (A), de valeur importante, 5 à 6° C/100m, métamorphisme de BP-HP. Région à forte activité dynamique. Le métamorphisme peut être prograde (croissant), rétrograde (décroissant), ceci ne concerne que la même phase de métamorphisme. Le rétrométamorphisme correspond à la transformation d'une roche métamorphique (par un métamorphisme ultérieur) dans un faciès minéral plus faible que celui de la roche de départ. (ex : une amphibolite donne une chlorite) Si on regarde l'évolution des ophiolites alpines ont peut voir différents stades de métamorphisme : Since 01/07/2021
- Pseudomorphes, paramorphes, perimorphes | mineralogie.club |
Une pseudomorphose c'est le remplacement d'un mineral par un autre, tout en conservant la forme cristallographique du premier. La périmorphose c'est un minéral qui se dépose sur un autre en épousant sa forme extérieure. Azurite pseudomorphosée en Malachite. Tsumeb, Namibie. PSEUDOMORPHOSE PARAMORPHOSE PERIMORPHOSE Etymologies Pseudomorphose : le préfixe " pseudo " tiré du grec pseudês , menteur - signifie, " à première vue, prétendument, soi-disant ", et du grec morphê , forme. Paramorphose : du grec para , voisin de, et morphê , forme Périmorphose : du grec peri , autour, et morphê , forme Biomorphose : du grec bios , vie, et morphê , forme Polymorphe : du grec polús , beaucoup, et morphê , forme Épigénisation : du grec épis , sur, et génos , naissance Épitaxie : du grec épis , sur, et taxis , arrangement PSEUDOMORPHOSE C'est un phénomène qui modifie un minéral, tout en lui conservant sont apparence, en un autre minéral par ex. l'azurite en malachite, tout en conservant l'apparence de l'azurite ou encore la pyrite s'altérant en limonite, tout en conservant l'apparence de la pyrite. Le phénomène se produit le plus souvent dans le cadre de modifications physico-chimiques qui déstabilisent le minéral d'origine, hydratation, déshydratation, altération, etc., durant la diagenèse* puis le passage du sédimentaire au métamorphisme. Il peut aussi y avoir l'intervention de bactéries. * diagenèse : ensemble des processus physico-chimiques et biochimiques par lesquels les sédiments sont transformés en roches sédimentaires. La pseudomorphose implique que la forme du minéral originel soit toujours conservée. On distingue deux formes de pseudomorphoses : PSEUDOMORPHOSE PAR SUBSTITUTION Un substrat originel est remplacée progressivement par une espèce différente, sans aucune réactions chimiques. C'est le cas de certains fossiles tels que le bois dont les fibres se silicifient, dans ce cas précis l'on peut parler de biomorphose. PSEUDOMORPHOSE PAR ALTERARTIION Un substrat originel est remplacée progressivement par un ajout partiel de matière nouvelle, avec substitution partielle de la matière originale qui reste sous forme de noyau. Exemple : galène altérée en anglésite. Il arrive que certaines pseudomorphoses soient " rebaptisées ", que l'on les désigne sous un dénomination autre que le nom du minéral remplaçant. Par exemple la Glandonite qui est une calcite remplaçant l'Ikaïte. REMARQUE IMPORTANTE A BIEN CONNAÎTRE ! Il est important de préciser que le terme de pseudomorphose peut, parfois, paraître quelque peu ambigu. Extrait de l'article d'Yves Lulzac - Yves Möello et Nicolas Stefphan. Mise au point sur la "sexangulite". Idéalement, il s’agit d’une transformation complète d’un minéral en cristaux automorphes par un autre, avec conservation des formes extérieures du minéral primitif. Les exemples sont variés : citons les belles pseudomorphoses de magnétite en hématite de Patagonie, et celles de fluorine en calcédoine bleue de Trestia en Roumanie. Ou la pseudomorphose de scheelite en ferbérite, aussi dénommée « reinite », ou encore les « dés du diable » constitués de cubes de pyrite transformés en limonite.... La transformation est souvent incomplète : l’intérieur de la pseudomorphose peut montrer des résidus du minéral primitif, ou des cavités plus ou moins développées qui peuvent s’expliquer assez simplement : si, par exemple, le remplacement de la pyromorphite en galène se fait en ne réutilisant que le plomb fourni par la pyromorphite, la galène n’occupera alors que 83% du volume du minéral primaire. Cependant, il convient d’éviter un usage abusif du terme de pseudomorphose. Si l’on admet qu’une certaine partie du minéral primitif a pu échapper à cette transformation, reste alors à en définir les limites. Peut-on, par exemple, parler d’une pseudomorphose lorsqu’un cristal de pyromorphite est simplement recouvert d’une couche à peine millimétrique de galène supposée ? La réponse est définitivement négative car, dans ce cas, on parlerait plutôt d’une épigénie, d’une épimorphose, voire d’une simple altération du cristal. (voir l'article complet : Mise au point à propos des sexangulites) PARAMORPHOSE Les pseudomorphoses peuvent se former par une désorganisation et un réarrangement des mêmes atomes par un refroidissement, c'est la paramorphose . - (Extrait de Pough1969, page 447) Le minéral conserve la forme de son polymorphe de haute température. L'acanthite pseudocubique (que l'on appelle aussi argentite β) est une paramorphose de l'argentite. L' argentite est un sulfure d'argent (Ag2 S), qui n'est stable qu'au dessus de 177°C, en dessous de cette température il se paramorphose en acanthite son polymorphe et conserve donc sa forme cubique. Le nom argentite est donc utilisé (de manière confuse) par certains pour décrire les pseudo-métamorphes pseudo-cubiques du sulfure d’argent (acanthite) où la forme cristalline originale de l’argentite cubique à haute température est restée. La bonne façon d’étiqueter de tels spécimens serait « acanthite, pseudo-cubique » ou « acanthite, paramorphe après argentite ». PERIMORPHOSE C'est un phénomène qui se produit lorsqu'un minéral se cristallise en couche plus ou moins épaisse sur les surfaces d'un minéral préexistant, tout en épousant quasi parfaitement la forme du minéral sous-jacent. Si le premier minéral se dissout par la suite le second garde en creux la forme du précédent c'est ce que l'on appelle un "boxwork" ou "dead boxe". Un autre phénomène peut alors se produire si un nouvelle cristallisation du même minéral ou d'une autre espèce se dépose sur les parois internes du "boxwork". Bouton LE VOCABULAIRE A BIEN CONNAÎTRE Voici quelques définitions simples à retenir : Pseudomorphose : phénomène de métamorphisme caractérisé par le remplacement d'un minéral originel par un nouveau minéral. Paramorphose : variétés de pseudomorphoses découlant d'un refroidissement. Périmorphose : lorsqu'un minéral conserve la forme extérieure d'une autre espèce minérale par la suite, le premier minéral se dissout et sa forme en creux est conservée. Biomorphose : Un objet d'origine biologique devient un minéral en conservant ses formes d'origine. Polymorphe : se dit de minéraux qui ont la même composition chimique et une morphologie différente (système cristallin différent). Dimorphe : deux minéraux qui ont la même composition chimique et un système cristallin différent. Trimorphe : trois minéraux qui ont la même composition chimique et un système cristallin différent. Épigénisation : remplacement d’un corps chimique (cristal, matière organique) par un autre, avec dissolution préalable ou simple échange par diffusion, tout en conservant la morphologie initiale dans le détail, voire les structures internes d’origine, cellulaires ou cristallines. Épimorphose : phénomène de métamorphisme par remplacement d'un minéral original par un nouveau minéral uniquement en surface du minéral original. Épitaxie : Processus de croissance cristalline, couche par couche, l'organisation des entités moléculaires ou atomiques des couches étant déterminée par le réseau d'une matrice cristalline sous-jacente. On distingue : l'homo-épitaxie : croissance d' un cristal sur un cristal de nature chimique identique, l'hétéro-épitaxie, dans laquelle les deux cristaux sont de natures chimiques différentes. Ce qui est à l'origine des macles, par pseudo-symétrie. Dead boxs ou Boxworks : cavités laissées lors de la dissolution des minéraux qui ont subit une périmor. Ces cavités conservent fréquemment la forme des minéraux dissous. La METASOMATOSE et le METASOMATISME La métasomatsde est un processus de la diagenèse ou du métamorphisme. Le remplacement d'un minéral par un autre, atome par atome, molécule par molécule. Ce sont les fluides circulant dans la roches qui procèdent à des échanges par réactions entrainant une modification des molécules, les atomes de Ca , Na, K, Si, etc. sont les éléments chimiques qui vont se déplacer entrainant les modifications. Les mutations sont extrêmement lentes et les transformations chimiques n’altèrent pas la forme des minéraux. L’on peut prendre pour exemple la silicification (dans les bois fossiles ce sont des cellules biologiques qui de transforment en minéral), l’opalisation, la pyritisation etc. Le métasomatisme c’est l’occurrence finale du métamorphisme allochimique s’appliquant à de grandes masses rocheuses, par exemple la serpentinisation des péridotites. Etymologie : du grec « méta » = au-delà de , dans le sens d’une succession de transformation et « somâ » = corps. Vous trouverez ci-dessous un PDF des Mécanismes de la Métasomatose par Michel Fonteilles Mécanismes de la Métasomatose-Michel Fonteilles .pdf Since 01-06-2021
- géologie|glossaire-volcans|fumeurs
Définition et description de fumeurs volcaniques sous-marins, avec photos. Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Fumeurs : Ce sont des évents hydrothermaux situés à proximité des dorsales océaniques. Un fumeur noir émet de l'eau sulfureuse (sulfure métallique) à très haute température (350 °C). Un fumeur blanc émet de l'eau contenant du baryum et du sulfate de calcium à des températures de 150 à 270 °C. Un fumeur transparent présente 20 % de salinité mais ne contient pas de particules. Les fumeurs, et en particulier les fumeurs noirs, représentent de véritables oasis de vies au fond des océans. Des organismes se sont adaptés pour exploiter la chaleur et le soufre émis par ces sources hydrothermales. Fumeur noir Fumeur blanc RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE
- LHC large hadron collider | mineralogie.club | JJ Chevallier
Pour l'étude des particules, le Large Hadron Collider, LHC, grand collisionneur de particule, exploité par le CERN. LHC Large hadron collider LHC Large hadron collider LHC Large hadron collider LHC Large hadron collider par JJ Chevallier Le LHC (Large Hadron Collider) C'est le plus grand accélérateur de particules au monde, situé au CERN près de Genève, à la frontière franco-suisse. Voici quelques points clés : Fonctionnement : Il accélère des protons (et parfois des ions lourds) à des vitesses proches de celle de la lumière, puis les fait entrer en collision pour étudier la matière à des échelles subatomiques. Objectif scientifique : Explorer les lois fondamentales de la physique, tester le Modèle Standard, et rechercher des phénomènes comme la matière noire ou des particules hypothétiques. Découverte majeure : En 2012, le LHC a permis la découverte du boson de Higgs, une particule clé pour expliquer la masse des autres particules. Dimensions : Un anneau de 27 km de circonférence, enfoui à environ 100 mètres sous terre. Expériences principales : ATLAS, CMS, ALICE et LHCb, chacune avec des objectifs spécifiques (par exemple, ATLAS et CMS ont confirmé le boson de Higgs). Comment fonctionne le LHC ? Principe : Le LHC est un accélérateur circulaire. Il utilise des champs électromagnétiques pour propulser des protons à des vitesses proches de la lumière dans un tunnel de 27 km. Collisions : Deux faisceaux de particules circulent en sens opposé et se percutent dans des zones spécifiques où sont installés des détecteurs géants. Énergie : Les collisions atteignent des énergies de plusieurs téraélectronvolts (TeV), recréant des conditions proches de celles juste après le Big Bang. L’anneau principal C’est le tunnel circulaire de 27 km où les protons sont accélérés à des vitesses proches de la lumière. Il est situé à environ 100 mètres sous terre, à la frontière franco-suisse. Vide dans le tunnel : 10⁻¹³ atmosphères, plus vide que l’espace. Débit de collisions : jusqu’à 1 milliard de collisions par seconde. L es tunnels et infrastructures Autour de l’anneau, des cavités radiofréquence[*] accélèrent les particules. Des systèmes cryogéniques maintiennent les aimants à -271 °C (près du zéro absolu). Les faisceaux de protons Deux faisceaux circulent en sens opposé dans des tubes distincts. Vitesse : 99,9999991 % de la vitesse de la lumière. Énergie par faisceau : 6,8 TeV (téraélectronvolts) actuellement, soit 13,6 TeV lors des collisions. Les expériences principales ATLAS : Détecteur généraliste, Étudie un large éventail de phénomènes, dont le boson de Higgs en 2012. CMS : Similaire à ATLAS, mais avec une conception différente pour confirmer les résultats. ALICE : Spécialisée dans la physique des ions lourds et la matière primordiale (plasma quarks-gluons). : Etudie le plasma quarks-gluons à des températures de plusieurs trillions de degrés. LHCb : Analyse les différences entre matière et antimatière pour comprendre pourquoi l’univers est dominé par la matière. Les collisions Les faisceaux se croisent aux points d’expériences, provoquant des collisions à très haute énergie. Ces collisions permettent de recréer des conditions proches du Big Bang. Améliorations et futur Phase actuelle : Le LHC est en cours d’upgrade pour devenir le HL-LHC (High Luminosity LHC), prévu pour 2029. Objectif : multiplier le nombre de collisions pour obtenir plus de données. Projets futurs : Le CERN envisage un accélérateur encore plus grand, le FCC (Future Circular Collider), avec une circonférence de 100 km. * Comment fonctionne une cavité RF ? Une cavité RF agit comme un « coup de pouce électrique » pour les particules. Elle crée un champ électrique oscillant à très haute fréquence (400 MHz au LHC). Quand une particule passe au bon moment, elle reçoit une impulsion d’énergie qui augmente sa vitesse. Analogie simple : Imaginez un enfant sur une balançoire. Si vous poussez au bon moment, la balançoire va plus haut. La cavité RF fait la même chose : elle « pousse » les particules à chaque passage pour qu’elles atteignent des vitesses proches de la lumière : Fréquence : 400 MHz (ondes radio) Tension : plusieurs millions de volts Synchronisation parfaite avec le faisceau Objectif : maintenir l’accélération progressive dans l’anneau
- Azurite | mineralogie.club
L’azurite est connue depuis le 27e siècle avant notre ère. On trouve des traces d’azurite en poudre dans les pots d’onguents égyptiens de la 4e dynastie. Les Grecs la nommaient « kuanos » (κυανός, du mot «cyan») et les Romains « cœruleum » (Pline l’Ancien, dans le 35e livre de son Histoire naturelle, l’appelle « armenium ». Le bleu égyptien, plus abondant, la concurrença rapidement. AZURITE "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez nous ! MUSÉE "Minéralogie Passion" Nathalie Bertrand JJ Chevallier présentent L'azurite est un minéral composé de carbonate de cuivre hydraté de formule : Il ne faut pas la confondre avec la Lazurite, un silicate, un des constituants bleus du Lapis Lazuli. ou avec la Lazulite. Historique L’Azurite est connue depuis le 27e siècle avant notre ère. On trouve des traces d’azurite en poudre dans les pots d’onguents égyptiens de la 4e dynastie. Le bleu égyptien*, plus abondant, la concurrença rapidement. *Bleu égyptien, poudre de verre synthétique teintée par du cuivre, c’est le premier pigment artificiel Inventeur et étymologie François Sulpice Beudant a décrit cette espèce en 1824 et l’a nommée Azurite, en référence à sa teinte bleu profond, qui évoque le mot persan Lazhward pour « bleu ». Les Grecs la nommaient « kuanos » (κυανός, du mot «cyan») et les Romains « cœruleum » (Pline l’Ancien, dans le 35e livre de son Histoire naturelle, l’appelle « armenium ». Topo type Mines de cuivre de Chessy, Chessy, Rhône, Auvergne-Rhône-Alpes, France Conditions de formation L’Azurite est un minéral commun des zones d’oxydation des gisements de cuivre, couramment associé à la malachite. Il est très apprécié et recherché des collectionneurs pour sa couleur, sa cristallisation ainsi que pour les belles associations qu’il donne. Elle se pseudomorphose souvent en Malachite plus rarement en cristaux de Cuprite. Habitus Elle peut prendre la forme de prisme, de tablette, d'un habitus isométrique, de sphère ou de disque. Ce minéral se présente généralement sous la forme de tablettes ou de prismes aux teintes « bleu intense » et aux surfaces brillantes. Il existe plus de 45 formes bien connues et plus de 100 formes ont été décrites. L'azurite est souvent pseudomorphosée en malachite, et les deux sont très fréquemment trouvées ensemble . AZURITE "SOLEIL" Des spécimens exceptionnels, esthétiques et colorés, d'Azurite dite « soleil », découvertes australiennes, de 2018,. A gauche, la rosette aplatie de 4,8 cm, avec deux belles couleurs de bleu (bleu roi à l'intérieur et bleu marine sur le pourtour) et un bon éclat, se détache parfaitement de la matrice de siltstone* kaolinite. La bordure d'A zurite bien définie autour de l'intérieur cristallisé ajoute vraiment du caractère. Les soleils d'azurite se forment entre des couches de kaolinite. L'agrégat a été forcé de croître d'une manière comprimée latéralement et rayonnante. Aucune autre localité d'azurite dans le monde ne produit de tels soleils. Ce sont des concrétions plates et discoïdales jusqu'à 25 cm, mais les plus rares ont une forme de 8, produit de la croissance de 2 disques réunis durant leur croissance. La plus grande connue pèse plus de 2,5 kg (5,6 lb), c’est un 8 de près de 30 cm. Les couleurs bleues varient de profond à clair comme un ciel d’été. Elles peuvent présenter des cristaux irrégulièrement tabulaires de dimension variables de 2 à 15mm à croissance radiale présentant une surépaisseur en bordure du disque qui peut présenter une surface convexe ou concave. Notons qu’ils ne doivent pas être confondus avec ceux provenant de la mine Sir Domenic dans la chaîne de Flinders en Australie du Sud. Ceux-là ayant de plus gros cristaux et un faciès nodulaire légèrement sphérique, souvent associés à la Malachite. Photo de la collection du propriétaire de la mine, Dehne McLaughlin. *La siltite, souvent désignée par son nom anglais de siltstone et parfois nommée aleurolite, est une roche sédimentaire dont la granulométrie, entre 1/256 et 1/16 mm, est intermédiaire entre celle du grès, la plus grossière, et celle des lutites (ou pélites), plus fine (les mudstones et les schistes ont une granulométrie encore plus fine). Clic pour agrandir Clic pour agrandir Cristallochimie L’Azurite, minéral instable, se pseudomorphose en Malachite sous l’influence de l’air ambiant. Ce processus, entraîne le remplacement progressif du dioxyde de carbone (CO2) contenu dans sa structure chimique par de l’eau (H2O). Le rapport entre les quantités respectives de ces deux composants est de 1:1, ce qui donne l’équation suivante : L’équation ci-dessus met en évidence que la pseudomorphose de l’Azurite en Malachite est due à une faible teneur en anhydrite de carbone dans l’atmosphère. L'Azurite est effervescente à l’acide chlorhydrique (HCl), une propriété qui la distingue de la lazulite, un minéral similaire par la couleur et au nom, approchant, mais qui ne présente pas cette réaction effervescente (elle plutôt comme une gelée bleue). Cristallographie L'azurite présente un système cristallin monoclinique de classe prismatique. Le groupe d'espace est P 21/a. Les paramètres de la maille conventionnelle sont : a = 5.008 ; b = 5.844 ; c = 10.336 ; Z = 2 ; bêta = 92.333° ; V = 302.25. Clic pour agrandir Macles Les macles d'azurite sont très rares. La macle la plus couramment observée est la macle en croix, principalement rencontrée dans le gisement de Kerrouchen au Maroc. 1 et 2 Nadya Georgieva - 3 Comptoir géologique. Macles d'Azurite de Kerrouchen, El Kbab, Province de Khénifra, Région de Béni Mellal-Khénifra, Maroc. Minéraux associés Plusieurs minéraux : la Malachite, la Limonite, la Calcite, la Dolomite, l'Antlérite, la Cuprite, la Cérusite, la Smithsonite, la Chalcocite, la Chrysocolle, la Ténorite, ou plus rarement la Brochantite, l'Atacamite et le Cuivre natif. Synonymes arménite (d’après Jean-Claude Delamétherie). Attention : il existe bien une espèce minérale nommée arménite, qui est en fait un cyclosilicate ; azur de cuivre (Brochant) ; azur de cuivre bleu (Jean-Baptiste Romé de L'Isle) ; chessylite (Brooke et Miller) d'après les mines de Chessy ; cuivre azuré (Alexandre Brongniart); cuivre carbonaté bleu (René Just Haüy; fleur de cuivre bleu (Jean-Baptiste Romé de L'Isle) ; lasurite (d’après Wilhelm Karl Ritter von Haidinger 1845) Utilisation Elle est avant tous un minerai de cuivre. Elle est très appréciée et recherchée des collectionneurs pour sa couleur, ses cristallisations ainsi que pour les beaux groupements et associations aux quelle elle apporte son éclat. Pigment : Au Moyen-âge et à la Renaissance, on l’appelait "pierre d’Arménie" ou "bleu de montagne". Les peintres évitaient de l’utiliser comme pigment car, noyée dans un liant, sa couleur vire avec le temps sur le vert, par transformation chimique en malachite. Gemmologie : Travaillée en gemmes et en pierres décoratives. L'AZURITE EN FRANCE (Liste non exhaustive) En France, une seule localité est de niveau international. Il s'agit de la localités-type, de la région lyonnaise, Chessy-les Mines (Rhône), dont l'ancien nom est "chessylite". Les cristaux ont atteint plus de 6 cm et des placages pluricentimétriques de cristaux brillants sont connus. Les cristaux sont d'une qualité remarquable et d'une grande richesse cristallographique. Les spécimens les plus typiques sont des groupes polysynthétiques dits "en tuile". D'autres, sont associés à des cristaux de cuprite pseudomorphosés en malachite. D'autres bons cristaux centimétriques ont été rencontrés dans : la mine du Moulinal (Tarn), au Mas Dieu (Gard). De grands placages ont également été découverts dans la mine du Cap Garonne (Var). Enfin, signalons les agrégats sphériques pouvant atteindre les 7-8 cm sur barytine provenant de Gaillot (Lot). Etc … L'AZURITE DANS LE MONDE (Liste non exhaustive) L'azurite est populaire dans le monde entier et nombreux sont les pays où elle est présente. Les localités les plus marquantes sont : ▪ La Namibie : les spécimens les plus spectaculaires proviennent sans conteste de la mine de Tsumeb. Cette mine est surtout connue pour ses cristaux prismatiques, de couleur bleu foncé, individualisés sur matrice, parfois pseudomorphosés en malachite. Les cristaux peuvent atteindre de grandes tailles décimétriques à pluricentimétriques. ▪ Les Etats-Unis : le district de Bisbee en Arizona est composé de nombreuses mines qui, au XIXe et XXe siècle, ont produit une grande quantité de spécimens de qualité en association à la malachite. Elles ont produit des rosette, de grands cristaux brillants (jusqu'à 10 cm) et en agrégats d'environ 5 cm qui se développaient parfois dans des masses d'argile. Ce gisement a également produit des espèces rarissimes en cristaux bien formés ; essentiellement des sulfates et oxydes de cuivre tels que : spangolite, paramélaconite, graemite etc … La mine Morenci dans le Comté de Greenlee a produit de bons cristaux et des agrégats stalactiques ou en roses associés à la malachite. ▪ Le Mexique : la mine de Milpillas, dans l'Etat de Sonora, est venue détrôner les classiques dès 2007 avec des échantillons dont la qualité n'a cessé de croître. En 2014, ce sont des spécimens de niveau jamais égalé qui ont été découverts. La caractéristique de ces cristaux réside dans leur éclat et leur brillance "électrique". Certains cristaux atteignent les 8 cm et certains ensembles peuvent dépasser les 25 cm. ▪ Le Maroc : la célèbre localité de Kerrouchen a donné de grands cristaux d'azurite parfois, partiellement pseudomorphosés en malachite. Cependant, la mine de Touissit (district de Touissit-Bou Beker à côté d'Oujda) est un des plus grands gisements mondiaux d'azurite. En 1979, une découverte majeure y a été réalisée et aurait produit entre 3000 et 4000 spécimens dans une poche de 5 m x 5 m. Certains cristaux ont atteint les 11 cm de longueur. De bons spécimens, et notamment des groupes flottants découverts dans des masses d'argile, dans les années 1990, proviennent de Bou Beker (à quelques kilomètres à l'est de Touissit). La localité d'Oumjrane près d'Alnif a également produit de belles pièces. ▪ La Chine : à partir de 2002, la mine de cuivre de Liufengshan dans la province d'Anhui a produit de bons spécimens évoquant ceux de Bisbee, de Morenci, voire Chessy. Ce sont essentiellement des cristaux d'azurite nets ou en stalactites sur malachite. La mine de Shilu dans la province de Guangdong, fournit de beaux spécimens depuis de nombreuses années. Depuis 2016, de beaux échantillons rares proviennent de la mine de cuivre de Sepon dans le district de Vilabouly au Laos. Les agrégats des cristaux tabulaires sont très brillants et d'un niveau mondial incontestable. ▪ L'Australie : la mine Proprietary dans le district de Broken Hill (Nouvelle-Galles-du--Galles-du-Sud) produit de bons cristaux pluricentimétriques. Citons également les abondants agrégats discoïdes "Azurite Sun" dégagés d'une gangue de kaolin et provenant de la mine Malbunka dans les Territoire du Nord. ▪ La Russie : le gisement de Rubtsovskoe dans les Monts Altaï livre des agrégats sphériques évoquant fortement les spécimens de la mine de Chessy. ▪ En Europe : des cristaux pluricentimétriques proviennent d'Alghero en Sardaigne (Italie). Mais également à Laurion (Grèce) et Brixlegg dans le Tyrol (Autriche) etc … Sources Littérature Julien Lebocey, Minéraux – le guide des passionnés Rock Currier Robert Lavinsky Archives JJ Chevallier Internet Mindat Wikipédia Clic pour agrandir...
- Goethite | mineralogie.club | Nathalie Bertrand | JJ Chevallier
La goethite est un minéral très courant de formule Fe3+O(OH), d'origine hydrothermale de basse température. La goethite est connue depuis la préhistoire. c'est un des principaux minerais de fer. Elle a été utilisée comme pigment dans les peintures de la grotte de Lascaux. On a découvert de la goethite sur Mars. Quid de la Turgite et de la Limonite. Elle est présente dans le monde entier. GOETHITE MUSÉE "Minéralogie Passion" "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! Inventeur - étymologie (cf Mindat) : Nommée en 1806 par Johann Georg Lenz en l'honneur du poète, romancier, dramaturge, philosophe, homme politique et géologue allemand Johann Wolfgang von Goethe [28 août 1749, Francfort, Allemagne - 22 mars 1832, Weimar, Allemagne]. Goethe était ministre en chef de l'État de Weimar. Des parties de la collection minérale de Goethe seraient détenues par la Goethe Society à New York, New York, États-Unis. Conditions de formation (cf Mindat et Minéraux le guide des passionnés de J Lebocey) : C'est le minéral d'oxyde de fer simple le plus courant. Un produit d'altération de nombreux minéraux ferrifères. La goethite est typique des zones d'oxydation des gisements métallifères. C'est le composant principal de la limonite et essentiel des fameux "chapeaux de fer (affleurements, partie exposée en surface et oxydée d'un dépôt métallifère)". La "limonite" est un mélange de divers oxydes et hydroxydes de fer, plus ou moins cristallins dont la goethite. C'est aussi un minerai de fer important : la minette de Lorraine (minéral de fer lorrain), avec l'hématite. Il peut apparaître dans des phases tardives hydrothermales de certaines pegmatites granitiques. Du fait de son caractère tardif, il forme des recouvrements voire des périmorphoses ou pseudomorphoses de cristaux de fluorite, pyrite, marcassite, sidérite, etc. … C'est un polymorphe de : Feroxyhyte, Lépidocrocite, UM1985-08-OH:Fe (matériau qui n'est pas une espèce minérale approuvée). La goethite peut cristalliser à partir d'un précurseur - une espèce non approuvée appelée "protogoethite". Elle peut également se former en raison de la minéralisation des thalles de lichen (Parmelia conspersa) sur des métamorphiques (par exemple, des gneiss), des granites, des feldspaths. La sulfuration de la goethite en mackinawite et en pyrrhotite est décrite par Wang et al. (2015) ; le processus est inactif dans l'atmosphère de CH4 (méthane), mais est déclenché par l'ajout de CO2 (dioxyde de carbone). On la trouve le plus souvent en placages mamelonnés plus ou moins irisés, à structure radiée, en tapis velours, plus rarement en aiguilles ou en cristaux bien définis. La goethite est un minéral très courant de formule d'origine hydrothermale de basse température. La goethite est connue depuis la préhistoire. Elle a été utilisée comme pigment dans les peintures de la grotte de Lascaux. Sources : Littérature Minéraux (Julien Lebocey) aux éditions du Piat Internet Mindat Wikipédia Localité type : Mine Hollertszug (Mine Hollerter Zug), Dermbach, Herdorf, Daaden-Herdorf, Altenkirchen, Rhénanie-Palatinat, Allemagne. Texte de Nathalie Bertrand Morphologie (cf. Mindat) : Prismatique [001] et strié [001] ; également aplati en tablettes ou en écailles sur {010}. Agrégats veloutés de cristaux capillaires à formes aciculaires [001] et prismatiques allongées souvent groupées radialement. Massif, réniforme, botryoïdal, stalactitique. En lames ou en colonne. Nodules concrétionnaires compacts ou fibreux. Oolitique. Minéraux associés : Hématite, lépidocrocite, manganite, pyrite, pyrolusite, sidérite… Synonymie (cf. Mindat) : - Allcharite - α-Goethite - Chiliit (de Breithaupt) - Ehrenwerthite (de Cornu) - Fullonite - Gothique - Mésabite - Przibramite (de Glocker) - Yanthosidérite - Brauneisenerz (en partie) - Braun-Eisenstein (en partie - Hématite brune (en partie) - Minerai de fer brun (en partie) - Marne ferrugineuse (en partie) - Conchilites (en partie) La goethite dans le monde : (Liste non exhaustive) ▪️Au Maroc : les géodes de quartz, parfois améthyste contenant des tapis d'aiguilles noires centimétriques sont courantes, en particulier dans la localité de Sidi Rahal. Les géodes sont extraites de coulées de basalte. Les environs du Col de Tichka (Maroc) fournissent de jolis oursins de fines aiguilles sur le quartz et en inclusion. ▪️En Afrique du Sud (mine Wessels, dans le champ manganésifère du Kalahari), des pseudomorphoses de cristaux jusqu'à plus de 8 cm de kutnohorite (Ca (Mn2+,Mg,Fe2+)(CO3)2.), espèce minérale faisant partie du groupe des dolomites ont été signalées. ▪️Aux Etats-Unis, dans la région de Pikes Peak (Colorado), de belles gerbes de cristaux lamellaires pluricentimétriques à décimétriques sont rencontrées dans les pegmatites microlitiques (roche volcanique formée de microlites) du granite. Elles sont associées à du quartz fumé et du microcline. ▪️En Europe, de beaux cristaux aciculaires proviennent du district de Pribram dans l'Erzgebirge en République Tchèque. ▪️L'une des meilleures localités mondiales se situe dans la mine de fer de Restormel non loin de Lostwithiel, en Cornouailles (Angleterre). Au 19e siècle, de spectaculaires cristaux (jusqu'à 4 cm) nets prismatiques ont été découverts. Des cristaux similaires, mais moins grands proviennent de la mine voisine de Bottalack. ▪️En Ukraine, des gerbes décimétriques de cristaux lamellaires proviennent des pegmatites de Volodarsk-Volynski, site bien connu pour les béryls héliodores. Au Portugal, En Espagne En Égypte, A Madagascar etc. ... La goethite en France : (Liste non exhaustive) La France détient quelques gisements de premier ordre, notamment : Dans l'Indre : - Le gisement de barytine des Redoutières à Chaillac, qui peut être considéré comme une localité de classe mondiale pour cet oxyde de fer. L'exploitation a cessé en 2006. Dans les géodes de barytine blanche et de quartz, de magnifiques gerbes de cristaux brillants lancéolés ont été rencontrées pendant l'exploitation. Certaines aiguilles atteignent 5 à 6 cm de longueur. Les meilleurs spécimens ont été découverts dans les années 1970-1980. De bons spécimens proviennent également des gisements voisins de Dunet, la Raillerie et la forêt de Chenier qui appartiennent au bassin de Chaillac. Dans le Tarn : - Le secteur de la Bournegade a produit de magnifiques cristallisations brillantes ainsi que des placages mamelonnés. - Le secteur de la Quille du Roy - Montredon-Labessonnié, pour ses cristaux épais et brillants type "Restormel", jusqu'au centimètre. - La mine de Mont Roc dans son niveau supérieur a également fourni de spectaculaires géodes tapissées de fines aiguilles donnant un aspect velours allant du noir au rouge très attractif. - La carrière souterraine de barytine de Peyreblanque (Alban) a donné de beaux échantillons stalactitiques, probablement associés à de la pyrolusite. - Dans le même district ferrifère, les mines de la concession d'Alban-Le Fraysse où de belles cristallisation de goethite ont été signalées. Dans l'Aveyron : - La mine de Kaymar à Lunel et connue pour ses goethites mamelonnées brillantes, parfois stalactitiques dans de grandes géodes métriques et en spécimens abondants dans les haldes. En Ariège : - de grandes géodes de goethite mamelonnées dans la mine de fer du Rancié. En Isère : - On peut citer les agrégats bacillaires de la Verpillières (jusqu'à 3 cm). En Dordogne : - Des aiguilles plurimillimétriques en inclusions dans des améthystes à Saint-Martin-de-Fressingeas. Dans le Bas-Rhin : - Les skarns de Framont, En Saône-et-Loire : - A Mont Chizeuil, Chalmoux, Charolles ; - A Voltennes mine, La Petite-Verrière, Lucenay-l'Evêque, Dans le Vaucluse : - La mine d'ocre de la Mine de Bruoux - Gargas. Le gisement d'ocre du Vaucluse est le plus important de France, et selon certains, considéré comme étant le plus riche du monde. L'ocre a été formé au crétacé supérieur, à partir de glauconie (Crétacé inférieur, Aptien) ▪️etc. ... Sur Mars. Le rover Spirit de la NASA a également découvert des échantillons de goethite dans une roche appelée "Clovis" dans les "Columbia Hills" de Mars. La goethite contient de l'eau sous forme d'hydroxyle dans sa structure. En identifiant ce minéral, l'examen de Clovis a fourni des preuves solides de l'activité passée de l'eau dans la zone que Spirit explore. (Cf https://photojournal.jpl.nasa.gov/catalog/PIA07104). Cette découverte est venue du spectromètre Mössbauer qui a découvert la goethite sur le promontoire de West Spur. LIMONITE La limonite (également appelée aétite ou pierre à grelots) est un amas d'hydroxydes de fer microcristallin de formule générique FeO(OH)·nH2O. Elle est également appelée « pierre d'aigle », car autrefois on croyait que les aigles portaient cette pierre dans leur nid pour faciliter la ponte. "Limonite" est aujourd'hui un terme générique pour les oxydes de fer terreux, pas un nom d'espèce. Cette roche sédi mentaire contient de la goethite , de la lépidocrocite , des quantités mineures d'hématite , d'hydroxydes d'aluminium , de la silice colloïdale, des minéraux argileux , des phosphates , des arséniates ainsi que des composés organiques. Elle se forme par altération superficielle de plusieurs minéraux de fer , notamment sidérite , magnétite , pyrite et même d'espèces poudreuses du groupe jarosite, elle est le plus souvent composées de goethite, on peut donc l’étiqueter ainsi, en particulier lorsque le trait est jaune-brun, et qu'elle ne présente aucun magnétisme. La limonite est le principal composant du chapeau de fer . À une température supérieure à celle de la surface, elle peut perdre de l'eau et se transformer en hématite . Cette pierre a un aspect noirâtre, mais devient jaunâtre lorsqu’elle est moulée. En sidérurgie , la limonite a peu de valeur, à cause de son contenu en phosphates et arséniates . QUID DE LA TURGITE ? La turgite est un mélange des deux minéraux dû à l'altération de la goethite, généralement trouvée dans l'habitus botryoïdal (globulaire) de la goethite « parente » ; cependant, parce qu'il s'agit d'un mélange de deux minéraux, elle n'est pas considérée comme un minéral en soi. Dans l'usage moderne, la turgite est souvent désignée comme une « variété » iridescente d'hématite ou de goethite, mais elle a été décrite à l'origine (Hermann, 1844, 1845) comme un nouveau minéral dense brun-rouge, avec une strie rouge sang, que l'on pense être entre l'hématite et la goethite. Une phase similaire d'oxyde de Fe(III) hydraté a été appelée « hydrohématite » par Breithaupt (1847). Elle a été décrite plus tard par Posnjak et Merwin (1919) comme un minéral fibreux, de composition variable et « représente probablement une solution solide de goethite avec de l'hématite avec de l'eau enfermée et adsorbée ». Une telle solution solide semble cependant peu probable et elle pourrait nécessiter une étude avec des méthodes modernes. D'après des études de diffraction des rayons X (Böhm, 1928 ; Palache et al., 1944), il a été caractérisé comme un mélange d'hématite microcristalline et de goethite ou d'hydroxyde de fer amorphe. Plus récemment, en particulier au sein de la communauté des collectionneurs, le nom a également été largement utilisé comme terme pour l'hématite irisée ou la goethite (et parfois comme des revêtements irisés colorant le fer de composition indéterminée). Certains revêtements d'hématite irisée sont composés d'agrégats de bâtonnets d'hématite de taille nanométrique (Lin et al., 2018) ; d'autres rapports suggèrent un revêtement de phosphate d'aluminium (ou moins couramment d'arséniate d'aluminium) (Chi Ma et George R. Rossman, non publié : http://minerals.gps.caltech.edu/manuscripts/in-prep/submitted/rainbow_hematite/ ). Décrit à l'origine dans la mine de Turjinskii (mine de Turginsk), Turjinsk, rivière Turya, Krasnoturjinsk (Bogolovsk ; Krasnotur'insk ; Krasnoturyinsk), oblast d'Ekaterinbourg (Sverdlovskaya), Oural moyen, région de l'Oural, Russie. Selon la terminologie moderne, le matériau d'origine serait décrit comme de l'hématite et/ou de la goethite selon l'analyse. Toute utilisation de ce terme doit être déconseillée. Clic pour agrandir... Galerie de Goethite Mindat
- minéralogie|structure de la matière|Molécules|JJ Chevallier
... Suite Partager MOLÉCULES " Comme nous l'avons vu plus haut les atomes s'assemblent en molécules ordonnées pour former la matière cristalline. " LIAISONS ATOMIQUES Les atomes ou ions, ont une charge électrique. Deux ions ayant une charge identique, de même signe, + ou -, vont se repousser, alors que si les charges sont différentes ils s'attirent pour créer une entité électriquement neutre , c'est le principe de la liaison ionique. C'est par leurs électrons qu'ils s'attachent entre eux pour former des molécules. Chaque type de molécule caractérise un corps pur. Tous les corps de l'univers sont des mélanges plus ou moins complexes de molécules Il y a deux principales sortes de liaison atomiques: 1- la liaison ionique ou électrovalente se fait par transfert d'un ou plusieurs électrons, de l'orbite extérieure d'un atome vers un autre atome. Par exemple les sels sont des cristaux de liaison ionique 2- la liaison covalente se fait par partage d'électrons. C'est le cas des gaz. La liaison hydrogène ... La liaison hydrogène appelée aussi pont hydrogène : force intermoléculaire qui implique un atome d'hydrogène et un atome électronégatif, oxygène, azote ou fluor. On a longtemps cru que cette liaison était covalente. On a constaté qu'en fait elle est électrostatique à 90%. Elle se situe entre la liaison covalente et la liaison "van der Waals" ( interaction électrique de faible intensité entre atomes). La notation chimique de la molécule. Dans une molécule pour les atomes différents on accole les symboles, lorsque que l'on a deux atomes identiques derrière le symbole on note un 2 en indice. Galène : Un atome de plomb (Pb) et un atome de soufre (S) notation PbS Pyrite : Deux atomes de Fer (Fe) et un atome de soufre (S) notation Fe2 S Calcite : Un atome de calcium (Ca), un atome de carbone (C) et trois atomes d'oxygène (O) notation CaCO3 Les corps se présentent sous différents états selon leur température et la pression environnante. Selon la température leurs molécules vibrent plus ou moins vite. A basse température les vibrations sont faible amplitude et les molécules sont liées entre elles selon des dispositions géométriques plus ou moins régulière. C'est l'état solide par exemple pour un corps simple comme l'eau, la glace qui "cristallise". A plus haute température les vibrations seront de plus grande amplitude et là les molécules glisseront les une sur les autres. C'est l'état liquide, l'eau à plus de 0°C et moins de 100°C . Si la température augmente les vibrations entraînent la libération les unes des autres des molécules qui deviennent indépendantes. C'est l'état gazeux, l'eau à plus de 100°C. Si la température augmente dans des proportions très importantes les vibrations provoquent des chocs d'une extrême violence et les molécules se brisent, puis les atomes eux mêmes se brisent ils perdent leurs électrons, ont dit alors que les atomes sont ionisés. Ce mélange d'atomes brisés ou noyaux nus est le plasma. RÔLE DE LA PRESSION Le diagramme de phase de l'eau, nous montre que la pression joue un rôle important et que même à de très hautes température sous une forte pression l'eau reste à l’état liquide. Cette remarque est applicable à toute la matière minérale avec des paramètres propres à chaque espèce.
- or|mercure|cyanure|la minéralurgie de l'or|mineralogie.club|Lulzac|Jézéquel
Un reportage télévisé a incité notre jeune journaliste, Laurence Jézéquel, a interwiever mon ami Yves Lulzac à propos de la minéralurgie de l'or. Texte de l'interview. OR - MERCURE - CYANURE. . . Site d'orpaillage clandestin en Guyane. Vous vous souvenez tous, de Laurence Jézéquel (pseudo) cette journaliste, jeune écologiste indépendante, que j'avais rencontrée lors de mes conférences et qui m'avait confié qu'elle avait été censurée par la "presse bien pensante " suite à une interview sur l'uranium en Bretagne avec un spécialiste de la recherche du précieux minerai radioactif. (voir l'interview) Quelques temps après, j'avais demandé à Laurence de questionner Yves Lulzac sur la mine d'Abbaretz à propos de la présence d'arsenic dans l'environnement abbarois. (voir l'interview) Plus tard, elle avait fait appel à moi pour trouver de la documentation sur la recherche de l'or en France et je lui avait fait rencontrer, une seconde fois, Yves Lulzac, ancien géologue minier au BRGM, qui lui avait accordé une interview. (voir l'interview ) Il y a une semaine Laurence m'a appelé suite à la diffusion d'un reportage passé sur le canal 14 à propos de l'or et de son traitement. Elle avait besoin de mon sentiment sur l'usage du mercure et se demandait si elle ne pourrait pas contacter Yves Lulzac à ce propos. Moi je n'avais pas vu ce reportage mais je pensais aussi qu'Yves était certainement l'interlocuteur idéal pour une interview. Je profite aussi de cette introduction pour redire à ceux qui, de temps en temps, me harcèlent au téléphone ou par courriel pour connaître l'identité de Laurence, qu'il est inutile d'insister. Les quelques menaces anonymes reçues à son encontre me renforcent à l'idée que j'ai bien fait de lui coller un pseudo lors de sa première intervention sur le site. Il y a vraiment des intégristes, pour ne pas dire tarés, de l'écologie dans ce pays, de véritables malades bons à enfermer. Entretien enregistré par Laurence Jézéquel, journaliste reporter indépendante. LJ. Monsieur Lulzac, ainsi que je vous en ai parlé rapidement au téléphone, j’ai été très surprise d’apprendre, à l’occasion d’une émission télévisée diffusée, samedi dernier, 10 octobre, sur la chaîne 14 vers 20 heures, des choses nouvelles pour moi concernant l’or et le mercure, choses que vous m’aviez cachées lors d’une précédente interview. YL. Oui, je suis au courant car moi-même, et tout à fait par hasard, je suis tombé sur cette émission qui, à un certain moment, m’a fait bondir... LJ. Oui, je crois deviner ce qui vous a fait bondir. Mais j’aimerais que vous me donniez des explications car, comme je l’imaginais, le traitement du minerai d’or n’est pas si anodin que vous vouliez me faire croire puisqu'il contribue à la dissémination du mercure qui est très toxique, comme vous le savez. YL. Si je me souviens bien, le présentateur de cette émission a évoqué les principales caractéristiques de ce métal, ainsi que ses différents emplois, principalement dans la bijouterie. Ces informations m’ont semblé très correctes mais il a fallu que ce présentateur fasse étalage de sa « science » lorsqu’il s’est aventuré dans le domaine du traitement du minerai d’or. LJ. Oui, et il a bien expliqué de quelle manière on traite le minerai d’or pour en extraire le métal. A l’aide, bien sûr, de beaucoup de mercure. YL. En effet, j’ai eu droit à un cours magistral de minéralurgie, cette science consacrée au traitement des minerais métalliques. Science que tous les exploitants miniers connaissent bien, ainsi d’ailleurs que certains agents du BRGM qui étaient regroupés au sein du département minéralurgie. Bien que le traitement des minerais ne fît pas directement partie de mon parcours professionnel, j’en connais suffisamment bien les bases pour pouvoir vous en parler aujourd’hui. LJ. D’accord, mais j’aimerais savoir de quelle manière vous avez appris ces bases puisqu’elles ne faisaient pas partie de votre activité principale. YL. J’ai appris quelques bases de cette activité à l’école du CIPRA crée par le CEA en 1954, connaissances que j’ai complétées ensuite par la lecture d’ouvrages spécialisés dans ce domaine et aussi en discutant avec des professionnels spécialisés dans cette activité. Ce qui me permet d’en savoir suffisamment pour critiquer utilement les propos émis au cours de cette émission télévisée. Emission qui, probablement, a été vue par plusieurs milliers de téléspectateurs. LJ. D’accord, je vous crois, mais je doute que vous puissiez me convaincre du manque de nocivité de ces opérations minières. YL. Eh bien, je pense quand même pouvoir vous convaincre du contraire, sauf si vos convictions reposent sur des considérations religieuses, à l’image de ce que l’on peut malheureusement constater chez beaucoup de vos petits copains écologistes. Quant à mes propres convictions, ou plutôt mes connaissances, elles sont basées sur des considérations scientifiques bien connues, admises et pratiquées par tous les professionnels impliqués dans ce domaine particulier des sciences de la terre. LJ. Non, l’écologie, pour moi, n’est pas une religion sinon je me garderais bien de discuter avec vous de tous ces problèmes liés à notre environnement. YL. Dans ce cas, je verrais en vous une écologue et non pas une écologiste.... Mais pour en revenir au sujet qui vous préoccupe tant, je dois dire que la partie de cette information concernant le traitement d’un minerai aurifère, relève de la parfaite désinformation. Désinformation très astucieusement dissimulée dans un contexte sérieux que je serais en peine de critiquer. Le fait de résumer le traitement d’un minerai aurifère en le plongeant, à peine concassés, dans une bassine de mercure, relève de la plus parfaite fantaisie. Comme si, par je ne sais quel tour de magie, l’or inclus dans un quartz, même si cet or est sous forme native, puisse être pour ainsi dire « pompé », pour s’allier en totalité au mercure. De toute manière, comme je vous l’ai déjà dit, le procédé d’amalgamation n’est plus guère employé que par des orpailleurs lorsqu’ils sont confrontés à des problèmes de récupération d’or alluvionnaire, si les particules sont fines ou associées à d’autres minéraux dont la forte densité empêche toute séparation parfaite par des méthodes hydrauliques (batées, jigs, sluices ou tables à secousses). En pratique, sur la plupart des mines d’or qui traitent le minerai non alluvionnaire, les méthodes employées font appel, en premier, à des opérations de concassage et de broyages poussé. Si l’or est natif, c'est-à-dire exprimé minéralogiquement, le minerai peut être traité par voie hydraulique, principalement au moyen de tables à secousses. Si les rejets de ces tables sont susceptibles de contenir encore de l’or très finement divisé, on peut, éventuellement, les traiter par amalgamation sur des tables spéciales. Si, dans le minerai, l’or est lié à des sulfures, principalement pyrite et mispickel (ou arsénopyrite), ce minerai doit subir une opération de grillage afin de transformer les sulfures en oxydes, suivie d’une opération de cyanuration, la seule qui soit vraiment pratique et rentable dans la plupart des cas à l’heure actuelle. Très résumé, c’est comme cela que l’on procède dans la plupart des mines qui exploitent de l’or non alluvionnaire (or en roche ou primaire). Vous voyez, ce sont des traitements qui ne sont pas particulièrement complexes, mais qui n’ont rien à voir avec cette méthode simpliste tout juste sortie d’une quelconque bande dessinée, bien que je ne pense pas spécialement à « Tintin et Milou » ! LJ. D’accord, admettons que l’emploi du mercure soir très restreint, mais il s’avère que le cyanure est également très, sinon beaucoup plus toxique que le mercure. On en revient donc au point de départ, à savoir que le traitement du minerai d’or est très polluant et dangereux. YL. Mais qu’allez-vous donc imaginer ? Que la cyanuration se passe à l’air libre sans aucune précaution ? Bien sûr que non car cette opération se passe en « vase clos » entourée de toutes les précautions souhaitables. Vous ne pouvez tout de même pas penser que le personnel qui procède à toutes ces opérations soit constitué de candidats au suicide ! Et encore moins qu’il s’amuse à polluer les terrains et les nappes phréatiques par des épandages de cyanures non neutralisés. Les directeurs d’une telle mine seraient vite rappelés à l’ordre avec obligation de payer les dégâts ! Du moins, c’est ce qui se passerait dans la plupart des pays, dont le nôtre. Mais, pour ce qui concerne les cyanures, il faut préciser que ces composés se neutralisent sans problèmes. De plus, ils sont très instables et se transforment très vite à l’air libre en composés dénués de toxicité. Je vous ferais grâce des équations des réactions chimiques correspondantes... LJ. Mais, si tout ce que vous me dites est vrai, pourquoi faire état de pratiques qui ne correspondent pas à la réalité, dans une émission télévisée susceptible d’être vue par un grand nombre de personnes qui ne demandent qu’à s’instruire ? YL. Votre interrogation me surprend beaucoup. Etes vous donc assez naïve au point de croire tous les bobards que l’on raconte actuellement sur les activités minières. C’est une désinformation systématique destinée à diaboliser une activité pourtant essentielle à notre mode de vie actuelle, et dans tous les domaines. A ma connaissance, c’est la seule activité humaine qui subisse autant de pressions dont le but est de conduire à son anéantissement total. Tout du moins dans notre pays. Et si j’osais, je parlerais volontiers de terrorisme intellectuel car, dans ce reportage, il est flagrant que l’on cherche à manipuler les esprits de façon que le simple citoyen se fonde dans la pensée unique et plus particulièrement dans celle de la plupart des écologistes actuels. Et, bien sûr, ces derniers ont droit à certains égards de la part de nos gouvernants car ils représentent une variable d’ajustement électorale qui, parfois, peut être bien utile.... LJ. Je dois dire que tout ce que vous me déclarez sur ce sujet me laisse perplexe. Je pense vraiment que vous ne me racontez pas des « bobards » comme vous dites, mais comme je suis prudente, l’idéal serait que je me rende compte par moi-même de tout ce qui se passe dans une usine de traitement de minerai aurifère. YL. Je comprends bien et ne peux vous blâmer, mais que puis-je vous conseiller de faire ? Vous payer un voyage à l’étranger, au Canada ou en Australie, par exemple où il y a des mines d’or en activité. En France, il y en a eu mais qui, bien sûr, ont toutes été fermées. Et même, il y en avait une, non loin de notre département, sur la commune de Saint Pierre Montlimart en Anjou. Et là vous y auriez vu de belles cuves de cyanuration ! Et, à ma connaissance, sans morts suspectes à déplorer aux alentours ! Donc, il ne vous reste plus qu’à faire un acte de foi et croire ce qu’un ancien acteur de la mine peut vous raconter sur son ancien métier. D’ailleurs qu’aurais-je à gagner à vous tromper ? Ce serait trahir une activité passionnante que je ne regrette absolument pas d’avoir choisie quand j’étais jeune. LJ. Bon, si je comprends bien, mes prochaines vacances se passeront au Canada.... Mais, en attendant, je dois avouer que, une fois de plus, vous m’incitez à être prudente envers certains de mes confrères qui pourraient être de parfaits hypocrites. Ou alors ce sont de parfaits ignorants qui ne cherchent pas à vérifier les informations qu’on leur délivre. C’est bien dommage car ils finiront par discréditer une profession qui, autrefois, était considérée honorablement... Voir aussi "Après la mine", démantèlement dépollution...
- mineralogie.club|Ammolite la Buffalo stone|JJ Chevallier
Décembre 2018 AMMOLITE... La "Buffalo stone" La légende d'Iniskim Les premières nations amérindiennes utilisaient le mot Iniskim pour signifier la chance mais dans la tribu des « Black feet » Pieds-noirs, il a sa légende c’est la « Buffalo stone » la pierre à bison, l’Ammolite. Il y a, comme pour toutes les légendes, plusieurs versions dont celle des Légendes de l’Automne, que je m’en vais vous conter, comme le dirait un québécois. Lors d’un hiver particulièrement rigoureux les « Pieds-noirs » n’avaient plus rien à manger, les bisons ayant pratiquement disparu de la région. Alors qu’ils mourraient de faim, une jeune « squaw » rencontra l’esprit du bison. L'esprit du bison est entré dans son royaume de rêve et lui a révélé une pierre précieuse belle et puissante. L'esprit du bison lui a dit « si vous avez la possession de la pierre, la faim doit vous échapper, votre santé sera bonne, et votre bien-être sera incontestable. » Elle s’est immédiatement réveillée de son rêve et a quitté la tribu pour chercher la pierre. La pierre à chanté pour la guider vers elle. Après qu’elle ait trouvé la pierre dans une grotte, la pierre lui a parlé et lui a révélé la façon de rappeler le bison. La jeune squaw a utilisé la pierre comme indiqué, et à son retour dans la tribu le lendemain matin, les troupeaux de bisons sont réapparus dans les plaines. La tribu des « Black feet » l'utilisait comme ornement sacré pour des rites précédant la chasse au bison. "Elles seront toujours toutes différentes !" C’est un fossile, c’est de la coquille d’ammonite pseudomorphosée en aragonite, c’est une pierre ornementale d'origine biogénique, d'aspect rouge-verdâtre et irisé. En plus de l’aragonite elle contient de la calcite, de la pyrite de la calcédoine avec des traces d’éléments tels qu’aluminium, fer, cuivre, magnésium, manganèse, chrome, baryum, strontium, titane vanadium. L'Ammolite forme en fait une couche très mince, qui fait environ 0,5 à 0,8 mm d'épaisseur. La couleur ne provient pas de pigments ; elle est créée par la superposition de couches d'indice de réfraction différent qui créent des interférences, comme celles qui se produisent dans un filtre dichroïque, de sorte que la couleur dépend de l'angle d'incidence de la lumière et de la position de l'observateur, ce qui laisse voir l’iridescence. Le plus souvent elle est vendue en doublet, c'est-à-dire recollé sur une base rocheuse à grains fins de couleur sombre et stabilisé à l'aide d'une résine polymère pour augmenter la solidité et la durabilité. Elle provient exclusivement de l'est des Montagnes Rocheuses, au Canada et aux États-Unis. Elle est issue de fossiles d'ammonites, des Placenticeras de la formation géologique de Bearpaw Shale. Ces fossiles contiennent de l'aragonite, soit le composant principal de la nacre. Elle est considérée comme une gemme officielle par la « World Jewelry Confederation », comme pierre d’ornementation, depuis 1981, l'année où a commencé son exploitation commerciale. En 2004, elle a été désignée comme gemme officielle de la Province de l'Alberta, Canada. En bijouterie, l'Ammolite rivalise avec l'opale. Mais ce n’est pas de l’opale qui est un silicate et ne doit pas être vendue comme telle. ATTENTION AUX CONTREFAÇONS !!! Ammonite ammolitisée, Lethbridge, Alberta , Canada http://www.paradise-jewelry.com/ammolite.htm Since 01-06-2021 Sources : Gem+ Wikipédia Ammolite museum Ammolite factory Mindat
- météorites|JJ Chevallier|mineralogie.club
Qu'ils viennent de la ceinture d'astéroïde, d'une comète ou de la collision d'une autre planète avec un planétoïde les cailloux tombés du ciel, les météorites, sont une chose qui fut longtemps très mystérieuse pour les humains. Partager METEORITES La chute de CX1, tombée dans la région de Saint Pierre le Viger en Seine-Maritime le 13 février 2023 à 03h00 UTC INTRODUCTION Depuis le XIXs, l’intérêt pour l’étude des météorites n’a cessé de croître, car leur origine et celle des astéroïdes dont elles proviennent sont étroitement liées à celle du système solaire. Les météorites se distinguent par leur croûte noire et vitreuse, ainsi que par les arrêtes et bords arrondis, résultat de l’échauffement, de la fusion et de l’érosion de la roche traversant l’atmosphère. Elles présentent le plus souvent une anomalie magnétique, contrairement aux roches terrestres. La structure interne, épargnée par la fusion, conserve sa structure initiale et des grains cristallins insolites inconnus sur Terre. L’examen de la structure interne au microscope, permet de distinguer deux catégories de météorites : celles qui sont restées à l’état primitif, celles qui ont subi une évolution, la différenciation au sein d’un astéroïde protoplanétaire. Au cours des deux derniers siècles, des centaines* de chutes de météorites ont été répertoriées, notamment en France celles de L’Aigle (Orne, 26 avril 1803), de Chassigny, (Haute-Marne, 3 octobre 1815 – provient du manteau martien), d’Orgueil (Tarn-et-Garonne, 1864), de Saint-Sauveur (Haute-Garonne, 1914), et récemment de Saint-Pierre le Viger (Seine-Maritime, 13 février 2023) et d’autres à travers le monde, parmi les plus connues, d’Allende au Mexique (8 février 1969) ou de Murchinson en Australie, (28 septembre 1969), de Shikote-Alin, Russie, (12 février 1947), de Peekskill aux États-Unis, New York state, (9 octobre 1992). Les lieux favorisant les découvertes de météorites sont les grandes étendues désertiques, sans flore, ou glaciaires. * La Meteoritical Society répertorie le plus exhaustivement possible les météorites connues. Voir ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_chutes_m%C3%A9t%C3%A9oriques_observ%C3%A9es " Dis moi grand-papa c'est quoi une météorite ? " Une météorite est une roche qui s’est formée ailleurs dans le système solaire, a été en orbite autour du soleil ou d’une planète pendant très très très longtemps, puis a été capturée par le champ gravitationnel de la Terre, et est tombée sur la Terre. La plupart,~99.8%, des météorites sont des morceaux d’astéroïdes. Quelques météorites rarissimes proviennent de la Lune, 0,1% ou de la planète mars, 0,1 %. Une définition plus technique mais précise d’une météorite est donnée par Alan E. Rubin et Jeffrey N. Grossman (2010) « Une météorite est un objet naturel et solide de plus de 10 μm de taille, dérivé d’un corps céleste, qui a été transporté par des moyens naturels à partir du corps sur lequel il s’est formé à une région en dehors de l’influence gravitationnelle dominante de ce corps et qui est ensuite entré en collision avec un corps naturel ou artificiel plus grand que lui (même si c’était le même corps à partir duquel il a été lancé). » " La Terre est régulièrement bombardée par des météorites, d'autant plus nombreuses qu'elles sont de petite taille. Nombre de ces corps ne font que frôler notre Planète et repartent dans l'espace. Mais tous les jours, plusieurs centaines de tonnes de poussière et de petits cailloux tombent sur Terre. De plus gros objets, d'une taille d'un à deux mètres, arrivent avec une fréquence inférieure au mois. La plupart tombent dans des déserts ou des mers, sans incidence sur la vie humaine - et sans même être détectés, ce qui rend les statistiques difficiles. Si le corps céleste a un diamètre supérieur à quelques dizaines de mètres, l'atmosphère terrestre n'est pas assez dense pour le ralentir et un choc de surface devient inévitable. " Jean Pierre Luminet Astrophysicien Laboratoire d'astrophysique de Marseilles Des mots qui embrouillent . . . astéroïde, météoroïde, météore, météorite Précisions indispensables avant d'aborder le sujet... DÉFINITIONS COURTES Astéroïdes : Ce sont de gros roches de quelques mètres à plusieurs centaines de kilomètres. Météore ou bolide : C’est la trainée lumineuse d’un Astéroïde de masse importante pénétrant dans l’atmosphère. Géo croiseur : Gros astéroïde dont l’orbite passe près de la Terre. Météoroïde : C’est un petit astéroïde de quelques centièmes de millimètre à un mètre. Météorite : Résidus d’un Astéroïde après la traversée de l’atmosphère une fois qu’ils sont tombés à terre. Étoile filante : C’est la trainée lumineuse d’un tout petit météoroïde qui se consume complètement en pénétrant dans l’atmosphère. Impact : C’est le choc d’une météorite sur la terre. Cratère : C’est la trace laissée par la chute d’une grosse météorite sur une planète. ORIGINES DES CAILLOUX QUI TOMBENT DU CIEL "Pourquoi les cailloux nous tombent du ciel ?" Les astéroïdes de la ceinture située entre Mars et Jupiter tournent calmement autour du soleil depuis des milliards d'années, ils sont sont des centaines de milliers voir des millions et si l'on compte les microscopiques des milliards, mais contrairement aux idées reçues cette ceinture est pleine de vide puisqu'ils sont à des centaines de milliers de kilomètres les uns des autres, du moins pour ceux qui ne sont pas poussière. Mais voilà, la grosse Jupiter, celle là même qui est la cause de leur présence, puisqu'elle à perturbé leur accrétion pour former une planète, Jupiter donc en passant près d'eux les pousse par résonance. A chaque fois, environ tous les 10 millions d'années que Jupiter passe à proximité d'un astéroïde, celui-ci subit une petite poussée toujours dans le même sens et au fil du temps cette poussette déforme l'orbite qui finit par l'expédier vers d'autres planètes. Les micrométéorites sont généralement d'origine cométaire, les autres proviennent essentiellement de la ceinture d'astéroïdes située entre Mars et Jupiter et quelques rares ont pour origine Mars ou la Lune, elles ont été éjectées de ces deux astres lors d'un impact majeur. Le système solaire est né il y a 4.556 Ga, il s’est formé à partir des résidus d’une précédente étoile. Voir la page Système solaire. IL MANQUE UNE PLANÈTE En 1772, l'astronome allemand Johann Bode démontra que les positions des planètes s'accordaient avec une loi empirique découverte par Johann Titius. La loi de Titius-Bode. Cette loi empirique prédit l'existence d'une planète entre Mars et Jupiter. Mais au tournant du XIXeme siècle, un grand espace vide s'étendait parmi les relevés pointés sur le papier. C'est donc avec l'intention de découvrir cette éventuelle planète que les astronomes, sous l'instigation de Bode alors directeur de l'observatoire de Berlin, décidèrent de mettre sur pied un programme de surveillance du ciel. C'est le 1 janvier 1801 qu'un moine, l’Astronome sicilien G.Piazzi, découvrit fortuitement Cérès, pendant qu'il dressait un nouveau catalogue d'étoiles. Le mathématicien Karl Gauss calcula son orbite et à la fin de l'année il fut en mesure de prédire sa position. Cette "planète" circulait pratiquement à l'endroit prédit par la loi de Bode. Un an plus tard, un autre astronome découvrit une deuxième "planète", Pallas, à peu près à la même distance et les découvertes se succédèrent.Il fallait alors se rendre à l'évidence : l'espace libre laissé entre les orbites de Mars et de Jupiter était occupé par une série de planètes mineures que l'on baptisa astéroïdes. Ces petits corps constituent la Ceinture des astéroïdes. Entre 2 et 3.5 UA environ gravitent plus de 362 000 petits corps (01/2007) d’une taille moyenne de quelques dizaines de mètres. Cérès est le plus gros avec 950 km de diamètre et représente 25% de la masse de tous les astéroïdes ! On suppose qu’il s’agit des débris de planétésimaux remontant à l’époque de la formation du système solaire. Comme les planètes, les astéroïdes obéissent à la loi de Newton et évitent les orbites en résonance avec celle de Jupiter car la gravité crée des conditions chaotiques qui éjectent n’importe quel corps essayant de s’y maintenir. Baptisées les “lacunes de Kirkwood”, ces zones se sont ajourées sur une période de l’ordre de 100 000 ans. LA CEINTURE D'ASTEROÏDES Entre 2 et 3.5 UA (unité astronomique) environ gravitent des millions de petits corps d’une taille moyenne de quelques dizaines de mètres. Cérès est le plus gros avec 950 km de diamètre et représente 25% de la masse de tous les astéroïdes ! On suppose qu’il s’agit des débris de planétésimaux remontant à l’époque de la formation du système solaire. Comme les planètes, les astéroïdes obéissent à la loi de Newton et évitent les orbites en résonance avec celle de Jupiter car la gravité crée des conditions chaotiques qui éjectent n’importe quel corps essayant de s’y maintenir. Baptisées les “lacunes de Kirkwood”, ces zones se sont ajourées sur une période de l’ordre de 100 000 ans. Contrairement à une idée reçue la ceinture d'astéroïdes est un grand vide la distance moyenne entre deux astéroïdes étant d'environ 1 000 000 de km. Ne pas confondre ceinture d'astéroïdes et ceinture de Kuiper située au delà de Neptune entre 30 et 55 UA. Quoique l'on ait maintenant réussi à identifier des centaines de milliers d'astéroïdes, ceux-ci sont presque impossibles à observer à l'œil nu. Ils sont bien plus petits que les planètes et très peu lumineux. L'astéroïde Vesta en est l'exception puisque c'est le seul qu'il soit parfois possible d'observer sans appareil optique. Sa luminosité n'étant toutefois pas très grande, il faut savoir où poser le regard ! En 2018, on connait 240 astéroïdes de plus de 100 kilomètres tandis qu'une étude systématique de la ceinture dans les infrarouges a estimé entre 700 000 et 1 700 000 le nombre d'astéroïdes plus grands qu'un kilomètre. La magnitude absolue médiane de ces astéroïdes est d'environ 16. Un astéroïde ressemble plus ou moins à une étoile qui brille dans le ciel nocturne. On a calculé que, à chaque fois que la taille moyenne d'astéroïdes diminue d'un facteur 10 la quantité augmente d'un facteur 1000. Il y a 1000 fois plus d'astéroïdes de 10 m que d’astéroïdes de 100m etc. Les 4 plus gros astéroïdes, Cérès, Vesta, Pallas et Hygée on une masse qui représente pratiquement la moitié de la masse totale de la ceinture, Cérès comptant pour 1/3 à lui tout seul. La masse totale de la ceinture est comprise entre 3.0 et 3.6 x10^21 kg soit 4% de la masse de la Lune. Composition Au début du Système solaire, les astéroïdes ont subi un certain degré de fusion, permettant à leurs éléments d'être partiellement ou complètement différenciés par masse. Certains corps initiaux pourraient avoir connu une période de volcanisme explosif et des océans de magma. Cependant, du fait de leur petite taille, cette période de fusion fut brève (par rapport aux planètes) et s'est généralement terminée il y a 4,5 milliards d'années après avoir duré entre quelques dizaines et une centaine de millions d'années. La ceinture d'astéroïdes comprend principalement trois catégories d'astéroïdes. Dans la partie externe, près de l'orbite de Jupiter, les astéroïdes riches en carbone prédominent. Ces astéroïdes de type C incluent plus de 75 % de tous les astéroïdes visibles. Ils sont plus rouges que les autres astéroïdes et possèdent un albédo très faible. Leur composition de surface est similaire aux météorites chondrites carbonées. Du point de vue chimique, leur spectre indique une composition analogue à celle du Système solaire primitif, sans les éléments légers et volatils (comme les glaces). Vers la portion interne de la ceinture, aux alentours de 2,5 UA du Soleil, les astéroïdes de type S (silicates) sont les plus courants. Le spectre de leur surface révèle la présence de silicates et de quelques métaux, mais aucun composé carboné significatif. Ils sont donc constitués de matériaux profondément modifiés depuis les débuts du Système solaire. Leur mécanisme de formation supposé inclut une phase de fusion qui a provoqué une différenciation de masse. Ils possèdent un albédo relativement élevé et forment 17 % du total. Une troisième catégorie, regroupant 10 % du total, est celle des astéroïdes de type M (riches en métaux). Leur spectre ressemble à celui d'un alliage fer-nickel, avec une apparence blanche ou légèrement rouge et aucune caractéristique d'absorption. On pense que certains astéroïdes de type M se sont formés dans les noyaux métalliques d'objets plus gros qui ont été fragmentés par collision. Cependant, certains composés silicates peuvent produire une apparence similaire ; par exemple, l'astéroïde de type M Calliope ne semble pas être composé principalement de métal. À l'intérieur de la ceinture, la distribution des astéroïdes de type M culmine à 2,7 UA du Soleil15. On ignore si tous les astéroïdes de type M ont une composition similaire ou s'il s'agit d'un label regroupant plusieurs variétés n'appartenant pas aux classes C et S. La ceinture d'astéroïdes ne contient que peu d'astéroïdes de type V, basaltiques, un fait dont on ne connait pas la raison. Les théories de formation des astéroïdes prédisent que des objets de la taille de Vesta ou plus grands devraient former des croûtes et des manteaux, lesquels seraient principalement composés de roche basaltiques ; plus de la moitié des astéroïdes devraient alors être composés de basalte ou d'olivine. Les observations suggèrent que 99 % du basalte prédit n'existe pas. Jusqu'en 2001, on pensait que la plupart des corps basaltiques découverts dans la ceinture provenait de Vesta (d'où leur nom de type V). Cependant, la découverte de Magnya (1459) a révélé une composition chimique légèrement différente des autres astéroïdes basaltiques, suggérant une origine distincte. En 2007, Kumakiri (7472) et 1991 RY16 (10537) furent découverts possédant une composition basaltique et dont l'origine ne peut provenir de Vesta. À ce jour (octobre 2007), il s'agit des seuls astéroïdes de type V découverts dans la ceinture externe. La température dans la ceinture varie en fonction de la distance au Soleil. Pour des particules de poussière, la température typique va de 200 K (-73 °C) à 2,2 UA à 165 K (-108 °C) à 3,2 UA. Pour un astéroïde plus gros, sa rotation impose des variations plus importantes, sa surface étant exposée alternativement au rayonnement solaire et au fond stellaire. Collisions Aucun astéroïde plus grand que 100 m ne possède une période de rotation (sur lui même) inférieure à 2,2 heures. Sur un astéroïde tournant plus rapidement, tout matériau de surface faiblement fixé serait éjecté. Cependant, un objet solide serait capable de tourner plus rapidement sans se briser. Ceci suggère que la majorité des astéroïdes de plus de 100 m sont des empilements de débris formés par accumulation après collisions entre astéroïdes. Du fait du grand nombre d'objets qu'elle contient, la ceinture d'astéroïdes est un environnement très actif et les collisions s'y produisent fréquemment (à l'échelle astronomique). On estime qu'une collision entre deux corps d'un diamètre supérieur à 10 km s'y produit tous les 10 millions d'années. Une collision peut fragmenter un astéroïde en plusieurs morceaux plus petits (et éventuellement former une nouvelle famille) et certains de ces débris peuvent former des météoroïdes. Inversement, les collisions qui se produisent à des vitesses relatives faibles peuvent fusionner deux astéroïdes. Source : Wikipédia Une vidéo de la NASA, qui nous montre l'évolution des nos connaissances sur le nombre d'astéroïde, entre Mercure et Jupiter, de janvier 2009 à 2018. Vidéo NASA astéroïdes Le Grand voyage des météorites... Un voyage de plusieurs milliards d'années dans le cosmos, jusqu'à la rencontre avec la Terre. LES TYPES DE MÉTÉORITES Voir la page : Classification des météorites Quelques exemples Aérolithes Chondrites Chondrites, prononcer « condrites », désignent des météorites aérolithes, pierreuses contenant moins de 35% de métal. On distinguera 3 groupes principaux : - chondrites ordinaires, - les chondrites carbonées qui sont les plus primitives - les chondrites à enstatite. Elle contienent des chondres, prononcer "condres" qui sont des sphères de silicates sub à pluri-millimétriques. Ils datent de la condensation du nuage prtosolaire où il se sont formés sous l'action de décharges électriques à hautes températures frappant les poussières cosmiques. Les chondres sont "cimentés" dans une matrice silicatée amorphe. Les chondrites sont donc les roches les plus anciennes du système solaire, elle sont les tout premiers éléments de la formation des planètes. Les chondrites qui tombent sur terre n'ont pratiquement pas subit de transformations depuis 4,560 Ga, elles sont non différenciées, elles sont donc une excellente source de données sur la formation du système solaire. Chondrite ordinaire Météorite Tcheliabinsk lac de Chebarkul, Russie. Photo Pavel Maltsev Coupe de Dar al Gani 862 (désert Libyen) - Chondrite ordinaire (à droite, détail) Chondrite carbonée On classe les chondrites carbonées en plusieurs groupes (voir la page du classement des météorites ). Comme toutes les chondrites carbonées, Murchison est très primitive. Une observation attentive de son intérieur foncé permet de découvrir de nombreux chondres et des inclusions calcium-aluminium. Murchison contient aussi des nano diamants qui comptent pour 6% du carbone renfermé dans cette météorite. Ces minuscules diamants auraient été formés par l'explosion d'une étoile à proximité du système solaire naissant. La météorite contient également une grande variété de composés organiques, y compris des acides aminés d'origine biologique. Au cours des trente dernières années, ce sont plus de 92 acides aminés différents qui ont été identifiés au sein de cette chondrite carbonée. La majorité des acides aminés identifiés n'ont pas d'équivalent terrestre. Murchison contient 12% d'eau. Cette proportion élevée de minéraux hydratés peut signifier que cette météorite est un débris d'un noyau de comète. La présence d'eau dans la météorite la rend très friable et fragile. Murchison, est un village situé à environ 130 kilomètres au nord de Melbourne, dans l'état de Victoria, Australie, où est tombée une pluie de météorite le 28 septembre 1969, entre 10h45 et 11h00 heure locale. Chondrite à enstatite Chondrite riche en enstatite avec une teneur en métal de 25 à 35 % dont Fer (Fe) 12 à 35%.. Achondrite NWA 3333 , brèche (en bas au milieu) avec fragments de gabbro à gauche et fragments de basalte à droite. Achondrite, prononcer « akondrites », désignent des météorites aérolithes, pierreuses contenant moins de 35% de métal, constituées de pyroxène, plagioclase, augite et de pigeonite, comme les chondrites elles se subdivisent, en 2 groupes : - ordinaires, subdivisées en 12 groupes selon la teneur en calcium (Ca) 5 à 0% et différents minéraux, - primitives, 3 groupes selon leur granularité ou composition. Elle proviennent de la croûte gros astéroïdes différenciés. On peine à les reconnaitre tant elles ressemblent à des roches terrestres par leur structure et leur composition lorsque la croute de fusion est altérée. Voir la page classification des météorites. Sidérites D'aspect extérieur sombre comme beaucoup de pierres, les sidérites n'offrent a priori aucun intérêt. Mais elles sont très lourdes (masse volumique voisine de 8 g/cm3) et sensibles à l'aimantation, un spécialiste la reconnaîtra immédiatement dans un lot de roches amorphes. Elles sont composées principalement de Fer et de Nickel. La coupe d'une sidérite présente en effet une structure caractéristique qui en fait tout l'intérêt : le motif de "Widmanstätten". Un gros cailloux presque noir, mais très lourd et très sensible à l’aimantation. Sidérite de Campo del Cielo, Argentine. Lorsqu'une sidérite est coupée, sa structure dévoilée et polie ensuite attaquée à l'acide ou chauffée, la surface révèle une structure caractéristique qui en fait tout l'intérêt : les figures de "Widmanstätten". On y découvre que la masse de fer est traversée par des lames de nickel et parfois d'autres métaux. Ce réseau entrecroisé montre la structure des cristaux métalliques. La largeur de ces bandes, 0,5 à 1,5 mm, dépend du rapport entre les quantités de fer et de nickel présents dans la météorite. Figures de Widmanstätten et Regmaglyptes. FIGURES DE WIDMANSTÄTTEN Les figures de Widmanstätten ou structures de Thomson, sont dues à la coexistence de deux phases différentes d'un alliage de fer et de nickel : la kamacite(1) et la taénite(2) , respectivement pauvre et riche en nickel. La forme et l'épaisseur des motifs sont liées à la vitesse de refroidissement3. À partir d'une phase homogène à haute température et formée de cristaux octaédriques, des lamelles de taénite se forment par démixtion, parallèlement aux faces de l'octaèdre : c'est l'intersection des ces lamelles avec le plan de coupe qui produit les lignes croisées des figures de Widmanstätten. Les angles formés par les lignes des figures de Widmanstätten permettent de remonter à l'orientation des cristaux de kamacite Ces structures, très géométriques, sont connues pour être une des caractéristiques des météorites de fer (notamment tous les octaédrites et certains des météorites pallasites ). -1 La kamacite est un minéral , alliage de fer et de nickel , le plus souvent dans les proportions de 90:10 à 95:5 bien que des impuretés telles que le cobalt ou le carbone puissent y être mêlées. Sur la surface de la Terre , elle se retrouve uniquement de manière naturelle dans les résidus de météorites . Présentant un éclat métallique, elle est grise et sans clivage net bien que sa structure soit isométrique-hexaoctaédrique. Sa densité est d'environ 8 g/cm3 et sa dureté de 4 sur l'échelle de Mohs . On l'appelle aussi quelquefois balkeneisen. Le nom a été créé en 1861 et est dérivé du grec kamask (latte ou poutre). La kamacite est un des principaux constituants des météorites de fer (de types octaédrite et hexaédrite ). Dans les octaédrites, on la trouve dans des bandes qui s'intercalent avec la taénite pour former des figures de Widmanstätten . Dans les hexaédrites, on observe souvent des lignes parallèles fines, appelées lignes de Neumann , qui sont la preuve de la déformation structurelle de plaques de kamacite adjacentes due au choc des impacts. Il arrive que la kamacite se trouve mêlée à la taénite de façon si étroite qu'il est difficile de les distinguer visuellement, elles forment alors de la plessite . Le plus grand cristal de kamacite documenté mesurait 92 × 54 × 23 cm. - 2 La taénite (taenite ou tænite au xixe siècle) est un minéral trouvé naturellement sur Terre, principalement dans les météorites de fer . C'est un alliage de fer et de nickel , avec une teneur en nickel comprise entre 20 et 65 %. Le nom est dérivé du grec ταινία pour bande, ruban. La taénite est un constituant majeur des météorites de fer . Dans les octaédrites , elle se trouve en bandes entrelacées avec la kamacite pour former des figures de Widmanstätten , tandis que c'est le principal constituant des ataxites . Dans les octaédrites, elle peut également former un assemblage fin avec la kamacite , appelé la plessite . La taénite est l'un des quatre minéraux connus des météorites fer-nickel : les autres sont la kamacite , la tétrataénite et l'antitaénite . REGMAGLYPTES Les regmaglyptes sont des aspérités en forme de creux qui peuvent se créer sur certaines météorites (la majorité des très grosses météorites en sont recouvertes). Ces aspérités sont creusées lorsque la météorite, entrant dans l'atmosphère, subit un frottement très important générant une intense chaleur qui fait partiellement disparaître par fusion ses parties les moins denses ou les plus réactives. On observe également l'apparition de motifs géométriques appelés gouges qui sont liés à une instabilité de l'écoulement du métal en fusion. Sidérolithes Pallasites Les plus connues, bien que rares sont les pallasites, ferronickel et olivine cristallisée. C’est en coupe que se révèle toute la beauté des pallasites, formant comme un vitrail. La Pallasite d’Albin, découverte en 1915 au environs d’Albin, Laramie County ,Wyoming , USA , masse totale 37 kg. La Pallasite d’Imilac a été découverte par Westerners en 1822, elle est tombée dans le désert d’ Atacama au Chili. Voir la page : Classification des météorites LES CHUTES DE MÉTÉORITES 5 4 3 2 1 impact !!! TYPES DE CHUTES 1 Étoiles filantes (de la taille d'un grain de riz) 2 Un bolide qui rebondit sur l'atmosphère et repart dans l’espace 3 Une météorite pierreuse qui se vaporise 4 Une petite météorite métallique qui perd une grande partie de son volume 5 Une météorite qui se fragmente dans l’espace 6 Une grosse météorite qui arrive sur la terre et forme un cratère "Pourquoi les météorites s'échauffent au point d'éclater en rentrant dans l'atmosphère ?" A partir de 100 km il y a suffisamment de molécules dans l'atmosphère pour que le frottement du caillou* avec ces molécules provoque une brutale et très importante hausse de température, plusieurs milliers de degrés, à la surface du cailloux. Les météoroïdes arrivent à très grande vitesse, de l'ordre de 15 km par seconde (plus de 50 000 km/h, une balle fusil c'est moins de 3 000 km/h), elle est aussi fonction du sens d'arrivée et de la latitude. Il faudra, soit y ajouter la vitesse de rotation de la Terre, axe de translation Est vers l'Ouest, soit la déduire dans le sens contraire, de même, cette vitesse de rotation est inférieure à celle à l'équateur quand on se dirige vers les pôles. L'angle est aussi très important un angle trop tangentiel fera rebondir le bolide dans l'espace par ricochet. La pression des molécules d'air produit une action de freinage, cette pression devient très très vite plus importante que la force de cohésion du caillou. Dans le cas des aérolithes, les pierreuses, qui éclatent, les morceaux se vitrifient en surface sous la forme d'une couche de fusion noire, certaines peuvent même se vaporiser. Les sidérites, métalliques, ont une force de cohésion telle, qu'elles ne subissent qu'une ablation de quelques millimètres par seconde. L'échauffement, plusieurs milliers de degré, n'a pas le temps de pénétrer et se répartir au cœur du caillou. Dans l'espace cosmique, la température ce celui-ci est de 30°K soit -243° C, si la future météorite est pierreuse, la conductibilité thermique est très faibles, donc le gradient de température ne se répartira pas et provoquera des tensions mécaniques qui feront éclater la pierre qui explosera entre 40 et 10 km d'altitude. Les sidérites ayant une meilleure conductibilité thermique mais une force de cohésion importante n'exploseront pas mais vont fondre et perdre une partie de leur surface, l’ablation, dont l'évaporation provoque un refroidissement compensant l'échauffement du à la friction, la température sera moins élevée. L'éclatement des sidérolithes est beaucoup plus rare, quand il se produit c'est à basse altitude. A l'impact c'est la température interne - 240 ° C, qui refroidi quasi instantanément la météorite, si une météorite tombe près de vous il faudra ttendre un long moment qu'elle se réchauffe pour la prendre dans vos mains au risque de graves brûlures par le froid. Il lui faudra plusieurs heures pour se tempérer. * ce n'est pas encore une météorite, s'il est petit c'est un météoroïde, s'il est plus gros un astéroïde, s'il est énorme c'est un géocroiseur mais là on est mal. Sur cette vidéo l'on distingue parfaitement que le caillou se fragmente plusieurs fois en créant un plusieurs météores, la lumière dégagée par l’échauffement. (Voir les définitions en début de page.) Pour les météorites conservant une même orientation durant leur chute, elles affichent un profil plus aérodynamique parfois allant jusqu'à former un cône. La matière fondue peut laisser des trainées, des lignes de fuite, des bourrelets. On désignera ces météorites comme orientées. Les Météorites Orientées. POURCENTAGE DE CHUTES PAR TYPES DE MÉTÉORITES Il tombe chaque jour plus de 20 tonnes, en moyenne, de météorites sur la terre. Fort heureusement elles sont sous forme de poussières pour la grande majorité. Si vous passez votre doigt sur le sol de votre salon, vous allez ramasser des poussières. Si vous observez cette poussière avec un puissant microscope vous trouverez une dizaine de micro météorites. Leur tailles 0.000 01 à 0.000 5 mm leur poids 0.000 001 à 0.000 01 g. Elles sont tellement petites quelles ne subissent aucune transformation en traversant l’atmosphère. Vous en avez déjà reçu sur la tête ! INTENSITÉ DES CHUTES DEPUIS LA NAISSANCE DE LA TERRE Au début de la Terre pendant les 100 premiers millions d’années il y a avait une pluie permanente de météorites dont certaines grosses comme des petites planètes. Puis il y a eu une décroissance des chutes pendant environ 1.55 milliard d’années, depuis 3 milliards d’années la situation s’est stabilisée. Mais il y a encore des risques de grosses chutes. OU TOMBENT LES MÉTÉORITES ? Cette carte nous montre les impacts recensés sur toute la planète pour des cratères de 400 mètres à 240 kilomètres de diamètre. Suivant les chutes le cratère fait 15 à 20 fois la taille de la météorite. Accéder à la page : Impacts et Astroblèmes... Meteor Crater est un cratère dans l'État de l'Arizona dans l'ouest des États-Unis d'Amérique. Il est aussi appelé Cratère Barringer.Le cratère mesure 1 200 mètres de diamètre et sa profondeur est de 180 mètres.Il se serait formé il y a environ 49 000 ans, à la suite de l'impact d'une météorite d'environ 45 mètres de diamètre et d'une masse de 300 000 tonnes, composée de fer et de nickel. L'énergie générée par le choc est estimée à 150 bombes du type Hiroshima. En 2005, Jay Melosh (Université d'Arizona) et Gareth Collins (Imperial College) calculent une vitesse de 12 km/s. DES GROS CAILLOUX AU DESSUS DE NOS TÊTES DANS LE SYSTÈME SOLIAIRE ... L'animateur 3D Alvaro Gracia Montoya de Metaball Studios a créé une animation fascinante, sinon effrayante , qui compare visuellement la taille de certains d'astéroïdes de notre système solaire aux bâtiments et gratte-ciel de New York. Si l'un d'eux à partir du troisième venaient à frapper la Terre, Il serait temps de faire une dernière prière. Le premier détruirait New York et ses environs jusqu'à 100 km environ, le second jusqu'à 500 km, le troisième provoquerait des dégâts sur toute la planète, onde de choc, tsunami, nuage de poussière tout autour du globe provoquant un hiver nucléaire et pour les autres une fin certaine du monde humain.
- Roches orbiculaires | mineralogie.club
Ce sont d'étranges roches aux orbicules sphéruliques que l'on trouve dans plusieurs centaines d'occurences dans le monde. On s'interroge encore sur leur processus de formation. LES ROCHES ORBICULAIRES Une question d'un Internaute m'a amené à faire quelques recherches sur le Web et j'y ai trouvé ces textes bien meilleurs que mes archives. C'est pourquoi je vous en livre une partie en vous invitant à suivre le lien vers la page du site de : Où vous trouverez beaucoup d'autres informations très intéressantes, sur ces roches. Diorite orbiculaire Ste Lucie de Tallane, Corse. https://www.geowiki.fr/index.php?title=Les_roches_orbiculaires Une roche orbiculaire se compose d’orbicules, d’une matrice (roche autour des orbicules et immédiatement environnante) et de la roche encaissante (la formation qui inclus la roche orbiculaire). Les formations orbiculaires constituent généralement des affleurements de petite taille (2 à 5 m² en moyenne) sauf quelques gisements d’exception qui peuvent dépasser les 50 m² de surface. Les orbicules sont constitués d’un noyau central (nucléus) entouré d’une couche (orbicule simple) ou de plusieurs couches concentriques (orbicule multiple). Définition Les roches orbiculaires sont d’origine magmatique intrusive ou extrusive, métamorphique, migmatitique ou de filons minéralisés. La roche contient des orbicules à une ou plusieurs couches concentriques avec une texture et une minéralogie contrastées autour d'un noyau central. Les structures semblables incluent les agates, la structure de cocarde, la malachite botryoïde, les sphérules, les oolites, les concrétions, les nodules, les anneaux normaux de Liesegang, les jantes de réaction et les couronnes. Liste des occurrences Le géologue américain, David J. Leveson a été le premier à faire un recensement des roches orbiculaires ; en 1966 il avait répertorié 103 occurrences. En prenant comme base le tableau de D.J. Leveson, et les écrits que les géologues du monde entier ont publié sur les roches orbiculaires, j’ai pu recenser 334 occurrences de roches orbiculaires sur les 6 continents. La répartition par continent est la suivante : Afrique : 11 occurrences Amérique : 69 occurrences Antarctique : 3 occurrences Asie : 51 occurrences Océanie : 12 occurrences Europe : 188 occurrences dont 85 en Finlande. https://www.geowiki.fr/index.php?title=Liste_des_occurrences_dans_le_monde Minéralogie des roches orbiculées Les orbicules se forment dans des magmas siliceux à ultramafiques, sous-saturés à sursaturés et dans des massifs magmatiques intrusifs ou extrusifs, métamorphiques ou dans des filons minéralisés. Les minéraux qui constituent principalement les orbicules sont : le quartz, les feldspaths alcalins, les plagioclases (An5 à An90), les amphiboles, les pyroxènes, les micas, l’olivine, la néphéline, le sphène, l’épidote, la cordiérite, la sillimanite, la chromite, la tourmaline, la magnétite, l’ilménite et la calcite. Les textures radiales et tangentielles de certains noyaux et de certaines couches sont dues à l’alignement des feldspaths, des amphiboles, des pyroxènes, des micas ou de groupes orientés de minéraux. Les gisements diffèrent tous par les espèces et la proportion de minéraux contenus dans les noyaux, la ou les couches, la matrice et la roche encaissante. Hypothèses de la formation des roches orbiculées Au siècle dernier, plusieurs hypothèses ont été émises pour expliquer la formation de ces roches. Certains géologues voient une origine magmatique et d’autre une origine métamorphique. Mais aucune hypothèse n’est satisfaisante pour expliquer l’origine des diverses occurrences. De nos jours, la thèse du métamorphisme est un peu abandonnée mais elle pourrait expliquer la formation de certains gisements, par exemple l’affleurement du moulin de Chatenet dans la Creuse ou certains affleurements que l’on rencontre dans les roches métamorphiques. Magmatique : 1 Formation d'orbicules à partir des gouttes non-miscibles d’un magma ; les gouttes diffèrent en composition du reste du magma ; elles se cristallisent de leurs marges vers l'intérieur, et forment des orbicules (Bäckström, 1893 ; Adams, 1898 ; Gelman, 1962). Cependant, parce que des orbicules ne sont pas limités aux compositions particulières ou limitées, il est peu probable que l'immiscibilité soit significative dans leur formation. 2 Les fluctuations d'une fonte au niveau d'un eutectique dû aux variations de la température et de la pression produisent des couches de compositions alternatives (Lawson, 1904 ; Vogt, 1906). 3°) Les orbicules sont les produits des réactions entre le magma et les enclaves (Frosterus, 1892 ; 1896 ; von Chrustschoff, 1894 ; Benedicks et Tenow, 1911 ; Cole, 1916 ; Nockolds, 1931 ; Koide, 1951). Les hypothèses 2 et 3 sont probablement valides mais ne sont pas suffisantes en tant qu'explications générales. 4 Les orbicules résultent du mouvement des noyaux dans des parties de magma de différentes compositions (Sederholm, 1928). Cette hypothèse manque à l'évidence d’explications. 5 La cristallisation d’enveloppes concentriques de composition différente dans un magma forme des orbicules. L'homogénéisation du magma est empêchée par une grande viscosité qui retarde la diffusion (Sederholm, 1928) ; cependant, la plupart des orbicules se forment dans les environnements de la diffusion active. 6 Cristallisation excessive de feldspath au cœur d'un noyau sursaturé de constituants ferromagnésiens dans un magma environnant ; puis, cristallisation excessive du dernier magma environnant sursaturé en feldspath. Le processus est répété jusqu'à ce que le magma soit épuisé dans les deux constituants (Iddings, 1909). Cette hypothèse est valide seulement pour des magmas près des compositions eutectoïdes. 7 Les orbicules résultent de sursaturation rythmique et cristallisent au centre d’un magma de manière analogue à la formation d'anneau de Liesegang dans un gel (Liesegang, 1913 ; Erdmannsdörffer, 1924). Cette hypothèse est probablement valide dans beaucoup de cas mais exige une élaboration. Métamorphique : 1 Formation d'orbicules pendant la granitisation et la diffusion active (Eskola, 1938) en quelque sorte semblable à la formation de l'anneau de Liesegang dans un gel (Ishioka, 1953 ; Leveson, 1963). 2 L'afflux des ions Na+ (ion sodium) et la diffusion extérieure des ions Ca+, Mg2+, et Fe2+ pendant la métasomatose de sodium des roches mafiques créent les conditions dans lesquelles les orbicules peuvent se former (Simonen, 1941 ; 1950). Ces deux hypothèses sont valides dans certains cas, mais elles ne fournissent pas une explication générale. Types de roches orbiculaires Il y a actuellement 43 types de roches orbiculaires répertoriées sur la planète. Les 4 groupes sont : Les roches orbiculaires intrusives : 25 types qui représentent environ 86% Les roches orbiculaires extrusives : 7 types qui représentent environ 4% Les roches orbiculaires métamorphiques : 6 types qui représentent environ 4% Les autres roches orbiculaires : 21 types qui représentent environ 6% https://www.geowiki.fr/index.php?title=Les_types_de_roches_orbiculaires Description des roches orbiculaires Les orbicules sont constitués d’un noyau central (nucléus) entouré d’une couche (orbicule simple) ou de plusieurs couches concentriques (orbicule multiple). Les orbicules sont de forme sphéroïdale, ellipsoïdale, irrégulière ou pyriforme. Ils sont parfois déformés ou réduits en fragments ; certains sont partiellement assimilés par la matrice : Ils présentent parfois des recristallisations. Leur dimension varie de moins de 1 cm à plus de 40 cm ; ils sont étroitement serrés ou au contraire dispersés dans la matrice. Les noyaux et les cortex (couche) peuvent être poly ou mono-minéral. Ils ont une texture aphanitique, phanéritique, granulaire, radiale ou sont tangentiellement orientés. Pour une occurrence donnée, les orbicules sont tous semblables ou plusieurs types peuvent se rencontrer. Les noyaux ont des types variés, on rencontre : Noyau identique à la matrice (à grain fin, moyen ou grossier) Noyau identique à la roche encaissante (à grain fin, moyen ou grossiers) Noyau constitué d'un ou plusieurs cristaux Noyau de type schisteux Noyau constitué d’un xénolite surmicacé Noyau constitué d’un fragment d’orbicule Noyau constitué d’un orbicule formé précocement On rencontre très souvent plusieurs types de noyaux dans un même affleurement, il est très rare qu’un gisement présente un seul type de noyau. La forme du noyau donne la dimension et la forme de l’orbicule. Le cortex (couches qui entourent le noyau) peut aller de une à plus de 40 couches ; l'espacement est soit régulier, soit irrégulier. Chaque couche individuelle est assez constante en épaisseur. Les couches intérieures et extérieures ont un contact plus ou moins précis avec le noyau ou la matrice ; les contacts entre couches sont distincts ou graduels. Certaines couches épaisses se composent de plusieurs couches minces alignées étroitement. Dans un même affleurement, les orbicules peuvent ou ne peuvent pas avoir le même nombre d’espacements ou de successions de couches. La matrice peut-être identique ou différente de celle de la roche encaissante. La granulométrie de la matrice peut-être identique ou différente de celle des orbicules ou de la roche encaissante ; la texture est très variable (granulaire, schisteuse, feuilleté, etc). La zone de contact entre la matrice et la roche encaissante peut être franche ou graduelle ; certains gisements présentent deux ou plusieurs matrices distinctes. Les roches encaissantes sont de nature magmatique intrusive ou extrusive, métamorphique, migmatitique ou il peut s'agir d'un massif minéralisé. Les structures sont : des dykes, des sills, des batholites, des tufs, des coulées de laves, des gneiss, des schistes, des cornéennes, des migmatites ou des chromitites. On rencontre fréquemment au sein des roches orbiculaires des fragments de roches magmatiques, des xénolites, des nodules non orbiculaires, des ségrégations minérales, des phénocristaux, des porphyroblastes et des proto-orbicules formés d’un noyau entouré d’une couche mal définie. Plus de textes et photos sur : https://www.geowiki.fr/index.php?title=Les_roches_orbiculaires Since 01-06-2021
- Le Jade cet inconnu | mineralogie.club| JJ Chevallier
Le Jade cet inconnu, est une appellation commerciale d'un minéral, la jadéite et d'une roche, la néphrite. Avec le concours de Caroline Tran Vhin et de Jeff Mason, des réponses aux questions que vous vous posez, qui lèvent le voile qui entoure le mystérieux Jade. Crédit photo : Mason Kay - https://www.masonkay.com/ LE JADE, cet inconnu... " Page réalisée avec le précieux concours d'une amie, Caroline Tran Vhin, gemmologue FGA, grande spécialiste française du Jade et Jeff Mason président de Mason Kay Inc., one of the largest jade collections in the U.S. " https://www.eurojade.fr https://www.masonkay.com/ Donnons la Parole à Caroline ... " La majorité des Asiatiques aime le jade (jadéite) vert dont la couleur approche celle du jade "vert intense qualité supérieure" (traduction du chinois) le plus cher dans la classification de la jadéite. A côté de ce vert, le lavande est également très recherché, d'où les nombreux bijoux de couleur violette criarde sur les marchés (n'ayant rien à voir avec la couleur subtile du jade non traité). Le blanc est également recherché, plutôt un blanc très translucide, appelé "water colour" ou "couleur d'eau". Il n'est pas par la majorité, qui n'y connaît rien, je parle toujours en général, comme je dirais que la majorité des Français pense que les saphirs sont bleus, et les grenats rouges, alors qu'il existe des saphirs et des grenats verts, par exemple. Désolée, généraliser n'est pas idéal, mais cela me paraît nécessaire (pour simplifier). Ce que l'on trouve sur les marchés ou dans les boutiques asiatiques, ce sont beaucoup de jades (vrais ou faux, mais en tout cas traités), blancs avec des traces brunâtres ou jaunâtres, qui imitent le jade néphrite (je parle bien de néphrite et pas de jadéite), car le jade néphrite blanc "mutton fat" ("gras de mouton") est très recherché par les collectionneurs dans les salles des ventes (on en trouve également de superbes exemplaires dans les départements d'Arts Asiatiques des musées) qui a pour les Chinois une symbolique très forte liée au passé de leur pays et aux empereurs. Les prix sont astronomiques et on ne risque pas d'en trouver dans une boutique pour touristes. De ce fait, l'amateur qui n'est pas connaisseur va se précipiter sur du jade jadéite vert vif en pensant acheter du jade impérial alors que dans la plupart des cas il n'en a pas les moyens vu les prix réels pratiqués (un petit cabochon pour montage en bague peut coûter plusieurs milliers d'euros), idem pour le jade violet (jade lavender). De même il achètera des sculptures blanches en croyant acheter de la néphrite blanche alors qu'il sera en possession au mieux d'un bloc de jadéite blanchi au pire d'une imitation. Les Chinois aiment donc la jadéite verte et la néphrite blanche... et bien d'autres choses ! " Jadéite de Birmanie. Ideogramme chinois pour le Jade. Le nom Jade évoque deux mythes à l'esprit : - la couleur verte ; - la Chine. Voilà l'anti-mythe : Il y a du Jade de toutes les couleurs ou presque ! Il n'y a que très peu de gisements de Jade en Chine. Différentes couleurs de jadéite. Crédit photo : Mason Kay https://www.masonkay.com/ Le Jade est certainement la pierre la plus méconnue dans le monde occidental, c'est aussi la plus imitée. Alors qu'est-ce que le Jade ? "C'est un nom commercial pour un minéral la Jadéite et une roche la Néphrite !" The Polar pride, un bloc de néphrite de 18 tonnes trouvé en Colombie Britannique, Canada. Photo du web Mine de jadéïte région de Tawmaw, Myanmar. Photo : Fred Ward UN NOM COMMERCIAL - UN MINERAL & UNE ROCHE... En 1863 un français, Alexis Damour, minéralogiste autodidacte, 1808 – 1902, qui était aux affaires étrangères en Chine découvrit que l’appellation Jade recouvrait deux minéraux différents, la jadéite et la néphrite. Cependant, les Chinois en avaient été conscients bien avant. Le nom du jade viendrait du Maya “Yash” signifiant vert, ou encore de l’espagnol “piedra de hijada” ou du portugais “pedra de ijada”, la “pierre du flanc” car elle passait pour guérir les coliques néphrétiques. Alexis Damour Couleurs du Jade Néphrite. Les teintes de la néphrite sont subtiles, oscillant entre le jaune pâle, le gris, le marron, le bleu vert et le noir. Sa translucidité est rare. La Colombie-Britannique sur la côte ouest du Canada est actuellement le plus grand producteur mondial de néphrite verte. La meilleure qualité vient de Sibérie, et parfois de Nouvelle-Zélande ou d’Australie. Taïwan produit également de la néphrite de bonne qualité. La Néphrite blanche, "Gras de mouton" (Muton fat, en anglais) est très recherchée, elle provient de la région de Khotan. Bouddha de Jade de Wat Dammamongkol, Jade néphrite taillé dans un bloc de 32 tonnes provenant de Colombie Britannique au Canada. Photo EuroJade. Le jade « gras de mouton » est un jade trémolite, blanc sans impuretés, de première qualité, fin et lisse, à la couleur et au lustre humides. Jadeite. La jadéite se décline en six couleurs de base, assorties de nombreuses variations : vert, blanc, jaune, rouge, lavande et noir. Le vert est la couleur la plus importante, celle qui varie du vert pomme au vert gris en passant par le vert-noir. Les jades de teinte verte doivent leur couleur à la présence de chrome (Cr). La jadéite, dont la teinte verte est la plus homogène, translucide et profonde, d’un vert évoquant l’émeraude, est le « jade impérial ». Ce jade est associé historiquement et symboliquement à l’empereur et à sa famille, ce qui lui confère sa grande notoriété. Cette gemme d’un vert translucide est pure, sans taches, et de couleur absolument homogène. Elle est rare et donc très chère, étant très recherchée. Lorsque le vert est plus sombre, l'appellation devient "vieille mine" ("old mine"). Plus clair, on l’appelle souvent « jade printanier » (« spring jade ») ou « jade canari » (« canary jade »). Le vert pomme (apple green) est également très apprécié des amateurs. Couleurs de la néphrite Translucide : blanche légèrement jaune (variété appelée jade gras de mouton1 ). Opaque : blanche légèrement brune grise (variété appelée jade os de poulet) vert, toutes les nuances du vert. Crédit photo : EUROJADE - https://www.eurojade.fr Contrairement à la croyance populaire, le jade n'est jamais venu de Chine. Le premier jade connu utilisé par les Chinois (néphrite) provenait probablement du Turkestan, au nord-ouest de la Chine. Le Jade néphrite , la forme traditionnelle du jade, est utilisée depuis plus de 5 000 ans par de nombreuses cultures différentes à travers le monde. Mais ce sont les Chinois qui ont élevé l'art de la sculpture sur jade à un art et qui l'ont apprécié profondément ; le riche mélange de mythologie et de religion en Chine semblait trouver sa plus haute expression dans les vertus du jade. La néphrite, bien que généralement considérée comme une pierre orientale, a également été extraite et sculptée de manière cérémonielle par de nombreuses cultures à travers l'histoire. La néphrite moderne est extraite dans de nombreux endroits à travers le monde. Taïwan, la Californie, l'Alaska, la Colombie-Britannique, le Wyoming, la Nouvelle-Zélande et la Russie sont les principaux sites. Ce n'est pas une pierre rare. La néphrite peut contenir des quantités minimes en traces de : diopside, grenat grossulaire, magnétite , chromite , graphite , apatite , rutile , pyrite , datolite , vésuvianite , préhnite , talc , ses polymorphes sont les serpentine et la titanite . La néphrite blanche, appelée jade blanche ou jade graisse de mouton, est une trémolite presque pure, tandis que la plupart des néphrites sont verte en raison de la teneur en fer (Fe) et de l'actinolite. Les couleurs chrome néphrite vert émeraude (via une substitution sodium-chrome par calcium-magnésium ) et la néphrite jaune à brune, sont colorées par les oxydes et hydroxydes de fer inclus. Le jade jadéite , la forme de jade la plus rare et la plus précieuse, est également connu sous le nom de " jade birman '' (d'après sa source traditionnelle et toujours la plus importante - la Birmanie). Il n'a été largement utilisé que depuis le milieu du XVIIIe siècle et est aujourd'hui considéré comme la forme « précieuse » du jade. La plupart des articles de jade de « haute joaillerie » sont faits de jadéite. Cependant, la jadéite d'Amérique centrale, avait été découverte des siècles plus tôt. Ce n'est qu'en 1750 environ que la jadéite a fait son chemin vers la Chine depuis les collines du nord de la Birmanie. Au début, ce "nouveau" jade vert brillant était considéré avec une certaine méfiance par les Chinois, mais il fut vite considéré comme "jade gemme". Dans ses qualités les plus fines, il fait partie des pierres les plus rares au monde aujourd'hui. Ce Jade a une structure granulaire dure et dense mais fragile. Rarement trouvé sous forme de cristaux hémiédriques, on le rencontre le plus souvent en tant que jadéite de roche métamorphique mono minérale, qui est souvent utilisée en joaillerie comme gemme ornementale et comme matériau de sculpture. Masques Olmèques Jade jadéite des carrières de la Sierra de las Minas à Zacapa, dans la vallée de la rivière Motagua Photo EuroJade. À propos de la couleur. La jadéite présente une large palette de couleurs parfois vibrantes, souvent translucides. Le vert est la couleur la plus précieuse ; en particulier, un vert émeraude translucide est le plus prisé de tous, et dans sa forme la plus fine est appelé « Jade impérial ». La jadéite est également disponible en lavande, rouge, jaune, glace (incolore), noir et blanc. En un mot, la couleur et la translucidité du jade jadéite sont le résultat des impuretés chimiques présentes dans le brut et de la vitesse à laquelle le jade s'est refroidi il y a des éons au cours du processus de formation. Par exemple : le vert est le résultat d'impuretés d'oxyde de chrome ; la lavande provient de la présence de manganèse ; le jade rouge est le produit final de l'oxydation de l'eau ou de la terre environnante par le fer ; le jade noir indique une teneur élevée en fer ; le jade blanc est du jade "pur". Bien sûr, le jade contient de nombreuses autres impuretés qui modifient et ombragent ces couleurs (quartz, mica, serpentine, etc.). Jadéite Crédit photo : Mason Kay - https://www.masonkay.com/ Les couleurs du Jade néphrites sont atténuées et varient du gris au brun au bleu-vert au noir. La translucidité est rare. La plus haute qualité vient de la Sibérie, et parfois de la Nouvelle-Zélande ou de l'Australie. Taïwan a une bonne néphrite, mais le géant de tous les producteurs est aujourd'hui la Colombie-Britannique au Canada. Néphrite sibérienne. Crédit photo : EUROJADE - https://www.eurojade.fr Les Chinois ont discerné des «couleurs rituelles» du jade et ont même parlé de couleurs «invisibles à l’œil». En fait, la jadéite apparaît dans six couleurs de base, avec de nombreuses variations. Ce sont le vert, le lavande, le rouge, le jaune, le blanc et le noir. Le vert, la couleur la plus importante et traditionnelle, varie du vert pomme au gris-vert et enfin au noir-vert. Il existe un nom magique et spécial, le "Jade Impérial". Bien qu'il soit dit à l'origine qu'il faisait référence aux jades possédés par l'empereur et la famille royale, le "jade impérial" fait référence aujourd'hui à une gemme dont la couleur est d'un vert profond et translucide, et sans défauts visibles ni variations de couleur. Ces pierres sont vraiment rares. Le jade lavande peut être assez foncé - pourpre prune presque profond, et dans certains cas peut prendre une teinte bleue. À son autre extrême, le jade lavande se rapproche de la gamme rose - mais ne l'atteint jamais - et s'éclaircit en un blanc lavande pâle. Souvent, le jade lavande présente une texture sucrée. Chinoiseries ... Fei Cui une autre Chinoiseries ... C'est le nom chinois (en pinyin) de ce qu'on appelait auparavant jadéite-jade . Le nom Fei Cui couvre cependant une gamme de compositions de jade qui incluent les minéraux jadéite , omphacite et kosmochlor . Il s'agit d'un agrégat polycristallin d'un ou plusieurs des clinopyroxènes ci-dessus avec une structure compacte. Jade Fei Cui Jade jadéite Kosmochlore Fei Cui Omphacite Fei Cui UN NOM COMMERCIAL - UN MINÉRAL, UNE ROCHE... ET UN TRUBLION..! "MAW SIT SIT" Parfois appelé Chloromélanite. Voir ici Lorsque l'on emploie le nom Jade pour un minéral uniquement composé d’Omphacite, y-a-il tromperie, ou doit-on dire « Jade Omphacite » . Certaines jadéite peuvent contenir de l’Omphacite dans des proportions allant de 80 à 20%, c’est là toute l’ambiguïté. Généralement , distinguer l’omphacite de la jadéite nécessite une analyse avancée du spectre Raman, car les deux minéraux partagent de nombreuses similitudes. La Réponse Est Ici Un proverbe chinois dit "Le Jade n'a pas de prix !" Alors que la plupart des pierres gemmes sont, aujourd'hui, vendues et évaluées en fonction de leur poids en carats, le jade est vendu à la pièce. Dans ses qualités les plus fines, il peut être parmi les pierres les plus chères du monde aujourd'hui. Cela correspond à la façon dont les anciens évaluaient le jade. Une légende raconte qu'un empereur a échangé un objet de jade contre quinze villes. En raison de la rareté des jade les plus précieux, aujourd'hui, les articles qui créent intrinsèquement des déchets sont très rares. Par exemple, les perles fines, les gouttes ou les bracelets peuvent coûter des prix incroyables et ne sont jamais abondants sur le marché. Cependant la néphrite moderne a beaucoup moins de valeur. Alors qu'un cabochon en jadéite fine peut valoir plusieurs milliers de dollars, le plus beau cabochon en néphrite dépassera rarement quelques centaines de dollars. La néphrite n’est pas très rare, et cela se reflète dans le prix. Les sculptures en néphrite antiques ont une valeur basée sur l'ancienneté de la pièce, à l'exclusion de la valeur matérielle seule. C'est en raison de ce vaste écart de prix entre la jadéite et la néphrite qu’il est important que toutes les évaluations identifient clairement le matériau non comme du jade, mais plus précisément comme du jade néphrite ou du jade jadéite. RECORD MONDIAL ..! Achat, le 7 avril 2014 par la Maison Cartier, pour 27,4 millions de dollars US, un record mondial pour un bijou en jadéite, lors d'une vente aux enchères de la maison Sotheby's à Hong Kong. Il est composé de vingt-sept boules de jade dont les diamètres, de taille exceptionnelle, s'échelonnent entre 15,4 mm et 19,2 mm, le fermoir est en or jaune avec des rubis calibrés et des diamants baguette. Barbara Hutton, riche héritière des magasins Woolworth, reçut ce collier de son père en 1933, à l'occasion de son mariage avec le prince géorgien Alexis Mdivani. Le collier était présenté dans une des vitrines de Cartier à Paris. Quelle merveille ! Aucune publicité n'ayant été faite au sujet de cette présentation, les passants ne s'arrêtaient même pas devant la vitrine, préférant admirer les autres vitrines présentant des bijoux en diamants, en saphirs et autres gemmes, et lorsque certains, étonnés de voir EuroJade mitrailler la vitrine, jetaient un coup d'œil, c'était pour vite poursuivre leur chemin sans savoir qu'ils venaient de voir le collier en jade le plus cher du monde. Collier Hutton. Crédit photo : Julian Lee Studio Collier Hutton. Crédit photo : EUROJADE - https://www.eurojade.fr LES TRAITEMENTS DU JADE Au début des années 80, un nouveau type de jadéite est apparu sur les marchés en Asie de l'Est. Ce matériau avait une couleur de corps légère et brillante et une bonne translucidité. Certains experts ont remarqué une texture « arachnéenne » lorsqu’il était examiné sous un grossissement X 20. Les prix étaient raisonnables pour une telle qualité - trop raisonnable - en fonction des valeurs de l'époque. Cela a marqué le début de ce qu'on a appelé depuis le jade «B», qui reste de loin la forme la plus courante de jade traité. Il existe deux types de traitements pour le jade jadéite : Imprégnation de colorant Imprégnation de polymère Les deux sont, le plus souvent, utilisés simultanément. La jadéite teintée existe depuis des dizaines d’années, elle se détecte par spectroscopie depuis plus de 40 ans. Le Jade de type « B » est un Jade qui a été blanchi à l’acide avant d’être imprégné de résines polymères. Ses caractéristiques : Couleur légère qui flotte dans la masse ; Reflet brillant ; Translucide ; Sous grossissement la texture se révèle « arachnéenne ». Il existe une variante du Jade type « B » c’est le « B+C » un Jade qui en plus du blanchiment et de l’imprégnation a reçu une teinte secondaire en faisant un Jade bicolore voir multicolore. Avant l’avènement du Jade « B » le Jade qui était simplement teinté est qualifié Jade « C ». Classification du Jade jadéite... Crédit photo : Mason Kay - https://www.masonkay.com/ Processus de traitement de la jadéite en Jade "B"... Les blocs de Jadéite sont baignés, durant des semaines, dans un acide fort comme l’acide sulfurique ou l'acide chlorhydrique, afin d’éliminer le sodium et ainsi faire disparaitre la couleur. A l’issue on neutralise l’acide avec une base puissante, la pierre que l’on ne peut plus qualifier de Jadéite puisque l’un de ses éléments chimiques a disparu, est alors imprégnée avec une solution de polymère teinté, à l'aide d'une centrifugeuse. Après ce traitement on applique une couche de revêtement très dure et brillante. Crédit photo : Mason Kay - https://www.masonkay.com/ Ce traitement n’est pas durable dans le temps, suivant le type de polymère d’imprégnation la couleur changera. Le revêtement externe pourra mal vieillir, il se craquellera, se rayera, la structure interne elle-même pourra se craqueler. La différence entre le Jade Jadéite «A», qui est naturel sans aucun traitement en dehors de la couche de cire d’abeille qui l’enduit, et le Jade Jadéite de type «B» est une gageüre pour les experts qui ne disposent pas du matériel adéquat. En effet le traitement n’ayant quasiment pas modifié la structure intrinsèque de la pierre les paramètres du gemmologue n’auront que faiblement variés, indice de réfraction et densité sont peu affectés seule la dureté pourrait être le facteur déterminant mais pour tester la dureté il faut faire un examen destructif (rayure) sur l’objet. Depuis les années 90 on utilise un spectroscope à infrarouge pour faire la différence entre Jade «A» et «B». Le spectre révèle les polymères. Alors, comment être certain qu'une pierre est «A» ou «B»? Tout d'abord, demandez. Parfois, vous pourriez recevoir une réponse honnête et franche de la part du vendeur. Sinon, le meilleur indice est le prix par rapport à la valeur générale de la qualité annoncée. Si c'est trop beau pour être vrai... , c'est généralement le cas. Aussi, méfiez-vous si la pierre présente de la brillance et de la translucidité, et a une taille calibrée. À l'examen avec une loupe, si la surface du jade a un aspect de texture arachnéenne ou si la couleur semble « flotter » dans la pierre, méfiez-vous également. Combien vaut le jade «B»? Sa valeur est estimée à environ 5% à 10% de la valeur de son équivalent de jade «A». Cependant, pour les puristes, le jade «B» n'a aucune valeur puisque ce n'est plus de la jadéite. La valeur du jade «C» et «D» se situe entre 2 $ et 20 $ pour de petits objets. Les concentrations de teinture sont clairement visibles dans les fissures de ce morceau de Jade Fei Cui, qui était également imprégné de polymère (B+C fei cui jade). Crédit photo : Richard Hugues Lotus GEM·ology https://lotusgemology.com Voilà un exemple d'inadéquation entre la qualité annoncée et le prix. Ce vendeur trompe ses clients sur la marchandise qui n'est, en aucun cas, un Jade de qualité Grade "A" mais plus certainement une imitation ou un grade "B+C". La photo ne permet pas d'en dire beaucoup plus. Vous noterez que ce vendeur a une évaluation positive à 99,9% ce qui nous informe beaucoup sur l'étendue de la méconnaissance des acheteurs à propos du Jade. A noter que la GARANTIE client du site ne couvre pas le produit vendu mais le paiement. LES IMITATIONS DU JADE... Le jade est probablement la gemme la plus mal identifiée. Il existe de nombreuses pierres qui ont une ressemblance plus ou moins marquée avec la jadéite et la néphrite, et elles sont souvent présentées comme du jade. La valeur élevée du jade en a fait une cible préférentielle. En Asie de l'Est et ailleurs, il n'est pas rare de trouver d'autres "pierres dures" vendues sous une forme ou une autre de jade. Les termes "nouveau jade", "jade Hunan", "jade Sinkiang", "jade Khotan" et "jade coréen" se réfèrent tous à des pierres autres que le jade, tout comme "jade Transvaal" et "jade Queensland". D'autres imitations de jade courants, (par opposition aux "synthétiques", qui ne sont pas un problème en jade), sont répertoriés ci-dessous: De nombreux matériaux sont utilisés pour imiter le jade, et ceci parce qu'ils sont plus faciles à obtenir que le jade et/ou plus faciles à travailler (leur dureté et leur résistance étant moindres par exemple) et/ou moins coûteux. Soyez méfiants ! De nombreux commerçants ou autres interlocuteurs (certains en toute bonne foi, d'autre moins) vous proposeront des pièces prétendument en jade sous des appellations toutes plus fantaisistes les unes que les autres : "nouveau jade", "jade du Hunan", "jade de Sinkiang", "jade de Khotan", "jade coréen", "jade du Transvaal", "jade du Queensland", etc. Ces articles ne sont pas en jade ! En effet, l'appellation ne donne pas la qualité ! Les autres imitations de jade courants sont la cornaline pour le jade rouge, la muscovite ou la zoïsite pour le jade lavander. De plus, il faut surveillez la calcite, la préhnite, l'idocrase, le jaspe, la malachite et le "maw-sit-sit". Soyez méfiants ! De nombreux commerçants ou autres interlocuteurs (certains en toute bonne foi, d'autre moins) vous proposeront des pièces prétendument en jade sous des appellations toutes plus fantaisistes les unes que les autres : "nouveau jade", "jade du Hunan", "jade de Sinkiang", "jade de Khotan", "jade coréen", "jade du Transvaal", "jade du Queensland", etc. Ces articles ne sont pas en jade ! En effet, l'appellation ne donne pas la qualité ! EXPLOITATION ... Le jade est extrait sous forme de gros blocs sur des sites de montagne ainsi que sous forme de lentilles dans la roche. Plus dur que le matériau dans lequel il est incrusté, il émerge lorsque l'érosion dégage la roche environnante plus tendre. Ainsi, il se trouve souvent près des sources d'eau. Les morceaux typiques peuvent varier d’une à deux livres à certains qui pèsent de sept à huit tonnes. Il y a une nette amélioration : les gros rochers ne sont plus brisés sur le site minier afin de mettre sur le marché les pièces plus petites et plus faciles à gérer. Nous ne pouvons qu’imaginer quelle quantité de matière fine ce processus primitif a détruite au fil des ans. Les lapidaires de jade examinent maintenant, soigneusement tous les blocs. LES PRINCIPAUX GISEMENTS DANS LE MONDE... Jadéite Myanmar, Japon, Kazakhstan, Chine, Russie, Guatemala, Etats-Unis, Italie. Néphrite Canada, Myanmar, Japon, Kazakhstan, Chine, Russie, Guatemala, Etats-Unis, Italie Voir aussi la page : La Jadéite de Birmanie A lire à propos des Jades du Piedmont en Italie. Un artcle de Caroline Tran-Vinh (1), Franco Manavella (2) et Franco Salusso (3) 1 FGA, eurojade@orange.fr 2 Via Pinerolo, 10060 Macello, Turin, Italie 3 Via Papa Giovanni XXXIII 11, 10060 Bricherasio, Turin, Italie https://www.eurojade.fr/fr/jadeite-italie From 01/01/2020 Couleurs de la néphrite Translucide : blanche légèrement jaune (variété appelée jade gras de mouton1 ). Opaque : blanche légèrement brune grise (variété appelée jade os de poulet) vert, toutes les nuances du vert. Crédit photo : EUROJADE - https://www.eurojade.fr Contrairement à la croyance populaire, le jade n'est jamais venu de Chine. Le premier jade connu utilisé par les Chinois (néphrite) provenait probablement du Turkestan, au nord-ouest de la Chine. Le Jade néphrite , la forme traditionnelle du jade, est utilisée depuis plus de 5 000 ans par de nombreuses cultures différentes à travers le monde. Mais ce sont les Chinois qui ont élevé l'art de la sculpture sur jade à un art et qui l'ont apprécié profondément ; le riche mélange de mythologie et de religion en Chine semblait trouver sa plus haute expression dans les vertus du jade. La néphrite, bien que généralement considérée comme une pierre orientale, a également été extraite et sculptée de manière cérémonielle par de nombreuses cultures à travers l'histoire. La néphrite moderne est extraite dans de nombreux endroits à travers le monde. Taïwan, la Californie, l'Alaska, la Colombie-Britannique, le Wyoming, la Nouvelle-Zélande et la Russie sont les principaux sites. Ce n'est pas une pierre rare. La néphrite peut contenir des quantités minimes en traces de : diopside, grenat grossulaire, magnétite , chromite , graphite , apatite , rutile , pyrite , datolite , vésuvianite , préhnite , talc , ses polymorphes sont les serpentine et la titanite . La néphrite blanche, appelée jade blanche ou jade graisse de mouton, est une trémolite presque pure, tandis que la plupart des néphrites sont verte en raison de la teneur en fer (Fe) et de l'actinolite. Les couleurs chrome néphrite vert émeraude (via une substitution sodium-chrome par calcium-magnésium ) et la néphrite jaune à brune, sont colorées par les oxydes et hydroxydes de fer inclus. Le jade jadéite , la forme de jade la plus rare et la plus précieuse, est également connu sous le nom de " jade birman '' (d'après sa source traditionnelle et toujours la plus importante - la Birmanie). Il n'a été largement utilisé que depuis le milieu du XVIIIe siècle et est aujourd'hui considéré comme la forme « précieuse » du jade. La plupart des articles de jade de « haute joaillerie » sont faits de jadéite. Cependant, la jadéite d'Amérique centrale, avait été découverte des siècles plus tôt. Ce n'est qu'en 1750 environ que la jadéite a fait son chemin vers la Chine depuis les collines du nord de la Birmanie. Au début, ce "nouveau" jade vert brillant était considéré avec une certaine méfiance par les Chinois, mais il fut vite considéré comme "jade gemme". Dans ses qualités les plus fines, il fait partie des pierres les plus rares au monde aujourd'hui. Ce Jade a une structure granulaire dure et dense mais fragile. Rarement trouvé sous forme de cristaux hémiédriques, on le rencontre le plus souvent en tant que jadéite de roche métamorphique mono minérale, qui est souvent utilisée en joaillerie comme gemme ornementale et comme matériau de sculpture. Masques Olmèques Jade jadéite des carrières de la Sierra de las Minas à Zacapa, dans la vallée de la rivière Motagua Photo EuroJade. Bouddha de Jade de Wat Dammamongkol, Jade néphrite taillé dans un bloc de 32 tonnes provenant de Colombie Britannique au Canada. Photo EuroJade. À propos de la couleur. La jadéite présente une large palette de couleurs parfois vibrantes, souvent translucides. Le vert est la couleur la plus précieuse ; en particulier, un vert émeraude translucide est le plus prisé de tous, et dans sa forme la plus fine est appelé « Jade impérial ». La jadéite est également disponible en lavande, rouge, jaune, glace (incolore), noir et blanc. En un mot, la couleur et la translucidité du jade jadéite sont le résultat des impuretés chimiques présentes dans le brut et de la vitesse à laquelle le jade s'est refroidi il y a des éons au cours du processus de formation. Par exemple : le vert est le résultat d'impuretés d'oxyde de chrome ; la lavande provient de la présence de manganèse ; le jade rouge est le produit final de l'oxydation de l'eau ou de la terre environnante par le fer ; le jade noir indique une teneur élevée en fer ; le jade blanc est du jade "pur". Bien sûr, le jade contient de nombreuses autres impuretés qui modifient et ombragent ces couleurs (quartz, mica, serpentine, etc.). Jadéite Crédit photo : Mason Kay - https://www.masonkay.com/ Les couleurs du Jade néphrites sont atténuées et varient du gris au brun au bleu-vert au noir. La translucidité est rare. La plus haute qualité vient de la Sibérie, et parfois de la Nouvelle-Zélande ou de l'Australie. Taïwan a une bonne néphrite, mais le géant de tous les producteurs est aujourd'hui la Colombie-Britannique au Canada. Néphrite sibérienne. Crédit photo : EUROJADE - https://www.eurojade.fr Les Chinois ont discerné des «couleurs rituelles» du jade et ont même parlé de couleurs «invisibles à l’œil». En fait, la jadéite apparaît dans six couleurs de base, avec de nombreuses variations. Ce sont le vert, le lavande, le rouge, le jaune, le blanc et le noir. Le vert, la couleur la plus importante et traditionnelle, varie du vert pomme au gris-vert et enfin au noir-vert. Il existe un nom magique et spécial, le "Jade Impérial". Bien qu'il soit dit à l'origine qu'il faisait référence aux jades possédés par l'empereur et la famille royale, le "jade impérial" fait référence aujourd'hui à une gemme dont la couleur est d'un vert profond et translucide, et sans défauts visibles ni variations de couleur. Ces pierres sont vraiment rares. Le jade lavande peut être assez foncé - pourpre prune presque profond, et dans certains cas peut prendre une teinte bleue. À son autre extrême, le jade lavande se rapproche de la gamme rose - mais ne l'atteint jamais - et s'éclaircit en un blanc lavande pâle. Souvent, le jade lavande présente une texture sucrée. Chinoiseries ... Fei Cui une autre Chinoiseries ... C'est le nom chinois (en pinyin) de ce qu'on appelait auparavant jadéite-jade . Le nom Fei Cui couvre cependant une gamme de compositions de jade qui incluent les minéraux jadéite , omphacite et kosmochlor . Il s'agit d'un agrégat polycristallin d'un ou plusieurs des clinopyroxènes ci-dessus avec une structure compacte. Jade Fei Cui Jade jadéite Kosmochlore Fei Cui Omphacite Fei Cui UN NOM COMMERCIAL - UN MINÉRAL, UNE ROCHE... ET UN TRUBLION..! "MAW SIT SIT" Parfois appelé Chloromélanite. Voir ici Lorsque l'on emploie le nom Jade pour un minéral uniquement composé d’Omphacite, y-a-il tromperie, ou doit-on dire « Jade Omphacite » . Certaines jadéite peuvent contenir de l’Omphacite dans des proportions allant de 80 à 20%, c’est là toute l’ambiguïté. Généralement , distinguer l’omphacite de la jadéite nécessite une analyse avancée du spectre Raman, car les deux minéraux partagent de nombreuses similitudes. La Réponse Est Ici Un proverbe chinois dit "Le Jade n'a pas de prix !" Alors que la plupart des pierres gemmes sont, aujourd'hui, vendues et évaluées en fonction de leur poids en carats, le jade est vendu à la pièce. Dans ses qualités les plus fines, il peut être parmi les pierres les plus chères du monde aujourd'hui. Cela correspond à la façon dont les anciens évaluaient le jade. Une légende raconte qu'un empereur a échangé un objet de jade contre quinze villes. En raison de la rareté des jade les plus précieux, aujourd'hui, les articles qui créent intrinsèquement des déchets sont très rares. Par exemple, les perles fines, les gouttes ou les bracelets peuvent coûter des prix incroyables et ne sont jamais abondants sur le marché. Cependant la néphrite moderne a beaucoup moins de valeur. Alors qu'un cabochon en jadéite fine peut valoir plusieurs milliers de dollars, le plus beau cabochon en néphrite dépassera rarement quelques centaines de dollars. La néphrite n’est pas très rare, et cela se reflète dans le prix. Les sculptures en néphrite antiques ont une valeur basée sur l'ancienneté de la pièce, à l'exclusion de la valeur matérielle seule. C'est en raison de ce vaste écart de prix entre la jadéite et la néphrite qu’il est important que toutes les évaluations identifient clairement le matériau non comme du jade, mais plus précisément comme du jade néphrite ou du jade jadéite. RECORD MONDIAL ..! Achat, le 7 avril 2014 par la Maison Cartier, pour 27,4 millions de dollars US, un record mondial pour un bijou en jadéite, lors d'une vente aux enchères de la maison Sotheby's à Hong Kong. Il est composé de vingt-sept boules de jade dont les diamètres, de taille exceptionnelle, s'échelonnent entre 15,4 mm et 19,2 mm, le fermoir est en or jaune avec des rubis calibrés et des diamants baguette. Barbara Hutton, riche héritière des magasins Woolworth, reçut ce collier de son père en 1933, à l'occasion de son mariage avec le prince géorgien Alexis Mdivani. Le collier était présenté dans une des vitrines de Cartier à Paris. Quelle merveille ! Aucune publicité n'ayant été faite au sujet de cette présentation, les passants ne s'arrêtaient même pas devant la vitrine, préférant admirer les autres vitrines présentant des bijoux en diamants, en saphirs et autres gemmes, et lorsque certains, étonnés de voir EuroJade mitrailler la vitrine, jetaient un coup d'œil, c'était pour vite poursuivre leur chemin sans savoir qu'ils venaient de voir le collier en jade le plus cher du monde. Collier Hutton. Crédit photo : Julian Lee Studio Collier Hutton. Crédit photo : EUROJADE - https://www.eurojade.fr LES TRAITEMENTS DU JADE Au début des années 80, un nouveau type de jadéite est apparu sur les marchés en Asie de l'Est. Ce matériau avait une couleur de corps légère et brillante et une bonne translucidité. Certains experts ont remarqué une texture « arachnéenne » lorsqu’il était examiné sous un grossissement X 20. Les prix étaient raisonnables pour une telle qualité - trop raisonnable - en fonction des valeurs de l'époque. Cela a marqué le début de ce qu'on a appelé depuis le jade «B», qui reste de loin la forme la plus courante de jade traité. Il existe deux types de traitements pour le jade jadéite : Imprégnation de colorant Imprégnation de polymère Les deux sont, le plus souvent, utilisés simultanément. La jadéite teintée existe depuis des dizaines d’années, elle se détecte par spectroscopie depuis plus de 40 ans. Le Jade de type « B » est un Jade qui a été blanchi à l’acide avant d’être imprégné de résines polymères. Ses caractéristiques : Couleur légère qui flotte dans la masse ; Reflet brillant ; Translucide ; Sous grossissement la texture se révèle « arachnéenne ». Il existe une variante du Jade type « B » c’est le « B+C » un Jade qui en plus du blanchiment et de l’imprégnation a reçu une teinte secondaire en faisant un Jade bicolore voir multicolore. Avant l’avènement du Jade « B » le Jade qui était simplement teinté est qualifié Jade « C ». Classification du Jade jadéite... Crédit photo : Mason Kay - https://www.masonkay.com/ Processus de traitement de la jadéite en Jade "B"... Les blocs de Jadéite sont baignés, durant des semaines, dans un acide fort comme l’acide sulfurique ou l'acide chlorhydrique, afin d’éliminer le sodium et ainsi faire disparaitre la couleur. A l’issue on neutralise l’acide avec une base puissante, la pierre que l’on ne peut plus qualifier de Jadéite puisque l’un de ses éléments chimiques a disparu, est alors imprégnée avec une solution de polymère teinté, à l'aide d'une centrifugeuse. Après ce traitement on applique une couche de revêtement très dure et brillante. Crédit photo : Mason Kay - https://www.masonkay.com/ Ce traitement n’est pas durable dans le temps, suivant le type de polymère d’imprégnation la couleur changera. Le revêtement externe pourra mal vieillir, il se craquellera, se rayera, la structure interne elle-même pourra se craqueler. La différence entre le Jade Jadéite «A», qui est naturel sans aucun traitement en dehors de la couche de cire d’abeille qui l’enduit, et le Jade Jadéite de type «B» est une gageüre pour les experts qui ne disposent pas du matériel adéquat. En effet le traitement n’ayant quasiment pas modifié la structure intrinsèque de la pierre les paramètres du gemmologue n’auront que faiblement variés, indice de réfraction et densité sont peu affectés seule la dureté pourrait être le facteur déterminant mais pour tester la dureté il faut faire un examen destructif (rayure) sur l’objet. Depuis les années 90 on utilise un spectroscope à infrarouge pour faire la différence entre Jade «A» et «B». Le spectre révèle les polymères. Alors, comment être certain qu'une pierre est «A» ou «B»? Tout d'abord, demandez. Parfois, vous pourriez recevoir une réponse honnête et franche de la part du vendeur. Sinon, le meilleur indice est le prix par rapport à la valeur générale de la qualité annoncée. Si c'est trop beau pour être vrai... , c'est généralement le cas. Aussi, méfiez-vous si la pierre présente de la brillance et de la translucidité, et a une taille calibrée. À l'examen avec une loupe, si la surface du jade a un aspect de texture arachnéenne ou si la couleur semble « flotter » dans la pierre, méfiez-vous également. Combien vaut le jade «B»? Sa valeur est estimée à environ 5% à 10% de la valeur de son équivalent de jade «A». Cependant, pour les puristes, le jade «B» n'a aucune valeur puisque ce n'est plus de la jadéite. La valeur du jade «C» et «D» se situe entre 2 $ et 20 $ pour de petits objets. Les concentrations de teinture sont clairement visibles dans les fissures de ce morceau de Jade Fei Cui, qui était également imprégné de polymère (B+C fei cui jade). Crédit photo : Richard Hugues Lotus GEM·ology https://lotusgemology.com Voilà un exemple d'inadéquation entre la qualité annoncée et le prix. Ce vendeur trompe ses clients sur la marchandise qui n'est, en aucun cas, un Jade de qualité Grade "A" mais plus certainement une imitation ou un grade "B+C". La photo ne permet pas d'en dire beaucoup plus. Vous noterez que ce vendeur a une évaluation positive à 99,9% ce qui nous informe beaucoup sur l'étendue de la méconnaissance des acheteurs à propos du Jade. A noter que la GARANTIE client du site ne couvre pas le produit vendu mais le paiement. LES IMITATIONS DU JADE... Le jade est probablement la gemme la plus mal identifiée. Il existe de nombreuses pierres qui ont une ressemblance plus ou moins marquée avec la jadéite et la néphrite, et elles sont souvent présentées comme du jade. La valeur élevée du jade en a fait une cible préférentielle. En Asie de l'Est et ailleurs, il n'est pas rare de trouver d'autres "pierres dures" vendues sous une forme ou une autre de jade. Les termes "nouveau jade", "jade Hunan", "jade Sinkiang", "jade Khotan" et "jade coréen" se réfèrent tous à des pierres autres que le jade, tout comme "jade Transvaal" et "jade Queensland". D'autres imitations de jade courants, (par opposition aux "synthétiques", qui ne sont pas un problème en jade), sont répertoriés ci-dessous: De nombreux matériaux sont utilisés pour imiter le jade, et ceci parce qu'ils sont plus faciles à obtenir que le jade et/ou plus faciles à travailler (leur dureté et leur résistance étant moindres par exemple) et/ou moins coûteux. Soyez méfiants ! De nombreux commerçants ou autres interlocuteurs (certains en toute bonne foi, d'autre moins) vous proposeront des pièces prétendument en jade sous des appellations toutes plus fantaisistes les unes que les autres : "nouveau jade", "jade du Hunan", "jade de Sinkiang", "jade de Khotan", "jade coréen", "jade du Transvaal", "jade du Queensland", etc. Ces articles ne sont pas en jade ! En effet, l'appellation ne donne pas la qualité ! Les autres imitations de jade courants sont la cornaline pour le jade rouge, la muscovite ou la zoïsite pour le jade lavander. De plus, il faut surveillez la calcite, la préhnite, l'idocrase, le jaspe, la malachite et le "maw-sit-sit". Soyez méfiants ! De nombreux commerçants ou autres interlocuteurs (certains en toute bonne foi, d'autre moins) vous proposeront des pièces prétendument en jade sous des appellations toutes plus fantaisistes les unes que les autres : "nouveau jade", "jade du Hunan", "jade de Sinkiang", "jade de Khotan", "jade coréen", "jade du Transvaal", "jade du Queensland", etc. Ces articles ne sont pas en jade ! En effet, l'appellation ne donne pas la qualité ! EXPLOITATION ... Le jade est extrait sous forme de gros blocs sur des sites de montagne ainsi que sous forme de lentilles dans la roche. Plus dur que le matériau dans lequel il est incrusté, il émerge lorsque l'érosion dégage la roche environnante plus tendre. Ainsi, il se trouve souvent près des sources d'eau. Les morceaux typiques peuvent varier d’une à deux livres à certains qui pèsent de sept à huit tonnes. Il y a une nette amélioration : les gros rochers ne sont plus brisés sur le site minier afin de mettre sur le marché les pièces plus petites et plus faciles à gérer. Nous ne pouvons qu’imaginer quelle quantité de matière fine ce processus primitif a détruite au fil des ans. Les lapidaires de jade examinent maintenant, soigneusement tous les blocs. LES PRINCIPAUX GISEMENTS DANS LE MONDE... Jadéite Myanmar, Japon, Kazakhstan, Chine, Russie, Guatemala, Etats-Unis, Italie. Néphrite Canada, Myanmar, Japon, Kazakhstan, Chine, Russie, Guatemala, Etats-Unis, Italie Voir aussi la page : La Jadéite de Birmanie A lire à propos des Jades du Piedmont en Italie. Un artcle de Caroline Tran-Vinh (1), Franco Manavella (2) et Franco Salusso (3) 1 FGA, eurojade@orange.fr 2 Via Pinerolo, 10060 Macello, Turin, Italie 3 Via Papa Giovanni XXXIII 11, 10060 Bricherasio, Turin, Italie https://www.eurojade.fr/fr/jadeite-italie From 01/01/2020
- MEB MET |microscopie électronique à balayage | mineralogie.club | JJ Chevallier
Si vous n'avez pas en la chance de la visiter voici un aperçu de l'xpo de prestige 2024 à SMàM. La Microscopie Electronique La Microscopie Electronique La Microscopie Electronique La Microscopie Electronique L’homme établit sa connexion principale au monde extérieur grâce à son sens de la vue. " La vision a joué un rôle prépondérant dans le développement de toutes les sciences expérimentales, et principalement de celles qui sont fondées sur l’observation. RAPPEL SUR LA VISION L'œil a ses limites... Bien que l’œil soit doté de facultés remarquables, il ne permet qu’un accès restreint à l’univers, car il est soumis aux limites imposées par sa taille, que ce soit pour explorer l’immensité de l’univers ou pour observer les plus infimes détails de la matière. Au début du XVIIe siècle, l’utilisation des premiers outils optiques a révolutionné la manière dont nous percevons notre environnement. En effet, grâce à eux, il est devenu possible d’agrandir et d’observer des images d’objets jusque-là inaccessibles, ce qui a considérablement étendu la portée de nos capacités d’observation. Cependant, cela ne modifia pas fondamentalement notre vision qui nous permet de percevoir la forme des corps, leur couleur, leur position relative et, aussi, ce que l'on appelle communément leur détail, c'est-à-dire les différences discernables dans l'aspect de points voisins. Au-dessous d'une certaine limite, les points ne sont plus perçus comme séparés : on a atteint la limite de l'acuité visuelle. En se rapprochant progressivement de l'objet observé, l'œil parvient à y distinguer des points de plus en plus voisins, c'est-à-dire que des détails de plus en plus petits deviennent discernables, mais au-dessous d'une certaine distance, la vision devient confuse : c'est la distance minimale de vision distincte, qui est de l'ordre de 25 cm chez un adulte normal. À cette distance, l’œil peut clairement discerner deux points écartés de moins d’un dixième de millimètre (0,75 mm). Ce qui compte donc, pour une vision précise, c’est l’angle sous lequel ces points sont perçus. Or, plus on se rapproche du sujet, plus les angles deviennent grands, jusqu’à ce que notre capacité d’accommodation oculaire atteigne ses limites. Dépasser les limites de l'œil... Pour distinguer des détails de plus en plus petits, il est nécessaire de recourir à des instruments d’optique, la loupe ou le microscope. Ils ont la capacité d’agrandir l’apparence des objets observés. L’observation se fait alors à travers le système optique qui crée une image virtuelle de l’objet en prolongeant les rayons lumineux émis par l’instrument. Le rapport apparent, entre le diamètre de l'image virtuelle et celui sous lequel l’œil nu voit l'objet à la distance minimale de vision distincte et appelée grossissement. Quelle est la différence principale entre un microscope optique et un microscope électronique ? Les microscopes optiques et les microscopes électroniques se distinguent par la source d’éclairage qu’ils utilisent. Les microscopes optiques utilisent la lumière et les microscopes électroniques utilisent des électrons. La longueur d'onde de la source d'illumination contribue à la résolution.Université d’Hawaï, Cappuccino, JS et Sherman, N., Benjamin/Cummings Science Publishing.)La microscopie électronique à balayage (MEB) visualise les détails à la surface des cellules et des particules et offre une très belle vue 3D. D’autre part il peut fournir des informations sur la chimie de l’échantillon. Interaction entre l'électron et la matière MEB ET MET... Le MEB Les microscopes électroniques à balayage s’appuient sur un ensemble de lentilles électroniques et de bobines pour balayer le faisceau sur l’échantillon selon un motif en grille et collecter les électrons diffusés. schéma. Dans un microscope électronique à balayage, un faisceau d’électrons balaye la surface d’un échantillon. L’interaction entre les électrons et la matière génère différents types d’émissions. Les électrons secondaires servent à visualiser la surface de l’échantillon, offrant ainsi un contraste topographique. Quant aux électrons rétrodiffusés, ils produisent une image présentant un contraste chimique sur une surface plane. Les photons X permettent l’analyse chimique en spectroscopie par dispersion d’énergie (ED). Le MET Le principe de la microscopie électronique à transmission (MET), comme son nom l'indique, consiste à utiliser les électrons transmis, c'est-à-dire ceux qui traversent l'échantillon avant d'être collectés.La microscopie électronique à transmission (MET) est fondamentalement similaire au microscope optique composé, car elle envoie un faisceau d'électrons à travers une tranche très fine de l'échantillon. La limite de résolution actuelle est d'environ 0,04 nanomètre, soit X 1 200 000.Actuellement, la résolution ponctuelle la plus élevée obtenue en microscopie électronique à transmission haute résolution est d'environ 0,5 ångströms (0,050 nm) . À ces petites échelles, il est possible de distinguer les atomes individuels d'un cristal et les défauts. Le contrôle du faisceau électronique Ce système est composé de lentilles et de bobines électromagnétiques situées dans la colonne du microscope et contrôlant la taille, la forme et la position du faisceau d'électrons à la surface de l'échantillon. Les lentilles électromagnétiques sont formées par le passage d'un courant électrique dans des bobines de fils de cuivre pour induire un champ magnétique. Lentille du condenseur Cette lentille régule la dimension du faisceau électronique en le concentrant en un point précis grâce à sa capacité de focalisation, puis elle permet au faisceau de se dilater avant qu’il ne soit à nouveau concentré par la lentille d’objectif vers le bas sur l’échantillon. Bobines de trame (bobines de déviation) Le faisceau traverse deux ensembles de bobines de balayage magnétique pour un balayage du faisceau dans les directions X et Y. Le grossissement est contrôlé en modulant la zone balayée, plus la zone est petite, plus le grossissement est important. Objectif L'objectif focalise le faisceau sur un point précis de l'échantillon. Ce quii est nécessaire pour obtenir une image parfaitement nette. Détection de signal L'interaction entre le faisceau d'électrons primaire et l'échantillon génère une multitude de types de signaux : électrons rétrodiffusés (ESR), électrons secondaires (ES), rayons X, électrons Auger et cathodoluminescence . Les informations topographiques sont obtenues grâce aux signaux ESR et ES. Détecteur d'électrons secondaires (SE) Le détecteur SE capture magnétiquement les électrons secondaires émis par une faible tension positive appliquée à un anneau autour du détecteur (coupelle de Faraday). À son entrée dans l'anneau, l'électron secondaire est attiré et accéléré par une tension positive élevée (~ 10 kV) appliquée au scintillateur. Les électrons secondaires tambourinent le scintillateur, provoquant l'émission de photons. Les photons émis par le scintillateur parcourent le conduit de lumière et atteignent le photomultiplicateur (PM). L'imagerie SE, étant plus sensible à la surface en raison de la faible profondeur d'échappement des électrons (~10 nm), a une résolution spatiale plus élevée et fournit principalement des informations topographiques. Détecteur d'électrons rétrodiffusés (BSE) Le détecteur BSE est similaire au détecteur SE, mais sans tension positive. Pour optimiser la détection des signaux BE, le détecteur est positionné au plus près du faisceau primaire, sans interférer avec celui-ci. L'imagerie BSE présente une résolution spatiale plus faible en raison d'une longueur d'échappement électronique plus importante. Cependant, comme l'intensité de l'imagerie BSE est proportionnelle au numéro atomique moyen des atomes, elle fournit des informations sur les variations de composition de l'échantillon. Détecteur EBSD L’analyse EBSD est une méthode d’analyse cristallographique locale qui exploite les diagrammes de diffraction des électrons rétrodiffusés. Elle établit un lien entre la structure cristalline et la microstructure de l’échantillon, ce qui constitue son principal atout par rapport à la méthode traditionnelle d’analyse cristallographique, la diffraction par rayons X. Préparation des échantillons Il est nécessaire de préparer les échantillons afin de : les rendre résistants au faisceau d’électrons et au vide les rendre conducteurs. La plupart des échantillons de minéraux ou de roches sont plutôt résistants, mais s’ils ne sont pas conducteurs, on dépose une fine couche de métal, de l’or ou du platine, d’une épaisseur de quelques nanomètres. Images de microscopie électronique 1 à 4 Calcite, zéolite et graphite, 4 et 5, imagerie colorisée artificiellement pour différencier les différentes espèces présente, 6 photo d'atomes. (cliquez pour agrandir) Du plus ancien au plus impressionnant. L’histoire de la microscopie à balayage trouve ses racines dans les travaux théoriques du physicien allemand Hans Busch sur la trajectoire des particules chargées dans les champs électromagnétiques. En 1926, Busch a démontré que ces champs pouvaient servir tels des lentilles électromagnétiques[5] posant ainsi les principes fondamentaux de l’optique électronique géométrique. Suite à ces découvertes, le concept d’un microscope électronique s’imposait. A l’Université technique de Berlin, Max Knoll (1897-1969) et Ernst August Friedrich Ruska (1906-1988), ainsi qu’Ernst Brüche (1900-1985) du labo d’Allgemeine Elektricitäts-Gesellschaft (EAG) tentèrent cette possibilité. Ce défi déboucha, en 1932, par la réalisation du premier microscope électronique en transmission par [Knoll et Ruska. Titan Krios Le microscope Titan Krios, mis en service le 12 juillet 2018 à l’Institut Pasteur, situé dans le 15e arrondissement de Paris, a été aménagé dans une pièce dédiée spécifiquement à ses besoins. En effet, cette gigantesque armoire de quatre mètres de haut nécessite de multiples précautions pour assurer son utilisation optimale. La température, le taux d’humidité, la quantité de vibrations et d’azote doivent être maintenus à des niveaux constants. Le microscope électronique Titan Krios est le plus puissant au monde (2018): sa résolution est de l’ordre du dixième de nanomètre, soit la taille d’un atome, alors qu’elle est d’environ 200 avec les microscopes optiques, ce qui permet un grossissement de plusieurs millions de fois. Premier microscope à balayage Le baron Manfred von Ardenne (1907-1997), en 1937 au centre de recherches de Lichterfelde, a inventé un microscope à haute résolution en balayant une très petite trame avec un faisceau d'électrons démagnifié et finement focalisé. La même année, Cecil E. Hall, biophysicien anglo-américain (1912-1991) a également terminé la construction du premier microscope à émission en Amérique du Nord, seulement deux ans après avoir été chargé par son superviseur, EF Burton (1879-1948) à l'Université de Toronto. Ardenne a utilisé le balayage du faisceau d’électrons pour essayer de dépasser la résolution du microscope électronique à transmission (MET) et pour atténuer les problèmes importants d’aberration chromatique inhérents à l’imagerie réelle dans le MET. Il a ensuite discuté des différents modes de détection, des possibilités et de la théorie du MEB, ainsi que de la construction du premier MEB à haute résolution . SOURCES Littérature Microscope électronique, Pierre Selme presse universitaire de France, 1953 Encyclopédie Universalis, p. 318-324 Web https://microptique.com/blogs/articles-microscopes/linventeur-du-microscope-electronique-son-histoire-et-celle-du-microscope-electronique Wikipédia https://www.techniques-ingenieur.fr/base-documentaire/mesures-analyses-th1/techniques-d-analyse-par-imagerie-42387210/microscopie-electronique-a-balayage-p865/ https://www.zeiss.com/microscopy/fr/ https://www.ipcms.fr/equipe/microscopie-electronique-a-balayage-meb/ https://www.icmpe.cnrs.fr/plateformes/microscopie-mic/microscopie-electronique-a-balayage-meb/ https://icpees.unistra.fr/plateformes/plateformes/plateforme-de-microscopie-electronique-a-balayage-meb-cro/ https://manoa.hawaii.edu/search/?q=SEM https://femto-physique.fr/optique/instruments.php https://www.gatinel.com/recherche-formation/acuite-visuelle-definition/acuite-visuelle-resolution-et-pouvoir-separateur-de-loeil/#:~:text=L'acuit%C3%A9%20visuelle%20(pouvoir%20s%C3%A9parateur,soit%2020%2F10%20environ). https://research.yale.edu/cores/electron-beam-lithography https://mea.edu.umontpellier.fr/ebsd/ebsd-principe/
- Spinelle bleu de Moramanga | mineralogie.club| T. Pradat et Morebelli
Distinction interne d'un nouveau Spinelle bleu de Madagascar. Photos © Bellerophon Gemlab. SPINELLE BLEU Morangana - Madagascar par T. PRADAT Distinction interne d'un nouveau Spinelle bleu de Madagascar Photos © Bellerophon Gemlab La nouvelle production de spinelle bleue proche de Moramanga à Madagascar présente des caractéristiques internes auparavant seulement observées dans le spinelle vietnamienne. La chimie des oligo-éléments, notamment le cobalt, le fer, le zinc et le manganèse, permet jusqu'à présent une nette séparation entre les deux dépôts. Un grand merci à @morebelli_joaillier pour toute l'aide apportée. Information de Thierry Pradat
























