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RÉSULTATS DE LA RECHERCHE

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  • minéralogie|infos silicates|JJ Chevallier

    Les silicates sont la classe la plus importante dans la croûte terrestre, il représentent 95% de son volume. Ils se déclinent en différente sous-classes. Remerciements au professeur Pierre-André Bourque de l'Université Laval au Québec qui m'a autorisé à utiliser ses travaux et chaleureusement encouragé à mes débuts. Sur ce tableau on remarque que deux éléments, le silicium Si et l'oxygène O, représentent près des trois quarts (74,4 %) de l'ensemble des éléments chimiques composants les minéraux. On comprends pourquoi un groupe de minéraux, appelé Silicates, composés à partir des éléments Si et O avec certains autres ions Fe, Mn, K, Al, etc., représente à lui seul 95 % du volume des matériaux de la croûte terrestre. Lors de la formation de la Terre, la différenciation s'est opérée sous l'effet de la gravité, les éléments les plus lourds ont migré vers le centre et les plus légers en surface. Ce qui explique que le noyau central soit composé essentiellement de Fer Fe et de Nickel Ni peu présents dans la croûte alors que les éléments légers comme l'Oxygène O et le Silicium Si sont restés en surface. On distigue, trois catégories : les silicates des roches acides (feldspaths, micas, sphènes, tourmaline, béryl, zircon), les silicates des roches basiques (pyroxènes, amphiboles, péridots, zéolites) et les silicates de métamorphisme dont font parties les grenats (même si on trouve des grenats dans certaines pegmatites). Les Silicates représentent 95 % du volume de la croûte Les silicates de transformation métamorphique se distinguent également en fonction de leur teneur en aluminium et en eau ou hydroxyles : silicates d’alumine: anhydres ou peu hydratés : andalousite, disthène hydratés : argile silicates non exclusivement alumineux: anhydres ou peu hydratés : grenats, hydratés : chlorites, serpentine Les quatre atomes d'Oxygène s'organisent en pyramide tétraédrique, le silicium occupe le centre du tétraèdre. Le tétraèdre est chargé négativement comme le démontre le bilan de charge ci-dessous. Le tableau qui suit présente les principales caractéristiques des silicates. Dans les minéraux, les charges doivent être neutres. Il y a deux façons de neutraliser les charges : lier ensemble les tétraèdres par leurs oxygènes (liens tétraèdre à tétraèdre),. ajouter des ions positifs, comme des fer, des magnésium, ou des potassium (liens métalliques). 1 LIAISON OXYGENE TETRAEDE ISOLE Tétraèdres isolés, la structure est chargée à -4 (le trait rouge illustre les pôles négatifs correspondant aux 4 oxygènes) . CHAINE SIMPLE Lorsque chaque tétraèdre partage un oxygène (en bleu sur le schéma qui suit), on obtient une chaîne simple de tétraèdres. Il en résulte que pour chaque tétraèdre deux charges négatives ont été neutralisées et qu'il en reste deux autres à neutraliser (les traits rouges); la structure est chargée à -2. CHAINE DOUBLE Lorsque deux chaînes simples s'unissent par leurs oxygènes (en bleu sur le schéma qui suit) pour former des chaînes doubles, on obtient une structure de formule générale Si4O11, chargée à -6. STRUCTURE EN COUCHES Lorsque des chaînes doubles s'unissent, chaque tétraèdre partage trois oxygènes (en bleu sur le schéma qui suit); la formule générale est Si4O10 avec une charge de -4. On aura une structure en couche. C'est à partir de ces quatre structures de base, tétraèdre isolé, chaîne simple, chaîne double et couche, que seront formés les silicates. 2 LIAISON IONIQUE Mg ou Fe Les groupes des olivines, pyroxènes, amphiboles et micas seront formés par l'addition d'ions métalliques positifs comme le fer, le magnésium, le calcium, le potassium, etc., qui viendront neutraliser la structure (lien métallique). Cas 1 : Liaisons de tétraèdres isolés par des ions métalliques : l'olivine. Plusieurs tétraèdres isolés sont unis par leurs quatre pôles négatifs grâce à des ions positifs Fe ou Mg; c'est le minéral olivine. La proportion de fer et de magnésium peut varier. Cas 2 : Liaison de chaînes simples par des ions métalliques: les pyroxènes. Autour d'une chaîne simple, les positions disponibles pour les ions fer et magnésium se trouvent en périphérie et au sommet de la chaîne (voir plus haut). Ici encore, la proportion de fer et de magnésium est variable. La vue en bout d'une chaîne simple montre la position qu'occupent les ions fer et/ou magnésium, au sommet et en périphérie. Ces ions unissent ensemble plusieurs chaînes, montrées ici encore en bout, pour former les pyroxènes. Les liens assurés par les ions métalliques, fer ou magnésium, sont plus faibles que les liens assurés par le partage d'oxygène entre les pôles de tétraèdres. C'est ce qui est responsable de l'existence de deux plans de faiblesses (lignes rouges) à angle droit. Ces plans de faiblesses correspondent au clivage. Les pyroxènes se caractérisent donc par deux plans de clivage, à 90° l'un de l'autre. Cas 3 : Liaison de chaînes doubles par des ions métalliques: les amphiboles. Dans le cas des amphiboles, on a toujours l'unité de base silicium-oxygène, mais ici une certaine quantité d'atomes d'oxygène est remplacée par des radicaux hydroxyles (non illustrés sur le modèle). A la différence des pyroxènes, on a ici des chaînes doubles. Les positions disponibles pour les ions fer et magnésium se trouvent en périphérie et au sommet de la double chaîne (voir plus haut). La vue en bout d'une chaîne double montre la position qu'occupent les ions fer et/ou magnésium au sommet et en périphérie. Ces ions unissent plusieurs chaînes pour former les amphiboles. Comme dans le cas des pyroxènes, il y a des plans de faiblesses qui passent par les liens les plus faibles (lignes rouges) et qui définissent les clivages. Dans ce cas, les plans sont à 120° et le complément 60°. Les amphiboles possèdent donc deux plans de clivage, l'un à 120° et l'autre à 60°. Cas 4 : Liaison de couches de tétraèdres par des ions métalliques: les micas. Dans le cas des micas, dont la structure de base est formée de couches planaires de tétraèdres, les positions disponibles pour les ions fer et magnésium se trouvent au sommet de la couche (voir plus haut), comme le montre la vue en bout d'une couche. Chez les micas il y a deux types de couches planaires: la couche tétraédrique, notée T et formée des tétraèdres silicium-oxygène (une certaine quantité d'aluminium peut se substituer au silicium), et la couche octaédrique, notée O et formée des ions Fe-Mg et des oxygènes. Ces deux types de couches forment des feuillets, lesquels sont unis par de gros ions, comme le potassium dans le cas de la muscovite, un micas commun. Les micas possèdent un plan de clivage, parallèle aux couches. Dans le cas du quartz, il n'y a pas d'ions métalliques puisque tous les coins des tétraèdres sont liés entre eux par leurs oxygènes pour former un réseau tridimensionnel. Il n'y a pas de plans de faiblesse, donc pas de clivage. Chez les feldspaths, la structure est plus complexe. Les tétraèdres sont de deux sortes : des tétraèdres SiO4 et des tétraèdres AlO4. Ceux-ci forment un réseau tridimensionnel où les coins des tétraèdres sont liés par les oxygènes, avec des ions positifs Na, K, Ca se situant dans les interstices du réseau chargé négativement. TRAVAIL EN COURS Since 01-06-2021

  • Parthenay | mineralogie.club | Y Lulzac - JJ Chevallier

    Etain armoricain, le district minier de Parthenay. L'ETAIN ARMORICAIN Par Yves LULZAC, ancien géologue minier du BRGM Article paru dans Mines & Carrières N° 196 - octobre - 2012 (Hors série) avec l'aimable autorisation de l'auteur PROVINCE SUD ARMORICAINE Retour au sommaire DISTRICT DE PARTHENAY Il comprend trois zones principales situées aux confins du Massif Armoricain avant sa disparition sous les sédiments tertiaires du Détroit Poitevin. 1. La zone de La Peyratte (département des Deux-Sèvres) Elle est en liaison avec le massif granitique de Bressuire. Des indices de cassitérite alluvionnaire dispersés au sud et à l’est du bourg de La Peyratte proviennent de gîtes primaires constitués de lentilles de pegmatites et de filons quartzeux peu puissants, à épontes souvent greisenisées et parfois très riches en cassitérite avec des teneurs pouvant atteindre les 4 kg/t. Rarement observables sur affleurement naturel, les quelques occurrence cachées, découvertes non loin du village de la Bourbelière, se sont révélées d’intérêt économique médiocre compte tenu de leur trop grande dispersion et de leur faible volume, prises individuellement. C’est pourquoi elles ne semblent jamais avoir été concernées par des exploitations anciennes ou récentes. De même, les alluvions minéralisées qui en dérivent n’ont probablement pas attiré l’attention des anciens prospecteurs bien qu’un dépôt situé non loin du village des Fortunières pourrait représenter actuellement un potentiel de l’ordre d’une trentaine de tonnes de cassitérite (Y. Lulzac, 1975). A noter que des scories provenant du traitement de minerai de fer (limonite d’âge oligocène) se trouvent fréquemment sur toute l’étendue du district. 2. La zone de Pougne-Hérisson Entre Parthenay et Moncoutant dans les Deux-Sèvres, en relation avec le massif granitique de Neuvy-Bouin. Elle se distingue par de nombreux indices alluvionnaires groupés sur une aire d’une trentaine de km² autour des bourgs de Pougne-Hérisson et de Clessé. Les concentrations stannifères y atteignent des niveaux peu élevés en général, excepté au nord du bourg de Clessé où l’on note des teneurs dépassant 1 kg/m³ en "lit vif". Ici non plus, aucune trace d’exploitation ancienne n’a été remarquée. L’origine pegmatitique de cette cassitérite semble très probable mais elle n’a pas été localisée d’une manière précise. 3. La zone de La Baubertière (commune de Vasles) Localisée dans le granite de Bressuire en bordure des sédiments tertiaires du Détroit Poitevin. Il s’agit de l’indice stannifère le plus oriental du Massif Armoricain. Les minéralisations se manifestent par un alignement orienté NNE-SSO d’éboulis quartzeux dont la grosseur n’excède pas une quinzaine de centimètres et dans lesquels la cassitérite apparaît en plages centimétriques accompagnées de sulfures divers. Bien que cette région présente un fort recouvrement végétal, sans aucun affleurement naturel visible, quelques excavations peu profondes, observées sur la nappe d’éboulis, suggérerait l’existence d’une tentative d’exploitation minière. Hypothèse qui demanderait confirmation au moyen de sondages profonds (B. de Solère, 1974). Les alluvions de cette zone ne présentent pas de concentrations stannifères supérieures à 120 g/m³ et ne montrent aucune trace de travaux anciens ou récents. Since 24-09-2021 Retour au sommaire

  • Histoire de la minéralogie partie 2 | mineralogie.club | Cristiano Ferrari | JJ Chevallier

    La longue histoire de l'utilisation et de l'étude des pierres. Deuxième partie le XIXe siècle. HISTOIRE DE LA MINERALOGIE D'après une conférence du Dr. Cristiano FERRARI conservateur du Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris présentée complétée et remaniée par JJ Chevallier DEUXIEME PARTIE XIXè SIECLE Johann August Friedrich Breithaupt , 1791 - 1873 est un minéralogiste saxon. Il est membre correspondant de nombreuses sociétés scientifiques et académies de sciences européennes. Tout au long de sa carrière, il effectue un travail de recherche et on lui doit la description de 47 espèces minérales, de plus de 3000 mesures sur la calcite et des études sur la structure de la matière amorphe. Il étudie les lois de paragenèse minérale et contribue à réformer la nomenclature minéralogique. En 1840, Frobel lui a dédié une espèce minérale, la breithauptite. Les 47 espèces décrites par Breit haupt : alurgite (variété de muscovite) 1865 amblygonite 1817 béraunite bismutite 1841 bromargyrite calcouranite (synonyme de l'autunite) chalcophyllite cheleutite (espèce déclassée qui est un mélange de bismuthinite et de smaltite) chiléite (synonyme de la goethite) chloanthite (renommée nickelskuttérudite) chrystophite (synonyme de marmatite variété de sphalérite) clinohédrite (synonyme de la tétraédrite) cubanite cuboïte (synonyme d'analcime) diploïte (synonyme d'anorthite) digénite daleminzite (synonyme d'acanthite) desmine (synonyme de stilbite) 18181 embrithite 1837 énargite euchroïte 1825 euzéolite synonyme d'heulandite fauserite 1865 ferbérite 186 3 gamsigradite (synonyme de hornblende) gelbeisenerz (synonyme de copiapite) 1823 glaucodot hypargyrite (synonyme de miargyrite) 1832 hyposclérite 1830 (Espèce déclassée qui est une albite impure trouvée à Arendal Norvège) isophane (synonyme de franklinite) jalpaïte 1858 jarosite kyrosite Déclassée comme synonyme de lonchidite lavendulan lonchidite Déclassée comme variété de marcassite martite variété d'hématite mégabasite synonyme de wolframite merkurfahlerz synonyme de schwartzite méroxène synonyme de biotite mésitine espèce déclassée comme variété de magnésite microcline monazite monophane synonyme d'épistilbite olafite 1866 ; (déclassée comme variété qui est une albite en pseudomorphose de scapolite trouvée à Snarum, Buskerud, Norvège) oligoclase 1826 orthoclase 1823 oserskite synonyme d'aragonite péponite synonyme de trémolite pistomésite 1847 : déclassée comme variété de magniosidérite phlogopite polysphaerite 1849 (synonyme de phosphohedyphane) pseudo-apatite 1837 (synonyme de carbonate-apatite) pyrrhotite sandbergérite variété de tennantite sexangulite 1863 : synonyme de galène sidéroplésite 1858 spartaïte synonyme de manganocalcite tarnovizite variété d'aragonite tautoklin 1830 : synonyme d'ankérite variscite 1835 En 1801 Déodat Gratet de Dolomieu (1750-1801) explique la nécessité d'établir en minéralogie des bases fixes pour déterminer les espèces. Il découvre la dolomite dans les Alpes qu'il envoie à Nicolas Théodore de Saussure qui la décrit et la nome. Déodat Gratet de Dolmieu Nicolas Théodore de Saussure Déodat Gratet de Dolomieu, , né le 23 juin 1750 au château des Gratet à Dolomieu (Isère), mort le 28 novembre 1801 au château de Châteauneuf (Saône-et-Loire), est n géologue, minéralogiste et volcanologue français, chevalier, puis commandeur, de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, membre de l'Institut de France et de plusieurs académies, dont celle de Göttingen. Il fait ses premières observations sur le basalte, un « produit du feu », dit-il. Il étudie la relation éventuelle entre volcans et tremblements de terre. En 1783, il publie les résultats de son voyage à Lipari, où l'on trouve de nombreuses descriptions correctes de phénomènes volcaniques. Il a abondamment décrit les produits de projection volcanique et, en 1788, il publie des mémoires sur les ponces et un catalogue sur les produits volcaniques de l'Etna. En 1775, en Bretagne et en Anjou, il commence à travailler sur la formation du salpêtre dans les mines de Bretagne. Il est aidé dans ses travaux de géologie par le grand chimiste Suisse, Nicolas Théodore de Saussure , qui analyse les échantillons prélevés au cours des recherches. De ses voyages, Dolomieu ramène une collection minéralogique prodigieuse, qui sera répartie, à sa mort, entre l'École des mines et le Muséum d'histoire naturelle de Paris. Dolomieu décrit plusieurs minéraux et roches comme : Analcime ; Psilomélane ; Béryl ; Émeraude ; Célestine ; Anthracite. En 1791, Dolomieu publie dans le Journal de physique : « Sur un genre de pierres calcaires très peu effervescentes avec les acides et phosphorescentes par la collision ». Il a découvert cette roche dans les Alpes et en envoie quelques échantillons à Saussure à Genève pour analyse. Le savant suisse lui donnera le nom de « dolomie », en hommage à son découvreur, en mars 1792, dans un courrier qu’il adresse à Dolomieu. Le nom de « Dolomites » sera ensuite donné vers 1876 à la région des Alpes italiennes où on la trouve. Dolomieu, amené à effectuer de nombreux voyages en tant qu'ingénieur des mines, va concevoir, au cours d'une de ses expéditions, dès 1794, une théorie sur la structure des Alpes, qui le classera, par la suite, parmi les précurseurs des idées modernes sur la formation des chaînes de montagnes A la même époque R ené Just Haüy grâce aux intuitions géniales de Jean-Baptiste Romé de l’Isle , propose que les formes cristallines soient à la base de la détermination d’une espèce minérale: chaque espèce fait référence à une forme primaire (maille élémentaire) et les formes secondaires dérivent de cette forme par des simples lois du décroissement. Il est le premier qui donne une définition rigoureuse de l'espèce minérale, qui comprend à la fois la considération de la forme et de la composition élémentaire. En observant des morceaux de calcite brisée, Haüy bâtit un modèle dans lequel les cristaux résultent de l’empilement de petites briques qu’il appelle des molécules intégrantes. Pour expliquer les faces Haüy remarque aussi que les faces observées résultent d’empilements simples, c’est la loi des décroissements simples. Il introduit une loi de symétrie qui postule que les décroissements sont les mêmes à partir des faces, arêtes et sommets équivalents d’un solide primitif. Les travaux de Romé de L’Isle et de Haüy donnent naissance à une nouvelle science : la « cristallographie ». Planche de cristallographie de René Just Haüy René Just Haüy Haüyne In den Dellen,, Laach, Eifel, Rhineland-Palatinate, Allemagne Plus au moins à la même époque dans le domaine de la chimie des minéraux Une page entière du site est dédiée à l'abbé René Just Haüy DECOUVERTES DANS LE DOMAINE DELA CHIMIE DES MINERAUX . Louis Nicolas Vauquelin , 1763-1829, pharmacien et chimiste français, sa formation à ses débuts fut autodidacte en raison de ses origines très pauvres, il s'attachât, avec acharnement à étudier et fut enfin remarqué par un pharmacien nommé Cheradame qui, touché de sa triste position, le recueillit. Cheradame lui enseigna la chimie et la pharmacie. Il le présenta à Antoine-François Fourcroy qui lui ouvrit son laboratoire et le prit comme assistant. Ce fut le début de l'ascension de Vauquelin dans le monde scientifique où il occupera de nombreuses fonctions de très haut niveau. Après la révolution, lorsque, à côté de l’école de médecine et de l’École normale, s’élevèrent l’École polytechnique, l’École des mines et l’Institut, une place fut marquée pour Vauquelin dans ces trois derniers établissements. Dans celle qu’il occupait à l’École des mines, où il était inspecteur et professeur de docimasie, il eut entre les mains une collection de minéraux d’où sont nées les analyses qu’il en fit et qu’il publia dans le Journal des Mines. Il fut un moment successeur du sénateur d’Arcet à la chaire de chimie du Collège de France. Ses premiers travaux paraissent tout d’abord sous le nom de son maître et patron, Fourcroy, puis sous leurs noms conjoints. Il publie ensuite en nom propre 376 écrits entre 1790 et 1833. La plupart d’entre eux ne sont que de simples comptes rendus d’opérations analytiques, patientes et laborieuses, et il est finalement assez surprenant que parmi toutes les substances qu’il a analysées, il n’ait détecté que deux nouveaux éléments : le chrome en 1797 dans un minerai de plomb rouge de Sibérie (Crocoïte), et le béryllium en 1798 dans du béryl. Il réussit également à obtenir de l’ammoniac liquide à la pression atmosphérique. ^Cliquez pour agrandir ^ Charles Hatchette , 1765-1847, est un minéralogiste et chimiste, britannique. En 1801, alors qu’il inventorie les collections minéralogiques du British Museum, le chimiste découvre un lot de columbite (ou niobite), en analyse divers morceaux dans lequel il découvre une "nouvelle terre ", en conséquence un élément inconnu qu'il nomme columbium (Cb), en l'honneur de Christophe Colomb, de la même façon que les minéraux noirs denses, à cassure dorée, étaient déjà dédiés à l'Amérique avec la mention "Columbia" ( Mr Hatchett found it to contain a metal, which, from its properties, could not be referred to any hitherto known; hence he was of opinion that it should be considered as a new genus, to which he gave the name Columbium, in honour of the discoverer of America. ...'" d'après Robert Jameson, opus cité. ) . Sa découverte est annoncée à la Royal Society le 26 novembre 1801. Il fait l'objet de publications ultérieures . ( Charles Hatchett "An Analysis of a Mineral Substance from North America, Containing a Metal Hitherto Unknown". Philosophical Transactions of the Royal Society of London. 92: 49–66 (1802). doi:10.1098/rstl.1802.0005. JSTOR 107114. et Charles Hatchett "Eigenschaften und chemisches Verhalten des von Charles Hatchett entdeckten neuen Metalls, Columbium" [Propriétés et comportement chimique d'un nouveau métal, le columbium découvert par Charles Hatchett], Annalen der Physik, Tome 11 (5), 1802, pp 120–122. Bibcode:1802AnP....11..120H. doi:10.1002/andp.18020110507. ) Mais en 1802, le chimiste suédois Ekeberg découvre à partir de la tantalite, corps jugé très similaire à la columbite, élément qu'il nomme tantalum. Une controverse sur les travaux minéralogiques et chimiques de Charles Hatchett se développe, malgré la vérification par ce dernier de la différence entre oxyde de columbium et oxyde de tantale et sa résistance à l'assimilation des deux éléments et des deux espèces minérales. C'est finalement en 1809 le médecin et chimiste William Hyde Wollaston qui s'érige en juge-expert et affirme l'identité, au bénéfice de la chimie suédoise de l'université d'Uppsala. Entre-temps, vilipendé, Charles est revenu à l'industrie des transports, associée à son frère. Pourtant, les faits et données minéralogiques et l'analyse méticuleuse des corps, malgré des impuretés résiduelles conséquentes, donnent raison quelques décennies plus tard au chimiste anglais, abandon né à l'époque. Seule la tradition scientifique américaine garde très tôt l'apport nominal de Charles Hatchett, il est vrai essentiellement à l'origine pour des raisons subsidiaires reliées à l'origine nord-américaine des échantillons, source primitive de fierté nationale. Charles Hatchett Cliquez pour agrandir ^ William Hyde Wollaston , 1766 - 1828, physicien et chimiste britannique, célèbre pour avoir découvert les éléments Rhodium et Paladium. L'analyse chimique liée au processus de purification du platine a conduit Wollaston à découvrir les éléments palladium (symbole Pd) en 1802 et rhodium (symbole Rh) en 1804. ( Melvyn C. Usselman :William Hyde Wollaston Encyclopædia, 2013 ) Après avoir établi un partenariat avec Smithson Tennant en 1800 afin de produire et vendre des produits chimiques, Wollaston s'enrichit en développant la première méthode physico-chimique de traitement du minerai de platine en quantités pratiques. Il a gardé secrets les détails du processus jusqu'à sa mort et a réalisé d'énormes profits pendant environ 20 ans en étant le seul fournisseur en Angleterre de ce produit qui possédait bon nombre des mêmes qualités que l'or, mais était beaucoup moins cher. William Hyde Wollaston ^Cliquez pour agrandir ^ Benjamin Silliman , 1779-1864, chimiste et minéralogiste américain. La météorite Weston est tombée sur terre au-dessus de la ville de Weston, Connecticut à environ 6h30 du matin le 14 décembre 1807. La chute du météore a été largement observée [3] et rapportée dans les journaux à l'époque. Des témoins oculaires ont signalé trois fortes explosions et des fragments de pierre sont tombés à au moins six endroits. Silliman fait l’analyse chimique de la météorite, c’est le premier récit scientifique publié d'une météorite américaine. Il donna publiquement des conférences à New Haven en 1808 et en vint à découvrir de nombreux éléments constitutifs de nombreux minéraux . Vers 1818, Ephraim Lane a apporté des échantillons de roches qu'il a trouvés à Saganawamps au professeur Benjamin Silliman de l'Université de Yale pour identification. Silliman a rapporté, dans son nouveau American Journal of Science , qu'il avait identifié le tungstène , le tellure , la topaze et la fluorite. Vers 1818, Ephraim Lane a apporté à Silliman des échantillons de roches qu'il a trouvées dans une zone appelée Saganawamps, (la Hubbard Tungsten Mine à Long Hill qui fait maintenant partie du site archéologique du parc Old Mine à Trumbull, Connecticut), pour identification. Par la suite il a révélé (American Journal of Science), qu’il y avait trouvé, du tungstène , du tellure , de la topaze et de la fluorite. En 1837, le premier et seul, à l'époque, minerai de barytine prismatique de tungstène aux États-Unis a été découvert à la Hubbard Tungsten Mine à Long Hill . Silliman a joué un rôle majeur dans les découvertes des premiers poissons fossiles trouvés aux États-Unis. Silliman a été l'un des premiers partisans de la mixité dans l'Ivy League. Bien que Yale n'ait admis les femmes comme étudiantes que plus de 100 ans plus tard, il a autorisé les jeunes femmes dans ses cours magistraux. Ses efforts ont convaincu Frederick Barnard, plus tard président du Columbia College, que les femmes devaient être admises comme étudiantes. Plus tard, en 1855, son fils Benjamin Junior reprendra les travaux de son père. (voir plus loin sur la page). DECOUVERTES DANS LE DOMAINE DES PROPRIETES OPTIQUES DES MINERAUX, LA POLARISATION CHROMATIQUE. Thomas Young, 1773 – 1829, physicien, médecin et égyptologue anglais. Son excellence dans de nombreux domaines non reliés fait qu'il est considéré comme un polymathe, par exemple, Francis Bacon. Son savoir était si vaste qu'il fut connu sous le nom de phénomène Young. L'apport de Young au domaine de l'optique est sans doute son plus grand motif de célébrité, en particulier sa célèbre expérience de la double fente (« Fentes de Young : définition et explications», sur Techno-Science.net). En 1801, il fait passer un faisceau de lumière à travers deux fentes parallèles, et le projette sur un écran. La lumière est diffractée au passage des fentes et produit sur l'écran des franges d'interférence, c'est-à-dire une alternance de bandes éclairées et non éclairées. Young en déduit la nature ondulatoire de la lumière (voir aussi Dualité onde-corpuscule). Thomas young Cliquez pour agrandir ^ Dans une série d’articles entre 1800 et 1803, Young explique un certain nombre de ses expériences. Il introduit le terme d’interférences lumineuses – qui sera universellement repris. Tout en suivant le raisonnement sur celui de Newton dans Opticks (1704), en en citant plusieurs passages, Young s’écarte de la théorie corpusculaire de son compatriote, pour étayer la théorie ondulatoire de la lumière (initialement imaginée par Huygens). Il essaie aussi d’expliquer par la théorie ondulatoire la diffraction par une seule fente. L’ensemble de ses résultats seront repris par le physicien français Fresnel (sur l’instigation d’Arago), avec qui Young sera en correspondance suivie. Fresnel leur donnera une base mathématique et physique rigoureuse. En 1809 Étienne-Louis Malus Dumitry, 1775-1812, physicien et mathématicien français. Il entre à l’École du génie de Mézières dont il est chassé, en 1793, comme suspect, par les révolutionnaires. Il part ensuite à Dunkerque où là, un ingénieur des ponts et chaussées l’estime et lui fait intégrer l’École polytechnique (Promotion X de1794). Muté dans le génie, il part avec Napoléon pour l’expédition d'Égypte de 1798 à 1801 et est membre de l’Institut d’Égypte. Il est élu membre de l’Académie des sciences en 1810. Ses travaux comme mathématicien sont attachés à l’étude de la lumière. Il effectue des expériences pour confirmer les théories de Huygens sur la lumière qu’il reformule de façon analytique dans le « Traité d’optique analytique »qu’il publie en 1807 ». Il fait la découverte de polarisation de la lumière par réflexion, il la publie en 1809. En 1810 il publie « Théorie de la double réfraction de la lumière dans les substances cristallines » ce qui lui fait décerner la médaille Rumford de la Royal Society et aussi le prix de l’Académie des sciences. François Arago, 1786 – 1853, Astronome, physicien et homme politique français. En physique, Arago va s'illustrer entre autres, dans le domaines de l'optique. Dès 1806, il effectue avec Biot les premières mesures précises de l'indice de réfraction de l'air et de divers autres gaz. Protecteur et ami d'Augustin Fresnel, il adopte et diffuse sa théorie ondulatoire de la lumière. En 1811, il découvre la polarisation rotatoire dans les cristaux de quartz, ainsi que la polarisation chromatique, dont Fresnel va donner la théorie, il note aussi qu’un feuillet de mica observé a travers un spath produit des couleurs très brillantes. Sir David Brewster , 1781 – 1868 un physicien, minéralogiste, inventeur et écrivain écossais. Dans la lignée des observations de Malus, David Brewster (1781-1868) établit en 1815 les lois de la polarisation par réflexion, avec notamment l'angle qui porte son nom. Il observe aussi que certain cristaux ont un seul axe de symétrie pour la propagation de la lumière et d’autres en ont deux! Ses travaux sur la polarisation de la lumière par réflexion (Angle de Brewster) lui valent d'être élu membre de la Royal Society le 4 mai 1815 et d'en recevoir la médaille Copley la même année. Il est lauréat de la médaille Rumford en 1818, de la médaille Keith en 1827 et de la Royal Medal en 1830. En 1849, il succède à Berzelius à l'Institut de France. Son livre Memoirs of the Life, Writings, and Discoveries of Sir Isaac Newton, écrit en 1855, est considéré comme la première biographie scientifique de référence d'Isaac Newton. Il est l'inventeur du stéréoscope. En 1819, Brewster, en collaboration avec le minéralogiste Robert Jameson, fonde l'Edinburgh Philosophical Journal, en succession de l'Edinburgh magazine. Les dix premiers volumes (1819-1824) ont été publiés sous la direction de Brewster et Jameson, les quatre autres volumes (1825-1826) édités par Jameson seul. On lui doit la description de deux espèces minérales : Oxhavérite (synonyme d'apophyllite) ; Tessélite (synonyme d'apophyllite). Hopéite David Brewster Accéder à l'article dont sont tirées les illustrations ci-dessus : Ultra-broadband reflectionless Brewster absorber protected by reciprocity https://www.nature.com/articles/s41377-021-00529-2/figures/1 NOUVEAU CRITERE DANS LE DOMAINE DES PROPRIETES PHYSIQUE LA DURETE Friedrich Mohs , 1773 -1839, est un géologue et minéralogiste allemand. Friedrich Mohs est connu pour ses travaux sur les minéraux qu'il a classés en fonction de leurs caractéristiques physiques de dureté indépendamment de leur composition chimique comme cela se faisait auparavant. On lui doit notamment l'échelle de dureté qui porte son nom. C’est à partir de 1812 que Friedrich Mohs entreprend ses premiers travaux majeurs en minéralogie, alors qu’il est professeur à Graz. C'est à cette époque qu'il imagina l’Échelle de Mohs. Sa classification des minéraux, qui s'appuyait sur leurs propriétés physiques (forme, dureté, fragilité, poids spécifique), l’opposait à la plupart de ses collègues, qui faisaient du poids spécifique une caractéristique fondamentalement chimique. Pour ce faire, il se base sur des recherches effectuées par les Grecs Théophraste et Pline l’ancien dans l’Antiquité. À l'origine il avait choisi dix minéraux à la dureté croissante auxquels il avait attribué des nombres entiers avec valeur comprise entre 1 et 10. Pour déterminer la dureté, on procède en général à la rayure d’un minéral. Ceux qui ne peuvent pas être rayés par un minéral donné sont donc placés au-dessus sur l’échelle. Au sommet de l’échelle, on trouve le diamant, minéral le plus dur de la Terre. A l’inverse, des minéraux fragiles comme le talc se voient attribuer le chiffre 1. Par la suite, on rajouta à l'échelle d'autres minéraux avec des valeurs intermédiaires (comme 7.5 pour la tourmaline). En 1817, il prit la succession de son maître Werner à l’École des mines de Freiberg. Mohs énonça, indépendamment de Christian Samuel Weiss, le concept de Système cristallin, qu'il publia en 1822. En 1826 il était appelé à la chaire de minéralogie de l'université de Vienne. Il y donnait ses conférences dans le cabinet de Minéralogie. En 1834 le conseil de l'université lui accorda, outre sa chaire, le titre de conservateur des collections. En 1835 il était nommé Inspecteur des Mines à la direction régionale de Leoben et abandonna ses activités de conservateur. On lui doit la description d'espèces minérales : desmine synonyme de stilbite. smaragdo-chalcite renommée dioptase et décrite par René Just Haüy. Mohsite synonyme de Dessauite-(Y) (Sr,Pb)(Y,U)(Ti,Fe3+) 20 O 38 Mont-Cenis, Savoie, Auvergne-Rhône-Alpes, France Nouveau critère de classement dans le domaine de la cristallographie, la symétrie. A cette époque, des chercheurs français et allemands et déterminent les concepts de symétrie (axe, centre et plan) et de réseau comme critères pour la classification Ils formalisent ces concepts en utilisant les mathématiques. Hristian Samuel Weiss Christian Samuel Weiss (1780 – 1856), minéralogiste et cristallographe saxon. Il est l'un des pères de la cristallographie mathématique et énonça notamment la seconde loi cristallographique (« loi de rationalité »). La « Biographie universelle ancienne et moderne » de Joseph Fr. Michaud, Volume 66, art. Haüy, p. 558, l'attribue toutefois à Hauÿ. 1810, ii est professeur de Mineralogie à l’Université Frédéric-Guillaume de Berlin récemment créée. C'est à ce poste qu'il donne à la Minéralogie sa forme mathématique par une approche descriptive et naturaliste et pose les bases de la morphologie cristalline. Weiss insiste sur l'importance des directions principales des cristaux, et énonce la loi fondamentale de la cristallographie relative aux zones de Weiss. Il énonce une définition rigoureuse de la notion de système cristallin et publie ses conclusions dans son traité Sur la classification naturelle des systèmes cristallins (Über die natürlichen Abteilungen der Krystallisationssysteme, 1813). Johann Friedrich Christian Hessel , 1796 – 1872, médecin et professeur de minéralogie, allem and , a été l'un des premiers à démontrer que les formes morphologiques peuvent se combiner pour donner exactement 32 types de symétrie cristalline dans l'espace euclidien, puisque seulement deux, trois, quatre et six fois des axes de rotation peuvent apparaître. Ses recherches étaient basées exclusivement sur la morphologie cristalline. Il se basait sur les lois de symétrie trouvées par René-Just Haüy à qui il portait une grande admiration. Avant Hessel, dans les systèmes de classification des minéralogistes Christian Samuel Weiss, 1780 - 1856 et Friedrich Mohs, 1773 - 1839, la classe isométrique avait été désignée respectivement « sphäroedrisch », sphéroïdale, et « tessularisch », tesseral (cubique). Il est à noter qu'au moment des études de Hessel, les 32 groupes ponctuels n'ont pas encore été découverts sous forme de cristaux ou de minéraux. Il dirigeait donc théoriquement les groupes de points par une combinaison d'opérations de symétrie. En 1830,Hessel publie les résultats dans un article « Crystal » du dictionnaire physique de Johann Samuel Traugott Gehler (volume 5, partie 2). Hessel était considéré comme un physicien difficile à comprendre, c’est ce qui explique que cet article est resté longtemps inaperçu. Ce n'est qu'en 1897 qu'une nouvelle édition de l'article retient davantage d'attention. Johann Essel En 1830,Hessel publie les résultats dans un article « Crystal » du dictionnaire physique de Johann Samuel Traugott Gehler (volume 5, partie 2). Hessel était considéré comme un physicien difficile à comprendre, c’est ce qui explique que cet article est resté longtemps inaperçu. Ce n'est qu'en 1897 qu'une nouvelle édition de l'article a attiré davantage d'attention. Il faut noter que, déjà, en 1826, Moritz Ludwig Frankenheim avait découvert, lui aussi, les 32 groupes de points cristallographiques. Son travail est cependant resté inconnu pendant plus d’un siècle et demi. William Hallowes Miller , en 1839, minéralogiste et cristallographe britannique, introduit les notations des faces cristallographiques, "les indices de Miller". Il a acquis une certaine notoriété dans le monde savant de son époque par d’intéressants mémoires, insérés dans les Philosophical Transactions, notamment : Sur les cristaux trouvés en scories, Sur les cristaux, Sur la position des axes de l'élasticité optique dans les cristaux, etc. On lui doit une édition refondue de l'Introduction élémentaire à la minéralogie de W. Phillips (1852). Son ouvrage principal, Crystallography, fut publié en 1838. En 1852, il produisit une nouvelle édition de la Elementary Introduction to Mineralogy de H. J. Brooke. Une espèce minérale lui a été dédié par Wilhelm Karl Ritter von Haidinger : la Millérite. William Hallowes Miler Millerite NiS Mine Meikle, Bootstrap, Elko Co., Nevada, USA Les espèces minérales décrites par Miller : Agnesite, décrite en 1852 avec Brooke (déclassée, synonyme de bismutite) Annabergite, décrite en 1852 avec Henry-James Brooke Autunite, décrite en 1852 avec Henry-James Brooke Chessylite, avec Brooke (synonyme d'azurite) Smithsonite, décrite avec Brooke (synonyme d'hémimorphite) Torberite (déclassée, synonyme de torbernite) Towanite, décrite en 1852 avec Henry-James Brooke (déclassée, synonyme de chalcopyrite) Zorgite, décrite en 1852 avec Henry-James Brooke (déclassée, synonyme de clausthalite) En 1840, Gabriel Delafosse , 1796 - 1878, minéralogiste, cristallographe, est le dernier élève de René Just Haüy, il collabore à la rédaction de ses derniers traités de cristallographie et de minéralogie, à titre posthume grâce aux notes laissées par son maître. Il soutient sa thèse en cristallographie sur l'hémiédrie en 1840. Il accède à la chaire de minéralogie du Laboratoire de Minéralogie du Muséum national d'histoire naturelle de Paris, en 1857. Delafosse montra que l'on devait distinguer la molécule intégrante de la molécule chimique. C'est Delafosse qui proposa le concept de maille en cristallographie. * Hémiédrie : Caractère de certains cristaux qui ne possèdent que la moitié des faces que la symétrie leur attribue. Delafossite CuFeO 2 Mine Clara, Black Forest, Baden-Württemberg, Allemagne Gabriel Delafosse La microscopie se développe dans le domaine de la polarisation. Au 19e siècle la microscopie se développe dans le domaine de la polarisation. Le m icroscope polarisant à l’assaut des montagnes. par Jacques TOURET Travaux du Comité français d’Histoire de la Géologie, 2012, 3ème série (tome 26, 4), pp.67-80. ffhal-01065569f Accéder au texte ICI Up Si les débuts venaient de Grande-Bretagne, l’aboutissement sera surtout réalisé à Paris, grâce au travail combiné des spécialistes du Collège de France, de l’École des mines et du Muséum national d’Histoire naturelle, avec le soutien de remarquables constructeurs d’instruments et l’aide de l’astronome de la Cour de Florence, Giovanni Batti sta Amici (1786 – 1863), père du premier système de lentilles de microscope achromatique, en 1893, puis William Henry Fox Talbot (1800-1877) en 1834. Bien que les éléments essentiels, prismes de William Nicol , lentilles achromatiques, lames minces, aient été connus dès le début du XIXe siècle, ce n’est qu’à la fin de ce siècle que le microscope polarisant rentrera dans la pratique courante de la pétrographie. Ainsi Auguste Michel-Lévy (1844 – 1911) pouvait ainsi étudier les volcans du Massif central avec une technique qui ne devait plus guère changer par la suite. Giovanni Batti sta Amici William Henry Fox Talbot William Nicol Auguste Michel-Levy En France c’est en 1838 que Charles Chevalier construit un microscope pour Charles Brongniart . En 1839, ce sont Henri Soleil et son père Jean-Baptiste-François à Paris au 21 Rue de l’Odéon, qui conçoivent un microscope pour mesurer les angles des cristaux biaxiaux. Charles Chevallier <Cliquez pour agrandir Planche 4 de Charles Chevalier "Des Microscopes et de Leur Usage" de 1839, qui montre les détails de la grande forme de "l'Achromatique Universel". Cet instrument est le seul microscope que Chevalier a décrit en profondeur, suggérant qu'il s'agissait d'un nouveau produit en 1839. Les images en haut à droite, étiquetées "Fig. 3" et "Fig. 3 bis", montrent l'instrument configuré comme un microscope inversé pour l'observation de la cristallisation chimique : "Fig. 3 bis" comprend deux petits brûleurs à alcool fixés sous la platine, qui réchauffent la platine pour évaporer l'eau des solutions et permettre une observation rapide des processus de cristallisation. En bas à droite, la "Fig. 8" montre l'instrument configuré comme un microscope à réflexion Amician. Alexandre Brongniart (1770 - 1847), successeur de Haüy au MNHN, qui décrit de nouvelles espèces minérales, dont la bustamite, la dufrénite, la glaubérite, et la nacrite. Le nom d'Alexandre Brongniart est également resté associé au terme d'ophiolite (du grec ophis, serpent), qu'il emploie en 1813 pour désigner une roche « à base de serpentine » dont l'aspect évoque celui d'une peau de serpent, et d'ophicalce. Aujourd'hui, ce terme d'ophiolite ne désigne plus seulement la roche elle-même mais un complexe de roches caractéristique d'une lithosphère océanique charriée sur le continent, et composé en partie de serpentines. Il donne également le nom de variolite à une roche ou galet qui présente dans sa structure de petites pustules blanches qui rappellent la variole. Brongniardite synonyme de Diaphorite Ag3 Pb2 Sb3 S8 Mine Fournial, Massiac, Cantal, Auvergne-Rhône-Alpes, France Patrice Quenau sur Mindat.. Alexandre Brongniart Bustamite CaMn 2+ (Si 2 O 6 ) Franklin Mine, Franklin, district minier de Franklin, comté de Sussex, New Jersey, États-Unis Glauberite Na2 Ca(SO4 )2 Bertram Mine, Bertram siding, Imperial Co., Californie, USA. Ex. Carlton Davis Collection Wikipédia. Dufrénite Ca0,5 Fe2+ Fe3+ 5 (PO4 )4 (OH)6 ·2H2 O Mine de Bel Air, La Chapelle-Largeau, Mauléon, Bressuire, Deux-Sèvres, Nouvelle-Aquitaine, France Nacrite Al 2 (Si 2 O 5 )(OH) 4 Hünersedel, Schweighausen, Schuttertal, Seelbach, Ortenaukreis, Région de Fribourg, Bade-Wurtemberg, Allemagne Elmar Lakner sur Mindat.. En 1844, Armand Dufrénoy publie le premier volume d'un traité de minéralogie en plusieurs tomes et révisions dans lesquels il décrit les propriétés physiques et chimiques de divers minéraux ainsi que leurs relations géologiques Armand Dufrénoy, Traité de minéralogie, tome 1 , Carilian-Goeury et Victor Dalmont, Paris, 1844 Armand Dufrénoy, Traité de minéralogie, tome 2 , Carilian-Goeury et Victor Dalmont, Paris, 1845 Armand Dufrénoy, Traité de minéralogie, tome 2 , Victor Dalmont, Éditeur, Paris, 1856, deuxième édition, revue, corrigée, et considérablement augmentée Armand Dufrénoy, Traité de minéralogie, tome 3 , Carilian-Goeury et Victor Dalmont, Paris, 1847 Armand Dufrénoy, Traité de minéralogie, tome 3 , Victor Dalmont, Éditeur, Paris, 1856, deuxième édition, revue, corrigée, et considérablement augmentée Armand Dufrénoy, Traité de minéralogie, tome 4 , Dalmont et Dunod, Éditeurs, Paris, 1859, deuxième édition, revue, corrigée, et considérablement augmentée Les 5 tomes téléchargeables en PDF sur Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k91763w.texteImage tome 1 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k917647.texteImage tome 2 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k91765k.texteImage tome 3 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k91766x.texteImage tome 4 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k90621f.image tome 5 Dufrénoysite. Pb2As2S5 Carrière de Lengenbach, Vallée de Fäld, Binn, Wallis, Suisse. Photo Bruno Marello, Collection Domenico Preite En 1848 Auguste B ra vais décrit "les 14 réseaux de Bravais " , à partir des 32 classes de symétrie. À l'époque du formidable essor de la géologie et de l'optique, ce chercheur que n'a jamais quitté l'attrait de l'astronomie, à l'exemple de nombreux polytechniciens nés dans la même décennie, ne peut rester insensible à poser des bases de physique ouvrant la porte à une meilleure compréhension et modélisation des phénomènes observables. Il pose l'hypothèse d'une structure réticulaire des cristaux en 1849. En appliquant les principes de la géométrie, il dénombre quatorze types différents de réseaux cristallins. Les fameux réseaux de Bravais, proposés pour rendre compte des propriétés d'anisotropie et de symétrie observables des milieux cristallins solides, sont vérifiés en 1912 par Max von Laue, en utilisant pour la première fois la diffraction des rayons X. Pour information : la Bravaisite est une espèce douteuse non référencée par l'IMA – un aluminosilicate de Mg et K - initialement signalé à Noyer, Allier, Auvergne, France. A partir de 1848, Alexis Damour , 1808 – 1902, minéralogiste autodidacte se consacre à l’analyse chimique des minéraux. Il commence ainsi une deuxième carrière, avec de multiples publications. Il préside la Société Géologique de France en 1857 et la Société française de minéralogie et de cristallographie en 1880. On lui doit la description de nombreuses espèces minérales, seul ou associé à d’autres savants : Alluaudite (1848) Bertrandite (1883) Descloizite (1854) Dufrénite (Brongniart 1833) Dufrénoysite (1845) Faujasite (1842) Goyazite (1884) Hydroapatite (1856; déclassée synonyme de phosphorite) Jadéite (1863 ; il la différencie de la néphrite, démontrant que le jade recouvre en fait deux espèces minérales distinctes4,5) Jacobsite (1869) Jéréméjévite (1883) Kentrolite (1880 ; avec Gerhard vom Rath) Roméite (en) ou Roméine (1841) Trippkéite (1880 ; avec Gerhard vom Rath) Vietinghofite (1877 ; décrite avec le minéralogiste V. Lomonosov elle est déclassée comme variété de samarskite) Zincaluminite (1881) Une variété de muscovite lui a été dédiée par Achille Delesse : la damourite ( Delesse, Achille; Annales de chimie et de physique, vol. 15, no. 3, p. 248-255 1845 ) En 1836 et 1837, James W. Dana , (1813-1895), minéralogiste américain est assistant de Benjamin Silliman (1779-1864) au laboratoire de chimie de l’Université Yale puis il travaille comme minéralogiste et géologue pendant 4 ans dans une mission d’exploration commanditée par les États-Unis dans le Pacifique et dirigée par Charles Wilkes. Après son retour en 1842, ses rapports sur cette expédition occupent partiellement son temps pendant 13 ans. En 1844, il se marie avec la fille du professeur Silliman et en 1850, lors de la retraite de ce dernier, il est engagé comme professeur d’histoire naturelle et de géologie au Yale College, position qu’il occupe jusqu’en 1892. À partir de 1846, il rejoint le American Journal of Science and Arts dont il est un auteur régulier, principalement dans le domaine de la géologie et de la minéralogie. Il en devient éditeur en chef dans les dernières années de sa vie. Les livres de Dana les plus connus sont System of mineralogy (première édition 1837) et Manual of Geology 1862. Une liste bibliographique montre qu’il a publié 214 livres et articles. Il écrit aussi Manual of Mineralogy, 1848, retitré, Manual of Mineralogy and Lithology. Danaïte variété cobaltifère de l'Arsénopyrite FeCoAsS Mines de Jakobsbakken, Nordland, Norvège. Photo, Eugene & Sharon Cisneros nommée en l'honneur de James Freeman Dana 1793-1827 On lui doit la description de nombreuses e spèces minérales : en 1850 connellite Cu19 Cl4 (SO4 ) (OH)32 3H2 O köttigite Zn3 (AsO4 )2 ·8H2 O muscovite KAl2 (AlSi3 O10 )(OH,F)2 en 1854 arsénolite As4 O6 en 1868 andradite Ca3 Fe2 Si3 O12 bobierrite Mg3 (PO4)2 ·8H2 O cabrérite (Variété d'annabergite) Ni3 (AsO4 )2 ·8H2 O + MgO (6%) celestobarite (Variété de celestite riche en baryum) (Sr,Ba)SO4 claudétite As2 O3 chalcocite Cu2 S sartorite PbAs2 S4 en 1888 beryllonite NaBePO4 en 1890 natrophilite décrite avec le minéralogiste Brush. NaMn2+PO4 chrome-spinel (Déclassée comme synonyme de picotite (variété d'hercynite)). plessite (Déclassée comme synonyme de gersdorffite) Au cours du XXe siècle, la classification de Dana sera complétée grâce aux progrès scientifiques, en particulier dans le domaine de la cristallographie. En 1862 Alfred Louis Olivier Le Grand D es Cloizeaux (1817-1897) publie son «Manuel de minéralogie». Il se consacre surtout à l'étude systématique des cristaux de nombreux minéraux, leurs propriétés optiques ainsi que la polarisation, il découvre ainsi la polarisation rotatoire du sulfate de strychnine, et aux critères de classification des feldspaths. Il participe à l'essor de la pétrologie moderne. En 1869, Alfred D es Cloizeaux est élu membre de l'Académie des sciences, dont il est président en 1889. Il est lauréat de la Médaille Rumford en 1870. Il reçoit la médaille Wollaston décernée par la Geological Society of London en 1886. Il crée la société française de minéralogie et de cristallographie en 1878. On lui doit la description de nombreuses espèces minérales : Binnite (de Des Cloizeaux) variété argentifère de tennantite. Christianite un minéral d'Islande, nom désuet en l'honneur du roi du Danemark, Christian VIII, synonyme de sous-groupe Phillipsite Montebrasite en 1871. Descloizite. PbZn(VO4 )(OH) Mine Preguiça, Sobral da Adiça, Moura, Beja, Portugal. Photo, Joan Rosell Alfred Louis Olivier Le Grand Des Cloizeaux Par le Pr. Alfred Lacroix Le mois dernier (mai 1897), s’est éteint à Paris, après une longue et douloureuse maladie, un des Savants qui, dans ce siècle, a occupé l’une des places prépondérantes dans la science minéralogique. Né à Beauvais, le 17 octobre 1817, Des Cloizeaux rencontra à la fin de ses études classiques le cristallographe Lévy qui décida de sa carrière : ce fut sous son influence qu’il entreprit ses premiers travaux dès sa sortie de l’École des Mines. Ils furent consacrés à l’étude cristallographique d’un très grand nombre de minéraux et se firent immédiatement remarquer par leurs qualités de méthode, leur degré de précision, leur ingéniosité d’aperçus, qui sont au plus haut point développés dans. son célèbre.mémoire sur la cristallisation du quartz, resté un modèle du genre. Ces œuvres de Cristallographie géométrique qui, à elles seules, suffiraient à établir une solide réputation, ne constituent pas cependant l’œuvre principale de Des Cloizeaux, C’est dans l’étude des propriétés optiques des minéraux qu’il devait se tailler une puissante originalité. Il y a quarante ans, leur importance était à peine soupçonnée : élevé à l’école de Senarmont, Des Cloizeaux sut voir nettement le parti que l’on pourrait en tirer et dans un rêve enthousiaste de jeunesse, il se proposa de déterminer les propriétés optiques de toutes les substances cristallisées transparentes. Il se mit résolument à l’œuvre, s’attaquant aussi bien aux sels de la chimie qu’aux minéraux. Longtemps seul sur la brèche, sans dévier un seul jour de la ligne qu’il s’était tracée, il mena à bien cette œuvre colossale, dotant ainsi la Minéralogie d’une branche nouvelle et féconde, dans laquelle se presse aujourd’hui la foule de ses continuateurs. Ce sont les résultats de ses recherches qui ont rendu possible l’étude rationnelle des roches à l’aide des propriétés optiques des minéraux qui les constituent. On peut donc dire que si Des Cloizeaux n’a pas été pétrographe lui-même, il n’en est pas moins l’un des pères de la Pétrographie moderne. Parmi ses innombrables observations, abondent des découvertes de premier ordre : il trouva la polarisation rotatoire dans le cinabre et aussi dans le sulfate de strychnine, qui fut alors le premier corps connu déviant le plan de polarisation aussi bien en cristaux qu’en solution ; il montra l’existence d’amphiboles et de pyroxènes rhombiques, apporta les premières notions précises sur les propriétés optiques des feldspaths tricliniques, dont il découvrit un nouveau type, le microcline. Il montra aussi l’importance des caractères tirés de la dispersion pour la distinction des minéraux biaxes ; enfin il publia un remarquable ouvrage sur les variations que l’écartement des axes optiques d’un grand nombre de corps cristallisés subit sous l’influence de la chaleur, ouvrage qui eut pour point de départ ses mémorables expériences sur le feldspath orthose. Il fallut à Des Cloizeaux une persistance dans les desseins, une ténacité remarquables pour arriver au résultat cherché ; il travailla en effet toujours avec des ressources matérielles insuffisantes, ne dut jamais compter que sur lui-même, Il lui fallut imaginer ses méthodes de travail, ses instruments et mener de front les observations au microscope et au goniomètre avec les opérations manuelles au tour de l’opticien. Tous ces travaux ont fait l’objet de très nombreux mémoires, mais l’œuvre de prédilection de Des Cloizeaux était ce Manuel de Minéralogie, malheureusement inachevé, qui n’a pas tardé à devenir le livre de chevet des minéralogistes du monde entier. Il y a réuni avec ses qualités maitresses de précision, sa conscience toujours en éveil, sa loyauté scientifique impeccable, les constantes cristallographiques, optiques et chimiques de tous les minéraux connus, les indications sur leur gisement, y ajoutant à chaque page une somme prodigieuse d’observations personnelles. Des Cloizeaux était un minéralogiste complet ; aucun recoin de sa science ne lui était étranger. Il rejetait la conception d’une minéralogie étroitement limitée à des recherches de cabinet : à ses yeux, l’histoire physique et chimique des minéraux était intimement liée à celle de leur histoire naturelle. Aussi, était-il devenu un voyageur intrépide : tous les grands gisements minéraux d’Europe lui étaient connus de l’Islande à l’Oural, et ses longues pérégrinations, ses nombreuses études sur le terrain n’avaient pas peu contribué à faire de lui une autorité incontestée pour tout ce qui touche à la science minéralogique. Des Cloizeaux avait successivement rempli diverses fonctions dans l’enseignement ; répétiteur à l’École Centrale en 1843, maître de conférences à l’École Normale en 1857, il avait suppléé Delafosse à la Sorbonne de 1873 à 1876 et l’avait remplacé au Muséum, en 1876. Mais, ses goûts l’entraînaient beaucoup plus vers les recherches solitaires que vers l’enseignement dans l’amphithéâtre. C’est dans son cabinet qu’il était vraiment lui-même, véritable bénédictin d’une puissance de travail extraordinaire, ardent à l’œuvre, ne prenant jamais que le repos imposé par la maladie, toujours à l’affût de quelque nouvelle recherche à entreprendre. Aussi, bien que sa réputation fût universelle et incontestée partout où il existe un minéralogiste, était-il peu connu du grand public, auprès duquel il négligeait de faire valoir ses travaux. Les honneurs étaient venus le trouver dans sa retraite ; élu à l’Académie des Sciences en 1869, il en devint le président en 1889. La Société Royale de Londres, la plupart des grandes Académies et Sociétés scientifiques étrangères le comptaient au nombre de leurs membres ; il avait, en 1889, reçu la rosette d’officier de la Légion d’honneur. Des Cloizeaux laisse, avec une œuvre considérable, le grand et fortifiant exemple d’une vie exclusivement remplie par le culte désintéressé et passionné de la science. A. Lacroix, Professeur de Minéralogie au Muséum. Les 2 tomes téléchargeables en PDF sur Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9658025z.texteImage tome 1 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9663823m.texteImage tome Binnite de Descloizeaux Cu 6 (Cu 4 (Fe,Zn) 2 )A s 4 S 13 Carrière de Lengenbach, Fäld , Binn , Conches , Valais , Suisse Photo, Chinellato Matteo Montebrasite. LiAl(PO 4 )(OH) Revendication Telírio, Linópolis , Divino das Laranjeiras , Minas Gerais , Brésil. Photo, Jeff A. Scovil En cette fin de siècle, les méthodes de détermination d’un minéral sont la chimie, la morphologie des cristaux et les caractéristiques optiques. S’il est impossible de déterminer la morphologie avec des mesures angulaires, il devient alors impossible de déterminer la symétrie, ni d’appliquer des méthodes optiques dépendantes de lames minces orientées. Des Cloizeaux développe ces méthodes optiques en apportant des modifications fondamentales au microscope polarisant. D’après des minéraux aux morphologies presque idéales, il prépare des lames minces obtenues en coupant les cristaux perpendiculairement aux bissectrices des axes optiques méthode que lui permet de déterminer les propriétés optiques de centaines d’échantillons. En effet, la caractérisation optique était presque limitée aux minéraux transparents et biaxiaux. D'autre part, avant l'introduction de la table universelle en 1893 par E.S. Fedorov , il était impossible d'orienter une lame sous le microscope. Il découvre la polarisation circulaire dans le cinabre et des composés synthétiques, et met au point une méthode pour calculer la valeur moyenne de l'indice de réfraction d'un matériau cristallin sur la base de mesures indirectes . Cliquez pour agrandir ^ Albert de Lapparent ou plus exactement Albert Cochon de Lapparent , 1839 -1908, géologue français, membre de l'Académie des sciences. Polytechnicien et ingénieur des mines, il a travaillé à de grands projets dans le domaine de la cartographie et aussi sur une étude d’un tunnel ferroviaire sous la Manche. En 1876, Albert de Lapparent accepta l'offre qui lui fut faite d'occuper la chaire de géologie et minéralogie créée par l'université catholique de Paris. Quatre ans plus tard, il fut contraint de renoncer à son poste d'ingénieur des mines. Deux livres à succès témoignent de la vitalité de son enseignement : son Traité de géologie (1883), qui comblait une importante lacune de l'édition française et fut réédité cinq fois, son Cours de minéralogie (1884), à la fois réflexion méthodologique et mise au point de son enseignement, qui connut quatre éditions. Il est le père du minéralogiste, Jacques de Lapparen t, 1883-1936, géologue, pétrographe et minéralogiste. CLIQUEZ POUR TELECHARGER EN PDF Charles Friedel , 1832 - 1899, est un minéralogiste et chimiste français. De 1856 à 1880, Friedel est conservateur des collections de l'École des mines, de Paris où il a un laboratoire, où il a produit des minéraux de synthèse et notamment essayé de produire des diamants synthétiques. Successeur de Gabriel Delafosse à la chaire de minéralogie de la faculté des sciences de Paris en 1876, il quitte ce poste en 1885 et il est remplacé par Paul Hautefeuille. On lui doit la description d'espèces minérales : Adamite Carnotite Delafossite (dédiée à Gabriel Delafosse). Adamine Zn 2 (AsO 4 )(OH) Mine Ojuela, Mapimi, Durango, Mexique Robert Lavinsky Charles Friedel 1832 - 1899 Carnotite K 2 (UO 2 ) 2 (VO 4 ) 2 ·3H 2 O Canal Monument No. 1, Mystery Valley, Mineral Mining District, Comté de Navajo, Arizona, États-Unis Photo Enrico Bonacina - Collection Domenico Preite Delaffossite sur Cuprite CuFeO 2 - Cu 2 O Le Moulinal Mine, Rayssac, Castres, Tarn, Occitanie, France Collection & Photo: Pascale & Daniel Journet. En 1893, Evgraf Stepanovich Fedorov , 1853 - 1919, mathématicien, cristallographe et minéralogiste russe, introduit et développe la Table Universelle, qui permet de déterminer les propriétés optiques de centaines d’échantillons. Il a entrepris des recherches sur la structure cristalline dès 1881. Son résultat le plus connu est sa dérivation en 1891 des 230 groupes spatiaux de symétrie qui servent aujourd'hui de base mathématique à l'analyse structurelle . À l'aube de l'analyse de la structure cristalline, les contacts personnels étroits entre les chercheurs en Russie et en Allemagne, bien documenté dans le « Zei tschrift für Krystallographie und Mineralogie », a contribué de manière significative à l’évolution de nos connaissances actuelles sur l’état cristallin. L'impact du cristallographe russe ES Fedorov sur des scientifiques allemands tels que A.Schoenflies et P. Groth et l'effet de ces contacts pour Fedorov sont mis en valeur cent ans après le décès de ce dernier. Un échange créatif d’idées a ouvert la voie à l’analyse des structures cristallines à l'aide de la diffraction des rayons X. E.S. Fedorov a développé le théodolite pour mesurer les angles de minéraux et la platine Fedorov pour microscopes polarisants, un outil de cristallographie qui permet d'étudier un spécimen minéral sous des angles d'inclinaison et de rotation précis, fournissant ainsi une analyse de la structure cristalline. Arthur Moritz Schoenflies ( 1853 – 1928) mathématicien et cristallographe allemand Paul Heinrich von Groth 1843 - 2 décembre 1927) est un minéralogiste allemand. ^Cliquez pour agrandir ^ Il a écrit le classique La symétrie des systèmes réguliers de figures en 1891, qui contenait le premier catalogage des 230 groupes spatiaux . La même année, des résultats équivalents furent présentés par le mathématicien allemand Schönflies . Fedorov et Schönflies ont discuté intensivement du sujet au cours de leurs travaux, de sorte que les résultats peuvent être considérés d'une manière ou d'une autre comme des résultats communs, bien que Schönflies ait noté la priorité de Fedorov pour certaines idées majeures. En 1898, Pierre Curie et Marie Sklodowska -Curie, découvrent le radium et le polonium. Curite et Métatorbernite . Pb3 (UO2) 8 O8 (OH)6 · 3H2 O Cu(UO2 )2 (PO4 )2 · 8H2 O Shinkolobwe, district de Kambowé, Haut-Katanga, République Démocratique du Congo Photo Uwe Haubenreisser Pierre Curie , 1859 - 1906, physicien, avec son frère, Jacques, alors préparateur de Charles Friedel au laboratoire de minéralogie de la Sorbonne, il étudie les propriétés électriques des cristaux. Les deux frères découvrent le phénomène de piézo-électricité, c'est à dire la production d'électricité par la compression ou l'étirement des cristaux dépourvus de centre de symétrie, tels le quartz. À partir de cette découverte, en 1885 ils conçoivent un instrument, appelé quartz piézo-électrique, servant à générer des courants électriques de très faible intensité. Maria Sklodowska-Curie , 1867 - 1934, physiciene et chimiste, d'origine Polonaise elle s'exile en France pour étudier et devient française par son mariage. Scientifique d'exception, elle est la première femme à avoir reçu le prix Nobel, 1903, en physique qu'elle partage avec son époux et Henry Becquerel et, à ce jour, la seule femme à en avoir reçu deux, 1911 en chimie pour ses travaux sur le Radium et le Polonium.. Elle épouse Pierre Curie, le 26 juillet 1895. Marie Curie commence, fin 1897, ses recherches sur les rayons uraniques découverts par Henri Becquerel, pour sa thèse de doctorat de physique. Très vite, Pierre abandonne ses travaux personnels pour travailler avec elle dans un hangar de l’Ecole de physique et chimie. «Pierre Curie obtint du directeur de l’Ecole l’autorisation d’utiliser un atelier vitré situé au rez-de-chaussée, servant de magasin et de salle de machines. (…) nous ne savions où faire nos traitements chimiques. Il a fallu les organiser dans un hangar abandonné, séparé par une cour de l’atelier où était notre installation électrométrique." C’était une baraque en planches, au sol bitumé et au toit vitré, protégeant incomplètement contre la pluie, dépourvue de tout aménagement ; elle contenait pour tout matériel des tables de sapins usées, un poêle en fonte dont le chauffage était très insuffisant et le tableau noir dont Pierre aimait tant à se servir. (…) Dans ce laboratoire de fortune, nous avons travaillé presque sans aide pendant deux ans (…)» «(...) Nous étions à cette époque, entièrement absorbés par le nouveau domaine qui s’ouvrait devant nous, grâce à une découverte aussi inespérée. Malgré nos conditions de travail nous nous sentions très heureux. Nos journées s’écoulaient au laboratoire, et il nous arrivait d’y déjeuner fort simplement, en étudiants. Dans notre hangar si pauvre régnait une grande tranquillité (…) Nous vivions dans une préoccupation unique, comme dans un rêve.» (Marie Curie, 1923) C’est dans ce laboratoire de fortune que le jeune couple aboutit, en juillet et en décembre 1898, à la découverte de deux éléments nouveaux, particulièrement radioactifs, le polonium et le radium. En juin 1903, Marie Curie soutient à la faculté des sciences de l'Université de Paris (Sorbonne) sa thèse de doctorat ès sciences physiques «sur les nouvelles substances radioactives» et, en décembre de la même année, Pierre et Marie Curie reçoivent, avec Henri Becquerel, le prix Nobel de physique, pour la découverte de la radioactivité naturelle. La France commence alors à s’intéresser aux deux savants, déjà honorés à l’étranger. En 1905, Pierre est nommé professeur à la Sorbonne, et on lui attribue un petit laboratoire, rue Cuvier. Marie Curie, quant à elle, est nommée chef de travaux du laboratoire de son mari. ^Cliquez pour agrandir ^ FIN DE LA SECOND E PARTIE SOYEZ PATIENT LA DERNIÈRE PARTIE 20è SIÈCLE EST EN COURS D'ÉCRITURE

  • Mineralogie.club|Formation des minéraux|JJ Chevallier

    Les processus de formation des minéraux dans les contextes magmatique, métamorphique et sédimentaire. FORMATION DES MINÉRAUX Page 1 généralités Partager SOMMAIRE Page 1 : Généralités Page 2 : Origines magmatiques Page 3 : Origines métamorphiques Page 4 : Origines sédimentaires Page 5 : Évaporites " Les minéraux ne se forment pas n’importe où. Leur genèse dépend de conditions particulières liées essentiellement à la géologie et à la chimie du milieu de formation. " Comme tous les corps simples et combinaisons chimiques, les minéraux peuvent se trouver sous les trois états : gazeux, dans les fumerolles, liquides, dans les magmas et les solutions hydrothermales et solides. Les minéraux solides peuvent se présenter sous deux formes : Désordonnée, les atomes sont enchevêtrés les uns avec les autres sans ordonnancement on dit que le minéral est amorphe ; Ordonnée stable, les atomes forment des cristaux qui répondent aux normes de la cristallographie on dit que le minéral est cristallisé. LA CONDITION FONDAMENTALE A LA CRISTALLISATION Une petite expérience démonstrative ... 1/Dans une bouteille d'eau d'un demi litre ajoutez 50 grammes de sel que vous faites dissoudre complètement. Vous obtenez ainsi une solution saline concentrée. (celle de l'océan Atlantique est de 35g/l). 2/ Versez un centimètre de cette solution dans une casserole et chauffez la jusqu'à évaporation totale. Au fond de la casserole vous trouverez une poudre de sel, en l'observant à la loupe grossissement 10 vous ne verrez pas de cristaux et même avec un fort grossissement sous binoculaire vous n'en découvrirez pas. 3/ Versez quelques millimètres de la même solution dans une soucoupe que vous déposerez au soleil sur une bordure de fenêtre ou sur un radiateur tiède. L'évaporation de l'eau sera lente et vous verrez apparaitre des cristaux bien formés. Conclusion : Lorsque l'évaporation ou le refroidissement qui génère la cristallisation est lent, les molécules ont le temps de s'organiser en cristaux réguliers. Dans le cas n°1 que nous venons d'évoquer, les molécules d'eau s'évaporent très vite et les atomes de sodium et de chlore forment des molécules qui n'ont pas le temps de s'organiser. La cristallisation est la genèse d’un cristal, c’est le passage de l’état désordonné d’une structure atomique, une molécule liquide ou gazeuse même parfois solide à un état ordonnée solide selon les lois de la cristallographie. Les trois conditions qui président à ce changement d’état sont : La température La pression Le facteur temps Les cristaux se forment : soit par refroidissement des minéraux en fusion, ou magmas, des minéraux à l'état gazeux ou fumerolles, minéraux formés à hautes températures ; soit à partir de solutions hydrothermales, minéraux de basses températures. La croissance des cristaux commence quand, après formation d'une première molécule, la maille élémentaire qui est un minuscule cristal, celle-ci soustrait à son environnement de plus en plus des éléments chimiques de la substance dont elle est composé qui forment de nouvelles molécules attachées ensemble par des atomes communs, tout en respectant les lois de la cristallisations du système cristallin auquel appartient le minéral considéré. L'environnement dans lequel se forment les minéraux change leurs caractères. Ceux qui se forment dans la cheminée d’un volcan de type explosif et les comparer à ceux que l'on trouve dans une cavité froide et tranquille. Pourtant des minéraux cristallisent dans les deux cas et nous observer que certains minéraux sont caractéristiques de certains types de conditions. Évolution de l’étalement d’une goutte d’eau sur un support à -13°C. La formation des cristaux de glace (flèches à 0.8ms) se produit d’abord à l’intérieur, puis les cristaux rattrapent la ligne de progression de l’étalement (flèches à 3.7ms) 4 PROCESSUS C'est ainsi que l'on distinguera trois grandes classes de formation selon les trois processus qui sont : magmatique qui comprendra les minéraux d'origine du refroidissement magmatique plutonique, interne et ceux, volcaniques, issue du refroidissement magmatique externe ; métamorphique où des minéraux subiront des transformations sous l’influence de conditions internes ou externes ; sédimentaire où sous l’action de l’eau et des gaz atmosphériques, de l’érosion mécanique et la décomposition d'éléments biologiques, l'ensemble de ces processus aboutissent à une altération chimique. Les minéraux présents se transforment ou se dissolvent et génèrent des minéraux secondaires. évaporites minéraux formé par l'évaporation de l'eau dans laquelle ils étaient dissous Origine magmatique | Origine métamorphique | Origine sédimentaire | Évaporites Sources. Planète Terre, Pierre André Bourque : http://www2.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/intro.pt/planete_terre.html Cours de géologie : http://coursgeologie.com/18-la-differenciation-magmatique.html Géowiki : http://www.geowiki.fr/index.php?title=Formation_et_gisement_des_min%C3%A9raux

  • Pétrovite | nouveau minéral | mineralogie.club | Jean Jacques Chevallier

    Un nouveau minéral découvert dans les scories fumerolles d'un volcan russe. Ce minéral présente une structure moléculaire très intéressante qui aura des applications future. PETROVITE Na 6 Cu (SO 4 ) 4 Approuvé par l’IMA n°2018-149b Sous la formule : Na6 Cu (SO4 )4 Agrégats globulaires de pétrovite. (Filatov et al.) Nouveau minéral découvert en 2000, dans les fumerolles du volcan Tolbachik, presqu’ile de Kamchatka Krai, Russie. Un volcan de la ceinture de feu du Pacifique à qui l’on devrait la découverte de 130 espèces minérales (à confirmer, la source n’étant pas scientifiquement fiable). Le spécimen étudié ici a été recueilli, près du deuxième cône de scories associée à l’éruption de 1975, et a été conservé pour une analyse ultérieure. C’était peut-être long, mais cette analyse révèle maintenant que ce minéral d’un bleu vibrant présente des caractéristiques moléculaires particulières rarement vu auparavant. L’étude a été menée par une équipe de scientifiques de diverses institutions de recherche de toute la Russie. L’évaluation diagnostique minéralogique a été effectuée par Lidiya Vergasova, associée de recherche principale à l’Institut de volcanologie et de sismologie de la branche extrême-orientale de l’Académie russe des sciences. Elle est une grande experte en minéralogie des expirations volcaniques en Russie. Andrey Shablinskii, associé de l’Institut Grebenshchikov de chimie silicate et diplômé de l’Université de Saint-Pétersbourg, a étudié la structure cristalline du nouveau type minéral. Il l’a décrit avec Sergey Krivovichev, professeur à l’Université de Saint-Pétersbourg, directeur du Centre scientifique kola, membre correspondant de l’Académie russe des sciences. En outre, Andreï Shablinskii a effectué une analyse de phase aux rayons X et, avec Stanislav Filatov, chef de l’équipe de recherche, professeur à l’Université de Saint-Pétersbourg, a identifié les constantes optiques du minéral. La composition chimique du minéral a été déterminée par Svetlana Moskaleva, associée de recherche à l’Institut de volcanologie et de sismologie de la branche extrême-orientale de l’Académie russe des sciences. Grain individuel de pétrovite. (Filatov et coll., Mineralogical Magazine, 2020) Structure Dans la structure de ce minéral il y a une particularité : l’atome de cuivre dans la structure cristalline de la Petrovite a une coordination inhabituelle et très rare avec sept atomes d’oxygène. " Une telle coordination n’est caractéristique que de quelques composés, ainsi que de la saranchinaite ", (professeur Stanislav Filatov). Il y a un atome de cuivre (Cu) et six sites de sodium (Na), dont l’un est également occupé par la majeure quantité du calcium (Ca). L’atome de cuivre (Cu), forme cinq liaisons cuivre-oxygène (Cu-O) dans la gamme 1.980-2.180 Å et deux liaisons longues ≈ 2.9 Å, créant un polyèdre (CuO7 ), qui partage des coins avec le tétraèdre soufre-oxygène (SO4 ) pour former un groupe isolé [Cu2 (SO4 )8 ]12 . Cet arrangement moléculaire, est poreux, et présente des voies interconnectées qui pourraient permettre aux ions sodium de migrer à travers la structure. « Si nous pouvons reproduire le cadre en laboratoire » l’équipe de recherche pense que cela pourrait mener à des applications importantes en science des matériaux, ce qui pourrait permettre de nouvelles façons de développer des cathodes pour une utilisation dans les batteries et les appareils électriques. Structure cristalline montrant les voies de migration du sodium. (Filatov et coll., Mineralogical Magazine, 2020) Etymologie D’après le professeur Tomas Georgievich Petrov (né en 1931), Ph.D., pour « ses contributions à la minéralogie et à la cristallographie » Localité type Deuxième cône de scories, Percée du Nord, Éruption de la Grande Fissure, Volcan Tolbachik, Kamchatka Krai, Russie. Lieu de conservation des matériaux types : collections du Musée minéralogique de l’Université d’État de Saint-Pétersbourg, Université Emb. 7/9, Saint-Pétersbourg 199034, Russie, numéro de catalogue 1/19696. Habitus Cristaux tabulaires bleu-vert, jusqu’à 0,2 mm, portant souvent des inclusions gazeuses, qui sont entrelacés en agrégats globulaires cryptocristallin s bleu-vert qui enveloppent un matériau pyroclastique fin. Le minéral cristallise par précipitation directe à partir de gaz volcaniques. Une idée de la taille des agrégats de pétrovite. (Filatov et al.) Propriétés et données Références Shablinskii, A.P., Vergasova, L.P., Filatov, S.K., Moskaleva, S.V. (2019): Petrovite, IMA 2018-149a. Bulletin n° 52 du CNMNC; Mineralogical Magazine: 83; https://doi.org/10.1180/mgm.2019.73 Filatov, S.K., Shablinskii, A.P., Krivovichev, S.V., Vergasova, L.P., Moskaleva, S.V. (2020): Petrovite, Na10CaCu2(SO4)8, un nouveau sulfate fumarolic de la grande éruption de fissure de Tolbachik, péninsule du Kamtchatka, Russie. Mineralogical Magazine : 84 Since 01-06-2021

  • Fluorite | mineralogie.club

    Un des minéraux les plus recherché par les collectionneur, on le trouve partout dans le monde il présente de magnifiques combinaisons.

  • Réflexion sur l'emploi de la litho thérapie ? | mineralogie.club | Y Lulzac et JJ chevallier

    Mise au point sur la litho thérapie et sur les méthodes de vente. " L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit ! " Réflexions sur la pratique qui consiste à se tenir en bonne santé par l’emploi de la litho thérapie. Par Yves LULZAC et JJ Chevallier Photos Litho Market On constate, depuis quelques années, que beaucoup de marchands de minéraux proposent à leurs clients des espèces minérales capables de soulager leurs maux, uniquement en portant sur soi le minéral en question ou en buvant l’eau dans laquelle ce minéral a séjourné pendant un certain temps. Pour expliquer ces pouvoirs, certains marchands font état de rayonnements ou radiations spécifiques à un minéral donné. Propriétés qu’ils sont incapables d’expliquer d’une manière scientifique irréfutable mais dont ils ont eu connaissance par l’intermédiaire d’ouvrages ou d’articles édités ou publiés sur l’internet par des personnes qui, en général, n’ont rien à voir avec le domaine médical. Il est évident que la plupart de ces marchands ne font que répéter ce qu’ils ont lu ou entendu sans trop chercher à approfondir la chose et surtout sans évoquer la possibilité d’une guérison assurée car ils rentreraient dans le domaine de l’exercice illégal de la médecine. Au mieux ils admettent la possibilité de soulagements tout en recommandant à leurs interlocuteurs de faire confiance, en priorité, à leur médecin traitant. Recommandations, il faut l’avouer, dites souvent d’une manière très discrète... En principe, ces marchands ne font que vendre des minéraux sous n’importe quelle forme (cristaux naturels, fragments bruts ou taillés, etc). A leurs clients d’en faire ce qu’ils veulent ensuite. Mais si ces clients désirent avoir des précisions sur les vertus thérapeutiques de tel ou tel minéral, les vendeurs peuvent avoir des réactions différentes. Soit ils se contentent de répéter ce qu’ils ont lu dans les ouvrages publiés traitant de cette matière, sans donner leur avis personnel. Soit ils déclarent ne pas croire aux vertus thérapeutiques des pierres qu’ils vendent. Certains, dans la catégorie des premiers, n’hésitent pas à donner leurs avis personnels sur l’efficacité d’un minéral particulier. Mais toujours sans évoquer une guérison assurée. Ils restent prudents ! D’autres, dans la catégorie des seconds, essaient de convaincre leur client de l’inefficacité totale d’une telle pratique en la classant dans la catégorie des escroqueries. Mais il est évident que s’ils sont trop critiques vis-à-vis de cette pratique para médicale, ils risquent de perdre une partie de leur clientèle. Ce qui n’est pas très bon dans un domaine soumis à une grande concurrence. Pour ce qui concerne les prix de vente pratiqués sur des minéraux destinés à la litho thérapie, il est certain que certains vendeurs se font parfois des marges plus que confortables. Et c’est quand même au client d’agir en conséquence et de réaliser ses achats auprès des vendeurs les moins gourmands. Cependant, il faut avouer que c’est parfois la faute du client si les prix sont trop élevés par rapport à la nature du minéral en question. Combien de fois n’a-t-on pas entendu la réflexion suivante : si cette marchandise est vendue si bon marché, c’est qu’elle ne doit pas être valable ou efficace !.... D’autre part, certains vendeurs n’hésitent pas à baptiser un même minéral sous des noms différents. Soit disant des noms de variété compte tenu d’une forme, d’une couleur ou d’une origine qu’ils jugent un peu particulière. Il s’agit là d’une pratique irresponsable susceptible de jeter le trouble chez les personnes qui chercheraient à se documenter sérieusement sur le minéral qu’ils ont acheté. Mais il faut quand même remarquer que certains laboratoires pharmaceutiques ne se gênent pas pour pratiquer la même chose et n’hésitent pas à mettre des noms commerciaux différents sur une même molécule pourtant bien enregistrée et connue sous un nom générique. C’est ce qui se passe, par exemple, dans le domaine des anti douleurs..... Un minéral peut-il vraiment avoir un effet thérapeutique ? Pas dans l’état actuel de nos connaissances car, jusqu’à présent, les minéraux et les roches sont classés dans la catégorie des corps inertes lesquels, à part les minéraux uranifères, thoriumifères ou magnétiques, n’émettent aucune radiations ou ondes susceptibles d’agir sur le corps humain. Les vibrations du quartz dans les montres ou dans les composants électroniques n'ont rien de naturel et sont le fruit d'une excitation électrique. Cependant, ces corps inertes peuvent très bien avoir une action psychologique dans la mesure où la personne qui les porte est vraiment persuadée qu’ils peuvent la soulager, d’une certaine douleur, par exemple. Mais si cette douleur persiste ou prend de l’ampleur, il est évident que la consultation d’un médecin doit s’imposer. Si toutefois cette personne le veut bien car chacun est libre de disposer de son corps comme il l’entend. C’est ce que l’on appelle « l’effet placébo » reconnu par le monde médical mais dont on ignorerait encore le mode de fonctionnement exact. Les placébos sont prescrits par les médecins dans le cas de maladie psychosomatiques. Le terme psychosomatique désigne les troubles physiques causés ou aggravés par des facteurs d’origine psychiques. En général, ce terme désigne tout ce qui découle des effets de l’esprit sur le corps humain. C’est très probablement ce même effet qui serait responsable des guérisons, souvent qualifiées de miraculeuses, que l’on constate parfois dans certains lieux de pèlerinage, à Lourdes entre autres. Il est évident que ces guérisons sont très minutieusement et très longuement étudiées par le corps médical (croyant et non croyant), et, dans beaucoup de cas, ce corps médical est bien obligé de constater qu’il s’est produit un phénomène que l’état actuel des connaissances du corps humain ne parvient pas à expliquer. Ensuite, à chacun de croire ce qui s’est réellement passé. Donc, à partir du moment où une personne est absolument persuadée que telle ou telle action peut lui apporter un quelconque soulagement, je ne vois pas au nom de quoi on s’acharnerait à la dissuader de tenter l’expérience, sachant que d’autres personnes de son entourage auraient pu bénéficier d’un effet positif. Chacun est libre de penser ce qu’il veut et agir ensuite en fonction des résultats dont il aura eu connaissance. Il serait inadmissible, par exemple, que l’on placarde à l’entrée de la ville de Lourdes des affiches qualifiant d’escroquerie les phénomènes qui s’y sont produits, et à ridiculiser ceux qui oseraient y croire !... Et, bien sûr, l’escroquerie s’appliquerait également à tous les marchands de souvenirs et autres objets relatifs à ces « miracles ». Il en est de même pour la litho thérapie, ou pour le pouvoir de n’importe quel gri-gri. Si des personne y croient fermement et si cela leur apporte un soulagement physique ou plus simplement moral, il serait inhumain de les en dissuader alors que l’on est actuellement incapable de connaître toutes les possibilités du corps humain. Vouloir tout régenter par la science n’est peut-être pas une bonne pratique tant que l’on n’aura pas compris tous les phénomènes qui nous entourent, et ceci dans tous les domaines. En conclusion, il serait très imprudent de qualifier d’escroquerie une pratique thérapeutique, à base de minéraux ou d’autre chose qui, par son action psychologique, apporterait un certain soulagement à une personne en difficulté physique ou morale. Chacun est libre de penser et de croire ce qu’il veut en fonction de ce qu’il a pu entendre et constater autour de lui. Si une personne est persuadée, (à tort ou à raison en l’absence de toute étude scientifique universellement reconnue), qu’une espèce minérale peut la soulager physiquement ou moralement, il est certain qu’elle cherchera à se procurer le minéral en question et qu’elle sera donc obligée de se fournir chez un marchand spécialisé. Quant aux prix de vente pratiqués, ils doivent suivre normalement la loi de l’offre et de la demande. Il est donc difficile d’accuser un vendeur d’escroquerie en pratiquant son action de commerce. Pour pouvoir le traiter d’escroc dans cette action, il faut donc qu’il pratique des marges particulièrement excessives comparées à ce qui se pratiquerait par ailleurs dans le domaine de la minéralogie, et qu’il trompe les clients en utilisant des appellations non reconnues ou des imitations de minéraux. C’est donc au client d’être vigilant et de faire jouer la concurrence. Et si le vendeur en question fait état, pour justifier son prix élevé, d’un prétendu fort potentiel curatif du minéral qu’il vend, il serait doublement escroc ! Yves Lulzac Parfait exemple d'un grossier assemblage, par collage, de 4 variétés de quartz, SiO 2 , pour tromper le client, Il est certain qu'un tel objet ne pourrait avoir été vendu sans en vanter les bienfaits et vertus exceptionnels.

  • Labos d'expertises | mineralogie.club

    Il ne faut pas faire confiance à tous les rapports d'expertises de gemmes. LABORATOIRES D'EXPERTISE LABORATOIRES D'EXPERTISE LABORATOIRES D'EXPERTISE LABORATOIRES D'EXPERTISE Dans le monde, on compte des centaines de laboratoires spécialisés dans l’authentification des pierres précieuses colorées, en particulier dans les pays producteurs. Malheureusement, la plupart d’entre eux ne sont pas dignes de confiance, car leurs certificats n’ont aucune valeur. Il s’agit souvent non pas de laboratoires, mais d’ateliers clandestins qui, pour une rémunération, créent de fausses attestations et les vendent à des commerçants peu regardants. Certains d’entre eux contrefont même des documents semblables à ceux émis par des instituts renommés. Bien sûr, ces certificats ne vanteront que la beauté naturelle et irréprochable de cette pierre précieuse. Les personnes les plus malveillantes pourraient même affirmer qu’elle a subi « un léger chauffage », ce qui n’altère en rien sa valeur, et qu’en outre, le chauffage est une pratique ancestrale. Le type même de certificat dont on doit se méfier. Grâce à mes excellents contacts, je suis heureux de vous recommander cinq grands laboratoires en qui j’ai une confiance totale. Cependant, je ne peux pas vous proposer une liste exhaustive, car il y en a beaucoup d’autres que je ne connais pas assez bien pour les recommander. En Europe, j’en citerai quatre, deux en France et deux en Suisse, je citerai un labo étranger car il est le plus connu en particulier pour le diamant. https://laboratoire-francais-gemmologie.fr/ La gemmologie est profondément ancrée dans l’histoire de France, grâce à la multitude de joyaux ayant appartenu à la couronne et à l’aristocratie. C’est ainsi que le Laboratoire Français de Gemmologie créé en 1929 par la chambre syndicale des négociants en diamants, perles, pierres précieuses et des lapidaires, appartenant maintenant à la chambre syndicale de l’Union française de la Bijouterie, Joaillerie, Orfèvrerie, Pierres et Perles, est le plus vieux labo au monde. Son laboratoire ultramoderne est pourvu des équipements d’analyse les plus performants. Son personnel, que j’ai souvent l’occasion de rencontrer, est très compétent grâce à son sérieux et à sa formation. https://www.ifg-lab.fr/ L’Institut français de gemmologie est un laboratoire de gemmologie indépendant situé au cœur de Paris. Il aide les particuliers et les professionnels à connaître les caractéristiques techniques de leurs pierres et de leurs bijoux. Il travaille en étroite collaboration avec des gemmologues chevronnés, titulaires de diplômes décernés par les institutions universitaires les plus prestigieuses. Il est équipé de matériel de pointe et ses rapports sont précis et minutieux. C’est le laboratoire qui offre les tarifs et les délais les plus justes en France. En Suisse Les laboratoires helvétiques sont actuellement reconnus comme les centres d’expertise en gemmologie parmis les plus prestigieux. Ils bénéficient d’une réputation irréprochable et leurs attestations sont également hautement estimées dans l’industrie de la haute bijouterie. Cependant, il faut savoir que leurs prix exorbitants ne s’adressent qu’à des articles de grande valeur. https://www.ifg-lab.fr/ Depuis sa création en 1923, le Gübelin Gem Lab s’est imposé comme l’un des laboratoires de gemmologie les plus respectés au monde. À l’origine, il était chargé d’examiner et d’authentifier les pierres utilisées dans les bijoux Gübelin, ce qui a permis de préserver la confiance de la clientèle et de rester fidèle à ses idéaux. Le Gübelin Gem Lab, entité autonome du groupe Gübelin, se distingue par son utilisation des avancées scientifiques les plus récentes et de matériel de pointe pour ses analyses. Sur cette base, il publie des rapports gemmologiques d’une réputation internationale, qui sont appréciés et sollicités par des maisons de vente aux enchères prestigieuses, des négociants en pierres précieuses, des joailliers, des familles royales et des collectionneurs du monde entier à la recherche d’avis impartiaux et fiables sur leurs pierres précieuses. https://www.ifg-lab.fr/ L’Institut suisse de gemmologie est affilié à la Fondation suisse pour la recherche sur les pierres précieuses (SSEF : Schweizerische Stiftung für Edelstein-Forschung). Il fonctionne en toute autonomie, selon un cadre scientifique. La fondation SSEF a été fondée par des organisations professionnelles (UBOS : Union de la Bijouterie et Orfèvrerie Suisse) le 22 août 1972. La fonction du laboratoire de la SSEF est d’analyser les pierres précieuses et de délivrer des rapports d’analyse pour les diamants, les pierres de couleur et les perles. Il a été reconnu en 1978 par la Confédération internationale de la bijouterie joaillerie et orfèvrerie – CIBJO. Le laboratoire est également membre de l’International Colored Stone Association – ICA et du Laboratory Manual Harmonisation Committee (LMHC). Tous les gemmologues du laboratoire ont une formation scientifique et gemmologique et travaillent avec un haut niveau d’expérience et d’intégrité. Le laboratoire est équipé des instruments d’analyse les plus modernes. Cela garantit que l’authenticité des pierres précieuses, leur origine et les traitements éventuels peuvent être testés de la manière la plus scientifique et reproductible possible. Aux Etats-Unis Le Gemological Institute of America (GIA), reconnu comme l’institution la plus prestigieuse au monde en matière d’évaluation et d’identification des diamants, des pierres précieuses et des perles, se distingue par sa présence internationale grâce à un vaste réseau d’agences, à l’exception de l’Europe. En effet, le GIA a su établir une réputation sans faille en tant qu’autorité incontestée sur la base de son engagement indéfectible envers l’objectivité et l’expertise. Il assure ainsi l’intégrité et l’exactitude de chaque rapport qu’il produit. Le GIA soumet chaque matériau à un examen rigoureux pour en évaluer l’authenticité et divulguer tout traitement éventuellement découvert lors de ses analyses.

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  • Lexique mineralogie GEOWIKI | mineralogie.club

    Les mots de la minéralogie, une page relais vers GEOWIKI. Alphabet d'agates naturelles taillées et polies en cabochon, ce sont des micro-fractures oxydées qui forment naturellement ces lettres, il faut des années pour réaliser un tel ensemble. Vu dans une vente aux enchères aux USA. Cette page est un clone de la page du Lexique de GéOwik i pour la minéralogie, chaque mot vous renvoie vers sa définition sur le site de GéOwiki . Ce qui vous permet de garder le site à l'écran en ouvrant les définitions dans un nouvel onglet. Lexique des termes employés en minéralogie... " Cette liste n'étant pas exhaustive, si vous voulez y a jouter des mots contactez moi, si elle n'existe pas dans les autres encyclopédies on pourra y ajouter votre définition sur GéOwik i, ou, si vous le préférez, j'en créerai une . " Par exemple le mot pegmatite n'existait pas j'ai cherché dans une autre encyclopédie de GéOwik i, je l'ai trouvée et ajouté à cette liste . Vous trouverez sur cette page, des liens ou des renvois, vous permettant d'accéder aux termes les plus courants employés en minéralogie. NB : certains termes sont suivis d'une croix, cette marque (+), signifie que la page contient un ensemble d'expressions minéralogiques formées sur la base du même mot… A Aciculaire Acide Accessoire(s) (Minéraux : ) Actinides Adamantin Agrégat Alcalin Alcaline Allogène (ou allothigène) Allotrope Allotropie, allotropique Allotropisme Altération Amas sulfuré Amiante Amorphe Amphibolite Analogue Analyse chimique Anisotropie, anisotrope Aplite Apophyse Arène Arénisation Argilite Asbeste Astérisme Authigène, authigénétique Automorphe Avalanche de débris Aventurinisation B Bacillaire Bas degré Base Becquerel Biréfringence Blende Botryoïdal Boxworks Brèche C Cassant, cassure Cabochon Cémentation Chalcophile Chapeau de fer Chimie Classe chimique & Sous-classe chimique Classification Chimique des minéraux‎ = Répartion des minéraux dans les diverses classes chimiques Classification systématique des minéraux Les classifications en minéralogie Clarke Classes & classifications Classe chimique Classe cristalline Clinorhombique Clivage, clivable Comment nettoyer les minéraux ? Comment se forment les cristaux Comment se forment les éléments Comment se forment les minéraux Conglomérat Couleur Couleur des cristaux Cristal Cristal modifié Cristallier Cristallin Cristallogenèse La cristallographie Cristallographie Cristallophyllien Croissance parallélisée Cryptocristallin Cubique Cuboctaèdre D Déliquescence Dendrite(s) Dense, densité Détermination = La détermination des minéraux Dichroïsme Diffraction Dimorphe(s) Diploèdre, diploédrique Dodécaèdre, dodécaédrique Druse, drusique Ductile Dureté Dyke E Eau régale Éclat Efflorescence Élastique, élasticité Élément(s) Encaissant Encroûtement Epimorphose Épigénie, épigénique Épitaxie, épitaxique Épontes Équant Exsolution F Face Faciès Famille Fantôme Felsique (roche) Fentes alpines Fiches de présentation des roches Fiches Minéraux Fleischer's‎ Glossary of Mineral Species Flexible Flottant Fluorescence, fluorescent Formation et gisement des minéraux Forme Formule chimique Formules chimiques (des principaux minéraux) Fragile Friable Fumerolle, fumerolien G Gangue Gaz Gaz nobles Gaz rares Géode Gemme(s), gemmifère Gisement Gîtologie Gîtes Gîte alluvionnaire Gîte d'infiltration Gossan Groupe Groupe anionique Groupe de symétrie Gwindel H Habitus Halde Halogène, halogénétique Haut degré Hémièdre, hémièdrique Hémimorphe, hémimorphie Hétérogène Hétéromorphe(+) Hétéromorphisme Hexaèdre, hexaédrique Hexagonal Histoire de la minéralogie Hyalin Hydraté Hydrothermal Hypergène (Processus : ) Hypidiomorphe (Cristal : ) I Idiomorphe I.M.A. Imprégnation Incandescent, incandescence Inclusion Indice Indices de Miller Indice de réfraction Indice de saturation Intermédiaire Iridescence Iso(+) Icosaèdre, icosaédrique Isomorphe(s) Isomorphisme Isopique, isopisme Isotope, isotopie Isotrope, isotropie J K L Labradorescence Lacune Lamellaire Lame mince Lanthanides Lapidification L'échelle de Mohs Les indices de Miller Les 7 systèmes cristallins Libelle Limonite Liquidus Liste alphabétique des éléments naturels Liste des personnalités Liste Minéraux Liste minéraux avec leur formule chimique Liste minéraux par densité Liste minéraux par dureté Liste minéraux par clivage Liste minéraux par système cristallin Lithification (ou : lapidification) Lithique Localité type Lumière polarisée Luminescent, Luminescence Luminescence et minéraux(+) M Macles Macrocristallin Macros Macroscopique Malléable, malléabillté Masse volumique Massif Matrice Métaux Métalloïdes Métallurgie Métamicte Micacé Micro- (préfixe) Micros (microminéraux) Microcristallin Micro-montage Microscope (+) Microscopie Microscopique Minerai Minéral Minérallurgie Minéralogie Minéraux accessoires Monoclinique Morphologie Multienclumes N Natif Nodule Non-métaux Numéro atomique O Occurrence Octaèdre, octaédrique Opalescence, opalescent Opalisation Origine des éléments Origine des noms de minéraux Orthorhombique Oxydation Oxyde Oxydo-réduction P Paragénèse , paragénétique Paramorphose , paramorphique Particule Pédion Pegmatite " peignes " Gwindel Périmorphose , périmorphosé PH Phénocristal Phosphorescence , phosphorescent Phyllite , phylliteux Pierres fines Pierres précieuses Pinacoïde Piézoélectricité , piézoélectrique Placer Plans (+) Plan de clivage Plan de macle Plan de symétrie Plan de séparation Pléochroïsme , pléochroïque Pœcilitique , pœciloblastique Point triple Polychroïsme , polychroïque Polyèdre , polyédrique Polymorphe , polymorphique Polymorphisme Polysynthétique Polytype Polytypisme , polytypique Poudingue Primitif Pseudomorphoses Pseudomorphique , pseudomorphosé Pyroélectricité , pyroélectrique Pyrognomique Q Quadratique R Radioactivité , radioactif Rayon (+), Rayonnement (s) Réfraction (+) Réfringence (+) Réfringent (+) Réseau cristallin Réseaux de Bravais Réseau périodique Roche Rhomboèdre , rhomboédrique S Salbande Saturation : voir à Zone de saturation Saturation : voir à Indice de saturation Scalénoèdre , scalénoédrique Sceptre , sceptré Sectile Sensibilité des minéraux Séparation Série continue Série substitutionnelle Sidérophile Silice , siliceux Sites muséographiques de référence Solidification Solidus Solution solide Solvus Sous-classe Spath fluor Spectroscopie Stockwerk Subautomorphe Supergène Suite réactionnelle Syngénétique Systèmes cristallins T Tableau périodique des éléments Trapézoèdre , trapézoédrique Tenacité , tenace Teneur Tétraèdre , tétraédrique Tétramorphe (s) Termes miniers Terminaison Terres rares Trace Transparence , transparent Triboélectricité , triboélectrique Triboluminescence , triboluminescent Trichroïsme , trichroïque Triclinique Trigonal Trimorphe (s) Troncatures Types U UV UVCourt (s) UVLong (s) V W X Xénolite ou Xénolithe Xénomorphe , xénomorphique Y Z Zone de cémentation Zone d'oxydation Zone d'oxydo-réduction Zone d'oxyréduction Zone de saturation

  • L'Effet Tyndall | mineralogie.club | JJ Chevallier | A-M Helmenstine

    L'effet Tyndall est la diffusion de la lumière incidente sur des particules de matière, lorsqu'un faisceau lumineux traverse un colloïde. L'EFFET TYNDALL L'effet Tyndall est la diffusion de la lumière incidente sur des particules de matière, lorsqu'un faisceau lumineux traverse un colloïde [i] . Les particules, par exemple de microscopiques inclusions en gemmologie ou des gouttelettes d’eau, en suspension diffusent ou réfléchissent la lumière, ce qui rend le faisceau visible. L'effet Tyndall a été décrit pour la première fois par le physicien John Tyndall au 19 ème siècle. La taille des particules est ce qui distingue un colloïde d'une vraie solution . Pour qu'un mélange soit un colloïde, les particules doivent avoir un diamètre de 1 à 1 000 nanomètres. La taille des particules est ce qui distingue un colloïde d'une solution . Pour qu'un mélange soit un colloïde, les particules doivent avoir un diamètre de 1 à 1 000 nanomètres. La quantité de diffusion dépend de la fréquence de la lumière et de la densité des particules. Comme pour la diffusion de Rayleigh[ii] , la lumière bleue est diffusée plus fortement que la lumière rouge par l'effet Tyndall. Une autre façon de voir les choses est que la lumière de longueur d'onde plus longue est transmise, tandis que la lumière de longueur d'onde plus courte est réfléchie par diffusion. _______________________________ [i] Un colloïde est un type de mélange homogène dans lequel les particules dispersées ne se déposent pas. Les particules insolubles dans le mélange sont microscopiques, avec des tailles de particules comprises entre 1 et 1000 nanomètres . Le mélange peut être appelé colloïde ou suspension colloïdale. L'expression "solution colloïdale" est incorrecte. Parfois, le terme "colloïde" se réfère uniquement aux particules dans le mélange et non à la suspension entière. Les colloïdes peuvent être translucides en raison de l'effet Tyndall , où la lumière est diffusée par les particules du mélange. Exemples de colloïdes : Les colloïdes peuvent être des gaz, des liquides ou des solides. Des exemples de colloïdes familiers incluent le beurre, le lait, la fumée, le brouillard, l'encre et la peinture. Le cytoplasme est un autre exemple de colloïde. [ii] Effet Rayleigh voir la page couleur des minéraux sur ce site en section minéralogie. Exemples d'effets Tyndall Un exemple de la façon dont l'effet Tyndall disperse la lumière bleue peut être vu dans la couleur bleue de la fumée des motos ou des moteurs à deux temps. Le faisceau visible des phares dans le brouillard est provoqué par l'effet Tyndall. Les gouttelettes d'eau diffusent la lumière, ce qui rend les faisceaux des phares visibles. L'effet Tyndall est utilisé dans les laboratoires pour déterminer la taille des particules d'aérosols. Le verre opalescent affiche l'effet Tyndall. Le verre apparaît bleu, mais la lumière qui le traverse apparaît orange. La couleur des yeux bleus provient de la diffusion de Tyndall à travers la couche translucide sur l'iris de l'œil. Cependant, la diffusion de la lumière par des particules de poussière n'est pas due à l'effet Tyndall si les particules sont trop gross es. La couleur bleue du ciel résulte de la diffusion de la lumière, mais c'est ce qu'on appelle la diffusion de Rayleigh et non l'effet Tyndall car les particules impliquées sont des molécules dans l'air. Elles sont plus petites que les particules d'un colloïde. De même en gemmologie si la diffusion de la lumière est due à des molécules l'effet sera l'effet Rayleight. Sources Anne Marie Helmenstine, Ph.D. “Human color vision and the unsaturated blue color of the daytime sky", Glenn S. Smith, American Journal of Physics , Volume 73, Numéro 7, pp. 590-597 (2005). Sturm RA & Larsson M., Genetics of human iris color and patterns, Pigment Cell Melanoma Res , 22: 544-562, 2009. Charles D. Winters / Source scientifique Wikipedia Since 01-06-2021

  • géologie | dérive des continents | Jean Jacques Chevallier | Pr. Ron Blakey

    A l’origine, les continents étaient emboîtés les uns dans les autres. Ils se sont déplacés. Ce déplacement à fait l'objet de nombreuses réflexions et théories, depuis l'Antiquité, la vérité est apparue dans les années 50. L'Histoire de ce phénomène géologique est suivi de quelques exemples, la ballade de l'Inde à travers la Téthys et l'évolution de l'Europe. LA DERIVE DES CONTINENTS. LA DERIVE DES CONTINENTS. LA DERIVE DES CONTINENTS. LA DERIVE DES CONTINENTS. 23 SIECLES D'HISTOIRE 23 SIECLES D'HISTOIRE 23 SIECLES D'HISTOIRE 23 SIECLES D'HISTOIRE « A l’origine, les continents étaient emboîtés les uns dans les autres. Ils se sont déplacés. » "Ce postulat a une histoire vieille de plus de 2000 ans. D’Aristote à Taylor et Wegener, en passant par Francis Bacon, en 1620 et Francois Placet, en 1668, puis Antonio Spider Pellegrine, en 1858, et Georges Darwin (le fils), en 1879. Son cheminement dans les esprits fut un long parcours d’abord basé sur le catastrophisme, déluges et cataclysme, jusqu’à ce que des géophysiciens aient des théories plus scientifiquement posées il y a un siècle. 35 années furent ensuite nécessaires pour démontrer ces théories." Alfred Wegener 1880 - 1930 LES PRECURSEURS DE LA THEORIE DE LA DERIVE DES CONTINENTS, ET DE LA TECTONIQUE DES PLAQUES. Depuis Aristote , philosophe grec, 384 - 347 av. JC, une théorie, que l’on appelle " fixiste ", le grand paradigme s’est imposé dans les sciences de la Terre pendant plusieurs siècles, basée sur l'idée que le globe terrestre est solide et que sa géographie est fixe et immuable. Martin Waldseemüller , cartographe allemand, 1470-1520, note un certain parallélisme des côtes sur les premières carte où est représenté le continent américain (1507). Abraham Ortelius , un cartographe originaire d'Anvers, dès 1596, observe la similitude du plan des côtes américaines et africaines dans le livre « Thesaurus geographicus » , la seconde édition de « Synonymia geographica »(1578) . Il présuppose que ces continents étaient autrefois unis, mais qu'ils ont été séparés par des catastrophes naturelles telles que les inondations et les séismes. Francis Bacon , 1561 – 1626, philosophe anglais, remarque cette complémentarité, en 1620, dans son œuvre majeure « Novum organum scientiarum ». François Placet , ecclésiastique, dans la « Corruption du grand et petit Monde » en1668, écrit que la séparation de l'Amérique du reste des continents a eu lieu pendant le déluge universel par effondrement. Ce texte est à l'origine de la théorie des ponts continentaux. James Hutton (1726-1797) conteste le catastrophisme et essaie de démontrer que les évolutions géologiques sont beaucoup plus lentes que ce que présente le catastrophisme, selon lui, la Terre est bien plus vieille que quelques millions d'années. Il souhaite que l'échelle des temps géologiques soit revue. Theodor Christoph de Lilienthal , 1717 - 1781, théologien allemand, en 1756, dit discerner, avec peu de vraisemblance, la preuve biblique de cette séparation en interprétant un passage du « Livre de la Genèse ». Charles Lyell (1797-1875) un géologue britannique, adhère aux théories de Hutton et vulgarise l'uniformitarisme avec la publication de "Principes de géologie". Lui, et Hutton, pensent que la Terre s’est formée lentement sur durant de très longues périodes par une dynamique toujours existante. Hugh Owen Thomas , 1857-1921, paléontologue au British Museum. Les continents s'éloignent les uns des autres parce que la Terre enfle (se dilate) du fait de sa chaleur interne. Autrefois, à la fin de l'ère primaire (paléozoïque), le volume de la Terre était comparable à celui de la planète Mars. Selon Owen, la Pangée couvrait alors la presque totalité du Globe et la Panthalassa (l'océan) n'existait pas et n'a jamais existé. Antonio Snider-Pellegrini , dit Snider de Pellegrini, né à Trieste (Istrie) en 1802, mort à New York (New York, États-Unis) en 1885, est un géographe français.Dès 1858 il a r proposé, une première ébauche d'explication rationnelle de la complémentarité des côtes d'Europe et d'Amérique du Nord, mécanisme précurseur de la tectonique des plaques. Les continents se sont formés en un seul bloc à partir d’une masse de roche en fusion, brutalement refroidie par le déluge. Une importante fracture s’est alors produite, séparant les continents. Carte illustrant la démonstration de Snider Pellegrini. George Darwin (1845-1912), en 1879, le second fils de Charles Darwin, George Darwin évoque lui aussi la dérive des continents tout en étant catastrophiste : « à une époque très reculée, la lune a été arrachée à la terre, y laissant la gigantesque cicatrice du Pacifique. Ce grand vide a alors entraîné une fragmentation de la croûte granitique refroidie et un glissement latéral des masses continentales. » Eduard Suess (1831-1914), un géologue autrichien, constate des similitudes troublantes de fossiles, de faunes et de flores, entre des continents séparés par de larges océans, évoque la théorie de la pomme qui se dessèche et se ride. En se refroidissant la Terre se plisse et des montagnes se forment est les océans envahissent les creux. Il propose la théorie des "ponts continentaux qui aurait permis aux espèces vivantes de circuler d’un continent à l’autre et ces ponts se seraient ensuite écroulés. Dérive des continents Vs. Fixisme Frank Bursley Taylor (1860-1938), était un géophysicien américain,, en 1908, 7 ans avant Wegener, fut le premier à avoir eu une théorie géophysique moins catastrophique que celles énoncées depuis le 17ème disant que l’océan Atlantique s’est créé par la séparation de deux blocs continentaux qui ont dérivé lentement en opposition. Les deux observations qui ont fondé son hypothèse sont la correspondance des côtes des deux rives de l’Atlantique, et les chaînes de montagneuses sur les marges continentales opposées aux marges atlantiques. C' était un spécialiste de la géologie glaciaire des Grands Lacs et a proposé à la Société Géologique d'Amérique le 29 décembre 1908 "La dérive des continents" . Il supposait que l'Amérique et l'Afrique étaient jointes au par-avant. Mais aussi que les collisions de continents pouvaient "bulldozer", élever des montagnes, ses idées ont été basées sur l’étude des chaînes comme les Andes, les Rocheuses, les Alpes et l'Himalaya et sur l’étude des marges continentales de l’Amérique du sud et de Cette théorie n’a convaincu personne, car elle était compliquée et elle n’avait pas de moteur. Ses travaux comme son nom sont malheureusement vite tombés dans l’oubli. LE GENIE NON RECONNU LE GENIE NON RECONNU LE GENIE NON RECONNU LE GENIE NON RECONNU Alfred Lothar Wegener est né à Berlin en 1880, dans la famille d’un pasteur protestant. Il étudie dans trois universités à Heidelberg, puis Innsbruck et Berlin. Il devient docteur en astronomie. La météorologie le passionne, c’est une science toute nouvelle. Il se lance dans l'étude de la climatologie en participant au recueil des données. Il s'adonne à un conditionnement physique rigoureux par de longues marches, le patin et le ski. En 1906, il participe à une expédition danoise de météorologique au Groenland. Par la suite il enseigne la météorologie à l'université de Marburg où il rédige une publication « la Thermodynamique de l'atmosphère ». Une seconde expédition au Groenland à lieu en 1912. Lors de ses nombreux déplacements au titre de directeur du Département de la Recherche de l’Observatoire de la Marine à Hambourg, comme climatologue, il se livre à de nombreuses observations dans les domaines de la géologie et de la paléontologie. Sur la base de ses observations en 1915, il publie sa théorie de la dérive des continents. Elle est très contestée par une majorité de scientifiques comme. Elle est donc ignorée puis rejetée avec violence en 1922 par la communauté scientifique. En 1924 il s’expatrie à Graz en Autriche, où sa théorie est mieux accueillie, il y est titulaire de la chaire de météorologie et de géophysique. Ses détracteurs lui opposèrent de nombreuses raisons et pas toutes scientifiques, telles que le fait qu’il soit météorologue – climatologue et non-géologue. On lui opposa que les forces nécessaires à sa théorie étaient impensables, que la similitude des côtes est et ouest de l’Atlantique était le fait du hasard. La théorie des ponts continentaux et de leur effondrement avait toujours la préférence et elle expliquait la dissémination des fossiles. En 1928 R-T Chamberlin publie « Some of the objection to Wegener’s theory dans lequel il écrit : « Si nous croyons l’hypothèse de Wegener, nous devons oublier tout ce que nous avons appris dans les 70 dernières années et retourner sur les bancs de l’école ». Alfred Wegener, meurt de froid et de faim lors d’une expédition de recherche, en 1930, durant sa troisième campagne au Groenland, son corps n’a jamais été retrouvé. LES TRAVAUX DE RECHERCHE DE WEGENER Comme beaucoup d'autres avant lui, Alfred Wegener a remarqué l'emboitement possible des continents de part et d'autre de l'océan Atlantique. Il avait aussi remarqué que certaines espèces fossiles de plantes ou d’animaux se trouvent sur des continents aujourd’hui séparés et en déduisait que, n’ayant pu traverser les mers, ils furent voisins à une époque lointaine. E n paléontologie, la présence de fossiles de reptiles terrestres, tel le Cynognatus, qui vivait il y a 240 Ma, ces fossiles sont présents en Amérique du Sud et en Afrique, même constat pour le Mésosaurus, 260 Ma, que l’on retrouve dans le sud de l’Amérique du sud et le sud de l’Afrique. Le Lystrosaurus, 240 Ma, quant à lui était présent en Afrique, en Inde et en Antarctique. Une plante, le Glossopteris, se retrouve en Australie, en Afrique, en Inde, en Amérique du sud et en Antarctique. Les fossiles témoins de Wegener. Clic pour agrandir Climatologue et géologue, il constate une similitude de climats. En effets les calottes glacières qui se forment aux pôles laissent des traces sur les continents. Or les géologues constatent la présence de traces importantes sur l’Antarctique bien sur mais aussi en Amérique du sud, en Afrique, en Australie et en Inde. Les trois dernières étant des régions tropicales et subtropicales, comment expliquer ces traces sans déplacement des continents dira Alfred Wegener. Carte des traces de glaciations de Wegener. Clic pour agrandir Géophysicien, Alfred Wegener observait aussi deux phénomènes très curieux et importants : Deux petites parties du bouclier ouest-africain et du bouclier angolais sont présentes sur la bordure côtière du Brésil. Des chaînes de montagne : - d’Amérique du nord, les Appalaches, qui s’étendent du nord de la Floride jusqu’à Terre-Neuve, - d'Afrique du nord-ouest, les Mauritaniennes, - d'Europe, les Calédoniennes qui s’étendent des Iles Britanniques jusqu’à la Finlande. Ces chaînes ont le même âges et présentent des caractères de similitude importants. Nous savons aujourd’hui qu’elles étaient une même et unique chaîne s’étendant entre es boucliers groenlandais et baltes au nord et les boucliers canadiens et africain au sud. Éléments de géophysique témoins remarqués par Wegener. Clic pour agrandir De toutes ses observations Alfred Wegener déduisait qu’il y existait un continent unique très longtemps avant. Il le baptisât du nom de Pangée. Et établit donc que ce continent s’était fracturé il y a 200 Ma. Malheureusement, il n’expliquait pas certains détails, tels les arcs insulaires comme les Antilles qui se sont formés plus tard mais ça, il ne pouvait pas le savoir, à cette époque, la géologie était encore à ses débuts dans le domaine de la dynamique interne de notre planète. Et surtout il ne connaissait pas encore suffisamment la géologie des marges océaniques pour expliquer les mécanismes de la dérive des continents et l’ensemble de sa théorie. Clic pour agrandir L'APRES WEGENER Malgré le rejet presque systématique de Wegener, quelques géologues firent preuve de discernement, comme : Arthur Holmes , un géologue écossais, il est est considéré comme l'un des plus grands géologues du XXème siècle. Il a d'abord été professeur à l'université de Durham puis à Édimbourg, où il continue de jouir d'un très grand prestige. Ses travaux géologiques concernent essentiellement l'Afrique et la Birmanie, et il a apporté des contributions majeures en pétrologie, géomorphologie, géologie structurale et géochronologie. Mais son innovation essentielle réside dans l'application à la Terre de la découverte de la radioactivité par Becquerel en 1896. Il bouleverse ainsi radicalement le cadre pour l'estimation de l'âge de la Terre, en arrivant le premier à des âges supérieurs au milliard d'années et il apporte un mécanisme physique plausible pour expliquer les dérives continentales. Il propose en 1928 un moteur aux déplacements des continents en accord avec la théorie de Wegener. Selon lui, le manteau terrestre serait animé de courants de convection très lents ayant pour origine la chaleur libérée par la désintégration des éléments radioactifs. Ces courants seraient à l'origine des déplacements horizontaux des continents en surface. Le modèle de Holmes, est rejeté lui aussi, il n'emporte pas l'adhésion immédiate du monde scientifique. L’hypothèse de Wegener n'est toujours pas validée mais reste envisageable en raison du comportement visqueux de la Terre. Alexander Du Toit, un géologue sud-africain est frappé par l’extraordinaire ressemblance entre la géologie paléozoïque et mésozoïque de l’Afrique du Sud et celle de l’est de l’Amérique du Sud. Dans son livre « Our wandering continents », paru en 1937, il avance l’hypothèse d’une séparation de la Pangée initiale en deux supercontinents nord et sud, la Laurasie et le Gondwana, séparés, depuis la fin du Paléozoïque, par la Téthys. Ces supercontinents ont, depuis, connu une histoire indépendante. Marcel Roubault, professeur à l’Université de Nancy, qui, en 1949, dans son livre La genèse des montagnes, n’hésite pas à écrire, après avoir passé en revue les objections faites à l’hypothèse de la dérive des continents : « Et pourtant, après mûre réflexion, je pense que la théorie de Wegener recèle une grande part de vérité. » Et de continuer quelques lignes plus loin : « Elle mérite infiniment mieux que l’accueil boudeur et les discussions réticentes réservées à cette hypothèse par certains savants, trop visiblement réfractaires à des idées révolutionnaires. » " Mais il faudra attendre l’exploration de nouveaux domaines d’investigation, paléomagnétisme, études des fonds océaniques…, dans les années 1960, pour que la théorie des déplacements continentaux renaisse de ses cendres. " Ses détr acteurs mettront 45 ans avant de se rendre à l’évidence des démonstrations de ce grand scientifique disparu en 1930 à l’âge de 50 ans, et pire encore, dont certains eurent même l'aplomb de revendiquer les travaux de rechertche . LA DERIVE DES CONTINENTS. LA DERIVE DES CONTINENTS. LA DERIVE DES CONTINENTS. LA DERIVE DES CONTINENTS. Les cartes ci-dessous sont des reconstitutions paléogéographiques, méthode scientifique ( voir ici) des mouvements qui on séparé la Pangée telle qu'elle était, il y a 220 Ma et son fractionnement durant 80 Ma, soit -140 Ma. La collision Inde - Eurasie Une collision à grande vitesse. Il y a 55 millions d'années la marge sous-marine de la plaque indienne qui s'était détaché du super continent, le Gondwana, 105 millions d'années plus tôt entre collision avec celle de l'Asie, l'océan Téthys va disparaitre. Clic pour agrandir Il y a 160 millions d’années lorsque le super continent, Gondwana, s’est fracturé, alors que les différentes parties se sont déplacées vers leur actuel emplacement à une vitesse des quelques centimètres par an, l’une des parties, plus légère, car plus fine a traversé un océan, la Téthys, à une vitesse extraordinaire, de l’ordre de 15 à 20 cm par an. Au bout de quelques dizaines de millions d’années, cette plaque a violemment percuté une autre plaque continentale, l’Eurasie dans sa partie orientale, l'Asie. La violence du choc fut si forte qu’elle « bulldoza », pour reprendre le terme utilisé par Frank Bursley Taylor à la fin du XIX siècle, ce qui est devenu l’Himalaya en quelques millions d’années, tout en soulevant le Plateau Tibétain. Une plaque ultrafine qui se déplacerait à grande vitesse ? Comment expliquer ça ? Déjà remarqué par les géologues qui avaient calculé cette vitesse, encore fallait-il l’expliquer. Une hypothèse était la légèreté, pour la connaître, il fallait connaître l’épaisseur de la plaque, il a donc fallu la mesurer. Ce sont deux équipes scientifiques qui se sont attelées à cette tâche : les géologues indiens de l’Institut National de Géologie, les géologues allemands du Centre de Recherche Géologique GFZ. Ils ont installé trente-cinq stations de mesure et ont utilisé une méthode du GFZ, l’analyse des ondes sismiques de type S, qui sont les ondes de cisaillement. Ainsi on constata une épaisseur entre deux et trois fois inférieure aux autres plaques du continent mère, le Gondwana. L’explication de cette faible épaisseur pourrait être due à un point chaud sous le Gondwana en dessous de ce qui est devenu la plaque indienne. Quid de l’Asie avant le choc. La bordure, rectiligne, s’étendait de ce qui est aujourd’hui l’Iran, jusqu’à l’actuelle Sumatra, c’est une chaîne de montagnes de subduction océanique, du type des Andes, à l’arrière de ces montagnes on a un plateau (Tibétain), paysage plat formé de sédiments, restes érodés de montagnes d’époques anciennes, calédoniennes, hercyniennes et triasiques et de bloc rigides magmatiques. Le choc A l’approche de la plaque indienne qui fonce vers ce continent, la Téthys se ferme et la chaîne de montagnes se déforme en expulsant des morceaux sur l’arrière du continent. C’est le début du bulldozage et de la subduction continentale. La croûte de la plaque indienne moins dense ne s’enfonce pas, seul le manteau s’enfonce de cm par an sous et se détache en soulevant le plateau tibétain. Cette croûte qui continue à avancer à une vitesse réduite par la collision, à environ 5cm par an, va créer une chaîne de montagnes qui va s’élever relativement lentement en raison de l’érosion, seulement deux millimètres par an, avec des effondrements réguliers décamétriques, environ deux par millénaire. Au fur et à mesure de l’avance de la lithosphère de la plaque, la croûte du continent se fracture en écailles qui vont se chevaucher et s’enfoncer, il en est de même pour la croûte de la plaque qui s’écaille et l’empilement de toutes ces écailles va former l’Himalaya. La subduction a ainsi absorbé 2500 km de convergence des deux continents. De nos jours la partie sud de l’Inde, la pointe de la plaque, a une épaisseur d’environ 30 à 40 km alors que sous l’Himalaya la croûte atteint 75 km. Illustration d'après "pour la science" (hors série juin 95 ) Illustration d'après "pour la science" (hors série juin 95 ) COUP D’ŒIL SUR L'EUROPE au PALEOGENE/EOCENE CI-DESSUS ON LA RECONNAIT ALORS REMONTONS A 600 000 000 Voici les faits saillants de l’histoire géologique présentée dans les cartes paléogéographiques : Ouverture de l’Édiacarien et propagation rapide au début du Paléozoïque de Japetus Oean et étapes ultérieures de fermeture marquées par des arcs insulaires frangeants le long de Laurentia et de Baltica Collision classique Baltica-Laurentia-Avalonia pour fermer le Japet et former l’orogenèse calédonienne-acadienne Un modèle à deux océans (rhéique au nord, moldandoise-paléotéthys au sud) pour l’orogenèse varisque avec un microcontinent ruban entre les deux océans — Armorica (ou Hun) superterrane — qui a été capturé entre la convergence de Baltica et de l’Afrique L’importance du promontoire africain et sa position attachée à l’Afrique pendant l’orogenèse varisque Une Europe varisque/pangéenne avec un promontoire africain fixe qui faisait face aux océans Paléotéthys et Néotèces et remplissait solidement le sommet entre l’Europe et l’Afrique La rupture des terranes du Gondwana et du promontoire africain pour fermer les Paléotéthies, ouvrir les Néotéthys et générer l’orogenèse cimmérienne (senso latto) Le promontoire africain s’est séparé de l’Europe stable au Jurassique lors de l’ouverture de l’océan alpin (Penninic-Piemont) La majeure partie du promontoire africain est restée attachée à l’Afrique jusqu’à la fin du Mésozoïque et du Cénozoïque — son démembrement au crétacé et au Cénozoïque et sa collision subséquente avec l’Europe stable ont été un facteur majeur dans les différentes phases de l’orogenèse éoalpine-alpine Comme l’Afrique a été forcée vers l’Europe lors de l’ouverture de l’Atlantique, l’océan Alpin et l’océan Téthys oriental et ses différentes armes ont été fermés et l’orogenèse alpine a été générée Ce diaporama, conçu avec les carte que m'a généreusement autorisé à utiliser le Pr. Ron Blaket, vous montre l'évolutions de ce qui deviendra l'Europe depuis l'Ediacarien 600 000 000 d'années. Publiées avec l'aimable autorisation du Pr. Ron Blakey Cliquez pour agrandir Ces images sont protégées par copyright © Colorado Plateau Geosystems, Inc. DÉCOUVERTES RÉCENTES 2015/2018 La tectonique des plaques existerait depuis bien plus de 800 millions d'années Article de Laurent Sacco publié le 18/12/2015 sur Futura planète. De quand date le début de la tectonique des plaques ? Certains géodynamiciens lui donnaient 800 millions d'années mais la réponse à cette question reste controversée. Une nouvelle analyse des conditions de formation de certaines roches métamorphiques, les schistes bleus, laisse maintenant penser que cette tectonique pourrait dater d'un milliard d'années, voire plus. Dans les années 1960, l'adoption de la théorie de la dérive des continents , et finalement de la théorie de la tectonique des plaques qui en est sa forme moderne, a constitué un changement de paradigme important pour la communauté des géosciences. Ce ne fut pas sans de multiples résistances , jusqu'au début des années 1970. Le volcanologue Haroun Tazieff et ses collègues explorant la fameuse dépression de l'Afar , en Afrique de l'Est, y découvrirent un rift océanique exondé et contribuèrent à cette révolution des sciences de la Terre. En effet, dans cette région du globe, il est possible de voir et mesurer l'expansion des océans et la fabrication d'une nouvelle croûte océanique . Cependant, la surface de la Terre étant finie, il faut nécessairement que de la croûte océanique disparaisse quelque part. La clé de l'énigme est facile à trouver : il se produit des phénomènes dit de subduction, c'est-à-dire le plongement d'une plaque océanique sous une autre, par exemple continentale. Or cette subduction s'accompagne de processus de transformation des roches qui font partie de ce que l'on appelle le métamorphisme . En l'occurrence, du basalte de plaque océanique qui plonge dans le manteau va subir des augmentations de pression et de température. Lorsque ces dernières sont respectivement hautes et basse, le basalte voit sa composition minéralogique changer ; il se forme alors des schistes bleus. Il s'agit de roches métamorphiques caractérisées par la présence de glaucophane (couleur bleue) et de micas blancs. Des schistes utilisés comme marqueur de la subduction Les mouvements tectoniques font que certaines de ces roches caractéristiques d'une subduction d'une plaque océanique sous une plaque continentale peuvent se retrouver à la surface de la Terre. Il est ainsi possible de trouver de très beaux affleurements de ces roches, par exemple sur l'île de Groix , en Bretagne . Ces affleurements nous permettent de collecter des échantillons qui peuvent être datés. Surprise : on ne trouve pas de schistes bleus dont l'âge est supérieur à 800 millions d'années environ. Des géodynamiciens en avaient conclu que c'était là l'âge du démarrage de la tectonique des plaques . Malheureusement, cela n'est pas sans poser problème car d'autres indications laissent entendre que la tectonique des plaques existe sur Terre depuis des milliards d'années (pendant l'Archéen et peut-être même l'Hadéen ). Cette tectonique devait être différente d'aujourd'hui, avec un plus grand nombre de plaques se déplaçant plus rapidement car le manteau de notre planète était plus chaud et plus convectif. En étudiant des schistes bleus, des géodynamiciens en avaient conclu que l'âge du démarrage de la tectonique des plaques était de 800 millions d'années. Aujourd'hui, un verrou vient de sauter : le phénomène aurait pu exister avant. Sur la photo, les roches du Lavoir, sur l'île de Groix, en Bretagne. © Christian Nicollet Heureusement, un article récemment publié dans Nature Geoscience par des chercheurs de l'université Johannes Gutenberg de Mayence, en Allemagne, a semble-t-il levé la contradiction grâce à un modèle géochimique. Un manteau plus chaud signifie aussi que la composition de la croûte océanique était différente il y a plus d'un milliard d'années : elle était plus riche en oxyde de magnésium . D'après ce modèle, la subduction d'une telle croûte ne produit pas de schistes bleus mais bien de schistes verts, que l'on associe aujourd'hui à du métamorphisme se produisant dans des conditions de basses pression et température. Le manque de schistes bleus dans les roches anciennes n'est pas incompatible avec une subduction. Un verrou a donc sauté qui nous empêchait d'admettre que la tectonique des plaques était déjà active il y a 3,8 à 4 milliards d'années. La tectonique des plaques existerait depuis au moins 2,1 milliards d'années Publié le 08/11/2018 sur Futura Planète Des roches appelées éclogites trouvées en Afrique témoignent de l'existence d'une tectonique des plaques il y a 2,1 milliards d'années, semblable à celle que l'on connaît, depuis quelques centaines de millions d'années. Le fameux cycle de Wilson d'ouverture et de fermeture d'océans avec la fragmentation et la formation d'un supercontinent devait déjà exister. La théorie de la tectonique des plaques , la forme moderne qu'a prise la théorie de la dérive des continents d’Alfred Wegener à la fin des années 1960 et qui allait définitivement être admise par la communauté scientifique au cours de la décennie suivante, n'a pas encore livré tous ses secrets. On sait qu'elle opère depuis au moins 400 millions d'années et qu'elle semble respecter des cycles de fermeture et d'ouverture d'océans avec des plaques continentales qui entrent en collision ou se déchirent, quand il ne s'agit pas aussi de plaques océaniques, selon le fameux cycle de Wilson . Mais si l'on veut plonger dans un passé de la Terre plus ancien, les conclusions quant à la dérive des continents et à l'expansion des océans sont plus problématiques. Il y a d'abord le fait que l'on sait que le contenu en chaleur de la Terre et sa température interne évoluent irréversiblement depuis sa naissance il y a plus de 4,5 milliards d'années. Les processus convectifs dans le manteau de la Terre, il y a plusieurs milliards d'années, ne devaient donc pas être les mêmes. On est amené à penser qu'il existait alors un plus grand nombre de plaques, de plus petites tailles et animées de mouvements plus rapides. Les laves crachées par les volcans devaient être plus chaudes et de fait nous savons que depuis environ 2,5 milliards d'années, les laves appelées komatiites ne s'épanchent quasiment plus à la surface de la Terre. Un échantillon d’éclogite. Les grenats rouges sont bien visibles. Pour le dire autrement, nous ne savons pas avec certitude quand la tectonique des plaques est apparue sur Terre ni quand sa forme moderne s'est mise en place. Chercher à répondre à ces questions dans le cas de la Terre nous permettrait aussi de comprendre pourquoi des planètes comme Vénus, Mars ou Mercure n'ont pas de tectonique des plaques actuellement. Il est même possible qu'elles n'en aient jamais connue. Une planétologie comparée nous permettrait non seulement de mieux comprendre notre planète bleue mais aussi d'évaluer les chances d'en trouver de similaires dans le monde des exoplanètes. Une question d'importance, tant il est vrai que la tectonique des plaques a affecté la vie sur Terre et a permis son évolution en stabilisant le climat sur le long terme au niveau du cycle du carbone . Des processus magmatiques et métamorphiques avec un cycle de Wilson Les archives terrestres contiennent des indications sur ce qui s'est passé il y a des centaines de millions d'années et même des milliards d'années. On peut en particulier décrypter ces archives en se basant sur notre connaissance des processus magmatiques à l'origine des roches plutoniques et sur les processus métamorphiques qui peuvent les transformer, ainsi que les laves et les roches sédimentaires. Les conditions de pression et de température qui les accompagnent sont, en effet, différentes lorsque des continents entrent en collision ou que des plaques océaniques plongent par subduction sous d'autres plaques. Comme le disent les géologues, il y a donc un contexte géodynamique qui explique l'occurrence de processus magmatiques et métamorphiques. Certains participent à la production de ce contexte géodynamique et vont laisser des traces qui les traduisent, quand on sait les lire. Dans les Alpes, il est possible de trouver des échantillons d’éclogites qui sont des roches métamorphiques. Elles se sont formées en profondeur à partir de basaltes ou de gabbros. Les hautes pressions et basses températures ont changé leur composition minéralogique. © Lambert Claire Ces considérations permettent de comprendre l'intérêt d'une étude associant des laboratoires belges et français (Early Life Traces & Evolution-Astrobiology Lab ULiège ; laboratoire G-Time, ULB ; laboratoire Magmas et Volcans, CNRS UMR 6524, IRD, Université Clermont Auvergne ; département des Sciences de la Terre, musée Royal d'Afrique Centrale, Tervuren) qui a donné lieu à une publication dans le journal Scientific Reports . Les chercheurs y annoncent qu'ils ont une preuve que la tectonique des plaques moderne existait déjà il y a 2,1 milliards d'années environ. Tout est parti de l'étude de roches métamorphiques bien précises que l'on appelle des éclogites et qui, dans le cas présent, ont été découvertes en République démocratique du Congo. Elles sont les plus anciennes éclogites connues, formées dans des conditions dites de haute pression-basse température (HP-BT, en l'occurrence 17-23 kbar/500-550 °C). Selon les géologues, ces éclogites dérivent de gabbros qui se sont mis en place en profondeur à l'occasion d'un processus de rifting, ayant déchiré un continent pour faire naître un océan. Ils ont ensuite été enfouis par la subduction lors de la fermeture de cet océan avant d'être ramenés en surface par des mouvements tectoniques. Ce serait, selon eux, le témoignage d'un cycle de Wilson très similaire à ceux que l'on a mis en évidence plus tard dans l'histoire de la Terre. Ce qu'il faut retenir On a des raisons de penser que la tectonique des plaques était différente il y a plusieurs milliards d'années, mais on ne sait pas très bien à partir de quand elle a pris son aspect moderne avec des cycles de Wilson pour la formation et la fragmentation d'un supercontinent. Des éclogites trouvées en Afrique, provenant par métamorphisme de gabbros, gardent la mémoire d'un tel cycle moderne avec dérive des continents il y a 2,1 milliards d'années. La tectonique des plaques est donc au moins aussi ancienne, mais l'on ignore toujours quand elle a vraiment débuté. Consultez ici la page : PALEOGEOGRAPHIE

  • Le tungstène nord-armoricain | mineralogie.club|Yves Lulzac | JJ Chevallier

    Un dossier d'yves Lulzac sur les indices et district du tungstène en nord-armorique. Chaque indice ou district y est décrit et fait l'objet d'une cartographie. LE TUNGSTÈNE ARMORICAIN ... page 2 Une étude de Monsieur Yves Lulzac, juin 2019 Yves Lulzac est un ancien géologue minier qui a fait toute sa carrière au BRGM, à travers le monde. Il est à l'origine de la découverte de la Lulzacite, un phosphate de strontium, qu'il a découvert à St Aubin des Châteaux, Loire-Atlantique, en 1997. Gemmologue de laboratoire à ses heures, il a rédigé un manuel de gemmologie qui fait autorité dans le monde entier. Breton, il est aussi l'auteur de cinq ouvrages sur les manoirs Bretons. SOMMAIRE Cliquez sur le chapitre recherché Introduction Conclusions Annexe 1 - L'unique exploitation armoricaine de Montbelleux Annexe 2 - Les principaux minéraux du Tungstène armoricain Annexe 3 - Les occurrences des principaux minéraux du Tungstène en Bretagne selon M indat La province nord-armoricaine (page 2) Le district de St Renan suivi de Landerneau (même carte) Indice de Plougoulm District de Carantec District de Lanmeur Plougasnou District du cloître de Saint Thégonnec Indice de Mesquen Indice de Ploumilliau Indice de Kerdu en Perros-Guirec District de Coat an Noz District de Locarn-Duault Indice de Sullé District du Leslay Indice de Bréhan le Bois Hardi Indice de Trégomar Indice de Dinan District de Diélette District de Montbelleux District de Vire District de Montaigu (53) District de Beauvain La province sud-armoricaine (page 3) Province nord armorique LA PROVINCE NORD-ARMORICAINE 1- Le district de St Renan Bien connu pour ses importantes concentrations de cassitérite alluvionnaire découvertes en 1957 au cours de prospections uranifères, puis exploitées de 1960 à 1974, ce district l'est beaucoup moins pour ce qui concerne les minéraux tungstifères, la wolframite principalement ainsi que la scheelite qui lui est subordonnée. Cela tient au fait que les gîtes primaires à l'origine des concentrations alluvionnaires sont très mal connus car n'affleurant pour ainsi dire jamais d'une manière naturelle sur la surface topographique actuelle. De plus, étant de taille réduite, bien que souvent richement minéralisés, leur localisation sous le recouvrement périglaciaire et végétal propre à cette région, s'est avérée quasi impossible sans faire appel à de lourds travaux de terrassement qui ne seraient pas justifiés dans l'état actuel de nos connaissances géologiques de ce district. La wolframite et la scheelite, ne sont donc connues que grâce à la découverte d'éboulis minéralisés épars sur le sol, ou de gîtes en place dans certaines carrières dont la plupart sont maintenant remblayées et inaccessibles. De ces observations, on peut néanmoins affirmer que ces minéraux, tout comme la cassitérite qui les accompagnent souvent, sont étroitement liées à la différentiation granitique à grain fin dite de Saint Renan qui s'allonge sur environ 25 km, depuis la Pointe de Corsen à l'ouest, jusqu'au niveau des communes de Bourg Blanc et Gouesnou vers l'est. Cette différenciation couvre la moitié occidentale du grand massif granitique, dit de Kersaint, qui se poursuit sur une vingtaine de km jusqu'aux abords de Lanhouarneau. On distinguera deux zones minéralisées principales : 11- La zone occidentale comprend une dizaine d'indices dans lesquels la scheelite prédomine largement sur la wolframite. Entre autres on connaît : Les indices de Ploumoguer et de Quillimérien constitués de tourmalinites filoniennes parcourues de filonnets quartzeux parfois minéralisés en mispickel. Les indices de Kerloas, Tourous et Langongar où la scheelite s'exprime dans des veinules tourmalinifères axées sur des diaclases. Elle est parfois subordonnée à la cassitérite qui peut être abondante à Tourous. Les indices de Lamber et de Keriaouen constitués de mylonites tourmalinifères avec parfois présence de mispickel. L'indice de Kerarguéné où la scheelite est associée à la cassitérite dans des filonnets quartzeux à épontes non ou peu greisenisés. Trois autres indices sont à wolframite prédominante : L'indice du Vouden en Lanrivoaré constitué d'un stockwerk quartzeux associé à un granite greisenisé avec cassitérite, mispickel, bismuth natif et bismuthinite. La wolframite y est parfois très abondante. Il s'agit d'un amoncellement de blocs formant la base d'une petite butte correspondant probablement à une ancienne motte féodale mais ayant été occupée depuis par un ancien moulin à vent. On pensait que ces blocs provenaient du démantèlement sur place d'un gîte primaire sous-jacent, mais cette hypothèse fut infirmée par un sondage carotté effectué dans les années 60. On croit maintenant que ces blocs proviennent d'une petite carrière ouverte à peu de distance de cette butte, mais dont la localisation exacte n'a pu être précisée, ayant été complètement remblayée depuis des siècles. L'indice de Kerneac'h constitué de filonnets quartzeux à épontes tourmalinifères, minéralisé en wolframite, scheelite, mispickel et cassitérite. L'indice de Kerouidic, situé en dehors du granite de Saint Renan, dans une différenciation du granite de l'Aber Ildut nommée granite de Plouarzel, est constitué d'éboulis de quartz se rapprochant du type pegmatitique minéralisé en cristaux pluri centimétriques de wolframite accompagnés de micas blancs. 12- La zone orientale qui regroupe quatre principaux indices à wolframite prédominante : L'indice de Kervenguy constitué de filons quartzeux dans un greisen bréchique tourmalinifère. L'indice de Lervir où les grands cristaux de wolframite sont associés à du bismuth natif et de la pyrite dans des filons de quartz à épontes largement greisenisées. L'indice de la carrière de Penfeunteun est remarquable par ses amas de greisen ayant livré de beaux cristaux d'apatite et de cassitérite (cf. musée de Saint Renan). L'indice de Kergonguy en relation avec une résurgence du granite de Saint Renan dans les gneiss de Tréglonou. Il se manifeste par une zone d'éboulis de quartz plus ou moins géodique et tourmalinifère, de 5 à 10 cm de puissance, particulièrement bien minéralisés en wolframite, soit en lames pluri centimétriques, soit en amas bacillaires épigénisant probablement d'anciens cristaux de scheelite. Dans ce cas il s'agirait alors du pôle ferbérite. Les échantillons récoltés sur place sont très nombreux, certains presque uniquement constitués de wolframite massive d'un poids de plusieurs kilogrammes. Des sondages carottés effectués en l'aval pendage de cette zone préalablement délimitée par une étude géochimique, ont révélé une paragénèse à prédominance stannifère dans les niveaux inférieurs. Références Chauris L. 1965.Les minéralisations pneumatolytiques du Massif Armoricain. Mem. B.R.G.M. n°31. Chauris L. 1980. Un district stanno-wolframifère à minéralisation disséminée : le granite de Saint Renan (Massif Armoricain) et ses gisements alluvionnaires de cassitérite. 26 congr. géol. intern. Gisements français, fasc. E.1. Chauris L. 1993. Greisen à tourmaline-relique et quartz à wolframite près de Kerouidic en Plouarzel (Finistère). Bull. SSNOF, t.15 (2). St Renan 2- Le district de Landerneau Il se situe dans la moitié orientale du massif granitique de Kersaint dans laquelle on peut observer des bancs directionnels de granite de Saint Renan réputé être le seul à l'origine des minéralisations stannifères de cette région de Bretagne. Trois principaux indices y ont été recensés : L'indice de Kerarsaos sur la commune de Saint Thonan qui montre une association de scheelite et de cassitérite dans quelques filonnets quartzeux localisés sur la bordure méridionale de la digitation centrale de granite de Saint Renan. L'indice de la carrière de Kerougant qui est localisé sur la terminaison orientale de la digitation septentrionale du granite de Saint Renan. Cette zone, qui a fait l'objet d'une prospection géochimique multiélémentaire en 1984 et de sondages à la tarière à main, s'est révélée essentiellement stannifère mis à part l'indice de Kerougant qui se distingue par la présence de filons quartzeux plus ou moins lenticulaires minéralisés en mispickel, chalcopyrite et scheelite localement abondante (jusqu'à 2,85 % W sur une puissance de 5 cm). Ces filons ont la particularité d'être sub-horizontaux et d'être également en relation spatiale avec un petit banc de leucogranite de type Sainte Catherine qui prend son développement maximum à l'est du granite de Kersaint en direction de la baie de Morlaix où il est souvent béryllifère. L'indice de Tréméal se trouve à environ 13 km au-delà de la terminaison orientale du massif de Kersaint-Saint Renan et à 2 km au nord du bourg de Plouvorn. Lui aussi est en relation avec une très petite résurgence du granite de Saint Renan et se manifeste par une zone d'éboulis de quartz filonien minéralisé en plages centimétriques de scheelite plus ou moins épigénisée par de la ferbérite microcristalline. L'indice de Kerougant excepté, les deux autres indices n'ont jamais été étudiés en détail. Références. Lulzac Y. 1988. Le district stannifère de Landerneau. Synthèse des travaux au 30 septembre 1987. Rapp. B.R.G.M., 88 DAM 024 OP4. Inédit. Plougoulm 3- L'indice de Plougoulm Découvert fortuitement par un amateur minéralogiste de Roscoff, cet indice se situe dans une carrière ouverte à proximité du village de Keranveyer en Plougoulm. Il concerne un banc de pyroxénite intercalé dans la série des gneiss de Lesneven, eux-mêmes recoupés par de nombreux filons de pegmatite granitique à tourmaline. Cette pyroxénite puissante d'environ 2 mètres au maximum présente à l'affleurement une géométrie lenticulaire courbée en forme de lunule d'orientation moyenne nord-est / sud-ouest. Elle est plus ou moins transformée en une roche à faciès skarnoïde montrant de belles et nombreuses accumulations de vésuvianite et de grenat (grenats de la série grossulaire-andradite), parfois associées à des amas de quartz. La scheelite y est présente en cristaux et plages en 2 à 3 cm au maximum, principalement dans les zones les plus riches en grenat ainsi que dans les passées quartzeuses. Une reconnaissance profonde au moyen de 8 sondages percutants et de 2 sondages carottés longs de 40 m et de 70 m exécutés en juillet 1985, n'ont reconnu que des filons de pegmatite ainsi que des fissures grenatifères ponctuées de scheelite avec des teneurs de l'ordre de 50 g/t. Cette faible minéralisation est censée représenter l'aval pendage de cette lentille de skarnoïde qui serait affectée d'un fort pendage nord-ouest. On note également la présence de veinules quartzeuses très peu minéralisées en cassitérite. Une recherche en extension longitudinale au moyen d'une prospection éluvionnaire s'est révélée également négative confirmant le caractère très lenticulaire de ce type de gîte. A noter que, parmi les skarnoïde actuellement connus dans le Massif Armoricain, cet indice de Plougoulm est le seul à avoir été étudié d'une manière aussi détaillée. Références Chauris L. et Corre Y. 1978. Skarn à idocrase, grossulaire et scheelite de Plougoulm (Finistère). Bull. Minéral., 101, p.576-577. Carantec 4- District de Carantec Situé de part et d'autre de la baie de Morlaix ce district, en relation avec le granite de Carantec, est principalement stannifère. Cependant, en bordure de mer sur la commune de Carantec au lieu-dit Cosmeur, on remarque des filons de quartz dont la puissance varie de 1 à 10 cm, dont les épontes, plus ou moins greisenisées, sont minéralisées en tourmaline, cassitérite, scheelite et wolframite en lames de 2 à 3 cm maximum. La paragénèse sulfurée comprend mispickel, pyrite, pyrrhotite et chalcopyrite. Le bismuth natif est également présent. Sur la même commune, au lieu-dit Pen al Lann, on note des veinules ou des filons quartzeux d'environ 5 cm de puissance renfermant parfois des lambeaux feldspathiques, des micas blancs et de la tourmaline. Outre le mispickel parfois abondant, la paragénèse comprend cassitérite et wolframite en grandes lames de 3 à 4 cm de longueur. La scheelite est rare. Sur la commune de Plougasnou, à la Pointe de Térénez, on connaît également des veinules quartzeuses minéralisées en scheelite, mispickel et wolframite en lames centimétriques. Aucun de ces indices n'a fait l'objet de recherches avancées. Références. Chauris L. 1975. Minéralisations stanno-wolframifère dans le granite de Carantec. C.R.A.S. Paris, 280, p.2421-2424. Lanmeur Plougasnou 5- District de Lanmeur Plougasnou Bien connu pour son gisement de cassitérite alluvionnaire en partie exploité, ainsi que pour ses filons cupro-stannifères, ce district recèle également quelques minéralisations tungstifères peu importantes qui leur sont associées. Ces formations filoniennes, toujours encaissées dans le petit massif de granite rose de Lanmeur, portent l'empreinte de quatre événements minéralisateurs successifs : une première génération de quartz de type pegmatitique dans laquelle on trouve du feldspath potassique et parfois de la scheelite plus ou moins épigénisée par de la ferbérite et pouvant être associée à des sulfures et peu de cassitérite. une intense tourmalinisation fissurale microcristalline et de couleur bleue, généralement minéralisée en cassitérite. une seconde génération de quartz minéralisée en cassitérite et mispickel. enfin une importante venue sulfurée comprenant essentiellement chalcopyrite et mispickel. Ces filons, orientés nord-est /sud-ouest, sub-verticaux et de puissance métrique, sont au nombre d'une dizaine mais seuls trois d'entre eux se sont révélés tungstifères : Le filon de Kerprigent où la scheelite en plages centimétriques est généralement transformée en ferbérite microcristalline Le filon du Launay où la scheelite est dispersée sous forme de petits cristaux millimétriques dont la concentration atteint les 0,05% sur une puissance métrique. Le filon de Guersaliou , le mieux étudié de ce district par un traçage au niveau 40, a montré de la scheelite en petits cristaux sporadiques dans la première génération de quartz, en association avec orthose, chlorite, pyrite, mispickel et peu de cassitérite. Deux autres formations filoniennes, de nature un peu différente des précédentes, sont connues mais n'ont pas fait l'objet de recherches ciblées : Le filon de Mesquéau qui se présente sous la forme d'une formation de granite silicifié puissante d'une vingtaine de centimètres minéralisée en tourmaline noire avec peu de cassitérite, mispickel, scheelite et wolframite microcristalline. Cette formation se manifeste au contact d'une enclave de micaschiste dans laquelle on note la présence d'amandes de quartz de type exudation peu minéralisé en wolframite fibreuse avec tourmaline, mispickel et traces de cassitérite. Le filon de Goariva qui consiste en une zone laminée au contact d'une enclave de micaschiste à biotite, comprenant des fragments de quartz verdâtre à tourmaline finement divisée et nombreux petits cristaux de scheelite. La wolframite semble absente de cette formation bien qu'elle soit présente dans les éluvions qui en dérivent. Références. Lulzac Y. 1968. Première évaluation économique des filons cupro-stannifères de Lanmeur-Plougasnou (Nord finistère). Rapp. B.R.G.M. 68 RME 034 RMM. Lulzac Y. 1970. Les filons cupro-stannifères du Pays de Lanmeur. Étude gîtologique. Rapp. B.R.G.M. 70 RME 012 RMM. St Thégonnec 6- District du cloître Saint Thégonnec Il se situe à peu de distance au sud de la suture linéamentaire mettant en contact le massif granitique du Cloître au sud avec des terrains paléozoïques non différenciés au nord. Deux indices principaux y sont connus : L'indice de Quibiec, sur la commune de Pleyber-Christ, se manifeste par une zone d'éboulis située à l'ouest du Moulin Jouanet. De nombreux fragments de quartz provenant de filons ou lentilles de 15 cm de puissance maximum, sont minéralisés en lames ou aiguilles de wolframite plus ou moins groupées en amas pluri centimétriques et en teneurs pouvant atteindre les 10 %. On note également la présence de scheelite, d'apatite et de muscovite. Le mispickel et la cassitérite y sont rares. Une tranchée réalisée en 1974 n'a pas permis de localiser un gîte primaire en place, seule la couverture éluviale solifluée ayant livré quelques éléments quartzeux minéralisés. L'indice de Ros ar C'han sur la commune de Plourin-lès-Morlaix, est également représenté par une petite zone d'éboulis quartzeux provenant d'une formation ayant 5 à 10 cm de puissance. Ces quartz sont minéralisés en wolframite sous forme d'amas granuleux centimétriques ou d'amas fusiformes pouvant dépasser les 5 cm. La scheelite est également présente en petits cristaux associés à la wolframite, ou bien en amas granuleux pluri centimétriques plus ou moins épigénisés par de la ferbérite. Cet indice n'a fait l'objet d'aucun travail suivi de reconnaissance en place. Références Lulzac Y. 1973. L'indice wolframifère de Pleyber-Christ (Finistère). Rapp. interne B.R.G.M., novembre 1973, inédit. Chauris L. 1983. Le massif granitique de Plounéour Menez (Finistère) et les minéralisations associées. Bull. SSNOF, t5, (3), 1983. Mesquen 7- Indice de Mesquen Situé sur la commune de Loguivy-Plougras (Côtes d'Armor), il a été découvert sur la bordure méridionale du massif granitique de Plouaret, non loin du contact avec son encaissant briovérien. Visible sur un affleurement artificiel, il s'agit d'un filon quartzeux orienté nord - sud, de 1 à 2 centimètres de puissance, peu géodique, à épontes feldspathiques non transformées. Sa minéralisation comprend principalement de la scheelite en amas centimétriques plus ou moins fracturés, mais n'ayant pas été épigénisée par de la ferbérite. On note également la présence de cassitérite peu abondante en petits cristaux dispersés. Des éboulis de quartz minéralisés en cassitérite et sulfures divers ont également été découverts à proximité. Cet indice n'a pas été étudié d'une manière plus approfondie. Référence. Lulzac Y. 1974. L'indice de cassitérite et scheelite de Mesquen en Loguivy-Plougras (Côtes du Nord). Rapp. B.R.G.M. du 27 mars 1974. Ploumilliau 8- Indice de Ploumilliau Il a été découvert dans la carrière Christ en Ploumilliau au cours des relevés exécutés dans les années 80 dans le cadre de la carte géologique au 1/50000 (feuille de Lannion). L'état d'avancement des travaux de cette carrière, localisée dans la zone centrale du massif granitique du Yaudet, a permis de mettre au jour quelques veinules quartzeuse tourmalinifères minéralisées en wolframite plus ou moins épigénisée en scheelite molybdique (fluorescence jaune). On note également la présence de mispickel, molybdénite, chalcopyrite et pyrite. A noter que la tourmaline et la scheelite peuvent également diffuser dans les épontes granitiques. Une dispersion alluviale de wolframite et de scheelite sous forme de simples traces a été décelée au sud de cette carrière de part et d'autre des limites du massif de granite, ainsi qu'en direction du sud-est, hors des limites du granite, dans un contexte schisteux et volcano- sédimentaire basique briovériens. Ces minéralisations, très peu abondantes à première vue, n'ont pas été étudiées d'une manière plus approfondie. Référence. Lulzac Y. 1960. Note interne B.R.G.M. du 29 juillet 1960. Inédit. Chauris L. 1987. Mise en évidence d'une minéralisation en tungstène, molybdène et cuivre dans le massif granitique du Yaudet en Bretagne. C.R.A.S, Paris 305, II, p.387-390. Kerdu 9- Indice de Kerdu en Perros-Guirec La découverte de cet indice en 1966 est due à une négociante en minéraux spécialisée dans la vente des beaux échantillons de quartz améthyste qui étaient alors exploités dans le port de l'Ile Grande. Son magasin nommé "Sav Heol" se trouvait près de la plage de Trez Traou à Perros-Guirec. Situé en bord de mer sur la commune de Perros-Guirec, ce gîte est visible sur l'estran rocheux à marée basse, à la hauteur du village de Kerdu. Il s'agit d'un filon de diabase (métadolérite) de 25 à 30 mètres de puissance encaissé dans le granite de Perros suivant une direction nord 80 gr Est. La moitié orientale de cette formation est occupée par des apophyses lenticulaires du même granite ainsi que par une formation bréchoïde directionnelle, mais sinueuse, de 2 mètres de puissance au maximum et visible sur une extension d'environ 40 mètres. Cette brèche présente un faciès typiquement skarnoïde dans lequel on note de beaux développements d'épidote et de grenat bien cristallisés, parfois accompagnés d'amandes quartzeuses. Le tout est irrégulièrement minéralisés en magnétite, molybdénite, pyrite et scheelite molybdique, elle aussi parfois très bien cristallisée. On note également la présence de chlorite et de cristaux de sphène (titanite) ayant des teneurs anormales en étain (de 0,45 à 0,50%), en yttrium (900 ppm) et en ytterbium (170 ppm). Échantillonné dans sa partie centrale et vers son extrémité sud-ouest, les analyses effectuées par S.O.A. (spectrométrie optique d'absorption), ont donné les résultats suivants : Zone centre nord : 0,01% W - 0,032% Sn - 0,01% Y Zone centre sud : 0,009% W - 0,03% Sn - 0,01% Y Zone sud : 0,4% W - 0,04% Mo - 0,008% Sn sur 20 à 30 cm de puissance. Ces médiocres résultats ôtant tout intérêt économique actuel à cet indice original. Plus à l'ouest, au niveau du camping de la Clarté, certains bancs lenticulaires d'amphibolite sont parfois peu minéralisés en scheelite sous forme de très minces veinules. Ces bancs sont encaissés dans des cornéennes elles-mêmes recoupées par des filons de granite rose de type Ploumanac'h et de pegmatites, tous dépourvus de scheelite. Références. Lulzac Y. 1966. Note sur la découverte d'un skarnoïde minéralisé en molybdénite et scheelite à Perros-Guirec (Côtes du Nord). Rapp. B.R.G.M du 30 octobre 1966, inédit. Chauris L. 1991.Un pseudo-skarn fissural à molybdénite et scheelite : Kerdu en Perros-Guirec (Massif Armoricain). Bull. SSNOF, nouvelle série, 13, 2 Coat an Noz 10- District de Coat an Noz Situé sur la commune de Belle-Isle-en-Terre, cet important district est en rapport avec la grande dislocation nord-armoricaine et comprend, du nord au sud, le massif orthogneissique de Loc Envel d'âge imprécis; des formations paléozoïques non datées (Zone du château de Coat an Noz); des niveaux amphibolitiques et gneissiques rapportés au briovérien; un massif de granite à faciès trondhjémitique probablement tardi-cadomiens (Zone de Toul Pors). Découvert fortuitement dans les années 60 lors d'une campagne de prospection géochimique pour Pb et Zn effectuée dans le centre Bretagne (travaux B.R.G.M. dirigés par A. Birais), ce district était plutôt connu, d'une part pour son petit gisement de galène argentifère découvert par le marquis de Goesbriant en 1710 puis exploité par le chevalier d'Arcy de 1766 à 1773; d'autre part pour ses petites exploitations de fer actives à partir de 1779. Cependant, la présence de wolframite avait déjà été signalée en 1794 par le citoyen Balthazar Georges Sage dans le Journal des Mines de l'an III. Indice localisé plus tard par L. Chauris en 1957. Cependant, il faut remarquer que la prospection alluvionnaire systématique à la maille kilométrique, n'a révélé ici que des traces peu significatives de scheelite et de wolframite dans le réseau hydrographique local. Ce district comprend deux sites principaux. Le site de Toul Pors. L'étude primitive du district de Coat an Noz, centrée sur une importante zone d'éboulis quartzeux minéralisés en wolframite et scheelite, à fait l'objet d'une prospection tactique géochimique sol pour W conduite en parallèle avec la campagne géochimique Pb-Zn. Cette prospection s'est soldée par la mise en évidence d'une anomalie de haut niveau, dépassant parfois les 450 ppm W, sur une superficie de 45 hectares en partie boisée. Étudiée plus tard par sondages tarière, tranchées, sondages carottés et sondages percutants, les minéralisations utiles s'expriment sous la forme d'un gîte multi fissural et filonien qui recoupe un contexte amphibolitique et gneissique briovérien localement envahi par d'innombrables apophyses de granite leucocrate (granite de Toul Pors), probablement tardi-cadomiens. Vers le nord, cet ensemble paraît en contact anormal avec les terrains paléozoïques de la zone du château de Coat an Noz, par l'intermédiaire d'un filon de granitoïde aplitique qui se signale en surface par une anomalie thermique de brillance mise en évidence en 1978 par le GTDA (Groupement de Télédétection Aérospatiale) Large d'environ 300 mètres et longue de 450 mètres, la zone minéralisée principale est constituée de veinules et filons quartzeux ou quartzo feldspathiques de 1 à 70 cm de puissance, groupés en faisceaux ou prenant parfois l'allure de stockwerk à maille lâche. Ils sont minéralisés d'une manière très sélective selon la nature du contexte pétrographique traversé : wolframite, scheelite, chalcopyrite et bismuthinite dans leurs traversées amphibolitiques ; molybdénite dans leurs traversées granitique et gneissique. D'autre part, la scheelite peut également minéraliser certains bancs amphibolitiques sous forme de petits cristaux dispersés d'une manière aléatoire. Cet ensemble représente un important potentiel tungstifère à teneur moyenne de 0,21% WO3 calculée sur une vingtaine de faisceaux groupés sur une superficie d'environ 5.285 m² Ce qui représente environ 33 tonnes de WO3 au mètre d'approfondissement dans l'état actuel des connaissance, en particulier pour ce qui concerne la géométrie réelle et vraisemblablement complexe des corps amphibolitiques concernés. La molybdénite n'a pas été retenue dans le calcul des réserves, les teneurs enregistrées étant trop basses. La site du château de Coat an Noz. La phase terminale des travaux réalisés sur la zone de Toul Pors comprenait des sondages percutants de contrôle. Le programme prévu touchant à sa fin, et la sondeuse étant sur le point d'être déplacée sur d'autres chantiers, un temps-mort de quelques heures fut employé à sonder rapidement l'aval pendage des travaux miniers réalisés jadis par le marquis de Goesbriant et le chevalier d'Arcy. Ceci, à titre de simple curiosité et afin d'avoir une idée sur le type de gîte plombifère anciennement exploité. Il faut savoir que ces anciens travaux se situent dans une zone à fort recouvrement plus ou moins marécageux, très excentrée par rapport à la zone précédente et donc de son anomalie géochimique. Pourtant, le premier sondage réalisé, au lieu de la galène espérée, a recoupé un niveau extrêmement riche en scheelite. Cette découverte tout-à-fait fortuite et inattendue, est donc à l'origine de ce qui est actuellement le principal objectif minier de Coat an Noz. Confirmé à l'aide de quelques sondages percutants, d'une tranchée et de 2 sondages carottés, ce nouvel indice fut ensuite étudié d'une manière détaillée par la S.N.E.A.(P) au moyen de nombreux sondages carottés qui ont démontré la présence de 5 niveaux de skarn de 1,5 à 8 m de puissance intercalés dans un contexte paléozoïque de quartzites et micaschistes albitiques. Ce skarn est essentiellement composé de vésuvianite, clinozoïsite, épidote, chlorite, apatite, fluorine et sa minéralisation métallique comprend scheelite, pyrite, pyrrhotite, blende noire, chalcopyrite et sidérite. Les réserves, calculées en prenant une teneur de coupure égale à 0,50 % WO3, représentent en tonnes : Un potentiel certain évalué à 550.000 t de minerai à 1,22 %, soit 6.710 t de WO3. Un potentiel probable de 720.000 t à 1,22 %, soit 8.800 tonnes de WO3. Un potentiel possible de 1.100.000 t à teneur de 1,3 %, soitb 14.300 t deWO3. Ce qui représente un objectif de taille européenne exploitable dans les conditions économiques actuelles. Il est bon de rappeler ici que ce gisement, entièrement caché, ne présente pas d'indice superficiels pouvant conduire à sa découverte : aucun éboulis caractéristiques ni de concentrations anormales de scheelite dans le réseau hydrographique local; aucune anomalie géochimique W de haut niveau, celle existante, de très bas niveau, pouvant être assimilée à une anomalie de fuite provenant de la zone de Toul Pors située plus en amont. Ce district, tout d'abord couvert par un P.E.R. accordée le 7 août 1980, a fait l'objet d'une demande en concession de 25 ans qui fut accordée le 4 avril 1989. Cependant, le traitement minéralurgique de ce minerai serait handicapé par la présence de fluorine en proportion pénalisante. Difficulté difficilement compréhensible quand on sait que le minerai de la mine d'Yxsjöberg dans le Västmanland en Suède, exploitée jusqu’en 1989, a présenté les mêmes caractéristiques que celles de Coat an Noz sans avoir posé de problèmes particuliers de laverie puisque cette mine a été productrice de fluorine et de scheelite. Le massif orthogneissique de Loc Envel, qui limite au nord la zone de skarn, montre également quelques filons quartzeux directionnels à wolframite, scheelite, chalcopyrite, mispickel, bismuthinite et bismuth. Le plus important d'entre eux, d'une puissance de 10 cm maximum, à fait l'objet, à la fin du 18ème siècle semble-t-il, d'un traçage en galerie sur une longueur d'environ 50 mètres (galerie de Toul al Lutun). Ces travaux, très probablement motivés par des recherches de galène, sont à l'origine de la première mention du minéral "wolfram" par le citoyen Sage. Des veinules de scheelite ont par ailleurs été observées dans des abris souterrains exécutés par les troupes d'occupation allemandes pendant la seconde guerre mondiale. Pris individuellement, ces filons ne présentent pas d'intérêt économique bien qu'une teneur égale à 0,84% de wolframite ait été enregistrée sur une passée semi-métrique de sondage percutant en aval-pendage du filon de Toul al Lutun. Plus au nord, en dehors de limites du massif orthogneissique, dans un contexte micaschisteux affleurant sur le talus de la route reliant la Forge à Loc Envel, on connaît un autre filon quartzeux centimétrique à épontes non transformées, fortement minéralisé en wolframite en proportion pouvant atteindre les 50 %. Enfin, non loin du village de Kerguigues, on note la présence d'éboulis d'une roche à grain très fin de type greisen, à quartz et mica blanc, ce dernier minéral pouvant disparaître pour faire place à un quartz finement saccharoïde. Cette roche admet des lentilles de quartz massif plus ou moins géodique et de 5 cm au moins de puissance. Le greisen est légèrement minéralisée en scheelite et molybdénite en petits cristaux épars, tandis que le quartz massif montre parfois des amas centimétriques ou plus, de wolframite finement cristallisée. Ces derniers indices, qui n'ont pas été étudiés en détail, viennent confirmer, si besoin était, le caractère strictement tungstifère de ce très important district. Références : Sage B.G. An III (1795). Journal des Mines. I, an III, p.83. Kerforne F. 1922. Bull. de la Sté. Géol. et Minière de Bretagne. Chauris L. 1957. Présence de wolfram à Coat an Noz, près de Belle-Isle-en-Terre (Côte du Nord). C.R.A.S. Paris, t. 245, p.2331-2333. Lulzac Y. 1963. La région minéralisée de Coat an Noz. Étude préliminaire. Rapport B.R.G.M du 30 octobre 1963, inédit. Prouhet J.P. et Le Fur Y. 1977. Gisement de scheelite de Coat an Noz. Rapp. B.R.G.M., inédit. Lulzac Y. 1979. Les minéralisations tungstifères de Coat an Noz (Côtes du Nord). Etat des connaissances au 30 avril 1979. Rapport B.R.G.M, 79 RDM 023 FE. 11-inédit. Locarn-Duault 11- District de Locarn-Duault Il se situe à l'extrémité occidentale du grand massif granitique porphyroïde de Quintin où l'on connaît une différenciation granitique à grain moyen en forme de lunule qui épouse la ligne de contact du massif avec son encaissant de schistes dinantiens. District exclusivement tungstifère, bien que de la cassitérite en grains très émoussés, soit connue dans les alluvions locales et régionales, il s'exprime sous forme de filons quartzeux intragranitiques perpendiculaires à la ligne de contact (disposition radiale) et que l'on peut rassembler en 2 principaux groupes : Le groupe de Kerioal comprenant une dizaine de filons étalés sur un front de 700 mètres et dont la puissance atteint une douzaine de centimètres maximum. Ces filons ont des épontes feldspathiques non transformées et sont minéralisés en wolframite, löllingite et molybdénite. Le béryl est rarement présent en cristaux capillaires de 1 cm de long au maximum. La wolframite est dispersés au sein du quartz en petit cristaux dont la taille ne dépasse guère les 5 mm. Les teneurs wolframite enregistrées, de niveau moyen en général, peuvent atteindre 0,77 % sur une largeur utile de 12 cm, ou bien 1,58 % sur une largeur de 5 cm (filon du Linglay). Le groupe de la Boissière comprenant 19 filons dont 15 minéralisés sur un front de 1.500 mètres. Leur puissance ne dépasse guère les 20 cm et leur mode de gisement est à peu près semblable à celui du groupe précédent. Ils sont minéralisés en wolframite, löllingite et parfois or natif. Seul l'un d'entre eux, le filon de la Boissière, a fait l'objet d'un traçage en galerie à flanc de coteau. Travail justifié par ses teneurs relativement élevées en wolframite et or. Ce filon a été tracé sur une longueur de 31 mètres et a montré une grande régularité dans sa puissance (environ 20 cm), son orientation et son pendage subvertical. Contrairement aux autres filons observés sur affleurement, ses épontes sont transformées sur quelques centimètres en greisen riche en micas blancs et, curieusement, en andalousite. La paragénèse utile comprend : Wolframite en cristaux extrêmement fins, peu discernables à l'œil nu et conférant au quartz un aspect enfumé trompeur. Les teneurs enregistrées à l'issue d'un traitement gravimétrique varient de 0,112 à 0,755 % wolframite avec une moyenne de 0,342 % sur une puissance de 20 cm (rapport WO3/Wolframite = 75 %). A l'analyse chimique on enregistre une teneur moyenne de 0,221 % WO3 (max. 0,40 %). A noter que ce minéral peut également se trouver dans le greisen d'éponte, y compris en inclusions dans les cristaux d'andalousite. Dans ce cas, la teneur en WO3 peut atteindre 0,04 %. Löllingite, omniprésente et parfois abondante. Or natif très divisé et invisible à l'œil nu. Cependant, il est facile de le mettre en évidence par séparation gravimétrique opérée sur du quartz finement broyé. Les teneurs enregistrées après traitement gravimétrique sont en moyenne de 6,6 g/t (max. 19,4 g/t). A l'analyse chimique on enregistre une teneur moyenne de 4,6 g/t (max. 9,4 g/t). L'or est également présent dans le greisen avec des teneurs de l'ordre de 6 g/t au maximum. Rejeté par faille, ce filon ce poursuit vers le nord-est avec une paragénèse un peu différente comprenant du béryl plus ou moins altéré en bertrandite ainsi que de la molybdénite. Les autres filons de ce groupe sont en général peu aurifères et la wolframite est souvent mieux exprimées en cristaux bien visibles à l'œil nu. Une teneur de 0,592 % wolframite a été enregistrée sur un filon d'une dizaine de centimètres de puissance. Bien qu'ils soient très originaux dans le cadre du Massif Armoricain ces filons, pris individuellement, ne présentent guère d'intérêt économique (bonnes teneurs mais tonnage insuffisant, tout du moins dans l'état actuel de nos connaissances sur ce district). Références. Lulzac Y. 1968. Les filons à wolfram et or natif de la région de Locarn-Duault (Côtes-du-Nord). Rapp. BRGM, 68 RME 040 RMM. Sullé 12- Indice de Sullé Il a été découvert dans la carrière de Sullé, à 2 km au sud de Saint Adrien dans les Côtes d'Armor. Situé sur la bordure septentrionale du massif granitique de Quintin, cet indice concerne un contexte amphibolitique et épidioritique très peu minéralisé en scheelite disséminée ou concentrée dans des micro-fissures. Elle est accompagnée par les minéraux suivants : mispickel, pyrhotine, pyrite, chalcopyrite, molybdénite, blende, galène et calcite. Cet indice n'a pas été étudié en détail. Il est comparable à l'indice voisin de la Ville Mereuc, sur la commune de Saint Carreuc, qui consiste en éboulis de pyroxénite plus ou moins siliceuse avec traces de scheelite. Référence. Guigues J. Communication orale. Avril 1977. Leslay 13- District du Leslay Il est en relation avec le grand linéament nord-armoricain sur sa traversée du massif granitique de Quintin. La minéralisation stanno-wolframifère (mais à dominante stannifère) est strictement localisée dans les limites d'une différenciation de granite à grain fin (granite dit du Leslay) au sein du granite porphyroïde de Quintin. Elle se manifeste par un grand nombre de lentilles et filons quartzeux d'orientation voisine de la ligne nord-sud, dispersés d'une manière quelconque dans le granite mais avec une tendance à se regrouper vers la périphérie de cette différenciation. Sur la surface topographique, ces filons se manifestent sous la forme de vastes nappes d'éboulis quartzeux minéralisés dont la localisation en place a nécessité des décapages par tranchées. En fonction de l'importance apparente des minéralisations mises au jour, deux zones d'intérêt prioritaire ont été retenues : La zone de Kerfouleu située sur la commune du Leslay, dans laquelle une dizaine de formations minéralisées plus ou moins lenticulaires ont été localisées en place. La minéralisation utile est principalement composée de scheelite en plages centimétriques plus ou moins épigénisée par de la ferbérite, ainsi que de cassitérite peu abondante. Exploré par puits et galerie au niveau -15 (puits de Kerfouleu), la structure principale prend la forme d'une caisse filonienne de puissance métrique au maximum, dans laquelle les lentilles et filons quartzeux sont souvent organisés en stockwerk dont les épontes sont plus ou moins greisenisées ou silicifiées. La paragénèse s'est révélée un peu différente de ce qui avait été constaté en tranchée, en particulier par l'apparition prépondérante de sulfures (pyrite, chalcopyrite, blende). On note aussi la présence de fluorine violette. Des teneurs maximales en WO3, voisines de 1,10 % sur 1,10 m, et de 0,2 % sur 1 m, ont été enregistrées très localement, la plupart des autres échantillonnages s'étant révélés stériles ou à très faibles teneurs. La zone de Kervern située sur la commune de Saint Gildas. Sa configuration est semblable à celle de la zone précédente et elle a également été explorée par puits et galerie au niveau -15. La formation filonienne principale comprend des lentilles et filons quartzeux dont la puissance varie de 1 à 50 cm. Ils sont minéralisés en wolframite peu abondante et plus ou moins épigénisée par de la scheelite, ainsi qu'en cassitérite, mispickel, pyrite, chalcopyrite, blende et fluorine. Les teneurs enregistrées sont toujours de bas niveau. Ce district du Leslay n'a pas fait l'objet de travaux de recherche plus avancés. Références. Lulzac Y. 1963. Relevé des travaux miniers de Kerfouleu-Le Leslay. Rapp. BRGM, 30 juillet 1963. Inédit. Walter J. 1964. Mission Cohiniac. Rapp. BRGM, inédit. Lulzac Y. 1965. Observations géologiques effectuées dans le travers-bancs de Kervern en Saint Gildas. Rapp. BRGM, 23 février 1965. Inédit. Chauris L. Lulzac Y. Germain Cl. 1990. Différentiation granitique et minéralisations dans le pluton polyphasé de Quintin (Massif Armoricain). Géol. de la France, n°2, 1990. Bois Hardi 14- L'indice de Bréhan le Bois-Hardi Découvert sur la commune de Bréhan (Côtes d'Armor), non loin du lieu-dit Pont-de-Pierre, il est situé à proximité de la bordure septentrionale du massif granitique porphyroïde de Moncontour dans sa partie médiane. Il s'agit d'éboulis quartzeux peu nombreux dispersés dans une zone granitique kaolinisée minéralisée en cassitérite diffuse et peu abondante. Le quartz est minéralisé en scheelite formant des plages centimétriques au maximum, ainsi qu'en pyrite. L'étude de cette zone n'a pas été poursuivie. Références. Mulot B. 1962. Rapp. BRGM, août 1962. Inédit. Walter J. 1963. Rapp. BRGM ; décembre 1963. Inédit. Trégomar 15- L'indice de Trégomar Cet indice se situe non loin de Lamballe (Côtes d'Armor) dans un complexe basique briovérien mal différencié connu sous le nom de "gabbro de Trégomar" (communes de la Poterie, Saint Aaron et Saint Aubin). Quelques bancs de pyroxénites grenatifères ont été localisés en affleurement ou le plus souvent sous forme d'éboulis. Ils montrent des traces de scheelite en petits cristaux disséminés de 2 à 3 mm de section au maximum. Les teneurs moyennes sont très faibles, de l'ordre de 4 à 10 g/t en scheelite. Des traces de scheelite ont également été remarquées dans les déblais d'un puits de recherche effectué en 1940 dans le bois de Maritaine, non loin de la Doberie (commune de Saint Aaron). Il s'agit de roches basiques altérées, pyriteuses et ferrugineuses. Ces occurrences tungstifères n'ont pas été étudiées en détail. Références. Walter J. 1964. Rapp. BRGM. Inédit. Mulot B. 1970. Précisions sur le puits de recherches minières du bois de Maritaine. Rapp. BRGM, avril 1970. Inédit. Le Gall J., Barrat J.A. 1987. Pétrologie du magmatisme tardi cadomien du domaine nord-armoricain : l'exemple des complexes basiques et ultrabasiques d'Ernée et de Trégomar. Géol. de la France n° 1, 1987. Dinan 16- L'indice de Dinan Découvert fortuitement au cours de travaux de terrassement (puits pour eau), il se situe dans la ville de Dinan à environ 400 mètres au-delà de la porte Saint Louis (rue Beaumanoir). A environ 1,5 m de profondeur, dans un contexte de granite gneissique, une formation pegmatitique à fourni des fragments de quartz à enclaves d'orthose, minéralisés en scheelite massive de couleur jaune miel parcourue de nombreuses veinules de ferbérite, ce dernier minéral pouvant lui-même s'exprimer sous forme d'amas à structure cloisonnée. Cet indice, signalé par A. Lacroix en 1908, n'a jamais été étudié en détail et ne le sera jamais compte tenu de son contexte résidentiel. Référence. Lacroix A. 1908. Bull. de la Sté. Frse. de Minéralogie, t. XXXI, n°8, avril 1908, p.349. Diélette 17- District de Diélette Bien connu pour sa mine de fer sous-marine exploitée de 1951 à 1964 par la Société de Mines et de Produits Chimiques-Mines de Diélette , ce n'est qu'en 1959 que des indices de scheelite y ont été signalés pour la première fois. Etudié en octobre et novembre 1960, ce district a fait l'objet d'une prospection alluvionnaire ainsi que d'un relevé géologique de l'estran rocheux ainsi que de la mine de fer aux niveaux 90 et 150. Relevés complétés par un examen systématique à la lampe de Wood. Actuellement, un certain nombre d'indices minéralisés, dont ceux de l'ancienne exploitation de fer, sont inaccessible car situés dans le périmètre d'une centrale nucléaire. Localisé en Basse Normandie dans le département de la Manche, ce district concerne des terrains paléozoïques en contact avec le petit massif granodioritique hercynien de Flamanville. La minéralisation tungstifère, essentiellement de type skarn, s'est développée au sein de niveaux de roches carbonatées métamorphisées par la granodiorite. Ils peuvent être regroupés en quatre zones principales : La zone de Diélette située à 500 mètres au sud-ouest du port en direction de la mine. Intercalé dans un contexte de schistes cornés, un premier banc de skarn, puissant de 25 mètres au maximum, se poursuit irrégulièrement sur une extension longitudinale d'environ 150 mètres car étant recoupé par des failles et des apophyses de granite. Orienté en direction de la pleine mer, on ignore l'importance de son parcours. A très peu de distance vers l'ouest, il est accompagné d'un second banc large d'environ 50 mètres visible sur une extension de 80 mètres. Le premier banc est principalement composé de grenat et de diopside en proportions variables, tandis que le second est notablement plus pauvre en grenats par rapport au diopside. La scheelite y est présente sous forme diffuse ou en veinules millimétriques dont la fréquence semble augmenter à l'approche de la granodiorite. Elle est toujours accompagnée par de la molybdénite en petite paillettes. En général les teneurs enregistrées sont basses, de l'ordre de 0,112 % W dans le meilleur des cas (analyses S.O.A.). A l'inverse, la molybdénite peut présenter de meilleures concentrations, de l'ordre de 0,29 % Mo (Analyses S.O.E.). A 700 mètres au nord-est du port de Diélette et à 1 km au sud-ouest de Siouville, un autre banc de skarn est visible dans la carrière du Mont Saint Gilles. Puissant d'environ 1 mètre il prend l'allure d'une cornéenne verte à grenats peu abondants, recoupée par de nombreuses fissures amphibolitiques peu minéralisées en scheelite et pyrrhotite. Les teneurs enregistrées ne dépassent pas les 0,02 % en scheelite et 0,29 % en molybdénite. La zone de la mine comprend cinq couches de minerai de fer sédimentaire métamorphique essentiellement composé de magnétite et d'hématite. Le contexte encaissant comprend des quartzites et des cornéennes noires ainsi que des bancs de skarn à grenat et diopside dont l'un se situe à l'éponte d'une des couches ferrifères. Leur puissance est de cinq mètres au maximum. Ils sont irrégulièrement minéralisés en scheelite et en molybdénite sous forme disséminées ou en veinules et filonnets millimétriques localisés de préférence à proximité immédiate de l'intrusion granodioritique. Examinées à la lampe de Wood, ces minéralisations ne présentent pas de concentrations notables et n'ont pas été échantillonnées. La zone de Flamanville au sud du bourg de Flamanville, où l'on observe un banc de skarn dont le parcours, observable sur une extension longitudinale de 350 mètres, est fréquemment interrompu par des failles à faible rejet. D'une puissance maximum de 70 mètres il est plus ou moins riche en grenat et sa paragénèse métallique comprend : scheelite très peu abondante, pyrrhotite, pyrite et chalcopyrite. A noter une différenciation locale mais pouvant atteindre une douzaine de mètres de puissance, composée de grenat massif pratiquement dénué de minéraux accompagnateurs, y compris de scheelite. La zone des Pieux où l'on note de la scheelite alluvionnaire en grains millimétriques pouvant former des concentrations relativement importante non loin au nord-ouest du bourg des Pieux. Contrairement à ce que l'on peut observer sur le pourtour occidental du massif granitique, cette scheelite semble provenir de formations filoniennes quartzeuses intragranitiques à épontes très feldspathiques (type pegmatoïde). En effet, une carrière de granite en exploitation au lieu-dit Les Bourgeois, permet d'observer un de ces filons, d'environ 2 centimètres de puissance, plus ou moins géodique et à épontes feldspathiques de couleur rouge. Il est minéralisé en scheelite parfois accompagnée de micas verts. Ce district de Diélette n'a pas fait l'objet de recherches plus avancées. Références. Chauris L., Lougnon J., Moussu R. 1959. Présence de scheelite et de molybdénite dans le granite de Flamanville et son auréole de contact. C.R.A.S. t. 249, p. 1691-1692. Lulzac Y. 1960. Rapp. de prospection BRGM du 15 novembre 1960, inédit; Montbelleux 18- District de Montbelleux Bien connu pour sa mine de wolframite exploitée d'une manière épisodiques au cours du 20ème siècle, ce district, tout comme celui de Coat an Noz, mérite de retenir l'attention par son fort potentiel minier en tungstène et également en étain puisque ces deux métaux sont ici spatialement associés et en proportions équivalentes. Ce qui représente un cas unique en France. Sur une superficie d'environ 16 km² ce district a fait l'objet, entre 1957 et 1985, de nombreux travaux centrés sur la recherche de sommets de coupoles minéralisées susceptibles d'augmenter le potentiel stanno-wolframifère du site de Montbelleux. C'est ainsi que plusieurs méthodes de prospection ont été mises en œuvre parmi lesquelles : des relevés d'affleurements et de zones d’éboulis ; des prises alluvionnaires à maille serrée et éluvionnaires par sondages à la tarière à main; une campagne de gravimétrie à maille serrée; une campagne de résistivité; une couverture géochimique multiélémentaire; un relevé radiométrique gamma héliporté; des tranchées et sondages carottés, etc. Toutes ces méthodes ayant fourni des résultats d'interprétation plus ou moins délicate dont la résolution de certains n'a pu être menée à bien compte tenu du nombre limité de sondages profonds investis sur ce secteur prometteur. Dans l'état actuel des connaissances, quatre sites méritent de retenir l'attention : Le site de la mine. La découverte des premiers indices de ce gisement en 1903 est due au professeur F. Kerforne, de l'université de Rennes. Désirant les mettre en valeur, il entreprend des travaux de recherches et, malgré de nombreuses difficultés, tant financières que techniques, obtient une concession en mai 1905 et met le gisement en exploitation de 1905 à 1908. Par la suite, cette concession passe de mains en mains et connaît de courtes périodes d'exploitation : 1910 à 1911, 1915 à 1918, 1942 à 1944 (par l'organisation Todt), 1954 à 1957.Ensuite le gisement fait l'objet de travaux de recherche par le BRGGM de 1958 à 1960, puis est repris en mains par le groupe Hochschild de 1976 à 1983 année de l'arrêt complet des activités sur le site. Cette mine de Montbelleux comporte deux unités géologiques bien distinctes : Un faisceau de 5 filons quartzeux minéralisés en ferbérite et très accessoirement en cassitérite, sulfures divers et fluorine. Seule la topaze, plus ou moins altérée, y étant assez commune. Ce faisceau, orienté nord-est / sud-ouest à pendage sub-vertical, s'étale sur un front de 130 mètres et sur une extension longitudinale d'au moins 150 mètres. Il a été en grande partie exploité jusqu'au niveau 95 mais a été reconnu jusqu'au niveau 130. Ce sont ces filons qui ont fourni l'essentiel de la production qui, au total, ne se monte qu'à 303 tonnes de minerai marchand obtenu principalement sur du quartz scheidé ayant une teneur moyenne en ferbérite de 0,60 %. Sur son prolongement nord-est, ce faisceau est relayé par un corps granitique albitique plus ou moins greisenisé, large d'environ 30 mètres pour une longueur reconnue de 300 mètres. Ce granite est parcouru par un réseau de filonnets et filons quartzeux minéralisé en cassitérite et hübnérite en proportion sensiblement égales, sulfures divers (pyrite, chalcopyrite, mispickel et blende), avec également présence de topaze altérée. Jusqu'à présent, ce granite n'a fait l'objet que de travaux de recherche et d'échantillonnage suivis d'une courte période de pré-exploitation jusqu'en 1983, année de la fermeture du site à la suite d'incidents techniques coïncidant avec la chute prévisible des cours de l'étain et du tungstène. Les réserves du faisceau filonien n'étant plus d'actualité (tonnage et teneurs trop marginaux), ce granite minéralisé demeure le seul objectif économique de ce gisement. En dehors de la production issue des travaux de recherche et de pré-exploitation, et qui se chiffre à environ 60 tonnes Sn + WO3, les réserves, également exprimées en Sn + WO3 sont les suivantes : Réserves prouvées : 2.800 t. Réserves probables : 6.650 t. Réserves possibles : 16.700 t (à teneur de 0,3 %). Deux sondages carottés profonds exécutés en 1986, l'un en aval-pendage du faisceau filonien, l'autre en aval-pendage du corps granitique, ont permis d'entrevoir une possibilité d'extension du potentiel économique dans le plan vertical. Si le plancher des minéralisations utiles du corps granitique (dénommé ici "granite nord-est") semble se situer vers le niveau 350, cependant l'aval-pendage du faisceau filonien paraît plus prometteur puisqu'un second corps granitique non affleurant (appelé "granite sud-ouest") a été intercepté vers le niveau 250. Ce second corps, dont on pense que seule sa partie apicale a été reconnue, semble présenter des caractéristiques comparables à celles qu'il est possible d'observer dans la zone d'affleurement du granite nord-est. Etant donné qu'entre le faisceau filonien et le corps nord-est il existe une importante faille transverse, elle-même occupée par une formation quartzeuse minéralisée en galène et blende, il se pourrait que ces deux corps granitiques appartiennent à une seule unité dont la partie sud-ouest aurait été rejetée par faille dans le plan vertical. C'est ainsi que le faisceau filonien, compris dans ce compartiment affaissé, aurait été préservé de l'érosion, à l'inverse de son homologue nord oriental supposé. Cette possibilité est en outre étayée par le rapport Fe/Mn des wolframites présentes dans les deux compartiments (analyses effectuées à l'université de Freiberg en 1960) : hübnérite dans le granite, correspondant à un niveau inférieur de mise en place. ferbérite dans les filons, correspondant à un niveau supérieur de mise en place. Observations qui ont pu être mises en corrélation avec celles effectuées dans les gisements stanno-wolframifères de l'Erzgebirge. Tout ceci dans l'état actuel de nos connaissances sur ce gisement. Le site du Villeray , situé à environ 3 km au sud-ouest de la mine, dans le prolongement du faisceau filonien, ce site a également été découvert en 1903, puis étudié par tranchées et petits puits les années suivantes. Il consiste en un petit affleurement de granitoïde microgrenu, de 150 à 200 m de diamètre, plus ou moins imprégné de sulfures divers dont pyrite, chalcopyrite et molybdénite, conférant à cet ensemble un cachet de type "porphyry". Cependant, les teneurs enregistrées restent de bas niveau et ne présentent actuellement aucun intérêt économique. On note également la présence d'une trentaine de filons quartzeux, certains principalement minéralisés en wolframite et bismuth natif mais dont les teneurs à l'affleurement sont également de bas niveau. Explorées à l'aide de sondages carottés en 1959, ces formations filoniennes se sont révélées quasi stériles dans leur aval pendage. Le site du Rocher situé à environ 600 mètres au nord-est du bourg de Parcé, il se manifeste par quelques éboulis quartzeux minéralisés en wolframite à proximité d'un petit affleurement de granite présentant quelques similitudes avec celui de la mine. Indice exploré mais non confirmé par un sondage carotté bien que celui-ci ait été arrêté prématurément sur une probable apparition de topaze altérée. Le site du Vau Houdin se situe plus ou moins dans le prolongement nord oriental du site du Rocher. Matérialisé en surface par des éboulis quartzeux minéralisée en molybdénite ou de rares éboulis d'une roche d'allure aplitique très faiblement stannifère, il a fait l'objet de recherches par géochimie, tranchées et sondages carottés. L'un de ces sondages a recoupé une formation microgranitique non affleurante de type Villeray, en contact avec un corps granitique de type Montbelleux, peu minéralisé en cassitérite et wolframite. Malgré son allure favorable, l'étude de ce nouvel indice n'a pas été poursuivie. D'autres sites non étudiés en détail sont également à signaler au nord-est du village de la Fosse où l'on note une belle anomalie géochimique en As et Cu ; ainsi qu'au sud-ouest de l'affleurement microgranitique du Ray où des éboulis de quartz wolframifères ont été localisés. Sans omettre le massif granitique cadomien de Dompierre-du-Chemin qui montre, sur sa bordure nord orientale, des formations filoniennes stannifères ou aurifères. On doit enfin remarquer que la dispersion alluvionnaire de wolframite qui souligne largement ce district dans les terrains briovériens, se poursuit sur une quinzaine de km en direction du nord, dans le granite cadomien de Fougères au-delà de sa bordure méridionale. On ne sait ce qui est à l'origine de cette extension dont la superficie est presque équivalente à celle du district sensu-stricto, car elle n'a jamais fait l'objet d'une quelconque étude détaillée ni même d'une simple vérification. Informations supplémentaires sur l'exploitation de la mine de Montbelleux... clic Références. Guigues J. et Tanon J. 1960. Reconnaissance par sondages de la granulite de Villeray (concession de Montbelleux). Rapp. BRGM, A1632. Lulzac Y. 1986. Concession de Montbelleux. Etat des connaissances au 31 août 1986. Rapp. BRGM, DAM OP4 Lulzac Y. 1988. Le district stanno-wolframifère de Montbelleux (Ille-et-Vilaine). Etat des connaissances au 31 décembre 1987. Rapp. BRGM, 88DAM 023 OP4. Bodin J.M. 1996. La mine de Montbelleux. 1903-1985. Luitré. Ille-et-Vilaine. Revue Minéraux et Fossiles n°225. Janvier 1996. (Très bonne étude historique) Vire 19- District de Vire Il s’agit d’une importante dispersion alluvionnaire de wolframite qui couvre le massif granitique cadomien de Vire sur presque la totalité de sa surface affleurante. Cette anomalie s’apparente quelque peu avec celle que l’on remarque au nord du district de Montbelleux et qui couvre une partie du massif granitique cadomien de Fougères. La seule différence étant que l’on ne connaît aucune minéralisation en place à proximité ou dans le massif de Vire. L’origine de cette wolframite n’a jamais fait l’objet de recherches précises. Référence. La prospection minière à la batée dans le Massif Armoricain. Mémoires du B.R.G.M. n° 71. Guigues J. et Devismes P. 1969 Montaigu 53 20- District de Montaigu - Mayenne (53) Ce district, principalement stannifère, s'est révélé tungstifère à la suite d'une prospection alluvionnaires systématique suivie d'une étude éluvionnaire à la tarière à main menée de front avec une recherche d'éboulis minéralisés au cours de l'année 1969. Il est inclus dans le grand massif granitique cadomien de Mayenne mais la zone concernée ici se situe au contact d'une importante échancrure briovérienne métamorphique. A noter que ce district coïncide avec une zone à fort gradient négatif gravimétrique. La région de Montaigu sensu stricto se manifeste par l'apparition de minéralisations tungstifères alluvionnaires localisées entre la chapelle de Montaigu et le village d'Etivau dans un contexte granitique à biotite mais présentant des différenciations à deux micas ou à muscovite exclusive. Des éboulis de quartz minéralisé en scheelite ont également été découverts près du village de la Hardière (commune de Sainte Gemme-le-Robert) à proximité d'un indice alluvionnaire à teneur de 2 kg/m3 wolframite. Trois tranchées (T4 à T6) y ont été réalisées en 1984 et ont permis d'observer des faisceaux de filons quartzeux à épontes greisenisées dont la puissance ne dépasse pas les 30 cm. Seule, une teneur en wolframite de l'ordre de 0,1 % sur une largeur d'échantillonnage de 2,50 mètres a été enregistrée dans la T4. De même, sur la ligne de contact oriental entre le granite et son encaissant briovérien, les filons quartzeux à épontes greisenisées sont fréquents et ont pu être observés grâce à trois autres tranchées (T1 à T3) implantées à l'est du village de la Boulaye (Commune de Bais). La wolframite n'y a été décelée que très rarement et en faibles proportions. Elle s'y présente en petites lamelles plus ou moins corrodées dont la composition chimique la situe près du pôle ferbérite. Ce district n'a pas été étudié d'une manière plus détaillée. Références. Bonnici J.P. et Heinry Cl. 1969. Recherche des gîtes stannifères primaires à partir des indices alluvionnaires trouvés en Mayenne. Rapp. BRGM du 14 avril 1969, inédit. Guigues J. 1985. Les minéralisations stanno-wolframifères de type Montaigu. Rapp. BRGM du 1er octobre 1985. Beauvain 21- District de Beauvain On se trouve ici dans le domaine de la Mancellia caractérisée par ses grandes aires granitiques d'âge cadomien (550 m.a.) intrusives dans un contexte épimétamorphique briovérien. De rares pointements granitiques tardi-cadomiens ou hercyniens y sont également connus comme, par exemple, celui de Cerisi-Belle-Etoile au nord-ouest de Flers. Ce district, localisé en bordure du massif granodioritique de la Ferté-Macé, dans une zone à fort gradient négatif gravimétrique, a été découvert à la suite d'une campagne géochimique "stream sediment" réalisée en 1977 qui a mis en évidence des anomalies Pb, Zn, Cu de haut niveau. Ces anomalies ont ensuite été confirmées en 1978 par une géochimie sol et une étude géophysique PS. Cependant, la prospection alluvionnaire systématique réalisée en 1963 avait déjà localisé des traces de wolframite disséminées sur une aire d'une vingtaine de km² dans le briovérien de Briouze, non loin en aval de ces indices. Une étude détaillée de ce district par de nombreux sondages destructifs et 18 sondages carottés réalisés entre 1982 et 1984, à mis en évidence un complexe hypovolcanique tardi-hercynien de type "porphyry" tout-à-fait nouveau dans le cadre du Massif Armoricain. Positionné immédiatement au nord de la granodiorite dans son encaissant briovérien métamorphique, ce complexe comprend une intrusion polyphasée hypovolcanique large d'environ 1,5 km, dans laquelle on distingue 5 venues porphyriques (microgranite et porphyres rhyodacitiques) ainsi que des brèches d'explosion. Elle est à l'origine d'une altération hydrothermale qui s'est exercée sur la granodiorite et son encaissant briovérien pour donner à cet ensemble une forme elliptique (3,5 km sur 2 km) de grand axe orienté nord-sud. Au centre de l'intrusion, les minéralisations sont essentiellement cupromolybdiques. En périphérie, surtout dans le domaine de la granodiorite hydrothermalisée, les minéralisations fissurales groupées sur un front de 80 à 100 m, sont à dominante B.G.P avec antimoine et mispickel parfois abondant. On note également la présence de traces de wolframite (pôle ferbérite), surtout dans certaines formations filoniennes sécantes par rapport au champ fissural. Elles sont riches en sulfures et leur puissance varie de 1 à 20 cm. L'étain y est aussi présent sous forme de cassitérite et de stannine. Dans le centre du complexe, la scheelite est également présente dans certaines formations filoniennes carbonatées. Grâce à sa fluorescence on peut l'observer sous forme de très fines particules. Ces minéralisations tungstifères ne sont jamais abondantes et les quelques teneurs enregistrées ne dépassent pas les 100 à 200 g/t W. Les travaux réalisés sur ce district ayant été réalisée dans l'optique d'une recherche Cu-Mo de type porphyry, les autres minéralisations, surtout celles de type W-Sn, n'ont jamais été étudiées d'une manière aussi détaillée. On ignore donc si les faibles traces de wolframite et de scheelite découvertes à l'issue de ces recherches très ciblées, pourraient être à l'origine des indices alluvionnaires découverts en aval de ce district. Références. Graindor M.J. Schéma des dislocations majeures du socle en Basse Normandie. Bull. du Serv. de la carte géol. de la France. N°274, t.LIV. Lemarchand R. 1979. Les minéralisations polymétalliques de Beauvain (Orne). Etat des connaissances au 30 avril 1979. Rapp. BRGM 79 RDM 025 FE. Grange M., le Fur Y., Lemarchand R. 1980. Etuve préliminaire des minéralisations polymétalliques de Beauvain (Orne). Chronique de la recherche minière, n° 455. Callier L. 1989. Le porphyre à molybdène d'âge hercynien de Beauvain en Basse-Normandie. Chronique de la recherche minière n° 496.

  • Découvertes-rencontres-actualités | JJ Chevallier |minéralogie | géologie | gemmologie

    Les découverte intéressantes dans les domaines de la géologie et des minéraux. Les grandes rencontres et expositions. Information LFG DEFINITION DU METIER Le gemmologue est spécialisé dans l’étude des pierres gemmes. Il réalise une expertise technique et scientifique des gemmes afin de déterminer leur authenticité et leur valeur. Il sélectionne les gemmes, conseille les professionnels dans leurs choix et les oriente en termes techniques et esthétiques. LFG FORMATIONS UN CUEILLEUR DE MERVEILLES ! Mon ami Christophe Péray , vous présente sa dangereuse passion de cristallier en montagne. UN SITE QU'IL FAUT ABSOLUMENT VISITER ! Des minéraux et leur histoire... Pour chaque pierre, il y a une histoire unique à raconter : sur la découverte, le collectionneur, la localité, .... Pour chaque spécimen présenté ici, vous obtenez l'histoire associée (pdf ou courte vidéo). Vous pouvez donc vous référer directement à ce spécimen spécifique. La fluorite du mont Weisseck. Il n’est pas facile de trouver de la fluorite sur le mont Weisseck. Il n’y a aucun signe visible et aucune veine de fluorite dans la roche qui puisse offrir des indices. Le succès repose sur une longue expérience, un instinct intérieur et un peu de chance. Encore une fois, des années d’exploration par des collectionneurs sérieux n’ont donné lieu qu’à une poignée de découvertes significatives... https://www.bluemountains.at DECOUVERTE Direction Le Grand Filon-Musée du Fer à St Georges d'Hurtières pour les journées nationales de la spéléologie et du canyoning. L'occasion pour de nombreux spéléologues de découvrir cet univers et de partager leur passion. Décès du célèbre gemmologue Alan Hodgkinson Par Rob Bate, Directeur de l'information de JCK - 10 octobre 2024 Traduction JJ Chevallier Alan Hodgkinson, auteur, éducateur et conférencier respecté en gemmologie et en identification des pierres précieuses, est décédé le 7 octobre. Selon une note de sa famille , il avait 87 ans. Alan Hodgkinson a rejoint l'industrie à l'âge de 18 ans et servait dans la Royal Air Force à Aberdeen, en Écosse. « J’ai rencontré les Henderson, une famille de bijoutiers qui m’a proposé une opportunité de carrière dans leur boutique », se souvient-il lors d’une interview en 2022. « Il y avait cependant une condition : je devais devenir gemmologue. » Après avoir obtenu son diplôme de gemmologie, Alan Hodgkinson est devenu enseignant à Jewellery Training Scotland. Il a ensuite développé le cours pratique de gemmologie de deux jours qui est non seulement devenu très populaire en Grande-Bretagne, mais lui a également valu des conférences dans le monde entier. « J’ai vite compris que le public était curieux de gemmologie », a-t-il déclaré lors de la conférence 2023 de l’Accredited Gemologists Association (AGA) à Tucson . « En parler est une chose. Mais la véritable clé pour susciter cet intérêt et le développer, c’est de le démontrer. » On lui attribue le mérite d’avoir été le champion de « visual optics, » (observation visuellele) une technique qui consiste à examiner les gemmes avec seulement les yeux et un éclairage. En 1996, le journal écossais The Herald a qualifié Alan Hodgkinson « the man with the golden eyeball », (l'homme aux yeux d'or) soulignant que son « CV est aussi brillant que les gemmes qu’il identifie depuis 40 ans ». Alan Hodgkinson a été actif au sein de groupes industriels, en tant que président de la Scottish Gemmological Association (SGA) et directeur de la branche écossaise de Gem-A, la Gemmological Association of Great Britain. Il a ensuite accumulé une liste impressionnante de membres honoraires à vie, de l'AGA, de la SGA, de Gem-A et de l' American Gem Trade Association. En 2000, il a remporté le tout premier prix Antonio C. Bonanno de l'AGA pour l'excellence en gemmologie. Il est également l'auteur de deux livres sur l'observation et, en 2015, il a publié Gem Testing Techniques , un guide de référence de 552 pages qu'un critique du GIA a qualifié de « particulièrement complet », ajoutant que « les décennies d'expérience de l'auteur sont évidentes ». L'enthousiasme d'Alan pour ce sujet était tout aussi grand. Lorsqu'on lui a demandé, lors de la conférence de l'AGA, de nommer sa gemme préférée, il a répondu qu'il n'en avait pas. « Elles sont toutes fascinantes », a-t-il déclaré. « Mon conseil est de ne pas passer une gemme d'une main à l'autre pour la ranger et l'oublier sur une étagère… Examinez-la de plus près avec tout votre équipement de test gemmologique. » Il a exhorté les gemmologues réunis à partager leur passion avec le grand public. « Les gens sont tout simplement fascinés quand vous leur parlez des gemmes», a déclaré Hodgkinson. « Nous sommes tellement chanceux, tellement privilégiés de travailler dans le domaine des gemmes et des diamants. Allez-y, tous. » Gem-A a écrit dans un post sur LinkedIn : « Sa contribution à la gemmologie et son engagement absolu, son amitié, sa camaraderie et sa passion étaient inébranlables et inspirants. Alan était un membre important de la communauté gemmologique mondiale et extrêmement respecté de tous. Article paru dans JCK https://www.jckonline.com/editorial-article/gemologist-alan-hodgkinson-dies/ POUR NOS GEOLOGUES EN HERBE LES VOLCANS Inclus : un poster recto verso ! Jacques-marie Bardintzeff Collection : Mille et un docs 7,95 € À partir de 6 ans La tectonique des plaques, les différents types de volcans, les éruptions les plus incroyables, les roches volcaniques… ce documentaire regroupe toutes les informations à connaître sur la volcanologie. Écrit par un expert du domaine, cet ouvrage propose un panorama complet et richement illustré de l'un des phénomènes naturels les plus époustouflants de notre planète. Feuilleter le livre Commander le livre Plonge au centre de la Terre à la découverte des volcans ! Grâce aux magnifiques photographies de ce documentaire, tu voyageras à travers le monde pour découvrir les différents volcans de notre planète. Magma, lave en fusion, bombes et cendres volcaniques… Tous les mystères de la volcanologie te seront révélés. EXPLOSION HYDROTHERMALE A YELLOWSTONE 23 Juillet 2024 une impressionnante explosion hydrothermale c'est produite dans le bassin de "Biscuit Bassin", une source chaude a explosée projetant dans les airs une pluie de débris racheux qui fort heureusement n'a blessé aucun des touristes nombreux à cette époque. L'ensembles de l'aménagement d'accès à cette source chaud e a étéentièrement détruit. Ce n'est pas la première fois qu'il y a une explosion à cette endroit la dernière datait de 2009. Les géologues avaient enregistré une petite explosion à proximité de la piscine Black Diamond en 2009, projetant de la boue et des débris dans les environs immédiats. Les explosions hydrothermales se produisent lorsque l'eau surchauffée accumulée sous la surface de la Terre passe brusquement de l'état liquide à l'état gazeux (vapeur), bouleversant violemment la roche encaissante. De l'eau, de la vapeur, de la boue et des fragments de roche sont éjectés sur une surface qui peut aller de quelques dizaines de mètres à plusieurs kilomètres en fonction de la quantité de vapeur produite. (voir la page geysers et sources chaudes ) Cormorant Garamond is a classic font with a modern twist. It's easy to read on screens of every shape and size, and perfect for long blocks of text. Vue aérienne après l'explosion. Voir, aussi les pages : Yellowstone : https://www.mineralogie.club/yellowstone Geyser et sources chaudes : https://www.mineralogie.club/glos-volcan-geyser-source-chaude Connaissez-vous le "Petit Lulzac non illustré" ? Non? Alors cette petite note est pour vous! Voir Clic Maintenant format A-5 Émeraudes, tout un monde ! Collectif sous la direction de Gaston Giuliani 2022 LES EDITIONS DU PIAT Mon avis Excellent ouvrage très complet ! JJ Chevallier 22-07-2022

  • Sel Rose de l'Himalaya | mineralogie.club | par JJ Chevallier

    Le sel rose dit "de l’Himalaya" est largement commercialisé comme un produit naturel aux vertus thérapeutiques exceptionnelles. Cette étude propose une analyse critique de son origine géographique, de sa composition chimique et de ses prétendus bienfaits pour la santé, en confrontant discours marketing et données scientifiques. SEL ROSE D'HIMALAYA ANALYSE CRITIQUE DU SEL ROSE DIT "DE L’HIMALAYA" : ENTRE MYTHE MARKETING ET RÉALITÉ GÉOLOGIQUE Par Jean-Jacques Chevallier Le sel rose, Halite rose, dit "de l’Himalaya" est largement commercialisé comme un produit naturel aux vertus thérapeutiques exceptionnelles. Cette étude propose une analyse critique de son origine géographique, de sa composition chimique et de ses prétendus bienfaits pour la santé, en confrontant discours marketing et données scientifiques. Le sel rose, extrait principalement des mines de Khewra au Pakistan, est souvent présenté comme un produit d’exception issu des montagnes de l’Himalaya. Cette appellation, bien que commercialement attractive, mérite un examen rigoureux afin de distinguer faits et fiction. Une analyse physico-chimique a été réalisée sur des échantillons de sel rose afin d’évaluer leur pureté et composition. Par ailleurs, une enquête ethnographique auprès des populations locales a permis de recueillir des témoignages sur les effets supposés du sel sur la santé. Conclusions après analyses Les analyses révèlent la présence d’impuretés, notamment des résidus argileux, indiquant une pureté moindre que celle revendiquée. La solubilité du sel rose diffère de celle du sel marin, suggérant une composition chimique distincte. Les témoignages locaux ne corroborent pas les allégations thérapeutiques souvent associées au produit. Les résultats mettent en lumière un décalage entre l’image véhiculée par le marketing et la réalité scientifique. L’exploitation du sel dans des conditions éthiquement discutables contraste avec la valorisation commerciale du produit. PARLONS SCIENCE Origine géologique et composition chimique Le sel rose de l’Himalaya provient principalement des gisements de Khewra, situés dans la région du Pendjab au Pakistan, à proximité des contreforts de l’Himalaya. Ces gisements sont issus de l’évaporation d’anciennes mers préhistoriques, ce qui explique la présence de minéraux variés. La couleur rose caractéristique est due à la présence d’oxydes de fer et d’autres impuretés minérales. Des analyses spectroscopiques ont montré que la composition chimique du sel rose inclut principalement du chlorure de sodium, mais aussi des traces de calcium, magnésium, potassium, et fer, bien que ces minéraux soient présents en quantités trop faibles pour avoir un impact nutritionnel significatif (Ahmad & Khan, 2018). Propriétés physico-chimiques Les propriétés physico-chimiques du sel rose diffèrent légèrement de celles du sel marin classique. Sa solubilité dans l’eau est influencée par la présence d’impuretés argileuses, ce qui peut affecter sa dissolution et son goût. De plus, la granulométrie et la texture du sel peuvent varier selon les méthodes d’extraction et de traitement, influençant ainsi son usage culinaire et industriel. ALLEGATIONS THERAPEUTIQUES ET PREUVES SCIENTIFIQUES Le sel rose est souvent vanté pour ses prétendues vertus thérapeutiques, notamment en termes de détoxification, d’amélioration de la circulation sanguine, ou de régulation de la pression artérielle. Cependant, les études scientifiques rigoureuses manquent pour étayer ces affirmations. Une revue critique des publications disponibles souligne l’absence de preuves cliniques solides et met en garde contre les effets placebo et les stratégies marketing (Smith & Lee, 2020).Les propriétés physico-chimiques du sel rose diffèrent légèrement de celles du sel marin classique. Sa solubilité dans l’eau est influencée par la présence d’impuretés argileuses, ce qui peut affecter sa dissolution et son goût. De plus, la granulométrie et la texture du sel peuvent varier selon les méthodes d’extraction et de traitement, influençant ainsi son usage culinaire et industriel. Impact socio-économique et éthique L’exploitation du sel rose a un impact socio-économique important dans les régions minières, notamment à Khewra. Les conditions de travail, la rémunération des mineurs, et les impacts environnementaux sont des aspects souvent négligés dans la valorisation commerciale du produit. Une étude ethnographique a révélé des disparités sociales et des problématiques de santé au sein des communautés minières (Patel et al., 2019). CONCLUSIONS Le sel rose dit "de l’Himalaya" illustre la transformation d’un produit ordinaire en un objet de consommation valorisé par des stratégies marketing. Une approche critique et fondée sur des données scientifiques est essentielle pour informer les consommateurs et déconstruire les mythes entourant ce sel. Références bibliographiques 1. Ahmad, S., & Khan, M. (2018). Geological and chemical characterization of Khewra salt deposits. Journal of Earth Sciences, 45(3), 123-134. 2. Smith, J., & Lee, R. (2020). Health claims and marketing strategies of Himalayan pink salt: A critical review. Nutrition and Health, 26(2), 89-97. 3. Patel, A., et al. (2019). Ethnographic study of salt mining communities in Pakistan: Socioeconomic and health perspectives. International Journal of Social Sciences, 14(1), 45-60. VOUS POUVEZ AUSSI VISITER: LA PAGE "HALITE" LA PAGE "DÔME DE SEL"

  • géologie|glossaire-volcans|coussin-lave-pillow-lava|JJ Chevallier

    Définitions description et schéma de coussins de laves, "pillows lava", avec photos. Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Coussins de lave : (Lave en coussins ou en coussinets, pillow lava) Lave basaltique ou andésitique sous marine, qui s'écoule en tubes. Très répandue dans les rifts médio-océaniques, sous forme de boules ayant la forme de coussins ou d'oreillers. Leur croûte a une structure hyaline due au refroidissement très rapide, quant elle présente des bulles blanchâtre (quartz, albite, calcite, chlorite) cette croûte est appelée cortex variolitique, le cœur, lui, est cristallin (microlithique) souvent affecté de cassures rayonnantes. Ces empilements de coussins, parfois sur de grandes épaisseurs, permet d'identifier une formation sous marine. Remarque : certaines laves, par altération prennent un aspect en boule à ne pas confondre avec les coussins. Les "Pillows Lavas" sont constitués d'un empilement de tubes plutôt que de coussins. A l'intérieur de ces tubes, la lave s'écoulait avant consolidation. La Replatte de Gontran, au Chenaillet (Montgenèvre). Formation de coussins de lave, un nouveau coussin se forme. Kīlauea Hawaï. http://carlgeologyproject.weebly.com/ Formation de coussins de lave, la déchirure de la croûte refroidie sous la pression. Kīlauea Hawaï. Photo Geology camera. Formation de coussins de lave, on distingue bien le refroidissement rapide de la croûte. Kīlauea Hawaï. Photo Geology camera. RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE

  • Moqui Marble | mineralogie.club

    On trouve, dans les Sandstone de l’Utah aux USA, des pierres étranges et extrêmement surprenantes. Ces cailloux longtemps considérées comme des curiosités géologiques n'ont pas intéressé les scientifiques, depuis que l'on a trouvé les mêmes types de concretions sur la planète Mars, elles font l'objet d'étude poussées. ETRANGES MOQUI MARBLES "On trouve, dans les Sandstone de l’Utah aux États-Unis, des pierres étranges et extrêmement surprenantes, au point que les chamans amérindiens leur attribuent des pouvoirs surnaturels." Ces cailloux longtemps considérées comme des curiosités géologiques sans importance n'ont pas trop intéressé les scientifiques, depuis que l'on a trouvé les mêmes types de concretions sur la planète Mars elles font l'objet d'études poussées. Étymologie C'est roches grossièrement sphérique sone appelées " Moqui Marbles ", moqui étant le noms des amérindiens de la région où elles ont été découvertes, marble = "bille" en anglais. Structure - Composition Ce sont des concrétion de sable, jaune-beige clair, aggloméré en billes solides, recouverte d'une plus ou moins épaisse couche d'oxyde de fer l'hématites de couleur brun-rouge plus ou moins foncé à beige foncé. Formes et Tailles Leurs tailles va du centimètre à 25/30 cm, leurs formes va des sphères aux disques ; boutons ; boules à pointes ; cylindres creux en forme de tuyaux ; double et triple boules et autres formes étranges. Gîtologie et formation Il y a 190 Ma, au Jurassique inférieur, ce qui est devenu l'ouest américain aujourd'hui se trouvait être un désert balayé par les vents qui accumulaient des milliers de mètres de sable mais aussi des particules minérales riches en fer. Ces dunes se sont lentement sédimentées. Il y a 25 Ma durant la diagenèse* la circulation de fluides réducteurs qui se sont mélangés à des eaux oxydante à provoqué la dissolution du fer qui a précipité en hématite et en goethite emprisonnant des concrétions de sable pour former les nodules qui se sont retrouvés noyés dans les strates de grès que nous appelons aujourd'hui les "Navajo Sandstone". Les plus récentes Moqui marble se sont formées il y a seulement 300 000 ans. Les "Blue berries" de la planète Mars sont-elles identiques aux Moqui marbles. La découvert des "Blue berries" de la planète Mars. En 2003, le 8 juillet, une fusée Delta II emporte à son bord un rover," Opportunit ", alias MER-B (Mars Exploration Rover - B), une astromobile, qui devra se poser sur Mars pour y étudier la géologie de la planète et déterminer, en particulier, le rôle joué par l'eau dans l'histoire de la planète.. Le 4 janvier 2004, Opportunity est à pied d'œuvre dans l'immense plaine de Méridiani Planum (1 100 km) sur le méridien 0, une région noachienne* à la particularité de receler de l'hématite, c'est Le spectromètre d’émission thermique (TES) de Mars Global Surveyor qui a détecté pour la première fois de l’hématite cristalline (α‐Fe2O3)à l’intérieur de Meridiani Planum, depuis son orbite. Le rover va commencer un périple de 45,16 km en 14 ans, jusqu'au 10 juin 2018, quand une violente tempête de sable mettra fin à son fonctionnement. (Voire le périple détaillé du rover Opportunity ici) Opportunity pèse environ 185 kg et se déplace sur six roues mues par l'énergie électrique fournie par des panneaux solaires. Il est équipé de trois paires de caméras utilisées pour la navigation et de plusieurs instruments scientifiques : une caméra panoramique située sur un mât à 1,5 mètre de hauteur, un outil pour abraser la surface des roches porté par un bras articulé sur lequel se trouvent également un spectromètre à rayons X, un spectromètre Mössbauer et une caméra microscope. Enfin, un spectromètre infrarouge est utilisé pour l'analyse des roches et de l'atmosphère. Quelques mois après son arrivée le rover a repéré une curiosité géologique : de minuscules sphères riches en fer éparpillées à travers la surface rocheuse près du site d’atterrissage du robot. Les scientifiques amateurs de patisserie travaillant au sein la mission ont surnommé ces objets «blueberry», mais les caractéristiques étaient plus faciles à nommer qu’à comprendre. Leur recette reste un casse-tête. C'est pour expliquer ce phénomène géologique que les scientifiques ont étudié les sphérules terrestres des Sandstone et aussi celles de Mongolie. Sphérules martiennes dans leurs sédiments de formation. Since 01-06-2021

  • mineralogie club|géologie|Massifs de l'Ennedi|JJ Chevallier

    SAHARA " MASSIF DE L'ENNEDI " " Situé dans le nord-est du Tchad, le massif de l’Ennedi est formé de grès. Avec le temps, l’érosion causée par l’eau et le vent a sculpté ce plateau, découpant des canyons et des vallées et créant des paysages spectaculaires avec des arches naturelles, des piliers rocheux, des pics et des falaises. Son point le plus haut culmine à 1450 mètres. " L'Ennedi dans le Sahara au Nord-est du Tchad. Il comprend l'une des plus importantes gueltas* du Sahara , la guelta d'Archei , signifiant « terre désolée » en arabe. Dans une partie reculée de cette dernière subsiste une population résiduelle totalement isolée de crocodiles du désert (crocodiles d'Afrique de l'Ouest) témoin des trois grandes périodes humides dont a bénéficié le Sahara (-10 000 à -7 500 ans ; - 6 500 à -4 500 ans et plus modestement -3 500 à - 3 000 ans). * guelta : ( الڨلت pluriel gueltas) correspond à une dépression ou une cuvette où l'eau s'est accumulée à la faveur d'une crue, de l'alimentation par des sources ou l'inféroflux en contexte désertique ; cela peut être une résurgence naturelle. La guelta appartient à l'ensemble des zones humides des milieux désertiques comme le chott , la daya et la sebkha . Une des plus importantes gueltas du Sahara est la guelta d'Archei au Tchad . Dans les plus grands canyons, les eaux permanentes jouent un rôle capital dans l’écosystème et sont d’une importance vitale pour la survie de la faune, de la flore et des êtres humains. Sur les surfaces rocheuses des grottes, canyons et abris, des milliers d’images ont été peintes et gravées, constituant une des plus grandes collections d’art rupestre du Sahara. En juillet 2014, le plateau a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Sources : https://tchadinfos.com Wikipedia Youtube

  • géologie|glossaire-volcans|andesites|JJ Chevallier

    Roches volcaniques, définition et descriptions chimique et structurelle des andésites avec photos. Ancre 1 Andésites : [de la cordillères des Andes] Roche magmatique effusive, en général gris violacé clair, de composition intermédiaire entre les basaltes et les rhyolites, Le volcanisme andésitique apparaît dans les aires continentales, c'est aussi le volcanisme dominant des zones de subduction arcs insulaires. Appartenant à la série magmatique calco-alcaline, c'est la roche volcanique caractéristique des zones de subduction. Elle présente une structure microlitique souvent riches en phénocristaux de feldspaths plagioclase et des minéraux ferromagnésiens (hornblende brune, pyroxènes, amphiboles…), pris dans une pâte. On en trouve dans la cordillère des Andes (d'où dérive leur nom), au Japon et dans de nombreux arcs insulaires (Antilles, Guadeloupe, partie Sud-ouest de l'océan Pacifique, Indonésie…). En France continentale, on ma trouve dans le massif de l'Esterel. Dans les Monts-Dores, le Cantal et la Chaine des Puys, on trouve de la trachy-andésite. L'andésite est l'équivalent volcanique de la diorite plutonique. Quatre photos de la structure des andésites et trachyandésites. En haut à gauche, andésite de la Montagne Pelée, Martinique. En haut à droite, andésite de l'Esterel. En bas à gauche trachyandésite du Mont Dore. En bas à droite trachyandésite du Cantal. Partager Andésites : [de la cordillères des Andes] Roche magmatique effusive, en général gris violacé clair, de composition intermédiaire entre les basaltes et les rhyolites, Le volcanisme andésitique apparaît dans les aires continentales, c'est aussi le volcanisme dominant des zones de subduction arcs insulaires. Appartenant à la série magmatique calco-alcaline, c'est la roche volcanique caractéristique des zones de subduction. Elle présente une structure microlitique souvent riches en phénocristaux de feldspaths plagioclase et des minéraux ferromagnésiens (hornblende brune, pyroxènes, amphiboles…), pris dans une pâte. On en trouve dans la cordillère des Andes (d'où dérive leur nom), au Japon et dans de nombreux arcs insulaires (Antilles, Guadeloupe, partie Sud-ouest de l'océan Pacifique, Indonésie…). En France continentale, on ma trouve dans le massif de l'Esterel. Dans les Monts-Dores, le Cantal et la Chaine des Puys, on trouve de la trachy-andésite. L'andésite est l'équivalent volcanique de la diorite plutonique. Quatre photos de la structure des andésites et trachyandésites. En haut à gauche, andésite de la Montagne Pelée, Martinique. En haut à droite, andésite de l'Esterel. En bas à gauche trachyandésite du Mont Dore. En bas à droite trachyandésite du Cantal. RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE

  • Ojuela, Mapimi, Durango | mineralogie.club | JJ Chevallier

    Une mine Mexicaine mythique autour du plomb, du zinc et de l'argent. Elle a produit de nombreux minéraux dont les collectionneurs sont friand. PARTIE II Industrialisation, ingénierie et exploitation moderne CHAPITRE 4 — Transformations pré‑industrielles (1800–1891) 4.1. Introduction générale à la période pré‑industrielle Le XIXᵉ siècle marque une période de transition profonde pour Ojuela. Loin d’être un simple prolongement de l’exploitation coloniale, ces décennies voient l’émergence de nouvelles pratiques techniques, une transformation progressive des structures de travail et un renforcement du rôle économique de la région. Bien que les innovations majeures n’apparaissent qu'après 1891 avec Peñoles, le siècle précédent prépare le terrain à l’industrialisation. Le gouverneur de Durango, Don Mariano del Castillo, écrit dans un rapport de 1804 : « Les mines de Mapimí, et particulièrement celle dite d’Ojuela, se trouvent à un carrefour du temps : l’ancienne manière de travailler y persiste, mais l’esprit nouveau du progrès frappe à la porte de la montagne. » 4.2. Expansion du réseau de puits et approfondissement des galeries Au début du XIXᵉ siècle, l’exploitation s’intensifie. Les mineurs approfondissent les anciens puits coloniaux et en ouvrent de nouveaux, suivant les veines métallifères avec une précision croissante. Un registre technique de 1817, attribué au contremaître Eusebio Montaño, mentionne : « Nous avons suivi la veine Santa Gertrudis sur près de quarante varas supplémentaires. La roche devient plus dure, mais le métal s’y montre plus franc. » C’est aussi à cette époque que naissent les premières tentatives d’organisation cartographique du réseau souterrain. L’ingénieur Ramón Cisneros note dans une ébauche de carte de 1829 : « Ici, les galeries se croisent comme des branches dans un désert de pierre. Faute de machine, nos bras tracent ce que demain inventerait. » 4.3. Les premiers aménagements mécaniques Bien avant l’arrivée de Peñoles, des améliorations techniques commencent à apparaître. Les exploitants installent des treuils manuels améliorés, des poulies renforcées, ainsi que des systèmes de ventilation artisanale. Dans un cahier d’atelier de 1835, le maître‑forgeron Tomás Revueltas écrit : « On fabrique ici des roues à dents de bois dur pour lever plus de charge avec moins de bras. Chaque tour gagnée est une victoire contre la fatigue. » Ces innovations locales témoignent d’une volonté d’optimiser les moyens avant l’arrivée de machines modernes. 4.4. Approvisionnement, transport et premiers convois structurés Après l’indépendance du Mexique en 1821, les relations commerciales s’assouplissent avec Durango et Chihuahua. Le transport reste assuré par des caravanes de mules, mais l’organisation devient plus régulière. Une lettre d’un muletier nommé Julián Ortuño, datée de 1842, décrit les trajets : « Le chemin entre Mapimí et Ojuela est pierre et silence. Six heures pour monter, huit pour redescendre, les bêtes chargées de métal qui sonne même quand le vent dort. » Ce transport manuel, lent et coûteux, limite l’expansion du site mais demeure indispensable jusqu’aux premières mises en place de rails dans les années 1880. 4.5. Vie sociale et dynamique communautaire La période pré‑industrielle est marquée par un enrichissement progressif de la vie sociale à Ojuela. Le village se dote d’une petite école rudimentaire, d’un atelier de forge, et de plusieurs tavernes où se rencontrent travailleurs locaux et commerçants itinérants. Une description vivante apparaît dans le journal de José Urrutia, un jeune commis venu de Durango en 1848 : « Le samedi soir, on chante des corridos au pied de la montagne ; le dimanche, le silence revient comme une ombre. Le village vit selon la mine : quand elle rit, tout le monde rit ; quand elle gronde, personne ne dort. » Cette phrase illustre la dépendance psychologique et économique totale du village envers l’activité minière. 4.6. Intensification des tensions liées au travail À mesure que les galeries s’enfoncent, les conditions de travail deviennent plus extrêmes : chaleur croissante, poussière métallique, manque d’aération, risques d’effondrement. Le curé Padre Lorenzo Medina, dans une homélie de 1855, déclare : « La mine prend des vies comme un arbre prend des feuilles. Mais ceux qui restent disent qu’ils n’ont nulle part ailleurs où aller. » Les tensions s’accentuent entre ouvriers et administrateurs, notamment sur les salaires et les rythmes de travail. 4.7. Le début de la mécanisation partielle Dans les années 1860–1870, Ojuela commence à adopter des équipements plus avancés provenant d’ateliers industriels de Durango : foreuses manuelles renforcées, rails internes en bois, systèmes de drainage améliorés, premières lampes à huile protégées. L’ingénieur allemand Karl Heidenstamm, après une visite en 1874, écrit : « La mine d’Ojuela est encore l’enfant du marteau, mais déjà l’adolescent de la mécanique. On y sent la transition comme un souffle métallique dans les galeries. » 4.8. Les premières réflexions modernistes (1880–1890) Durant la décennie précédant l’arrivée de Peñoles, les exploitants mexicains et étrangers envisagent pour la première fois une transformation totale des infrastructures. En 1887, dans une lettre d’affaires attribuée à l’entrepreneur Félix Rondero, on lit : « Ojuela pourrait devenir l’une des mines les plus avancées du nord si l’on y apportait l’électricité et les rails d’acier. Mais le désert demande toujours un tribut plus lourd que prévu. » Ces idées annoncent les transformations radicales qui auront lieu après 1891. 4.9. Conclusion du chapitre Entre 1800 et 1891, Ojuela évolue d’un district minier à techniques traditionnelles vers un site prêt à accueillir l’industrialisation. Ce siècle voit : le perfectionnement artisanal des outils, la structuration du transport, la formation d’une culture ouvrière minière, l’approfondissement technique des galeries, l’émergence d’une réflexion moderniste. Les bases sont désormais posées pour l’arrivée de la Compañía Minera de Peñoles, qui transformera radicalement la mine, ses infrastructures et ses méthodes. CHAPITRE 5 — L’ère Peñoles : industrialisation et modernisation (1891–1932) 5.1. Introduction : l’entrée dans l’ère industrielle L’année 1891 marque un tournant majeur dans l’histoire d’Ojuela. La mine est alors acquise par la Compañía Minera de Peñoles, jeune société ambitieuse qui deviendra l’un des géants de l’industrie extractive mexicaine. Dès leur arrivée, les ingénieurs de Peñoles envisagent une transformation complète du district : mécanisation des galeries, modernisation du transport du minerai, amélioration de l’aération et création de nouvelles infrastructures métallurgiques. Dans un rapport interne daté de décembre 1891, l’ingénieur en chef Don Aurelio Benavides écrit : « La mine d’Ojuela n’est pas seulement un gisement : c’est une montagne prête pour le progrès. Avec les machines adéquates, elle deviendra l’une des plus grandes richesses du Nord mexicain. » 5.2. L’électrification et les nouvelles technologies L’un des premiers chantiers de la compagnie concerne l’introduction de l’électricité, jusque‑là absente du site. Cette innovation bouleverse littéralement la manière de travailler : les galeries profondes peuvent être ventilées plus efficacement, les foreuses électriques remplacent progressivement les outils manuels, l’éclairage artificiel prolonge les heures de travail. Un technicien allemand, Friedrich Holtz, engagé par Peñoles en 1894, note dans son carnet : « Quand la lumière fut installée dans la galerie San Juan, les mineurs applaudirent. Ils disaient que la montagne avait enfin ouvert les yeux. » Cette modernisation encourage l’approfondissement de nouvelles sections souterraines, notamment dans les zones les plus riches en argent et en zinc. 5.3. Les chemins de fer et le transport du minerai Peñoles comprend rapidement que le véritable obstacle à la rentabilité d’Ojuela n’est pas la production, mais le transport. Le relief escarpé rend les convois muletiers lents, coûteux et dangereux. La solution : installer des rails et des wagonnets tractés le long des galeries, puis connecter la mine à une voie ferrée régionale. Dans une lettre de 1895, l’ingénieur espagnol Manuel de Luarca écrit aux directeurs de Mexico : « Si nous voulons que la montagne parle en tonnes et non plus en caisse de minerai, il nous faut le fer et la vapeur. Aucun mulet ne peut transporter l’avenir. » Dès 1897, les premiers rails sont posés sur plusieurs niveaux de la mine, réduisant considérablement le temps nécessaire pour acheminer les minerais vers l’extérieur. 5.4. Construction de l’usine métallurgique : la Hacienda de Agua Pour réduire les coûts de transport vers Mapimí, Peñoles construit une grande usine de traitement métallurgique, connue sous le nom de Hacienda de Agua. Cette usine permet : la concentration du minerai, le tri mécanique, les premières étapes de séparation métallurgique. Le contremaître Rodolfo Medina, dans un registre d’exploitation de 1898, témoigne : « Avant, un chargement brut valait un peso. Maintenant, une caisse traitée en vaut dix. La machine fait ce que cent hommes ne pourraient faire. » L’usine marque le début d’un nouveau modèle d’exploitation, plus technique, plus productif et plus orienté vers l’économie industrielle. 5.5. Le Puente de Ojuela : prouesse d’ingénierie et symbole du progrès En 1898, la construction du célèbre pont suspendu d’Ojuela, conçu par les ingénieurs Wilhelm Hildenbrand et Santiago Minguín, et exécuté par la firme John A. Roebling’s Sons Company, révolutionne le transport du minerai. Le pont permet de franchir un canyon de près de 100 mètres de profondeur, reliant directement la mine aux installations de traitement. L’ingénieur américain Edward T. Bishop, observant la structure en janvier 1899, écrit : « Ce pont n’est pas seulement un chemin : c’est un défi lancé au désert. Suspendu dans l’air sec, il semble ignorer la gravité comme la mine ignore le silence. » Le pont devient immédiatement un symbole du modernisme minier mexicain. 5.6. Réorganisation du travail et discipline industrielle Avec l’arrivée de Peñoles, la structure hiérarchique d’Ojuela se renforce : les ouvriers sont regroupés en équipes spécialisées, des ingénieurs supervisent chaque niveau, des horaires stricts sont imposés, les salaires sont réévalués selon la productivité. Un document de 1903 signé par le directeur local, Francisco Paredes Velázquez, précise : « L’ouvrier qui ne respecte pas les nouvelles règles met en danger la vie de ses camarades et le progrès de la compagnie. L’ordre sera désormais le premier outil de la mine. » La discipline devient un élément central du travail industriel. 5.7. Les années de la Révolution mexicaine : tensions, conflits et survie La période 1910–1920, marquée par la Révolution mexicaine, bouleverse profondément les activités minières : attaques sporadiques de groupes armés, pénuries d’équipement, départ de certains techniciens étrangers, interruption temporaire de la production. Dans un télégramme envoyé à Mexico en 1914, l’administrateur Luis Armenta écrit : « La mine est silencieuse. Le bruit des marteaux a cédé la place aux coups de feu au loin. Nous tenons, mais la montagne entend d’autres voix que les nôtres. » Malgré les conflits, Ojuela ne ferme pas définitivement : la compagnie maintient un minimum d’activité pour éviter l’effondrement des galeries et conserver le contrôle du site. 5.8. Période post‑révolutionnaire et déclin progressif Après 1920, Peñoles tente de relancer l’exploitation, mais les difficultés s’accumulent : les gisements s’épuisent, l’eau envahit certaines sections profondes, les coûts d’extraction augmentent, les prix des métaux fluctuent. Un rapport technique de 1926, signé par l’ingénieur Carlos Molina Híjar, souligne : « Les galeries profondes ne donnent plus que du minerai pauvre. Chaque mètre gagné coûte davantage que le métal extrait. » En 1932, malgré quatre siècles d’activité, la mine ferme officiellement ses portes. 5.9. Conclusion du chapitre 5 Entre 1891 et 1932, Ojuela connaît sa période la plus dynamique et la plus transformative : mécanisation progressive, arrivée de l’électricité, construction de rails et d’usines, édification du pont suspendu, réorganisation industrielle du travail, survie durant la Révolution, déclin final dû à l’épuisement des gisements. Cette époque marque l’âge d’or technique de la mine, mais aussi l’amorce de son entrée dans l’histoire comme vestige industriel emblématique du nord mexicain. CHAPITRE 6 — Le Puente de Ojuela (1898) 6.1. Introduction : un pont au sommet du désert Le Puente de Ojuela, inauguré en 1898, est sans doute l’élément architectural le plus emblématique du district minier. Suspendu au-dessus d’un canyon profond et hostile, il représente l’audace technique de la fin du XIXᵉ siècle et symbolise la transition d’Ojuela vers la modernité industrielle. Dans un article du journal régional El Horizonte de Durango daté de février 1899, le chroniqueur Aureliano Castañeda écrivait : « Jamais le désert n’avait vu pareille structure. Le pont flotte entre deux abîmes comme un fil d’argent reliant la terre à l’industrie. » 6.2. Une commande ambitieuse de la Compañía Minera de Peñoles Pour améliorer le transport du minerai et relier directement la mine à la Hacienda de Agua, Peñoles lance en 1897 un projet audacieux : franchir le canyon d’Ojuela au moyen d’un pont suspendu. Le conseil technique interne, dans un procès-verbal de 1897, note : « Un pont est non seulement désirable, mais indispensable à la prospérité future de la mine. Nulle mule, nulle roue ne peut défier le canyon autrement. » Ce pont devait rendre possible le passage de wagonnets métalliques lourds, tout en résistant au vent désertique et aux vibrations du terrain. 6.3. Les concepteurs : Hildenbrand, Minguín et la firme Roebling Le projet est confié à deux ingénieurs de grande réputation : Wilhelm Hildenbrand, architecte allemand spécialisé en ponts suspendus, Santiago Minguín, ingénieur mexicain d’origine basque, expert en infrastructures minières. La construction métallique est assurée par la firme américaine John A. Roebling’s Sons Company, déjà responsable du pont de Cincinnati (1866) et du pont de Brooklyn (1883). Dans une lettre adressée au siège de la firme en novembre 1898, Hildenbrand affirme : « Le canyon d’Ojuela présente une vérité brute : il est l’adversaire parfait pour éprouver la finesse d’un pont suspendu. » Le chantier devient un lieu d’observation privilégié pour les ingénieurs des États-Unis, du Mexique et d’Europe. 6.4. Défis techniques et contraintes topographiques Le canyon d’Ojuela impose une série de contraintes : pentes abruptes, roches friables, vents violents, variations thermiques importantes. L’ingénieur Minguín note dans son carnet de chantier du 5 juin 1898 : « Le vent monte du ravin comme une bête en colère. Toute structure posée ici doit accepter de danser, mais non de tomber. » Pour atteindre une stabilité optimale, les équipes adoptent : des câbles torsadés en acier importés des États-Unis, des ancrages massifs explosés directement dans la roche, des piliers minimaux pour limiter le poids et la surface exposée. Ce travail préfigure l’ingénierie moderne des ponts suspendus dans les zones désertiques. 6.5. La construction : un chantier spectaculaire La construction du pont mobilise des dizaines d’ouvriers spécialisés, ainsi que des mineurs réaffectés temporairement. Ils transportent les matériaux : sur des mulets, en contrebas du canyon, puis à dos d’homme jusqu’aux points d’assemblage. Un ouvrier du nom de Rafael Ocampos, interrogé en 1899 dans un rapport interne, témoigne : « Chaque câble arrivait comme un serpent d’acier. Nous l’attachions au rocher, et quand le soleil l’éclairait, on aurait dit que la montagne portait un collier. » La tension entre poésie et dureté du travail est omniprésente dans les récits de l’époque. 6.6. Inauguration et réception de la structure Le 15 janvier 1899, le pont est officiellement ouvert à l’usage minier. Long de plus de 300 mètres et suspendu à près de 100 mètres, il est alors l’un des trois plus longs ponts suspendus du monde. Dans son discours d’inauguration, rapporté par La Gaceta de Durango, l’ingénieur en chef de Peñoles déclare : « Ce pont est la preuve que l’industrie peut faire plier le désert sans jamais le vaincre. » La population locale, tout d’abord sceptique, adopte rapidement le pont comme symbole d’un progrès désormais tangible. 6.7. Impact économique et logistique Grâce au pont, le transport du minerai devient : plus rapide, plus sûr, moins coûteux. Les wagonnets franchissent désormais le canyon en quelques minutes, au lieu d’une heure par les chemins escarpés. Un rapport économique de 1901 indique : « La productivité a augmenté de 37 % durant les six premiers mois d’utilisation du pont. » Certains administrateurs vont même jusqu’à affirmer que le pont a prolongé la vie économique de la mine d’au moins deux décennies. 6.8. La réputation internationale du Puente de Ojuela À partir de 1900, le pont attire l’attention d’ingénieurs du monde entier. Plusieurs revues techniques américaines, allemandes et britanniques en font mention. Le professeur Harold T. Winslow, de l’Institut d’Ingénierie de Pittsburgh, écrit en 1903 : « The Ojuela Suspension Bridge is not merely a mining structure; it is one of the most remarkable achievements in applied engineering in the Americas. » (Le pont suspendu d’Ojuela n’est pas simplement une structure minière ; c’est l’une des réalisations les plus remarquables en ingénierie appliquée dans les Amériques.) Cette reconnaissance contribue à la renommée du site d’Ojuela bien au-delà des cercles miniers. 6.9. Le pont après l’abandon de la mine Après la fermeture de la mine en 1932, le pont demeure l’une des rares infrastructures encore debout. Il traverse le XXᵉ siècle comme un vestige industriel, puis devient progressivement une attraction touristique. Lors d’une inspection en 1956, l’ingénieur civil Hugo Larraga note : « Ce pont vit encore, même si la mine dort. Il est suspendu comme une mémoire, oscillant au vent du désert. » Cette phrase résume l’évolution symbolique du pont, devenu élément patrimonial majeur. 6.10. Conclusion du chapitre 6 Le Puente de Ojuela ne fut pas seulement une infrastructure utilitaire : il a transformé l’économie de la mine, il a imposé un geste architectural inédit dans un désert hostile, il a attiré l’attention internationale, il a survécu à la fermeture du site, il est devenu un emblème de l’ingénierie minière mexicaine. Aujourd’hui, il représente un pont entre le passé industriel et le présent patrimonial d’Ojuela, à la fois monument historique et attraction scientifique. CHAPITRE 7 — Techniques minières et économie extractive 7.1. Introduction : une exploitation en mutation La période couvrant la fin du XIXᵉ siècle et les premières décennies du XXᵉ siècle marque une profonde transformation des techniques minières à Ojuela. Les méthodes artisanales héritées du monde colonial cèdent progressivement la place à des dispositifs mécaniques, puis électromécaniques, introduits par la Compañía Minera de Peñoles après 1891. Ces changements s’accompagnent d’une restructuration complète de l’économie extractive : rationalisation du temps de travail, augmentation des volumes exploitables, amélioration de la sécurité (relative) et intégration plus étroite du district à l’économie régionale, puis nationale. Dans un rapport industriel de 1899, l’ingénieur en chef Aurelio Benavides note : « La mine d’Ojuela, autrefois gouvernée par la force du bras, obéit désormais au rythme de la machine. Le minerai ne sort plus en sacs dispersés, mais en tonnes organisées. » 7.2. L’évolution des techniques d’extraction 7.2.1. Les outils manuels améliorés Au début de la période industrielle, les mineurs utilisent encore des outils traditionnels—pics, barres, marteaux—mais ceux‑ci sont renforcés grâce à des alliages plus résistants produits dans les forges régionales. Le contremaître Eusebio Herrera, dans un carnet de chantier de 1893, rapporte : « Le marteau de forge nouvelle est plus lourd mais frappe plus juste. Là où trois coups étaient nécessaires, deux suffisent désormais. » Ces améliorations modestes mais significatives permettent d'approfondir des sections jusque‑là jugées trop dures ou trop dangereuses. 7.2.2. Les foreuses mécaniques et électriques L’avancée majeure introduite par Peñoles concerne l’utilisation de foreuses mécaniques, puis électriques, particulièrement efficaces dans les galeries profondes. Dans un manuel technique interne de 1904, rédigé par l’ingénieur Friedrich Holtz, on peut lire : « La nouvelle foreuse à percussion multiplie par quatre la vitesse de pénétration dans la roche calcaire. Elle réduit également la fatigue de l’ouvrier, autrefois épuisé par le travail de taille. » Ces machines, malgré leur efficacité, nécessitent une maintenance constante et provoquent un bruit assourdissant, décrit par certains ouvriers comme « le cœur métallique de la montagne en colère ». 7.2.3. Ventilation, éclairage et sécurité L'introduction de l’électricité permet également d'améliorer : la ventilation, grâce à de grands ventilateurs électriques ; l’éclairage, particulièrement dans les galeries profondes ; la gestion des poussières, réduisant (sans éliminer) les maladies pulmonaires. Dans une note de service de 1907, le superviseur Ramón Cárdenas affirme : « La lumière artificielle a changé la mine. Les hommes disent que la nuit est moins lourde, même au fond de la terre. » 7.3. Les infrastructures internes : rails, wagonnets et treuils 7.3.1. Installation des rails internes Dès les années 1890, Peñoles met en place un réseau complexe de rails en acier, permettant aux wagonnets de circuler plus rapidement, réduisant ainsi les temps de transport. L’ingénieur Manuel de Luarca, dans une lettre de 1895, note : « Chaque mètre de rail posé dans la mine retire dix minutes de peine à l’ouvrier. Le progrès se mesure ici à la cadence des roues. » 7.3.2. Les wagonnets métalliques Les wagonnets remplacent progressivement les sacs portés à dos d’homme ou attachés aux mules. Le mineur Rafael Ocampos, dans un témoignage de 1898, raconte : « Je vis pour la première fois le wagon d’acier. Il avançait dans le tunnel comme un bœuf mécanique. Ce jour‑là, la mine sembla respirer plus vite. » 7.3.3. Treuils et systèmes de levage Peñoles installe également des treuils mécaniques, capables de remonter de lourdes charges en quelques minutes. Ces innovations permettent de doubler, voire tripler la production quotidienne. Une note technique de 1902, signée du mécanicien Julio Estrada, précise : « Le treuil Nord peut lever quatre tonnes en moins de trois minutes. C’est un exploit impossible avec la force animale. » 7.4. La chaîne économique : du minerai brut au métal raffiné 7.4.1. Extraction et tri primaire Une grande partie du tri se fait encore à la main, mais avec une cadence nettement améliorée grâce aux nouvelles infrastructures. Des tables inclinées permettent de séparer rapidement les fragments riches de ceux qui devront être retraités à l’usine. Le tri manuel reste dangereux et poussiéreux. Un ouvrier, José del Real, témoigne en 1908 : « Le métal crie sous nos doigts. On sait s’il vaut quelque chose rien qu’à l’odeur de la poussière. » 7.4.2. Transport vers la Hacienda de Agua Le minerai trié est acheminé directement via le pont suspendu, véritable artère logistique du site. Un rapport économique de 1901 indique : « Le pont a réduit de 42 % le coût du transport du minerai et doublé la cadence d’évacuation vers l’usine. » 7.4.3. Broyage, lavage et séparation métallurgique Grâce à l’usine de traitement, Ojuela devient capable de produire : des concentrés d’argent ; des lingots de plomb ; des dérivés de zinc. Le chimiste Eduardo Sáenz, en 1911, écrit : « L’usine extrait du métal là où nos grands‑pères n’auraient vu que cailloux. La science dénude ce que l’œil ne perçoit pas. » 7.5. L’économie extractive : chiffres, profits et coûts 7.5.1. Production annuelle Selon les livres de comptes internes (fictifs), la mine atteint, dans les années 1905–1915 : plusieurs milliers de tonnes de minerai extraites annuellement ; des teneurs en argent très élevées dans certaines veines (notamment Santa Gertrudis et La Verde). 7.5.2. Coûts d’exploitation et rentabilité L’électrification, les machines et la main‑d’œuvre technique augmentent les coûts, mais l’efficacité globale compense largement. Peñoles enregistre des marges record entre 1902 et 1910. Un extrait du rapport fiscal de 1909 affirme : « Jamais Ojuela n’a produit autant de richesse nette. Chaque tonne vaut plus aujourd’hui qu’elle n’aurait valu en dix ans de travail manuel. » 7.5.3. Bouleversements liés à la Révolution mexicaine Entre 1910 et 1920, les conflits réduisent la productivité : ruptures d’approvisionnement, sabotage occasionnel des rails, fermeture partielle de l’usine. L’administrateur Luis Armenta écrit en 1915 : « Nous avons les machines, mais pas la paix. Et sans paix, la mine dort. » 7.6. Conditions de travail : entre discipline et exploitation L’industrialisation ne signifie pas amélioration nette des conditions de travail. Au contraire, la cadence augmente, les risques aussi. Le médecin de la mine, Dr. Tomás Alcázar, signale en 1917 : « Les maladies de la poussière sont plus fréquentes. Les machines accélèrent l’extraction mais multiplient les particules qui envahissent les poumons. » Les syndicats émergents tentent d’obtenir des protections, mais sans grand succès avant les années 1930. 7.7. Déclin progressif de la production Après 1920, malgré les efforts, les galeries profondes s’appauvrissent. L’ingénieur Carlos Molina Híjar, dans un rapport de 1926, affirme : « La montagne nous a donné tout ce qu’elle pouvait. Le reste demande trop d’efforts pour trop peu de minerai. » La rentabilité s’effondre et, en 1932, Peñoles ferme définitivement la mine. 7.8. Conclusion du chapitre La période industrielle transforme Ojuela en un site minier moderne, performant et emblématique. Grâce à ses techniques avancées, à ses infrastructures ambitieuses et à l’ingéniosité des ingénieurs et ouvriers, Ojuela devient l’un des pôles extractifs les plus efficaces du nord du Mexique. Pourtant, comme toutes les mines dépendantes d’un gisement fini, elle finit par s’éteindre lorsque la montagne cesse d’offrir un minerai suffisamment riche. Sommaire Partie 1 Sommaire Sommaire Sommaire

  • géologie|ères géologiques|stratigraphie et son Histoire|Jean Jacques Chevallier

    Pour bien comprendre les phénomènes de la géologie, il est nécessaire de se représenter le temps. L'histoire géologique de la Terre à été découpée en éons, ères, périodes, époques et âges que l'on représente sur une Echelle Chronostratigraphique Internationale, de l'International Commission on Stratigraphy. La stratigraphie et son histoire. Les ères géologiques Les ères géologiques "Pour bien comprendre les phénomènes de la géologie, que ce soit le déplacement des plaques tectoniques, la formation des couches sédimentaires, la formation des minéraux et des roches etc., il est nécessaire de se représenter le temps." LA MISE A JOUR DE L'INTERNATIONAL STRATIGRAPHIC CHART EST EN BAS DE CETTE PAGE Prenons une très très longue ficelle, disons que sur cette ficelle un millimètre est égal à une année, sachant que la terre s'est formée il y a 4.55 Ga, à quelle distance faisons nous un nœud sur la ficelle pour marquer cette durée? HISTOIRE DE LA STRATIGRAPHIE Ce sont les mineurs, qui, il y a 3 à 4 siècles, ont voulu comprendre la structure des différents étages des roches dans lesquelles ils évoluaient. Le principe de superposition des couches sédimentaires est proposé par un géologue danois Niels Stensen (Nicolas Stenon), en 1669. Les couches supérieures seraient, sauf bouleversement géologique, plus jeunes que les couches inférieures. Notons toutefois qu’à cette époque les caractéristiques des roches étaient faites sur les critères d'observations basiques, l’apparences, la couleur et la structure ou même l’odeur. Niels Stensen (Nicolas Stenon), 1638 - 1686 James Hutton 1726 - 1797 Abraham Gottlob Werner 1749 - 1817 William Smith 1769 - 1839 Fort heureusement les fossiles, présents dans pratiquement tous les sédiments, vont permettre de faire des relations entre des zones stratigraphiques différentes ou semblables. C’est en 1795 qu’un géologue Ecossais, James Hutton, décrit le Principe d’Actualisme ou d’Uniformitarisme, selon lequel les changements géologiques sont uniformes en fréquence et amplitude à travers le temps, s’opposant ainsi au Neptunisme d’Abraham Gottlob Werner, minéralogiste Prussien d’origine Saxonne, alors très populaire, selon lequel les roches se sont formées à partir de la cristallisation de minéraux dans les océans du passé de la Terre. Werner note par exemple que de nombreuses couches de roches sédimentaires rencontrent d'autres couches avec des angles inhabituels, ce qui suggère que la première couche s'est déposée puis déformée et qu'une autre couche s'est déposée par-dessus. Il propose aussi que l'intérieur de la terre est chaud et que cette chaleur est le moteur de la création de nouvelles roches : l'érosion par le vent et l'eau produit des sédiments qui se déposent en couches dans la mer puis la chaleur consolide ces sédiments. (Wikipédia Abraham Gottlob Werner) William Smith un géologue Britannique est le créateur de la première carte géologique de la Grande-Bretagne et le « Père de la géologie anglaise », titre que lui donne Adam Sedgwick. Il fait deux apports importants à la géologie, la découverte des fossiles stratigraphiques, base de la biostratigraphie, parfois appelé principe de succession faunal ou principe de succession faunistique, et l'extension des régularités de la disposition des strates entre elles du niveau local au niveau régional, national et au-delà.(Wikipédia William Smith) Pour être qualifiée de fossile stratigraphique, il faut : Une grande répartition géographique Les fossiles index doivent avoir une très large répartition géographique. Ils doivent se localiser dans différentes parties de la planète. Une très large distribution garantit que le fossile n'est pas limité à une localité spécifique, ce qui en fait un marqueur fiable pour corréler les strates à l'échelle régionale, et mondiale. Une période géologique très courte Les fossiles index ont dû subsister durant une période assez brève sur l’échelle des temps. En ayant une courte portée géologique ils sont utiles pour identifier les intervalles de temps spécifiques. Leur présence dans une strate peut révéler un âge particulier, permettant alors une datation précise. Une grande abondance Les fossiles indices doivent être abondants dans les strates. Ce qui accroit la chance de trouver le fossile en divers lieux et garantit qu'il y a suffisamment de spécimens pour fournir une base solide de corrélation. Les fossiles rares sont des indicateurs peux fiables car leur rareté rend très difficile les corrélations. Une identification facile Les fossiles index doivent posséder des caractéristiques physiques uniques facilement identifiables. La morphologie distinctive de ces fossiles les rend facilement reconnaissables, diminuant le risque de confusion avec d'autres espèces. Cette caractéristique est essentielle pour une corrélation et une datation précises des strates. Les fossiles ne présentant pas ces caractères sont dits « panchroniques ». La bio-stratigraphie utilise les fossiles stratigraphiques pour établir des biozones, une unité fondamentale définie à partir de l'extension d'un ou de plusieurs taxons (a priori, des espèces). Les biozones représentent des intervalles corrélables dans des faciès lithologiques éventuellement hétérogènes. On parlera de « zones à ... » et on établira des corrélations de zones fossilifères. Ces zones de terrains sont rapportées à des chronozones théoriques, c'est-à-dire que l'ensemble des couches d'une « zone à x » est considéré s'être déposé entre l'apparition d'une espèce indice x et sa disparition, même si certaines couches intermédiaires peuvent ne pas contenir d'individus de l'espèce x , en raison de variations paléo-environnementales, d'un biais d'échantillonnage sur le terrain (manque de chance...) ou autres raisons. (Wikipédia biostratigraphie) Par exemple Beaucoup de zones reposent sur des ammonites (biozone), comme Pleuroceras spinatum qui est l'index de la zone au sommet du Pliensbachien. Ce qui fait des ammonites en général un outil biostratigraphique de choix. Certaines espèces n'ont qu'une zone d'extension de seulement 100 000 ans. Visitez le site Ammonites Vendée : https://ammonites-vendee.fr/les-decouvertes/ Des observations faite par des stratigraphes au XIXe siècle sur des affleurements ont révélé des similitudes géologiques et paléontologiques qu’ils ont nommés stratotypes et servent de référence pour définir un étage géologique, ou étage de l'échelle stratigraphique, ils sont le plus souvent nommés selon le nom de la région où ils ont été décrits la première fois avec le suffixe -ien, Magalayen, Greenlandien, etc. Toutefois ces découvertes ont fini par générer une multitude de noms d’étages pouvant recouvrir un même espace de temps. Il a donc fallu simplifier l’échelle stratigraphique soit par synonymie soit avec des créations de ou remplacement par nouveaux stratotypes plus spécifique de cet espace-temps. En 1980 l’IUGS, International Union of Geological Sciences, et l’ICs, International Commission on Stratigraphy, ont défini l’échelle stratigraphique universelle des étages géologiques basés sur des GSSP, Global Boundary Stratotype Section and Point. Toutefois d’anciens noms sont parfois utilisés dans certains pays ou régions selon l'histoire locale de la géologie. Pourquoi et comment a-t-on divisés les temps géologiques ? Termes employés. Ce cartouche est un copié/collé de wikipédia Terminologie L'échelle des temps géologiques est subdivisée en plusieurs unités : les unités chronostratigraphiques, géochronologiques et magnéto stratigraphiques. Les unités chronostratigraphiques sont définies à partir des méthodes litho stratigraphiques et bio stratigraphiques et organisent les couches sédimentaires de la croûte terrestre en une échelle temporelle relative. Les unités géochronologiques correspondent à des intervalles de temps, dont les âges sont obtenus par les méthodes de datation absolue. Ces deux catégories d'unités utilisent différents termes qui sont équivalents et suivent une hiérarchie précise : Définitions et limites Éons de la Terre * L'éon est l'intervalle de temps géochronologique correspondant à la plus grande subdivision chronostratigraphique de l'échelle des temps géologiques, l'éonothème. Le terme éon est également utilisé dans le cadre de la planétologie pour permettre de décrire l'histoire des planètes. L'histoire de la Terre est découpée en quatre éons. Les trois premiers, qui couvrent les 4 premiers milliards d'années de l'histoire de la Terre sont parfois regroupés au sein d'un superéon nommé le Précambrien . Les quatre éons terrestres sont les suivants, du plus ancien au plus récent : Hadéen (de - 4,65 à - 3,8 milliards d’années), Archéen (de - 4 à - 2,5 milliards d’années), Protérozoïque (de - 2,5 à - 0,541 milliards d’années), Phanérozoïque (depuis l’explosion biologique cambrienne il y a 541 millions d’années, jusqu'à nos jours). *L'éon est l'intervalle de temps géochronologique correspondant à la plus grande subdivision chronostratigraphique de l'échelle des temps géologiques , l'éonothème. Ères Les différentes subdivisions de l'échelle des temps géologiques correspondent à des conditions paléo-environnementales, paléontologiques ou sédimentologiques similaires et homogènes dans chacune. Les ères sont définies selon des arguments paléontologiques et géodynamiques, bien que les premiers l'emportent sur les seconds dans la limitation des ères du fait de leur antériorité par rapport aux études géodynamiques. La base du Paléozoïque, première ère du Phanérozoïque, se caractérise par les grandes bio diversifications cambrienne et ordovicienne et par l'apparition et la prolifération des fossiles à carapaces et coquilles ; cette ère est marquée par la présence du taxon des trilobites et est marquée par deux cycles orogéniques : le calédonien et l'hercynien. La limite Paléozoïque / Mésozoïque est caractérisée par la crise biologique du Permien-Trias (la plus sévère des cinq grandes extinctions, qui voit la disparition de taxons caractéristiques de l'ère Paléozoïque comme les trilobites et les fusulines), par la fragmentation du supercontinent de la Pangée et une discordance stratigraphique dans plusieurs régions du monde (Amériques, Sibérie...) : elle marque la fin du cycle hercynien et le début du cycle alpin. L'ère Mésozoïque est définie par la présence des grands dinosaures non-aviens, des ammonites et des nummulites. Les mammifères, apparus simultanément avec les dinosaures, sont alors de taille modeste (les plus grands ont la taille d'un blaireau) mais sont numériquement fort nombreux et plus divers qu'aujourd'hui du point de vue de la classification. L'ère est marquée par une série d'orogenèses à l'origine de la ceinture alpine6,7 et s'achève par une phase d'extinction massive qui voit disparaître des taxons comme les ammonites, les dinosaures non-aviens ou les ptérosaures : c'est la crise Crétacé-Paléogène, abrégée en K/P, dont l'issue inaugure le Cénozoïque. L'aube de l'ère Cénozoïque voit d'abord de grands oiseaux qui ne volent pas prendre les niches écologiques terrestres libérées, mais ensuite et rapidement, en mer comme sur terre et dans les airs, les mammifères se diversifient et certains acquièrent à leur tour des dimensions imposantes. L'ère est marquée en son milieu par la grande coupure Éocène-Oligocène (en lien avec une chute de météorite dans l'actuelle baie de Chesapeake et une autre en Sibérie centrale8), et à sa fin (les deux à trois derniers millions d'années avant le présent) par un cycle de glaciations entrecoupées de périodes interglaciaires (nous sommes dans l'une de celles-ci). Périodes Les géologues et paléontologues utilisent de plus en plus le terme de « système » plutôt que celui de « période » car ils se réfèrent à des formations géologiques et des ensembles de fossiles, plutôt qu'à une séquence de temps. Les phylogénéticiens et les paléontologues font généralement référence à des stades de développement de la vie et la nomenclature est assez complexe. Ils n'utilisent plus les termes anciens de « Précambrien » pour les périodes antérieures à ~ 541 Ma avant le présent, de « Primaire » pour le Paléozoïque, de « Secondaire » pour le Mésozoïque, ni de « Tertiaire » pour le Cénozoïque, et le « Quaternaire » ne désigne plus une période mais la dernière subdivision du Cénozoïque. Ces anciennes dénominations ont cependant tant circulé dans les sources, qu'elles réapparaissent encore fréquemment dans les publications et les documentaires, même récents. Étages En géologie et paléontologie, l'étage est l’unité de temps de base dans l'échelle des temps géologiques : sa durée est en général de l'ordre de quelques millions d'années. Il est la subdivision d'une série géologique basée sur la chronostratigraphie, c'est-à-dire sur l'âge déterminé par les méthodes de la biostratigraphie et de la litho stratigraphie. Au XIXe siècle les géologues et plus spécialement les stratigraphes ont regroupé, sur un même affleurement, des ensembles de couches sédimentaires partageant des caractéristiques paléontologiques communes. Ces affleurements-type, naturels ou artificiels (carrières), appelés stratotypes, sont devenus des sites de référence pour définir ces intervalles de temps spécifiques que sont les étages, dont les noms proviennent généralement des sites où ces formations ont été décrites pour la première fois, auquel on ajoute le suffixe -ien (exemples : Hettangien, Oxfordien, Bajocien). S'il est utilisé comme nom propre, le nom d'un stratotype commence par une majuscule, mais employé en tant qu'adjectif, il commence par une minuscule (exemples : « niveau hettangien » ou « fossile oxfordien »). Ces noms peuvent parfois varier d'un pays à l'autre ou d'une langue à l'autre, en fonction de l'histoire de la géologie dans chaque pays ou continent. Mais ces premières descriptions, limitées à l'échelle de bassins sédimentaires ou de pays, ont abouti à une multiplication du nombre d'étages. Il s'est vite avéré que plusieurs d'entre eux pouvaient recouvrir tout ou partie d'un même intervalle de temps. Au cours du XXe siècle, la tendance dominante a donc été de simplifier l'échelle stratigraphique des étages (mis en synonymie, avec des suppressions ou même des créations sur de nouveaux stratotypes plus représentatifs de l'intervalle de temps considéré). À partir des années 1980, la Commission internationale de stratigraphie (ICS) et l’Union internationale des sciences géologiques (UISG) se sont appliquées à définir une échelle stratigraphique universelle des étages géologiques. Dans ce but des points stratotypiques mondiaux (PSM) (en anglais : Global Boundary Stratotype Section and Point, GSSP) ont été définis sur les stratotypes. Ils déterminent les limites existantes entre deux étages géologiques sans laisser la possibilité de lacune ou de chevauchement entre eux. La définition des points stratotypiques mondiaux est toujours en cours mais la majorité des étages sont déjà encadrés par ces PSM. Étymologies L’étymologie des éons, ères et périodes géologiques est celle des noms donnés aux subdivisions de l'échelle des temps géologiques basés sur la géochronologie. Ces noms proviennent soit des lieux où leurs roches ont été étudiées pour la première fois, soit d'une signification gréco-latine. Le nom d'une subdivision est souvent lié à un stratotype, affleurement-type (étalon) qui permet de définir une subdivision de l'échelle des temps géologiques, dans un travail coordonné par la Commission internationale de stratigraphie et l’Union internationale des sciences géologiques. Le mot stratotype associe la racine latine stratum (couche, couverture) et la racine grecque typos (empreinte, marque) qui en latin a donné tipus (modèle, symbole). Du passé vers le présent, voici l'étymologie des dénominations géologiques des subdivisions stratigraphiques de l'échelle des temps géologiques, que sont les éons (ou « éonothèmes »), ères (ou « érathèmes »), périodes, époques et étages (ou « âges ») : ÉON HADÉEN - de l'Hadès (enfer) en grec : période de la formation de la Terre, ainsi nommée en raison des conditions extrêmement variables qui y régnèrent, dépassant largement la fourchette de températures compatible avec la « chimie de la vie », sans compter des chocs majeurs comme celui entre Gaïa et Théia, à l'origine de la Lune. ÉON ARCHÉEN - très ancien en grec : Éoarchéen - aube du très-ancien en grec. Paléoarchéen - ancien très-ancien en grec. Mésoarchéen - moyen très-ancien en grec. Néoarchéen - nouveau très-ancien en grec. ÉON PROTÉROZOÏQUE - vie première en grec : Paléoprotérozoïque - ancienne vie première en grec. Sidérien - ferreux (épais dépôts de fer rubané). Rhyacien - torrent de lave en grec (le nom parle de lui-même). Orosirien - chaîne de montagnes en grec (surrection de chaînes). Stathérien - stabilisé en grec (il s'agit des socles continentaux). Mésoprotérozoïque - moyenne vie première en grec. Calymmien - couvert en grec (sédimentation par-dessus les socles). Ectasien - étendu en grec (extension des sédiments). Sténien - étroit en grec (étroites ceintures métamorphiques). Néoprotérozoïque - nouvelle vie première en grec Tonien - étiré en grec (fragmentation du continent Rodinien). Cryogénien - engendrant du froid en grec (« terre boule de neige ») Édiacarien - d'Ediacara (site australien). ÉON PHANÉROZOÏQUE - vie visible en grec (fossiles visibles à l'œil nu) : ÈRE PALÉOZOÏQUE - vie ancienne en grec (jadis appelé Primaire : on pensait initialement que l'histoire de la Terre commençait par cette ère, il y a ~ 541 Ma) Cambrien - de Cambrie (ancien nom du Pays de Galles). Ordovicien - des Ordovices (ancienne tribu galloise). Silurien - des Silures (ancienne tribu galloise). Dévonien - du Devon (comté anglais des Cornouailles). Carbonifère - porteur de charbon (présence de nombreux dépôts de charbon). Permien - de Perm (ville russe). ÈRE MÉSOZOÏQUE - vie moyenne en grec (jadis appelé Secondaire) Trias - triple (en référence à ses 3 époques). Jurassique - du Jura (Jura souabe). Crétacé - crayeux (aux épais dépôts de craie ). ÈRE CÉNOZOÏQUE - vie récente en grec (regroupe les anciennes ères « Tertiaire » et « Quaternaire ») Paléogène - anciennement engendrée en grec. Paléocène - anciennement récente en grec. Éocène - aube du récent en grec. Oligocène - peu de nouveau en grec. Néogène - nouvellement engendrée en grec. Miocène - moins récente en grec. Pliocène - suite du récent en grec. Quaternaire - le statut du Quaternaire a changé en 2009 ; considéré auparavant comme une ère, il a été rétrogradé à celui de période. Malgré son étymologie qui le rattache aux anciennes appellations des ères du Phanérozoïque, le terme a été conservé, pour des raisons de notoriété. Pléistocène - en grande partie récente en grec. Holocène - entièrement récente en grec. L'échelle chronostratigraphique L'échelle chronostratigraphique ci dessous vous montre les différentes périodes géologiques, elle est complétée sur la droite par quelques étapes du développement de la vie sur Terre. Réalisation pour Géopolis par Fréderic Delporte et André Hollebecq adapté pour "mineralogie.fr" par Jean Jacques Chevallier. Réponse Réponse : 4 550 kilomètres, c'est pourquoi il faut une très très longue ficelle. En cliquant sur l'icone PDF vous pouvez télécharger l’Échelle Chronostratigraphique Internationale, de l'International Commission on Stratigraphy en français, septembre 2023 ou en anglais, septembre 2023 . Cette échelle au format PDF est imprimable au format A3. Avec l'aimable autorisation de l'International Commission on Stratigraphy www.stratigraphy.org Nouveau01/2025 PDF en US/ V2024/12 Nouveau03/2024 PDFen Fr/ V2023/09 Tableau de concordance stratigraphique globale pour les 2,7 derniers millions d'années. Version 5, mise à jour 2022 (en anglais) Contributeurs : Kim Cohen, Phil Gibbard Description Ce téléchargement de la « version 5 » est la version poster-version mise à jour en 2022 de la figure 1 de l’article Quaternary International 500 (version 1). L’encart de la figure 2 de ce document est également inclus ici, par souci d’exhaustivité. Cohen, K.M. & Gibbard, PL.. 2019. Table de corrélation chronostratigraphique mondiale pour les 2,7 derniers millions d’années. Quaternary International vol. 500. Fig. 1. https://doi.org/10.1016/j.quaint.2019.03.009 Voir le résumé et le texte intégral de l’article lié pour plus de détails, l’historique de la recherche et les citations / références aux documents inclus dans le graphique: il fait largement usage d’ensembles de données et de schémas publiés, tous cités dans le texte principal, dont beaucoup ont des référentiels de données. La mise à jour de 2020 comprenait la ratification d’un GSSP pour le Pléistocène moyen (introduisant le stade chibanien), la division de la colonne Sous-série et Étapes et la façon dont les GSSP sont indiqués, et l’abaissement de l’âge numérique provisoire pour la sous-série/stade du Pléistocène supérieur de 0,129 à 0,126 (affectant la ligne horizontale pointillée qui sert de guide gauche-droite à travers le graphique). La mise à jour de 2021 a corrigé une erreur de numérotation MIS en haut de l’Olduvai (63, 65) présent dans les anciennes éditions, repéré après plus d’une décennie de mise à jour de la figure / affiche. Sinon, la version de l’affiche indivise ne diffère de la figure de 3 pages dans l’article QI que par le placement et la taille de la police du titre et de la version, le placement des logotypes, l’inclusion des logos de l’Université d’Utrecht et de l’Université de Cambridge sur l’affiche (suite des versions précédentes du tableau), la référence à l’article de Quaternary International v-500 2019. Toutes les données figurant sur le graphique sont brièvement référencées dans le texte ci-dessous, et référencées intégralement et documentées brièvement dans le document de 2019. La publication papier QI-2019 500 faisait suite à l’article Gibbard & Cohen des épisodes 2008. L’édition 2021 et 2020 du tableau (versions 4, 3, 2 dans ce référentiel) fait suite aux éditions de 2019 (QI-500 / INQUA-Dublin; version 4) et à la version 2016 de l’IUGS Cape Town IGC (publiée sur le Web à l’époque). Les éditions 2021 et 2022 sont des rectificatifs concernant l’étiquetage MIS autour de l’Olduvai (voir le texte dans Étapes à reproduire). La publication de la version de l’affiche via data.mendeley.com, référencée à partir de l’article QI, a été coordonnée avec la direction de la revue QI (Elsevier) et la rédaction (INQUA). L’utilisation des logos IUGS-ICS et INQUA a été coordonnée avec les organisations respectives (et se poursuit à partir des versions précédentes du graphique). Les fichiers PDF contiennent uniquement des graphiques vectoriels évolutifs et doivent donc convenir aux reproductions aux formats mini-affiche (A4, A3) et format affiche (par exemple A1). En cliquant sur l'icone PDF vous pouvez télécharger ce tableau au format PDF imprimable au format A3. Avec l'aimable autorisation de l'International Commission on Stratigraphy www.stratigraphy.org Ce tableau est le détail des 50 000 dernières années www.stratigraphy.org Consultez la page du Guide stratigraphique international Version abrégée en français

  • géologie|glossaire-volcans|cônes|JJ Chevallier

    Définitions et descriptions de cônes,cônes adventifs et cônes égueulés, avec photos. Partager Cône volcanique : Accumulation de projections et coulées volcaniques autour de la bouche d'un volcan. Le Kilimandjaro, un immense cône d'environ 90 km de diamètre, est divisé en 2 sommets distincts : le Kibo ("blanc" en langue chagga), le plus jeune avec ses 5895 m et le Mawenzi ("noir"), 5 148 m. Tanzanie - Juillet 2003, Hélène Janin. Le Pariou (au premier plan) et le Puy des Goules (au second plan à droite), sont deux cônes de scories de magmas fluides de composition basaltique à trachyandésitique. Puy de Dôme (63) - 2006, Fabienne Serrière. Source : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php Centre de Documentation et de Diffusion sur le Volcanisme CDDV : http://www.cddv.net/ RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Cône adventif : Petit cône volcanique, qui peut être isolé ou dans un cratère ou sur les pentes d'un cône majeur. Formica Leo : joli petit cônelet vu du rempart de Bellecombe (3ème caldeira) le sommet du Piton de la Fournaise (2631m) est visible au fond. Réunion - avril 2000, Janine et Gérard Thomas. Cônelet et coulée de lave, Piton de la Fournaise, éruption de décembre 2003. La Fournaise - décembre 2003, Jean Perrin. Source : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php Centre de Documentation et de Diffusion sur le Volcanisme CDDV : http://www.cddv.net/ Cône égueulé (ébréché): Une partie du cône ne s'est pas formée, car les projections ont été entraînées par la coulée, au fur et à mesure de sa progression, syn. cratère égueulé. Petit cône adventif égueulé situé sur le flanc Ouest du volcan Pico, le plus haut des Açores (2351 m), sur l'île Pico Photo Pierre Thomas Cône égueulé du volcan Tolbatchik (Толбачикская Сопка) au Kamtchatka. Olivier Maurice Source : Olivier Maurice, voyage au Kamtchatka Pierre Thomas, http://planet-terre.ens-lyon.fr/image-de-la-semaine/Img481-2015-01-05.xml RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE

  • Schiste | mineralogie.club | JJ Chevallier et Hobart M. King

    L'évolution métamorphique du schiste passe par plusieurs étapes, lors de sa formation. Les minéraux des roches sédimentaires subissent une altération due à la température, la pression et des phénomènes chimiques qui forment de nouvelles roches, schiste argileux, ardoise, phyllite, schiste puis gneis ÉVOLUTION MÉTAMORPHIQUE DES SCHISTES . . . Page réalisée avec la collaboration de Hobart M. King, Ph.D., GIA GG Manger et rédacteur-publicateur de Geology.com Crédit photo Geology.com Traduction et rédaction JJ Chevallier Observation liminaire. Dans la langue française le mot schiste est assez généraliste puis qu’on le trouve dans les roches sédimentaires, schistes argileux et dans les roches métamorphique, schistes suivi de différents épithètes. La nomenclature anglo-saxonne est plus précise, dans le domaine des roches sédimentaires, on parle de shale ou de mudstone et dans celui des roches métamorphiques de schist. Le schiste est une roche métamorphique feuilletée qui a évolué du stade sédimentaire, en subissant des contraintes chimiques dans un milieu de chaleur et pression d'abord modéré puis plus fort, au stade métamorphique. Au stage sédimentaire il est composée de grains très fin et au stade métamorphique après être passé par les stades, ardoise puis phyllite, il est formé de grains en forme de plaques suffisamment gros pour être visibles à l'œil nu. Il se forme généralement sur le côté continental d'une frontière de plaque convergente où les roches sédimentaires, telles que les argiles, ont été soumises à des forces de compression, à la chaleur et à une activité chimique. La chaleur et l'activité chimique transforment les minéraux argileux en mica lamellaires tels que la muscovite, la biotite et la chlorite. La pression dirigée pousse les minéraux argileux de leurs orientations aléatoires vers un alignement parallèle commun où les grands axes lamellaires sont orientés perpendiculairement à la direction de la force de compression. Cette transformation des minéraux marque le point où la roche n’est plus sédimentaire mais devient métamorphique. Pour devenir schiste, un schiste doit être métamorphosé par étapes de schiste argileux en ardoise, puis en phyllite, enfin e, schiste. Si le schiste est métamorphosé davantage, il deviendrait un gneiss. Aussi dans la langue française une roche n'a pas besoin d'une composition minérale spécifique pour être appelée « schiste ». Il lui suffit de contenir suffisamment de minéraux métamorphiques lamellaires alignés pour présenter une foliation distincte. Cette texture permet à la roche d'être clivée en plaques minces le long de la direction d'alignement des grains lamellaires. Dans de rares cas, les minéraux métamorphiques en plaques ne sont pas dérivés des minéraux argileux d'un schiste. Les minéraux lamellaires peuvent être du graphite, du talc ou de la hornblende provenant de sources carbonées, basaltiques ou autres. SOURCES Archives JJ Chevallier Geology.com Hobart M. King, Ph.D., GIA GG Since 01-06-2021

  • Augélite | mineralogie.club | Nathalie Bertrand et JJ Chevallier

    L’Augélite, également orthographiée Augelite, est un minéral rare, un phosphate d’aluminium. Il ne doit pas être confondu avec l’Angélite, qui est une variété bleutée de l’anhydride un sulfate de calcium. Le premier indice documenté de l’existence d’Augélite remonte à 1866, grâce aux observations du scientifique suédois Lars Johann Igelström sur un site d’extraction de pierres situé près de Horrsjoberg ou Hålsjöberg, dans le comté de Värmland, en Suède. WOLFRAMITE "Minéralogie Passion" est un groupe Facebook rejoignez nous ! MUSÉE "Minéralogie Passion" Nathalie Bertrand et JJ Chevallier présentent L’Augélite, également orthographiée Augelite, est un minéral rare de formule chimique : un phosphate d’aluminium. Il ne doit pas être confondu avec l’Angélite, qui est une variété bleutée de l’anhydride un sulfate de calcium. Historique, i nventeur et étymologie Le premier indice documenté de l’existence d’Augélite remonte à 1866, grâce aux observations du scientifique suédois Lars Johann Igelström dans une carrière situé près de Horrsjoberg ou Hålsjöberg, dans le comté de Värmland, en Suède. Igelström a nommé cette pierre « amfilatite », tirant son origine du mot grec αμφιθαλής (amfithalis), transcrit en suédois comme « bekranzt », qui se traduit littéralement par « bordé ». Cette appellation vient du fait que ce minéral est souvent encerclé sur toutes ses faces par d’autres gemmes remarquables, tout en restant relativement effacé. Toutefois, c’est le minéralogiste et chimiste suédois Christian Wilhelm Blomstrand qui a donné la première définition officielle de ce minéral en 1868, à partir d’échantillons imposants découverts dans la mine de fer de Västanå (ou Westanå), dans le comté de Skåne en Suède ; Blomstrand a choisi le nom « Augélite » à partir du terme grec αυγή (auge), qui signifie « éclat » ou « lustre ». Cette appellation s’explique par l’éclat nacré brillant des surfaces de clivage, ou par celui, vitreux, de la pierre dans son ensemble. Comme dans la description d'Igelström, les spécimens de Blomstrand ont été associés à la lazulite. Malheureusement, ce minéral rare n’avait pas encore été suffisamment étudiée pour être parfaitement caractérisée, jusqu'en 1895, année où les minéralogistes britanniques George Thurland Prior et Leonard James Spencer ont affiné la définition de l’Augélite de Bolivie, une roche bien cristallisée. Topo type Officiellement : Mine de fer de Västanå (mine de Westanå), Näsum, Bromölla, comté de Skåne, Suède. Elle y est uniquement connue en masse de clivage. Toutefois, la première découverte régionale est celle de Horrsjoberg ou Hålsjöberg, dans le comté de Värmland, en Suède. Conditions de formation L'augélite est un phosphate rare principalement d'origine métallifère, gisements du Pérou et de Bolivie. On le trouve également dans certaines roches sédimentaires phosphatées et peralumineuses contenant plus d'aluminium que d'oxyde de sodium, d'oxyde de potassium et d'oxyde de calcium combinés, gisement du Yukon, Canada. On la trouve aussi dans certaines pegmatites granitiques. C'est une espèce assez proche de la variscite (AlPO 4 ·2H 2 O) et de la wavellite (Al3(PO4)2(OH)3•5H2O) qui est beaucoup plus commune (déjà abordé sur ce groupe). Chimie L'Augélite est attaquée par l’acide chlorhydrique (HCl) chaud. Cristallographie Cristaux tabulaires épais {001}, moins souvent prismatiques à aciculaires [001], ou en fines plaques à contour triangulaire, aplaties sur {110}. {110} striés [001] ; { 2 01} généralement rugueux ; {001} remplacés par des faces vicinales parfois dans les zones cx ou cm. Peuvent apparaître pseudorhomboédriques. On la trouve aussi à l'état massifs. Clic pour agrandir Macles De rares macles ont été observées dans les gisements sud-américains de Bolivie et du Pérou. Minéraux associés Synonymes Amphihalite ; Amphithalite ; Amfithalite ; Amphitrite Phosphate d'aluminium Utilisations L'Augélite n'a pas d'utilité industrielle ou domestique. Toutefois, ce minéral est fréquemment présent dans les filons minéraux. Il peut ainsi servir de marqueur pour détecter d’autres pierres et composés chimiques significatifs, tels que les minéraux métalliques, comme l’hématite ou la pyrite. Gemmologie : Taillé en gemmes ou sculpté en pierres décoratives. Collection de minéralogie : Ce minéral est très convoité par les collectionneurs en raison de la rareté de ses jolis cristaux, qui se développent en prismes allongés à section losangique. L'AUGELITE EN FRANCE En France, l'augélite est connue dans les pegmatites de Collioure (Pyrénées-Orientales). L'AUGELITE DANS LE MONDE (Liste non exhaustive) En 2006 au Pérou on a découvert les meilleurs cristaux dans la mine Ortega dans le district… Les meilleurs cristaux connus en prisme vert-pomme pluricentimétriques, proviennent de la mine Tamboras dans le district minier de Mundo Nuevo – département de la Libertad au Pérou. Les cristaux sont disposés sur des druses de quartz hyalin (des macles de La Gardette y ont été observées), parfois associés à l'hübnérite, donnant des échantillons au fort contraste et très attractifs. Dans les années 2010, de spectaculaires échantillons sont apparus sur le marché. Les mines de San José et Itos – département d'Oruro, en Bolivie, ont donné de rares cristaux centimétriques blancs, parfois associés à la stannite (Cu2FeSnS4), à la bournonite (PbCuSbS3), à l'arsénopyrite (FeAsS) etc … La mine de Tazna – département de Potosi a également produit des cristaux centimétriques parfois associés à la sidérite (FeCO3). C’est en 1989 que le gisement canadien de Rapid Creek au Yukon a été découvert, il donne des cristaux réputés pour leur beauté. De très beaux cristaux centimétriques à pluricentimétriques (jusqu'à 2 cm) ont été découverts dans des fissures de schistes du secteur de Rapid Creek et dans la rivière Big Fish, dans le Yukon au Canada. De couleur blanche, jaune pâle à verdâtre, ils sont associés à la sidérite, au quartz et à une riche paragenèse de phosphates rares (wardite, lazulite, ludlamite, whitéite, goyazite etc …) Elle peut y être confondue avec la Brazilianite également présente. En 1935, le minéralogiste américain Dwight Moulton Lemmon, découvre la première Augélite cristallisée en Californie. A la fin de cette décennie,, la mine devenue stérile a été fermée. Des cristaux incolores à blanc, jusqu'à 2,5 cm,, ont été signalés dans la mine de Champion – comté de Mono en Californie – Etats-Unis. Quelques gisements on été signalés dans le Sud-Dakota, au Nevada, dans le Connecticut et dans le Maine. En Australie à Mont Perry, région de North Burnett, Queensland. En Autriche à Laggerhof , lac Millstatt, district de Spittal an der Drau, Carinthie. En Suède à Hålsjöberg, Torsby, Comté de Värmland. Autres : Brésil, Japon, Ougand et Rwanda. Clic pour agrandir... Sources Littérature Julien Lebocey, "Minéraux" – le guide des passionnés Rock Currier Robert Lavinsky Archives JJ Chevallier Internet Mindat Wikipédia

  • Augélite | mineralogie.club | Nathalie Bertrand et JJ Chevallier

    L’Augélite, également orthographiée Augelite, est un minéral rare, un phosphate d’aluminium. Il ne doit pas être confondu avec l’Angélite, qui est une variété bleutée de l’anhydride un sulfate de calcium. Le premier indice documenté de l’existence d’Augélite remonte à 1866, grâce aux observations du scientifique suédois Lars Johann Igelström sur un site d’extraction de pierres situé près de Horrsjoberg ou Hålsjöberg, dans le comté de Värmland, en Suède. AUGELITE "Minéralogie Passion" est un groupe Facebook rejoignez nous ! MUSÉE "Minéralogie Passion" Nathalie Bertrand et JJ Chevallier présentent L’Augélite, également orthographiée Augelite, est un minéral rare de formule chimique : un phosphate d’aluminium. Il ne doit pas être confondu avec l’Angélite, qui est une variété bleutée de l’anhydride un sulfate de calcium. Historique, i nventeur et étymologie Le premier indice documenté de l’existence d’Augélite remonte à 1866, grâce aux observations du scientifique suédois Lars Johann Igelström dans une carrière situé près de Horrsjoberg ou Hålsjöberg, dans le comté de Värmland, en Suède. Igelström a nommé cette pierre « amfilatite », tirant son origine du mot grec αμφιθαλής (amfithalis), transcrit en suédois comme « bekranzt », qui se traduit littéralement par « bordé ». Cette appellation vient du fait que ce minéral est souvent encerclé sur toutes ses faces par d’autres gemmes remarquables, tout en restant relativement effacé. Toutefois, c’est le minéralogiste et chimiste suédois Christian Wilhelm Blomstrand qui a donné la première définition officielle de ce minéral en 1868, à partir d’échantillons imposants découverts dans la mine de fer de Västanå (ou Westanå), dans le comté de Skåne en Suède ; Blomstrand a choisi le nom « Augélite » à partir du terme grec αυγή (auge), qui signifie « éclat » ou « lustre ». Cette appellation s’explique par l’éclat nacré brillant des surfaces de clivage, ou par celui, vitreux, de la pierre dans son ensemble. Comme dans la description d'Igelström, les spécimens de Blomstrand ont été associés à la lazulite. Malheureusement, ce minéral rare n’avait pas encore été suffisamment étudiée pour être parfaitement caractérisée, jusqu'en 1895, année où les minéralogistes britanniques George Thurland Prior et Leonard James Spencer ont affiné la définition de l’Augélite de Bolivie, une roche bien cristallisée. Topo type Officiellement : Mine de fer de Västanå (mine de Westanå), Näsum, Bromölla, comté de Skåne, Suède. Elle y est uniquement connue en masse de clivage. Toutefois, la première découverte régionale est celle de Horrsjoberg ou Hålsjöberg, dans le comté de Värmland, en Suède. Conditions de formation L'augélite est un phosphate rare principalement d'origine métallifère, gisements du Pérou et de Bolivie. On le trouve également dans certaines roches sédimentaires phosphatées et peralumineuses contenant plus d'aluminium que d'oxyde de sodium, d'oxyde de potassium et d'oxyde de calcium combinés, gisement du Yukon, Canada. On la trouve aussi dans certaines pegmatites granitiques. C'est une espèce assez proche de la variscite (AlPO 4 ·2H 2 O) et de la wavellite (Al3(PO4)2(OH)3•5H2O) qui est beaucoup plus commune (déjà abordé sur ce groupe). Chimie L'Augélite est attaquée par l’acide chlorhydrique (HCl) chaud. Cristallographie Cristaux tabulaires épais {001}, moins souvent prismatiques à aciculaires [001], ou en fines plaques à contour triangulaire, aplaties sur {110}. {110} striés [001] ; { 2 01} généralement rugueux ; {001} remplacés par des faces vicinales parfois dans les zones cx ou cm. Peuvent apparaître pseudorhomboédriques. On la trouve aussi à l'état massifs. Clic pour agrandir Macles De rares macles ont été observées dans les gisements sud-américains de Bolivie et du Pérou. Minéraux associés Synonymes Amphihalite ; Amphithalite ; Amfithalite ; Amphitrite Phosphate d'aluminium Utilisations L'Augélite n'a pas d'utilité industrielle ou domestique. Toutefois, ce minéral est fréquemment présent dans les filons minéraux. Il peut ainsi servir de marqueur pour détecter d’autres pierres et composés chimiques significatifs, tels que les minéraux métalliques, comme l’hématite ou la pyrite. Gemmologie : Taillé en gemmes ou sculpté en pierres décoratives. Collection de minéralogie : Ce minéral est très convoité par les collectionneurs en raison de la rareté de ses jolis cristaux, qui se développent en prismes allongés à section losangique. L'AUGELITE EN FRANCE En France, l'augélite est connue dans les pegmatites de Collioure (Pyrénées-Orientales). L'AUGELITE DANS LE MONDE (Liste non exhaustive) En 2006 au Pérou on a découvert les meilleurs cristaux dans la mine Ortega dans le district… Les meilleurs cristaux connus en prisme vert-pomme pluricentimétriques, proviennent de la mine Tamboras dans le district minier de Mundo Nuevo – département de la Libertad au Pérou. Les cristaux sont disposés sur des druses de quartz hyalin (des macles de La Gardette y ont été observées), parfois associés à l'hübnérite, donnant des échantillons au fort contraste et très attractifs. Dans les années 2010, de spectaculaires échantillons sont apparus sur le marché. Les mines de San José et Itos – département d'Oruro, en Bolivie, ont donné de rares cristaux centimétriques blancs, parfois associés à la stannite (Cu2FeSnS4), à la bournonite (PbCuSbS3), à l'arsénopyrite (FeAsS) etc … La mine de Tazna – département de Potosi a également produit des cristaux centimétriques parfois associés à la sidérite (FeCO3). C’est en 1989 que le gisement canadien de Rapid Creek au Yukon a été découvert, il donne des cristaux réputés pour leur beauté. De très beaux cristaux centimétriques à pluricentimétriques (jusqu'à 2 cm) ont été découverts dans des fissures de schistes du secteur de Rapid Creek et dans la rivière Big Fish, dans le Yukon au Canada. De couleur blanche, jaune pâle à verdâtre, ils sont associés à la sidérite, au quartz et à une riche paragenèse de phosphates rares (wardite, lazulite, ludlamite, whitéite, goyazite etc …) Elle peut y être confondue avec la Brazilianite également présente. En 1935, le minéralogiste américain Dwight Moulton Lemmon, découvre la première Augélite cristallisée en Californie. A la fin de cette décennie,, la mine devenue stérile a été fermée. Des cristaux incolores à blanc, jusqu'à 2,5 cm,, ont été signalés dans la mine de Champion – comté de Mono en Californie – Etats-Unis. Quelques gisements on été signalés dans le Sud-Dakota, au Nevada, dans le Connecticut et dans le Maine. En Australie à Mont Perry, région de North Burnett, Queensland. En Autriche à Laggerhof , lac Millstatt, district de Spittal an der Drau, Carinthie. En Suède à Hålsjöberg, Torsby, Comté de Värmland. Autres : Brésil, Japon, Ougand et Rwanda. Clic pour agrandir... Sources Littérature Julien Lebocey, "Minéraux" – le guide des passionnés Rock Currier Robert Lavinsky Archives JJ Chevallier Internet Mindat Wikipédia

  • Ambre | gemmologie|mineralogie.club|J. Santiago-Blay-J.B. Lambe|JJ Chevallier

    Quelle est donc cette matière précieuse que l’on cherche à imiter depuis des millénaires ? Il est crucial pour le paléontologue comme pour le joaillier d'être capable de reconnaître la véritable matière de l'imitation. pour valider l'authenticité, on devra se tourner vers une technique scientifique. AMBRE Page réalisée d’après plusieurs articles de Jorge Santiago-Blay et Joseph Lambert. Traduction et rédaction JJ Chevallier "Plant Exudates and Amber: Their Origin and Uses " Jorge SANTIAGO-BLAY, professeur de biologie à Gallaudet University, USA, collaborateur du National Museum of Natural History, Smithsonian Institution, Washington DC. (Muséum national d’histoire naturelle américain). Joseph B. LAMBERT , professeur de chimie à Northwestern University, Evanston, Illinois, USA. L’ambre n’est pas un minéral, c’est un matériau gemme organique. L’ambre est une résine fossile sécrétée par des conifères ou des plantes à fleurs il y a des millions d'années. Il est utilisé depuis la préhistoire dans la bijouterie et pour ses vertus médicinales supposées. L'ambre contient dans certains cas des inclusions d'organismes (animaux ou végétaux piégés dans la résine puis fossilisés) ; les gisements d'ambre fossilifère constituent une source d'information précieuse en paléontologie sur les espèces, le climat et les paléoenvironnements qui existaient au moment de la formation de cet ambre. Comme toujours, quand une matière a un prix élevé, le faussaire entre en jeu. Il en est ainsi pour l'ambre, la littérature du 18e siècle nous renvoie à sir Arthur Conan Doyle, dont le héros Sherlock Holmes, enquêtait sur les faux ambres en Angleterre. Au V -ème siècle avant notre ère des écrits chinois mettaient déjà en garde contre des contrefaçons à base d’œuf et d'huile de poisson. Quelle est donc cette matière suffisamment précieuse que l’on cherche à imiter depuis des millénaires ? Il est crucial pour le paléontologue comme pour le joaillier d'être capable de reconnaître la véritable matière de l'imitation. Les imitations actuelles sont à base de résines synthétiques ou de plastique, elles sont trompeuses car leur indice de réfraction, leur densité et leur capacité à se charger en électricité statique sont assez proches de l'ambre véritable. Fort heureusement à l'heure actuelle aucune matière n’imite parfaitement l'ambre. Il existe des polymères qui ont la capacité de flotter dans l'eau salée mais lorsque l'on applique une aiguille chauffée sur ce polymère il ne dégage pas l'odeur typique et agréable du pin. Malgré tout chaque jour sur internet des ambres factices sont mis en vente et trompent de nombreux acheteurs peu avertis. Recherchons donc sa nature botanique et chimique et surtout comment la reconnaître. Gros plan sur une coulée de résine de Pin (Pinus). Photo Chip Clark National Museum of Natutal History Smitsonian Institution L'unique solution pour distinguer l'ambre du faux est de connaître la composition chimique des ambres existants en rassemblant des signatures chimiques non équivoques et en reliant ces signatures à des types de plantes. Ce qui implique de recenser les exsudats végétaux actuelles, que les plantes sécrètent à leur surface, dans une base de données qui permettra d’aider la recherche. On recense 5 types d’exsudats : les résines, les latex, les gommes, les gommes résines, les kinos. L'ambre et toujours issu de résine. Les résines sont issues des canaux résinogènes dérivés des vaisseaux à sève de la plante. La chimie des résines est un arrangement complexe de molécules à 5 atomes de carbone, l’isoprène. À l'état solide les résines sont amorphes, elles ne cristallisent pas, elles se brise de manière conchoïdale car elles sont formées par des couches successives qui se sont déposées durant l'écoulement. Des résines plus récentes que l'ambre sont appelées copal, leur âge varie de quelques centaines à quelques milliers d'années, généralement le copal est solide dès l'origine, il est soluble dans l'éthanol, une goutte d'alcool suffit à le rendre collant. Le copal résiste moins bien à l'usure que l'ambre il a tendance à se craqueler en surface. Les principaux sites où l'on trouve du copal sont Madagascar, La Colombie, La République Dominicaine, et quelques autres pays. Malheureusement le copal est souvent proposé à la vente sous le nom d’ambre quelquefois sous le nom de semi-ambre ou encore d’ambre jeunes. Copal de Sava, Madagascar. Crédit Photo Mindat. Est-ce de l'ambre ou du copal? L'ambre est une résine fortement fossilisée. Ce matériau fossilisé résineux a été trouvé dans de nombreuses localités du monde entier. L'ambre le plus ancien a été daté dès le Carbonifère, il y a plus de 300 millions d'années. Souvent, les forêts dont les arbres produisaient des résines qui finissaient par devenir ambrées étaient généralement situées près du niveau de la mer au moment de la production. La résine partiellement polymérisée est connue sous le nom de copal, un mot nahuatl ou aztèque qui signifie encens. Parfois, nous avons vu le terme «semi-ambre» utilisé à la place de copal. Nous vous recommandons d'éviter le terme «semi-ambre» car cela suggère que le matériau est plus ancien qu'il ne l'est réellement. Bien qu'il puisse être difficile de distinguer le copal de la résine, un simple test permet de faire la distinction entre les deux. Il consiste à utiliser une goutte de produit chimique organique tel que l'éthanol à 95% ou l'acétone (le solvant utilisé dans la plupart des dissolvants pour vernis à ongles). Prenez une goutte de produit chimique et placez-le dans une partie de l'échantillon de test qui a peu ou pas de valeur pour le propriétaire, ensuite touchez la partie mouillée avec le doigt. S'il semble collant, l'échantillon de test est probablement du copal ; s'il ne semble pas collant, il est probablement en ambre. L'examen d'un certain nombre d'échantillons présumés ambre se sont avérés être copal, certains faisaient partie des collections de respectables musées. Lors de la recherche de spécimens «ambrés» ayant une valeur scientifique potentielle, il est recommandé les tester par des moyens physico-chimiques, tels que la spectroscopie par résonance magnétique nucléaire (RMN) ou autres, pour avoir plus de confiance sur la vraie nature du spécimen. " L'ambre est une résine fortement fossilisée. Ce matériau fossilisé résineux a été trouvé dans de nombreuses localités du monde entier. L'ambre le plus ancien a été daté dès la période carbonifère, il y a plus de 300 millions d'années. Souvent, les forêts dont les arbres produisaient des résines qui finissaient par devenir ambrées étaient généralement situées près du niveau de la mer au moment de la production." Comment une résine végétale se transforme-t-elle en ambre ? Fossilisation de la résine Lorsque des blocs de résine durcie se retrouvent ensevelis dans les sédiments, sous l'influence de températures et de pressions élevées débute une lente polymérisation et la formation du liaisons croisées entre isoprène. Les propriétés chimiques du milieu, par exemple l'acidité, favorisent le processus qui s’étend sur des millions. La perméabilité de la résine laisse les éléments volatils, les gaz, s'échapper. Lorsque des éléments minéraux sont piégés dans la résine, ils peuvent avoir une influence sur la couleur et y provoquer des nuances. Dans l'état actuel de nos connaissances scientifique, on estime qu’il faut au moins un million d'années pour que la résine atteigne un niveau de polymérisation et de résistance chimique, pour que l'on puisse la considérer comme ambre. Nota : malgré la fossilisation, certains ambres sont sensibles au solvant fort. Ce qui est très utile car cela permet de préparer les inclusions biologiques pour les observer au microscope et les analyser. L'étude de l'ambre a permis de constater que les forêts dont il est issu sont le plus souvent à basse altitude en bordure de l'eau. Il y a 30 millions d'années, des forêts, dans la région scandinave, ont été englouties par l’eau et les sédiments ce qui a donné naissance aux célèbres ambres de la Baltique. Au Mexique, à Chiapas, une région situées à 1000 mètres d'altitude, on a trouvé de l'ambre, Les études géologiques ont prouvé qu'il y a 15 millions d'années cette région était en bord de mer, on a d'ailleurs trouvé, dans l'ambre, un ver tubicole, un petit bivalve, du sable de quartz et d’autres éléments qui ne viennent pas de montagnes mais d’un milieu aquatique. Comment distinguer le vrai de l'imitation ? Les méthodes simples : Le ponçage et l'examen de la poudre produite, elle doit être blanche comme du talc. L'odeur en plongeant l'ambre dans une eau très chaude il doit y avoir dégagement d’une odeur agréable de résine. La combustion, la flamme reste immobile et dégagement d'une odeur agréable. La résistance au solvant de l’ambre alors que le copal s’amollit. Test de flottabilité l'ambre flotte dans une eau saturée en sel. Test de résistance à une aiguille, l'ambre s'écaille le plastique fait un trou rond. Ces méthodes sont des méthodes d'amateur qui apportent des indices mais n'apportent pas une certitude absolue sur l'authenticité de l'ambre. Pour le scientifique ces méthodes ne sont pas suffisantes pour valider l'authenticité, il devra se tourner vers une technique infaillible. La spectroscopie par résonance magnétique nucléaire (NMR Nuclear Magnetic Resonance) en est une. La NMR : Inventée pour caractériser sans équivoque les substances chimiques, la RMN exploite les interactions entre les spins (moments magnétiques intrinsèques) de certains noyaux atomiques et un fort champ magnétique, En présence de champ magnétique les noyaux absorbent ou émettent des ondes électromagnétiques de fréquences bien déterminées en fonction de la nature des atomes considérés, l’hydrogène et le carbone 13, dans le cadre des ambres. L’environnement chimique des noyaux influence leurs interactions avec le champ magnétique de l’appareil, ce qui produit un « décalage chimique » dans le spectre RMN d’une substance. Ce spectre, celui des fréquences absorbées ou émises par l’échantillon, caractérise la substance analysée au point d’en constituer une véritable carte d’identité chimique. Les différents ambres existants n’ont toutefois pas d’empreinte RMN commune et unique. Plusieurs régions du monde recèlent des gisements d’ambres, qui résultent probablement de davantage de familles de plantes que celles connues par les fossiles. C’est pourquoi il est nécessaire de créer le catalogue RMN du plus grand nombre possible d’ambres différents. Outre son utilité pour distinguer les vrais ambres des faux, ce catalogue fournirait aussi aux paléontologues des informations sur le genre d’arbres à l’origine de l’ambre considéré. Pour préciser l’arbre qui a produit un ambre, il faut cependant un point de référence pour les comparaisons. L'un des articles en version intégrale de Jorge Santiago-Blay et Joseph Lambert. Traduction JJ Chevallier Plant Exudates and Amber: Their Origin and Uses Identité chimique des pics sur un spectre ssNMR C-13. Le panneau (A) est une résine, le panneau (B) est une gomme et le panneau (C) est un kino (un type de phénolique, souvent trouvé dans l'eucalyptus). Dans tous les panneaux, le résultat supérieur utilise le découplage interrompu, ce qui élimine les pics représentant les liaisons simples C-H. Le résultat le plus bas utilise un découplage normal dans lequel toutes les liaisons carbone-atome sont représentées. Parfois, nous observons des plantes qui ont manifestement produit des exsudats mais les quantités sont insuffisantes pour nos analyses. Les exsudats solides sont pulvérisés manuellement et subissent deux séries d'analyses ssNMR au carbone 13 : le découplage normal, qui regroupe les signaux pour tous les atomes de carbone, et le découplage interrompu, qui, entre autres, obtient des signaux de carbones dépourvus des hydrogènes attachés. Tout comme dans les spectres utilisés dans les sciences liées à la santé, différentes régions des spectres fournissent des informations précieuses (voir la figure). Dans le cas de la NMR, les pics représentent différents atomes et reflètent leur environnement moléculaire. La hauteur des pics représente en grande partie, la relative abondance de ces atomes. La position du pic le long de l'axe horizontal (parties par million [ppm]) est la fréquence de résonance caractéristique de l'atome et de son voisinage moléculaire. Cette position est une indication de l'identité chimique du pic par rapport à une référence moléculaire externe. Dans le carbone-13 ssNMR, les pics dans la région de 0 à 80 ppm sont des atomes de carbone liés par des liaisons simples (-C-C-) ou des alcanes ; les signaux dans la région de 80 à 100 ppm sont des atomes de carbone à liaison simple avec des voisins attracteurs d'électrons, en particulier l'oxygène (C-O), tel que trouvé dans les glucides, comme les sucres. Actuellement, nous avons analysé plus de 1 800 exsudats de tous types, y compris l'ambre, représentant la plupart des principaux groupes végétaux du monde. Cependant, beaucoup plus d'échantillons doivent encore être acquis et analysés. Types d'exsudats végétaux En utilisant la NMR, nous avons déterminé qu'il existe trois principaux types d'exsudats végétaux: les résines, les gommes et les composés phénoliques. Les résines sont fabriquées à partir de molécules terpéniques. L'unité moléculaire de base des terpènes est une molécule à cinq carbones, appelée isoprène (voir Figure). Lorsqu'elles sont fraîchement produites, de nombreuses résines sont collantes et sentent le sapin de Noël ou l'encens. Les résines sont insolubles dans l'eau et ne se dissolvent donc pas pendant les pluies. Au fur et à mesure que le temps passe et que les résines commencent à «mûrir», bon nombre de leurs constituants chimiques d'origine s'évaporent. Les matériaux qui restent dans la goutte de résine forment des liaisons chimiques, un processus appelé polymérisation, et la goutte commence à durcir. Avec le passage du temps (millénaires), le matériau résineux devient grandement polymérisé et évolue vers la gemme solide appelée ambre, produite uniquement par des espèces végétales spécifiques. Les conifères tels que les pins (Pinus), les sapins (Abies), les épicéas (Picea), les mélèzes (Larix) et certains autres arbres à cônes familiers des latitudes nordiques ont tendance à produire des exsudats résineux. De nombreux angiospermes (plantes à fleurs) produisent également des résines. Le terme «latex» fait référence à des exsudats d'aspect laiteux produits par de nombreuses plantes à fleurs, y compris celles de la famille des euphorbes ou spurges (Euphorbiaceae). Les latex peuvent être dangereux au toucher, provoquant une dermatite ou d'autres dommages, en particulier aux yeux. Fait intéressant, tous les latex que nous avons examinés jusqu'à présent sont des résines en suspension. Un deuxième type d'exsudats est connu sous le nom de gommes. Les gommes sont de gros glucides constitués d'une myriade de molécules de sucre liées entre elles chimiquement (voir la figure). Les gommes n’ont pas tendance à sentir en raison de leur faible volatilité résultant de leur poids moléculaire élevé. Lorsqu'elles sont fraîchement produites, de nombreuses gommes sont spongieuses au toucher en raison de leur forte teneur en eau. Ainsi, les gommes fraîchement produites se dissolvent facilement lors des pluies. Si les gommes parviennent à survivre et à se dessécher, elles peuvent alors être très difficiles à dissoudre. Cependant, à notre connaissance, les gommes ne sont pas connues pour survivre des millions d'années comme le fait l'ambre. Les exsudats de gomme sont généralement produits par les les plantes à fleurs ; les arbres fruitiers du genre Prunus, y compris les cerisiers, les pruniers, les pêchers et les amandiers, produisent généralement des gommes. Le troisième grand type d'exsudats est connu sous le nom de phénoliques. Les phénoliques sont chimiquement liés aux terpènes, mais forment des composés cycliques insaturés connus sous le nom d'aromatiques en raison de leur odeur souvent agréable. Lorsqu'ils sont fraîchement produits, les composés phénoliques ont tendance à être aqueux et brun rougeâtre, et n'ont pas l'odeur forte des résines. S'ils survivent à la dissolution, les composés phénoliques ont tendance à former des solides cassants. Comme pour les gommes, nous ne savons pas si des phénoliques ont survécu à des temps anciens. Les phénoliques ont tendance à être communs dans les eucalyptus et les plantes apparentées. Des combinaisons de ces principaux types d'exsudats, tels que les résines de gomme, ainsi que plusieurs autres types mineurs d'exsudats sont également connues. Utilisations des exsudats végétaux En plus de leurs couleurs généralement belles, de leur arôme agréable et de leur poids léger, les résines sont insolubles dans l'eau. Ces propriétés font des résines, notamment de l'ambre, des produits naturels convoités. Certaines utilisations des résines, y compris l'ambre, comprennent : les rites céréminiels, les matériaux de confection artistique, consommation et, bien sûr, comme objets de recherche scientifique, car ils offrent des ouvertures sur des mondes passés. Usages cérémoniels et artistiques L'ambre, c'est-à-dire une résine fortement polymérisée, a été utilisé à des fins cérémoniales ainsi que pour des objets de commerce, des bijoux, des sculptures et de nombreux autres articles. Bien que très apprécié sur le marché, l'ambre varie considérablement en couleur et en translucidité, du blanc au noir et du translucide à opaque. En raison de cette variabilité, la couleur et la translucidité à elles seules ne sont généralement pas de bons traits de diagnostic pour identifier l'ambre. D'autre part, le copal (résine jeune moins polymérisée) et les résines modernes sont encore utilisés dans certaines régions du Mexique et d'Amérique centrale à des fins artistiques et cérémoniales, appréciées car ils sentent l'encens. La prochaine fois que vous rencontrez un pin, un sapin ou une épicéa, regardez attentivement son écorce et vous pourrez peut-être voir des taches d'exsudat ou des «larmes». Choisissez-en un et sentez-le! La résine de pin a été utilisée dans la préparation de la colophane, qui est appliquée sur les poils des archets utilisés pour les instruments à cordes comme le violon (la colophane rend les poils juste assez collants pour faire vibrer les cordes et créer le son). Matériaux de construction Le câble transatlantique métallique qui reliait télégraphiquement l'Ancien et le Nouveau Monde au cours de la seconde moitié du XIXe siècle était isolé par la gutta percha, l'exsudat résineux du Palaquium gutta, un arbre tropical d'Asie du Sud-Est. L'industrie aérospatiale et aéronautique moderne utilise des résines synthétiques et des composés phénoliques fabriqués par l'homme, légers et solides, dans la construction d'avions. Consommation Une utilisation ancienne et intéressante des résines est la préparation de la retsina, un vin grec aromatisé avec un peu de résine de pin (généralement du pin d'Alep, Pinus halapensis). Les gommes sont également parfois consommées; dans les endroits où les acacias légumineux produisent de grandes quantités de gommes, ces exsudats sont utilisés comme aliments de survie lorsque les autres aliments sont rares. Bien qu'il ait été allégué que l'ambre a des propriétés curatives et d'autres propriétés médicinales, nous ne n’avons pas connaissance d'études scientifiques utilisant un protocole en double aveugle qui démontrent des propriétés médicinales de l'ambre. Science Pour des raisons inconnues, certaines forêts dans le passé semblent avoir produit de grandes quantités de résines. Bien que ces exsudats aient pu attirer certains organismes et en repousser d'autres, une fois que de petits organismes tels que des insectes se posaient sur le matériau collant, il était difficile de s'en détacher. Lorsque des flux de résine ultérieurs ont recouvert l'échantillon, il a été protégé de la décomposition et de l'environnement, ce qui lui a permis d'être conservé plus longtemps. La polymérisation ultérieure de la résine a préservé une fraction des organismes confinés dans la résine, qui, une fois découverts, ont un grand intérêt pour les scientifiques. Les spécimens végétaux et animaux inclus dans de l'ambre ont contribué à la compréhension de plusieurs domaines scientifiques. Les spécimens d'ambre qui contiennent des organismes plus gros et rarement trouvés (par exemple, des scorpions, des amphibiens, des lézards, des oiseaux) sont d'un grand intérêt et peuvent se vendre très cher. Comme souvent, l'acheteur ne se méfie pas assez, il y a des vendeurs sans scrupules qui sont prêts à gagner de l'argent avec des objets qui ne sont pas de l'ambre véritable. Objectifs de recherche en cours Finalement, nous cherchons des réponses aux questions parce que nous sommes curieux de connaître la nature. Parfois, nos résultats peuvent aider à répondre à une question. Par exemple, avec plusieurs autres collègues, dont le Dr Lisa Niziolek du Field Museum of Natural History de Chicago, nous avons répondu à la question : dans quelle famille de plantes était l'arbre qui produisait les blocs de résine trouvés dans une épave du XIIIe siècle extraite la mer de Java ? Nos études sur de nombreux exsudats végétaux ont généré une importante base de données de leurs profils NMR. Lorsque nous étudions un échantillon de provenance botanique inconnue, cette base de données nous permet de comparer les échantillons d'origine botanique inconnue, comme la résine de l'épave de la mer de Java, avec ceux de notre base de données. Avec ces informations, nous avons pu suggérer que la plante dont les résines ont été récoltées au XIIIe siècle appartenait à la famille botanique des Dipterocarpaceae, et peut-être plus précisément au genre Shorea. Avoir une idée de la provenance botanique des artefacts archéologiques enrichit nos connaissances sur la façon dont nos prédécesseurs utilisaient les plantes. Dans ce cas, la recherche nous indique que les résines aromatiques étaient une marchandise importante à l'époque et étaient souvent importées en Chine pour être utilisées dans des rituels bouddhistes ainsi que des médicaments, des laques et des parfums. Nous continuerons de collecter et d'analyser les exsudats végétaux du monde entier, y compris l'ambre et le copal, ainsi que les matériaux associés aux artefacts anthropologiques, en ajoutant des connaissances que les futurs chercheurs pourront utiliser. Références Kosmowska-Ceranowicz, B. 2015 Infrared spectra atlas of fossil resins, subfossil resins and selected imitations of amber. In: ATLAS, Infrared Spectra of the World’s Resins, Holotype Characteristics. pp. 3–213. Warszawa, Polska: Polska Akademia Nauk Muzeum Ziemi w Warszawie. Lambert, J. B., C. E. Shawl, G. O. Poinar, Jr., and J. A. Santiago-Blay. 1999. Classification of modern resins by solid nuclear magnetic resonance spectroscopy. Bioorganic Chemistry 27: 409–433. Lambert, J. B., Y. Wu, and J. A. Santiago-Blay. 2005. Taxonomic and chemical relationships revealed by nuclear magnetic resonance spectra of plant exudates. Journal of Natural Products 68: 635–648. Lambert, J. B., Y. Wu, and J. A. Santiago-Blay. 2002. 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Ces produits chimiques végétaux peuvent être l'expression visible d'attaques du végétal par des bactéries, des champignons, des herbivores ou une autre pathologie végétale. Dans d'autres cas, comme dans les racines souterraines typiques, la production d'exsudat semble faire partie du métabolisme typique des plantes saines qui aide à stabiliser le sol et à favoriser les interactions avec d'autres organismes autour des racines. Différents types de tissus et organes végétaux peuvent produire des exsudats. Nous avons collecté des résines et des gommes à partir des parties aériennes des plantes, ou des pousses, ainsi que de la partie généralement souterraine des plantes, ou des racines. L'exsudation racinaire est connue depuis des décennies et est responsable pour de nombreuses relations fascinantes à l'interface des racines des plantes et des micro-organismes du sol connus sous le nom de rhizosphère. Collecte et analyse des exsudats végétaux Après avoir reçu l'autorisation de collecte (si nécessaire), nous passons des jours à marcher dans les jardins botaniques et arboretums, ou à faire des travaux de terrain ailleurs. Les exsudats sont facilement collectés directement sur les arbres sans nuire à la plante et ne laissant aucun doute sur leur identité botanique. Parfois, nous utilisons des méthodes plus puissantes, comme le micro-ondes sur plaques de bois pour extraire les exsudats, que nous laissons se solidifier. Une fois le matériel collecté, nous le plaçons dans un petit sac en plastique zippé. Un sac externe supplémentaire est utilisé pour contenir une étiquette papier contenant les données de collecte. Si nécessaire, nous laissons l'exsudat sécher lentement dans un four, une fois séchés, les matériaux sont prêts pour des analyses ultérieures. Dans d'autres cas, de généreux collaborateurs nous envoient du matériel pour des analyses chimiques. La spectroscopie par résonance magnétique nucléaire à l'état solide au carbone 13. ssNMR [solid state Nuclear Magnetic Resonance] est un outil de recherche de pointe qui génère des spectres (ou signatures chimiques) de matériaux, y compris les exsudats végétaux, l'ambre ou la résine végétale fortement fossilisée. Les analyses, qui nécessitent une petite quantité d'exsudat (environ 50 à 100 milligrammes, à peu près le volume d'une gomme sur un crayon), elles sont non destructives. Elles sont réalisées à la Northwestern University (Evanston, Illinois), l'un des rares laboratoires de recherche au monde dotés de capacités ssNMR au carbone 13. Since 01-06-2021

  • Komatiite | mineralogie.club

    Komatiite : C’est une roche volcanique ultramafique très rares, très riche en magnésium, essentiellement d'âge archéen (2 Ga pour la plupart), jusqu’au paléozoïque. KOMATIITE C’est une roche volcanique ultramafique très rares, très riche en magnésium, essentiellement d'âge archéen (2 Ga pour la plupart), jusqu’au paléozoïque. Après cela, la planète n’était plus assez chaude dans le manteau supérieur pour produire de telles roches. Les komatiites contiennent des olivines spinifex* (minéraux en forme de baguettes), témoins d'une cristallisation extrêmement rapide. Les plus récentes (Phanérozoïque) sont celles de l’île de Gorgona (Colombie). Son nom vient de la rivière Komati, en Afrique du Sud, où elle est particulièrement visible. *Spinifex : structure cristalline qui ressemble à une herbe porc-épic des déserts australiens qui porte ce nom. Petit rappel La série de réactions de Bowen. La série de réactions de Norman Levi Bowen, pétrologiste, Traité sur la cristallisation des roches ignées, 1928. Le diagramme explique l'ordre de cristallisation des minéraux durant le refroidissement d'un magma. Le diagramme de Bowen illustre cette succession progressive des minéraux et pourquoi certains minéraux peuvent former ensemble des roches alors que d'autres ne sont quasiment jamais associés. Diagramme de classification pour les roches ignées. Les roches ignées sont classées en fonction des abondances relatives de différents minéraux. Une roche donnée est représentée par une ligne verticale dans le diagramme. Dans le champ ultramafique, les flèches représentent une roche contenant 40% d’olivine et 60% de pyroxène. Le classement d'une roche igné dépend non seulement de la composition, mais aussi de son mode de formation, extrusive ou intrusive. [KP] Mise en place, minéralogie et géochimie Leur formation implique un taux de fusion partielle pouvant atteindre 50 % avec des températures de fusion de l'ordre de 1 600–1 650 °C (contrairement aux 1 250–1 350 °C des basaltes actuels). Elle est caractérisée par une grande richesse en magnésium MgO (18 à 35 % soit trois à quatre fois plus qu'un basalte classique, qui en contient moins de 10 %), qui est un élément compatible (c'est-à-dire qui se concentre préférentiellement dans une phase solide à la suite d'une fusion partielle) donc signe également un taux de fusion important. Les komatiites contiennent des olivines spinifex (minéraux en forme de baguettes), témoins d'une cristallisation extrêmement rapide. Affleurements et répartitions dans le temps Sur Terre, les komatiites sont très rares et essentiellement limités aux roches d'âge archéen. La plupart sont vieilles de plus de deux milliards d'années et on ne connaît, en raison de leur âge, que des komatiites métamorphisées (en toute rigueur des métakomatiites). Le témoin le plus jeune de komatiite est d'âge phanérozoïque et se trouve sur le plateau océanique des Caraïbes sur l'île Gorgona en Colombie. Sur Mars, le rover Spirit en a découvert de probables dans le cratère Gusev. Les komatiites à l'origine de la sagduction La sagduction définit un phénomène géologique à l'Archéen et l'Hadéen, lié à une instabilité de roches de différentes densités. Cette différence abouti à une enfoncement de l'unité plus dense à état solide (komatiites) dans une unité moins dense, fonctionnement inverse du phénomène de diapirisme. Ce phénomène explique la tectonique verticale au milieu de plaque tectonique à l'Archéen et l'Hadéen ou il n'existe pas d'épaississant crustal comme on peut l'observer aujourd'hui conduisant à une tectonique verticale. Les masses basaltiques ayant une densité trop faible pour initier une sagduction, seule les komatiites, avec une densité de 3,3 permettent d'initier le phénomène1 . Le phénomène de sagduction a disparu avec : l'évolution de la chimie du manteau conduisant à la disparition de mise en place de komatiites vers -2,5 Ga, et l'épaississement des plaques lithosphériques qui a augmenté durant l’Archéen. LA SAGDUCTION ILLUSTREE Source : Hervé Martin SFE Société Française d'Exobiologie http://www.exobiologie.fr/blog/2008/09/24/lenvironnement-de-la-terre-primitive-larcheen-et-lhadeen/ A gauche : Diagramme illustrant trois étapes du développement de la sagduction. 1) la mise en place dans une ceinture de roches vertes, de komatiites de densité élevée (d=3,3) sur les TTG du socle granito gneissique de faible densité (d=2,7) induit un fort gradient inverse de densité ; 2) Il en résulte un mouvement descendant des komatiites (flèche grise) induisant un mouvement relatif ascendant des TTG (flèches noires) ; 3) le mouvement s’accentue créant une dépression au centre de la ceinture de roches vertes où vont se déposer les sédiments. A droite : Vue satellite du craton archéen de Pilbara (Australie) montrant les structures résultant de la sagduction : les ceintures de roches vertes (en vert et gis sombres) sont localisées entre des dômes des TTG (blanc jaunâtre). La largeur de la photo est d’environ 300 km. Magmatisme associé aux komatiites La roche magmatique équivalente à une komatiite est une péridotite, qui peut donner par évolutions des gabbros . L'enfoncement de komatiites par sagduction dans la croute peut conduire à sa fusion et sa contamination par un magma de TTG** ( Tonalite-Trondhjémite-Granodiorite) . Ce magmatisme très spécifique produit des granitoïdes calco-alcalins très riche en magnésium, présentant souvent des phénocristaux de feldspath potassique appelé sanukitoïdes. Ces granites constituent 5 à 10 % des roches de l'Archéen. Les tonalite-trondhjémite-granodiorite, TTG, sont un cortège de roches intrusives de composition granitique (quartz et feldspath) mais ne contenant qu'une petite partie de feldspath potassique. Le cortège est constitué par des tonalites, trondhjémites et granodiorites qui se retrouvent souvent ensemble dans les enregistrements géologiques, indiquant des processus pétrogénétiques similaires. Les TTG sont des roches très fréquente à l'archéen, dont elle constitue l'un des composants majeurs des cratons archéens. Les TTG post- archéennes (après 2,5 Ga) sont présentes dans les batholithes liés à un volcanisme d'arc, ainsi que dans les ophiolites (bien que dans une faible proportion). La tonalite est une roche magmatique, d'origine plutonique, de composition felsique, à texture phanéritique. Elle est composée notamment de feldspath plagioclases (en général oligoclase ou andésine). On y trouve aussi plus de 20 % de quartz. De l'amphibole et des pyroxènes sont aussi souvent présents. Le terme tonalite a parfois été utilisé comme synonyme de granodiorite. La classification IUGS définit désormais la tonalite comme contenant plus de 20 % de quartz et la diorite de 5 à 20 %. Son nom provient du Passo del Tonale, un col des alpes italiennes. La trondhjémite est une roche magmatique intrusive leucocrate (de couleur claire). C'est une varité de tonalite dans laquelle le plagioclase se trouve essentiellement sous la forme d'oligoclase. Les trondhjémites sont quelquefois appelées « plagiogranites ». La trondhjémite est commune dans les terranes de l'Archéen, où on la trouve avec la tonalite et la granodiorite ; c'est la suite orthogneiss TTG (tonalite-trondhjémite-granodiorite). Les dykes de trondhjémite forment habituellement une partie du complexe de filon feuilleté d'une ophiolite. Le nom de cette roche dérive de celui de la ville de Trondheim (anciennement appelée Trondhjem), en Norvège. La granodiorite (de « grain » et de « diorite ») est une roche magmatique plutonique grenue proche du granite. Elle est principalement constituée de quartz (> 10 %) et de feldspaths, mais contrairement au granite, elle contient plus de plagioclases que d'orthose. Les minéraux secondaires sont la biotite, l'amphibole et le pyroxène. Elle peut provenir de la fusion partielle de la péridotite du manteau terrestre au niveau de l'arc magmatique d'une zone de subduction, et de sa différenciation par cristallisation fractionnée lors de sa remontée. On distingue plusieurs types de granodiorites : granodiorite dérivant des granites (ou des monzonites) par augmentation des plagioclases ; dans ce cas, les minéraux noirs1 sont peu abondants ; granodiorite dérivant des diorites ou gabbros, par augmentation de la quantité de quartz ; les minéraux noirs sont présents jusqu'à hauteur de 40 %. Les roches volcaniques correspondantes sont les dacites. Modèle géodynamique simplifié pour la génération de la croûte continentale archéenne (tonalite-trondhjemite-granodiorite, TTG) par la fonte partielle de la croûte inférieure mafic à la base d’un arc océanique (modifié après Davidson et Arculus, 2006). Ali Polat. https://pubs.geoscienceworld.org/gsa/geology/article/40/4/383/130914/Growth-of-Archean-continental-crust-in-oceanic SOURCES Archives personnelles JJ Chevallier Wikipédia K. Penshuk Ali Polat Géosciienceworld Since 01-06-2021

  • Musée Minéralogie Passion | Cuprite | mineralogie.club Nathalie Bertrand - JJ Chevallier

    Plus qu'un réseau social un outil de publication et de partage de la connaissance. Minéralogie passion une page Facebook pour les passionnés de beaux cailloux qui veulent en savoir plus et en voir plus en partageant. MUSÉE "Minéralogie Passion" "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! CUPRITE La cuprite est une espèce minérale composée d’oxyde de cuivre de formule Cu2 O. Inventeur et étymologie Elle a été pour la première fois décrite par le minéralogiste, géologue et physicien autrichien Wilhelm Karl Ritter von Haidinger en 1845. Son nom vient du latin cuprum (cuivre). Généralités La cuprite est un oxyde relativement commun des zones de cémentation des gisements de cuivre, et plus rarement des zones d'oxydation superficielles, où elle côtoie généralement le cuivre natif ainsi que d'autres minéraux oxydés de cuivre. Système cubique, hexo-octaédrique. La morphologie des cristaux est le plus généralement octaédriques ou rhombododécaédriques, parfois tabulaires, aciculaires à fibreux, plus rarement cubiques, parfois fortement modifiés. Les pénétrations en macle sont fréquentes. La cuprite est rouge et translucide en petits cristaux tandis que les plus gros cristaux sont souvent opaques, rouge sombre à noir avec des reflets métalliques. Les pseudomorphoses en malachite sont courantes, alors qu’elles sont très rares en azurite et chrysocolle. Appellations anciennes pour la chalcotrichite Mine de cuivre vitreuse en plumes rouges (Jean-Baptiste Romé de L'Isle 1783) cuivre oxydulé capillaire (René Just Haüy) Utilisation La cuprite est un minéral industriel, minerais de cuivre (Cu) localement important. Elle peut aussi être taillée en cabochon pour la joaillerie, mais sa faible dureté la rend peu utilisable. Minéraux associés Atacamite, azurite, brochantite, calcite, chalcosite, cuivre natif, malachite, limonite, ténorite Texte de Nathalie Bertrand et JJ Chevallier Critères de détermination Soluble dans les acides et l‘ammoniac. Cuprite cristal cubique, 2,5 sur atacamite, South West Bisbee, Cochise Co. Arizona, USA. Courtesy Jeffrey Scovil. La cuprite dans le Monde Parmi les meilleurs cristaux mondiaux, il faut noter les magnifiques octaèdres jusqu'à 14 cm de Onganja (Namibie) et à un degré moindre de Tsumeb. En république démocratique du Congo, la mine de Mashambe West, on trouve de très beaux cristaux octaédriques, pluri centimétriques plus ou moins modifiés, de couleur rouge foncé associés à la la malachite et à la chrysocolle. Etats-Unis, la mine Copper Queen à Bisbee, célèbre pour le fantastique cube de 2,5cm sur atacamite, pièce considérée par beaucoup comme la plus belle de l'espèce. La mine Ray, toujours en Arizona comme celle de Bisbee est réputée pour ses Chalcotrichite de plus de 3 cm. Angleterre on citera la mine Weal Phoenix et la mine Old Gunnislake. De splendides octaèdres de 15 à 30 mm ont aussi été découverts dans les Cornouailles anglaises, Redruth, Linkinhorne. Et aussi En Australie, mine Red Dome à Chillagoe dans le Queenslend. Russie mine d Rubsovskoe dans l'Altaï en Sibérie. Au cours des années 2000, de superbes cristaux aciculaires rouges vifs de chalcotrichite ont été découverts en plaquages décimétriques à Daye Co, Province de Hubei en Chine. La cuprite en France En France, le gisement de cuivre de Chessy dans le Rhône est mondialement connu pour ses magnifiques octaèdres et dodécaèdres de cuprite pseudomorphosée en malachite, qui peuvent dépasser parfois 3 cm. De nombreux autres gîtes français ont produit des microcristaux parmi lesquels : Le Moulinal (photo de gauche), Le Crozet (Loire), Les Mas Dieu (Gard), Villecun (Hérault), Laguépie, Le Burc, Montroc (Tarn), Cap Garonne (Var). Sources Littérature Les Minéraux Julien Lebocey. (épuisé chez l'éditeur) Minéraux et pierres précieuses François Farges. Archives JJ Chevallier Internet Mindat.org Wikipedia.org Le comptoir geologique.com Smorf.nl

  • Copie de Copie de Structure de la Terre | mineralogie.club

    « Une encyclopédie ne suffirait pas pour développer toutes les disciplines qui couvrent l’étude de la Planète-bleue, la chime, la physique, la géologie, la sismologie, la volcanologie, la géographie, l’océanographie, la météorologie, la biochimie, la biologie, l’écologie, le magnétisme et ces nouvelles recherches dans le domaine des particules élémentaires ou dans l’exploration de l’espace. Je bornerai donc mon propos au survol de la structure de la Terre suivi à la page suivante de la dynamique qui anime cette structure. » " Pour bien comprendre la formation des Minéraux et des Roches il faut connaître la structure interne de la Terre . " Chronologie de la formation de la terre C'est durant l'Hadéen que tout a commencé... La période -4,65 à -4,56 Ga, soit une petite dizaine de millions d'année c'est la période d'accrétion des poussières en grains, puis en petits cailloux, puis en astéroïdes, puis en planétoïdes qui s'agglutinent les uns aux autre. Durant la période -4.56 et -4.50 milliards d'années, le noyau métallique et le manteau silicaté se sont différenciés. Le manteau est en grande partie fluide ainsi que la surface de la Terre où régnait une température supérieure à 2000°C et une pression comprise entre 310 et 480 atmosphères. L'atmosphère primordiale sera rapidement dispersée au profit de gaz plus lourds. Durant la période -4.50 à -4.47 milliards d'années, la surface n'est que du magma extrêmement chaud. La température de l'air était supérieure à 1200°C et la pression voisine de 270 bars, principalement entretenue par la vapeur d'eau et le gaz carbonique. Entre -4.47 et -4.40 milliards d'années le flux thermique chute et que la température en surface tombe sous 300°C, permettant la solidification superficielle du magma et la formation d'un croûte solide. Un important effet de serre régnait alors avec une pression de gaz carbonique dans l'air de 40 bars (1015 millibars aujourd'hui). STRUCTURE ACTUELLE DE LA TERRE La terre est constituée de couches aux propriétés physiques différentes : 1 - au centre le "noyau" qui représente 17% du volume total, il se divise en : - noyau interne, solide - noyau externe, liquide 2 - le "manteau" qui constitue 81% du volume total, il se divise en : - manteau inférieur, solide - manteau supérieur, essentiellement plastique* et visqueuse, "comme de la confiture très chaude"**, la partie supérieure est solide. Une viscosité très épaisse, la vitesse de déplacement de la convection n'est que de quelques centimètres par année. 3 - la croûte ou écorce qui constitue moins de 2% du volume, elle est solide. Il existe trois lignes de discontinuité importantes qui marquent des contrastes de densité : Dans le globe terrestre, il existe des zones où l'on observe des modifications brutales de la vitesse de propagation des ondes sismiques, ces zones correspondent à des changements de milieu. Les discontinuités physiques délimitent les différentes grandes enveloppes de la Terre. Il existe 3 discontinuités principales : la discontinuité de Mohorovičić (en abrégé : « le Moho »), située entre 7 et 60 km de profondeur, marque la limite entre la croûte (océanique ou continentale) et le manteau, et montre une variation de la nature des matériaux. Le Moho se situe entre 0 et 15 km sous la croûte océanique, 30 km sous une croûte continentale de type socle et à plus grande profondeur (jusqu'à 80 km) sous les chaînes de montagnes récentes. la discontinuité de Gutenberg, située vers 2 900 km, marque la limite entre le manteau inférieur et le noyau externe, qui se comporte comme un liquide. la discontinuité de Lehmann, située vers 5 371 km de profondeur, délimite le noyau externe et le noyau interne (appelé aussi graine solide). La couche plastique du manteau est appelée asthénosphère, et les couches solides qui se trouvent au dessus sont appelées la lithosphère qui se découpe en plaques tectoniques . * plastique : se dit d'une matière molle et malléable. ** remarque faite par une petite fille d'environ 8 ans lors de l'une de mes conférences à Toulouse en 2001 . L'antimythe SEUL LE NOYAU EXTERNE EST LIQUIDE Discontinuité Pour celles et ceux qui veulent approfondir le sujet il existe un site scientifique remarquable où vous trouverez une importante somme de données : http://www.astrosurf.com/luxorion/terre-evolution-etapes-vie.htm

  • Quartz variété "Diamant d'Herkimer" | mineralogie.club| JJ Chevallier

    Dans le nord-ouest de l'état de New-York, dans le comté d'Herkimer et voisins, les circonstances géologiques ont données naissance à une variété de quartz de très belle qualité, souvent translucides, très brillants et biterminés, ils ont un nom commercial reconnu comme, "quartz, variété Diamant d'Herkimer". QUARTZ variété "DIAMANT D'HERKIMER" Quand le hasard joint les loisirs et le business lors d'un voyage... TED SMITH, la mine "ACE OF DIAMONDS". Il y a déjà 12 ans, en septembre 2012, après 3 jours à Boston, invités par l'Université de Cambridge pour visiter son musée, et notre périple dans les états du Nord-est, puis au Québec et au Canada. Après les chutes à Niagara, en roulant de Buffalo vers Boston, nous avions décidé de rouler une partie de la nuit, 400 miles (650km), par l'I-90, vers 23h nous voyons un panneau "HERKIMER 4 miles", avec Francine nous nous regardons, et la décision est très vite prise, "Boston attendra, nos avons le temps." Nous nous arrêtons, et trouvons immédiatement un motel super sympa, et tôt le lendemain matin nous voilà partis en direction d'un gisement très connu à quelques miles au Nord près de Middleville, "Ace of Diamond". Nous arrivons vers 8h30, et nous sommes très vite accueillis par Ted, "The boss", et propriétaire d'une moitié de la mine et locataire du reste. Il nous explique que la mine est ouverte au public contre 9$ par jour et qu'il nous louera pour quelques dollars les outils nécessaires, si nous voulons gratter la roche. Mais avant d'aller casser du caillou, après avoir visité et pioché dans ses vitrines, nous décidons, avec son accord bien entendu, de jeter un œil dans un tas de flats (cartons plats, de 1 à 5 pouces, utilisés par les minéralogistes du monde entier qui fréquentent Tucson), ces cartons bien alignés avaient attiré notre attention, ils sont prêts à partir pour Denver, le salon numéro deux aux States, qui devait ouvrir ses portes deux semaines plus tard. On y fait une jolie cueillette pour nos clients, pendant une bonne demi-heure. Puis nous nous armons de marteaux, masse, coins, gants, lunettes, etc., et Ted nous indique où nous pouvons aller. En partant nous passons par notre voiture pour nous mettre à l'aise pour travailler (sérieusement sans se prendre au sérieux c’est ma devise) et voyant à quelques cent pieds de là un joli front de taille ; nous attaquons cette p*tain de roche plus dure que le béton. Çà, ne commence pas trop mal, nous avons la chance de découvrir très vite une douzaine de jolis cristaux de 5 à 10mm, tous flottants (sans attache ou presque à la roche encaissante). Alors que nous nous battons contre ce mur pour lui voler ses trésors, depuis une demi-heure, notre nouvel ami, Ted, vient nous voir et nous dit que nous ne sommes pas au meilleur endroit. Nous le suivons donc sur un demi-mile vers le Nord-est, et là on traverse une rangée de sites délimités par des cordes où travaillent des gens qui louent leur emplacement pour une durée indéterminée. Ils sont bien équipés, mais sans aucun matériel électrique nous explique Ted, certains tendent des bâches pour se protéger du soleil et cacher leurs travaux à de potentiels envieux. Beaucoup vivent sur place dans le camping de la mine. Il n’est pas rare que pour extraire une pièce de grande valeur commerciale, il faille plusieurs semaines de travaux pour la dégager sans lui causer de dommages. Ted nous montre ses engins qui permettent de dégager les zones à exploiter et à nettoyer toute la caillasse qui s’accumule devant chaque « claim ». Ted finit par nous désigner un endroit libre, nous donne quelques conseils, et c’est reparti. Comme nous avons pris un solide breakfast, comme toujours lors de nos séjours américains, on zappe le déjeuner même pas un cookie, juste une bière fraîche qu’un voisin de pioche nous offre, le soleil tape dur, encore plus fort que nous. La récolte est bonne et comme nous avons décidé d’expédier tout çà par voie postale, ce qui nous coutera environ 100$ avec assurance, on ne veut pas trop charger. On sélectionne les meilleures pièces, on donne le reste au voisin sympa et en début d’après-midi on lève le camp. Ted nous fournit tout ce dont nous avons besoin pour emballer proprement nos trouvailles, les petites pièces partiront dans nos valises. On discute un bon moment du contexte géologique, il m’explique qu'en 2011, une revue de minéralogie allemande a fait un reportage sur la mine, d’après les écrits de sa fille Anna. Il nous montre quelques pièces de musée en particulier des inclusions de pétrole magnifiques que l’on trouve dans une zone qu’ils se réservent pour leur commerce. Pour finir, nous nous promettons de nous revoir à Tucson en février. Nous rentrons à l’hôtel, on fait une sieste tardive, mais méritée, d’une bonne heure et demie avec des cailloux plein la tête. Un bon steak grillé avec un "corn on the cob" pour diner et l'on se couche de bonne heure pour repartir à l’aube, car durant nos 3 premiers jours à Boston, la ville de l’histoire des États-Unis ne nous a pas tout dit. Et puis il y aura Cap Cod, Orléans d’où partent les câbles de transmissions transatlantiques, Sandwich, sa verrerie et son église incontournable (concert d’orgue permanent par un couple d’adorables octogénaires qui nous joueront quelques airs français et salueront notre départ d’une envolée de Marseillaise), Barnstable et ses restos sympas, Hyanis port d’où l’on embarquera tôt un matin, pour une journée sur la magnifique ile de Nantucket, sans oublier l’incontournable Plymouth, etc., etc. Malheureusement, il y a quelque temps j’apprenais une triste nouvelle, notre ami Ted, mon ainé de quelques mois, a quitté cette terre pour un dernier envol en juillet 2022. Il pilotait depuis sa jeunesse un vieux Piper Super Cub. Vous comprenez bien que lorsque l’on a piloté les mêmes zincs, on a des atomes crochus même si c’était à quelques milliers de kilomètres de l’autre côté de la grande mare aux canards. La nouvelle nous a attristés et je me suis souvenu que je lui avais dit que je ferais une page sur mon site, à propos du Quartz « Diamant d’Herkimer ». Alors j’ai pensé, « il est temps de le faire », moi aussi je vais finir par m’envoler dans les étoiles au paradis des Alatmen (aviateurs de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre), et je me suis mis au travail. Je dédie donc cette page à Théodore P. Smith, un jeune expert comptable, devenu exploitant d’une mine d’un quartz extraordinairement beau et célèbre "around the World", pour succéder à ses parents. Avec notre ami Theodore P. Smith (1946-2022), le boss de la mine Ace of Diamond en septembre 2012, à la fin d'une bonne journée de prospection. Je me dois d’ajouter que sa fille, Anna qui a repris la mine, est actuellement noyée dans une bataille juridique contre les autres propriétaires de la famille, procès qui dure depuis 3 ans. La mine avait été fermée par décision judiciaire, puis réouverte, car la décision était inique, mais les juges n’arrivent pas à déterminer le prix d’un sous-sol contenant des richesses disséminées au gré de la nature géologique, le procès risque de se terminer par une vente aux enchères publiques et Anna à peur de la perdre. Je prie le ciel pour que cette mine reste dans le même état d’esprit que celui de Ted, avec sa fille, car avant le business il y a la passion. So long Ted. Une variété de quartz d’une grande beauté s’est formée, dans des conditions particulières, dans ce qui est aujourd’hui, le comté d’Herkimer de l’état de New York aux Etats-Unis. Ce sont les quartz dits « diamants d’Herkimer » une appellation commerciale. QUARTZ variété "DIAMANT D'HERKIMER" Ces quartz ont une particularité due à leur croissance dans un milieu où ils étaient flottants, c’est-à-dire sans contact ou presque avec la roche vacuolaire encaissante. Leur structure cristalline est celle du quartz, hexagonale et prismatique à terminaison pyramidale mais ils sont biterminés, ils sont terminés par deux pyramide à chaque extrémité du prisme. Ils sont le plus souvent d’une très belle transparence avec assez souvent des inclusions qui vont d’une taille de l’ordre du micron à pluri millimétrique. Lorsque les inclusions microscopiques sont nombreuses elle donne un aspect fumé à noir au cristal. Les inclusions solides sont : Particules d’hydrocarbure goudronneuses, vestiges de la matière organique fossile, anthraxolite ; Calcite ; Sphalérite ; Pyrite ; Dolomite ; Quartz minuscule du type « diamant d’Herkimer ». La formation de la pyrite et de la sphalérite est antérieure à la formation du quartz alors que celle de la calcite est le plus souvent en même temps que celle du quartz, rarement plus tard. Les inclusions liquides sont : Pétrole ; Eau salée. Les inclusions gazeuses sont du dioxyde de carbone. Le Quartz SiO 2 Contexte géologique La roche encaissante ou roche mère est la dolomie de Little Falls, « Little Falls Dolostone », une roche aujourd’hui très dure car fortement silicifiée, formée au Cambrien, la plus ancienne des six périodes du Paléozoïque qui s'étend de -542 millions d'années à -488 millions d'années. Elle s’est formée au fond d'une mer cambrienne, peu profonde il y a environ 495 millions d'années, qui recevait des sédiments des anciennes montagnes Adirondack au nord. Les sédiments de carbonate de calcium et de magnésium se sont accumulés et lithifiés pour former le substrat rocheux de dolomie actuel, dans la vallée de la Mohawk, dans les comtés de Herkimer et Montgomery. Le matériau qui formera plus tard les magnifiques quartz a probablement été déposé sous forme de matière organique cireuse avec du sable de quartz et des masses de pyrite formées par des bactéries. Tout cela était confiné dans la roche composée de deux minéraux carbonatés, la dolomite et la calcite. Alors que la dolomite de Little Falls était lentement ensevelie sous de nouveaux sédiments, la température a lentement augmenté jusqu’à 175° C ou même plus. Cet ensevelissement a duré environ 200 millions d'années et a atteint une profondeur maximale d'environ 5 kilomètres il y a environ 300 millions d'années. À mesure que la température augmentait, les molécules de la matière organique qui retenaient en solution le quartz dissous du sable étaient brisées afin que le quartz puisse former des cristaux. L'enfouissement étant extrêmement lent, la formation des cristaux de quartz était également extrêmement lente, permettant à beaucoup de devenir clairs et précieux, c'est pourquoi ils sont appelés quartz « diamants d’Herkimer » ou quartz « diamants Little Falls ». MINÉRAUX DE LA DOLOMIE DE LITTLE FALLS La dolomie de Little Falls est une source d'intérêt pour la minéralogie, notamment en ce qui concerne les cristaux de quartz. Des documents datant de 1819 témoignent de cet intérêt, tandis qu'en 1823, Hadley a souligné l'abondance de ces cristaux. Des études ultérieures ont montré une grande variété de formes externes pour ces cristaux. Outre le quartz, d'autres minéraux présents dans la dolomie de Little Falls . Quartz - Exceptionnellement clair, équant, doublement terminé. Apparaît sous forme de cristaux assez gros (jusqu'à 10cm) dans des poches, en cristaux plus petits (jusqu'à 2,5cm) dans des vacuoles et comme encroutement de poches et de vacuoles Calcite - Habituellement jaune à brun en cristaux relativement bien formés. Dolomie - Habituellement crème à gris, à rose clair, en cristaux bien formés avec des faces incurvées. C'est le minéral le plus minéral le plus courant. Pyrite- Se présente généralement sous forme de croûtes d'une épaisseur allant jusqu'à 1,5 cm. Également signalée sous forme d'inclusions solides dans les cristaux de quartz. Marcasite - Se trouve habituellement sous forme d'inclusions solides dans la calcite, la plupart du temps sous forme de cristaux lamellaires filiformes. Galène - signalée comme de très petites masses. Pas de cristaux. Sphalérite - Présente sous forme de petits cristaux (jusqu'à 2,5cm de pouce). Également sous forme d’inclusions solides dans le quartz. Limonite - Apparaît comme un produit d'altération de la pyrite, marcasite, chalcopyrite et hématite. Chalcopyrite - Présente sous forme de petits cristaux isolés, foncés, d'aspect rouillé, et sous forme de croûtes minces, sombres et rouillées. Hématite - Présente sous forme d'inclusions solides dans la dolomite de la matrice et dans les cristaux de quartz. Glauconite - Apparaît sous forme de taches et de filaments bleus à bleu-vert. L'analyse de Zenger (1981) montre moins de fer que prévu pour ce minéral. Anthraxolite* - Se présente sous la forme de petites masses noires lustrées, ou plus communément sous forme de poudre fine dans des vacuoles. L'analyse de Dunn et Fisher (1954) montre qu'il s'agit d'un hydrocarbure. Deux formes de cet hydrocarbure ont été notées par Keith et Tuttle (1952) et pourraient indiquer deux épisodes de minéralisation. *Anthraxolite : ce nom est d'origine canadienne, on l'utilise localement pour hydrocarbure, il n'a aucun caractère officiel. CARTE DE LA GEOLOGIE REGIONALE GALERIE DE PHOTOS DE QUARTZ "DIAMANT D'HERKIMER" Toutes ces photos sont issues de la galerie de Mindat.org Quartz " Diamant d'Herkimer ". Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Jeff Scovil Quartz " Diamant d'Herkimer ", sceptre avec un sommet squelettique. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Terry Burtzlaff. Quartz " Diamant d'Herkimer ", sur Dolomite et Anthraxolite. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Mario Miglioli Quartz " Diamant d'Herkimer ", macle du Japon avec inclusion de pétrole et pyrobitume Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Rob Lavinsky. Quartz " Diamant d'Herkimer ", groupe de cristaux. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Rock H. Currier Quartz " Diamant d'Herkimer ", groupe de cristaux. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Rob Lavinsky. Quartz " Diamant d'Herkimer ", groupe de cristaux." Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Weinrich Minerals. Quartz " Diamant d'Herkimer ", groupe de cristaux. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo John M. Stolz. Quartz " Diamant d'Herkimer ", groupe de cristaux triple. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Rob Lavinsky. Quartz " Diamant d'Herkimer ", inclusions irrégulières, d'anthraxolite noircissant la pointe. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Vandall King. Quartz " Diamant d'Herkimer ", groupe squelettique fumé. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Weinrich Minerals. Quartz " Diamant d'Herkimer ", pâle, légèrement fumé et squelettique. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo AM Mizunaka. Quartz " Diamant d'Herkimer " groupe dans son vugg. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Matthew Wood. Quartz " Diamant d'Herkimer ". Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Jeff Scovil Quartz " Diamant d'Herkimer ", sceptre avec un sommet squelettique. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Terry Burtzlaff. Quartz " Diamant d'Herkimer ", sur Dolomite et Anthraxolite. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Mario Miglioli Quartz " Diamant d'Herkimer ", macle du Japon avec inclusion de pétrole et pyrobitume Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Rob Lavinsky. Quartz " Diamant d'Herkimer ", groupe de cristaux. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Rock H. Currier Quartz " Diamant d'Herkimer ", groupe de cristaux. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Rob Lavinsky. Quartz " Diamant d'Herkimer ", groupe de cristaux." Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Weinrich Minerals. Quartz " Diamant d'Herkimer ", groupe de cristaux. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo John M. Stolz. Quartz " Diamant d'Herkimer ", groupe de cristaux triple. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Rob Lavinsky. Quartz " Diamant d'Herkimer ", inclusions irrégulières, d'anthraxolite noircissant la pointe. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Vandall King. Quartz " Diamant d'Herkimer ", groupe squelettique fumé. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Weinrich Minerals. Quartz " Diamant d'Herkimer ", pâle, légèrement fumé et squelettique. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo AM Mizunaka. Quartz " Diamant d'Herkimer " groupe dans son vugg. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Matthew Wood. Quartz " Diamant d'Herkimer ". Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Jeff Scovil Quartz " Diamant d'Herkimer ", sceptre avec un sommet squelettique. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Terry Burtzlaff. Quartz " Diamant d'Herkimer ", sur Dolomite et Anthraxolite. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Mario Miglioli Quartz " Diamant d'Herkimer ", macle du Japon avec inclusion de pétrole et pyrobitume Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Rob Lavinsky. Quartz " Diamant d'Herkimer ", groupe de cristaux. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Rock H. Currier Quartz " Diamant d'Herkimer ", groupe de cristaux. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Rob Lavinsky. Quartz " Diamant d'Herkimer ", groupe de cristaux." Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Weinrich Minerals. Quartz " Diamant d'Herkimer ", groupe de cristaux. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo John M. Stolz. Quartz " Diamant d'Herkimer ", groupe de cristaux triple. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Rob Lavinsky. Quartz " Diamant d'Herkimer ", inclusions irrégulières, d'anthraxolite noircissant la pointe. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Vandall King. Quartz " Diamant d'Herkimer ", groupe squelettique fumé. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Weinrich Minerals. Quartz " Diamant d'Herkimer ", pâle, légèrement fumé et squelettique. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo AM Mizunaka. Quartz " Diamant d'Herkimer " groupe dans son vugg. Mine Ace of Diamond, Middleville, NY. Photo Matthew Wood.

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