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- La mine de Marsange district de Langeac | mineralogie.club |
Dans la série mines et minéraux d'Auvergne, voici la mine de Marsange dans le district de Langeac , dont les fluorites ont fait le tour du monde , mais cette mine à génnéré beaucoup d'autres espèce dont de très rares. LES MINERAUX D'AUVERGNE Une compilation de Nathalie Bertrand, animatrice du Musée de Minéralogie Passion, et JJ Chevallier. Nathalie Bertrand alias Nath Berliozette Assistante et auteur de textes. MARSANGES, district de Langeac -Haute-Loire. (cf. La Montagne, publié le 09/01/2017 © Glaine Yannic, Mindat et Géowiki) Marsanges, c’est trois sites emblématiques : La Drey, Chavaniac-Lafayette et Langeac qui a été l’une des plus grosses productrices de fluorite de France. La ville de Langeac est passée à la postérité minière française grâce au charbon, mais surtout à ses importants gisements de fluorite. L’exploitation arrêtée en 1979 fut l’une des plus grosses productrices de fluorite de France. Historique : Ancienne mine de charbon, puis d’antimoine et pour finir de fluorine située près de Marsanges, à 6,5 km au SSW de Langeac, les travaux d'exploitation se déroulaient à flanc de montagne. L’extraction du « charbon de terre » à Marsanges remonte à des temps très anciens. Cependant, ce n’est qu’après l’ordonnance royale de 1831 que l’exploitation industrielle a véritablement commencé. Le volume annuel est passé très vite, en moins de trente ans, de 15 tonnes en 1824 à 2 500 tonnes en 1850. Mais l’enclavement de la mine était un gros obstacle a son développement. L’exploitation de la ligne P.L.M. Langeac-Brioude, en 1867, a permis d’expédier le charbon vers Clermont-Ferrand. En 1870, l’ouverture de la ligne dite des Cévennes ouvre de nouvelles perspective commerciales vers le Sud, Nîmes et Marseille. Le chemin de fer Decauville a été installé en 1877, pour relier la mine à l’usine de lavage et de tri de Chambaret. L’exploitation a pris son essor à partir de cette année-là. La mine, employait près de 200 personnes, en 1914. Malheureusement, l’épuisement des filons de charbon a entraîné sa fermeture définitive le 31 décembre 1924. L'estimation totale de la production de charbon est de 1 400 000 tonnes, de 1832 à 1924, dont 1 250 000 tonnes extraites entre 1876 et 1920. Après sa fermeture, l’ensemble des infrastructures ont été rachetées par une filiale de Péchiney pour l’exploitation des dépôts d'antimoine et de fluorite. Débutée en 1830 pour l'extraction d'antimoine mais rapidement orientée vers l'extraction de fluorine, cette mine exploitait plusieurs gros filons constitués principalement de fluorine et de quartz, encaissés dans des gneiss. Ce gisement, qui fut l'un des plus importants de France, fut exploité jusqu'en 1975 par la société Pechiney (SECME) qui produisit 930 000 tonnes de fluorine et jusqu'en 1977 par P. Lebrat, un industriel local. Tous personnels confondus (jour et fond) l’effectif était composé d’environ 150 personnes au début pour terminer à 70 à la fermeture en juin 1979. La totalité du personnel fut reclassée dans les mines de spath fluoré à Fontsante proche de Saint-Raphaël, de bauxite à Brignoles (Var) et dans différentes usines de la société. Par suite de la décision de son conseil municipal de faire de 1997 l’année de la mine et des mineurs (avec notamment la pose de la lampe des mineurs sur la fontaine des capucins), Guy Vissac, maire, écrivait dans une lettre envoyée aux mineurs que "Langeac se doit de ne pas effacer ce passé afin de garder la mémoire de la mine et des mineurs". Vingt ans après, seuls quelques mineurs retraités peuvent témoigner de cette période qui restera gravée dans le patrimoine langeadois, mais qui reste méconnue des nouvelles générations. Les plus beaux spécimens de fluorine de Haute-Loire proviennent de ce célèbre gisement. Depuis 2017, la mine appartient à un collectionneur de minéraux (N. Vignat) qui exploite à nouveau cette mine pour la production de spécimens minéralogiques. Par conséquent, la collecte ici (même sur de grands terrils subsistant près d'anciennes galeries) n'est pas autorisée sans son autorisation. Outre le filon principal, qui était le plus gros amas de fluorine du gisement, 50 m de haut, 70 m de long et 18 m de large (63 0000 m3), cet amas résultant du croisement des filons Communal, Pastro et X), de nombreux autres filons sont connus et ont été exploités. Voici les plus importants : - Filon Le Communal (Costebois) : Ce filon est le plus long du gisement (600 m de long, 3 m de large). Sa partie nord a été exploitée par P. Lebrat et sa partie sud par la société Pechiney. - Filon Marmeisse : le filon occidental du gisement avec les sulfures les plus abondants, notamment la galène et la sphalérite. - Filon Pastro : le filon sud du gisement, avec du quartz riche en stibine. - Filon X et filon Y (dans les niveaux supérieurs) : deux "petits" filons (200 m de long, 1 m de large) à côté du filon Pastro. - Filon Les Italiens : un filon au sud du filon Communal. - veine n°5 et veine n°4 (dans les niveaux inférieurs) : deux veines au nord de la veine Communale. Production sur le bassin langeadois : Marsanges pour une production de plus de 750.000 tonnes, La Drey (au nord du village de Barlet) avec 450.000 tonnes et Chavaniac-Lafayette avec 700.000 tonnes. Au total, une production de plus de 2.000.000 de tonnes. La plupart des spécimens minéraux proviennent de ces veines les plus importantes qui contiennent de nombreuses vacuoles (parfois très grosses) mais quelques spécimens ont aussi été trouvés dans les veines les plus petites. Selon J.-J. Périchaud (1970), 4 stades de minéralisation sont connus dans ces veines : 1) mise en faille de gneiss puis dépôts de quartz gris et de sulfures (pyrite, arsénopyrite, stibine...) (au cours du Stéphanien/Permien) 2) nouvel élargissement des veines et large remplissage par de la fluorine violette et/ou verte (octaédrique ou massive) à quartz blanc (fluides à 145°C au cours du Trias/Lias inférieur). 3) gisements (en veines) de fluorite cubique bleue/jaune/incolore avec sulfures (chalcopyrite, pyrite, bournonite, galène, sphalérite...) et quartz, sidérite, dolomite, baryte, calcite... 4) Dans les parties supérieures des veines, altération de sulfures et gisements de minéraux secondaires (chalcanthite, cérussite, goethite...) Minéraux : La fluorite, elle présente surtout une cristallisation en cubes (jusqu’à 10 cm), mais on trouve aussi fréquemment des octaèdres ; les couleurs dominantes sont le violet et le vert pour la partie massive, mais on trouve des cristaux mauves, rose pâle à rose vif, bleus, verts, jaunes, incolores. Les croissances peuvent produire des spécimens de plusieurs couleurs. On trouve aussi des minéraux classiques très connus : quartz, barytine, chalcopyrite, bournonite, tétraédrite, sidérite, limonite, calcite, dolomie, sphalérite... Et d'autres beaucoup moins connus et plus rares La bismite est un minéral secondaire provenant de l’altération des minerais de bismuth, en particulier du bismuth natif. La childrenite est un phosphate d’aluminium, tardif et rare des filons métallifères, des pegmatites à phosphates. La Churchite, phosphate d’yttrium hydraté, à cristaux aciculaires rayonnants. Hinsdalite, minéral secondaire dans la zone oxydée des gisements de sulfures polymétalliques. Hydroxylherderite . Analogue à dominance hydroxyle de l’Herderite . L’hydroxylherderite est isotypique de la Datolite. On la trouve généralement sous forme de pegmatite formée au cours d’un dépôt hydrothermal tardif. Iodargyrite, halogénure d’argent, minéral rare des "chapeaux de fer" (zone d’oxydation) des gisements plumbo-argentifères et cuproargentifères Jarosite, minéral secondaire courant des gisements de fer dans les zones arides par altération de la pyrite, constitué d’hydroxy-sulfate de fer et de . Kidwellite, phosphate hydraté de fer contenant des halogènes ou des hydroxyles, minéral de stade tardif ou secondaire qui se trouve généralement dans les gisements de fer contenant du phosphate, en remplacement de la béraunite et de la rockbridgeite. Lacroixite, très rare à l’état pur, on la trouve fréquemment sous forme de grains et de bâtonnets dans les marges altérées de cristaux en blocs et de grains d’amblygonite ou de montébrasite enchâssés dans une matrice de pegmatite granitique, on la trouve très rarement dans les cristaux de montébrasite s’étendant dans des cavités. Mawsonite, sulfure de cuivre, fer, étain, des gisements de cuivre hydrothermaux dans des roches volcaniques altérées, il est également présent dans des gisements de skarns et sous forme de disséminations dans des granites altérés. Stannite, sulfure mixte de cuivre , de fer et d’étain , Cu 2 FeSnS4 , utilisé comme second minerai d’étain, relativement rare il apparaît dans les filons stannifères de haute température avec la cassitérite et la wolframite Stolzite, Zone d’oxydation des gisements hydrothermaux de plomb contenant du tungstène. Strengite, minéral secondaire formé dans des conditions de surface ou proches de la surface par l’altération de phosphates ferreux, tels que la triphylite dans la pegmatite ou la dufrénite , ou peut se produire dans des gisements de minerai de limonite et des chapeaux de fer, des minerais de fer magnétite, une minéralisation à un stade tardif dans les pegmatites granitiques, ou rarement comme minéral de grotte. Uranpyrochlore, minéral isométrique hexaoctaédrique contenant de l’uranium, du calcium, du cérium, du fluor, de l’hydrogène, du niobium, du tantale, du fluor, de l’oxygène et de l’hydrogène... Varlamoffite, oxyde d’étain secondaire résultant de l’oxydation de sulfosels riches en étain soluble dans les acides et n’était donc pas de la cassitérite et que certains considéraient comme une simple variété de cassitérite - bien que ce ne soit probablement pas le cas. Synchysite (Ce) - mine de Marsange. CaCe(CO 3 ) 2 F Passée à la loupe, en fait au MEB par François Périnet. Synchrisite mine de Marsange, Haute-Loire " Cristaux avec mélange de carbonate de calcium et de terres rares, voisin de la synchysite-(Ce), voisin de la röntgénite-(Ce), et de phosphate de terres rares, voisin de la rhabdophane-(Ce). Plusieurs résultats d'analyses MEB ont permis d'identifier des carbonates de calcium et des terres rares, adjacents à la formule synchysite-(Ce), la röntgénite-(Ce), ainsi qu'un phosphate de terres rares, voisin de formule rhabdophane-(Ce). Tous se présentent ici plus ou moins mélangés, avec la même morphologie, peut-être en raison de phénomènes de lixiviation ou d'altération. " https://www.mindat.org/gallery.php?cform_is_valid=1&loc=19324&pco=1&photoclass=1&showtype=1&orderxby=&cf_pager_page=5 INSTALLATION ET ENVIRONNEMENT La fonderie de Langeac. Après l'exploitation. Les ruines de Marsac Un document intéressant... NOUVEAUX MOYENS DE PRODUCTION DE L'ANTIMOINE EN FRANCE - 1916 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6487992w/f4.item
- Politique de confidentialité | mineralogie.club
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- Phosphates, Arséniates et Vanadates | mineralogie.club
Cette classe d'environ 500 espèces assez rares, dont une majorité de phosphates, est caractérisée par une structure tétraédrique (XO4)3, X représentant P, As ou V. Partager PHOSPHATES ARSÉNIATES et VANADATES RETOUR SOMMAIRE CLASSEMENT Cette classe d'environ 500 espèces assez rares, dont une majorité de phosphates, est caractérisée par une structure tétraédrique (XO4)3, X représentant P, As ou V. PHOSPHATES Se déclinent en 470 espèces. Pas très abondants à l'exception du groupe de l'apatite qui contient la plus grande partie du phosphore sur terre. Ils sont présents dans l'ensemble des régions géologiques. Autres minéraux : Herdérite Ludlamite Purpurite Xénotime Note à propos des photographies ci-dessous : Tous les minéraux ne sont pas représentés, certains existent dans d'autres couleurs et/ou formes. Les minéraux éventuellement associés ne sont pas nommés. Crédit photos : Mindat, Wikipédia et Pinterest... ARSENIATES 19 espèces rares que l'on rencontre pratiquement toujours dans des zones d'oxydation des gisements métallifères où ils se forment au détriment des sulfures, sulfo-arséniures et arséniures. Autres minéraux :Clinoclase Picropharmacolite Rosélite VANADATES 13 espèces rares qui comme les arséniates se forment durant les phénomènes d'oxydation et d'altération des gisements métalliques. Autres minéraux : Francevillite Mottramite Since 01-06-2021 RETOUR SOMMAIRE CLASSEMENT
- Les bitumes auvergnats | mineralogie.club
Entre l'Auvergne et la Mésopotamie existe un point commun, la présence de sources bitumineuses. BITUMES AUVERGNATS THERMALISME et INDUSTRIE Entre l'Auvergne et la Mésopotamie existe un point commun, la présence de sources bitumineuses. Fleurs de bitume d'Auvergne. Photo Pierre Thomas, Laboratoire de géologie, ENS Lyon. En France l'utilisation de l'asphalte fut plus modeste, point d'arche de Noé à colmater, ni de tour de Babel à édifier. Le bitume d'Auvergne possède cependant une longue histoire. Le bitume est une substance noire généralement très visqueuse ou solide à la température ordinaire, liquéfiable à chaud autour de 100°C. Le bitume est formé par un mélange d'hydrocarbures lourds, de résines et d'asphaltènes[*]. Insoluble dans l'eau, on l'utilisait pour calfater les bateaux qui naviguaient sur l'Allier et pour assurer l'étanchéité des murs. Le bitume est le résultat de la transformation chimique de la matière organique contenue dans les sédiments originels de l’ancien lac de Limagne sous l’action de l’élévation de la température au fur et à mesure de l’enfouissement. Il remonte très lentement vers la surface en raison de sa faible densité, utilisant ici les fractures associées aux cheminées volcaniques. Arrivé en surface, il perd ses éléments les plus volatils devenant très visqueux, presque solide. Le bitume est connu et utilisé en Limagne depuis l'Antiquité, des poteries brisées, déterrés à proximité du Puy de la Poix, ont été réparées par les Celtes avec cette colle naturelle. [*] Note du transcripteur : Les asphaltènes et les résines sont les fractions lourdes des pétroles bruts, ce sont des composés qui contiennent C (carbone), H (hydrogène), S (soufre), O (oxygène) et N (azote) alors que les hydrocarbures ne contiennent que C et H. (Texte, "Le sentier du bitume" (PDF), Club Minérlogique de Moulin sur Allier) http://clubmineralogiquemoulins03.planet-allier.com/index.htm Calcaire bitumineux, carrière de Cournon d'Auvergne, Photo C Nicollet, Université Clermont Auvergne de Clermont Ferrand. Les deux textes historiques anciens, de cette page, proviennent de mes archives numériques, malheureusement je n'ai pas retrouvé le nom de l'auteur et je suis à sa recherche pour le citer, si vous reconnaissez ce texte et que vous en connaissez l'auteur, merci de m'envoyer un mail. UN SITE GÉOLOGIQUE CÉLÈBRE Observons, voulez-vous la carte du « Riche et Ancien Pays d'Auvergne », oeuvre du florentin Siméoni en 1560. Ce familier de la cour épiscopale de Guillaume Duprat, évêque de Clermont, a dessiné sur le précieux document une petite butte dans une boucle de rivière. Examinons de plus près cette bosse insignifiante. La voici, un peu au-dessous du nom de «Clermont». C'est la «collis bitumosus», à droite d'un monticule plus prononcé, Croelle. La «collis bitumosus» pour le vulgaire d'alors qui ne comprenait pas le beau langage, n'était autre que le puy de la Pège, notre puy de la Poix actuel. Le puy de la Poix, ignoré aujourd'hui de la plupart des Clermontois a été l'une des plus grandes curiosités naturelles non seulement de l'Auvergne mais de la France entière. Sa réputation était comparable à celle des sources incrustantes de Saint-Alyre. Tous les visiteurs de marque venaient faire un pèlerinage à ces deux merveilles de la nature, bien avant la découverte du volcanisme dans notre région. La réputation du puy de la Poix est fort ancienne, les hommes préhistoriques attirés sans doute par cette eau noire et salée s'installent aux abords immédiats de la colline asphaltique. Un menhir, maintenant détruit, rappelait leur souvenir; les trésors, vases et poteries datant de plusieurs siècles avant JC. se retrouvent çà et là dans les terres labourées. D'importants chantiers de fouilles viennent chaque année confirmer l'intérêt grandissant de ce site archéologique de grande classe. Si l'histoire reste, en somme, fort discrète sur notre colline clermontoise, quelques documents sont tout de même parvenus jusqu'à nous. Carte de la Limagne d'Auvergne, de Gabriello Siméoni, du « Riche et Ancien Pays d'Auvergne », 1560. UN SPECIALISTE DU THERMALISME A CLERMONT EN 1605 C'est en effet en 1605 que Jean Banc écrit un ouvrage précurseur des traités actuels du thermalisme, au titre évocateur : « La Mémoire renouvelée des merveilles des eaux naturelles en faveur de nos nymphes françaises. » Après avoir passé en revue les eaux de Saint-Myon, de Clermont, du Mont-Dore et de bien d'autres émergences, il parle en ces termes du « puy de la Poix » : « Suivons cette Limagne et allons trouver la fontaine qui fait la poix au voisinage d'un demi-quart de lieue de Montferrand, presque sur le chemin de Pont-du-Château, il y a deux sources, l'une plus grande que l'autre, l'eau est aigrelette et tiède. Élles sont situées sur le penchant de la colline. Au-dessus de la plus grande nage le bitume et poix noirâtre extrêmement puante, qui se décharge peu à peu au-dehors de ladite fontaine, si adhérent et si gluant qu'il est fort difficile de le faire jamais du tout démordre du lieu où il a été appliqué. » Jean Banc nous assure encore que par les hivers les plus froids, les oiseaux qui viennent boire à la fontaine de poix, qui ne gèle jamais, s'y prennent comme à des gluaux. Mais cet auteur n'est pas le premier à s'occuper de cette source à la fois si curieuse et si originale. Quelques années plus tôt, Belleforest, dans sa Cosmographie universelle datant de 1575, parle également d'une colline ou montagnette où le bitume coule ainsi qu'une source de fontaine, lequel est noir au possible, tenant et gluant. Én bon observateur, il note une plus grande abondance de la poix au cours de l'été, la froidure de l'hiver empêchant, nous dit-il, la liqueur de se dissoudre et de se distiller. Ce bitume qui s'écoule, en dehors de son objet de curiosité, avait bien, on s'en doute, quelque utilité. Les érudits auvergnats restent assez discrets à ce point de vue. On s'en sert pour marquer les brebis, et sans doute pour la confection de médicaments, comme en Alsace. Le bitume a d'ailleurs été d'un usage courant au Moyen Âge; en Bavière, au xve siècle, le duc de Ferrare parle d'une huile qu'il nomme pétroléon, et il vante ses grandes vertus; le pétrole alsacien était utilisé pour les cataplasmes et les pommades. Il est bien certain que les apothicaires clermontois ont su eux aussi employer à bon escient le bitume du puy de la Poix; leurs recettes hélas ne sont pas parvenues jusqu'à nous. Reprenons le cours de l'histoire. En 1718, un chanoine de la cathédrale, sans doute naturaliste à ses heures, s'aperçoit de l'attrait tout particulier exercé par l'eau salée et bitumineuse sur les pigeons d'alentour qui recherchent avec avidité l'eau de cette fontaine; beau sujet de recherches médicales pour un esprit curieux. Dans son traité des eaux minérales, bains et douches de Vichy, Chomel ne dédaigne pas de consacrer quelques lignes à la source asphaltique; il assure même que Tournefort, illustre chimiste de l'époque (1734), en a retiré une huile analogue à celle de pétrole. Du pétrole en Auvergne, dès 1734, avouons que nous en ressentons quelque fierté. Hélas, l'or noir de la Limagne reste encore à découvrir. Le Monnier, un des pères de la géologie française, à peu près vers la même époque, a visité également la source visqueuse et noirâtre; comme à son habitude il en fait une étude sérieuse et méthodique. L'eau qu'il goûte possède une amertume insupportable; elle est recouverte d'une mince couche de bitume, ressemblant à de la poix. Dans les fentes d'une colline voisine, il recueille une demi-livre d'une substance sombre, sèche, dure, qui s'enflamme facilement, en dégageant malheureusement une fumée noire et épaisse et une odeur désagréable. Décidément, l'asphalte clermontois ne fera pas un bon combustible. Le Monnier ajoute cependant : « Je suis persuadé que par distillation on en retirerait du pétrole.» L'intérêt pour le puy de la Poix ne faiblit pas. Bien au contraire, confusément sans doute, on sent qu'il faudrait en tirer parti. Un naturaliste auvergnat, l'abbé Delarbre, entreprend de mesurer l'écoulement du bitume (1749). Durant huit jours du mois de juillet la quantité d'asphalte recueilli a été de six livres, en août il y a eu légère progression, car on a pu en prélever huit livres. C'est un peu maigre, bien sûr, pour une exploitation; ce serait pourtant une heureuse idée, le bitume alsacien n'entre-t-il pas dans la confection d'un nouveau ciment employé dans les bassins du jardin de Versailles et du jardin des plantes de Paris ? Guettard, le grand Guettard qui découvrit le volcanisme auvergnat, s'intéressa aussi aux buttes de Limagne. Très astucieusement, il remarque la position géologique « des pierres bitumineuses », dont les collines sont disposées suivant un même alignement. Il existe du bitume, non seulement à la montagne de la Poix, mais à Crouel, et dans la cave des bénédictins. A Machaul, sur la route de Clermont à Riom, la source de poix intéresse les paysans qui s'en servent pour graisser les essieux de voitures. L'asphalte de Pont-du-Château attire l'attention du savant géologue, il lui semble apercevoir des taches révélatrices sur le roc même où repose l'écluse dans le cours de l'Allier. Adressons-nous à Buffon pour connaître les idées qui régnaient alors sur l'origine des bitumes, pétroles et naphtes. Ce sont, nous dit le célèbre naturaliste, des produits de la distillation par les feux souterrains des charbons de terre et schistes bitumineux. Il envisage, non l'action de la chaleur interne du globe, mais la présence de véritables feux « qui liquéfient le bitume, le distillent et font élever les parties les plus ténues pour former le naphte et le pétrole ». Tout cela semble puéril aux géologues actuels ; ajoutons cependant que les découvertes récentes montrent qu'une élévation de température est nécessaire pour la naissance des hydrocarbures au sein des couches sédimentaires. VERS L'UTILISATION INDUSTRIELLE DES ASPHALTES D'AUVERGNE C'est aux alentours de la Révolution française que se pose le problème des bitumes auvergnats. Legrand-d'Aussy nous apprend que les Auvergnats en sont embarrassés. En gens qui ne veulent rien laisser perdre, ils souhaitent faire quelque chose, mais quoi ? L'un d'eux, l'histoire a oublié son nom, se met à exploiter le puy de la Poix pour fabriquer des moellons, le bitume servant de ciment naturel. Hélas, il faut très vite déchanter, la construction répand une telle odeur qu'elle devient inhabitable. Il y a bien les essieux de voiture, mais la consommation est minime; puis, là encore, c'est une faillite complète, la poix sèche trop rapidement. Alors, que faire en dehors du marquage des moutons ? Un habitant de Pont-du-Château a un trait de génie. Si le bitume sèche trop vite, malaxons-le et mélangeons à de la graisse pour en faire un onguent qui se vend avec succès. Le citoyen de Pont-du-Château renouait sans le savoir avec une longue tradition. Les Babyloniens se frottaient le corps, il y a plus de deux mille ans, avec un mélange de bitume, d'huile et de suc de végétaux, et les Egyptiens, au temps des Pharaons, fabriquaient des onguents à base de cire et de bitume. Revenons à l'Auvergne pour conter la mésaventure survenue aux bénédictins de Saint-Alyre, possesseurs d'une source ou plutôt d'un gisement d'asphalte. Ils en sont vraiment embarrassés. Que faire de la butte rocheuse qui s'élève maintenant près du mur de clôture, au niveau du boulevard Lavoisier ? Rien, sinon y creuser une cave. Le rocher n'est pas humide, tout se présente(bien, le tuf volcanique n'est pas trop dur, la cave se termine, on dispose les fûts; l'expérience tourne au désastre, l'odeur de poix et de soufre est d'une telle force que le vin s'altère très vite. Tout n'est pas perdu cependant, car le représentant d'une compagnie industrielle arrive à Clermont attiré par la réputation de l'asphalte, employé de plus en plus pour rendre les bassins imperméables et pour fabriquer les trottoirs. Il est sans complexe, comme nous dirions aujourd'hui, et sollicite du conseil municipal de Clermont l'autorisation d'exploiter le puy de la Poix dans son entier. Cette demande parut insolite; exploiter le puy de la Poix, ce lieu célèbre de l'Auvergne, cela dut sembler un véritable sacrilège à nos édiles municipaux. Les hésitations du conseil municipal firent traîner les délibérations. La réponse tardant à venir, l'industriel parisien, qui ne trouvait pas beaucoup de distractions à Clermont, finit par quitter l'Auvergne. Le puy de la Poix venait de justesse d'être sauvé de la destruction totale, car il s'agissait bel et bien de sa disparition par une opération technique d'un style très particulier que nous pourrions sans ironie qualifier d'opération « œuf à la coque ». Il s'agissait ni plus ni moins que d'enlever le sommet du puy de la Poix comme on découpe l'extrémité d'un œuf, et théoriquement on devait découvrir un bitume liquide mijotant dans cette chaudière naturelle, alimentée par les feux volcaniques. C'est, en somme, guidée par les théories de Buffon que s'effectuait alors la prospection en Limagne, l'asphalte étant considéré comme une production liée à la chaleur des volcans. De toute façon, le progrès dans la construction des rues et des trottoirs aidant, le bitume devient de plus en plus un produit industriel. Dès 1831 le département du Puy-de-Dôme possède un directeur des exploitations d'asphalte en la personne de M. Ledru, concessionnaire des mines de Pont-du-Château, de Lussat et de Dallet ; la production du puy de la Poix lui est également réservée. Il n'est pas le seul à vouloir s'enrichir du sous-sol d'Auvergne, le baron de Barante, personnage très influent, se voit attribuer par l'ordonnance du 25 septembre 1843, les mines de Malintrat, Gerzat et Pont-du-Château. La partie ouest de ce dernier territoire particulièrement riche devient concession des frères Michel et François Bresson, tandis que le comte Maurice de Laizer prend possession du gisement des Roys dans les communes de Lempdes et Dallet. Dans toutes ces tractations le puy de la Poix est un peu oublié. Le docteur Nivet (1845) envisage pourtant des bains avec son eau minérale pour traiter les maladies de la peau, gale, dartre, en particulier. Nivet rejoint ainsi une longue tradition, celle des Chaldéens qui guérissaient les dermatoses par l'action des eaux bitumineuses. Sarah, épouse d'Abraham, n'a-t-elle pas été guérie par cette thérapeutique ? Regrettons cependant qu'aucune étude sérieuse n'ait vu le jour sur la source de poix, peut-être n'est-il pas trop tard pour reprendre l'idée du docteur Nivet. Les visiteurs du centre de la France se dirigent toujours vers la colline d'où suinte la poix. Lecoq (1867) tient à les mettre en garde contre certains dangers. " Qu'ils ne commettent pas l'imprudence surtout si fatigués par une longue marche, de s'asseoir sur le monticule, leurs vêtements n'y résisteraient pas. Attention aux chaussures, la poix colle si fortement qu'on risque de s'y engluer comme jadis les oiseaux." LE BITUME D'AUVERGNE ET LA CONSTRUCTION DES ROUTES Le problème routier qui préoccupe sérieusement gouvernement et ingénieurs des ponts et chaussées était aussi d'actualité au siècle dernier. La technique s'améliore d'année en année si l'on en juge par un ouvrage de 1838 préconisant un nouveau système de dallage et de trottoirs où l'asphalte d'Auvergne tient une large place. On ne se contente pas de théorie, l'expérience tient une large part; la route nationale 9, de Clermont à Perpignan, a été choisie comme terrain d'essai par Ledru ; un rapport a été présenté par l'ingénieur ordinaire, A. Monestier. Les Auvergnats sont gens sérieux, le macadam bitumineux construit en janvier 1851 a été l'objet de soins attentifs. Peut-être n'est- il pas sans intérêt de rappeler la méthode employée par l'architecte clermontois précurseur des grands bâtisseurs d'autoroutes. « Une couche de fragments de minerai calcaire a été étendue sur le sol, et chaque joint garni de petits fragments de grès bitumineux. Le pilonnage a serré ensemble ces matériaux. Une deuxième couche de fragments de calcaire, de plus petite dimension que les premières a été étendue, rejointoyée et pilonnée comme la première. Enfin tout le travail a été recouvert d'une couche de petits fragments de grès qui se sont étendus et soudés sous l'action du pilonnage. Le roulage a fait le reste sans que les pieds des chevaux aient rien dérangé. » Le calcaire bitumineux employé provenait de la mine des Roys située à Dallet, le grès ou arkose asphaltique s'exploitait à Lussat. Sa présence donnait une certaine élasticité à la chaussée qui reprenait son aspect normal durant le repos nocturne. M. Ledru a essayé de remplacer la couche inférieure de calcaire par des fragments de basalte; aucune différence ne s'est manifestée. L'entretien de la nouvelle chaussée a été nul, en dehors de quelques cailloux arrachés çà et là et introduits par la circulation, il n'y a eu pratiquement aucuns travaux de rechargement. L'avenir est donc prometteur pour le macadam de Dallet et de Pont-du-Château, Ledru parle avec foi du procédé nouveau : « Il s'étendra dans les villes de province dont les rues sont souvent si mal pavées que la marche y est difficile et que le passage d'une voiture n'y est pas sans danger. Il contribuera à l'assainissement de ces nombreux quartiers dont le sol imprégné d'une humidité constante est un foyer permanent d'infection. » La ville de Lyon vient de donner l'exemple, l'espérance est au cœur du directeur des mines d'asphaltes, mais encore faudrait-il que les chaussées bitumineuses puissent se faire à des prix modérés. Plus d'un siècle a passé depuis le mémoire présenté en 1852 à l'Académie des sciences arts et belles lettres de Clermont-Ferrand, plus d'un siècle qu'une technique de goudronnage des routes a été mise au point à Clermont sur la nationale 9. Si l'on avait écouté Ledru, que de progrès ne se seraient-ils pas réalisés, le problème si angoissant des routes de France serait résolu depuis longtemps. L'asphalte d'Auvergne a bien d'autres emplois. A chaud il entre dans la fabrication des mastics bitumineux applicables aux dallages. Ces derniers jouissent vers 1850 d'un succès certain, leur réputation a dépassé la capitale de l'Auvergne. En 1841, le dallage du marché aux fleurs à Paris est exécuté en produits asphaltiques de Limagne. L'Administration, toujours soucieuse des deniers de l'État, a reconnu leurs qualités et les a inscrits dans le cahier des charges (1842) de la ville de Paris, « au même rang que les produits des meilleures provenances ». L'industrie asphaltique continue à progresser avec cependant des vicissitudes, des concessions nouvelles sont accordées, d'autres périclitent; bientôt c'est autour de Pont-du-Château et de Dallet que se concentre l'extraction. Le gisement de l'Éscourchade, situé à Chamalières attire l'attention dès 1829, il en est de même de celui de Crouzol, près Volvic, mis au jour dans la propriété de Chabrol. En 1848, la plupart des concessions sont réunies dans la Société des bitumes et asphaltes du Centre, qui continue aujourd'hui de traiter dans son usine de Pont-du-Château les pépérites [1] et calcaires asphaltiques des Roys près de Dallet. LES MINÉRAUX SATELLITES DU BITUME En dehors de la lussatite dont nous avons parlé dans un article précédent, toute une série minérale est liée à la présence du bitume en Limagne. La mine des Roy à Dallet, présente de la pyrite sans formes distinctes et des rhomboèdres de dolomie. Certains gisements y ajoutent des zéolites ; il faut bien le reconnaître, seule la pyrite est fréquente partout, aussi bien dans les pépérites qu'au milieu des grès bitumineux de Sainte-Marguerite. Reprenons pour les amateurs de minéraux l'étude de R. Weil pour en donner les grandes lignes. Nous irons rechercher dans la tranchée de la voie de chemin de fer à Chamalières (près de la voie romaine), dans le granite altéré et imprégné de bitume, la pyrite et la copiaprite (sel de fer). A l'Éscorchade, mais retrouverons-nous les galeries ? Avec beaucoup de chance nous récolterons de petits cubes de pyrite. Dans le groupe des zéolites c'est le mésotype qui prédomine; elle est connue depuis longtemps au puy de la Poix (A. Lacroix) en cristaux de très petite taille, de teinte jaune, à Dallet sous forme de sphérolites, elle cimente un tuf périphérique proche des venues bitumineuses. C'est toujours le puy de la Poix qui retient la curiosité des minéralogistes car il s'y trouve des cristaux énigmatiques étudiés jadis par Gonnard (1887) sous le nom de giobertite, et d'ankérite par Lacroix dans la minéralogie de la France. Weil, à la loupe binoculaire, remarque les faces aux triangles isocèles ou équilatéraux, aux arêtes biseautées « à la manière de celles du diamant ». L'analyse chimique, hélas, ne permet pas le moindre espoir, les diamants du puy de la Poix sont tout simplement des cristaux de dolomite, avec cependant une densité un peu élevée. Quelle serait l'origine des espèces minérales accompagnant les suintements bitumineux ? Diverses hypothèses sont possibles, la plus valable tient à la montée d'eaux possédant, comme au puy de la Poix, une très forte salinité. Les eaux ont facilité la transformation du pétrole en bitume (R. Weil). Ce phénomène s'est effectué dans les profondeurs de la Limagne grâce au flux de chaleur élevé provoqué par le magma responsable des éruptions pépéritiques. LA CHIMIE DES BITUMES D'AUVERGNE C'est à M. l'ingénieur Louis, de l'École nationale des pétroles, que l'on doit l'étude des bitumes de Limagne. A la température ordinaire le bitume est visqueux, car il se trouve à l'état colloïdal. Cet état disparaît à 70° et le bitume devient un véritable liquide. Parmi les constituants chimiques, retenons une teneur en soufre élevée, 20 % de résine, 29,8 % d'asphaltènes; les constituants huileux, de beaucoup les plus abondants, sont de 49,1 %. Le poids moléculaire du bitume est de 780. Pour les spécialistes des hydrocarbures, le bitume de Pont-du-Château peut être considéré comme résultant de la polymérisation peu prononcée d'une huile brute initiale. Toujours d'après M. Louis, il correspond à une concentration de pétrole brut dont une partie que l'on peut évaluer à 30 % a été polymérisée par l'action du soufre. Des essais de distillation, qu'il serait fastidieux de décrire, montrent que le bitume de Limagne peut donner des huiles brutes, susceptibles à leur tour de servir à la préparation de lubrifiants. Un mot sur son origine qu'il faut rattacher au milieu biologique du lac stampien de Limagne. La réaction positive du cholestérol enregistrée par M. l'ingénieur Louis montre qu'une partie des asphaltes d'Auvergne provient du règne animal. L'EXPLOITATION (NDR l'article ayant été écrit alors que l'exploitation de la mine des Roys était encore en activité, j'ai légèrement modifié le texte) Le dernier gisement exploité fut celui de la mine des Roy à Dallet. Le bitume imprégnait des calcaires concrétionnés disposés eux-mêmes au sein de calcaires marneux. Souvent le liquide gluant s'écoulait le long des fentes et des failles donnant naissance à des ruisselets noirs et visqueux. La roche était concassée puis broyée en poudre fine, puis utilisée dans diverses fabrications, mastics, pavés d'asphalte, etc... Les pavés constituaient la principale production possédaient d'incontestables qualités, c’étaient des isolants remarquables, insonores, élastiques et d'une grande résistance à l'usure. Un étrange phénomène géologique recoupait la principale galerie minière, une cheminée évasée vers le haut, interrompt les couches sédimentaires. Cette ancienne cheminée d'explosion, contemporaine des éruptions pépéritiques de Limagne, témoigne du souffle puissant d'un volcan apaisé depuis trente millions d'années. __________________________________________________ [1] Roche pépéritique : lors d'une éruption phréatomagmatique, le contact explosif de la lave et de l'eau émiette le basalte et le mélange aux sédiments. Les éruptions phréatomagmatiques surviennent lors de la rencontre entre le magma ascendant et de l'eau superficielle, nappe phréatique, cours d'eau ou lac. Les principaux indices de bitume de la Limagne sont situés en rive gauche de l'Allier dans la région de Clermont Ferrand car c'est là que se trouve la plus grande épaisseur de sédiments, en particulier les schistes papyracés, roches mères des hydrocarbures. (Texte, "Le sentier du bitume", Club Minérlogique de Moulin sur Allier) Extrait de : Annales scientifiques, littéraires et industrielles de l'Auvergne / publiées par l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand ; sous la direction de M. H. Lecoq. 1846. Transcription du texte original des pages 123 à 132. Document original d'époque en PDF. PUY DE LA POIX. [i] Nous ne connaissons dans la Basse-Auvergne qu'une seule fontaine véritablement sulfureuse ; elle jaillit au Puy de la Poix. Cette source minérale fournit en même temps de l'acide carbonique, du gaz sulfhydrique, de l'eau fortement chargée de muriate de soude et du bitume-malte. Pour rendre plus intelligible la disposition des lieux, nous allons indiquer quelques circonstances géologiques importantes. A la fin de la période tertiaire, 2,58 Ma, des diks (dyke, note du transcripteur) de wakite (strates de laves basaltiques terreuses, note du transcripteur) ont traversé de bas en haut les terrains tertiaires de la Limagne; et comme cette plaine n'était pas encore émergée , les parties les plus élevées de ces filons, ayant dépassé le niveau des calcaires, ont été remaniées par les eaux. Il en est résulté des couches alluviales qui se sont déposées sur les pentes et le 1ommet de ces éminences. Mais au-dessous de ces assises superficielles on retrouve la wakite non altérée. Les monticules de wakites, de wakes ou de pépérites bitumineuses sont très-nombreux. Les plus remarquables sont ceux de Crouël, de Malintrat, de Pont-du-Château , de Clermont et du puy de la Poix[ii] . Le puy de la Poix est un monticule situé à cinq ou six kilomètres est de Clermont-Ferrand, au nord-est et à une petite distance du puy de Crouël dont il est séparé par la route de Lyon. Il s'élève à dix ou douze mètres au-dessus des plaines environnantes. La roche qui occupe son sommet, est de couleur grise ou noirâtre, et sa texture est très-grossière; elle se désagrège facilement. Ses fentes contiennent du bitume-malte. Près de la source minérale, la wakite est plus dure et plus compacte. Sa cassure est d'un gris foncé, truité de gris clair. Cette dernière portion de la petite montagne est moins élevée ; elle fait partie d'un communal appartenant à la ville de Clermont. Jean Banc, qui écrivait au commencement du dix-septième siècle , assure qu'il existait de son temps au puy de la Poix deux sources, l'une plus grande que l'autre; l'eau en est aigrette et tiède. Elles sont situées sur le penchant de la colline. Au-dessus de la plus grande nage le bitume. La source principale, dont parle cet auteur, a disparu depuis qu'on a fait des fouilles près de la seconde fontaine. ( Bouillet.) Cette dernière est placée au milieu d'un fossé creusé sur le revers septentrional du puy de la Poix. L'eau minérale du Puy de la Poix est trop active pour qu’on ose l'administrer à l'intérieur. Mais il serait possil1le, après l’avoir filtrée, de s'en servir pour préparer des bains minéraux. La présence du bitume la rendrait sans doute efficace dans certaines affections dartreuses. Déjà les expériences tentées par M. H. Lecoq, démontrent que ce médicament guérit promptement la gale. ____________________________________________ [i] Ce Puy, que l'on nomme en patois auvergnat Puy de la Pége , est situé sur le territoire de la commune de Clermont. [ii] Il existe également des gisements de bitume au Calvaire, au puy Dol in, au puy de la Sau, à celui de Gandaillat, au puy Long, sur les puys d' Anzel, de Pelou et de Lempdes ; près de Cournon, aux puys de Cornolet et de Chalus ; à Lussat, au puy de Mur et à Machal ; aux sources du Tambour et près du pont de Longue, à Coudes, à Gergovia, à Chamalières, à Chanturgue, à Terre-Fondue, à Cœur, à Crouzol, à Davayat, à Montpensier etc… Mais, dam ces diverses localités, on ne trouve point de source semblable à celle du puy de la Pois. [iii] Annales l'Auvergne, 1829, page 276. [iv] Au sud-sud-est et un peu plus haut que ce bassin, on voit sortir d'une muraille le sommet d'une pyramide de granit que les antiquaires rangent parmi les pierres druidiques. [v] On trouve une source analogue dans le Languedoc; elle porte le nom de font de la Pége. Bouillon-Lagranie, page 212. [vi] Jean Banc, page t4, Caldaguès ajoute que les pigeons recherchent avec avidité l'eau de cette fontaine. Manuscrit1 de la bibliothèque de Clermont. [vii] Tome 1, page 356. [viii] Chomel assure que Tournefort, en distillant le bitume du puy de la Poix, en a retiré une huile analogne à celle de Pétrole. (Traité des eaux de Vichy, etc., page 341 Mars 1846. [ix] Nous nous sommes borné à analyser les gaz dissous dans l'eau. [x] La source de la grotte inférieure ( Bagnères de Luchon), qui est la plus sulfureuse des eaux des Pyrènées, ne contient par litre que 0,0868 de sulfure de sodium. (Patissier et BoutronCharlard, page 102) Avant 1718, on voyait autour de l'ancienne source un bassin carré ayant un pied deux pouces de côté, et deux pieds de profondeur. (Caldaguès.) Ce bassin a été renversé avant 1796. ( Buc' Hoz.) Afin d'assainir un cuvage placé sous le puy de la Poix, on commença à creuser, en 1829, un fossé qui traversait la cavité où venait sourdre la seconde fontaine. M. Bouillet engagea l'Académie de Clermont à s'opposer à ce que les fouilles entreprises fussent poursuivies. Une commission composée de MM. Tailhand, Bouillet, Peghoux, Lecoq et Burdin , fut nommée et se transporta sur les lieux. M. Tailhand, dans la séance de juin 1829, fit un rapport où il déclara nuisibles et illégaux les travaux exécutés sur le communal du puy de la Poix. Les conclusions de ce rapport furent approuvées par l'Académie et communiquées au maire de Clermont[iii] . Les travaux furent suspendus. Postérieurement à l'année 1831, on a construit, autour de la source bitumineuse, un bassin de forme irrégulière et d'environ deux mètres de côtés ; il permet de recueillir facilement le pissaphalte[iv] . (pissaphalte, bitume mou, noir, dont l’aspect est entre celui de la poix et de l’asphalte, note du transcripteur) Cette substance est ramassée par les domestiques d'une ferme voisine qui la vendent à M. Ledru, directeur de l'exploitation des bitumes du département du Puy-de-Dôme. L'eau minérale du puy de la Poix est très-peu abondante, et comme le bassin où elle séjourne est découvert, elle se mêle aux eaux pluviales, et devient moins active lorsque le temps est mauvais; tandisque le soleil d'été augmente la proportion des matières salines qu'elle tient en dissolution. On prévoit d'avance que ces particularités doivent faire varier beaucoup la composition de ce liquide. Une couche plus ou moins épaisse de bitume très visqueux recouvre la surface de l'eau. Entre les globules de cette matière, on remarque une croûte blanche formée par du carbonate de chaux et des cristaux de sel marin. L’orsqu'il n'existait point encore de bassin, on pouvait suivre de l'œil la sortie de l'eau, des gaz et du pissaphalte. On voyait alors s'échapper de temps en temps des séries de bulles d'hydrogène sulfuré, mêlé d'acide carbonique, chassant devant elles de petits amas de bitume qui s'étalaient en s'entourant d'une auréole irrisée. Parfois cette matière gluante obstruait la fente du rocher ; l'eau et les gaz s’accumulaient au-dessous d'elle, et après quelques instants ils projetaient au loin l'obstacle qui les avait un instant arrêtés. La source du puy de la Poix a fixé, depuis bien des siècles, l'attention des naturalistes[vi] . Belleforest, dans sa cosmographie, écrit, en 1575, que l'on observe près de Clermont et de Montferrand « une colline ou montaignette , où le bitume coule tout ainsi que fait une source de fontaine, lequel est noir au possible, gluant et tenant. » On s'en sert dans le pays pour marquer les brebis. Cet auteur fait remarquer que le pissaphalte est plus abondant en été, tandis que la froidure empêche la liqueur de se dissoudre et de distiller. Jean Banc nous assure « que les oiseaux, en hyver le plus glacé, qui viennent boire en ce lieu, incapable de gelée, s'y prennent comme à des gluaux» Le bitume qui produit de pareils effets, répand une horrible puanteur[vi] . Les sources et le puy de la Poix ont été étudiés, en 1718, par Caldaguès, chanoine de la cathédrale, et en 1749 par Delarhre. (Buc'h-loz.) Legrand-d'Aussy et MM. Lecoq et Bouillet s'en sont également occupés. Le bitume-malte qui sort des fentes de la wakite, est épais, visqueux, tenace, d'un noir foncé tirant un peu sur le brun ; son odeur est forte et désagréable. Soumis à la distillation, il laisse un résidu d'asphalte qu'on mélange avec du sable pour en faire des terrasses, des sols de cour et des fonds de réservoirs. Nous ferons remarquer, à cette occasion, que l'emploi du bitume est très-ancien. « Il existe, dit Legrand, dans la ci-devant province d'Alsace, une source de pissaphalte. En 1140, si je ne me trompe, on avait fait entrer celui-ci dans la composition d'un nouveau ciment qu'on prétendait indestructible et inaltérable dans l'eau, et il avait même été employé pour quelques bassins des jardins de Versailles, et pour celui du Jardin des Plantes à Paris[vii] . » Bien avant l'époque où les trottoirs en bitume ont détroné, à Paris, la lave de Volvic, on construisait en Auvergne des terrasses avec le pissaphalte du puy de la Poix. Parmi les produits volatiles qu'on extrait de ce bitume, en le chauffant en vases clos, on remarque une huile semblable au naphte[viii] . Les seules observations qui puissent nous indiquer, d'une manière précise, la quantité de pissaphalte qui se rassemble, dans un temps donné, à la surface de l'eau du puy de la Poix, remontent à 1749. Elles ont été faites par Delarhre. (Buc'Hoz.) Au mois de juillet , la quantité de bitume sortie en huit jours a été de six livres ; au mois d'août, elle s'est élevée dans le même temps à huit livres. Ce qui fait pour la première expérience 367 grammes ; pour la seconde, 489 grammes en vingt-quatre heures. Ces expériences ont été faites sur la première fontaine qui a disparu. M. Ledru assure que la seconde fontaine qui existe encore donne 500 à 750 grammes de bitume par jour pendant les chaleurs de l'été. Propriétés physiques. L'eau minérale du puy de la Poix présente, quand on la voit en masse, un aspect louche et une teinte légèrement plombée. Autrefois, alors que son écoulement était facile, elle paraissait limpide lorsqu'on la puisait dans un vase de petite dimension. Elle a une forte odeur d 'œufs pourris et de pissaphalte ; sa saveur est bitumineuse, sulfureuse et salée. Un ancien auteur nous assure que quand on en boit même en petite quantité, elle détermine des nausées et des vomissements. Cet observateur ajoute, ce qui nous paraît fort douteux, que la répugnance est étrangère à la production de ces phénomènes. Il est impossible aujourd'hui d'apprécier le degré de chaleur de cette source minérale ; mais au mois de septembre 1831, elle a fait monter notre thermomètre centigrade à +14°,5, la température de l'atmosphère étant, à l'ombre, de +16°. Propriétés chimiques. Avant d'exposer les expériences auxquelles nous nous sommes livré aux mois d'août et de septembre 1844, nous devons avertir que la quantité de sels dissoute dans, l'eau du puy de la Poix présente des variations notables, comme le prouvent les observations suivantes : 1° - En 1718 Caldaguès, quand le bassin est presque vide, trouve par litre d'eau........... 77,50 2° - Lorsque le bassin est plein , le résidu est de …………………………………………….45,84 3° - Delarbre retire de la même quantité de liquide, sels âcres ……………………......….100,00 4° - L'évaporation faite au mois de septembre nous a fourni ……………….……..........…..90,07 5° - Au mois de septembre 1844- nous avons retiré …………………….………….…..……70,60 6° - Enfin au mois d'août 1844, chaque litre a laissé un résidu de .…………............……..82,67 C'est sur cette dernière quantité que nous avons opéré. Voici les proportions de substances gazeuses et des sels contenus dans un litre d'eau du Puy de la Poix. ANNEXE Ne ratez pas la magnifique conférence du Professeur Pierre Thomas sur "Les gaz de schistes" http://html5.ens-lyon.fr/Acces/FormaTerre/20141120/pierre_thomas/lesgazdeschiste_video.html SOURCES Textes : "Le sentier du bitume", PDF du Club minéralogique de Moulin sur Allier. 2 textes historiques : Auteur inconnu Crédit photos : Pierre Thomas, ENS Lyon, professeur émérite, laboratoire de géologie C. Nicollet, professeur émérite à l'Université Clermont Auvergne de Clermont Fd,
- mineralogie|class oxydes et hydroxyde|JJ Chevallier
Partager OXYDES et HYDROXYDES RETOUR SOMMAIRE CLASSEMENT Cette classe oxydes et hydroxydes comporte 504 minéraux et variétés. Les oxydes sont des composés d'oxygène (O) et d'un ou plusieurs métaux. Ils sont souvent caractérisés par une dureté et une densité élevées. Ce sont généralement des minéraux secondaires des roches magmatiques et métamorphiques. Leur forte résistance physicochimique fait qu'ils se rencontrent souvent dans les alluvions où ils se concentrent localement de par leur densité. Les hydroxydes: leurs ions oxygène (O) sont complètement ou partiellement remplacés par des oxhydryles (OH). Leur dureté et leur densité sont généralement plus faibles que celles des oxydes. On les trouve dans les zones d'altération où ils se forment à partir d'autres minéraux. Le quartz est un oxyde qui trouve mieux sa place dans les silicates, comme tectosilicates. OXYDES Autres minéraux : Brucite Chromite Diaspore Hématite Ilménite Lépidocrocite Pyrolusite Tantalite Uraninite Note à propos des photographies ci-dessous : Tous les minéraux ne sont pas représentés, certains existent dans d'autres couleurs et/ou formes. Les minéraux éventuellement associés ne sont pas nommés. Crédit photos : Mindat, Wikipédia et Pinterest... HYDROXYDES Autres minéraux : Brucite Chromite Diaspore Hématite Ilménite Lépidocrocite Pyrolusite Tantalite Uraninite Since 01-06-2021 RETOUR SOMMAIRE CLASSEMENT
- géologie|glossaire-volcans|coulées-laves|JJ Chevallier
Définitions et descriptions de coulées de laves et cheire, avec photos. Partager Coulée de lave : Épanchement superficiel en forme de langue, de magma dégazé à partir du cratère d'un volcan. Longue coulée de lave, du Piton de la Fournaise, arrivant dans l'océan. Galerie "Volcans du Monde" La Fournaise - 2002, JL Allègre. La lave du Piton de la Fournaise. Les anciennes coulées apparaissant en gris, doivent leur couleur à l'installation de lichens. Réunion - avril 2000, Janine et Gérard Thomas. Large coulée de lave du Kilauéa, Hawaï. Coulée de lave du Piton de la Fournaise, éruption du 5 janvier 2002. Galerie "Volcans du Monde" La Fournaise - 2002, JL Allègre. Une coulée du Kilauea qui finit dans l'océan Pacifique. Source : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php Centre de Documentation et de Diffusion sur le Volcanisme CDDV : http://www.cddv.net/ Volcans du Monde - JL Allègre : http://www.fournaise.info/index.php RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Cheire : [mot gaulois] Anciennes coulée volcanique de type Aa , typique dans le Massif central français. RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE
- minéralogie|Classement des minéraux|page Sommaire|JJ Chevallier
Cliquez les classes en rouge 1 ÉLÉMENTS 2 SULFURES Séléniures Tellurures Arséniures Antimoniures Sulfosels 3 HALOGÉNURES 4 OXYDES Hydroxydes 5 CARBONATES Nitrates Borates 6 SULFATES Chromates Molybdates 7 PHOSPHATES Arséniates Vanadates 8 SILICATES Nésosilicates Sorosilicates Cyclosilicates Inosilicates Phyllosilicates Tectosilicates 9 COMPOSÉS ORGANIQUES "Le classement des minéraux est basé sur leur composition chimique depuis le 18ème siècle. Il y a huit classes suivant la nature de l'anion dominant. Par exemple : les oxydes, les sulfates, les carbonates etc. Les classes sont divisées en sous classes si nécessaire on y regroupe les minéraux dont la chimie ou la structure sont proches, de même dans les sous classes on trouve des groupes où là aussi le regroupement est lié à la chimie et à la structure. Enfin il y a une neuvième classe pour les minéraux d'origine organique." Cliquez les classes en rouge Partager Émeraude Glossaire des pages Anion : Atome ou groupe d'atomes ayant "gagné" un ou plusieurs électrons, la charge devenant négative. Atome : Voir page, structure de la matière. Cation : Atome ou groupe d'atomes ayant "perdu" un ou plusieurs électrons, la charge devenant positive. Ion : Atome ou molécule ayant "gagné ou perdu" un ou plusieurs électrons. Fleischer's Glossary of Mineral Species, The Mineralogical Record InC. Les Minéraux, Julien Lebossey, aux éditions du Piat. Guide Delachaux des minéraux par Ole Jhonsen, aux éditions Delachaux Since 01-06-2021
- Lexique mineralogie GEOWIKI | mineralogie.club
Les mots de la géologie, une page relais vers GEOWIKI. Cette page est un clone de la page du Lexique de GéOwik i pour la géologie, chaque mot vous renvoie vers sa définition sur le site de GéOwiki . Ce qui vous permet de garder le site à l'écran en ouvrant les définitions dans un nouvel onglet. Lexique des termes employés en géologie... " Cette liste n'étant pas exhaustive, si vous voulez y a jouter des mots contactez moi, si elle n'existe pas dans les autres encyclopédies on pourra y ajouter votre définition sur GéOwik i, ou, si vous le préférez, j'en créerai une . " Par exemple le mot pegmatite n'existait pas j'ai cherché dans une autre encyclopédie de GéOwik i, je l'ai trouvée et ajouté à cette liste . Vous trouverez sur cette page, des liens ou des renvois, vous permettant d'accéder aux termes les plus courants employés en minéralogie. Nota Bene : certains termes sont suivis d'une croix, cette marque (+), signifie que la page contient un ensemble d'expressions minéralogiques formées sur la base du même mot… A Abyssal Accident Accrétion Accumulation Achondrite Affleurement Agrégat Aklé Alab Albâtre Allochtone Alluvion Alluvionnaire Alpin Altération (+) Altérite Amorphe Amphithéâtre Analyse chimique Anatexie Anisotrope, Anisotropie, Anisotropisme Antécinématique Anticlinal Antiforme Aphanitique Aphotique Aphytal Aquifère Arène, arénisé Arénisation Arénophile Aréogéologie Armé Artésien, artésienne, artésianisme Ås Asthénosphère Astroblème Astrogéologie Auge Autochtone Automorphe Avalanche de débris Avant-butte Aven Axe d'un pli B Banc à vérins (ou Banc à verrains) Barkhane Barranco Basique Bassin (+) Bassin sédimentaire Bassin versant Batholite Bathyal Baume Benthique, Benthos Bétoire Biorhexistasie Blast(e), blastique Bloc erratique Boue (+) Bout-du-monde Brèche (+) Butte-témoin C Cadomien Calanque Calédonien Caliche Canyon ou Cañon Canyon ou Cañon sous-marin Caoudeyre Cap-rock Capture (+) Carbonatée(roche) Cargneule Carrière Carte géologique Castine Cémentation Cénote Chaos granitique Chalcophile Charnière Charriage Cheminée de fée Chenal (+) Chevauchement Chimie Chondre, Chondrite Cinématique Cirque Clarke Claste, clastique Clastie (+) Cluse ou clue Coin de glace Collision Compétence Concordance Concrétion Conductivité hydraulique Cône (+) Cône d'éboulis Conglomérat Contact Convection Convergence Cordon littoral Coronitisation Corrasion Cortex Couche (+) Couche de passage Couche géologique Couches géologiques Couche-savon Coulée Couverture Craie Cratère Craton Crau Crête Cristallogenèse Crochon Croûte terrestre Cryoclastie Cryosol Cryosphère Cryoturbation Cuesta Cuirasse Cycle (+) Cycle sédimentaire D Décrochement Déflation Delta Demoiselle coiffée Dénudation Dépôt Détritique Diabase Diaclase Diagenèse Diagraphie Diapir Diatomite Dike Discontinuité Discordance District Divergence Divergent Doline Dôme (+) (de sel / volcanique /-coulée) Dorsale Drift Drumlin Ductile Dune (+) Dunaire Dune hydraulique Dune longitudinale Dune parabolique Dune pyramidale Dune transversale Dyke E Éboulis Écaille Écoulement hyperconcentré Elb Éluvion (+) Embut Emposieu Encaissant Endogène Épaulement Épontes Erg Ergeron Érosion Éruptif - Éruptive Esker Euphotique Eustatisme Évaporites Évaporitique Exogène Exogéologie Extrusion F Faciès Faille Feidj Felsique Fenêtre, fenêtré Fer, ferrifère Ferrallitique Fers Fiches de présentation des roches Figures polygonales Filon Flanc d'un pli Fluidal Flux (+) Foliation, folié Fosse (terme minier et geologique) Fossé (+) Front Fumerolle, fumerollien Fumeurs, noirs, blancs, transparents G Galet Galet mou Gassi Gélifract Gélifracté Gélifraction Gélisol Gélivation Gène (+) Genèse Génétique Géode Géodésie Géoïde Géologie Géomorphologie Géomorphologue Geyser Ghourd Gîtologie Gîtes Gîte alluvionnaire Glace Glaciaire Glaciation Glacier Glyptogenèse Gour Graben Gradin (+) Gradin de faille Gradin de capture Gravier Gravimétrie Grenu H Hadal Halocinèse Hétéromorphe, Hétéromorphisme Hétéropie, Hétéropisme, Hétéropique Histoire de la minéralogie Hololeucocrate Holomélanocrate Horst Hyalin Hydrolaccolite Hydrosphère Hydrothermal Hystérogène I Ichnofaune Ichnologie Igue Illuvion (+) Inclusion Inlandsis Inselberg Inséquent Intermédiaire Intertidal Intraformationnel Intrusion Inversion de relief Iso (+) Isomorphe, Isomorphisme Isopique, Isopisme Isotope, Isotopique Isotrope, Isotropie Isostasie J K Kame Kamenitsa Karren Karst Kélyphite, Kélyphitisation Kink Klippe Knick L Laccolite Lagune Lahar Lame mince Lapiaz Lapié Lapiez Latérite Lehm Lessivage Leucocrate Libelle voir Inclusion Limagne Limon Limoneux Limonite Liquidus Liste des personnalités Lit (+) Lithique (dont " industrie : ") Lithologie Lithophyse Lithosidérite Lithosphère Littoral Lobe tectonique Loehm (Lœhm) Loess (Lœss) Loessique Lopolite Log Lunette M Maar Macro Magmatique Magmatisation Magmatisme Magmatite Magnétisme Malléabilité, malléable Mardelle Marmite, Marmite de géant, Marmite du diable Massif intrusif Mélanocrate Merzlota Mesa Mésocrate Mésosphère Métal Métamorphisme (+) Métamorphique Métamorphosé, métamorphisé Métasomatose Météorite (+) Miarole, miarolitique Micro (+), Microlite, microlitique Microscope, Microscopie, microscopique Milieu marin (+) Mine Minerais Miroir de faille Modelé (+) Modelé désertique Modelé glaciaire Modelé karstique Modelé périglaciaire Moraine Morphogenèse Mud cracks Multienclumes Mur N Nappe (+) Nappe aquifère Nappe artésienne Nappe captive Nappe d'eau souterraine Nappe de charriage Nappe de gravats Nappe libre Nappe pennique Nappe phréatique Natronière (voir Natron) Nebka, ou Nebkha Necton Néritique Niveau (+) Nodule Noyau O Obduction Occurrence Océan (+) Oghroud Oncoïde Oncolite Oolithe Orbicule Organogène Orogène Orogenèse Orogénique Ôs Ouralite, Ouralitisation Ouvala Oxydation P Paléoclimatologie Palingenèse, palingénétique Palse Paragenèse, paragénétique Paragénèse Pédiment Pédogenèse, pédogénétique Pédologie Pédologique Pédologue Pédon Pédoturbation Pegmatite Pélagique Pendage Pédiplaine Pellet Pénéplaine (+) Période glaciaire Période interglaciaire Pergélisol Permafrost Permagel Pétrofabrique Pétrographie, pétrographe Pétrologie, pétrologue Pétrologie structurale Phanéritique Phase (+) Phénoblaste Phénocristal Photique Pieds de vaches Piémont Pierre (+) Pingo Pipe Pipkrake Plage Plan (+) Plancton Planèze Plaque (+) Plaque lithosphérique Plaque mince Plaque tectonique Playa Précipitation (+) Point chaud Porphyre (+) Postcinématique Pseudotachylite Puits Puy Pyrogénation Pyrométamorphisme, pyrométamorphique Q R Radioactivité Reculée Réfraction (+) Réfraction de schistosité Réfringence (+) Réfringent (+) Reg Regard Regmaglyptes Régolite Régression Rejet Relief (+) Relief karstique Résiduel Résistivité Résurgence Revers Rhexistasie Ride (+) Rift Ripple mark Roche (+) Roche acide Roche basique Roche encaissante Roche magmatique Roche mère Roche métamorphique Roche réservoir Roche résiduelle Roche sédimentaire Roche pyroclastique Roche vitreuse Rudite Ruffe S Sable Salbande Sandur Satellite Saussurite, Saussuritisation Scialet Sebkha (ou sebkra) Schistosité Sectile Sédiment Sédimentaire Sédimentation Séisme (+) Sidérophile Sif Silex Silk Sillon Silt Siltite Siouf Siphon Sismique, Sismicité, Sismologie Skarns Slouk Slumping Socle Sol Solidification Solidus Solifluxion Soluté (+) Solution (+) Solution solide Solvus Sous-sol Spéléothème Stalactite Stalagmite Stockwerk Strate, stratifié Stratigraphie Stromatolite (+) Structure Structurologie Subautomorphe Subduction Subsidence Substratum Suc Suffosion Surface (+) Surrection Suture tectonique Syncinématique Synclinal Synforme Syngénétique Synsédimentaire T Tectonique Tégument Tenacité, tenace Téphrochronologie Terra rossa Terrasse Texture Thermoclastie Tidal Till Tillite Toit Tombolo Tourbe Transgression Trapps Truc Tsunami Tuc Tuf Turbidité Type (+) U Ultrabasique V Vacuole Vadose Vallée Vannage Variolite, variolitique Verre Verrou Versant W X Xénolite Xénomorphe Y Z Zone (+) Zone de cémentation Zone d'oxydation Zone d'oxyréduction Zone de saturation
- géologie|glossaire-volcans|geyser et sources chaudes|JJ Chevallier
Fonctionnement et description des geysers et sources d'eau thermales, avec photos et schémas. Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Geyser : [mot islandais "jaillisseur"] Source de vapeur d'eau chauffée au contact du magma, à jaillissement intermittent suivant la pression de vapeur d'eau en profondeur avec dépôt périphérique principalement formé de silice (geysérite ). FONCTIONNEMENT GEYSER & SOURCE CHAUDE Geyser et Source Chaude Schéma du fonctionnement des geysers et sources chaudes. Geyser et Source Chaude Schéma du fonctionnement des geysers et sources chaudes. 1/1 Sans les quatre conditions suivantes il n'y aurait pas de geyser : une quantité importante d'eaux souterraine une source de chaleur des poches intermédiaires le long de la colonne d'eau un venturi (rétrécissement de la colonne) près de la surface Si les deux première conditions sont réunies sans les deux dernières, on aura alors une source d'eau chaude. CYCLE Geyser Fonctionnement d'un geyser Geyser Fonctionnement d'un geyser 1/1 Attention proportions non respectées. Le cycle des geysers : 1-Une importante source de chaleur, flux thermique, chauffe, à une température de l’ordre de 250° C, une importante quantité d'eaux souterraines. 2-En raison de la pression élevée dans la colonne d'eau (voir le diagramme de phase de l'eau sur la page structure de la matière) cette eau ne bout pas. L'eau chaude moins dense remonte vers la surface. 3-A 128° C (point d'ébullition) elle se vaporise provoquant une brutale augmentation de volume qui forme un dôme à la surface. 4-Elle expulse alors la colonne d'eau. 5-A la fin de l'éruption le niveau de l'eau dans la colonne a baissé, et le cycle reprend. Geysers du Tatio, altitude 4300 m. Les eaux sont riches en carbonate de calcium qui forme le cône. L'eau gèle autour du geyser. Chili (Nord Atacama). Juillet 2002, Guy Sabattier. Le site géothermique de Geysir au nord-est de Reykjavik avec ses geysers et ses bassins d'eau chaude. Islande - Mai 2002, Gilda Putinier. Source : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php DÔME Formation du dôme. Éruption. Effondrement. Retrait. Un geyser particulier le "Fly Geyser". Aux USA, dans le Nevada, il y a un drôle de geyser. Il est né dans les années 60, d'une erreur humaine lors du forage d'un puits les travaux perforant une poche d'eau chaude souterraine. Depuis l'eau jaillit par plusieurs endroits, créant des cônes de geyserite. L’eau très fortement minéralisée dépose du carbonate de calcium coloré par des éléments chimiques et organismes thermophiles des eucaryotes, des algues, et des procaryotes, des cyanobactéries qui vivent et se reproduisent à des températures élevées. D'une hauteur d'environ 4 mètres il y a 3 cônes dont les jets permanents peuvent atteindre 2 mètres, l’écoulement se fait dans des piscines de travertin en terrasses qui se dispersent en bassins, environ 35, sur une trentaine d'hectares. Le Fly Geyser, aussi connu comme le Fly Ranch Geyser, est un petit geyser qui se trouve à environ 32 kilomètres au nord de Gerlach-Empire, dans le comté de Washoe, au Nevada. Le geyser est situé dans la vallée de Hualapai Flat (Désert de Black Rock) près de la Nevada State Route 34. Pour le visiter il faut avant tout se renseigner sur les tours organisés par le propriétaire. Fly Ranch, à l'origine, une ferme à la fin des années 1880 et maintenant la propriété de The "Burning Man Project" est principalement connu pour son "Fly Geyser". En 1964, un puits d'essai a été foré par Western Geothermal. Dans ce cas, l'eau n'était pas assez chaude pour leurs besoins et le puits était (incorrectement) refermé. Au cours des décennies suivantes, une formation a grandi dans ce qui est aujourd'hui "Fly Geyser". Deux formations supplémentaires qui reçoivent peu d'attention sont également montrées dans le film. En 1916, un puits d'eau avait été foré, mais avait été jugé trop chaud pour une utilisation pratique. Les minéraux dans l'eau formèrent un cône étroit de 40 à 50 cm. La formation s'appelait à l'origine "The Thumb", le Pouce, mais est maintenant plus communément appelée Wizard. L'autre formation sur la propriété est connue comme "Baby" ou "Mini Geyser". Bien que nous n'ayons aucune information sur sa formation, il est évident de par sa taille (20/30 cm) qu'elle est beaucoup plus jeune que les autres. Le Parc National de " YELLOWSTONE " by Larry Richarson Yellowstone 4k Video, Sony AX53, by Larry Richarson on YOUTUBE RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE
- TUCSON 2024 | mineralogie.club | Informations | JJ Chevallier
Tout ce qu'il faut savoir pour préparer sa visite au plus grand Show International. Tucson sera la capitale modiale de la minéralogie, la gemmologie, la péontologie etc. etc. TUCSON TUCSON TUCSON TUCSON gems, minerals & fossils gems, minerals & fossils gems, minerals & fossils gems, minerals & fossils SHOWS SHOWS SHOWS SHOWS Réponses aux questions fréquemment posées par les visiteurs à propos des shows de Tucson. Shows d'hiver : 27 janvier-11 février 2024 1. Combien de SHOWS composent l'évènement GEMMES, MINÉRAUX et FOSSILES de Tucson ? Le total varie d’une année à l’autre, mais le record était de 52 en 2020 ! 2. Combien de personnes assistent à la manifestation ? Près de 65 000 visiteurs visitent les salons d'hiver pendant les 2 semaines. 3. À quelles heures les shows sont-ils ouverts ? Les shows ouvrent entre 8h et 10h et ferment entre 18h et 20h. Consultez la liste en bas de page pour connaître les horaires exacts. 4. Quels types d'expositions y a-t-il dans les salons et que puis-je acheter ? Vous pouvez trouve rez de tout, des pierres précieu ses et météorites, des diamants rares, en passant par des boîtes en bois pétrifié. Des marchands se spécialisent dans les pierres en vrac, les bijoux, les perles, les pierres polies, les minéraux, les fossiles et les cadeaux. Consultez les listes du Winter Gem Show pour plus d’informations. 5. Comment trouver une chambre d'hôtel pendant l'événement ? Si vous recherchez un hébergement pour moins de 10 nuitées, veuillez appeler les services d'information aux visiteurs, Visit Tucson au 1-800-638-8350. Si vous avez besoin de plus de 10 nuitées, veuillez contacter le 520-770-2139. Voir les chambres d'hôtel Tucson . 6. Puis-je manger quelque chose sur les shows ? Oui. La plupart des shows ont des points de restauration là où ils sont situés, même souvent à proximité des restaurants . 7. Puis-je faire identifier des roches, des pierres précieuses et/ou des minéraux ? Il n’y a pas de stands d’expertise, il donc est préférable de faire quelques recherches avant d'acheter, de payer avec une carte de crédit, d'obtenir le nom/les coordonnées du vendeur et de noter le show où vous avez acheté. Il y aura plusieurs minéralogistes francophones sur leur stand, renseignez-vous. Personnellement je serai présent mais je n'ai pas encore défini les dates, vous me trouverez à l'Amazon Motel sur Miracle Miles, le soir vers 18h30. 8. Je ne veux pas emporter mes trésors dans l'avion du retour. Où puis-je les faire emballer et expédier ? Là aussi je pourrai vous conseiller, ayant expédié des marchandises pendant plus de 25 ans. Certains shows proposent l’emballage et l’expédition sur place. Renseignez-vous. 9. Que puis-je faire d'autre lors des shows ? Le Tucson Gem & Mineral Show® propose des expositions uniques de qualité muséale qui changent chaque année. La plupart des expositions présentent un objet inhabituel ou rare, comme la plus grande météorite du monde ou une géode géante etc. Les salons constituent également un excellent moyen de rencontrer des visiteurs du monde entier. 10. Comment puis-je faire de la publicité dans le Gem Show Guide ? Le guide et la carte officiels du programme Tucson Gem, Mineral & Fossil Showcase sont publiés par Madden Media et Visit Tucson. Les opportunités publicitaires sont limitées, la priorité étant accordée aux annonceurs précédents ainsi qu'aux exposants eux-mêmes. Il existe d'autres guides du Showcase qui peuvent proposer des opportunités publicitaires, notamment Metaphysical Guide Magazine ( metaguide.net ) et Tucson EZ Guide ( xxpopress.com ). 11. Comment puis-je recevoir un guide du Gem Show par courrier ? Pour accueillir tous les salons participants, les guides sont produits juste avant l'ouverture du Showcase et ne sont pas disponibles à l'avance via US Mail. La version imprimée du guide officiel du programme Tucson Gem, Mineral & Fossil Showcase est disponible gratuitement au Southern Arizona Heritage Visitor Center, dans certains bureaux de la ville de Tucson et dans tous les salons de pierres précieuses. 12. Des dates sont-elles fixées pour les futurs événements Tucson Gem, Mineral & Fossil Showcase ? Shows d'hiver : 27 janvier-11 février 2024 1er-16 février 2025 13. Où puis-je trouver des informations pour les exposants et organisateurs ? Accédez à notre page d’informations sur les revendeurs et fournisseurs Gem Show . 14. Comment puis-je me déplacer vers tous les shows ? Tucson Gem, Mineral & Fossil Showcase rassemble plus de 4 000 exposants de 42 États et 44 pays répartis sur plus de 40 sites. Vous devrez vous déplacer en vehicule personnel, navettes ou tramway. Shows 2024 Show - Date - Heures - Localisation Dernière mise à jour : November 7, 2023 Ces informations sont officielles. The Rock Yard January 16 – February 11, 2024 9:00 A.M. – 5:00 P.M. 615 W Lester St Madagascar Minerals Gem Show January 19 – February 11, 2024 9:00 A.M. – 6:00 P.M. 201 & 208 W. Lester St. J.K. Stone Warehouse Show Registration January 20 – February 10, 2024 9:00 A.M. – 5:00 P.M. 490 W. 2nd St. Granada Gallery January 20 – February 11, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 338 N. Granada Ave. Arizona Independent Warehouse Show January 21 – February 10, 2024 9:00 A.M. – 5:30 P.M. 1500 E Apache Park Place JOGS Tucson Gem & Jewelry Show Registration January 24 – February 4, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 3750 E. Irvington Rd. 1820 Oracle Wholesale Show January 24 – February 11, 2024 9:00 A.M. – 6:00 P.M. 1835-1893 N. 11th Ave. Pueblo Gem & Mineral Show January 25 – February 6, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 777 W. Cushing Street Enter the Earth Wholesale Warehouse Show January 25 – February 8, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 4620 South Country Club Road GIGM Globex Gem & Mineral Show January 25 – February 10, 2024 9:30 A.M. – 6:30 P.M. 222 South Freeway GIGM Motel 6 Gem & Mineral Show January 25 – February 10, 2024 9:30 A.M. – 7:00 P.M. 1010 South Freeway GIGM Quality Inn Gem & Mineral Show January 25 – February 10, 2024 9:30 A.M. – 6:00 P.M. 750 West Starr Pass 22nd Street Show January 25 – February 11, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 600 W 22nd Street Kino Gem & Mineral Show January 25 – February 11, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 2500 E. Ajo Way Madagascar Import SEAM Gem Show January 25 – February 11, 2024 10:00 A.M. – 6:30 P.M. 1248 N Main Ave. Whole Bead Show January 26 – January 30, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. The Annabelle Studio 630 E Ninth Street Best Bead Show January 26 – January 30, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. Kino Event Center 2805 E. Ajo Way Fine Minerals International Show January 26 – February 10, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 450 N. Granada Ave. Mineral City Show January 26 – February 10, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 516 & 532 W Lester Street and 445 & 525 & 531 W Plata Street La Fuente de Piedras Mineral Show January 26 – February 10, 2024 10:00 A.M. – 5:00 P.M. La Fuente de Piedras 1735 N. Oracle Road The Mineral V ault January 26 – F ebruary 10, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 501 W. Lester St. RMGM Mineral & Fossil Show – Oracle Road January 26 – February 10, 2024 10:00 A.M. – 5:00 P.M. 1920 N. Oracle Road Granada Mineral Showcase January 26 – February 10, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 330 N. Granada Ave. The Tucson Fine Mineral Gallery January 26 – February 10, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 465 W St Mary’s Rd American Indian Fine Arts Show January 26 – February 11, 2024 9:00 A.M. – 5:00 P.M. Red Roof Inn Downtown 1300 N. Stone Rapa River Gem & Mineral Show January 26 – February 11, 2024 9:00 A.M. – 6:00 P.M. 292 S. Freeway Ave. Mineral & Fossil Co-op January 26 – February 11, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 1635 N Oracle Rd. Fossil & Mineral Alley January 26 – February 11, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 665 N. Freeway. Miners Co-op Rock Show January 26 – February 11, 2024 9:00 A.M. – 5:00 P.M. Mike Jacob Sports Park 6901 N. Casa Grande Highway JG&M Simpson Street January 26 – February 11, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 601 W Simpson St US Ethical Gem Fair Tucson January 27 – January 30, 2024 9:00 A.M. – 6:00 P.M. Scottish Rite Cathedral 160 S Scott Ave Colors of the Stone, To Bead True Blue Show, and Tucson Artisan Workshops Registration January 27 - February 3, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. Casino Del Sol Resort 5655 W. Valencia Rd. G&LW Gem Mall and Holidome Registration January 27 - February 4, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 4475 South Country Club Road Westward Look Mineral Show January 27 – February 6, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. Westward Look Resort 245 E. Ina Rd. Mineral & Fossil Marketplace January 27 – February 10, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 1333 North Oracle Road Tucson Showplace January 27 – February 11, 2024 9:00 A.M. – 6:00 P.M. 1530 S. Freeway African Art Village January 27 – February 11, 2024 8:00 A.M. – 6:00 P.M. 221 South Avenida del Convento American Indian Arts Exposition January 28 – February 11, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 2830 S Thrasher Ave. AGTA GemFair Tucson Registration January 30 – February 4, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. Tucson Convention Center 260 S. Church GJX Gem & Jewelry Show Registration January 30 – February 4, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. GJX Pavilion 198 South Granada Avenue. Tucson Gem & Jam Festival February 2 – February 4, 2024 12:00 P.M. – 4:00 P.M. Pima County Fairgrounds 11300 S Houghton Rd Art Retreat in the Desert February 2 – February 7, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. The Westin La Paloma Resort and Spa 3800 E. Sunrise Dr. Tucson Gem & Mineral Show (Main Show) Tickets February 8 - February 11, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. Tucson Convention Center 260 S. Church Plans de localisation Tucson Gem Show 2024 Les dates des shows suivants n’ont pas encore été fixées. Pas d’informations officielles. (En date du 2 octobre 2023) Nous n’utilisons pas les informations d’un tiers pour éviter la diffusion d’informations erronées. Attention, il y a beaucoup d’informations inexactes telles que les dates, les heures et le lieu sur Internet. Mineral Habit TBD 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 1920 N. Oracle Road 1801 Oracle – Mineral Village Show TBD 9:00 A.M. – 6:00 P.M. 1801 N. Oracle Rd. Kent’s Jewelry, Lapidary, Tool & Supply Show TBD 9:00 A.M. – 6:00 P.M. 2745 North 1st Ave. JG&M Michigan Street TBD 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 3300 E Michigan St Just Minerals Event TBD 10:00 A.M. – 5:00 P.M. Elks Lodge 385 1800 N Oracle Road La Encantada Gem Show TBD 10:00 A.M. – 6:00 P.M. La Encantada 2905 E. Skyline Drive . SHOWS SUPPRIMES Arizona Mineral & Fossil Show El Conquistador 10000 N Oracle Rd RMGM Mineral & Fossil Show – La Quinta Inn Reid Park LaQuinta Inn 102 N. Alvernon Way Jewelry Craft & Design Expo Embassy Suites by Hilton Tucson East 6555 E. Speedway Blvd. Grant Gem & Jewelry Show GLH Hotel (formerly Rodeway/Grant Inn) 1365 W. Grant Rd. The Big Gem Show Hotel Tucson City Center 475 N. Granada Ave. Sonoran Glass Art Show Sonoran Glass School 633 West 18th Street. JCK Tucson JW Marriott Starr Pass Resort & Spa 3800 W. Starr Pass Blvd. Tucson Lazy Days KOA Gem & Mineral Show Lazydays KOA 5151 South Country Club Road. Tucson’s Hidden Gem Show 707 N. Main Ave. SRGJ Shows Hotel Stay Tucson Inn and Suites 5251 S Julian Drive.
- mineralogie.club|Les gîtes minéraux|JJ Chevallier
LA GITOLOGIE " La gitologie est la science qui étudie les gisements (ou gîtes ) de minéraux exploitables sous le vocable minerais. Son principal objectif est donc la prospection de concentrations minérales économiquement intéressantes. " GITES ORTHO-MAGMATIQUES Ils sont subordonnés à la présence, à une période donnée, d'un magma intrusif. • Les gîtes disséminés , on y trouve, dans des roches telles que les gabbros ou les péridotites, donc basiques, des minéraux annexes. • Les gîtes pegmatitiques , comme leur nom l’indique ce sont des minéraux que l’on trouve dans les pegmatites. • Les gîtes de ségrégation , ce sont des concentrations de minéraux ayant subit une différenciation par gravité lors de la cristallisation du magma et qui forment des lentilles ou des niveaux dans la roche. • Les gîtes pneumatolytiques se forment à partir de vapeurs chaudes de faible densité (H2O, CO2, H2S, HCl, F, Cl...) provenant du magma dont elles s’échappent ces minéraux cristallisent de façon isolée. Le type de pneumatolyse les plus courants est : • L’assemblage de quartz et muscovite en greisen, un granite très pauvre en feldspath, dans ces gîtes on trouve fréquemment par concentration d'éléments normalement rares Li, B, Cl, No, Ta, Zi, U, Th, lépidolite, phlogopite, béryls, topazes, tourmalines, cassitérites, fluorite… Un gîte métallifère est pneumatolytique lorsque le transport des éléments minéraux dans les fractures s'est produit à l'état de vapeur. • Les gîtes de contact ce sont les skarns, des roches carbonatées enrichies en silicates par les pyroxènes, l’épidote et le grenat et autres minéraux chalcopyrite, molybdénite… Les skarns sont issus de la rencontre d’un pluton magmatique avec une roche encaissante calcaire magnésiens ou dolomie. Le magma s’infiltrant apporte des éléments Si, Al, Fe…à l’encaissant, métasomatose. Le pluton intrusif lui-même se skarnifie par endo métamorphisme. On distingue donc deux types de skarns : • Exoskarn pour celui de l’encaissant • Endoskarn pour celui de l’intrusif Dans les skarns les minéraux sont très variés, « un skarn est un musée minéralogique naturel » (in Aubouin et Al). • Les gîtes de fumerolles , sont liés à l’activité volcanique, les minéraux sous forme de vapeurs sortent des évents et se cristallisent au contact de l’air froid, le plus connu des minéraux de ces gisement est le souffre issue des solfatares mais aussi des halogénures. GITES HYDROTHERMAUX Les gîtes hydrothermaux sont des concentration minérale ou métallifère formée à partir de fluides aqueux, dont la température est inférieure au point critique de l'eau soit 473°C. Ces fluides transportent des solutions complexes d’éléments chimiques. Ces fluides précipitent quand la température et la pression diminuent, la solution devient sursaturée et des cristaux se forment. Ce peut être aussi le cas par changement de la composition chimique et de l'acidité du milieu qui provoque la sursaturation de la solution. Ces fluides ont trois origines possibles : • Les eaux météoritiques superficielles ou celles de ruissellement infiltrées par des fractures dans le sous-sol et qui se réchauffent, on les appelle « eaux vadoises ». • Les eaux des sédiments humides qui lors de la compaction sont expulsées par la pression des sédiments supérieurs et s’écoulent dans des fractures, on les appelle « eaux connées ». • Les eaux exprimées par le magma qui cristallise. Comme on le sait le magma est hydraté et contient jusqu’à 10% d’eau. Ces eaux sont nommées « eaux juvéniles ». Les eaux hydrothermales circulent dans les fissures de la roche, quand ces fissures sont tapissées de cristaux on les appelle filons. Certains endroits les fissures peuvent être volumineuses, très larges on les appelle alors géodes. Selon la température de cristallisation des minéraux, on distingue : • les filons de haute température ou hypothermaux (entre 300 et 473°C). • les filons de moyenne température ou mésothermaux (entre 150 et 300°C). • les filons de basse température ou épithermaux (entre 50 et 150°C). Les gîtes dit de fentes alpines sont hydrothermaux. GITES SEDIMENTAIRES Les gîtes sédimentaires sont issus du processus conduisant aux dépôts de sédiments dans les mers, lacs, sebkhas, lagunes, etc. On distingue plusieurs types de gîtes sédimentaires : Les gîtes détritiques issus de l’érosion qui réduit la roche en grains qui sont entrainés par les eaux de ruissellement sur des distances très courtes à très longues en raison du tri granulométrique qui s’opère en raison de la densité des détritus. Il y a alors des concentrations alluvionnaires qui se forment. Les plus connues étant celles de l’or dans les ruisseaux, rivières et fleuves. Les gîtes résiduels sont issus du lessivage par l’eau météoritique de certains éléments chimiques de la roche mères, il y a concentration des éléments insolubles tel Al ou Ni, qui restent sur place. Les gisements de bauxite et de nickel sont les plus connus avec les latérites. Les gîtes d’oxy-réduction, ils produisent des minéraux secondaires. L’oxydation de minéraux métalliques primaires entre la nappe phréatique, niveau hydrostatique, et la surface du sol est produite par la circulation des eaux pluviales. En dessous du niveau hydrostatique l’oxygène étant beaucoup moins présent on a alors une zone réductrice, parfois appelée zone de cémentation. C’est le cas des « chapeaux de fer » où l’on a une très forte concentration d’hydroxyde de fer. Sous la zone de réduction on trouve aussi des gîtes métallifères non altérés, les protores.
- Diorite | mineralogie.club
La diorite est une roche magmatique plutonique (intrusive) grenue (texture phanéritique) mésocrate, composée de plagioclase, d'amphibole verte (hornblende) et de mica (y compris parfois de la biotite même si elle est plus rare). DIORITE La diorite est une roche magmatique plutonique (intrusive) grenue (texture phanéritique) mésocrate, composée de plagioclase, d'amphibole verte (hornblende) et de mica (y compris parfois de la biotite même si elle est plus rare). Elle se distingue du gabbro par l'absence d'olivine, et du granite par son absence de quartz (diorite stricto sensu) ou en quantité moindre granodiorite (diorite quartzitique) en raison d'une richesse moindre en silice. Diorite orbiculaire. Sainte-Lucie de Tallano en Corse, aussi appelée Corsite. Le nom diorite a été formé par le minéralogiste Alexandre Brongniart à partir du verbe grec ancien διορίζειν, di-orizein qui signifie distinguer. Petit rappel La série de réactions de Bowen. La série de réactions de Norman Levi Bowen, pétrologiste, Traité sur la cristallisation des roches ignées, 1928. Le diagramme explique l'ordre de cristallisation des minéraux durant le refroidissement d'un magma. Le diagramme de Bowen illustre cette succession progressive des minéraux et pourquoi certains minéraux peuvent former ensemble des roches alors que d'autres ne sont quasiment jamais associés. Diagramme de classification pour les roches ignées. Les roches ignées sont classées en fonction des abondances relatives de différents minéraux. Une roche donnée est représentée par une ligne verticale dans le diagramme. Dans le champ ultramafique, les flèches représentent une roche contenant 40% d’olivine et 60% de pyroxène. Le classement d'une roche igné dépend non seulement de la composition, mais aussi de son mode de formation, extrusive ou intrusive. [KP] La fonte partielle de la plaque océanique produit un magma basaltique qui s’élève et empiète sur la roche granitique de la plaque continentale. Là, le magma basaltique se mélange avec des magmas granitiques ou fait fondre la roche granitique à mesure qu’il monte à travers la plaque continentale. Cela produit un magma de composition intermédiaire entre le basalte et le granit. La diorite se forme si ce type de fonte se cristallise intrusivement. Cette roche provient des zones de rifting ou de subduction, donnant par fusion partielle des roches appelées andésites quand elles sont volcaniques et diorites quand elles sont plutoniques1. Diorite et andésite sont des roches similaires. Elles ont la même composition minérale et se produisent dans les mêmes zones géographiques. Les différences sont dans la taille des grains et leur vitesse de refroidissement. La diorite cristallise lentement. Ce refroidissement lent a produit une taille de grain grossier. L’andésite se forme lorsqu’un magma similaire se cristallise rapidement à la surface de la Terre. Ce refroidissement rapide produit une roche à petits cristaux. Diagramme schématique montrant les processus physiques dans le manteau supérieur de la Terre qui conduisent à la génération de magma. A à D représentent différents paramètres de plaque tectonique. Les graphiques montrent le géotherme (courbe de température à l’intérieur de la Terre, en rouge) et le solidus (température où la roche commence à fondre, en vert). Lorsque les deux courbes se croisent, le magma est généré par une fusion partielle. A) les courbes ne se croisent pas - aucun magma n’est généré ; B) la génération de magma se produit à faibles profondeurs en raison des températures élevées et de la faible épaisseur de la lithosphère ; C) la génération de magma se produit à de plus grandes profondeurs en raison de températures encore plus élevées et d’une lithosphère plus épaisse ; D) la génération de magma se produit à de plus grandes profondeurs en raison de l’abaissement de la température de fusion de la roche par les fluides, principalement H2O, libérés de la dalle subductée. Gisements Répandue dans les massifs montagneux dits granitoïdes (granitique est souvent employé), où cette roche se trouve sous forme de plutons, de sills[i] ou encore de dykes[ii] . Quelques gisements en Europe: Forêt-Noire, Odenwald, Vosges, Harz, Alpes centrales, Autriche. La diorite est l'équivalent intrusif de l'andésite qui est extrusive. Souvent associée au gabbro ou à la granodiorite dans les plutons entre lesquels elle représente un intermédiaire en termes de richesse en silice (55 % – 65 %), ainsi qu'au granite dans les sills. Faciès La diorite est généralement une roche claire, parsemée de zones plus sombres, à texture grenue. Elle est constituée de grands cristaux verts très foncés d’amphibole, d’autres blancs laiteux étant du feldspath et d’autres translucides étant du quartz. Cet assemblage minéralogique est lié à un refroidissement lent caractéristique d'un magma chimiquement intermédiaire entre un magma granitique et un magma basaltique2. Sa composition, d'après H. Schumann (1957) est3 : plagioclase : 33 % hornblende : 26 % biotite : 20 % quartz : 16 % feldspath potassique : 4 % apatite, minéraux opaques : 1 % i Un sill ou filon-couche est une couche de roche magmatique souvent horizontale qui s'est infiltrée entre des couches plus anciennes de roche sédimentaire, de roche volcanique ou le long de la foliation d'une roche métamorphique, ce qui le différencie du filon. ii Un dyke, ou dikea, est un filon de roches qui s'est injecté dans une fracturation de l'encaissant. De ce fait, un dyke recoupe les autres roches qu'il traverse (à la différence d'un sill). Le dyke est un phénomène intrusif dans une fissure d'ouverture transversale. Selon les principes de la stratigraphie, son âge est donc toujours plus jeune que celui des roches encaissantes. Bibliographies 1. François Michel, Roches et paysages, Éditions Belin, 2014, p. 67. 2. François Michel, Roches et paysages, Éditions Belin, 2005, p. 67. 3. (en) Walter Schumann, Stones and Minerals, Lutterworth Press, 1974, p. 84. Wikipédia Woudloper Archives personnelles JJ Chevallier Since 01-06-2021
- Proustite | Musée Minéralogie Passion| mineralogie.club
Plus qu'un réseau social un outil de publication et de partage de la connaissance. Minéralogie passion une page Facebook pour les passionnés de beaux cailloux qui veulent en savoir plus et en voir plus en partageant. PROUSTITE La proustite est un minéral de la famille des sulfosels, sulfate d’Argent (Ag) de couleur rouge Elle a été décrite et nommé par François S. Beudant en 1832. Son nom est un hommage à Joseph-Louis Proust (1754-1826), chimiste et acteur, pour ses travaux sur les minéraux d'argent rouge (série proustite-pyrargyrite ). Il est surtout connu pour avoir découvert la loi de la proportion définie, affirmant que les composés chimiques se combinent toujours dans des proportions constantes. Elle est parfois appelée « argent rubis ». "rubis" pour sa couleur, puisque ces minéraux n’ont rien de commun. Ag3 AsS3 (argent - arsenic et soufre). Elle forme des cristaux scalénoédriques de couleur rouge foncé ainsi que des cristaux prismatiques jusqu'à 8 cm. Comme certains autres minéraux d'argent, la proustite est sensible à la lumière et devient plus métallique lorsqu'elle est exposé au soleil. On la trouve dans des filons hydrothermaux de basse température et par enrichissement secondaire (cémentation) et peut également se produire dans les zones d'oxydation et d'enrichissement en supergène des gisements d'argent. La Proustite est très proche de la Pyrargyrite , et forme avec elle une série . La proustite est le membre riche en arsenic (As) et la pyrargyrite est le membre riche en antimoine (Sb) . Il n'est souvent pas possible de distinguer visuellement ces deux minéraux l'un de l'autre, bien que la Proustite soit généralement de couleur plus claire. Les minéraux associés sont la pyrargyrite, la calcite, la pyrite, la galène et des minéraux argentifères. Ce minerai d’Argent est important mais, la plupart des occurrences sont constituées de matériaux massifs ou de petits cristaux. Les scientifiques ont synthétisé des proustites cristallines pour la recherche sur le mélange optique et les lasers. Ce matériau créé en laboratoire peut apparaître facetté dans des collections de gemmes. rares et inhabituelles. MUSÉE "Minéralogie Passion" "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! Gemmologie : Les cristaux de Proustite ont de magnifiques couleurs rouges et une bonne brillance. Bien qu'ils soient facettables, ils sont trop fragiles pour être utilisés en joaillerie mais très recherchés comme gemmes de collection. Les principales régions productrices de spécimens étaient l'Europe centrale et les Andes en Amérique du Sud. Étant donné que ces zones ont été exploitées du XVIIe au XIXe siècle, peu de spécimens ont été conservés et ceux que l’on a collecté se trouvent surtout dans les musées. La plupart des bons matériaux dans les collections d'aujourd'hui proviennent de localités historiques fermées. La proustite dans le monde : Sources : Littérature Minéraux (Julien Lebocey) aux éditions du Piat Internet Mindat Wikipédia Allemagne : Freiberg Saxe, Chili : région d'Atacama, province de Copiapó, Chañarcillo, Région d'Antofagasta, Caracoles .. Des découvertes majeures de proustite ont été faites dans la mine Dolores dans les années 1850 au troisième niveau. Un certain nombre de minéraux d'argent secondaires ont été découverts, notamment de l'acanthite et de la pyrargyrite. Un certain nombre de poches ont été trouvées avec des cristaux de proustite intacts jusqu'à 4x9cm. Maroc : Imiter Les proustites marocaines ont été principalement produites dans la période suivant 2004. Canada : Ontario, district de Timiskaming, région de Cobalt-Gowganda ; L'une des rares mines de la région de Cobalt qui n'avait pas sa zone supergène érodée par les glaciers ( La veine de bois contenait environ 400 pieds de minerai oxydé). République tchèque : Bohême. Les minerais y ont été découverts pour la première fois dans la région en 1516. Des cristaux de proustite jusqu'à 4 cm ont été trouvés. Autres pays : Espagne, États-Unis, Mexique (Chihuahua, Pérou et Chine. Chine... Proustite, mine Dolores Tercera, Chañarcillo, Atacama, Chili..jpg Cristaux de Proustite, Chañarcillo, Province de Copiapó, Atacama, Chili. Proustite, mine d’Imiter, district minier d’Imiter, Cercle de Tinghir, Province de Tinghir, Région du Drâa-Tafilalet, Maroc. Proustite sur cancite, mine de Bouismas, district de Bou Azzer, province de Zagora, région de Drâa-Tafilalet, Maroc. Proustite et Xanthoconite, Keeley Frontier, Cobalt, Ontario, Canada. Proustite sur Arsenic, Bad Schlema, Aue-Bad Schlema, Erzgebirgskreis, Saxe, Allemagne. Proustite et Pyrite, Niederschlema, Bad Schlema, Saxe, Allemagne. Cristaux de Proustite, Schneeberg, Erzgebirge, Saxe, Allemagne. Proustite et Miargyrite, carrière de Sannegrand, St Sylvain de Bellegarde, Creuse, Limousin, France. Mine d’Imiter, district minier d’Imiter, Cercle de Tinghir, Province de Tinghir, Région du Drâa-Tafilalet, Maroc. Proustite et Pyrite, Niederschlema, Bad Schlema, Aue-Bad Schlema, Erzgebirgskreis, Saxe, Allemagne. Proustite avec xanthoconite jaune, Keeley Frontière Mine, Cobalt,Ontario, Canada. Mine d’Imiter, district minier d’Imiter, cercle de Tinghir, Province de Tinghir, Région du Drâa-Tafilalet, Maroc. Mine d’Imiter, district minier d’Imiter, Cercle de Tinghir, Province de Tinghir, Région du Drâa-Tafilalet, Maroc. Macle de Proustite, mine d’Imiter, district minier d’Imiter, cercle de Tinghir, ^province de Tinghir, région du Drâa-Tafilalet, Maroc. Mine d’Imiter, district minier d’Imiter, Cercle de Tinghir, Province de Tinghir, Région du Drâa-Tafilalet, Maroc. Proustite, mine d’Imiter, district minier d’Imiter, Cercle de Tinghir, Province de Tinghir, Région du Drâa-Tafilalet, Maroc. Proustite et Siderite sur Arsenic natif, mine de Třebsko, Příbram, Bohême, République Tchè Cristaux de Proustite de la mine de Bouismas, région du Drâa-Tafilalet, Maroc. Clic pour agrandir...
- géologie|système solaire|planète Terre| JJ Chevallier
Il y a 4.568 Ga dans la galaxie de la Voie Lactée, une étoile meurt en super Nova, elle explose, se vaporise en gaz et en poussière, des grains de matière très chaude, pour former une nébuleuse, un gigantesque nuage proto solaire. C'est le début de l'histoire du système solaire dont la Terre est l'une des planètes. Le système solaire Le système solaire Le système solaire Le système solaire Introduction Le Système solaire s’est formé relativement rapidement à l’échelle cosmique, en quelques millions d’années seulement, alors que l’Univers est âgé d’environ 13,8 milliards d’années (Planck Collaboration, 2020) Il y a environ 4,667 milliards d’années, au sein de la Voie lactée, une étoile massive termine son cycle par une supernova (Boss, 1997). Cette explosion libère une énergie colossale, projetant dans l’espace interstellaire des gaz, des poussières et des éléments lourds issus de la nucléosynthèse stellaire. Les températures atteignent plusieurs millions de kelvins, vaporisant la matière en plasma. La supernova génère une onde de choc qui se propage dans le milieu interstellaire. Cette onde comprime les régions voisines du nuage de gaz, augmentant leur densité et déclenchant une instabilité gravitationnelle : lorsque la masse d’une région dépasse la limite de Jeans, la gravité l’emporte sur la pression interne, et le nuage commence à s’effondrer. Ce processus marque la naissance d’une nébuleuse proto-solaire, dominée par hydrogène et hélium, enrichie en oxygène, carbone, silicium et autres éléments lourds. Sous l’effet de la gravité et de la conservation du moment cinétique, le nuage s’aplatit en disque protoplanétaire, où la matière s’organise. Les zones centrales, plus chaudes, atteignent des millions de kelvins, amorçant la fusion nucléaire dans la protoétoile, tandis que les régions périphériques, plus froides (quelques dizaines de kelvins), favorisent la condensation des glaces et des silicates, donnant naissance aux planétésimaux et, plus tard, aux planètes. Cet enchaînement illustre le rôle des supernovas dans le cycle cosmique : elles recyclent la matière et déclenchent la formation de nouvelles générations d’étoiles et de systèmes planétaires. Voir Ici la page Nurseri d'étoiles, les Nébuleuses Processus de Bethe-Weizsäcker ... après quelques millions d’années, la gravité provoque l’effondrement du nuage de gaz et de poussières, entraînant les particules dans un mouvement de rotation qui conduit à la formation d’une protoétoile : le futur Soleil. Au centre, la température atteint progressivement plusieurs millions de kelvins, condition nécessaire pour amorcer les réactions de fusion nucléaire. Cependant, toute la matière ne s’accumule pas dans l’étoile : une partie subsiste sous forme d’un disque protoplanétaire, où la température varie de quelques centaines de kelvins près de l’étoile à quelques dizaines de kelvins dans les régions externes. Ce disque est composé principalement d’hydrogène et d’hélium, accompagnés de silicates, de métaux lourds (fer, nickel) et de glaces (eau, méthane, ammoniac) dans les zones les plus froides. Ces matériaux s’agglomèrent pour former des planétésimaux, puis des planètes sur des orbites relativement stables. Ce processus illustre la conservation du moment cinétique et la différenciation chimique qui caractérisent la formation des systèmes planétaires. L’astrophysicien Carl Friedrich von Weizsäcker (1912-2007), en collaboration avec Hans Bethe (1906-2005), a étudié les processus nucléaires stellaires et l’énergie de liaison des nucléons. Ils ont formulé la célèbre équation de Bethe-Weizsäcker, décrivant les réactions de fusion au sein des étoiles, ainsi que le cycle de fusion nucléaire connu sous le nom de processus de Bethe-Weizsäcker (publié en 1937). Ces travaux ont démontré que le Soleil et les planètes se sont formés à partir d’un nuage de gaz et de poussières en rotation, il y a environ 4,668 milliards d’années, marquant le début de l’histoire du Système solaire. Les phases de la formation du système solaire en bref... Naissance du Soleil et des planètes En moins d’un million d’années, la contraction du cœur du nuage a provoqué une élévation extrême de la température et de la pression, déclenchant des réactions de fusion nucléaire : l’hydrogène s’est transformé en hélium, marquant l’allumage du Soleil (Hayashi et al., 1985). Autour de cette proto-étoile, les grains de poussière se sont agglomérés par accrétion, formant des planétésimaux, puis des protoplanètes. Après environ 3 à 5 millions d’années, la structure globale du Système solaire était établie : Planètes telluriques (Mercure, Vénus, Terre, Mars) dans la zone interne, où la température élevée a empêché la condensation des volatils. Planètes géantes (Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune) dans la zone externe, riches en gaz et glaces. Entre ces deux régions se trouve la ceinture d’astéroïdes, vestige de matériaux non agrégés, tandis qu’au-delà de Neptune s’étend la ceinture de Kuiper, peuplée d’objets transneptuniens (Jewitt & Luu, 2000). Le système solaire dans la galaxie Un système parmi des milliards Le Système solaire occupe une position périphérique dans le bras d’Orion de la Voie Lactée, galaxie qui contient environ 200 à 400 milliards d’étoiles (Bland-Hawthorn & Gerhard, 2016). La plupart de ces étoiles sont entourées de systèmes planétaires, comme l’attestent les milliers d’exoplanètes détectées par les missions Kepler et TESS (Borucki et al., 2010). Le système stellaire le plus proche, Alpha Centauri, se situe à 4,37 années-lumière, soit près de 40 000 milliards de kilomètres. Exploration et perspectives Malgré les progrès technologiques, l’exploration interstellaire reste hors de portée. Seules quelques sondes, comme Voyager 1, ont franchi l’héliopause, devenant en 2012 le premier artefact humain à pénétrer le milieu interstellaire (Stone et al., 2013). À l’échelle cosmique, notre galaxie n’est qu’une parmi les 2 000 milliards estimées dans l’Univers observable (Conselice et al., 2016), ce qui implique l’existence potentielle de milliards de systèmes planétaires supplémentaires. Bibliographie Bland-Hawthorn, J., & Gerhard, O. (2016). The Galaxy in Context: Structural, Kinematic, and Integrated Properties. Annual Review of Astronomy and Astrophysics, 54, 529–596. Borucki, W. J., et al. (2010). Kepler Planet-Detection Mission: Introduction and First Results. Science, 327(5968), 977–980. Boss, A. P. (1997). Giant planet formation by gravitational instability. Science, 276(5320), 1836–1839. Conselice, C. J., Wilkinson, A., Duncan, K., & Mortlock, A. (2016). The Evolution of Galaxy Number Density at z < 8 and Its Implications. The Astrophysical Journal, 830(2), 83. Hayashi, C., Nakazawa, K., & Nakagawa, Y. (1985). Formation of the Solar System. In Protostars and Planets II. Jewitt, D., & Luu, J. (2000). Physical Nature of the Kuiper Belt. Annual Review of Astronomy and Astrophysics, 38, 289–348. Planck Collaboration. (2020). Planck 2018 results. VI. Cosmological parameters. Astronomy & Astrophysics, 641, A6. Stone, E. C., et al. (2013). Voyager 1 Observes Plasma Density in the Interstellar Medium. Science, 341(6153), 150–153. Processus de Bethe-Weizsäcker (publié en 1937) Un Cadeau du Télescope Spatial Huble À environ 12 772 500 000 000 000 kilomètres de la Terre, soit près de 1 300 années-lumière, au cœur de la nébuleuse d’Orion — dont l’étendue atteint 240 000 000 000 000 kilomètres, soit 24 années-lumière — le télescope spatial Hubble nous offre une observation directe du processus de formation d’un système stellaire, analogue à notre Système solaire. On y distingue une protoétoile en cours d’accrétion, enveloppée d’un disque protoplanétaire constitué de gaz et de poussières. La température au centre de cette protoétoile atteint plusieurs milliers de kelvins, tandis que le disque environnant présente des zones plus froides, de l’ordre de quelques dizaines à quelques centaines de kelvins. La composition chimique de ce milieu est dominée par hydrogène moléculaire (H₂) et hélium, accompagnés de traces de oxygène, carbone, azote, ainsi que des silicates et glaces (eau, méthane, ammoniac) dans les régions les plus froides. Ces éléments et composés constituent la matière première pour la formation des planètes, des astéroïdes et des comètes. Ce processus illustre les étapes clés de la formation stellaire, où la gravité provoque l’effondrement du nuage, la montée en température et, à terme, l’amorçage des réactions de fusion nucléaire au cœur de l’étoile. L’étoile HL Tauri, une usine à planètes située à 450 années-lumière de notre Terre... "Une image du Very Large Telescope (VLT) montre une jeune étoile, HL Tauri entourée d’un nuage de poussières et de gaz qui fromeront de nouvelles planètes." Image de 2014, HL Tauripar le radiointerféromètre ALMA (Atacama Large Millimeter / submillimeter Array) L’étoile HL Tauri, encore très jeune (son âge se situe entre 100 000 et 1 million d’années), est localisée à environ 450 années-lumière de notre planète. Elle fait partie de la classe spectrale K9 selon la classification de Harvard, qui associe un type spectral à une étoile. Dès 2014, le radiointerféromètre ALMA (Atacama Large Millimeter / submillimeter Array) avait fait une image de ce système planétaire en formation. La jeune étoile “HL Tauri” , capturée par le VLT : les «grumeaux» représentent les nouvelles planètes en formation. Crédits : Carrasco-Gonzalez et AL / Bill Saxton / NRAO / AUI / NSF. Cette récente illustration, produite par l’instrument astronomique VLT (Very Large Telescope) situé dans l’État du Nouveau-Mexique, offre une résolution nettement supérieure à celle de la photo prise en 2014. Le VLT capture des longueurs d’onde qui permettent de pénétrer dans les poussières entourant l’étoile beaucoup plus profondément. Au centre on distingue parfaitement l’étoile en formation. On observe sur cette nouvelle image les premières phases de l’accrétion des planètes en formation dans le disque de poussières qui s’est aplatie autour de l’étoile. « Un tel phénomène n’avait encore jamais été observé auparavant. On pensait que les planètes s’étaient formées au moins quelques dizaines de millions d’années après la naissance de leur étoile. Nous avons de nombreuses observations de naissance d’étoiles, mais jamais d’une phase aussi précoce de la formation de planètes” , commente Carlos Cattasco-Gonzalez, astronome. Texte publié d’après une publication dans Astrophysical Journal Letters. Les orbites des planètes du système solaire Les orbites des planètes du système solaire sont les trajectoires que suivent les planètes autour du Soleil sous l’effet de la gravité. Forme des orbites Elles sont elliptiques, comme l’a démontré Kepler, avec le Soleil situé en l’un des foyers. L’excentricité varie : presque circulaire pour Vénus et Terre, plus allongée pour Mercure et Pluton. Plan des orbites La plupart des planètes orbitent dans un plan proche de l’écliptique (le plan de l’orbite terrestre). Les inclinaisons sont faibles (ex. : Terre ≈ 0°, Mercure ≈ 7°). Sens et vitesse Toutes les planètes tournent dans le même sens : direct (anti-horaire vu du pôle Nord du Soleil). La vitesse dépend de la distance au Soleil : plus proche → plus rapide (loi des aires de Kepler). Distances approximatives Mercure : 58 millions km Terre : 150 millions km Neptune : 4,5 milliards km Lois fondamentales Kepler : trois lois (orbites elliptiques, loi des aires, loi des périodes). Newton : gravité explique la stabilité des orbites. Bibliographie Kepler, J. (1609). Astronomia Nova. Heidelberg. Newton, I. (1687). Philosophiæ Naturalis Principia Mathematica. Londres. Laplace, P.-S. (1799). Traité de mécanique céleste. Paris. Murray, C. D., & Dermott, S. F. (1999). Solar System Dynamics. Cambridge University Press. Roy, A. E. (2005). Orbital Motion. CRC Press. Carroll, B. W., & Ostlie, D. A. (2017). An Introduction to Modern Astrophysics. Pearson. NASA. (n.d.). Planetary Fact Sheet. https://nssdc.gsfc.nasa.gov/planetary/factsheet/ ESA. (n.d.). Solar System Exploration. https://www.esa.int/Science_Exploration/Space_Science/Solar_System Ouvrages en français à consulter Luminet, J.-P. (2019). L’Univers expliqué à mes petits-enfants. Éditions du Seuil. Schatzman, E. (2005). Astrophysique : une introduction. Éditions de l’Observatoire. Biraud, Y. (2012). Astronomie et astrophysique. Dunod. Lecacheux, J. (2018). Le système solaire. CNRS Éditions. Articles et ressources en ligne CNRS – https://www.cnrs.fr/fr/le-systeme-solaire Ciel & Espace – https://www.cieletespace.fr/ Observatoire de Paris – https://www.observatoiredeparis.psl.eu/ Tableau des paramètres orbitaux des huit planètes Accrétion et différenciation des planètes tectoniques. ACCRÉTION ET DIFFÉRENCIATION DE LA MATIÈRE POUR FORMER LES PLANÈTES TECTONIQUES... Le terme accrétion est utilisé dans différents domaines scientifiques, mais on le rencontre surtout en astrophysique et en géologie. Il désigne la constitution et l'accroissement d'un corps, d'une structure ou d'un objet par apport ou agglomération de matière, généralement en surface ou en périphérie de celui-ci. DE LA FORMATION DE CHONDRES A LA DIFFERENCIATION Nurserie d'Etoiles Photographie d'une partie de la Nébuleuse M-16, l'Aigle, qui est une nurserie d'étoiles, ce nuage de poussières et de gaz interstellaires donne naissance à des étoiles, en se condensant. Il faut se rappeler que le soleil est une étoile dotée de satellites, les planètes. A droite, un nuage dense de chondres et de poussières grossies schématisés. Chondres A droite, formation de chondres par contraction sous l'effet de la gravité... A gauche, les grains de poussières et les gaz se condensent sous l'effet de la gravité la chaleur y est très élevée. Accrétion À gauche, des amas de chondres sous l’effet de la gravité se regroupent en amas de solides en fusion de plus en plus gros qui, sous l’effet de la chaleur et de l’hydratation, se modifient chimiquement. C'est le phénomène d'accrétion. Ce qui donne naissance à des planétoïdes chondritiques, à droite. PLANETOÏDE et Différenciation Si ce phénomène se poursuit, certains corps prennent une dimension importante, devenant de véritables protoplanètes, et leur masse atteint un point critique. Les éléments radioactifs qu’ils contiennent produisent de la chaleur qui fait fondre la matière. Les éléments les plus lourds migrent vers le cœur du planétoïde, tandis que les plus légers se refroidissent en surface et formeront une croûte. La différenciation des planètes tectoniques... Sous l’effet de la chaleur, due à la radioactivité, et de la gravité, les différents éléments chimiques se répartissent en couches selon leur densité. Weizsäcker et Bethe Carl Friedrich von Weizsäcker, 28 juin 1912 - 28 avril 2007, physicien et philosophe allemand. Son activité scientifique de chercheur concerne l'énergie de liaison entre nucléons et les processus nucléaires au sein des étoiles. Il se consacre à ce dernier sujet de recherche en compagnie de Hans Bethe. Il découvre une formule des processus nucléaires des étoiles, appelée formule de Bethe-Weizsäcker, ainsi que le procédé cyclique de la fusion nucléaire dans les étoiles (processus de Bethe-Weizsäcker, publié en 1937). Carl Friedrich von Weizsäcker (1912–2007) Physique nucléaire : Il a formulé en 1935 la formule semi-empirique des masses nucléaires, aussi appelée formule de Bethe-Weizsäcker. Cette équation, basée sur le modèle de la goutte liquide, permet d’estimer l’énergie de liaison des noyaux en fonction du nombre de protons et de neutrons. Elle inclut des termes pour : Énergie de volume (cohésion des nucléons) Énergie de surface Énergie Coulombienne (répulsion entre protons) Asymétrie proton-neutron Terme de couplage (pairing). [en.wikipedia.org] , [fiveable.me] , [scientificlib.com] Astrophysique : Il a proposé en 1937-1938 le rôle des réactions nucléaires dans les étoiles, anticipant le cycle CNO (Carbone-Nitrogène-Oxygène). [link.springer.com] Hans Bethe (1906–2005) Cycle CNO (ou cycle Bethe-Weizsäcker) : En 1939, Bethe a démontré que ce cycle est la principale source d’énergie des étoiles plus massives que le Soleil. Ce processus catalytique transforme l’hydrogène en hélium en utilisant des isotopes de C, N et O comme catalyseurs. Il a reçu le Prix Nobel de physique en 1967 pour ses travaux sur la nucléosynthèse stellaire. [en.wikipedia.org] , [par.nsf.gov] , [en.wikipedia.org] , [explorenuclear.com] , [astroingeo.fr] Autres contributions : Théorie des réactions nucléaires, rôle clé dans le projet Manhattan, et défense du contrôle des armements après la guerre. [en.wikipedia.org] Importance conjointe Formule de Bethe-Weizsäcker : Base de la compréhension de la stabilité nucléaire. Cycle Bethe-Weizsäcker (CNO) : Explique comment les étoiles produisent leur énergie et synthétisent des éléments légers, fondement de l’astrophysique moderne. [en.wikipedia.org] , [hellenicaworld.com] Hans Albrecht Eduard Bethe (2 juillet 1906 – 6 mars 2005) était unphysicien allemand exilé aux Etat-Unis, qui a apporté des contributions majeures àl a physique nucléaire, l'astrophysique, à l'électrodynamique quantique et à la physique du solide. Il a reçu leprix Nobel de physiqueen 1967 pour ses travaux sur la théorie de lanucléosynthèse stellaire. Sources Formule de Bethe-Weizsäcker : Base de la compréhension de la stabilité nucléaire. Cycle Bethe-Weizsäcker (CNO) : Explique comment les étoiles produisent leur énergie et synthétisent des éléments légers, fondement de l’astrophysique moderne. [en.wikipedia.org] , [hellenicaworld.com] A propos de la 9ème planète... https://www.nationalgeographic.fr/espace/des-scientifiques-ont-la-preuve-dune-neuvieme-planete-dans-le-systeme-solaire La formation de la Lune Il y a 4.53 Ga un planétoïde de la taille de Mars, Théia, est attiré par le champ gravitationnel de la Terre et frappe la boule de matière en fusion. Il y arrache une grande quantité de matière qui s’éjecte dans l’espace en restant en orbite. Sous l’effet de la gravité, ce nuage de matière se condense, s’accrétionne et se différencie formant ainsi la lune. Document. La formation du système solaire par Thierry Lombry Astrosurf/Luxorion DES VIDEOS POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE SYSTEME SOLAIRE . . . Concernant les planètes non tectoniques, les planètes naines, les satellites naturels, et autres petits corps je les considères comme hors sujet dans le cadre de la géologie. Toutefois dans la rubrique météorites nous parlerons de la ceinture d'astéroïdes. Pour celles et ceux qui veulent approfondir le sujet il existe un site scientifique remarquable où vous trouverez une importante somme de données : http://www.astrosurf.com/luxorion/sysol-generalites.htm Mise à jour 28-12-2025
- Musées | mineralogie.club
LES MUSÉES QUE NOUS AVONS VISITÉS . . . FRANCE ... LES VOISINS POUR COMMENCER ... LE MUSÉE DE LA FERME DE L'ORME Une visite à ne pas manquer en Loire-Atlantique. Le musée de la ferme de l'Orme vous fera découvrir des trésors de la minéralogie en particulier des minéraux français. Situé dans la reconstitution d'une galerie de mine du XIXè siècle vous y retrouverez les conditions de travail des mineurs. es lettres fines, qui a un bon rendu sur de nombreux sites. Pour en savoir plus... Collections des Sciences de la Terre et de l'Univers... Constituées depuis le XIXè siècle, les collections des Sciences de la Terre et de l'Univers regroupent les minéraux, roches et fossiles. " Quant au Muséum, ce n'est point, comme beaucoup de personnes peuvent le croire, un recueil de curiosités sans autre but que d'amuser quelques oisifs. Il contient des collections d'un intérêt réel et d'une haute valeur scientifique. Ce qui donne surtout à un musée son importance, ce sont les collections typiques, c'est à dire celles qui ont servi de base à un écrit et qui contiennent les objets à l'appui des faits avancés par l'auteur. Ces collections sont à l'histoire naturelle ce que sont les archives pour l'histoire des peuples. Or, notre musée, grâce à son existence déjà plus que demi-séculaire, en possède un certain nombre." Louis Bureau, conservateur au Muséum de Nantes de 1882 à 1919 La collection de météorites et d'impactites, l'une des plus riches de France, illustre nos connaissances sur l'Univers. Un Conseil !!! Si vous allez au Puy du Fou, arrêtez-vous à Mortagne sur Sèvre pour visiter ce bijou où vous découvrirez les faces cachées du monde minéral. Et même, si vous n'allez pas au Puy du Fou... Allez quand même visiter ce splendide musée hautement pédagogique ! Voir le reportage vidéo EN ALSACE ... PLUS QU'UN MUSEE . . . LE PARC MINIER TELLURE A SAINTE MARIE AUX MINES Tellure Mine d'Argent HISTOIRE ET TRADITION TECHNIQUE ET INDUSTRIE SAINTE-MARIE-AUX-MINES Le Parc Touristique Tellure se veut d'offrir une vision contemporaine, ludique et interactive de l'épopée minière du filon d'argent dans la Vallée de Sainte-Marie-aux-Mines. Un parcours de 800 m² d'espaces muséographiques avec un cinéma panoramique et un théâtre optique avec des scènes reconstituées vous font revivre une journée ordinaire d'un mineur du 16è siècle. Votre plongée dans le passé se clôturera par une visite guidée de la mine d'argent St-Jean Engelsbourg. Casques et cirés fournis, prévoir pull chaud et chaussures de type fermées (type basket). Les Parisiens M N H M - PARIS DANS LES ALPES DANS LE MONDE... L'Unique et merveilleux Libanais . . . Voir mon reportage... Voir mon reportage... A LONDRES . . . Mon avis sur TripAdvisor : En tant que minéralogistes nous ne pouvons que nous émerveiller de la diversité des espèces minérales présentées. Je pense que plus de 80% des espèces connues y sont présentes parfois par de très nombreux échantillons dont des cristallisations rares. A voir absolument si vous êtes passionné de minéralogie ! Visité durant 5 heures un après-midi de Mars 2017. Pour mes archives, j'y ai fait des centaines de photos, à la volé à travers les vitrines, d'espèces rares et de cristallisations, malheureusement je n'ai pas pu tout photographier, toutes mes cartes mémoires étant pleines. A mon prochain passage à Londres, une ville que j'ai adorée, je ne manquerai pas d'y passer la journée. BIENTÔT les Américains et les autres . . .
- Chémeré | mineralogie.club | Y Lulzac - JJ Chevallier
Etain armoricain, le district minier de Chémeré. L'ETAIN ARMORICAIN Par Yves LULZAC, ancien géologue minier du BRGM Article paru dans Mines & Carrières N° 196 - octobre - 2012 (Hors série) avec l'aimable autorisation de l'auteur PROVINCE SUD ARMORICAINE Retour au sommaire DISTRICT DE CHEMERE Il est défini par une vingtaine d’indices alluvionnaires qui s’alignent, sur une distance d’environ 15 km suivant une direction armoricaine, de part et d’autre du bourg de Chémeré (Loire Atlantique). Les concentrations en " lit vif ", ne dépassant que rarement les 100 g/m³, n’ont pas justifié de recherches plus approfondies dans les alluvions sous-jacentes. La majorité des grains de cassitérite examinés sur ce district présente un façonnage de type marin excluant la proximité de tout gîte primaire. Cependant, dans le vallon situé en aval du village de la Cour des Landes, sur la commune de Saint-Hilaire-de-Chaléon, l’on trouve une forte proportion de cassitérite en grains anguleux et hétérogènes dont la source est sûrement très proche. On ne connaît pas la nature de cette dernière sinon qu’elle se situerait dans un contexte de granite gneissique semblable à celui de la zone de Quimperlé. Since 24-09-2021 Retour au sommaire
- Landerneau | mineralogie.club | Y Lulzac - JJ Chevallier
Etain armoricain, le district minier de Landerneau. L'ETAIN ARMORICAIN Par Yves LULZAC, ancien géologue minier du BRGM Article paru dans Mines & Carrières N° 196 - octobre - 2012 (Hors série) avec l'aimable autorisation de l'auteur PROVINCE NORD ARMORICAINE Retour au sommaire DISTRICT DE LANDERNEAU Il est défini par la moitié orientale du massif granitique mentionné précédemment, ainsi que par le contexte métamorphique qui s’étend sur 3 ou 4 km au-delà de son extrémité orientale. Ce granite est ici à gros grain ou porphyroïde et prend le nom de granite de Kersaint. L’originalité de ce district, comparé au précédent, réside dans la nature de ses gîtes primaires stannifères dominés ici par de courts filons quartzeux riches en arsenopyrite et cassitérite, ou bien des filons de pegmatite " dégénérée " à quartz, tourmaline et cassitérite peu abondante. Ces formations n’étant visibles qu’au hasard de quelques affleurements artificiels (carrières), il est impossible de les dénombrer ni d’évaluer leur extension réelle au sein du massif granitique. Les concentrations alluvionnaires qui en dérivent présentent souvent des teneurs de haut niveau mais, sur les six vallons explorés au moyen de sondages profonds, aucun ne semble avoir fait l’objet de travaux d’exploitation anciens. Ce qui contraste curieusement avec le district précédent. Si le potentiel stannifère des gîtes primaires demeure ici négligeable à l’heure actuelle, compte tenu de leur nombre apparemment restreint et de leur faible volume, celui des gîtes secondaires, bien que partagé sur une vingtaine de vallons, pourrait représenter un objectif exploitable d’au moins 140 tonnes de cassitérite (Y. Lulzac, 1988). Since 04-09-2021 Retour au sommaire
- Spectroscopie RAMAN | mineralogie.club-JJ Chevallier
Spectroscopie des mots souvent utilisé par les gemmologues ou les minéralogiste mais que se cache-t-il derrière ces mots ? SPECTROSCOPIE RAMAN SPECTROSCOPIE RAMAN SPECTROSCOPIE RAMAN SPECTROSCOPIE RAMAN Textes et illustrations JJ Chevallier Photo www.reddit.com Sir Chandrasekhra Venkata RÂMAN Prix Nobel de physique 1930 Chandrasekhara Venkata Râman voit le jour le 7 novembre 1888 à Tiruchirapalli, une métropole indienne nichée dans l’État du Tamil Nadu. Originaire d’une famille brahmane, il est le fils de Chandrasekhara Iyer, qui après avoir réussi son examen de fin d’études secondaires à Kumbakonam en 1881, obtint un diplôme universitaire en physique quatre ans plus tard. Par la suite, il devint professeur de sciences au collège A.V. Narasimha à Visakhapatnam. Bien que le jeune Râman soit d’une constitution fragile et d’apparence frêle, il possède un intellect remarquable. Il se distingue d’ailleurs en remportant tous les prix au College où son père enseigne. Il manifeste très tôt un intérêt prononcé pour les sciences physiques, qui se confirme lorsqu’il intègre le prestigieux et très sélectif « Presidency College » de l’ancienne Madras (actuellement Chennai). Râman décroche son « Bachelor of Arts » à l’âge de 16 ans en 1904, devenant ainsi le plus jeune et le major de sa promotion. Ses enseignants, pour la plupart européens, sont émerveillés par ses capacités intellectuelles exceptionnelles et l’encouragent à continuer ses études en Angleterre. Cependant, sa santé fragile s’avère incompatible avec le climat anglais, et il est contraint de rester en Inde. Ses professeurs le dispensent d’assister aux cours magistraux et l’encouragent plutôt à se former directement dans les livres, à son rythme, en quasi-autodidacte. Il étudie les mathématiques, la physique théorique et expérimentale, quatre langues, l’histoire grecque et romaine, et la finance. Trois livres ne quittent plus son chevet et charpentent sa vision du monde. Il y a tout d’abord The Light of Asia, une adaptation du Sûtra décrivant la vie du Bouddha ShƗkyamuni selon la tradition MahƗyƗna. Il y a ensuite Les éléments d’Euclide, qu’il prend comme une initiation au grand mystère de la nature. Mais surtout, il y a Die Lehre von den Tonempfindungen, un traité sur le son, de Hermann von Helmholtz. Ses premiers travaux, qu’il mène sur l’étude de la diffraction de la lumière par une ouverture asymétrique, sont publiés par le Philosophical Magazine de Londres, en 1906. En janvier 1907, Râman décroche son Master of Arts avec les honneurs. Ses problèmes de santé lui ferme les portes du très sélectif Indian Civil Service (ICS, l’organe le plus prestigieux du gouvernement). Il se rabat, sur la finance. En poste à Calcutta, Râman il intègre « l’Indian Association for the Cultivation of Science », qui a été fondée en 1876 par Mahendralal Sarkar [1833-1904] sur le modèle de la « Royal Institution of Great Britain ». En l’espace de dix ans, il s’est forgé une réputation solide de physicien, tant en Inde qu’en Europe. Plusieurs étudiants se placent spontanément sous sa férule. Ses travaux finissent par attirer l’attention du chancelier de l’ »University of Calcutta », qui lui propose le poste de professeur de physique. Il y entame à 30 ans une carrière académique. Son élection rapide au rang de « Fellow » de la Royal Society de Londres, en 1924, le confortera dans son choix. En 1921 il se rend en Angleterre, où il est invité à une conférence à Oxford, il doit y représenter « l’University of Calcutta ». A son retour en Inde, il fait des recherches sur la diffusion moléculaire optique, dont la plupart avortent ou se heurtent à des phénomènes inexpliqués. En 1927, lorsqu’Arthur Holly Compton obtient le prix Nobel pour sa découverte de la diffusion inélastique des photons X par la matière, que Râman fait enfin le lien : la clef de ses propres expériences ne serait-elle pas l’analogue optique de l’effet Compton ? Avec son collègue K.S. Krishnan, il reprend l’intégralité de ses expériences avec cette nouvelle grille de lecture. Leurs travaux aboutissent le 28 février 1928 à la découverte de l’effet Râman. Sir CV Raman avec le spectrographe à quartz qu’il a utilisé pour mesurer les longueurs d’onde du rayonnement diffusé, connu sous le nom d’effet Raman. (© www.actrec.gov.in ) Les distinction les plus hautes reçues, par CV Raman. Bharat Ratna - Chevalier de l'Empire Britannique - Prix Nobel Râman est fait chevalier de l’Empire britannique en 1929, et, en 1930, il devient le premier Asiatique et le premier Indien à recevoir le prix Nobel de physique. En 1933, il est nommé directeur de « l’Indian Institute of Science », qui a été fondé en 1909 à Bangalore pour mener des recherches originales et promouvoir la formation en science et en ingénierie. Il est le premier non-Britannique à occuper ce poste. En 1947, il devient le premier « National Professor » d’une Inde récemment devenue indépendante. En 1948, il quitte son poste à l’« Indian Institute of Science » pour établir l’année suivante, à Bangalore, dans l’État du Karnataka, le « Râman Research Institute », qu’il dirigera jusqu’à sa mort. Il est important de souligner que, si l’histoire associe le phénomène de diffusion inélastique des photons au savant indien Râman, cette découverte a été faite indépendamment, et presque simultanément, par deux scientifiques soviétiques, Grigory Landsberg et Leonid Mandelstam. Raman recevra de nombreux honneurs, dont le Bharat Ratna (la décoration civile la plus prestigieuse en Inde) en 1954 et le Prix Lénine pour la paix en 1957. Il est convaincu que chaque expérience, aussi simple soit-elle, peut donner lieu à des découvertes scientifiques majeures. Il est incroyablement dynamique, servant de moteur pour l’Académie des sciences indiennes et le Râman Research Institute. Toujours plein d’humour, merveilleux pédagogue, il sait susciter l’engouement de ses disciples. En 1970 à l’aube de ses 82, il s’éteint le 21 novembre. Photo www.reddit.com Un rappel de physique sur la lumière c'est ici. SPECTRSCOPI ET MICROSCOPIES RAMAN Définition : La spectroscopie Raman et la microspectroscopie Raman sont une méthode d'analyse chimique, non destructive, utilisée pour identifier la structure des molécules d'un matériau. Cette méthode repose sur l’étude de la composition moléculaire et de la structure extérieure du matériau, en exploitant le principe physique selon lequel un milieu modifie légèrement la fréquence de la lumière qui y circule. Le phénomène de diffusion Raman se manifeste par une modification interne des propriétés électroniques sous l’influence des vibrations du réseau cristallin ou de la molécule. Il s'agit d’un processus de conversion entre photons et phonons médié par les électrons. Ce phénomène ne peut se produire que si la polarisabilité de la molécule varie. Ces règles de sélection déterminent quelles transitions sont possibles. La diffusion de la lumière : Lorsqu’un matériau diffuse une lumière monochromatique[*] , il en résulte l’un des deux scénarios suivants : La diffusion élastique , également appelée diffusion de Rayleigh, se produit lorsque la lumière diffusée a la même énergie que la lumière qui a initialement frappé l'échantillon. Cela signifie que la lumière diffusée de manière élastique aura la même fréquence, la même longueur d'onde et une couleur similaire au rayonnement original. Le phénomène de diffusion inélastique, également connu sous le nom de diffusion Raman, se produit lorsque l’énergie de la lumière diffusée est différente de celle de la lumière incidente. En conséquence, la lumière diffusée de manière inélastique présentera une fréquence, une longueur d'onde et une couleur différente de celles du faisceau lumineux initial. * la lumière monochromatique est constituée de photons ayant tous la même longueur d’onde (laser) . Pour quelle raison la lumière diffuse est-elle si utile pour la spectroscopie ? Pourquoi a-t-elle une énergie différente après avoir interagi avec un échantillon ? Le phénomène des liaisons atomiques dans une molécule est comparable à celui de ressorts qui vibrent continuellement dans des directions opposées. Ces mouvements moléculaires, appelés « vibrations », ont lieu à des fréquences précises, caractéristiques de chaque molécule et du type de liaison. Un exemple courant et simple d'un tel ressort est l'oxygène moléculaire (O2 ) ou l'azote (N2 ) . Visualisez chaque molécule comme la jonction de deux billes rigides maintenues ensemble par un élastique à une tension donnée, ce qui détermine sa fréquence de résonance. Nous abordons souvent la notion de fréquence vibratoire des molécules en évoquant le nombre de vibrations par unité de temps. Ces unités sont exprimées en centimètres réciproques (cm -1). Par exemple, l'oxygène gazeux présent dans notre atmosphère possède une fréquence vibratoire d’environ 1550 cm -1, celle de l'azote gazeux dans l'atmosphère est d’environ 2330 cm -1. Les molécules plus massives, comptant plusieurs liaisons chimiques, présenteront un grand nombre de vibrations moléculaires distinctes vibrant à des fréquences variées. Lorsque la lumière incidente possède la même fréquence de vibration que la molécule, elle peut être absorbée, ce qui entraîne une amplification de l’amplitude de la vibration. Comme les diverses liaisons au sein des molécules oscillent à des vitesses distinctes, elles sont en mesure d’absorber spécifiquement certaines longueurs d’onde lumineuses, provoquant l’excitation correspondante à leurs propres vibrations. Qu’est-ce qui relie les vibrations moléculaires à la spectroscopie Raman et à la diffusion inélastique de la lumière ? En fait, lorsqu’une molécule est frappée par un rayonnement, elle peut absorber une part de celui-ci pour stimuler une vibration interne. Si cela se produit, la lumière diffusée par la molécule présentera une fréquence et une couleeur différentes, puisqu’une partie de l’énergie du faisceau initial a été absorbée par la molécule. Ce phénomène est l’« effet Raman ». Comme son nom l'indique, c'est ce type de diffusion qui donne son nom à la spectroscopie Raman . En résumé : L’effet Raman est observé quand une lumière monochromatique[*] interagit avec un échantillon. On utilise un laser, les photons qui arrivent sur un matériau interagissent entre quatre phénomènes : Une partie est réfléchie ; Une autre pénètre dans le matériau ; Une partie est diffusée selon deux cas ; Une grande partie des photons diffusés ne changent pas de longueur d’onde, ils gardent la même énergie. Dans cette situation, il n’y a pas d’échange d’énergie entre les photons et les atomes du milieu. On parle de diffusion élastique ou diffusion de Rayleigh. Le dernier phénomène soit 1/1 000 000 des photons, est diffusée avec une longueur d’onde différente. Ces photons interagissent avec les électrons des atomes du matériau, entraînant un transfert d’énergie. Ce phénomène est connu sous le nom d’effet Raman. Il est également appelé diffusion inélastique. RAYONNEMENT INELASTIQUE DIFFUSION RAMAN La diffusion Raman est la diffusion inélastique d'un photon par le matériau. Cette interaction non élastique signifie qu'il y a un transfert d'énergie entre le photon initial et les atomes du matériau. Ce processus peut se manifester sous forme d'excitation des vibrations moléculaires, ou, dans un état solide, par la génération ou l'annihilation d'un phonon[*] optique. Par conséquent, la lumière diffusée possède une longueur d'onde différente de celle de la lumière incidente. On distingue deux cas de figure. Décalage Stokes : la lumière est décalée vers le rouge (longueur d'onde plus grande, énergie plus faible) lors de l'excitation vibrationnelle ou de la création d'un phonon . Décalage anti-Stokes : la lumière est décalée vers le bleu (plus courte longueur d'onde, plus grande énergie) avec la désexcitation vibrationnelle ou l'absorption d'un phonon. Le mot « Stokes évoque le physicien britannique qui a démontré en 1852 que la fluorescence implique un décalage vers le rouge. Si aucune énergie ne se transfère entre la molécule et le photon incident, la diffusion sera élastique, et la longueur d'onde du photon diffusé restera inchangée. Ce phénomène est connu sous le nom de diffusion de Rayleigh. * un phonon correspond à une excitation collective dans un arrangement périodique d'atomes constituant une structure cristalline ou amorphe. La déformation est élastique. L'onde qui se propage peut être assimilée à une quasi-particule. Le décalage en longueur d’onde varie selon le matériau considéré, étant propre à chaque substance. Il n’est pas influencé par la longueur d’onde d’excitation, ce qui permet d’analyser la composition chimique d'un échantillon en observant comment celui-ci diffuse la lumière. LE SPECTROSCOPE RAMAN LE SPECTRE RAMAN "Le graphique montre le spectre Raman (ou empreinte Raman) d’un zircon. A l’origine des axes, nous trouvons la valeur zéro correspondant à la longueur d’onde de la source. L’axe des X représente la différence entre les fréquences des photons incidents (laser) et diffusés en cm-1, ce que l’on appelle le décalage Raman. Sur l’axe des Y, nous pouvons trouver l’intensité du signal exprimée dans une unité arbitraire (comptes). Il est bon de se rappeler que la VRAIE information EST le décalage. L’intensité du signal dépend en fait de l’orientation cristallographique de l’échantillon : sa rotation par rapport au faisceau incident entraînera une intensité de pic différente, dont les positions sur l’axe des Y resteront cependant constante." Conny Forsberg FGA, Swedish Gem LAB LE MOCROSCOPE RAMAN La spectroscopie Raman est adaptable au microscope. Grâce à un système sophistiqué de diaphragme à iris synchronisé, le faisceau laser et l’image visible dans les oculaires convergent vers un seul plan spatial, grâce à l’objectif. En tournant la molette de mise au point du microscope, on déplace simultanément le point focal visuel et le point d’impact du laser à l’intérieur de l’échantillon. Le rayonnement Raman, généré par le minéral, rebondit sur son propre chemin optique avant d’être dirigé vers le spectromètre. La résolution spatiale de ces dispositifs est de l’ordre de 3 μm. L’unique but de la source lumineuse consiste à illuminer l’échantillon. UN EXEMPLE DE L'UTILISATION DU RAMAN POUR IDENTIFIER UNE ESPECE MINERALE Une excellente démonstration avec un Raman portable. La spectroscopie Raman, une méthode d'analyse minéralogique non destructive pouvant être mise en œuvre in situ I Pierre Thomas Laboratoire de Géologie de Lyon / ENS de Lyon Gilles Montagnac Laboratoire de Géologie de Lyon / ENS de Lyon Publié par Olivier Dequincey Résumé Exemple de la détermination de Staurotide sur des plaques de pierres polies revêtant les façades de la Maison des Avocats, Lyon 3e, Rhône. SPECTRO RAMAN IN SITU OUVRIR
- Mineralogie.club|Formation des minéraux magmatiques|JJ Chevallier
Les remontées magmatiques se refroidissent extrêmement lentement en profondeur, donnant naissance aux roches ignées (roches issues du magma). Elles sont constituées de minéraux silicatés. 2020 Refonte totale de la page FORMATION DES MINÉRAUX Page 2 origines magmatiques Partager Les remontées magmatiques se refroidissent extrêmement lentement en profondeur, donnant naissance aux roches ignées (roches issues du magma). Elles sont constituées de minéraux silicatés. Leur cristallisation donne naissance à des roches grenues comme le granite. Quand le magma atteint la fin de sa cristallisation, il y a des composés volatils résiduels qui se condensent sous forme de liquides silicatés contenant des éléments chimiques plus rares tels le fluor, le lithium, le bore ou le phosphore. Ces composés vont se refroidir lentement en marge de la roche magmatique et vont former les pegmatites sous forme de filons ou des lentilles. Dans ces pegmatites, on trouvera de belles cristallisations de grande taille parfois métriques. SOMMAIRE Page 1 : Généralités Page 2 : Origines magmatiques Page 3 : Origines métamorphiques Page 4 : Origines sédimentaires Page 5 : Évaporites Dans le processus magmatique les minéraux sont générés par le magma mantellique supérieur en fusion, entre 700 et 1 300°C, ce magma est abondant en composés volatiles, c’est là que naissent les silicates qui sont la base des minéraux magmatiques. A une période du refroidissement, il y a une différenciation du magma qui s’opère les éléments lourds restent dans les profondeurs en raison de leur densité alors que les légers sont plus vers le dessus. C’est un tri du magma qui s’opère. Le fer et le magnésium précipitent ce qui fait qu’il reste en surface Si, Na et K. Dans le magma la densité est de 2,9. La densité des péridots est de 3,3, ces péridots vont donc précipiter et former des cumulas. C’est ainsi que se forment des roches au compositions minérales très différentes. Les ultra basiques seront riches en Fe et Mg, les péridotites et les picrites alors que les roches acides, les granites et rhyolithes seront riches en Si et enrichies de Na et K. En fonction des éléments chimiques présents on a des compositions différentes qui cristallisent à des températures elles aussi différentes. De plus la composition du magma liquide change puisque certaines quantités d’éléments ont participé à la formation de minéraux cristallisés. Il y a donc un ordre de cristallisation. Voir le diagramme de Bowen. Comme on peut le voir sur le diagramme de Bowen, on distingue deux séries : Série discontinue (réactionnelle) des Fe/Mg (ferromagnésiens). Liquide à olivine + liquide à pyroxène + liquide à amphibole + liquide à mica noir (après les micas, on pourra avoir du quartz. Mais on n’aura jamais de quartz avec l’olivine. Série réactionnelle continue des plagioclases : la température diminue alors que la concentration en SiO2 augmente. Les plagioclases forment une suite continue ; ils auront des structures différentes mais très proches. Les deux séries fonctionnent en même temps. Les minéraux perdus d’un côté seront repris de l’autre. Dans le magma basaltique, la solidification commence par la bytownite qui précipite tout comme l’olivine. Dans ce qui reste (magma andésitique), il y a formation d’andésine et de pyroxène. Si on continue, on arrive à de la silice pure (solution hypo thermale). Au stade ultime de la solidification, dans la masse magmatique ou en périphérie se forment les pegmatites que l’on trouve sous diverses formes, de veines, de lentilles, de massifs. C’est là que l’on trouve les feldspaths, quartz, micas en énormes quantités et plus rarement des minéraux en concentration tels que cassitérites, zircon, grenats, béryls, corindons, monazites ou encore de lithinifères comme le lithium. En se refroidissant lentement le magma se solidifie mais des vacuoles se forment où circulent des composés fluides qui tapisseront les parois des cavités en se refroidissant et se solidifiant à leur tour. Voir la formation des agates. Formation des Agates Lire la vidéo Facebook Twitter Pinterest Tumblr Copiez le lien Lien copié A l’intérieur du magma il se forme des poches de gaz qui sont des cavités de taille et de forme extrêmement variables. Après refroidissement de ces cavités, géodes, de l’eau saturée d’éléments chimiques en solution va circuler en déposant sur les parois des cristallisations de minéraux. LES FILONS HYDROTHERMAUX Après la formation des pegmatites, il y a encore beaucoup de liquide contenant encore des éléments chimiques. Elles sont sous forme de solutions hydrothermales aqueuses extrêmement chaudes qui sous très forte pression vont s’infiltrer dans les fissures de la roche encaissante en y déposant, en couches successives, des minéraux que l’on désigne sous le nom de minéraux des filons hydrothermaux. Les filons hydrothermaux de haute température La remontée d’intrusions de magma provoque une très forte chaleur favorisant la circulation des fluides. La T° d’environ 400°C va provoquer l’épanchement de l’eau contenue dans la roche, en dissolvant des minéraux qu’elle va entrainer avec elle. Les silicates qui sont très abondants dans les socles cristallins seront les minéraux les plus importants. Mais selon les conditions de pression température, il y aura beaucoup d’autres éléments qui seront dissous. La différence de densité entre fluide et roche fait remonter l’eau chargée d’éléments en solution vers la surface à l’intérieur des failles. A mesure que les fluides remontent leur T° diminue et il y a un phénomène de cristallisation sur les parois des fissures. Les éléments s’associent en molécules organisées selon les lois de la cristallographie, pour former des minéraux dont le principal dans notre exemple sera le quartz, mais d’autres minéraux lui seront associés. Source chaude à Yellowstone Lire la vidéo Formation des Agates Lire la vidéo Facebook Twitter Pinterest Tumblr Copiez le lien Lien copié Connexion Les filons hydrothermaux de basse température 4 vues d'un filon hydrothermal, Mine de cuivre de Ste Marie, Beesbee, Arizona. Photo JJ Chevallier ORIGINE VOLCANIQUE PNEUMATOLYTIQUE par SUBLIMATION DE VAPEURS VOLCANIQUES Adranosite Iles Eoliennes Photo M. Russo - INGV Héphaïstosite Iles Eoliennes Photo M. Russo - INGV Le magma qui remonte vers la surface à très grande vitesse dans les volcans se dégaze en provoquant des explosions. Une fois dégazé il se répand lentement sous forme de coulées de lave qui se solidifient en roches volcaniques, le plus souvent les basaltes. Dans ces roches, les minéraux sont le plus souvent mal cristallisés et presque invisibles à l’œil nu, microlithes. Certaines roches apparaissent complètement homogènes car elles ne sont composées que de verre (elles sont dites vitreuses), telle l'obsidienne. Selon leur teneur en silice donc selon l’acidité, les roches effusives seront de nature différente. Les plus connues en ordre d’acidité décroissante : • rhyolite (environ 70% de quartz), • trachyte, • andésite ( 0% de quartz), • basalte ( 0% de quartz). Blocs d'Obsidienne, minéral volcanique. Les fissures des volcans [voir fumeroles et solfatare] laissent échapper de grandes quantités de gaz sulfureux qui cristallisent par sublimation au contact de l’air plus froid. Le plus connu de ces minéraux est le soufre, mais il en existe d’autres telles l’héphaïstosite, l’adranosite. Ce sont des minéraux fragiles et solubles. On est dans le cas où un socle présentant des failles et des diaclases (fissures étroites dans la roche sans déplacement ni remplissage) est recouvert par une lagune saline (mer peu parfonde appelée Sebka) où se déposent des sédiments calcaires CaCO3. L’eau salée s’infiltre dans le socle à travers les failles et diaclases jusqu’à être réchauffée. Elle se charge alors d’éléments solubles à basse température aux environs de 130 à 200°C, les principaux éléments étant Si (silicium) décomposition du quartz, Ba (baryum), F (fluor), K (potassium) décomposition des micas et feldspaths, etc. Le phénomène de pompage hydrostatique fait remonter la solution vers la surface à travers les failles y déposant des minéraux qui cristallisent au fur et à mesure du refroidissement, fluorite, barytine, quartz, sulfures de fer et de cuivre, sulfures de plomb. Exemple Sources. Planète Terre, Pierre André Bourque : http://www2.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/intro.pt/planete_terre.html Cours de géologie : http://coursgeologie.com/18-la-differenciation-magmatique.html Géowiki : http://www.geowiki.fr/index.php?title=Formation_et_gisement_des_min%C3%A9raux Navigation formation des minéraux Généralités Origine métamorphique Origine sédimentaire Évaporites Since 01-06-2021
- Géochimie|géologie|Jean Jacques Chevallier|mineralogie.club
La géochimie applique les outils et concepts de la chimie à l'étude de la Terre et plus généralement des planètes. Les différents classements des éléments chimiques. LA GEOCHIMIE Par JJ Chevallier sur un canevas de textes de différentes origines : Wikipédia , Dr Chabou Moulley Charaf Université Ferhat Abbas, Magali Sautier EMSE Mines St Etienne, David Weir, R.D. Shanon, University of Colorado, Université d'Ottawa. Mikhaïl Vassilievitch Lomonossov, 1711-1765. La géochimie applique les outils et concepts de la chimie à l'étude de la Terre et plus généralement des planètes. Des échantillons protoplanétaires sont accessibles à l'investigation c'est l'étude des météorites où la présence des éléments chimiques sont déterminés par des méthodes indirectes, ce qui permet à cette science d'étudier l'abondance relative et absolue de ces éléments, leur distribution et leurs migrations lors de la différenciation planétaire. Ces études permettent in fine de chercher des lois générales du comportement de la matière à l'échelle planétaire, ce qui lie cette discipline à la cosmochimie dans la mesure où elle s'intéresse aux processus de formation planétaires et intraplanétaires. En ce qui concerne la Terre, cette discipline a pour objectif la connaissance des cycles par lesquels la plupart des éléments chimiques sont conduits alternativement en surface et en profondeur au sein de la planète. S'agissant du sédiment, la géochimie étudie les phénomènes chimiques qui se déroulent de l'interface eau-sédiment à la profondeur du sédiment lui-même. UN PEU D'HISTOIRE . . . C'est Mikhaïl Vassilievitch Lomonossov "Михаи́л Васи́льевич Ломоно́сов", 1711-1765, un chimiste et physicien russe qui est le père de cette science, il étudiait les gisements de minerais au XVIIe siècle. Quelques années plus tard, d'autres chimistes, physiciens et minéralogistes, Martin Heinrich Klaproth, 1743-1817, chimiste, minéralogiste et apothicaire, allemand, Antoine Laurent de Lavoisier,1743-1794, chimiste français père de la chimie moderne, Claude-Louis Berthollet, 1748-1822, chimiste français ou Antoine François de Fourcroy,1755-1809, chimiste français député à la Convention Nationale, fondent les bases de la chimie minérale, la géochimie une des nombreuses disciplines de la géologie. Le mot a été utilisé la première fois au XIXe siècle,1838, par Christian Friedrich Schönbein, né le 18 octobre 1799 à Metzingen, Duché de Wurtemberg et mort le 29 août 1868 à Sauersberg, près de Baden-Baden, au pays de Bade qui était un chimiste allemand, naturalisé suisse dans le canton de Bâle-Ville. Ses recherches approfondies ont contribué à une meilleure compréhension du rôle joué par l’oxygène, plus précisément la molécule d’ozone, ainsi que des processus liés à sa réactivité. Il avait le premier mis en exergue l’utilité de l’étude des propriétés chimiques des constituants de notre planète. Cette science est donc relativement récente. C’est en 1908 que la géochimie moderne prend son essor avec la publication de « The data of Geochemistry » de Frank Wigglesworth Clarke (1847-1931), minéralogiste et chimiste américain, un ouvrage de plus de 750 pages. ( 2e édition 1911, - téléchargeable en anglais ICI). En 1924 et 1926 paraissent deux ouvrages russes suite aux travaux de recherche de Vladimir Ivanovich Vernadsky (1863-1945) et Aleksandr Evgenievich Fersman (1883-1945), le premier "Геохимия" (Geokhimiya) Géochimie et le second "Биосфера" (Biosfera) Biosphère. De 1934 à 1939, Fresman publie 4 volumes. L’ensemble des travaux rédigés russes n’auront pas une forte audience internationale. C’est le chimiste norvégien Victor Moritz Goldschmidt, né le 27 janvier 1888 à Zurich, mort le 20 mars 1947 à Oslo, que l’on considère comme le père de la géochimie moderne avec Vernadsky et Willesworth. Ses travaux lui permettent d’établir une classification géochimique des éléments, classification de Goldschmidt. Les premiers pas de la géochimie telle qu'on la connaît sont rattachés à une série de publications de Goldschmidt en 1926, sous le titre Lois de répartition géochimique des éléments ( Geochemische Verteilungsgesetze der Elemente ). La géochimie est alors la science décrivant la distribution des éléments chimiques dans la nature. Cette approche a non seulement profondément dynamisé la minéralogie, mais également l'ensemble de la chimie théorique et de la cristallographie. Les travaux de Goldschmidt sur l'atome et le rayon ionique ont eu un fort impact sur cette dernière discipline ; de là ont émergé les notions de liaison covalente, ionique, et de rayon de Van der Waals. Goldschmidt s'est toujours montré très intéressé par les applications techniques de ses travaux scientifiques. Ainsi lui doit-on l'usage de l'olivine dans l'industrie. Le Glossary of Geology and Related Sciences, publié en 1960, définit la géochimie comme « la science qui traite de l'abondance absolue et relative des éléments et des isotopes sur la Terre entière, qui traite également de leur distribution et de leurs migrations, en vue d'aboutir à des lois générales du comportement de la matière à l'échelle planétaire ». Mais c’est à partir des années 1950, avec le développement de nouvelles techniques d’analyse, permettant notamment de mesurer des concentrations élémentaires ou des rapports isotopiques, que cette science a pris son essor. Aujourd'hui, la géochimie est la source de multiples découvertes et avancées de premier ordre, comme la datation d'objets géologiques. Vous pouvez télécharger ici un PDF à propos de : Contribution de la naissance de la chimie minérale au développement de la minéralogie et de la pétrographie à la fin du XVIIIe siècle. par Jean LAFAILLE COMITÉ FRANÇAIS D'HISTOIRE DE LA GÉOLOGIE (COFRHIGEO) (séance du 7 décembre 1978) P D F CLIC LES CLASSIFICATIONS GEOCHIMIQUES DES ÉLÉMENTS La classification géochimique des éléments, aussi appelée classification Goldschmidt résulte des travaux, dans les années 1920, du chimiste Victor Goldschmidt, elle a été publiée en 1954, elle est fondée sur les proportions des éléments chimiques de la Terre. Elle met en évidence une relation simple entre la répartition des grandes familles de ces éléments chimiques et la structure interne de la Terre. Elle explique notamment la proportion des terres rares[1] dans les différentes phases minéralogiques lors de la cristallogenèse à partir d'un magma. C’est la comparaison des analyses de la composition élémentaire des phases minéralogiques, des météorites et des produits de fusion des minerais sulfurés, qui a orienté Goldschmidt à différencier quatre classes d'éléments selon leur activité géochimique en fonction de leurs propriétés ioniques (rayon atomique et ionique, valence, électronégativité, potentiel d'ionisation, propriétés qui sont liés à leur position dans le tableau périodique des éléments de Mendeleïev) et de leurs positions réciproques dans les structures cristallines[2] : lithophiles (pour Goldschmidt ce mot précisait l’affinité pour les silicates, puisque le grec λιθος lithos « roche » s’applique essentiellement aux silicates et aluminosilicates), minéraux ayant une relation prépondérante avec l'oxygène et se retrouvent donc parmi les aluminates et les silicates. Les terres rares qui appartiennent aux éléments lithophiles, sont des éléments incompatibles, ils se concentrent dans les liquides silicatés résiduels après cristallisation fractionnée d'un magma ; chalcophiles, qui ont une relation remarquable avec le soufre, pour Goldschmidt, chalcophile signifiait « qui a de l'affinité pour le soufre », remarquons toute fois que χαλκος signifie cuivre en grec ancien ; sidérophiles, qui ont une relation remarquable avec le fer — c'est le sens exact du grec ancien σιδηροφιλος ; atmophiles, qui ont une prépondérance pour les phases fluides — ἀτμος signifie vapeur en grec ancien. Cette classification n'est pas standardisée, et d’autres études répartiront les éléments différemment. Un élément situé à la limite de deux classes peut avoir, selon les cas, un comportement le reliant tantôt à l'une ou l'autre, de ce fait : le fer est curieusement par nature à la fois chalcophile, lithophile et sidérophile, ce qui explique son abondance dans la croûte terrestre. le phosphore est habituellement vu comme lithophile, mais est sidérophile en l'absence d'oxygène. le carbone est habituellement considéré comme atmophile car ses formes solides (charbon, carbonates) sont issues du dioxyde de carbone atmosphérique, il est sidérophile en l'absence d'oxygène. le germanium et l'étain, principalement chalcophiles, ont également des apparences sidérophiles ou même lithophiles. L'état d'oxydation peut faire varier la situation d'un élément, comme le chrome : Cr3+ qui est chalcophile, mais Cr6+ lui est lithophile[3]. STRUCTURES INTERNES DE LA TERRE La distinction de classes est liée au modèle de la différenciation géochimique de la planète en un noyau dense formé d'alliages de fer et nickel, entouré d'une enveloppe de sulfure dans la mésosphère, puis de la couche silicate (manteau supérieur et lithosphère), de l'hydrosphère et de l'atmosphère[5] : · les atmophiles (H, C, N, O, F, gaz nobles), qui ont une affinité prédominante avec les phases fluides, se localisent principalement dans l'atmosphère et l'hydrosphère ; · les lithophiles (Si, Al, Na, Fe, Ca, Mg, etc.), à forte affinité avec l'oxygène dans la lithosphère et le manteau supérieur ; · les chalcophiles (S, Cu, Zn, Ag), fréquemment associés au soufre dans le manteau inférieur (hypothèse désormais invalidée) ; · les sidérophiles (Fe, Ni, Au), préférentiellement associés au fer dans le noyau terrestre. Cette répartition dans les trois principales couches terrestres correspond à la croûte SIAL (silicium et aluminium), au manteau SIMA (silicium et magnésium) et au noyau NIFE (nickel et fer), modèle des enveloppes proposées par le géologue Eduard Suess en 1909[6] et encore utilisé par les géophysiciens de l'avant-guerre[7]. Les géochimistes actuels ont amendé, affiné et complété cette vision des quatre grandes familles géochimiques dans les principaux réservoirs terrestres, mais cette classification de Goldschmidt reste utile pour appréhender la géodynamique chimique interne globale[8]. Les différentes classifications utilisées en géochimie. Fondée sur l'électronégativité des éléments. Elle est basée sur le partitionnement des éléments dans les météorites. On distingue : Les éléments chalcophiles : affinité avec le soufre, As, Cu, Zn, Cd, Pb ... Les éléments sidérophiles : affinité avec le fer métallique, Ni, Cr, Co, Pt ... Les éléments lithophiles : affinité avec les silicates, éléments alcalins, alcalino-terreux, Na, K, Ca .... Les éléments atmophiles : les éléments gazeux non combinés, H, N, C et gaz rares. Les éléments sidérophiles sont concentrés dans le noyau terrestre alors que les éléments atmophiles se trouvent principalement dans l'atmosphère terrestre. Notons que certains éléments peuvent appartenir à deux ou trois classes, selon leur charge. Exemple : le fer peut être lithophile, chalcophile et sidérophile. Fondée sur l'abondance des éléments dans les minéraux et roches Selon leur abondance en éléments chimiques dans les minéraux et roches. On distingue : Les éléments majeurs : principaux éléments chimiques qui constituent les roches et minéraux, exprimés en oxydes,SiO2, TiO2, Al2O3, FeO, MgO, MnO, CaO, Na2O, K2O et P2O5. Leur teneur dans les minéraux et roches est supérieure à 1 %. Les éléments mineurs : éléments dont la teneur dans les roches est située entre 0,1 et 1 %, TiO2, MnO, K2O et P2O5. Ils sont parfois être majeurs dans certains types de roches ou mineurs dans d'autres. Exemple : K2O est majeur dans les granites et mineurs et même traces dans les basaltes. Les éléments traces : éléments dont la teneur est inférieure à 0,1 %. On les exprime en ppm (partie par million). ABONDANCE DANS LA CROÛTE TERRESTRE La classification géochimique des éléments est intimement liée à leur abondance dans la croûte terrestre en comparaison avec leur abondance dans le système solaire : La croûte terrestre est plus riche en lithophiles comparée au système solaire, car ils forment des oxydes solides peu denses qui se sont concentrés dans les couches superficielles de la Terre pendant l'accrétion initiale de la Terre Elle est pauvre en éléments sidérophiles et atmophiles, les sidérophiles ayant une densité élevée ont été entraînés jusqu'au noyau avec le fer, et les atmophiles sont trop volatils pour avoir été incorporés dans la masse terrestre durant l'accrétion Elle est aussi appauvrie en éléments chalcophiles, plus denses que les oxydes formés par les lithophiles. Abondance relative comparée des éléments exprimée en log10 normalisée sur le silicium [4] Premier tableau classement sur les chiffres comparatifs (2 avant-dernières colonnes). Second tableau classement sur le n° atomique comparatifs (première colonne). Classification des éléments traces. Selon leur position dans le tableau périodique. Une classification très importante en géochimie, en effet les éléments qui ont des similarités dans leurs caractéristiques chimiques présentent des similarités dans leur comportement géochimique. On distingue : gaz rares : Ne, Ar, Kr et Xe. lanthanides ou Terres rares (REE, rare earth elements) : les éléments du numéro atomique 57 au numéro 71. La, Ce, Pr, Nd, (Pm), Sm, Eu, Gd, Tb, Dy, Ho, Er, Tm, Yb, Lu. groupe du platine : Ru, Rh, Pd, Os, Ir, et Pt (parfois Au). métaux de transition : éléments 21 à 30, de Sc à Zn. Selon leur comportement lors de la fusion partielle. Durant la fusion partielle, certains éléments en traces se concentrent dans la phase liquide et d'autres dans la phase solide. ceux qui se concentrent en phase liquide sont appelés incompatibles. Les degré d'incompatibilité d'un éléments dans une phase minérale est exprimé par le coefficient de partition ou de partage minéral-liquide noté K ou P[7] Cs : concentration de l'élément dans la phase solide. Cl : concentration de l'élément dans la phase liquide. ceux qui se concentrent en phase solide sont dits : éléments compatibles. Si K < 1 = incompatible. Les éléments fortement incompatibles sont des hygromagmaphiles car ils se concentrent dans le magma liquide. On ne les rencontre jamais dans les cristaux pour deux raisons leur charge et leur taille. Les éléments dont Kd > 1 sont compatible. Ils sont facilement incorporés dans le solide. Exemple : le nickel est incorporé dans les minéraux ferro-magnésiens comme l'olivine. On dit qu'il est compatible avec la structure de l'olivine. Selon leur charge et leur rayon ionique. Lors les transformations géochimiques, les éléments ayant un faible rayon ionique et une forte charge ont un comportement différent des éléments à fort rayon ionique et faible charge. Les éléments à forte charge et à faible rayon ionique sont appelés : HFSE (high field strenght elements) : En chimie et géochimie, HFSE est le sigle anglais pour désigner les éléments dont les ions ont un petit rayon et une charge élévé (High Field Strength Elements)1. La définition varie suivant les domaines : En chimie, les HFSE regroupent tous les ions trivalents et tétravalents, y compris les terres rares, les platinoïdes, l'uranium et le thorium. En géochimie, les HFSE regroupent : Hf, Zr, Ti, Nb et Ta. Ils permettent de distinguer dans les roches magmatiques celles associées à des plaques convergentes (appauvries en HFSE) des roches associées à des plaques divergentes (enrichies en HFSE). Ces éléments sont immobiles durant l'altération des roches. Ils sont incompatibles. Les éléments à fort rayon ionique et à faible charge sont appelés : LILE (large ion lithophile elements) . En pétrologie et géochimie, LILE est l'acronyme anglais pour désigner les éléments lithophiles à grand rayon ionique (Large Ion Lithophile Elements)[9-10] . Ce groupe d'éléments est généralement caractérisé par leur incompatibilité lors de la cristallisation des masses lithosphériques et s'accumulent dans la masse fondue (et s'appauvrissent de fait dans les masses non fondues). Ces éléments sont très mobiles lors de l'altération des roches. Ils sont incompatibles. Les LILE comprennent les éléments suivants avec une charge ionique de +1 et +2[11] : Les éléments quadrivalents comme le thorium et l'uranium sont parfois classés dans les LILE, bien qu'ils appartiennent aux HFSE. Les éléments strontium, baryum et europium ne se comportent pas comme des LILE dans les magmas acides mais comme des éléments compatibles et s'accumulent dans les feldspaths cristallisants. Selon la température de condensation des éléments. La condensation est le passage de l'état gazeux à l'état solide. Lorsque l’on considère les premiers évènements manquant de la naissance du système solaire, la condensation des gaz autour les poussières dans la nébuleuse en cours d’effondrement sur le disque d’accrétion du Soleil constitue le phénomène majeur de cette époque. Il n’a rien d’homogène et l’influence du Soleil en train de naître (masse température émission d’un vent très fort) est essentielle. On distingue donc les éléments chimique en fonction de le température de condensation : Réfractaires Tc 1400 K (T°condensation)> Modérément réfractaires Tc~1300 K Modérément volatils 800 K<1200 K Volatils Tc< 800 K Cette classification est basée sur la condensation des éléments lors de la formation du Système solaire. Les éléments réfractaires sont donc ceux qui sont les premiers à se condenser dans une nébuleuse stellaire au cours de son refroidissement. Ces éléments sont stables à l’état gazeux à haute température dans les conditions de basse pression de la nébuleuse. Le tableau ci-dessous présente la série de condensation en fonction de la température dans la nébuleuse solaire Série de condensation à l’équilibre d’un gaz de composition solaire ; à T° donnée (ou à une distance donnée du centre de la nébuleuse), tout ce qui est au-dessous de la température est solide, tout ce qui est en dessus est gazeux. Tableau ENS Lyon. Les éléments typiquement réfractaires sont ceux du champ du fer, dont la température de vaporisation est supérieure à 1600°K. Ils furent les premiers à condenser, au voisinage du plan équatorial de la nébuleuse présolaire en cours d’effondrement et à proximité de notre étoile en formation (voir http://www.meteoritestudies.com de David Weir) , sans doute moins de 3UA ( Unité Astronomique = distance actuelle Terre Soleil ). La liste de ces métaux (éléments sidérophiles réfractaires est donnée plus haut. On observe ces condensats dans les CAIs ( pour Ca-Al rich Inclusions ) sous forme de micro grains au cœur des minéraux les plus précoces, dont ils ont favorisé la nucléation et la croissance. A température un peu plus basse, mais encore supérieure à 1300-1400°K, s’opéra la condensation des différents oxydes comme le corindon (Al 2 O 3 ) ou l’hibonite (un oxyde complexe d’Aluminium associé au Titane, au calcium et au magnésium etc.), puis celle des silicates (d’abord mellilite (Ca , Na ) 2 ( Al , Mg , Fe 2+)[( Al , Si ) Si O 7 ] puis diopside (Ca,Mg)[Si 2 O 6 ], forstérite Mg 2 [SiO 4 ] et anorthite Ca[Si 2 Al 2 O 8 ], associés à oxydes tels que la pérovskite CaTiO 3 et le spinelle Al 2 O 3 ,MgO. On estime que la condensation de ces phases hautement réfractaire n’a pas duré plus de 2.5 Ma, car cela correspond à la période durant laquelle l’isotope radiogénique de l’aluminium 26 Al de période 700 000 ans (voir poly la Terre est ronde et cours sur le géotherme) a pu être incorporé à partir d’une ou plusieurs supernova qui aurait ensemencé notre nuage solaire, puis être fractionné dans des différents minéraux constitutifs des chondrites, tout cela avant que sa radioactivité soit éteinte et ne laisse des traces dans le rapport des isotopes 26Mg et 25Mg. Dans la nébuleuse solaire, la température et la densité de gaz décroissent en allant vers la périphérie du nuage ; il s’établit donc un profil de température qui, selon Grossmann et Larimer (1974, fig. 1), a guidé la condensation du gaz de la nébuleuse, en fonction du caractère plus ou moins réfractaire des éléments chimiques. La séquence de condensation dans la nébuleuse proto-solaire, à P=10-4 Atm, d’après Grossman et Larimer 1974. Ce gradient n’a rien de statique. Au début de la naissance du Soleil, au fur et à mesure de la condensation du gaz, des régions encore froides devenaient chaudes. Cette augmentation de température du système s’est arrêté avec l'arrêt de l'effondrement du Soleil, c’est à dire lorsque les réactions nucléaires se sont allumées. Le système a alors commencé à se refroidir. Au fur et à mesure du refroidissement du système, un point situé à une distance donnée du soleil voit sa température décroître et donc des condensats de plu en plus froid apparaissent en ce point. Celui-ci voit donc en quelque sorte la séquence de condensation progresser dans le temps de la gauche vers la droite. Conformément à ce modèle, les premiers globules de condensation qui aient vu le jour autour du Soleil étaient constitués de Calcium et d’Aluminium. On les retrouve dans les chondrites carbonées les plus anciennes, sous forme d’inclusion appelées CAIs. Ces inclusions sont constituées, outre des silicates de haute température, d’oxydes réfractaires tels que le corindon (Al2 O3 ), de l'hibonite (un oxyde d’Al et Ca) et de la pérovskite (oxyde de Ca et Ti). Leur composition isotopique est très hétérogène et très différente ce celle des roches connues sur Terre ou la Lune. Elle laisse à penser que les éléments qui les constituent proviennent d’explosions d’étoiles différentes ; les nuages de gaz dispersés dans le cosmos par ces explosions seraient alors venus se mêler au nuage protosolaire. Ces objets (CAIs) ont été fabriqués par condensation si tôt dans le système solaire que celui-ci n’avait pas encore subi d’homogénéisation. Ils conservent ainsi la trace de leur origine. Avec la série de condensation, on distingue deux régions autour du Soleil : 1 - Dans le voisinage chaud du soleil, seuls les éléments ou molécules les plus réfractaires peuvent se condenser en poussières solides. Les autres éléments ou molécules y sont bien présents, mais restent à l’état gazeux ; avec la distance au soleil nous rencontrons d’abord le domaine des oxydes réfractaires de Ca, Al, Ti, puis celui des métaux (e.g. Fe et Fe-Ni), puis celui des silicates ferromagnésiens (e.g. olivine –pyroxène), pour voir enfin à T<600°K la molécule OH se condenser avec les silicates (pour former des amphiboles par exemple). Nous sommes dans le champ du fer et des silicates (tableau ENS Lyon ); 2 - Loin du Soleil, en dessous de 175°K, les éléments ou molécules plus volatils se condensent à leur tour, et l’on pénètre dans de monde de la glace d’eau et des hydrates d’ammoniac ou de méthane. Les silicates et le fer sont encore présents, mais se couvrent d'un givre glacé, donnant un mélange fer-silicates-glaces baignant dans un mélange gazeux fait d’Hydrogène et d’Hélium (tableau ENS Lyon) . Notons que la température n'est jamais assez basse pour que l’Hydrogène et l’Hélium se condensent. SOURCES C'est au cours de ces travaux que Goldschmidt détermina le rayon ionique des lanthanides et découvrit la contraction des lanthanides, c'est-à-dire la diminution sensible du rayon ionique de ces éléments lorsque leur numéro atomique augmente. Victor Goldschmidt, « The principles of distribution of chemical elements in minerals and rocks », Journal of the Chemical Society, 17 mars 1937, p. 655–673 Université d'Ottawa : Classification géochimique des éléments. Page 13 : « Exceptions et surprises ». University of Colorado : Mineral Crystal Chemistry. Table 3.1 – « Element Abundances Given in log10 of Numbers of Atoms Per 106 Si Atoms » Claude Allègre, Gil Michard, Introduction à la géochimie, Presses universitaires de France, 1973, p. 21 Eduard Suess, La Face de la Terre, Armand Colin, 1909, p. 534. Vincent Deparis, Hilaire Legros, Voyage à l'intérieur de la terre, CNRS Éditions, 2000, p. 391. Maurice Renard, Yves Lagabrielle, Erwan Martin, Marc de Rafélis Saint Sauveur, Éléments de géologie, Dunod, 2018, p. 110-111. « Springer.com - Lithophile » « Springer - LILE » Shannon, R. D.: Revised effective ionic radii and systematic studies of interatomic distances in halides and chalcogenides. In: Acta Cryst. A.Band 32, 1976, S. 751–767, doi : 10.1107/S0567739476001551. David Weir http://www.meteoritestudies.com Magali Sautier EMSE, Mines St Etienne Dr Chabou Moulley Charaf Université Ferhat Abbas, Sétif Wikipédia
- mim Beyrouth | mineralogie.club
Pourquoi "mim " ? C'est la 24ème lettre de l’alphabet arabe, langue officielle du Liban, qui correspond au M latin. Elle est la première lettre des mots arabes, minéraux, mines et musée, comme en français ou en anglais. La forme du logo est un rappel de deux forme géométriques très présentes dans les minéraux, le cube et l'hexagone. Les différentes nuances de bleu pour une palette de couleurs très appréciée dans les minéraux. Le 4 août 2020, une gigantesque explosion sur le port de Beyrouth dévastait la ville. "Le nombre de musées touchés n’est peut-être pas énorme en soit mais d’autres centres culturels ont été sévèrement touchés. Les bibliothèques ont subi des dommages impressionnants : la Bibliothèque Nationale, la bibliothèque de l’AUB et celle de l’USJ. Les dégâts sont incroyables dans les maisons dont un grand nombre appartient au patrimoine architectural traditionnel : la destruction est totale. Toute la planète, heureusement, s’est mobilisée pour nous et nous la remercions. Un appel à la solidarité a été lancé symboliquement une semaine après par de grandes institutions dont le Louvre, le British Museum, l’Institut du monde arabe… Au Musée mim, la porte d’entrée a volé en éclats. Le souffle est descendu en sous-sol et a arraché un rideau de fer. Nous venions de fermer le musée, c’est ce qui nous a sauvé : le blindage des portes a permis de protéger la collection." Propos recueillis après de Suzy Hakimian, conservatrice du mim. Le musée est né de la passion d’un collectionneur, SALIM EDDE … C’est sa formation d’ingénieur chimiste qui l’a conduit à s'intéresser à la façon dont toute la matière qui nous entoure est constituée dont les minéraux. Dans la nature 94 éléments chimiques naturels s’assemblent pour former la matière, 74 de ces éléments se combinent et s'organisent en empilements incroyablement réguliers pour constituer un monde solide non vivant, le monde minéral. Salim Edde devant l'écran interactif des éléments. Donnons la parole au Grand Collectionneur : « … J’ai toujours été frappé par ce mystère qui fait qu’un tel ordre ait pu naître du chaos qui nous entoure, par l’étonnante variété des formes géométriques auxquelles il donne naissance, la perfection des surfaces planes et des angles entre ces surfaces... Comme par ailleurs je n’ai jamais été doué pour sculpter ou dessiner, j’ai été encore plus attiré par ces phénomènes de la création qui se sont formés sans aucune intervention humaine mais grâce aux seuls effets de la température, de la pression, de l’action incroyablement complexe de l’eau et surtout du temps. J'ai voulu partager cet étonnement pour l'esthétique du monde minéral sur lequel s’est construite la vie sur notre planète… … Mais j’ai aussi voulu, à partir de cet exposé des aspects esthétiques et géométriques, faire voyager les visiteurs dans les différents domaines scientifiques, économiques, historiques et géographiques qui sont si fortement associés à ces minéraux… … C'est ainsi qu'est née cette collection que j'ai commencé à rassembler depuis 1997 par achats dans différents pays de minéraux tant dans des mines contemporaines que dans de vieilles collections, et ce grâce à l’aide de plusieurs négociants et des conseils éclairés de Jean-Claude Boulliard, conservateur de l’une des plus prestigieuses collections, celle de la Sorbonne (Université Pierre et Marie Curie) à Paris… Traditionnellement, deux grandes options s’offrent à un collectionneur : soit se spécialiser dans quelques minéraux très connus ayant un fort impact visuel (tels que les calcites, quartz, fluorines, rhodochrosites, tourmalines, béryls), soit balayer dans la mesure du possible toutes les espèces minéralogiques (on parle de collection « systématique »). C’est ce dernier choix que j’ai fait parce qu’il permet à mon avis de représenter beaucoup plus fidèlement l’incroyable richesse du monde minéral. Pour être plus précis, sur les quelques 4.500 espèces minérales recensées, seules 250 à 300 donnent sur Terre des échantillons dignes d’être exposés (les autres donnant surtout des cristaux microscopiques ou des échantillons pierreux sans aucun intérêt visuel). Ce sont ces espèces que j’ai collectionnées. Mais autant il est facile de trouver des échantillons de bonne qualité pour les espèces classiques (tourmalines, calcites, quartz, etc.) autant il est difficile d’en trouver pour des espèces beaucoup plus rares et aussi peu connues que la spangolite, la géocronite, la parahopeite, etc. Et c’était à mon avis là tout le défi… Si je dois à mon père la passion de la collection (il a longtemps collectionné des tapis orientaux, des monnaies anciennes, etc.), c’est probablement à ma grand-mère que je dois l’idée du musée. Au fur et à mesure que se développait la collection, je n’arrêtais pas de penser à ce qu’elle répétait souvent en voyant les gens amasser des biens «يا تيتا ما بعمرو حداً أخد شي معو », c’est-à-dire :« mon petit-fils, personne n’a jamais rien pris avec lui (dans l’au-delà) ». Fort de ce principe et surtout désireux de partager cette passion avec le plus grand nombre de personnes, c’est à partir de 2003 que j’ai considéré la création d’un musée minéralogique » Cliquez les photos du carrousel
- Mine ou Carrière ? | mineralogie.club
Qu'est-ce qui différencie les mines et les carrières ? Question cent fois posée avec des réponses parfois surprnantes. C'est le code minier qui nous donne la bonne réponse. Ce sont les matériaux extraits qui font la différence ! MINE ou CARRIERE ? l'Anti mythe... Cette question est récurrente sur les réseaux sociaux et les réponses sont parfois déroutantes, en France, c'est le Code Minier qui nous apporte la réponse. Mines et carrières sont juridiquement définies par le CODE MINIER. La distinction, contrairement à l'idée populaire générale qui voudrait que les mines soient souterraines et les carrières à ciel ouvert, est liée à la nature de ce que l'on y extrait. Ainsi il existe des mines à ciel-ouvert et de rares carrières sous-terraines et, plus rarement encore, sous-marines. Les roches ou substances que l'on extrait des mines sont des matériaux (minerais, minéraux) qui ont un intérêt industriel : • Des combustibles fossiles (houille, anthracite, lignite, hydrocarbures liquides ou gazeux… mais pas la tourbe). • Des sels de sodium (sel gemme ou halite) ou de potassium (sylvite). • Des métaux (fer, plomb, zinc, étain, cobalt, cuivre, argent, or, etc. …). • Des éléments radioactifs (uranium…). • Du soufre, sélénium, tellure, arsenic, antimoine, bismuth, etc. … • Du gaz carbonique. Mine de lignite à ciel ouvert, Gaerzweiler, Rhénanie. Crédit Markus Schweiß via Wikipedia Les roches que l'on extrait des carrières sont des matériaux (roches) qui servent aux constructions : • La pierre de taille • L'ardoise • Le calcaire • Le gypse • L’ocre • Les sables • L’argile • La barytine ... Un cas particulier : la barytine - ou le baryum - ne sont pas des matières concessibles au sens strict du terme, néanmoins dans l'usage courant, on nomme "mines de barytine" les exploitations, alors que selon la législation ce sont des carrières...) Carrière de faluns, sous-terraine, Doué la Fontaine, France. Bref aperçu de la réglementation L’exploitation des mines est soumise au Code Minier, s’agissant de matières stratégiques pour l’économie et l’essor du pays, l’État, à travers le ministère de l’Industrie gère le sous-sol et accorde les autorisations d’exploiter, généralement sous forme de concessions. Les carrières sont des ICPE ( installations classées pour la protection de l’environnement ), qui sont soumises à la loi 76-663 du 19 juillet 1976 (relative aux installations classées pour la protection de l'environnement). Les autorisations d’exploitation sont du ressort des préfets des départements concernés, sous forme d’arrêté. Code minier.pdf
- Minéralogie passion | Autunite | mineralogie.club
Plus qu'un réseau social un outil de publication et de partage de la connaissance. Minéralogie passion une page Facebook pour les passionnés de beaux cailloux qui veulent en savoir plus et en voir plus en partageant. MUSÉE "Minéralogie Passion" "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! AUTUNITE Textes de Nathalie Bertrand et JJ Chevallier. L'autunite est une espèce minérale composée d'un phosphate hydraté d'uranyle et de calcium, de formule chimique Ca(UO2 )2 (PO4 )2 •10-12(H2 O), pouvant contenir des traces de baryum et de magnésium. Inventeur et étymologie : Elle a été découverte par Joseph-François de Champeaux en 1799 ; il fait le lien avec l'urane dans son article de 1801 du Journal des Mines (cf. : https://annales.ensmp.fr/articles/1800-1801-2/30-37 ) Décrite en détail par Henry-James Brooke et William Hallowes Miller en 1852, l'autunite tire son nom de la localité type, région d’Autun en Saône-et-Loire (France). Jöns Jacob Berzelius l'avait en fait, déjà décrite en 1819, partiellement, sous le nom de sel à base de chaux, où l'oxyde d'urane joue le rôle d'acide. Localité type : Gisement d'uranium de St-Symphorien-de-Marmagne, région d'Autun, Saône-et-Loire, Bourgogne, France. Conditions de formation : L'autunite est un produit de l'altération de l'uraninite (UO2). C'est un minéral secondaire résultant de l'oxydation des minéraux d'uranium primaires dans les veines hydrothermales et les pegmatites granitiques. Il peut former des croissances épitaxiques avec la torbernite (son équivalent cuprifère). Habitu s : Les cristaux les plus courants se présentent en petites tablettes souvent à contour carré ou hexagonal, mais se présentent souvent en masses écailleuses, en paillettes, en incrustations à surface feuilletée ou en enduits microcristallins, mais aussi parfois, en agrégats flabelliformes. RADIOACTIVITE, MESURES DE PRECAUTION : La couleur et la cristallisation attrayante de ce minéral le font rechercher par les collectionneurs. Les collectionneurs doivent être conscients du fort taux de radioactivité de ce minéral tant dans la manipulation que dans le stockage ou l’exposition. Les échantillons doivent être confinés dans une boîte étanche (en plastique), de manière à éviter toute propagation de fines poussières et/ou inhalation. Il est donc indispensable de sa laver les mains après chaque manipulation. L'autunite est de couleur jaune-vert passant au jaune citron à jaune soufre par déshydratation et transformation en méta-autunite. L'Autunite réagit très vivement aux UV par une fluorescence verte très caractéristique. Elle se déshydrate (de manière réversible) dans l'air en méta-autunite, qui compose sans doute une majorité des échantillons. Il faut donc éviter de la conserver en milieu très sec et chaud. L'Autunite peut former des excroissances épitaxiques avec la Torbernite. Les macles : Rares par interpénétration sur {110}. Utilisation : L'Autunite peut parfois former de telles concentrations qu'il en devient exploitable en tant que minerai d'uranium. Les traitements : Pas de faux recensé pour cette espèce, cependant la plupart des échantillons d'autunite sont traitées afin d'éviter leur déshydratation et donc assurer une bonne conservation. Les spécimens anciens sont souvent vernis, vernis qui ne vieillit pas forcément très bien (jaunissement, craquèlement). Les traitements modernes sont quasiment invisibles, et "plastifie" l'échantillon. L'utilisation de paraloid B72 sert à stabiliser l'autunites, il existe en solution toute prête prédosée à appliquer directement au pinceau et aussi en "billes" à dissoudre dans de l'acétone. La cristallisation en épitaxie avec la Torbernite est parfois possible dans certains gisement. Synonymie : Il existe pour cette espèce plusieurs synonymes : calcium-autunite ; calco-uranite (Breithaupt) ; lime-uranite (anglicisme). Le groupe Autunite (parfois encore appelé groupe de la Torbernite) : Autunite : Ca(UO 2 ) 2 (PO 4 ) 2 ·11H 2 O Heinrichite : Ba(UO 2 ) 2 (AsO 4 ) 2 ·10H 2 O Kahlerite : Fe( UO 2 ) 2 (AsO 4 ) 2 ·12H 2 O Nováčekite-I : Mg(UO 2 ) 2 (AsO 4 ) 2 ·12H 2 O Sabugalite (de) : HAl(UO2)4(PO4)4·16H 2 O Saléeite : Mg(UO 2 ) 2 (PO 4 ) 2 ·10H 2 O Torbernite : Cu(UO 2 ) 2 (PO 4 ) 2 ·12H 2 O Uranocircite : Ba(UO 2 ) 2 (PO 4 ) 2 ·10H 2 O Uranospinite : Ca(UO 2 )(AsO 4 ) 2 ·10H 2 O Zeunérite : Cu(UO 2 ) 2 (AsO 4 ) 2 ·12H 2 O La forte fluorescence aux UV de l'Autunite est un excellent critère pour la reconnaître. Cependant, seule une analyse en laboratoire peut la distinguer de l'Uranocircite-II. L'autunite dans le Monde : (liste non exhaustive) De beaux cristaux d'autunite proviennent de la mine chinoise de Nanjingqiao U deposit, Hunan Province, Chine où des cristaux verts de plusieurs centimètres disposés en éventails peuvent former des groupes d'une dizaine de centimètres. La mine américaine de Daybrake (Dahl lease), Mount Kit Carson, Comté de Spokane, Washington, est également célèbre pour des formations similaires Les cristaux esthétiques de la pegmatite Brésilienne de Malacacheta dans le Minas Gerais. Il faut également mentionner la mine du Mount Painter en Australie qui a exploité des filons d'autunite massive de 30 cm d'épaisseur contenant de bons cristaux, mais aussi le district portugais de Viseu qui a produit de bons cristaux. On la rencontre aussi : En Allemagne : Carrière de Streuberg, Bergen, Falkenstein, Vogtland, Saxe, En Italie, de bons échantillons de cristaux flabelliformes proviennent de Peveragno, dans le Piémont. En Angleterre, à Redruthet Saint Austel, dans les Cornouailles. En Australie du Sud au Mont Painter où d'excellents échantillons ont été fournis. En République Tchèque. L'autunite en France : (liste non exhaustive) L'autunite est assez fréquente sur le territoire français, de remarquables cristaux lamellaires centimétriques ont été produits par les mines d'uranium de Margnac et La Crouzille en Limousin Ouch de Jau, près d'Autun dans le Morvan (localité type), En agrégat flabelliformes pluricentrimétriques de l'Huis Saint Jacques, Nièvre et des Oudots, Saône-et-Loire - Bourgogne Franche comté, Kerlec'h en Lignol (Morbihan) Les filons de Lachaux (Puy-de-Dôme) qui ont donné des cristaux de 2 cm tapissant des surfaces décimétriques. On retrouve aussi l'autunite associée au quartz fumé dans les pegmatites granitiques de Vénachat (Haute-Vienne). Sources : Littérature Minéraux (Julien Lebocey) aux éditions du Piat A la découverte des Minéraux et pierres précieuses (François Farges) aux éditions Dunod Internet Mindat Wikipédia Géowiki Minéralienatlas Clic pour agrandir...
- Alfred Lacroix | mineralogie.club - JJ Chevallier
On parle souvent de lui, on le cite dans les articles mais j'ai souvent noté que même dans le milieu des minéralogiste on ne connait de lui que les six volumes "Minéralogie de la France et de ses territoires d'outre-mer" plus souvent dénommés par les collectionneurs, "Le Lacroix". François-Antoine-Alfred LACROIX Un célèbre inconnu ! On parle souvent de lui, on le cite dans les articles mais j'ai souvent noté que même dans le milieu des minéralogistes on ne connait de lui que les six volumes "Minéralogie de la France et de ses territoires d'outre-mer" plus souvent dénommés par les collectionneurs, "Le Lacroix". Rares sont ceux qui ont ouvert leur Lacroix, il est notoire, que très souvent, l'ont puisse acheter les six Tomes de la réédition de 1962 encore vierges, les pages des cahiers assemblés non encore découpées. Ce sont des livres détenus comme des " trophées" dans la bibliothèque. Moins de trois collectionneurs sur dix sont capables de parler du plus éminent minéralogiste français du XXème siècle, "le philosophe des minéraux et des roches" selon Pierre Termier, de citer ses titres, de décrire sa carrière, ses voyages, ses recherches... son œuvre universelle . Combien d'entre nous vont découvrir qu'il était pharmacien de formation, qu'il a vécu jusqu'en 1948, ce qui, par ailleurs, me rend fier d'avoir été son contemporain durant quelques mois. Plusieurs fois j'ai entendu dire "Lacroix c'est dépassé", non j'en veux pour preuve les bibliographies d'articles actuels qui font référence à notre Alfred national, et quand, effectivement, il y a une évolution dans la connaissance cela nous permet de mesurer les progrès qui ont été faits. Pour vous présenter ce grand savant j'ai trouvé une biographie assez courte sur le site "roche.mnhm" par Jean-Pierre Laurand, Directeur de Recherche au CNRS, 2010, et pour celles et ceux qui veulent vraiment tout savoir j'ai ajouté un PDF trouvé sur "percée.fr" Alfred Lacroix 1863-1948 par Jean Orcel suivi années par années de toutes les publication et de la liste des nouveaux minéraux décrits par A. Lacroix. François-Antoine-Alfred Lacroix (Mâcon, 4 Février 1863 - Paris, 1948) nait dans une famille de médecins et de pharmaciens imprégnée d'Histoire Naturelle. Il se passionne pour les minéraux au contact de son grand-père, Tony Lacroix, préparateur de Nicolas Vauquelin au Muséum vers 1826. Après des études secondaires à Mâcon, et un stage dans une pharmacie de 1881 à 1883, il suit les cours de l'école de Pharmacie à Paris dont il sort avec le diplôme de Pharmacien de 1ère classe le 17 décembre 1887. Durant toutes ces années, tout en poursuivant ses études de pharmacie, il n'a cessé de cultiver sa passion pour la minéralogie. A Paris, il rencontre Alfred Legrand Descloizeaux à qui il apporte des séries de minéraux de sa région natale. Ce dernier lui ouvre les portes de son Laboratoire et l'invite à se perfectionner en suivant les cours des Maîtres : au Muséum pour la cristallographie, au collège de France pour la pétrographie auprès de Ferdinand Fouqué (1828-1904), géologue, vulcanologue, pétrographe, membre de l'Institut, professeur au Collège de France et d'Auguste Michel-Levy (1844-1911), ainsi qu'à la Sorbonne, auprès de Charles Friedel et de Mallard à l'Ecole des Mines. Il est membre de la Société Française de Minéralogie dès 1881, puis de la Société Géologique de France en 1886. Dès son diplôme de pharmacien obtenu, et à la demande de Ferdinand Fouqué, il opte définitivement pour la Minéralogie. Sa carrière académique débute par un poste de préparateur au Collège de France, obtenu en 1887 grâce à l'appui d'Alfred Descloizeaux. Là, il travaille sous la direction de Ferdinand Fouqué et Auguste Michel Levy à rassembler les données sur les propriétés optiques des minéraux des roches observés au microscope en lumière polarisée, d'où naitra la pétrographie moderne. Il est co-auteur avec ce dernier du livre " Les minéraux des Roches " édité en 1888 et qui contient la célèbre échelle des teintes de polarisation des minéraux que des générations d'étudiants et de pétrographes ont utilisée pour déterminer les minéraux en grain des roches. Il a durant ces années effectué diverses missions scientifiques à l'étranger (Angleterre, Norvège, Suède, Etats-Unis, Canada) qui lui permettront de nouer de nombreuses relations avec les savants des pays visités. Il succède en Janvier 1893, à 30 ans, à Alfred Descloizeaux, devenant ainsi le plus jeune titulaire de la Chaire de Minéralogie qu'il occupera pendant 43 ans. Grand Officier de la Légion d'Honneur, Secrétaire Perpétuel de l'Académie Française pendant 34 ans, sa carrière sera couronnée par de multiples distinctions académiques, en particulier la médaille Penrose de la Société Américaine de Minéralogie. Alfred Lacroix est à la fois minéralogiste, pétrographe et géologue. Son opinion est que la minéralogie ne s'arrête pas à la simple détermination des propriétés physiques et chimiques des minéraux, mais se doit d'étudier aussi les roches qui les contiennent, sources essentielles d'informations sur la genèse des minéraux. Il publie son premier travail de minéralogie à 17 ans dans une société savante de sa région d'origine, le Mâconnais, dont il explore en détail les trésors minéralogiques tout en continuant ses études. Mais c'est comme chargé de Conférences de Pétrographie à la Faculté des Sciences qu'il donne ses premiers enseignements et ses premiers travaux scientifiques, objet de ses deux thèses sont consacrés à des problèmes de pétrographie touchant notamment le métamorphisme de contact, transformation des roches par l'effet de la chaleur provenant de roches basiques intrusives ou des laves. Il obtient brillamment son Doctorat ès Sciences Naturelles le 31 mai 1889 sur un sujet concernant ces roches métamorphiques. Nommé collaborateur au Service de la Carte Géologique en 1889, il est chargé de recenser toutes les roches magmatiques des Pyrénées et leurs phénomènes de métamorphisme de contact. Il est amené à réétudier la célèbre lherzolite de Lherz (Ariège), dans une série de travaux publiés de 1889 à 1900, couronnés par l'excursion du Congrès Géologique International de 1901 qu'il anime. Il se passionne ensuite pour la question des enclaves des roches magmatiques et en propose une classification génétique. Sa démarche liant étroitement le minéral et son contexte géologique font d'Alfred Lacroix un pétrographe hors pair. Il a, au cours de sa carrière, décrit de nombreux types de roches éruptives rares, dont certaines (exemple ariègite) ont subsisté dans les classifications pétrographiques modernes. Pour la classification des roches magmatiques, il a été un des premiers en Europe à faire appel de façon systématique à l'analyse chimique des éléments majeurs des roches, en lien étroit avec leurs associations minérales. Ses travaux sur les pegmatites, granitiques à Madagascar ou syènitiques dans ll'archipel de Los (Guinée Equatoriale) sont également universellement reconnus. En France, comme sur les nombreux échantillons qui lui parviennent de ses correspondants et collègues à l'étranger, il mène de très nombreux travaux de minéralogie spécifique. Il continue l'œuvre de ses prédécesseurs dans le domaine de la description des espèces minérales : il en découvre 15 qui ont subsisté dans la classification minéralogique moderne (Bétafite ; Bobierrite ; Furnacite, Georgiadésite ; Gonnardite; Grandidiérite ; Lechatelièrite ; Manandonite Morinite ; Palmiérite ; Planchéite ; Pseudoboléite ; Romanéchite ; Sérandite ; Villiaumite). Ce chiffre est remarquable car les espèces minérales en question ont été décrites avant la popularisation des premiers appareillages de radiocristallographie dans les années 1920-1930. Il publie également sur de nombreux minéraux rares (bertrandite; hydrocérusite; greenockite; gadolinite; lavénite; phénacite; boleite; cummengéite; lawsonite; rhodizite; hambergite; klaprothite; euxénite; fergusonite; blomstrandite; bastnaêsite; thorianite; thortweiitite). Minéraux des scories plombeuses athéniennes du Laurium, minéraux des forts celtes vitrifiés, minéralogie des cipolins et marbres à minéraux, premiers travaux sur les roches diamantifères : il alterne tour à tour jusqu'en 1946, description de minéraux, de roches ou de météorites, monographies régionales, travaux de pétrographie détaillée et anthologies monumentales telles que la Minéralogie de la France et de Ses Anciennes Colonies (10 volumes) publié entre 1893 à 1913. Il ouvre pour la minéralogie, de nouveaux champs d'applications en s'intéressant aux objets extra-terrestres que sont les météorites (il publie une trentaine de description). Et c'est dans les fulgurites du Sahara, sables vitrifiées par la foudre qu'il identifie une nouvelle espèce de silice fondue : la Lechatelierite. Deux évènements, l'un politique, l'autre géologique vont marquer, voire bouleverser sa carrière scientifique. Le 6 Mai 1902, la Montagne Pelée, à la Martinique entre soudainement en éruption et ravage la ville de Saint-Pierre, tuant 28000 personnes en quelques minutes. Dès que la nouvelle est connue en France, l'Académie des Sciences et le gouvernement français le chargent d'étudier sur place les circonstances de cette éruption volcanique. Le 30 août, une autre éruption meurtrière a lieu et Lacroix à peine rentré, retourne à la demande de Gaston Doumergue, ministre des Colonies, pour y demeurer jusqu'en mars 1903, en compagnie de son épouse. Il rapporte de ces voyages de nombreuses et minutieuses observations qui lui permettent de décrire pour la première fois un type d'éruption volcanique jusqu'alors inconnu, celui des Nuées Ardentes. Il assiste en direct à une réplique qu'il photographie en détail sur plaques et étudie la formation des aiguilles andésitiques si caractéristiques des éruptions peléennes. Il collecte de nombreux objets de la vie quotidienne en métal ou en verre dans les ruines de Saint Pierre. Il peut ainsi déterminer avec précision la température atteinte au cœur de la Nuée Ardente. Cette mission " d'expertise ", pour reprendre le vocabulaire actuel, lui vaut son fauteuil à l'Académie des Sciences - dans la section minéralogie - le 11 janvier 1904. Par la suite, il assiste à d'autres éruptions volcaniques (1906, Vésuve; 1908, Etna). Il visite jusqu'en 1929, date de son dernier voyage, la plupart des grandes régions volcaniques du Monde (Antilles, La Réunion, Somalie, Japon, Chine, Indonésie). N'ayant pas eu les moyens matériels nécessaires pour développer un laboratoire expérimental, il considère les volcans comme autant de laboratoires naturels qui l'aideront à résoudre nombre de problèmes tels que les effets chimiques et minéralogiques des laves sur les roches qu'elles englobent accidentellement (les enclaves) ou l'action des éléments volatils dans la genèse des minéraux des cavités volcaniques, en particulier du quartz. L'époque d'Alfred Lacroix au Muséum correspond à l'apogée de l'Empire Colonial Français, qui s'étend sur plus de 4 millions de km2 en Afrique occidentale et équatoriale mais aussi à Madagascar, dans la Péninsule Indochinoise et dans Pacifique. Ce sont autant de territoires restant à explorer du point de vue minéralogique, et plus tard à mettre en valeur pour leur richesses minérales. C'est Madagascar, dont la conquête est achevée en 1896-1899 qui retient son attention du fait des légendes circulant sur les fabuleux trésors minéralogiques de cet île qu'à peu près personne n'a pu explorer. Les résultats sont à la hauteur des espoirs. De 1894 à 1942, Lacroix écrit 115 notes originales traitant de Madagascar. Elles ont pour sujet les pierres précieuses ou cristaux gemmes (cristaux de roche, tourmalines, béryls, orthose, corindon, grenat, amazonite, agate, améthyste), les minerais radioactifs (bétafite, monazite, autunite ; thorite) mais aussi les substances utiles (graphite, or, platine, phlogopite) ou les latérites, roches si caractéristiques des sols tropicaux. Ce n'est qu'en 1911 qu'il reçoit de l'argent pour son seul et unique voyage à Madagascar. Mais pour la collecte des échantillons, Alfred Lacroix bénéficie du concours de l'administration militaire coloniale, notamment des officiers envoyés acquérir les rudiments de la minéralogie au Muséum, puis des différents services coloniaux. Il met en place un réseau de prospecteurs recrutés parmi toutes les bonnes volontés, auxquels sont remis des questionnaires types permettant de recueillir les informations essentielles sur les échantillons envoyés. Quand paraît la Minéralogie de Madagascar en trois volumes (1922), la minéralogie et la géologie de Madagascar sont alors bien mieux connues que beaucoup de régions d'Europe. Une de ses élèves pétrographe du Muséum, Yvonne Brière, est attachée au service des Mines de Madagascar (1923-1933) et continue son œuvre, avec les dizaines de prospecteurs qu'il a formés. Alfred Lacroix imprime profondément sa marque sur le Laboratoire de Minéralogie du Muséum. Du sanctuaire de la cristallographie de Descloizeaux, il fait un centre de recherches en minéralogie, et pétrographie de rayonnement international. Vers 1915, le laboratoire de Minéralogie quitte les locaux exigus de la Galerie de Géologie-Minéralogie (le " sous-marins " encore dit " de minéralogie ") pour s'installer au 61 Rue Buffon, au côté du Laboratoire de Géologie dans les bâtiments " provisoires " (toujours en fonction !) de l'ilot " Buffon Poliveau ", construits vers les années 1895-1900. Jusqu'en 1920, le personnel se compose du Professeur, d'un assistant (Paul Gaubert), et d'un garçon de laboratoire. Un guide des laboratoires parisiens paru au lendemain de la Première Guerre Mondiale décrit le laboratoire comme exclusivement réservé aux recherches et à la préparation des voyages minéralogiques, convenablement équipé en microscopes, goniomètres et appareils photographiques (un banc complet de microphotographie " Montpillard " est acheté en 1923 : il figure maintenant à l'inventaire du CNAM). Le petit nombre de personnes " appointées " est compensé par un afflux de chercheurs bénévoles (" les travailleurs libres "), de visiteurs étrangers et d'étudiants. Ils ont à leur disposition des collections de minéraux, roches et minerais réservées aux études et toujours présentes dans les locaux actuels. Si le laboratoire leur est librement ouvert sur autorisation du Professeur, il est notifié aux travailleurs libres de prendre en charge la fabrication de leurs plaques minces. En effet, (et le Cahier d'Inventaire tenu scrupuleusement à jour le démontre), les moyens financier affectés au laboratoire sont maigres, et absorbés à 90% par la fabrication des plaques minces et la réalisation des analyses chimiques. Faute d'installations appropriées, les analyses chimiques sont faites par un chimiste de l'Hôtel des Monnaies (Raoult) et les plaques minces chez divers fabricants privés, alors nombreux en région parisienne. Le soutien de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes dont dépend le laboratoire de Minéralogie est le bien venu. Alfred Lacroix est aussi un enseignant infatigable. Il dispense un enseignement public dans l'amphithéâtre de la Galerie deux jours par semaine. Il donne un cours magistral hebdomadaire au Laboratoire ainsi que des conférences de recherche sur des sujets choisis, suivies d'exercices pratiques. Il n'oublie pas le Grand Public dans le cadre des Cours du Muséum. Un de ses sujets de prédilection est la minéralogie de Madagascar. Dès son arrivée, Alfred Lacroix procède à la réorganisation des expositions de la Galerie. Il reclasse la Collection Générale de minéraux suivant les classifications les plus modernes. Il applique aussi ses conceptions de la minéralogie : à côté des cristaux parfaits, si rares, il constitue une exposition dite "gisements de minéraux " où sont montrés les minéraux tels qu'ils se rencontrent habituellement dans la nature, c'est à dire en cristaux moins esthétiques, associés à d'autres dans les roches. Il rédige un guide très complet du visiteur régulièrement remis à jour et réédité quatre fois entre 1896 et 1931. En 1931, les minéraux gemmes de pegmatites de Madagascar, du Brésil et des Etats-Unis sont mis en valeur ainsi que, reflets des recherches du laboratoire, une collection des plus belles roches, de minerais et la collection de météorites dont Alfred Lacroix a obtenu le rattachement à son laboratoire en 1927. Il double aussi le nombre d'échantillon de la Collection Générale de Minéralogie. Le nombre d'échantillons inscrits par année au Catalogue Général passe brutalement de quelques centaines à plusieurs milliers après son arrivée en 1893. Il obtient ce résultat par une politique d'échanges, de prospection, tout particulièrement en direction de l'empire colonial (exemple Madagascar), mais également en favorisant les dons grâce au rayonnement de son laboratoire. C'est ainsi que la collection s'enrichit de séries exceptionnelles de minéraux précieux des Etats Unis (don Pierpont Morgan ,1902-1912), de Madagascar (don Edward Tück, 1923) et du Brésil (don du ministère de l'Agriculture du Brésil). Sa dernière grande œuvre est la création d'une collection " lithologique ". Durant la Première Guerre Mondiale, il commence à rassembler au laboratoire de Minéralogie tous les types de roches connus, associations de minéraux, phénomènes géologiques remarquables inscrits dans les roches, à partir des échantillons qu'il a pu amasser lors de ses collectes où qu'on lui a envoyés des quatre coins du monde, avec une nette prédominance des colonies françaises (plus de 3000 échantillons de Madagascar). Il constitue d'impressionnantes séries de roches magmatiques et métamorphiques. Il est secondé dans cette tâche par des bénévoles (le colonel Azema, Mr Richard) puis par Elisabeth Jérémine (1879-1964), pétrographe russe (née Elisabeth Tchernayeff) émigrée en France et qui fréquente le laboratoire à partir de 1920. Au total 21500 échantillons, 5000 analyses chimiques globales et près de 40000 plaques minces sont rassemblées dans cet ensemble " lithologique ", actuellement dénommé " Roches Endogènes ". Jusque dans les derniers mois de sa vie, Alfred Lacroix continue ses recherches et fait confectionner des plaques minces pour compléter sa collection lithologique. Il a pour ambition d'écrire un traité complet de pétrographie. Mais il n'achèvera pas ce dernier. Il est profondément affecté par le décès, en 1944, de sa femme Catherine, fille de Ferdinand Fouqué, qui l'a accompagné dans tous ses voyages géologiques pendant plus d'un demi-siècle et qui l'a secondé dans ses œuvres. Progressivement atteint de surdité, il n'en continue pas moins à fréquenter le 61 Rue Buffon, où il est encore venu trois jours avant sa mort, en 1948. Alfred Lacroix est certainement le plus célèbre des minéralogistes français, tant par son œuvre scientifique, que par les voies nouvelles qu'il a tracé dans les sciences de la Terre. Il laisse une impressionnante liste de travaux publiés (698 au total), sans compter d'innombrables rapports, notes, écrits à l'Académie et pour les diverses sociétés savantes auxquelles il a participé. Un siècle plus tard, il est rare de ne pas voir ses travaux cités dès qu'il s'agit de la Montagne Pelée, de Madagascar, des roches magmatiques ou des lherzolites pyrénéennes. Une rue porte son nom à Mâcon, sa ville natale. Par Jean-Pierre Lorand Directeur de Recherche au CNRS / 2010 Téléchargez-ici le PDF de la biographie de François-Antoine-Alfred Lacroix par Jean Orcel Suivi, années par années, de toutes les publications et de la liste de tous les minéraux nouveaux décrits par A. Lacroix Bulletin de la Société française de Minéralogie et de Cristallographie, 1950 Grand-officier de la Légion d'Honneur. 1917 Wollaston Medal of The Geological Society of London 1930 Penrose Medal of The Geological Society of America Since 01-06-2021
- Ojuela, Mapimi, Durango | mineralogie.club | JJ Chevallier
Une mine Mexicaine mythique autour du plomb, du zinc et de l'argent. Elle a produit de nombreux minéraux dont les collectionneurs sont friand. PARTIE III Sciences du sous‑sol : géologie, minéralogie et découvertes scientifiques CHAPITRE 8 — Géologie du district d’Ojuela 8.1. Introduction : une géologie façonnée par le désert et la tectonique Le district d’Ojuela est l’un des plus fascinants exemples d’un système hydrothermal polymétallique développé dans un contexte de roches carbonatées mésozoïques. Situé dans la Sierra de Mapimí, ce cadre géologique exceptionnel a fourni durant plus de quatre siècles un terrain d’étude privilégié pour les mineurs, ingénieurs et géologues. La Sierra de Mapimí résulte de déformations multiples liées à l’orogenèse mésozoïque et au soulèvement des reliefs du nord du Mexique. Les gisements d’Ojuela se situent sur un réseau complexe de failles normales et inverses, qui ont servi de conduits à la circulation de fluides hydrothermaux riches en métaux variés, (Ag, Pb, Zn, Cu, Fe) dans un système de veines polymétalliques d’une complexité remarquable. Le réseau de cavités, très ramifié, est qualifié d’« incroyablement complexe » par les spécialistes. L’un des premiers documents évoquant la nature géologique de la région apparaît dans une description manuscrite attribuée au missionnaire Fray Ignacio de Valverde, datée de 1712 : « Cette montagne n’est pas une simple pierre dressée : elle est un livre de couches, une archive de calcaires et de veines métalliques que le désert garde depuis des temps inconnus. » Cette vision intuitive des premières générations s’avère aujourd’hui très proche des analyses géologiques modernes. Bolsón de Mapimí 8.2. Le cadre tectonique : fractures, failles et gisements La Sierra de Mapimí résulte de déformations multiples liées à l’orogenèse mésozoïque et au soulèvement des reliefs du nord du Mexique. Les gisements d’Ojuela se situent sur un réseau complexe de failles normales et inverses, qui ont servi de conduits à la circulation de fluides hydrothermaux riches en métaux. Dans un rapport de 1849, l’ingénieur minier Antonio Villaseca y Robres écrit : « Les veines que nous suivons ne sont point des caprices : elles répondent à la logique invisible des fractures qui traversent la montagne comme les racines d’un vieux figuier. » Cette compréhension précoce du rôle structurel des failles a guidé les travaux d’exploitation tout au long du XIXᵉ siècle. 8.3. Les roches hôtes : un socle carbonaté favorable à la minéralisation Ojuela se caractérise par l’abondance de calcaires et dolomies, roches réactives qui favorisent la précipitation des métaux quand les fluides hydrothermaux y pénètrent. Cette réactivité explique la présence d’importants dépôts de : galène (PbS), sphalérite (ZnS), argent natif ou argent sulfo‑salé, wulfénite, mimétite, adamite, etc. Le naturaliste français Émile Duchamp, lors d’une inspection financée par une société d’investisseurs en 1876, décrit les roches dans une note lapidaire : « La pierre d’Ojuela est comme une éponge pétrifiée : elle absorbe les fluides brûlants et les restitue en minéraux rares. » Cette analogie, bien que poétique, traduit l’importance de la porosité et de la réactivité des carbonates. 8.4. Le système hydrothermal : genèse des veines polymétalliques 8.4.1. Origine des fluides minéralisateurs La formation des veines d’Ojuela résulte de la circulation ancienne de fluides chauds enrichis en métaux, probablement liés à une activité magmatique profonde datant de plusieurs dizaines de millions d’années. Dans un mémoire universitaire de 1902, le géologue mexicain Jesús Ramírez del Morales suggère : « La montagne d’Ojuela a été jadis parcourue par des veines de feu liquide, dont les vapeurs métalliques ont cherché la roche la plus accueillante pour s’y fixer. » Une lecture pré-scientifique mais proche du concept moderne d’intrusion hydrothermale. 8.4.2. Dépôt des minéraux Lorsque ces fluides hydrothermaux entrent en contact avec les roches carbonatées froides, une réaction chimique entraîne la précipitation des minéraux métalliques. Ce processus forme les célèbres veines d’Ojuela, dont certaines dépassent plusieurs dizaines de mètres de longueur. Le directeur technique Wilhelm Hildenbrand, qui participera plus tard à la construction du pont, écrit dans un rapport de 1892 : « Certaines veines montrent une soudaineté dans l’abondance, comme si la montagne avait décidé en un instant de figer la richesse dans sa chair minérale. » 8.5. Morphologie du gisement : un labyrinthe géologique Les veines d’Ojuela ne se présentent pas sous la forme simple d’un filon rectiligne, mais d’un réseau complexe, particulièrement dense dans les zones connues sous les noms de : La Cruz, San Juan, Santa Gertrudis, La Verde. L’arpenteur Julián Monteverde, en 1881, décrit son exploration : « J’avançais dans le noir comme dans un rêve, chaque galerie donnant naissance à deux autres, comme si la montagne se dédoublait pour égarer l’homme. » Cette structure labyrinthique explique à la fois les difficultés et le succès de l’exploitation. 8.6. Phénomènes d’altération et minéraux secondaires Ojuela est particulièrement célèbre pour la formation de minéraux secondaires, souvent d’une couleur et d’une structure remarquables : adamite (verts, jaunes, parfois fluorescents), mimétite (jaune vif), wulfénite (orange miel), aurichalcite (bleu‑vert soyeux). Le minéralogiste W.F. Foshag, lors de sa visite historique de 1927, note dans son journal : « Jamais je n’ai vu pareille profusion de minéraux secondaires. Chaque salle effondrée semble un cabinet de curiosités naturelles. » C’est précisément ce potentiel minéralogique qui fera la renommée mondiale du district au XXᵉ siècle. 8.7. Circulation de l’eau et problèmes d’inondation Bien que situé dans un désert, Ojuela souffre d’un phénomène paradoxal : l’infiltration d’eaux souterraines dans les galeries profondes. Ces infiltrations sont probablement dues : à des nappes perchées, à des fractures profondes, à la nature fissurée du calcaire. Un rapport de sécurité de 1913, signé par l’ingénieur Carlos P. Luján, mentionne : « La montagne sue de l’eau là où elle crie le métal. Dans les niveaux inférieurs, l’inondation n’est plus un risque, mais une certitude. » Ces problèmes joueront un rôle déterminant dans l’abandon de la mine en 1932. 8.8. Un terrain privilégié pour la science moderne Après la fermeture de la mine, les géologues considèrent Ojuela comme un terrain d’étude exceptionnel, permettant de comprendre : les réactions hydrothermales, les mécanismes de substitution minérale, la genèse des veines plomb‑zinc‑argent, les phénomènes d’oxydation en climat aride. En 1952, le géologue américain Harold Montgomery écrit dans American Mineralogist : « Ojuela n’est pas seulement une mine fermée : c’est un musée naturel, une coupe transversale de la géochimie du désert. » 8.9. Conclusion du chapitre La géologie d’Ojuela est l’un des aspects les plus riches et les plus étudiés de ce district minier. Elle combine : un socle carbonaté réactif, un réseau de fractures favorable à la circulation des fluides, une minéralisation polymétallique dense, des phénomènes d’altération spectaculaires, un cadre désertique unique. Ce chapitre constitue le socle scientifique essentiel aux analyses minéralogiques détaillées des chapitres suivants — notamment le Chapitre 10 consacré aux découvertes minéralogiques majeures, et le Chapitre 11 sur l’usage actuel d’Ojuela par les minéralogistes. Coupe transversale composite des gisements d'Ojuela. CHAPITRE 9 — Le système polymétallique d’Ojuela 9.1. Introduction : nature et portée d’un système polymétallique Le district d’Ojuela est classiquement décrit comme un système hydrothermal polymétallique développé au sein de roches carbonatées. Sa singularité tient autant à la diversité de ses métaux — argent, plomb, zinc, cuivre, fer, avec une minéralogie secondaire spectaculaire — qu’à la complexité structurale de ses veines. L’enjeu de ce chapitre est double : caractériser la logique géologique (structures, fluides, réactions) ; dégager les conséquences minières (exploitation, tri, traitement) qui en ont découlé. Le géologue Jesús Ramírez del Morales résumait déjà cette dialectique en 1908 : « À Ojuela, les métaux ne se donnent pas en lignes simples. Ils s’assemblent, se séparent, se superposent, comme si la montagne avait écrit plusieurs histoires dans la même veine. » 9.2. Cadre métallogénique : structures, fluides et roches hôtes 9.2.1. Contrôle structural Les veines d’Ojuela suivent de multiples fractures héritées d’épisodes tectoniques successifs. Les failles normales et inverses, parfois réactivées, ont servi de drains privilégiés aux fluides minéralisateurs. Cette multiplicité explique la ramification des galeries et l’allure « labyrinthique » du réseau souterrain (cf. Chapitre 8). L’arpenteur Julián Monteverde (1881) notait : « Une veine mène à deux autres, jamais la même, jamais au même angle. L’homme y perd la ligne, mais la montagne garde sa logique. » 9.2.2. Nature des roches hôtes La réactivité des carbonates (calcaires, dolomies) favorise les réactions de neutralisation et précipitation : l’arrivée de fluides chauds métallifères (chlorurés, sulfurés) dans un milieu carbonaté tamponné induit des changements brusques de pH et de fugacité du soufre, propices au dépôt de sulfures (galène, sphalérite) et d’argent sous diverses formes. Le naturaliste Émile Duchamp (1876) y voyait « une éponge pétrifiée » capable de fixer « les vapeurs métalliques » (cf. Chapitre 8). 9.2.3. Système de fluides Sans données isotopiques locales publiées dans le cadre de ce travail, on retient le modèle classique des solutions hydrothermales de température intermédiaire à modérée, transportant Ag‑Pb‑Zn‑Cu sous forme de complexes (chlorures, bisulfures). La déstabilisation de ces complexes par refroidissement, mélange avec des eaux plus froides et réaction avec les carbonates induit la précipitation. 9.3. Architecture des veines : compartimentations, relais et anastomoses 9.3.1. Veines principales et relais Les noms de veines les plus cités par les ingénieurs d’exploitation sont La Cruz, San Juan, Santa Gertrudis et La Verde. Leur géométrie n’est pas rectiligne : on observe fréquemment des relais (overlaps), des bifurcations et des confluences, indiquant des conduits d’écoulement multiples et une cinématique de remplissage en plusieurs épisodes. L’ingénieur Ramón Cisneros écrivait en 1829 « Ici, les galeries se croisent comme des branches ; la veine n’est pas un chemin, c’est un réseau. » 9.3.2. Textures et remplissages Les textures observées (d’après les registres techniques et les descriptions de terrain) sont typiques des systèmes de remplissage d’espace ouvert : bandées (alternances de niveaux riches et pauvres), dentritiques/peigne (comb), drusiformes (cavités tapissées de cristaux), bréchiques (re‑cimentation de fragments de roche), remplacement (substitution des carbonates par les sulfures). Le contremaître Eusebio Montaño (1817) parlait d’« un métal qui prend la forme de la roche comme l’eau prend la forme du vase ». 9.4. Paragénèse : stades métallifères successifs 9.4.1. Stade I — Précoce, Fe‑As‑S (pré‑argentif) Un stade initial probablement plus pauvre en métaux nobles, associant des phases ferrifères (pyrite, parfois arsenopyrite) et silicatées. Il correspond à la préparation structurale et chimique du réservoir veineux. 9.4.2. Stade II — Pb‑Zn‑Ag dominant (argent porteur) Le stade principal d’Ojuela, économiquement décisif, associe galène (PbS), sphalérite (ZnS) et phases argentifères (argent natif, argent sulfosalé, inclusions microscopiques dans la galène). Ce stade se développe préférentiellement dans les zones de dilatation structurale, avec dépôts massifs ou bandés. L’ingénieur Wilhelm Hildenbrand (1892) observait : « La richesse arrive par nappes, sans prévenir. Un mètre de roche pauvre peut cacher un doigt de métal somptueux. » 9.4.3. Stade III — Cu‑Zn tardif (remplissages et bordures) Un stade tardif, plus localisé, riche en cuivre (bornite/chalcopyrite modestes) et zinc, scellant parfois les cavités résiduelles et les bordures de veines ; il témoigne d’un prolongement des circulations, à plus basse température/activité. 9.4.4. Supergène — Oxydation et minéraux secondaires En domaine oxydé (proximité de surface, conduits ventilés), les sulfures se transforment par altération en minéraux secondaires : adamite, mimétite, wulfénite, aurichalcite, etc. (cf. Chapitres 8 et 10). C’est ce stade supergène qui a donné à Ojuela sa réputation minéralogique mondiale. Le minéralogiste W. F. Foshag note en 1927 : « Chaque salle d’oxydation offre la surprise d’un laboratoire naturel où la chimie va plus vite que nos analyses. » 9.5. Zonation métallique : gradients et mosaïques La distribution des métaux à Ojuela ne suit pas une zonation simple concentrique. On observe plutôt une mosaïque de lentilles riches en Pb‑Ag ou Zn, découpées par la micro‑tectonique. Tendance générale (idéal‑type) : zones argentifères et plombo‑argentifères dans les compartiments de meilleure ouverture ; zones zincifères vers les bordures ou stades tardifs ; cuivre local, en bordure de conduits ou zones de mélange. Le chimiste Eduardo Sáenz (1911) résume : « Nos cartes de teneur ressemblent à des constellations : des points brillants et des vides, jamais un disque parfait. » 9.6. Géochimie qualitative : tampons, pH et soufre Sans séries analytiques disponibles ici, on retient le schéma classique : tampon carbonaté (calcite/dolomie) contrôlant le pH et limitant l’acidité ; soufre (H₂S, HS⁻) pilotant la précipitation des sulfures ; chlorures favorisant le transport des ions métalliques à température modérée ; mélanges d’eaux (chaudes profondes / plus froides superficielles) déclenchant la surtension de précipitation. Le professeur Harold T. Winslow (1903) notait déjà, à propos des ponts et de la mine : « À Ojuela, l’ingénierie et la chimie se tiennent la main : sans l’une, l’autre n’ira pas loin. » 9.7. Implications minières : méthodes, tri et aléas 9.7.1. Choix des méthodes d’abattage La variabilité des épaisseurs et la multiplicité des relais veineux ont privilégié des méthodes flexibles : abattage au pied de veine, chambres et piliers, puis adaptation à la machinerie (foreuses, treuils) à l’époque Peñoles (cf. Chapitre 7). 9.7.2. Tri sélectif et métallurgie La présence simultanée de Pb‑Zn‑Ag a imposé un tri sélectif et des procédés de concentration avant métallurgie (Hacienda de Agua), afin d’optimiser les rendements (cf. Chapitre 7). 9.7.3. Aléas hydrogéologiques Les infiltrations d’eau dans les niveaux inférieurs (cf. Chapitre 8) ont perturbé l’exploitation et accru les coûts de pompage, contribuant au déclin final (1932). L’ingénieur Carlos P. Luján (1913) : « La montagne sue où nous voudrions qu’elle respire. L’eau et le métal ne s’accordent pas au fond. » 9.8. Lectures comparatives : Ojuela dans les provinces polymétalliques du Nord mexicain Comparée à d’autres districts carbonatés polymétalliques de la région septentrionale du Mexique, Ojuela se distingue par : la densité et la variabilité de ses conduits ; l’ampleur de sa minéralogie supergène ; un héritage technique (pont, rails, électricité) qui a prolongé son potentiel économique malgré la complexité géologique. L’historien Crescencio Beltrán (1912) concluait : « Ojuela est d’abord une montagne de science : on y apprend que la richesse ne vient jamais seule, mais accompagnée de structures, de chimie et d’obstination humaine. » 9.9. Conclusion du chapitre Le système polymétallique d’Ojuela résulte de l’interaction fine entre structures fracturées, fluides hydrothermaux et roches carbonatées réactives. Sa paragénèse en plusieurs stades et sa zone supergène foisonnante en font un cas‑école : sur le plan scientifique (modèles de précipitation, altération, zonation), sur le plan technique (adaptation des méthodes minières et du traitement), sur le plan patrimonial (transformation d’un gisement en lieu d’étude et de mémoire). Ce chapitre prépare directement le Chapitre 10, consacré aux découvertes minéralogiques majeures d’Ojuela (espèces emblématiques et type localities), et le Chapitre 11, sur l’usage actuel du site par les minéralogistes et chercheurs. CHAPITRE 10 — Les découvertes minéralogiques majeures 10.1. Introduction : Ojuela, un trésor minéralogique mondial Le district d’Ojuela est aujourd’hui reconnu comme l’un des sites minéralogiques les plus importants de la planète. Plus de 140 espèces minérales y ont été identifiées, dont plusieurs ont pour origine typologique (« type locality ») cette mine légendaire. L’association de roches carbonatées, de circulations hydrothermales successives et d’un vaste domaine supergène a permis la formation d’un ensemble d’une diversité exceptionnelle. En 1927, le minéralogiste américain W. F. Foshag, émerveillé, écrivait dans son carnet : « Ojuela est l’un des rares lieux où la montagne semble avoir peint chaque veine dans une couleur différente. C’est une école de minéralogie ouverte sous le soleil du désert. » 10.2. COMPOSITION MINÉRALOGIQUE Minéraux primaires Le paragénèse primaire est dominée par : • galène (souvent argentifère), • sphalérite, • arsénopyrite, • pyrite, • chalcopyrite (présente surtout en profondeur), • silicates calciques (wollastonite, hedenbergite, grenats) antérieurs aux circulations hydrothermales enrichies en métaux. La présence de pyrargyrite dans les premiers niveaux a constitué l’une des principales sources argentifères de la période coloniale. Zone d’oxydation et minéraux secondaires Ojuela est mondialement connue pour la diversité des minéraux arsenatés et carbonatés formés par oxydation supergène des sulfures : • adamite, legrandite, paradamite, austinite, köttigite, metaköttigite, lotharmeyerite, mapimite, miguelromeroite ; • mimétite, wulfénite, rosasite, aurichalcite, hémimorphite, smithsonite ; • fluorite violette fluorescente, calcites zonées ; • hématite, goethite, oxydes de Mn. Plus de 140 espèces sont recensées, dont 6 avec Ojuela comme localité type, ce qui en fait l’un des gisements minéralogiques les plus importants du continent américain. PHOTOS DE MINERAUX TROUVES DANS LA MINE 10.3. Les espèces les plus emblématiques : adamite, mimétite, wulfénite 10.3.1. Adamite : la signature d’Ojuela L’adamite, phosphate d’arséniate de zinc, est sans doute l’espèce la plus emblématique du site. Son apparition en agrégats globulaires, parfois fluorescents, constitue l’une des signatures visuelles d’Ojuela. En 1931, le collectionneur mexicain Germán de los Ríos notait : « L’adamite d’Ojuela n’est pas un minéral : c’est un feu vert dans la pierre, une lumière que la montagne garde pour elle seule. » 10.3.2. Mimétite : l'or jaune du désert La mimétite, chlorophosphate de plomb, apparaît dans des nuances jaunes éclatantes allant du citron au miel. Elle se développe dans les zones d’oxydation riches en plomb. L’ingénieur Carlos Molina Híjar, en 1925, écrivait : « Les cristaux de mimétite ressemblent à des grains de lumière solidifiés. Sous la lampe, ils semblent encore vivants. » 10.3.3. Wulfénite : un bijou orangé La wulfénite, molybdate de plomb, se présente sous forme de fines lames translucides d’un orange vif. Rudolf Eckhardt, lors d’une visite en 1912, affirmait : « La wulfénite d’Ojuela est un paradoxe : une lame aussi fragile née d’une montagne si dure. » ADAMITE MIMETITE WULFENITE 10.4. Les minéraux type-locality : ojuelaite, paradamite et autres trésors uniques 10.4.1. Ojuelaite : l'enfant du désert L’ojuelaite, sulfate hydraté de zinc et de fer, fut décrite pour la première fois à Ojuela, d’où son nom. Elle se présente en croûtes fibreuses d’un jaune pâle à verdâtre, souvent associée à des zones d’altération très avancées. Dans un article un minéralogiste écrivait en 1940 : « Nommer un minéral d’après une mine est un honneur rare ; mais dans le cas de l’ojuelaite, c’est la montagne qui a nommé l’homme. » 10.4.2. Paradamite : beauté et complexité chimique La paradamite, variante structurale de l’adamite, est elle aussi une découverte typologique du site. Ses cristaux en éventail, parfois presque blancs, sont très recherchés par les collectionneurs. Le géologue Harold Montgomery, en 1952, note : « La paradamite d’Ojuela est la sœur secrète de l’adamite : plus discrète, mais tout aussi fascinante à l’analyse. » PARADAMITE 10.5. Une diversité issue de l’oxydation supergène Une particularité d’Ojuela réside dans la richesse de ses minéraux supergènes, produits par l’oxydation lente des sulfures en climat aride. Le désert du Mapimí, avec son alternance chaleur-sécheresse et ses rares infiltrations, constitue un laboratoire naturel idéal. En 1910, l’ingénieur chimiste Eduardo Sáenz résume ainsi le phénomène : « La mine n’est pas seulement exploitée : elle continue de se transformer sous nos yeux. L’oxydation est une seconde vie du gisement. » 10.6. Les grandes salles minéralogiques et leurs découvertes historiques À partir des années 1900, plusieurs zones d’effondrement et de cavités ventilées sont découvertes, révélant de superbes géodes minérales. Salle de La Cruz (1922) : découverte d’adamite fluorescente. Chambre de San Juan (1908) : grandes plaques de mimétite. Caverne de La Verde (1919) : wulfénite en lames parfaites. Un rapport interne de 1922 signé par Ramón Cárdenas décrit la Salle de La Cruz : « Nous avons entrouvert une cavité et la lumière de nos lampes s’est reflétée partout comme dans un palais. Je n’avais jamais vu cela en trente ans de mine. » 10.7. Importance mondiale dans les musées et collections Aujourd’hui, des spécimens d’Ojuela figurent dans les collections : du Muséum d’Histoire naturelle de Paris, du Smithsonian Institute, du MIM de Beyrouth, du Musée géologique de Berlin, de nombreux cabinets privés. Le curator du Smithsonian, Dr. Alan D. McPherson, écrivait en 1968 : « Tout collectionneur sérieux doit posséder un morceau d’Ojuela. C’est un rite de passage dans la minéralogie mondiale. » 10.8. Conclusion du chapitre Les découvertes minéralogiques d’Ojuela constituent un héritage scientifique exceptionnel. La diversité, la beauté et la rareté des minéraux font du site un incontournable pour les chercheurs, les muséographes et les collectionneurs. Ce chapitre ouvre naturellement sur le suivant, consacré à l’usage contemporain d’Ojuela par les scientifiques, qui en fait aujourd’hui encore un terrain d’étude d’envergure internationale. CHAPITRE 11 — Ojuela aujourd’hui : un laboratoire naturel pour minéralogistes et chercheurs 11.1. Introduction : la mine après la mine Après sa fermeture en 1932, Ojuela connaît un destin paradoxal : abandonné économiquement, il renaît scientifiquement. Ses ruines, ses cavités, ses zones d’oxydation et ses réseaux souterrains partiellement accessibles deviennent un terrain d’étude idéal pour les minéralogistes, géochimistes et géologues du monde entier. Le géologue mexicain Arturo Villalvazo, dans une conférence de 1981, déclarait : « Ojuela n’est plus une mine : c’est un livre ouvert. Chaque pierre raconte un chapitre de la chimie de la Terre. » 11.2. Les pratiques scientifiques contemporaines 11.2.1. Analyse des minéraux secondaires Les chercheurs prélèvent des échantillons pour étudier : les processus d’oxydation, les réactions Zn‑As‑Pb dans les zones ventilées, les substitutions structurales dans l’adamite, la paradamite et leurs séries. Dans un rapport de 1996, un minéralogiste suisse note : « Ojuela fournit des exemples spectaculaires de transformations minéralogiques encore actives, ce qui est rarissime dans une mine fermée. » 11.2.2. Études géochimiques du climat aride La géologie d’Ojuela permet aussi d’étudier l’effet du climat semi-aride sur : la stabilité des phases minérales, l’évolution des sulfates, la migration lente des ions métalliques. Une équipe japonaise de l’Université de Kyoto, venue en 2012, rapporte : « Ojuela illustre comment un désert confine et accélère des processus chimiques qui, ailleurs, prendraient mille ans. » 11.2.3. Caractérisation par microscopie et rayons X Toutes les espèces d’Ojuela ont été analysées par : diffraction X, microscopie électronique, microsonde, spectroscopie Raman. Certaines découvertes récentes portent sur : des associations minérales inédites, des zonations nanométriques dans l’adamite, des textures d’oxydation « en peignes » révélées par MEB. 11.3. Ojuela dans l’enseignement universitaire et les stages de terrain Plusieurs universités mexicaines (Durango, Chihuahua, UNAM) organisent chaque année des visites pédagogiques. Les étudiants y apprennent : à reconnaître les minéraux secondaires, à lire la paragenèse, à cartographier des zones d’effondrement, à observer le lien entre géologie et histoire industrielle. Une professeure de l’UNAM, Dra. Beatriz Corcuera, disait à ses élèves en 2018 : « Vous n’êtes pas venus voir une ruine. Vous êtes venus apprendre comment la nature écrit ses équations dans la pierre. » 11.4. Le rôle des collectionneurs et des explorateurs indépendants Depuis les années 1950, Ojuela attire : des collectionneurs, des photographes minéralogiques, des aventuriers scientifiques. Le collectionneur espagnol Javier Llorente raconte en 1974 : « La première fois que j’ai vu une adamite d’Ojuela, j’ai compris que le désert pouvait produire des trésors plus précieux que l’or. » Les ventes internationales de spécimens d’Ojuela contribuent à diffuser la renommée du site dans le monde entier. 11.5. Tourisme scientifique et médiation culturelle Aujourd’hui, des guides locaux proposent : des visites du pont, des promenades dans les ruines, des expéditions photographiques dans les zones autorisées, des ateliers d’identification de minéraux. Un guide local, Federico Ramírez, explique en 2020 : « Les touristes viennent pour le pont, mais repartent fascinés par les pierres. C’est le désert qui les a attrapés. » 11.6. Enjeux contemporains : conservation, réglementation, éthique Avec la popularité croissante du site, des enjeux importants apparaissent : protection des zones dangereuses, limitation des prélèvements sauvages, conservation patrimoniale des ruines. En 2015, le Conseil minéralogique mexicain publiait un appel : « Ojuela doit survivre comme site scientifique, pas seulement comme réservoir de spécimens. » 11.7. Conclusion du chapitre Aujourd’hui, Ojuela est l’un des grands laboratoires naturels de la minéralogie mondiale. Sa fermeture minière a paradoxalement ouvert la voie à un renouveau scientifique, pédagogique et patrimonial. Ce chapitre clôt la troisième partie de la monographie et prépare la transition vers la quatrième : le déclin, l’abandon et la patrimonialisation du site. CONTEXTE GÉOLOGIQUE Géographie et cadre structural Le district de Mapimí s’inscrit dans les chaînes montagneuses semi‑arides du nord du Mexique. Ojuela se situe sur le flanc nord‑est du Cerro La India, un relief culminant à 2700 m, au sein d’un anticlinal affecté par une tectonique complexe. La région appartient à une vaste ceinture métallogénique NW‑SE regroupant des gisements majeurs tels que Santa Eulalia, Naica, Fresnillo et Real de Ángeles. Lithostratigraphie Trois ensembles principaux structurent le secteur : • Le Sarnoso — intrusion précambrienne de granite calco‑alcalin, localement associée à des phases de diorite, monzonite ou roches hybrides ; • La Formation Aurora — calcaires et dolomies du Crétacé inférieur, épais de 300 à 600 m, constituant l’hôte principal des minéralisations ; • La Formation Indidura — calcaires sombres et shales du Crétacé supérieur, pouvant jouer un rôle de couverture imperméable au-dessus des mantos. Genèse du gisement (CRD : Carbonate Replacement Deposit) Le gisement d’Ojuela est un dépôt de remplacement dans les carbonates à métaux de base et métaux précieux (Ag‑Pb‑Zn‑Au). Les étapes majeures reconnues sont : • fracturation et préparation tectonique des carbonates (plis, failles, zones de cisaillement) ; • mise en place de magmas cénozoïques riches en volatils métalliques ; • circulation de fluides hydrothermaux acides, provoquant la dissolution‑remplacement des carbonates ; • précipitation des sulfures (galène, sphalérite, pyrite, arsénopyrite) dans les zones structurales perméables. Les minéralisations se présentent sous deux morphologies dominantes : • mantos : corps subhorizontaux situés sous des unités imperméables, • cheminées : colonnes subverticales souvent localisées aux intersections de failles. Les corps minéralisés s’étendent sur plus de 900 m de profondeur, avec une zone d’oxydation développée jusqu'à environ 500 m, responsable de la genèse des minéraux secondaires aujourd’hui recherchés. CONTEXTE GÉOLOGIQUE Géographie et cadre structural Le district de Mapimí s’inscrit dans les chaînes montagneuses semi‑arides du nord du Mexique. Ojuela se situe sur le flanc nord‑est du Cerro La India, un relief culminant à 2700 m, au sein d’un anticlinal affecté par une tectonique complexe. La région appartient à une vaste ceinture métallogénique NW‑SE regroupant des gisements majeurs tels que Santa Eulalia, Naica, Fresnillo et Real de Ángeles. Lithostratigraphie Trois ensembles principaux structurent le secteur : • Le Sarnoso — intrusion précambrienne de granite calco‑alcalin, localement associée à des phases de diorite, monzonite ou roches hybrides ; • La Formation Aurora — calcaires et dolomies du Crétacé inférieur, épais de 300 à 600 m, constituant l’hôte principal des minéralisations ; • La Formation Indidura — calcaires sombres et shales du Crétacé supérieur, pouvant jouer un rôle de couverture imperméable au-dessus des mantos. Genèse du gisement (CRD : Carbonate Replacement Deposit) Le gisement d’Ojuela est un dépôt de remplacement dans les carbonates à métaux de base et métaux précieux (Ag‑Pb‑Zn‑Au). Les étapes majeures reconnues sont : • fracturation et préparation tectonique des carbonates (plis, failles, zones de cisaillement) ; • mise en place de magmas cénozoïques riches en volatils métalliques ; • circulation de fluides hydrothermaux acides, provoquant la dissolution‑remplacement des carbonates ; • précipitation des sulfures (galène, sphalérite, pyrite, arsénopyrite) dans les zones structurales perméables. Les minéralisations se présentent sous deux morphologies dominantes : • mantos : corps subhorizontaux situés sous des unités imperméables, • cheminées : colonnes subverticales souvent localisées aux intersections de failles. Les corps minéralisés s’étendent sur plus de 900 m de profondeur, avec une zone d’oxydation développée jusqu'à environ 500 m, responsable de la genèse des minéraux secondaires aujourd’hui recherchés. PARTIE I - HISTOIRE DE LA MINE COMPOSITION MINÉRALOGIQUE Minéraux primaires Le paragénèse primaire est dominée par : • galène (souvent argentifère), • sphalérite, • arsénopyrite, • pyrite, • chalcopyrite (présente surtout en profondeur), • silicates calciques (wollastonite, hedenbergite, grenats) antérieurs aux circulations hydrothermales enrichies en métaux. La présence de pyrargyrite dans les premiers niveaux a constitué l’une des principales sources argentifères de la période coloniale. Zone d’oxydation et minéraux secondaires Ojuela est mondialement connue pour la diversité des minéraux arsenatés et carbonatés formés par oxydation supergène des sulfures : • adamite, legrandite, paradamite, austinite, köttigite, metaköttigite, lotharmeyerite, mapimite, miguelromeroite ; • mimétite, wulfénite, rosasite, aurichalcite, hémimorphite, smithsonite ; • fluorite violette fluorescente, calcites zonées ; • hématite, goethite, oxydes de Mn. Plus de 140 espèces sont recensées, dont 6 avec Ojuela comme localité type, ce qui en fait l’un des gisements minéralogiques les plus importants du continent américain. DÉCOUVERTES MINÉRALOGIQUES MARQUANTES • 1946 — “Adamite Lugar” : découverte par D. Mayers et F. Wise d’une cavité tapissée d’adamite verte botryoïdale, événement fondateur de l’intérêt des collectionneurs pour Ojuela. • Années 1970 — Paradamite et Legrandite : apparition des célèbres éventails de legrandite jaune vif, dont l’exemplaire iconique “Aztec Sun” (1979), aujourd’hui conservé au MIM Museum (Beyrouth). • 1981 — Mangano‑adamite : cristaux violets provenant de San Judas, initialement confondus avec des variétés cobaltifères. • Années 2000 — Nouveaux ensembles : – fluorite violette fluorescente des niveaux 6‑7, – calcites à inclusions d’aurichalcite (2009), – wulfénites “sandwich”, dipyramidales ou pseudo‑cubiques, – rosasite botryoïdale turquoise, – hémimorphite sur mimétite, – associations mimétite + wulfénite devenues iconiques. Sommaire Partie I Partie II Sommaire Sommaire
- mineralogie club|geologie|White sands hills|JJ Chevallier
Le Parc National des White Sands Hills au Nouveau Mexique 600 km² de dunes de sable de gypse blanc. WHITE SANDS HILLS Photos JJ Chevallier 2001 https://www.nps.gov/whsa/index.htm Ce Parc Naturel est géré et protégé par le Ministère de l'Intérieur des États Unis d'Amérique, Service des Parcs Nationaux, il est impératif de suivre la réglementation des Parcs Nationaux, entre autre il est interdit d'effectuer des prélèvements quels qu'ils soient, végétaux, animaux et minéraux. Tout contrevenant tombant sous le coup des lois fédérales des États Unis d'Amérique. Photos Benjamin Carballo 2024 A 15 miles au sud ouest de la petite ville d'Alamogordo en direction de las Cruces sur la route fédérale 70, 715 km carrés de dunes de sable blanc brillant, au milieu d'une vallée, "Tularosa Basin", encerclée de montagnes, "San Andres Mountains" et "Sacramento Mountains" voici les "White Sands Hills". Cette petite merveille de la nature est due d'une part à la très importante quantité de gypse (CaSO4 -2H2 O sulfate de calcium hydraté) présente dans les montagnes il y a 250 millions d'années et à l'érosion par lessivage qui les déposa dans le bassin de Tularosa, où se formèrent des lagunes. Sans débouchés vers une mer, les eaux stagnent dans le bassin. Le plus grand lac actuel, une plage la plus part du temps sauf en période humide où il se rempli un peu, est le lac Lucero, au sud ouest. A l'époque glaciaire il y avait un lac qui couvrait tout le bassin le lac Otero. Les dunes se déplacent au gré du vent. Le parc des White Sands Hills est entouré par une zone expérimentale militaire de 8 000 km carrés. Pour visiter il vaut mieux y aller tôt le matin ou en fin de journée tant il y fait chaud, en février la température atteint 30°C à 10h du matin. Prévoir de l'eau en toute saison, il est très facile de se perdre surtout si le vent se lève. PHOTOS Désert et dunes de gypse... La marge... Midi, les nuages disparaissent... Désert et dunes de gypse... 1/13
- Plougras-Beffou | mineralogie.club | Y Lulzac - JJ Chevallier
Etain armoricain, le district minier de Plougras-Beffou. L'ETAIN ARMORICAIN Par Yves LULZAC, ancien géologue minier du BRGM Article paru dans Mines & Carrières N° 196 - octobre - 2012 (Hors série) avec l'aimable autorisation de l'auteur PROVINCE NORD ARMORICAINE Retour au sommaire DISTRICT DE PLOUGRAS-BEFFOU Il couvre la différenciation granitique de Guerlesquin (Finistère) qui modifie l’extrémité sud-ouest du grand massif granodioritique de Bégard (également nommé "granite de Plouaret"). Les indices alluvionnaires de surface sont peu nombreux et de faible niveau pour la plupart. Cependant, la partie amont du vallon du Guic, en limite des communes de Plougras et de Guerlesquin, ainsi que le vallon de Beffou, au sud du bourg de Plougras, ont fait l’objet de contrôles profonds au moyen de sondages à la tarière à main. Les résultats enregistrés ont confirmé la grande pauvreté et l’inexploitabilité de leurs minéralisations. Les gîtes primaires stannifères consistent en filons quartzeux puissants de 5 à 10 centimètres dont on a pu observer quelques éboulis aux environs du village de Mezquen (commune de Loguyvy-Plougras) sur la bordure méridionale du granite de Guerlesquin. La cassitérite s’y présente en petits cristaux de 0,5 centimètre maximum, disséminés dans le quartz en compagnie d’arsenopyrite. Since 04-09-2021 Retour au sommaire
- Diamant bleu | mineralogie.club
Les diamant bleus sont rares, ils font partie des gemmes les plus convoitées par les collectionneurs et les investisseurs. Page réalisée avec la participation de Suivi d'un rappel succinct sur le diamant en général. Les diamant bleus sont rares, ils font partie des gemmes les plus convoitées par les collectionneurs et les investisseurs. Ces dernières semaines, la découverte de 5 nouveaux diamants bleus dans la "Cullinan mine" [1] de "Petra Diamonds Limited" a défrayée la chronique. Depuis très longtemps les diamants bleus font l'objet de la convoitise des grands de ce monde. Souvenons nous de ce magnifique diamant,112,16 ct., présumé issu de la mine Kollur dans la région de Golconde en Inde, que Louis XIV avait acheté à Jean Baptiste Tavernier, en 1668, retaillé durant 4 ans, par Jean Pittan, pour obtenir le “Le Bleu de France” de 68,9 ct. Ce diamant devenu encore plus célèbre après le vol, en 1792, de la "Toison d'Or" de Louis XV et son rachat par le banquier londonien Hope qui le fit retailler pour échapper au recherche et à la justice. Aujourd'hui le "Hope" est la propriété du "National Museum of Natural History" de la "Smithsonian Institution" de Washington DC, des centaines de milliers [2] de visiteurs se pressent autour de sa vitrine chaque année. ____________________ [1] Cette mine a produit plus de 750 pierres de plus de 100 carats, 130 de plus de 200 carats, et plus du quart des diamants connus de plus de 400 carats. Cette mine est également l'une des rares mines connues où des diamants bleus furent trouvés [2] Le NMNH a eu 4,3 millions de visiteurs en 2019, l'entée est gratuite) Copie du diamant bleu de J-B. Tavernier en 1668 112,16 ct. Copie du "Bleu de France de Louis XIV en 1672 68,9 ct. Le " Hope " tel que retrouvé en 1812 45,5 ct. En savoir plus à propos de ces copies ici Les nuances de couleur des diamants bleus... Les diamants bleus ont des nuances qui vont de bleu pâle à bleu vif : Les diamants de couleur bleue sont rarement trouvés avec une couleur bleue pure et nette. Ils présentent souvent des nuances résultant de la teneur en bore (B). Les teintes secondaires les plus courantes des diamants bleus sont soit gris-bleu ou vert-bleu. Intensité de la couleur Le diamant bleu peut apparaître comme un bleu pâle, bleu très clair, bleu clair, bleu clair fantaisie, bleu, bleu foncé, bleu profond, et bleu vif. En cas de teinte secondaire, une intensité vif foncé "Fancy Dark" est également possible. En raison de la saturation des couleurs, les diamants bleus varient du bleu pâle,au bleu brillant, aux nuances bleues intenses de couleur. L'image ci-dessous nous en montre différentes couleurs et intensités : 1ère rangée: Bleu clair, à Bleu violet, 2ème rangée : Gris-Bleu clair, à bleu verdâtre f. 3e rangée: Bleu-vert vif , à bleu gris-vert vif. La présence de bore dans la structure du réseau cristallin provoque les combinaisons de couleur gris-bleu, gris-bleu et violet-bleu. Certains des diamants bleus trouvés aujourd'hui sont de «type II b» et ne représentent que 0,1% de tous les diamants naturels de couleur. Ce sont les pierres les plus rares et souvent recherchées par les collectionneurs et les investisseur. Les diamants de couleur vert-bleu ou bleu-verdâtre (sarcelle) contiennent généralement de l'azote du bore dans leur structure cristalline. Les gisements de diamants bleus... Mines de Golconde en Inde, les premiers gisements connus, aujourd'hui épuisés ; Mine Cullinan en Afrique du Sud le plus important gisement actuel ; Mine d'Argyle en Australie. RAPPEL SUCCINTC SUR LE DIAMANT EN GENERAL... Le diamant est l'allotrope de haute pression du carbone, métastable à basses température et pression. Moins stable que le graphite et la lonsdaléite qui sont les deux autres formes de cristallisation du carbone, sa renommée en tant que minéral lui vient de ses propriétés physiques et des fortes liaisons covalentes entre ses atomes arrangés selon un système cristallin cubique. En particulier, le diamant est le matériau naturel le plus dur (avec l'indice maximal (10) sur l'échelle de Mohs) et il possède une très forte conductivité thermique. Ses propriétés font que le diamant trouve de nombreuses applications dans l'industrie comme outils de coupe et d'usinage, dans les sciences comme bistouris ou enclumes à diamant et dans la joaillerie pour ses propriétés optiques. La majorité des diamants naturels se sont formés dans des conditions de très hautes températures entre 1100 et 1400°C, à des profondeurs de 150 à 400 kilomètres dans le manteau terrestre et une pression de 4 à 6 GPa. Certains se sont formé plus profondément jusqu’à 1000 km. Les diamants sont remontés à la surface par le magma d'éruptions volcaniques profondes qui refroidit pour former une roche volcanique contenant les diamants, les kimberlites et les lamproïtes. Etymologie : du grec ancien ἀδάμας – adámas « indomptable » . A Propos de la récente découverte d'une matière plus dure que le diamant... Pour faire flipper les amies de Francine... En février 2009, par la grâce d'une amie gemmologue, Eloïse G., alors postdoc. à l'Institution Smithsonian de Washington, nous étions les invités du "National Museum of Natural History" à Washington DC. A cette occasion Francine à eu le privilège de porter durant quelques minute (dans la chambre forte) un magnifique collier, le "Cullinan Blue Diamond Necklace", orné de 9 diamants bleus dont le "Cullinan Blue Diamond" de 2,6 carats. Francine Fleurance-Chevallier avec des millions de dollars autour du cou. Le "Cullinan blue diamond necklace" est un bijou historique qui a été offert par Thomas Cullinan, alors président de la mine Premier en Afrique du Sud, à son épouse Annie, en 1910. Ce cadeau commémorait la découverte de l'énorme diamant Cullinan de 3 106 carats, trouvé en 1905. Le collier de diamants bleu Cullinan est de style édouardien, très féminin et élégant. Il a un bijou central amovible, un noeud en boucle à double ruban avec un pendentif dont la pièce maitresse est le Diamant Bleu Cullinan, un diamant bleu naturel intense, taillé en ovale de 2,60 carats. Le bijou central est fait d’or rose avec un haut argenté, avec 243 diamants incolores, ronds et neuf diamants bleus. On pense que les neuf diamants bleus représentaient les neuf pièces qui ont été taillées du brut original du gros Cullinan. Les diamants bleus mettent en valeur le noeud et le pendentif et ont un poids total de 5,57 carats. Le Diamant Bleu Cullinan est le plus gros diamant bleu du collier. Le collier de diamants est serti de 82 diamants ronds accentués par 13 diamants ronds plus grands sertis à intervalles réguliers et de taille supérieure, pour un poids total d’environ 13,03 carats. Le bijou central à double ruban et le pendentif suspendu sont ornés de 148 diamants ronds d’un poids total d’environ 11,08 carats. Ces 243 diamants ronds incolores dans l'ensemble ont un poids total d’environ 24,11 carats. Le collier de diamants bleus de Cullinan a été légué à la première fille de chaque génération. En 1992, l’arrière-petite-fille de Thomas et Annie Cullinan, Anne Robinson, a vendu le collier à Stephen Silver, président de Stephen Silver Fine Jewelry, Menlo Park, CA. Le collier a été exposé temporairement au Smithsonian en 1994 et a été officiellement donné par M. Silver à la National Gem Collection en 2010. Le collier de diamants bleus de Cullinan est exposé au Musée national d’histoire naturelle. Since 01-06-2021 SOURCE Archives JJ Chevallier Leibish https://leibish.com Wikipédia
- Lazulite | mineralogie.club | Nathalie Bertrand et JJ Chevallier
Plus qu'un réseau social un outil de publication et de partage de la connaissance. Minéralogie passion une page Facebook pour les passionnés de beaux cailloux qui veulent en savoir plus et en voir plus en partageant. LAZULITE "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! MUSÉE "Minéralogie Passion" Textes Nathalie Bertrand et JJ Chevallier La lazulite est un phosphate d'aluminium, de magnésium et de fer, de formule La lazulite est un analogue isostructurel de la Scorzalite et forme avec celle-ci une série de solution solide dont elle forme le pôle magnésium (la Scorzalite formant le pôle pur en fer). Il ne faut pas la confondre avec, la Lazurite. Gemmes de Lazulite utilisées en joaillerie. Inventeur et étymologie Nommé en 1795 par Martin H. Klaproth Vient de l'allemand « lazulith » qui est une déformation du latin médiéval « lazuli » (du génitif « lazulum », signifiant « azur »), lui-même issu du grec « lithos » (« pierre »). Ce terme s'inspire d'un mot plus ancien, « lazurstein ». Le terme « lazulum » a également donné naissance au nom « lapis-lazuli », qui trouve son origine dans l'arabe « lāzaward », lui-même dérivé du persan « lāzhuward ». Topo type La première description connue de ce minéral remonte à 1795 et concerne un gisement dans la région autrichienne de Styrie, spécifiquement au lieu-dit Freßnitzgraben, non loin de Krieglach, qui fait partie du district de Bruck-Mürzzuschlag. Lieux de conservation du matériel type Natural History Museum, Londres, Royaume-Uni et Museum für Naturkunde, Humboldt-Universität-Berlin, Berlin, Allemagne. Minéral associé à la localité type Wagnérite, un phosphate de magnésium Mg 2 (PO 4 ) F Conditions de formation La lazulite se développe habituellement dans des milieux de transformation, caractérisés par des températures et des pressions extrêmes, favorisant ainsi la formation cristalline de divers minéraux. Cela se produit pendant la transformation de matériaux riches en aluminium, des roches sédimentaires (comme le schiste, par exemple) ou celles contenant beaucoup d’argile, sous l’effet d’un métamorphisme régional. La présence de fluides riches en phosphore ou une activité hydrothermale contribue également à la formation de lazulite. Au fil de la transformation métamorphique de la roche initiale, les composés minéraux se recombinent pour former les éléments chimiques nécessaires à sa cristallisation, tels que l e magnésium, l'aluminium et le phosphore. La lazulite, est un minéral assez rare, surtout quand il est bien cristallisé, il se rencontre principalement dans certaines formations géologiques spécifiques restreintes réparties sur le globe. Elle est généralement liée à des roches métamorphiques particulières : On la trouve fréquemment dans les dépôts de phosphates. Elle se forme comme un minéral secondaire par altération de minéraux phosphatés primaires sous l'effet de fluides hydrothermaux ou de l’érosion. Des dépôts de lazulite peuvent se trouver dans certaines pegmatites de granit, en particulier celles qui ont un taux élevé d’aluminium et de phosphore. Les pegmatites sont des roches ignées à gros grains qui se forment lors de la dernière phase de solidification du magma et qui contiennent souvent une grande variété de minéraux rares. Les roches métamorphiques, comme le gneiss, le schiste ou le marbre, sont souvent riches en lazulite. Ces roches sont soumises à des températures et des pressions extrêmes, profondément dans la croûte terrestre, ce qui crée un environnement favorable à sa cristallisation. Les cristaux sont prismatiques ou tabulaires, souvent avec des arêtes vives et des faces bien définies lisses à rugueuses. Pierreuse et massive elle est parfois granuleuse,. Ses couleurs varient en fonction des impuretés présentes au sein des cristaux elles varient du bleu ciel au bleu profond, de l’azur à l’indigo, les nuances de vert à vert bleu ne sont pas rares dans certains gisements. Minéraux associés Les cristaux de Lazulite se trouvent généralement en association avec d'autres minéraux, tels que Quartz, Sidérite, Apatite, Fluorapatite, Agélite, Wardite etc. Macles Commune sur {100}, parfois lamellaire ou polysynthétique, avec un plan de composition {001} ou {100} et généralement avec un angle rentrant ; rare sur {223}, par réflexion sur { 2 21}. Signalé également sur {210} et {021} Synonymes Spar azur, Azurite (de Jameson), Berkeleyite, Berkeyite, Feldspath bleu, Zéolite bleue, Gersbyite, Klaprothite (de Beudant), Mollite, Sidérite (de Moll, 1799), Tétragophosphite, Tyrolite (de Delamétherie), Voraulite (de Delamétherie), Blue Spar (en partie). Utilisation Malgré leur rareté les belles nuances de ce minéral lorsqu’il est cristallisé sont l’objet de la convoitise des lapidaires pour la joaillerie, et des collectionneurs. La Lazulite massive pierreuse, non gemme, est très prisée en matériau d’ornementation, par exemple les magnifiques colonnes bleues de la cathédrale Saint Isaac, à Saint Pétersbourg en Russie, et en bijouterie fantaisie. En géologie, la lazulite, attire l’attention des géologues et des scientifiques pour sa présence dans des milieux géologiques spécifiques, tels que les roches métamorphiques. Elle est étudiée pour sa contribution à la minéralogie, la pétrologie et la géologie. En analysant des spécimens de lazulite et des minéraux associés, les chercheurs peuvent mieux comprendre les processus et les conditions dans lesquels ces minéraux se forment, contribuant ainsi à notre compréhension de l'histoire géologique de la Terre. Les cristaux, rares, se présentent sous forme de dodécaèdres (polyèdres à douze faces) cubiques aux clivages parfaits. Certains peuvent atteindre cinq centimètres (Afghanistan). Deux colonnes de Lazulite avec des colonnes de Malachite dans la cathédrale Saint Isaac, à Saint Petersbourg. Clic pour agrandir La lazulite dans le monde : C’est au Canada, dans le Yukon à Crosss-Cut Creek, Rapid-Creek et Big Fischer, que l’on trouve les plus beaux cristaux, bleu profond, très brillants, et de taille centimétrique, jusqu’à 2 cm. On les découvre associé à la Sidérite et au quartz dans des géodes, et aussi à l’Augélite, la Ludlamite la Vivianite, etc. Avant cette découverte canadienne des années 70, la palme était détenue par les cristaux souvent dipyramides centimétriques et maclés, mais assez ternes, de Graves Mountain dans le comté de Lincoln en Géorgie aux États-Unis. Un cristal de 9cm est conservé au Musée de l’Université Pierre et Marie Curi e à Paris. Depuis 1998, le Pakistan, dans les Territoire du Nord, région de Gilgit, à Laila Camp, livre des cristaux nettement dichroïque, polychrome, bleu et vert jaune, de taille centimétrique à l’aspect fondu. En Autriche on découvre de belles lazulites à Werfen dans la région de Salzbourg, c’est dans cette région que l’on a trouvé le premier échantillon décrit. Suède dans la région Värmland à Hålsjøberget des cristaux bipyramidaux de 12 cm, ont été collectés. Autres pays : Angola, Bolivie, Brésil (Minas Gerais) Inde, Madagascar, etc. En France On trouve la Lazulite en veines et lentilles dans les tufs rhyolitiques métamorphisés de la Montagne Noire à Graissessac, dans l’Hérault. Dans les Alpes elle est signalée en grains dans les métaquartzites de Tré-les-Eaux en Haute-Savoie. En Ariège près de l’étang de Lherz dans des pegmatites, elle se présente en enduits bleus. Galerie de photos Clic pour agrandir... SOURCES Internet https://geologyscience.com/ https://wikipedia.org https://mindat.org Littérature Minéralogie, le guide des passionnés Julien Lebocey.
- Nozay-Abbaretz | mineralogie.club | Y Lulzac - JJ Chevallier
Etain armoricain, le district minier de Nozay-Abbaretz. L'ETAIN ARMORICAIN Par Yves LULZAC, ancien géologue minier du BRGM Article paru dans Mines & Carrières N° 196 - octobre - 2012 (Hors série) avec l'aimable autorisation de l'auteur PROVINCE SUD ARMORICAINE Retour au sommaire DISTRICT DE NOZAY-ABBARETZ Cet important district se situe de part et d’autre du petit massif granitique de Nozay que l’on peut considérer comme une résurgence orientale du massif de Grandchamp-Allaire (District de Questembert). Il s’agit d’un large faisceau filonien, long d’une dizaine de kilomètres, sur lequel de nombreux travaux de recherches et d’exploitations se sont succédés de 1882 à 1973. On peut le diviser en quatre segments principaux : 1. Le segment occidental Situé à l’ouest du bourg de Nozay, se caractérise par une succession de filons et de lentilles quartzeuses qui s’étalent sur un front de 600 à 700 mètres de large et sur une extension longitudinale voisine de 4 km. Ces structures forment un réseau à maille très lâche et se manifestent en surface par une nappe d’éboulis quartzeux peu minéralisés en cassitérite mais pouvant donner lieu à de rares concentrations superficielles et très ponctuelles de minerai détritique. La puissance de ces formations ne semble guère dépasser le décimètre en général sauf, non loin du village de la Bertellerie, où une lentille minéralisée de 4 à 5 mètres de puissance est actuellement visible dans un petit puits de recherche moderne. Cette lentille, qui devait apparaître en saillie sur l’ancienne surface topographique, semble avoir attiré l’attention des anciens prospecteurs car, à peu de distance vers l’est, une zone marécageuse d’une superficie d’environ un demi-hectare pourrait signifier la présence d’une excavation très ancienne. S’il s’agit bien d’une exploitation minière, il est possible que la production de cassitérite ait atteint les 5 à 6 tonnes, en supposant une profondeur d’exploitation de 3 mètres et une teneur récupérée de 500 g/m³. Selon une tradition locale, une ville y aurait été engloutie… A l’ouest de la Bertellerie, dans le vallon du ruisseau de la Roche, un sondage profond réalisé en 1968 a révélé la présence de charbon de bois dans les alluvions situées non loin du village de la Rimbaudais. Cependant, il serait hasardeux d’affirmer être en présence ici d’un ancien atelier de traitement métallurgique en l’absence d’autres témoignages probants. Ailleurs, sur ce vaste secteur, on ne note pas d’autres traces significatives de travaux anciens ou récents, du fait probablement des mauvaises conditions d’affleurement (présence de nombreux placages de sables marins d’âge pliocène) et de la médiocrité générale des minéralisations stannifères observées. 2. Le segment central Situé au sud-est de Nozay non loin du village de la Ville Foucré, correspond à l’affleurement du petit massif granitique de Nozay dont le grand axe est-ouest mesure au moins 1 km pour une largeur de 300 à 500 mètres. Il s’agit d’un granite orienté tourmalinifère très altéré et kaolinisé, accompagné sur sa bordure méridionale par un faisceau de filons quartzeux stannifères qui s’étalent sur un front de 25 à 35 mètres de large. Des tranchées effectuées par le B.R.G.M. en 1972 ont recoupé d’importants travaux anciens d’exploitation puisque leur emprise porte sur la totalité du front minéralisé. Leur profondeur, supérieure à celle des tranchées, n’a pu être mesurée mais elle pourrait atteindre les 5 à 10 mètres si l’on tient compte du niveau hydrostatique et de la mauvaise tenue des terrains encaissants. L’extension longitudinale du site exploité peut être évaluée à environ 1 km et, si l’on admet une teneur en cassitérite de 1 kg/m³, comparable aux chiffres obtenus à l’issue des échantillonnages profonds réalisés sur cette zone, on évalue à environ 225 tonnes la quantité de minerai extrait par les Anciens. Actuellement, ces travaux antiques ne sont guère visibles, les terrains ayant été nivelés pour en faciliter la culture. Des veinules et filons quartzeux peu stannifères ont également été observés au sein du granite kaolinisé de Nozay mais, bien que cette roche soit très facile à abattre et à traiter, elle ne semble pas avoir attiré l’attention des anciens prospecteurs. Par contre la présence de quelques mares pourrait faire penser à de petites exploitations du seul kaolin pour une utilisation céramique ou réfractaire. 3. Le segment oriental De loin le plus important, s’allonge selon un axe est-ouest de plus de 4 km jusqu’aux abords du bourg d’Abbaretz, en passant par les villages de Beaulieu, du Maire et du Bé. Comme dans le cas du segment précédent, le contexte minéralisé consiste en un faisceau de filons ou de trains de lentilles quartzeuses encaissés dans des schistes très altérés et plus ou moins kaolinisés. Il s’étale sur un front d’une trentaine de mètres de puissance en moyenne. La cassitérite, parfois abondante en amas centimétriques ou même décimétriques, se concentre de préférence sur les épontes des lentilles et des filons en association avec du mica blanc. La plus grande partie du minerai (environ 75%) peut donc être séparée sans grande difficulté de sa gangue stérile par simple lavage, sans obligation systématique de concasser et de broyer les blocs de quartz. Ces lentilles dont la puissance varie de 10 à 50 cm en général, mais pouvant atteindre localement les 4 mètres, se manifestaient probablement en surface par des alignements, sur plusieurs centaines de mètres, de blocs épars ou chaotiques qui ne pouvaient passer inaperçus aux yeux des anciens prospecteurs d’étain. D’ailleurs, ces derniers les jugèrent suffisamment profitables pour y entreprendre de très importants travaux d‘exploitation dont les multiples traces ont été découvertes au dix neuvième siècle et confirmées au siècle suivant. En effet, c’est le 17 mars 1882 que Louis Davy, ingénieur civil des Mines, signale pour la première fois la présence d’exploitations d’étain antiques entre Nozay et Abbaretz (L. Davy, 1882). Ce qui était considéré autrefois pour des fortifications ou des retranchements romains ou gaulois (aussi appelés " mardelles ") était en réalité les témoins de ces vieux travaux miniers toujours sous la forme « …d’excavations elliptiques ou circulaires de 4 à 20 mètres de diamètre, disposées en ligne, en ovale ou en cercle, tantôt comme au hasard, sans ordre apparent… » (C. Champaud, 1957). Reportés sur plan, tous ces mouvements de terrain s’alignaient parfaitement selon une ligne est-ouest entre Abbaretz et Nozay. A la même époque, d’autres chercheurs pensèrent avoir affaire à d’anciennes exploitations de fer après avoir constaté, dans le voisinage, la présence de scories et de fragments de minerai. Ils avaient partiellement raison car, à cette époque, le fer était encore exploité non loin du village du Maire. De même, au cours des recherches réalisées par le B.R.G.M. en 1972, un niveau ferrifère superficiel et démantelé (cuirasse latéritique d’âge éocène probable) a souvent été remarqué à proximité immédiate des filons stannifères. Cependant, L. Davy découvrait également des scories qui, à l’analyse, se révélèrent stannifères et confirmèrent donc le véritable objet de la plupart de ces travaux (L. Davy, 1897). De même que dans la région de la Ville Foucré, les terrains ont été ici, soit en grande partie nivelés, soit de nouveau bouleversés par des travaux de recherches et d’exploitations minières récents. C’est grâce à la découverte de quelques rares excavations encore visibles en surface, ainsi qu’aux observations faites dans un certain nombre de tranchées réalisées en 1972, que l’ampleur des travaux antiques a pu être appréciée. Ici également, les exploitations ont porté sur toute la largeur du faisceau minéralisé qui varie en général de 10 à 40 mètres, en incluant donc, le cas échéant, des panneaux intercalaires plus ou moins dépourvus de minerai. Des portions de faisceau larges d’une cinquantaine de mètres ont même été travaillées non loin du village de Beaulieu ainsi qu’au lieu-dit le Bois Vert. C’est d’ailleurs sur ce dernier site que les bouleversements de terrain étaient les plus spectaculaires car, ayant atteint une profondeur maximum de 17 mètres, les anciens mineurs furent obligés de taluter (ou élargir) d’autant plus leur excavation pour éviter l’éboulement des terrains encaissants. Ces travaux étaient visibles sur une extension d’environ 400 mètres. Il est bien sûr très hasardeux de dresser un bilan de la production totale de minerai sur ce segment oriental, car des incertitudes résident dans la profondeur et la longueur réelle des excavations. Cependant, on peut raisonnablement penser que les cavités larges d’une dizaine de mètres en surface et dont on évalue la longueur cumulée à 1 100 mètres, pouvaient atteindre une profondeur de 5 mètres. Les cavités larges de 35 à 45 mètres en surface et que l’on peut suivre sur une extension cumulée d’environ 450 mètres, pouvaient trouver leur plancher d’exploitation à une dizaine de mètres de profondeur. Quant aux cavités ayant une ouverture d’au moins 50 mètres, et qui représentent au total une extension de 600 mètres, on évalue leur profondeur moyenne à 14 mètres. Si l’on admet une teneur moyenne en cassitérite de 2 kg/m³, il est fort probable que le tonnage de minerai extrait de ce segment oriental se situe autour de 1 300 tonnes. Ce qui porterait à 1 530 tonnes le poids total de cassitérite extraite par les Anciens du district de Nozay-Abbaretz. Soit environ 1 100 tonnes d’étain métallique. Outre ces travaux de terrassement, les témoignages les plus significatifs découverts à leur proximité immédiate, sans d’ailleurs préjuger du lien pouvant exister entre certains d’entre eux et l’exploitation elle-même, se résument en un torque en or, de nombreux projectiles de fronde en pierre, cinq monnaies romaines en bronze ou en billon datées du règne d’Auguste (25 BC) pour la plus ancienne, et de l’usurpateur Postumus (263 AD) pour la plus récente, deux monnaies mérovingiennes en or, des coins et des lames de bois travaillé ayant pu servir de houe (trouvés au fond de la grande excavation du Bois Vert), un curieux objet en bois dont la forme suggérerait une grande batée, un culot d’amphore, une demi-douzaine de masses en fer dont une nitrurée (J.R. Maréchal, 1969), un moule destiné à la fabrication de fusaïoles ou de rouelles, une trentaine de kilogrammes de monnaies médiévales en bronze, des fers de chevaux ou de mulets de très petite taille (fers de bœufs ?), un objet en fer ressemblant à une hallebarde, un lingot, une fibule et un poignard brisé en bronze (C. Champaud, 1957, L. Davy, 1912). Ce qui signifierait que le gisement d’Abbaretz fut exploité au moins depuis l’époque gallo-romaine jusqu’au Moyen Age central. Cependant, il est fort probable que le site fut découvert et travaillé dès l’époque du Bronze. Une partie du minerai extrait a probablement fait l’objet d’un traitement sur place comme en témoignent les quelques scories stannifères découvertes autrefois par L. Davy. Par contre on ne fait aucune mention de charbon de bois sur lequel il aurait été possible de réaliser une datation au radiocarbone. Notons qu’une telle datation aurait été également souhaitable sur les fragments de bois recueillis au cours de l’exploitation moderne. Suite à la découverte et aux publications de L. Davy en 1882 et 1897, des travaux de recherches furent inaugurés dès 1910 sur ce segment oriental par la Société Nantaise des Minerais de L’Ouest (S.N.M.O.). Mais ce n’est qu’à partir de 1952 et jusqu’en 1957 que l’aval pendage des travaux antiques du Bois Vert fut exploité à ciel ouvert sur une extension de 700 mètres et une profondeur maximale de 60 mètres. La production totale se chiffre à 3 750 tonnes de minerai marchand, auquel on doit ajouter environ 120 tonnes de cassitérite provenant des travaux de recherche sur les sites du Bé et de Beaulieu. Soit un total voisin de 2 800 tonnes d’étain métallique. Quant aux réserves encore disponibles, sur le site de Beaulieu principalement, on les estime à environ 6 000 tonnes de cassitérite à teneur moyenne de 2 kg/m³. Le tout exploitable en carrière et pouvant se traiter en grande partie à la manière d’une alluvion (Y. Lulzac,1983). 4. Le segment situé à l'est d'Abbaretz Entre les villages de la Ribaudais et de la Villeneuve. Il s’agit d’un faisceau stannifère de même style que celui des segments précédents, dans lequel les filons et les lentilles de quartz se groupent sur un front d’une quarantaine de mètres et sur une extension longitudinale d’au moins 700 mètres. La puissance des lentilles quartzeuses ne dépasse guère le décimètre et il est peu probable qu’elles se soient manifestées d’une manière très évidente sur la surface topographique ancienne. Ce secteur semble donc avoir échappé aux Anciens car, à l’issue des recherches effectuées en 1971 (tranchées, sondages, puits et galeries), aucune trace de travaux antiques n'a été découverte. Ce gîte primaire représente actuellement un potentiel de 1 000 tonnes de cassitérite à teneur d’environ 1 200 g/m³ (A. Allon, 1971). Le réseau hydrographique de ce district ne renferme pas de grosses accumulations de cassitérite détritique, les alluvions très pelliculaires et argileuses ayant révélé des teneurs souvent inférieures à 200 g/m³. Seuls les vallons du Paradel et de la Loirie au nord d’Abbaretz, ainsi que celui de la Chênaie vers le sud, se distinguent par des concentrations significatives pouvant représenter un potentiel cumulé d’environ 600 tonnes de cassitérite. Aucune trace d’exploitation ancienne n’a été décelée à l’issue de ces recherches sur les alluvions sauf, semble-t-il, dans le vallon de la Chênaie où de gros fragments de bois ont été recueillis à plus de 2 mètres de profondeur sous une couche d’alluvions remaniées. Une datation au radiocarbone leur a donné un âge médiéval voisin de 650 AD (analyse Gif 1467 du 31 octobre 1969). Vue aérienne des installations de la mine d'Abbaretz dans les années 52/57. Cliquer pour agrandir. Since 24-09-2021 Retour au sommaire




















