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RÉSULTATS DE LA RECHERCHE

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  • La Jadeite de Birmanie. | mineralogie.club | JJ Chevallier

    LA JADEITE DE BIRMANIE " Les mines de jadéite exploitées dans la zone interdite du nord de l'ex Birmanie offrent une jadéite d'une rare et exceptionnelle qualité , très certainement la meilleure actuellement sur le marché, dont elle représente environ 70% de l'offre mondiale. Les chinois, qui ont un engouement particulier, depuis le Xème siècles, pour le Jade dans cette variété pyroxène, la jadéite, la considèrent comme la plus précieuse des gemmes dans sa très rare couleur émeraude, qualifiée " Jade Impérial ". La couleur lavande est elle aussi très prisée des connaisseurs. Pour cette raison la quasi totalité des meilleurs spécimens extraits sont exportés en Chine. " JJ Chevallier Jadeite polychrome de Birmanie. Patrick Voillot, Jade Market de Mandalay. Jadeite vert émeraude de Birmanie. Patrick Voillot, Jade Market de Mandalay. Ce qu'écrivait Alfred Lacroix. La jadéite de Birmanie : les roches qu'elle constitue ou qui l'accompagnent. Composition et origine. Par M. A. Lacroix In: Bulletin de la Société française de Minéralogie, volume 53, 1-6, 1930. contenant le Livre jubilaire publié à l'occasion du cinquantenaire de la Société. pp. 216-254; doi : https://doi.org/10.3406/bulmi.1930.4095 https://www.persee.fr/doc/bulmi_0366-3248_1930_num_53_1_4095 Mandalay, le "Jade market" Mandalay est une ville d’environ 1 300 000 habitants, au nord du Myanmar (autrefois appelé Birmanie) ; ancienne capitale royale, elle est située sur le fleuve Irrawaddy. La ville s'étend le long de la faille transformante de Sagaing, qui fait la limite entre la plaque tectonique indienne et la plaque eurasienne. Elle est donc exposée aux tremblements de terre. Elle est située à proximité de la zone interdite du Nord (Etat Kachin) où se situent les mines et est donc un haut lieu du commerce de jade. Le «Jade Market», marché au Jade, est un lieu fascinant où environ 30 000 personnes sont employée par le négoce des gemmes de Jade. On dit que c’est le plus grand marché au monde. Un espace clos, carré, quadrillé d’allées saturées d’échoppes, d’ateliers et comme on est en Asie d’incontournables salles de jeux, où une multitude d’artisans travaillent la jadéite et de négociants qui en font le commerce. Il y a peu de touristes mais des milliers d’acheteur à majorité chinois. La jadéite birmane a la réputation d’être de la meilleure qualité, celle dont les chinois raffolent. C’est ici que l’on peut acheter le fameux Jade Impérial, à la condition de bien connaître le Jade et d’avoir des centaines de milliers de $, voire des millions, à dépenser. Malgré la levée de l’embargo à l’encontre du Myanmar, en 2016, par les états de droit occidentaux, les récents évènements d’août 2019 qui on condamné l’armée Birmane qui tire d’importants revenus du commerce des gemmes, ont plombé une grande partie du commerce international des gemmes de la région. Toutefois les chinois eux continuent a acheter directement dans les mines sous la complice protection des l’armée du Myanmar vraisemblablement renforcée par les chinois. La qualité du Jade jadéite Condensé et traduit de la page : http://www.palagems.com/burma-jade-pt2 par JJ Chevallier Après sa découverte la jadéite à l’état brut est classée selon son lieu de découverte. Le jade alluvial extrait dans la l’Uru, la rivière qui traverse la région des gisements est classé Jade de rivière. Ce sont des galets ou des rochers aux formes arrondies à «peau»[i] très fine. Le jade extrait des mines à flan de montagne se présente sous forme de rochers plus ou moins arrondis de taille parfois importante, à peau épaisse. Un troisième type est trouvé dans des gisement de blocs irréguliers in situ, comme ceux de la région de Tawmaw ou la qualité du jade est apparente. Pour les deux premiers types il est le plus souvent nécessaire de pratiquer une fenêtre, voire même de scier la pierre par son milieu pour juger de sa qualité. «On pense localement que la jadéite extraite des rivières et du conglomérat est plus« mature » dans le sens de plus affiné, que celle de Tawmaw» , The Mineral Resources of Burma. By H. L. Chhibber. Parce que l'érosion polie généralement les parties endommagées ou altérées, les meilleures qualités sont généralement associées au jade de rivière. La peau mince permet aussi de mieux pouvoir apprécier la couleur interne à l’aide d’une lampe de forte intensité. Dans la jadéite de montagne il y a très souvent une couche épaisse entre la peau et la partie colorée de l’intérieur, les chinois appellent cette couche opaque « brume ». « La présence de jadéite verte et lavande est indépendante du type de gisement, mais la jadéite orange rougeâtre à brune ne se trouve que dans les rochers récupérés dans un sol riche en fer. L'orange rougeâtre résulte d'une coloration naturelle à l'oxyde de fer de la peau de la jadéite poreuse et est parfois intensifiée par la chaleur » , The Mineral Resources of Burma. By H. L. Chhibber Chaque pièce de jadéite présentée sur les marchés porte un numéro d'enregistrement et son poids inscrit, C’est une antenne administrative gouvernementale situé dans les mines à Hpakan qui procède à ce marquage après avoir perçue une taxe égale à 10% de la valeur qu’elle a elle-même estimée sans pour autant garantir cette estimation qui a pu être sous ou sur évaluée. L’évaluation L’évaluation d'un bloc recouvert d'une "peau" [1] qui cache généralement toutes les traces de couleur et de clarté / diaphanéité qui s'y trouvent est la difficulté majeure pour les commerçants qui cherchent des zones où la peau est suffisamment mince pour voir à travers. S’il s’avère impossible de voir à travers la peau il sera nécessaire de polir une fenêtre pour révéler la couleur interne. L’emplacement de cette fenêtre est important car s’il révèle une mauvaise couleur le prix de la pierre sera beaucoup moins important, là il y a un savoir-faire certain pour le choix de l’emplacement. Les fissures peuvent aussi avoir un effet dissuasif tant elles risquent de courir jusqu’au centre de la pierre en ayant permis la pénétration aux oxydants qui altèrent la couleur. La règle des 3C On peut utiliser cette règle pour estimer la jadéite, en ce sens que couleur, clarté et taille (cut), sont des critères qui sont déterminants on oubliera le carat pour lui préférer les dimensions. Aux trois C on ajoutera deux autres critères que l’on appellera les 2T la translucidité et la texture. Couleur Le critère le plus important, la nomenclature des couleurs standard de la jadéite décompose ce critère en 4 parties : la teinte sur la roue chromatique, pour le vert c’est la couleur émeraude fine qui sera parfaite ; la saturation, intensité de la couleur, c’est le critère le plus important, plus elle est saturée, plus la valeur sera élevée. Les chinois parlent du «cui» qui décrit la pierre comme lumineuse, chaude ou brillante ; le ton, la luminosité ni trop claire ni trop obscure ; la répartition de la couleur, qui doit être parfaitement uniforme sans veines ni taches. De fines veines en arborescences donnent un coté attrayant, à la condition de n’être ni ternes ni brunes, sans pour autant donner une plus valu aux pierres qui seraient parfaites sans elles. Clarté C’est le passage de la lumière, qui ne doit pas être occulté par des inclusions d’aucunes couleurs, de taches blanches ou autres couleurs ou de fractures cicatrisées ou non. Translucidité La jadéite parfaite est semi-transparente. Une pierre, dont la couleur n’est pas uniforme, dont la saturation n’est pas parfaite, si sa transparence est bonne elle lui donnera une bonne valeur. Texture Elle est intimement liée à la translucidité puisqu’une texture très fine donnera une meilleure transparence qui dépend essentiellement de la taille des grains. On distingue trois classes de textures :fine, la meilleure celle qui donnera un lustre parfait si le polissage est bien fait ; moyenne ; grossière. Les chinois utilisent des mots particuliers pour ces trois critères de texture : lao keng ou «ancienne mine», pour fine jiu keng ou «mine relativement ancienne», pour moyenne ; xin keng, ou «nouvelle mine», pour grossière. Ces termes particuliers n’ont rien à voir ni avec l’âge ou le lieu de la mine, ils découlent de croyances anciennes qui prêtent à la jadéite une texture plus compacte et fine si elle est âgée. Taille (Cut) Elle répond aux critères de la mode pour les bijoux mais elle doit être parfaite, particulièrement le polissage régulier et fin permettant un passage parfait de la lumière. Un faisceau de lumière doit être réfléchi sans aucune distorsion. Notons que les meilleures pierres sont le plus souvent taillées en cabochons avec des proportions analogues à 14 X 10, on les juge sur la symétrie, la courbure du dôme, l’épaisseur. Pour les cabochon montés il est important que le métal sous-jacent comporte un trou permettant d’éclairer la pierre pour contrôler qu’il n’y a pas de défaut interne caché. Les cabochons à base creuse incurvé sont de moindre qualité. « Depuis les années 1930, les doubles cabochons, en forme de noix de ginko chinoise, ont été considérés comme l'idéal pour la jadéite de qualité supérieure, car le fond convexe augmenterait le retour de la lumière dans l'œil, intensifiant ainsi la couleur » Christie's. Notons aussi que la fabrication de bracelets, jonc, impose une importante perte de matière qui a un impact sur le prix. [1] La peau de la jadéite : Couche en croûte déposée autour de la jadéite durant sa formation. Selon l’environnement de formation la peau sera blanche, jaune, brun clair à brun foncé ou noire. La Chine se gave du jade birman ACTUALITÉ 2015 Dans le nord de la Birmanie, la ruée vers le jade défigure les paysages et emporte des vies. Vendredi, un glissement de terrain a fait des dizaines de disparus dans la région minière de Hpakan, où l’on extrait du jade de très haute qualité, dans des conditions de travail très dangereuses. En novembre, un autre accident dans cette même zone montagneuse avait fait 114 morts. Derrière ce business plus ou moins légal contrôlé par l’armée birmane, la Chine. Elle met les bouchées doubles avant l’arrivée au pouvoir d’Aung San Suu Kyi, qui a juré de faire le ménage. À l’aide de gros excavateurs et d’explosifs, les mineurs ont creusé de profondes saignées dans les vertes collines du nord de la Birmanie au cours des mois derniers. Derrière eux, ils laissent des cratères, des falaises dénudées et un labyrinthe de pistes en terre. Une véritable ruée pour exploiter, tant qu’il en est encore temps, les plus riches gisements au monde de jade, une pierre gemme très dure. Cette industrie de plusieurs milliards de dollars, dominée par des entreprises chinoises, anticipe l’arrivée au pouvoir, l’an prochain, d’Aung San Suu Kyi. La chef de file de la Ligue nationale pour la démocratie a juré de moraliser l’industrie du jade. La contrebande, massive, prive chaque année le gouvernement de centaines de millions de dollars. Autour de la ville de Hpakan, un des hauts lieux du jade birman, 600 sociétés minières sont en activité. Une dizaine domine le marché. La plupart d’entre elles sont dirigées par des Chinois. Selon les patrons birmans, ces Chinois, qui inondent le marché avec leur argent et leur matériel, ont considérablement intensifié leurs activités depuis le début de l’année. Ni les mineurs birmans ni les autorités locales ne sont capables de leur résister. On croise désormais sur les routes des tractopelles Komatsu ou Volvo, des cortèges de camions Caterpillar flambant neufs avec des roues de plus de deux mètres. Tous Chinois. Extraction intensive Cette extraction intensive a chassé des milliers de villageois de leurs terres. Ils parcourent la montagne, fouillant les tas de gravats avec l’espoir d’y trouver un peu de jade. Les conditions sont périlleuses : le 22 novembre, 114 ont été tués lors d’un glissement de terrain ; vendredi 25 décembre, une cinquantaine d’autres ont été ensevelis à Hpakan. Sans aucune protection, ce mineur recherche des pierres de jade dans la décharge d’une exploitation minière. (Photo : Soe Zeya Tun/Reuters) Une grande partie du jade extrait des collines birmanes part clandestinement en Chine, affirment les habitants du coin. Le jade est la pierre la plus vénérée en Chine : elle est censée apporter fortune, richesse et longévité. Selon les chiffres officiels, la Chine – le plus grand marché de jade du monde – a importé seulement quelque 540 millions de dollars (330 millions d’euros) de jade birman durant les neuf premiers mois de 2015. Mais Global Witness, une organisation non gouvernementale, estime la valeur la production de jade Birman à… 31 milliards de dollars par an. Caché dans la jungle ? Contrebande ? Les autorités chinoises jurent ne pas être au courant et rappellent, sans ciller, qu’elles sont opposées à ces activités illégales. Des dénégations qui ne convainquent pas. Sous couvert d’anonymat, un officier de police birman assure que des centaines de camions sont cachés dans la jungle. « Toutes les nuits, ils sont une dizaine à passer en Chine chargés de jade. Comme c’est un secteur contrôlé par l’armée birmane, cela veut dire que les Chinois travaillent avec eux. » Lors de la campagne électorale, Aung San Suu Kyi a promis d’examiner d’où viennent les capitaux qui financent le business du jade. Beaucoup doutent de sa capacité à faire bouger les choses. La capitale est loin. Les montagnes infestées de rebelles. « Même le gouvernement local ne peut contrôler cette région à cause de la domination de l’armée, observe Yin Eik, patron d’une entreprise minière. Jusqu’à présent, Aung San Suu Kyi n’a pas été en mesure d’influencer l’armée, je ne vois pas comment son gouvernement pourrait y parvenir. » Sur les routes du nord de la Birmanie, des camions chinois flambant neufs. (Photo : Soe Zeya Tun/Reuters) Le mois dernier, 114 mineurs ont été tués par un glissement de terrain. (Photo : Soe Zeya Tun/Reuters) L’extraction minière a chassé des milliers de villageois de leurs terres. (Photo : Soe Zeya Tun/Reuters) Un négociant vérifie la qualité d’une jadéite. (Photo : Soe Zeya Tun/Reuters) Since 01-01-2021

  • La Lussatite | mineralogie.club | JJ Chevallier

    Lussatite est le nom français d’une variété d’opale, l’Opale CT, ainsi dénommée car découverte en France près du village de Lussat dans la plaine de la Limagne. Souvent confondue avec la calcédoine, toutefois à l'analyse on découvre une cristobalite fibreuse ou tridymite. LA LUSSATITE Lussatite est le nom français d’une variété d’opale, l’Opale CT, ainsi dénommée car découverte en France près du village de Lussat dans la plaine de la Limagne. Souvent confondue avec la calcédoine, elle peut effectivement lui être comparée, toutefois à l'analyse on découvre une cristobalite fibreuse ou tridymite [1 ] . D'origine hydrothermale, ce polymorphe de la silice a été découvert dans des calcaires bitumineux et parfois mais plus rarement dans les pépérites [2 ] . Au Miocène (-20 Ma), le volcanisme auvergnat s'intensifiant, il y a eu une importante période d'hydrothermalisme, et les eaux thermales ont déposé de la silice (sous forme de lussatite) dans les fissures du calcaire. La lussatite est la phase hexagonale de la silice, stable à température intermédiaire entre le quartz et la cristobalite. Sa structure est constituée de couches de tétraèdres orientés alternativement dans les deux sens de l'axe sénaire (axe cristallographie c ). Chaque couche est reliée à deux autres couches, supérieure et inférieure, pour former une structure tridimensionnelle. Dans la structure on peut reconnaître des canaux formés par des hexagones de tétraèdres, plus ou moins déformés. La tridymite est formée de 4 atomes de silicium et 8 d'oxygène par maille, dont les dimensions sont a = 5,04 Å et c = 8,24 Å. De sa structure plus aérée que celle du quartz, il découle une densité de 2,26 seulement, alors que celle du quartz est de 2.65. La fluorescence au UV longs donne une couleur vert pomme en général. La mine du Colombier des Roy [3 ] , dont le nom est souvent abrégé en "mine des Rois", est célèbre pour les magnifiques spécimens que l'on y a découvert du temps de l'exploitation du bitume. Les plus prisés étant sans nul doute ceux présentant une couleur bleue soutenue. Mais il existe aussi d'autres échantillons très beaux, beiges, bruns, verdâtres, rosés, blancs. La Lussatite cristallise souvent en forme de rose, avec une surcristallisation de petits quartz sur le dessus, que l'on appelle "fleur de lussatite". On trouve de la lussatite opalescente sous différentes formes : des sphérules (boules), celles-ci sont très prisées des connaisseurs, des amas en rognons ou en grappes des stalactites C'est près du village de Lussat dans la plaine de la Limagne que l'on observe pour la première fois cette espèce minérale. Malard (minéralogiste du XIXème siècle) la baptise Lussatite en référence au nom du village. Actuellement il est quasiment impossible d'en trouver. Les lieux possibles de découverte étant : Dallet, Lempdes, Lussat, Laps, Cournon d'Auvergne et Clermont-Ferrand. C'est, semble-t-il sur une carte de Gabriello Siméoni, "Riches et Anciens pays d'Auvergne", la Limagna d'Overnia, en 1560, que l'on trouve la première trace d'une source bitumineuse. Un peu au-dessus du mont de Clermont "collis bitumosus", actuellement Puy de la Croix, qui fut l'une des plus grandes curiosités naturelles de l'Auvergne et de la France. Fossile et Lussatite A l'Oligocène (-25 Ma), de nombreux "Helix ramondi" (escargots) ont été fossilisés dans les calcaires de Limagne. Lors de la période hydrothermale du Miocène, ces fossiles ont été silicifiés. La silicification peut avoir rempli la cavité interne des Hélix, et on a donc des fossiles entièrement transformés (épigénie) en Lussatite. Si le remplissage est incomplet, les gouttes de calcédoine tapissent la cavité interne et la columelle. Propriétés de la Lussatite Gisements En France Mine du Colombier des Roys, près de Dallet dans le Puy-de-Dôme, Auvergne. Ancienne mine d'Asphalte ; Lussat, Puy-de-Dôme ,Auvergne; Pont du Château Puy-de-Dôme, Auvergne ; Puy de la Poix, Puy-de-Dôme Auvergne ; Lempdes, Puy-de-Dôme Auvergne ; Coutras, Lot-et-Garonne, Aquitaine ; Travaux de la ligne à grande vitesse, Le Perte, Fougère-Vitré, Ille et Vilaine, Bretagne Dans le monde Steinbruch Katsch, Murau, Steiermark, Autriche ; El Sol 3 (Encajon), Cajamarca, Province de Cajamarca, Pérou ; Şaphane alunite, Pazarla, Province deKütahya, Région d'Aegean, Turquie ; Creede Formation, Creede District, Mineral Co., Colorado, USA. Glossaire de la page [1] Cristobalite et Tridymite : De même formule chimique SiO2 et propriétés physiques, la différence est structurelle la première est quadratique hémièdre énantiomorphe (identique mais symétriquement opposés) la seconde est orthorhombique holoèdre pseudo-hexagonale, minéral issue des roches volcaniques siliceuses. (voir l'Encyclopédie des minéraux de Ole Johnsen, éditions Delachaux et Niestlé, ISBN 2-603-01285-1) [2] Pépérites ( du mot italien "peper" = poivre ) : Elles sont constituées de grains de basalte liés par un ciment calcaire. Elles sont un mélange entre produits issus d'éruption, Maar et sédiments calcaires non cimentés. [3] La mine du Colombier des Roys, ancienne exploitation de bitume fermée depuis janvier 1983, se situe entre Dallet et Lempdes, dans le département du Puy-de-Dôme (63). Cette mine est pratiquement complètement noyée aujourd'hui. SOURCES Mes archives 2003 ; Pierre Thomas https://planet-terre.ens-lyon.fr/article/mine-rois-bitume-Dallet.xml#hydrocarbures ; C. Pomerol, Y. Lagabrielle, M. Renard, Eléments de Géologie (12ème édition, 2000), pages301-302 &; 614-615 ; CMDP Clermont-Ferrand ; A. Lacroix, tome III page 148 & 168 ; Ole Johnsen, Encyclopédie des minéraux; Wikipedia ; Geowiki. Since 01-06-2021

  • découverte | Diamant "Matriochka" | mineralogie.club

    Première au Monde... Un Diamant "Matriochka". Матриочка алмазная. Un Diamant "Matriochka". Étant d'origine Russe, un gisement au cœur de la Lakoutie en Sibérie, nous pouvons écrire que c'est un "Diamant matriochka", le nom des poupées gigognes russes. Il s'agit d'un Diamant contenant un autre diamant plus petit, libre et mobile, à l'intérieur d'une cavité. Une pièce unique au monde, à notre connaissance jamais rencontrée. Oleg Kovaltchouk, directeur adjoint d’Alrosa a déclaré : « À notre connaissance, de tels diamants n’ont encore jamais été rencontrés dans l’histoire de l’extraction diamantifère mondiale. C’est effectivement une œuvre unique de la nature, d’autant plus que cette dernière n’aime habituellement pas le vide ». Pour Kovaltchouk le processus de formation pourrait avoir deux hypothèses : « Le plus intéressant pour nous a été d’essayer de comprendre comment l'espace d’air entre les diamants intérieur et extérieur s'est formé. Il y a deux hypothèses principales : selon la première version, dans le processus de croissance, un diamant a été capturé par un minerai du manteau, qui a ensuite été dissous dans les conditions de la surface terrestre. Selon la deuxième version, en raison d'une croissance ultrarapide à l'intérieur du diamant, une couche de substance poreuse polycristalline de diamant s’est formée, et a ensuite été dissoute par des processus plus agressifs du manteau terrestre ». Le diamant externe pèse 0,62 ct, pour des dimensions de 4,8×4,9×2,8mm, tandis que le diamant interne a un poids estimé à 0,02 carat pour une taille de 1,9×2,1×0,6mm. L'estimation de l'âge de ce surprenant spécimen est de 800 Ma. Que va devenir ce joyau minéralogique ? Sera-t-il mis en vente ? Finira-t-il dans un musée ou chez un richissime collectionneur ? L'avenir seul nous le dira ! SOURCE : RUSSIA Beyond https://fr.rbth.com/lifestyle/83622-russie-decouverte-diamant-matriochka Since 01-06-2021

  • Prisme basaltique | mineralogie.club

    Les colonnes de basaltes ou orgues basaltiques, leur formation avec photos. Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Prisme basaltique, Colonne de basalte, Orgue volcanique : Débit en prisme de certaines laves, en particulier les basaltes et considéré comme dû à des fissures de retrait lors du refroidissement. Colonnade prismatique, en champ, à sections pentagonal ou hexagonale, formé perpendiculairement à la surface ou à la base de la coulée. La Chaussée des Géants est la plus spectaculaire d'une série de formations géologiques similaires, situées tout le long de la côte Nord de l'Antrim. Elles sont nées lors d'une gigantesque éruption volcanique, qui s'est produite il y a 60 millions d'années et a affecté le Nord-est de l'Irlande, mais aussi l'Ouest de l'Écosse. On retrouve des formations de ce type aux grottes de Fingal, sur l'île de Staffa, les îles Féroé, l'Islande et le Groenland. Des fissures dans le manteau de craie qui couvrait la région ont laissé échapper des coulées de lave, qui ont durci sous forme de couches de basalte. En se refroidissant, la lave s'est contractée et craquelée, formant des masses de colonnes jointives. La plupart sont de forme hexagonale, mais certaines ont quatre, cinq, sept, huit et parfois neuf côtés. En savoir plus La Chaussée des Géants. Côte nord de l'Antrim, Irlande du Nord, Août 2004, Alain Ramirez. Prismes de lave dans les gorges d'Alcantara. Ils appartiennent à une coulée du Monte Mojo (petit cône au nord de l'Etna) qui serait âgée de 8000 ans. Sicile, Italie, Mai 2002, Jean-Sébastien Schmidt. Une ancienne coulée érodée par le fleuve Skjálfandafljót en Islande. La Chaussée des Géants. Côte nord de l'Antrim, Irlande du Nord, Août 2004, Alain Ramirez. "Tuyaux d'orgue" basaltique, Svartifoss, Islande. Photographe, Inconnu. Prismes basaltiques, dans le nord de l'Islande. Photo Photo Natesh Somaiah dans Geology World Colonnes de basalte en rose circulaire, Meshgin Shahr , Iran. Colonnes de basalte en rose circulaire, Ile de Mull Ecosse. En savoir plus En Savoir plus sur la formation des prismes volcaniques Des laves aux colonnes prismatiques Bernard Marandet http://www.atelierpaleos.fr/wp-content/uploads/documents/contributions/colonnesprismatiques%20.pdf Comment se forment les orgues de basalte https://www.pourlascience.fr/sd/geosciences/comment-se-forment-les-orgues-de-basalte-12187.php RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE

  • Les Perles | mineralogie.club | Gemmologie | JJ Chevallier

    Les perles sont une espèce minérale d'origine biologique, ce sont des gemmes très recherchées pour leur éclat et leur orient. LES PERLES LES PERLES LES PERLES LES PERLES LES HUITRES PERLIÈRES... HISTORIQUE Depuis le paléolithique l’on trouve des coquillages dans certaines sépultures, sites de La Madeleine en Dordogne, de Grimaldi en Italie et de Sungir en Russie (32 000 ans). C’est plus tard que l’on trouve des perles dans des tombes dans les régions du golfe persique et de l’Océan Indien (5 500 ans avant Jésus-Christ). C’est en Chine que l’on a trouvé les premiers documents écrits qui datent de 4 600 ans qui décrivent ces merveilles comme un cadeau de la nature, en Inde et en Égypte les perles étaient considérées comme des objets divins sacrés. La Grèce antique connaissait les perles sous le nom de « Larmes d’Aphrodite » l’Europe découvrira les perles en tant que bijou à la suite des conquêtes d’Alexandre le Grand en Orient (-334 à -325). Chez les Romains elles étaient un signe de richesse et donc de pouvoir qui était réservé aux plus autres autorités et la tradition voulait que les familles richissimes achètent deux perles par années pour leurs filles. Perses et Assyriens connaissaient les perles très abondantes dans leurs eaux et leur conféraient, eux aussi, des pouvoirs divins. Pour les Arabes dans le Coran, la perle est un trésor qui vient d’Allah et du Paradis. Rare et précieuse la perle traverse les siècles tout en étant réservée à une élite richissime. Mais au milieu du siècle dernier, les Japonais, dont le célèbre Kokichi Mikimoto, découvrent comment produire des perles de manière quasi industrielle, la perle de culture. Cependant il ne faut pas la confondre avec la perle synthétique issue de procédés qui ne sont pas naturels. Depuis l’évolution des techniques a même permis la production des perles d’eau douce. De nombreux mythes et légendes ont émaillé l’histoire des perles au cours des siècles. La plus ancienne perle trouvée dans une tombe du néolithique située sur le territoire de l'émirat Umm al-Qaywayn, aux Émirats arabes unis, 7500 ans. Kokichi Mikimoto QU'EST CE QU'UNE PERLE ? C’est un très simple composé de carbonate de calcium (Ca CO3), de matière organique et d’eau, en concrétion dans des mollusques généralement bivalves. La théorie voudrait que dans la nature tous les mollusques à coquille soient capables de créer des perles y compris les escargots. On en déduit que ce ne sont pas seulement les huitres qui produisent les perles. Il y a une vingtaine d’années, une employée de la faculté des sciences de Nantes avait découvert une très belle perle dans une palourde pêchée à Noirmoutier. Les perles d’eau douce proviennent de moules d’eau douce. La perle peut se former de deux façons soit dans la chair du mollusque, perle libre, soit dans la surface interne de la coquille (perle mabe ou ampoule ou blister en anglais). Perle de palourde Commençons ce dossier par une étude rapide du mollusque qui fabriquera la perle. ANATOMIE DES HUITRES On peut résumer l’anatomie de l’huitre à trois parties principales : La coquille : l’huitre étant un mollusque bivalve, il y a deux coquilles qui s’articulent autour d’une charnière centrale, c’est une matière dure formée par sécrétion d’un organe interne, le manteau. La coquille grandit avec l’âge du mollusque. L’illustration ci-dessous montre la composition de la coquille et son mode de création. À l’extérieur de la coquille, on constate souvent la présence d’un revêtement brun-verdâtre ressemblant à la matière de l’ongle, la corne, c’est la conchyoline, cette couche protège l’extérieur de la coquille. À l’intérieur, la coquille est tapissée par la nacre, un assemblage de plaquettes d’aragonite CaCO3 et de conchyoline, une protéine. Le manteau : c’est l’enveloppe biologique des organes internes, il recouvre sur toute leur surface les deux coquilles. C’est en quelque sorte une peau interne, composée de trois couches de tissus composés de cellules très différentes les unes des autres : Au contact de la coquille, il y a le tissu épithélial, qui forme un recouvrement total de la coquille, dont les cellules sont jointives et soudées, ce sont elles qui produisent la matière de la coquille, la nacre. Le tissu conjonctif est l’enveloppe des organes vitaux qu’il irrigue. Sous le tissu conjonctif, il y a un second tissu épithélial, mais celui-ci ne produit pas de nacre. Les organes internes : c’est l’ensemble des viscères de l’huitre, branchies, appareil digestif, cœur, appareil reproductif, etc. LA NACRE Biochimie et formation La nacre est formée par biominéralisation, c’est la superposition de couches de tablettes d’aragonite (CaCO3), dont l’épaisseur est d’environ 500 nm, qui sont soudées entre elles par un composé biologique, la conchyoline, épaisse de 20 à 50nm (environ 4 à 6 %), c’est elle qui détermine la structuration en servant de « ciment » aux cristaux d'aragonite (qui représentent 90 % de la nacre). On note aussi la présence de traces d’eau (H2O) et d’ions divers. L’iridescence est due à la superposition de couches d'indices de réfraction différents qui créent des interférences, la couleur dépend de l'angle d'incidence de la lumière. Coupe de nacre d'une coquille d'huitre au MEB Romain MALLET / SCIAM Angers LES PERLES Mystérieuses pendant longtemps, on les a prises pour des œufs, en Inde, c'était une goutte de rosée, tombée dans l'huitre venue respirer en surface, transformée en perle, puis pour des signes divins... une larme d’un dieu en Grèce ou à Rome. On a cru plus tard, dans le golfe persique, qu'elles se formaient autour de grains de sable, introduit par le courant d'eau et créant une irritation, etc., etc. Non, ce ne sont pas des œufs, mais ça on le sait depuis longtemps, et si j'en parle c'est parce que j'ai le souvenir, alors que j'étais encore enfant d'avoir entendu une personne, peu cultivée sans doute, dire que cela en était... Les signes divins ??? Toutes les beautés de Mère-Nature en sont ! Donc ... je vous laisse seul juge de vos convictions ! Le gros mythe c'est le grain de sable ! Et oui que voulez-vous, il a une résistance sidérante dans les esprits !!! Dimanche dernier au cours d'un repas où il y avait des huitres, la conversation avait de forte chance pour que quelqu'un parle de perle et ça n'a pas manqué. Et, devinez quoi ? Bingo ! La question est tombée " pourquoi n'y a-t-il pas plus de perles dans les huitres de Bretagne avec tout le sable que nous avons ? " J'ai donc sorti l’Anti-mythe ! Anti-mythe... Au Gemmological Institut of America un chercheur bien connu, grand spécialiste des perles, Kenneth Scarratt , a étudié des rapports d’expertises par radiographie de millions de perles, il n’a relevé la présence de corps étranger au sein d’une perle qu’une vingtaine de fois. La théorie de l’intrus irritant, isolé par le coquillage en l’enrobant dans la nacre est complètement démonté par ces constats. Les rares intrus découvert et photographiés par Kenneth Scarrett sont un minuscule gastéropode et une minuscule coquille Saint-Jacques. Malgré mes recherches je n’ai pas pu me procurer ces extraordinaires clichés. Il y a bien des intrus qui pénètres dans les coquillages mais ils ne sont donc qu’extrêmement rarement à l’origine de la formation d’un perle libre au sein du coquillage ou en surface de la coquille. Note de l'auteur : L'on m'a très justement fait remarquer que les perles de culture sont produite en introduisant un intrus, le nucléus sur lequel l'huitre fera une perle. Les nucléus sont des billes plus ou moins régulières taillée dans de la coquille très épaisse d'autres mollusque, très souvent des moules du Mississippi et la Tennessee river. Ces nucléus sont parfaitement lisse et n'irritent pas l'huitre, alors qu' intrus irritant sera rejeté. Merci à Catherine G. pour cette remarque constructive. Je vais ajouter un paragraphe sur les nucléus utilisé pour les les perles de culture. (voir plus loin) LES THEORIES A PROPOS DE LA FORMATION DES PERLES Friedrich Wilhelm Alverdes Ils sont nombreux à avoir contribué à la clarification du mode de formation des perles. C’est Friedrich Wilhelm Alverdes qui en 1912 démontra le premier que l’intrus n’est pas nécessaire à la formation de la perle. Les travaux de recherche qu’il avait effectué au début du siècles n’ont été retrouvés que beaucoup plus tard par Elisabeth Strack une gemmologue spécialiste des perles, de l’Université de Hambourg. elle les décrit dans son livre « Pearls éditions Rühle Diebener-Verlag, Stuttgart en 2006. Dans ce livre on retrouve la théorie d’Alverdes complétée par les travaux de Strack. Friedrich Wilhelm Alverdes Un ouvrage de référence scientifique indispensable en anglais qui ressemble à un roman passionnant. Le livre couvre les caractéristiques des perles et des perles de culture. Tous les traitements des perles et les méthodes d'analyse modernes sont expliqués. Elisabeth Strack donne des informations détaillées uniques. Relié, 696 pages, plus de 600 photos couleur, 77 illustrations. Elisabeth Strack Henry Hänni Le professeur Henry Hänni, du SSEF, Institut suisse de gemmologie à Bâle, auteur de nombreuses publications et conférencier international, est lui aussi un très grand spécialiste des perles et ses observations et expériences ont démontré que l’intrus n’est pas l’unique raison de la formation d’une perle mais que la blessure qu’il cause affecte le tissu épithélial peut provoquer la formation d’une perle. On fait une petite pose ? Pour vous remercier d'avoir lu jusqu'ici voilà une photo d'intrus dans une "perle de coquille, que l'on appelle "ampoule ou blister" (on reverra çà plus loin). "Enseveli dans un mausolée nacré. Le destin d'un petit crabe trop curieux dans un blister." Mort entre le manteau et la coquille ce mini crabe n'a pas été rejeté par l'huitre, elle l'a recouvert d'une ampoule de nacre, formant ainsi un blister, parfois appelé perle de coquille. La Théorie blessure du manteau externe... A la suite d'un accident fracturant la coquille, le manteau externe peut être blessé et des cellules épithéliales peuvent se retrouver déplacées dans l'hémolymphe ou le muscle du manteau. Par réaction génétique ces cellules vont se multiplier par division pour former un kyste , le sac perlier, qui va grossir et former une perle. Il peut arriver que la perle en formation, sous l'action de l'huitre qui tente de l'expulser, se retrouve au contact de la coquille près du bord externe de celle-ci la où cette coquille fabrique de la matière coquillère pour croitre et se soude à la perle., qui ne sera pas une perle blister. (voir plus loin). La Théorie parasitaire de la formation des perles Cette théorie date du milieu du XIXe siècle en Italie, en Angleterre et en Allemagne, elle est le fruit d'observations de naturalistes sur de perles d'eau douce d'origine locale. Il était plus difficile pour ces chercheurs de travailler sur des perles marines; quasiment toutes originaires des mer chaudes. À la fin du XIXe siècle, on publie l'observation de parasite au sein de perles issues de moules de Bretagne. Plus tard des chercheurs partis dans les mers plus chaudes constatèrent le même phénomène pour les perles de Tahiti rapportée par les pêcheurs de nacre. Léon Gaston Seurat, chercheur du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, s'est installé aux Gambiers, sur l'atoll de Mangarevaen. Dans des huitres, Léon Gaston Seurat a trouvé des kystes renfermant un ver plat comme une larve, en juillet 1903, il adresse le fruit de ses observations au professeur Guillard du Muséum, « Je crois que la formation des perles chez l'huître perlière est due à la présence d'un parasite "amphistome* " dont l'évolution m'échappe jusqu'à présent. » [La Nacre et la Perle en Océanie, pêche, origine et mode de formation des perles, bulletin n° 75 de l'Institut océanographique de Monaco, 1906.] Il orientera très vite ses recherches vers un autre type de parasite, le "cestode**". Seurat oriente alors ses recherches vers les parasites de raies, particulièrement la raie léopard, "Aetobatus narinari", poissons qui vivent en abondance dans les eaux locales et qui se nourrissent d'huitres perlières. Il découvre très vite qu'elles sont infestées de cestodes qu'il nomme "Tylocephalum margaritiferae", en 1905. Le cycle est très simple les raies nagent au fond de la mer libérant les œufs de cestodes dans leurs excréments sur les bancs d'huitres, celles-ci filtrent l'eau de mer, les œufs se développent en larves minuscules dans les huitres qui sont mangées par les raies. La boucle est bouclée. Les observations de Seura remarquent que les larves de 0,5 millimètre sont enfermées dans un kyste formé par des cellules épithéliales qui vont se multiplier par division pour former de la nacre perlière. Il note que seules les larves ayant migré dans le manteau ou les chairs donneront une perle. À cette même époque Herdman et Hornell décrivent un cestode d'une autre espèce dans des moules d'eau douce du Sri Lanka * Amphistome : Ver plat trématode, dépourvu de système digestif, il skate l'appareil digestif d'un individu en se nourrissant de la digestion de son hôte. ** Cestode : Parasite à corps plat, segmenté et aspect rubané. Les cestodes sont spécialisés dans le parasitisme avec des organes de fixation sur l'hôte et absence de tube digestif. Ce sont des méso parasites. Les segments ont pour fonction de produire des œufs (jusqu'à 5000 œufs par jour). [Wikipédia]. LES PERLES D'EAU DOUCE... De formes, de tailles et de couleurs très variées, elles ont un rapport qualité/prix très intéressant et leur place sur le marché est en croissance constante. Produites par des moules des espèces, Hyriopsis schlegeli et Hyriopsis cumingi et leurs hybrides. Les changements dans la perception des perles de culture d’eau douce ont été spectaculaires. Autrefois considérées comme inférieures aux perles de culture d’eau salée, leur qualité s’est tellement améliorée qu’elles sont maintenant favorablement comparées aux perles de culture d’eau salée. Elles sont élevées de 8 mois à 5 ans. La taille des perles varie de 2 à 10 mm. La production japonaise est aujourd'hui plus restreinte, mais a connu une extension relative dans le passé. Les perles de Biwa, désignent souvent abusivement toutes perles cultivées au Japon et croissant dans une moule d'eau douce. Le nom devrait être réservé aux perles du lac Biwa, au Japon. Les perles de culture d’eau douce sont produites principalement en Chine (1 500 tonnes/an) dans les lacs, les étangs et les rivières. Elles se développent dans une variété de formes et de couleurs naturelles, y compris le blanc, l’orange, la lavande et le violet. Elles sont également teintées dans un large éventail de couleurs. Les concepteurs aiment la variété des couleurs et des formes et créent des colliers de perles de culture parfois variés dans la taille et la couleur. Il existe également une ferme à but principalement touristique au Tennessee. Les moules peuvent produire jusqu'à 50 perles en même temps. Le nucleus est constitué de minuscules morceaux de coquillage, ce qui produit des perles de nacre pure. Hyriopsis cumingii. Le cycle de vie original des moules perlières de Bretagne Margaritifera margaritifera, qui peuvent vivre plus d’un siècle. Voir ici : https://www.life-moule-perliere.org/un-cycle-de-vie-original.php LES PERLES AMPOULES (" blister" en anglais) . Les huitres ont des prédateurs, certains ne sont pas capables de les briser, comme on l'a vu avec les raies, ils vont devoir s'introduire dans le coquillage et certains le font en perforant la coquille. L'huitre agressée ainsi, a un réflexe de défense, qui consiste a créer de la coquille sous forme de protubérance pour empêcher l'intrus de la pénétrer, et parfois a l'emprisonner dans le kyste. LE NUCLEUS DES PERLES DE CULTURE Mon propos sur cette page était de parler des perles naturelles, toutefois, il est important de dire que la majorité des perles commercialisées sont des perles de culture obtenues par implantation d'un nucléus dans une perle qui produira de la nacre autour de cet intrus. Qui mieux qu'un producteur de perles de culture de Tahiti pourrait nous parler de ces intrus que sont les nucléus. Les textes suivants sont donc empruntés à Thierry Janoyer producteur à la ferme perlière Manihi en Polynésie Française, qui m'a courtoisement autorisé leur publication. "Le nucleus qui est le cœur de la perle est une bille manufacturée taillée dans du coquillage. Différents types de coquillages peuvent être utilisés pour fabriquer cette bille nacrée. La grande majorité des nucleus commercialisés proviennent de la coquille très épaisse d’autres mollusques, généralement de moules d’eau douce du Mississippi et de la rivière Tenesse." "Les coquilles de ces mollusques sont choisies pour leur propriétés similaires à notre huître perlière, la Pinctada margaritifera. Sa composition chimique, sa force de liaison et ses propriétés de résistance à la chaleur sont similaires à celles de la nacre. Ces coquilles sont exportées vers le Japon. Elles seront transformées en perles sphériques de différents diamètres par découpe, meulage, façonnage et polissage à l’aide de machines et d’outils appropriés. La précision dimensionnelle, la finition lisse et le polissage élevé sont des facteurs importants. Les nucleus doivent être nettoyées et stérilisés avant utilisation pour éviter toute contamination qui pourrait affecter la santé des huîtres perlières et faire échouer la greffe." Tahiti Perles Créations : https://tahiti-perles-creation.fr - https://www.facebook.com/profile.php?id=100063561278173 Une page sur les caractéristiques couleurs et formes, les imitations, synthèses et traitements sera rédigée et mise en ligne. Merci de votre patience !

  • Saint Renan | mineralogie.club | Y Lulzac - JJ Chevallier

    Etain armoricain, le district minier de St Renan. L'ETAIN ARMORICAIN Par Yves LULZAC, ancien géologue minier du BRGM Article paru dans Mines & Carrières N° 196 - octobre - 2012 (Hors série) avec l'aimable autorisation de l'auteur PROVINCE NORD ARMORICAINE Retour au sommaire DISTRICT DE SAINT RENAN Il concerne la moitié occidentale du massif granitique qui s’allonge sur 45 km, depuis l’île de Molène jusqu’à mi-distance entre les bourgs de Ploudaniel et de Saint-Derrien. Cette partie occidentale est caractérisée par une roche à grain fin appelée granite de Saint-Renan. Ce n’est qu’en 1957 que les premiers indices de cassitérite furent découverts dans cette région. Découverte fortuite due à Charles Pavot dans le cadre de ses recherches de minerai d’uranium, puis confirmée et élargie peu après par le B.R.G.M. Très vite, l’intérêt de cette région s’est porté sur le fort potentiel stannifère de ses alluvions, et plus particulièrement par celles de la vallée de l’Aber Ildut, immédiatement en aval de la ville de Saint-Renan. Le gisement fut mis en exploitation par la Compagnie Minière de Saint-Renan (CO.MI.REN.) de 1960 à 1974, tout d’abord par abattage hydraulique de l’horizon alluvial, puis par drague suceuse flottante. La production totale de cassitérite s’est chiffrée à 5 000 tonnes, soit 3 600 tonnes d’étain métallique. Au cours de la première phase de travaux, c’est-à-dire lorsque l’extraction du minerai se faisait à vue, des traces évidentes d’exploitations anciennes ont été découvertes dans la moitié inférieure du petit vallon du Vouden, l’un des affluents de la vallée principale. Il s’agissait d’un fossé large de 5 à 30 mètres dont la profondeur atteignait au maximum les 8 à 9 mètres dans sa partie amont. Cette cavité, totalement invisible en surface, était remblayée par des couches alternées d’argile et de sables ou gravillons très peu argileux renfermant des morceaux de bois grossièrement taillés. Dans le dépôt alluvionnaire principal exploité en eau au moyen d’une drague flottante, des traces d’exploitations anciennes, beaucoup moins évidentes, sont apparues sous forme de quelques fossés profonds de 2 à 3 mètres, certains remplis d’argile, d’autres de sables et graviers bien lavés. Ces excavations avaient à peine entamé le sommet de l’horizon minéralisé à faible teneur sans parvenir jusqu’au niveau inférieur le plus riche, profond de 4 à 5 mètres. Niveau impossible à atteindre avec les moyens artisanaux de l’époque, dans des terrains marécageux et gorgés d’eau. D’autres dépôts alluvionnaires d’étendue plus modeste furent également exploités par abattage à vue dans les régions de Plouarzel, Tréouergat et Bourg-Blanc où de nombreuses anomalies stratigraphiques ont également été observées au sein du contexte alluvial. Plus particulièrement dans l’amont bassin du ruisseau du Breignou, non loin des villages des Trois Curés et de Lescus, où des scories associées à des globules d’étain métallique ont en outre confirmé la proximité d’un atelier de traitement. Diverses trouvailles sont également à signaler bien que l’on ne puisse pas les mettre obligatoirement en relation directe avec l’extraction de l’étain. Ce sont des monnaies romaines et une fibule en bronze, divers fragments indéterminés de bronze, les restes d’un four ainsi qu’un curieux disque en pierre d’environ 28 centimètres de diamètre et percé en son centre d’un trou circulaire. Bien d’autres témoignages d’occupation ancienne ont certainement été exhumés des terrains exploités, mais pour disparaître de nouveau ou être détruits, les méthodes d’exploitation modernes ne favorisant guère les observations archéologiques. Au total, ces petits gisements alluvionnaires annexes ont fourni 680 tonnes de cassitérite dans les années 70. Dans le cadre d’une recherche des gîtes primaires à l’origine des concentrations alluvionnaires, l’attention fut attirée, non loin du village de Délé, par un petit vallon dont l’extrémité amont présente un profil transversal différent de ce que l’on observe habituellement. Dans sa partie la plus étroite, large d’environ 25 mètres, un fossé profond d’une cinquantaine de centimètres et large d’une dizaine de mètre se distingue nettement dans l’axe de la plaine alluviale, ses deux côtés formant une sorte de banquette inclinée. Un profil de sondages profonds réalisé au travers du vallon a permis de localiser une excavation large d’une quinzaine de mètres et profonde d’environ 2 mètres remplie de terre végétale argileuse contenant un mince niveau intercalaire de sable bien lavé. Ce remblai, qui avait entamé la couche alluviale stannifère dans sa presque totalité, a fourni du charbon de bois en abondance ainsi que des fragments de scories, des globules d’étain métallique et de la cassitérite résiduelle. A 120 mètres en aval, un dispositif semblable apparaît également dans l’axe de la plaine alluviale, large ici d’une cinquantaine de mètres. Le fossé d’exploitation, découvert dans les mêmes conditions que précédemment, semble avoir exploité la plus grande partie de la couche alluviale minéralisée mais sans avoir toujours atteint sa limite inférieure. Le remplissage du fossé comporte, d’une part une cavité remplie de sables argileux reposant à 2 mètres de profondeur sur un niveau de terre végétale, d’autre part une cavité profonde de 2 mètres entièrement comblée par de l’argile. Si ce remblai ne contient, ni charbon de bois, ni scories, il s’est révélé par contre relativement riche en cassitérite. Ce qui permet de douter de l’efficacité des moyens de lavage et de séparation du minerai d’étain employés par ces anciens mineurs. Néanmoins, il se pourrait que, sur les 600 mètres de profil longitudinal probablement exploites, ce vallon ait pu fournir une quinzaine de tonnes de minerai en admettant une teneur en cassitérite récupérée de 1 kg/m³. Une datation au radiocarbone effectuée sur le charbon de bois a révélé un âge de 3020 +/- 50 BP. Soit à la limite Bronze moyen, Bronze final (analyse Ly 8696 (10120) du 23 juin 1998). Il est bien difficile d’évaluer la quantité de cassitérite extraite du district de Saint-Renan dans les temps anciens, sachant que cette exploitation ne semble pas avoir été réalisée d’une manière systématique dans tous les vallons accessibles à l’époque, c’est-à-dire les vallons secs ou à faible débit d’eau. Par exemple, non loin du vallon de Délé, celui de Poulinoc, dans sa moitié aval, n’a pas été exploité alors que ses alluvions présentent de très fortes teneurs en cassitérite, atteignant même les 10 kg/m³. Il semble en être de même pour le vallon de Kerastreat avec ses alluvions à 2 kg/m³, et sûrement bien d’autres qui n’ont pas été explorés par sondages profonds (Y. Lulzac, 1968). Si l’on ne retient que les vallons secs ou faiblement arrosés du réseau hydrographique qui draine les régions les plus stannifères de Plouarzel, Saint-Renan et Bourg-Blanc, on parvient à un total d’une quinzaine de kilomètres de profil longitudinal. En admettant une largeur exploitable variant de 10 à 25 mètres, une épaisseur productive de 1,5 mètre en moyenne et une teneur en cassitérite récupérée de 1 500 g/m³, on pourrait chiffrer à environ 680 tonnes la quantité de minerai extrait de cette région par les Anciens. Ceci depuis l’époque du Bronze et probablement bien après si l’on en croit le moine hagiographe Albert le Grand lequel, dans sa « Vie de Saint Sané », rapporte que ce saint homme avait vu, vers la fin du cinquième siècle ou au début du siècle suivant, les traces d’une exploitation d’étain près de Saint-Renan, le transport du minerai se faisant par voie de terre jusqu’au mouillage du Dellec (commune actuelle de Plouzané) (L. Kervran, 1971). Les gîtes primaires à l’origine de la cassitérite alluvionnaire ont fait l’objet de recherches conduites en parallèle avec les travaux d’exploitation. Les résultats obtenus confirment, comme dans le cas du secteur de Limerzel (district de Questembert), l’existence d’une multitude de petits gîtes souvent extrêmement riches en cassitérite mais qui, pris individuellement, ne présentent guère d’intérêt économique. De plus, leur extrême dispersion sur une grande superficie très recouverte et pauvre en affleurements naturels, représente une entrave particulièrement efficace à leur localisation, que ce soit dans les temps anciens ou même à l’époque moderne. Ici, ces gîtes sont surtout représentés par des poches ou de courts filons ou lentilles de granite greisenisé, des filonnets quartzeux ou tourmalinifères porteurs également de minéralisations wolframifères, ainsi que des ségrégations feldspathiques. Il est pratiquement certain que toutes ces occurrences en roche dure sont restées ignorées des anciens prospecteurs. Drague flottante Ellicot à St Renan. Image Expoteme.fr Machinerie de traitement, mine d'Etain de St Renan. Image Patrimoine d'Iroise. VIDEO : Fonctionnement de la mine d'Etain de Saint renan ... Machinerie d'extraction, mine d'Etain de St Renan. Since 04-09-2021 Retour au sommaire

  • géologie|glossaire-volcans|lacs-volcaniques|JJ Chevallier

    Description avec photos de lacs volcaniques, maars et lacs de caldeiras. Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Lacs volcaniques : Présence d'eau dans un cratère ou un maar , lac de cratère. En présence d'acide sulfurique (SO2 et eau), il s'agit d'un lac acide. Lac de lave en fusion (lave fluide basaltique). Lac formé par un barrage dû à des coulées volcaniques, lac de barrage volcanique . Maar : [mot allemand de l'Eifel] Lac volcanique au fond d'un cratère d'explosion, de forme circulaire ou ovale de quelques dizaines ou centaines de mètres le bords est composé de projections provenant de l'explosion. Crédit photo inconnu. Lac de caldeira : Cratère d'effondrement volcanique inondé, occupé par un lac souvent de forme irrégulière. Voir Caldeira. RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE

  • Carte d'identité de la Terre | mineralogie.club |JJ Chevallier

    Une carte d'identité présentant les caractéristique fondamentale de notre planète Terre. ROYAUME DE L'UNIVERS ROYAUME DE L'UNIVERS ROYAUME DE L'UNIVERS ROYAUME DE L'UNIVERS REGION : VOIE LACTEE DEPARTEMENT : SYSTEME SOLAIRE PREFECTURE : SOLEIL CARTE D’IDENTITÉ de la TERRE Par JJ Chevallier Nom : TERRE Genre : PLANÈTE Type : Tellurique Âge : environ 4 556 000 000 années Domicile : n°3 Système Solaire, Constellation de la Voie lactée, Univers Surnom : Planète bleue Description : Planète, sphérique aplatie aux deux pôles - Rayon équatorial 6 378 km - Rayon polaire 6 354 km - Diamètre moyen 12 750 km - Circonférence équatoriale 40 075 km - Surface totale 510 000 000 km² dont 360 700 000 km², soit 70,71% de la surface, d’océans contenant 97% de son eau liquide 149 400 000 km² soit 29,29% restants sont des terres composées de continents et d'îles qui, ensemble, possèdent de nombreux lacs, fleuves et rivières, eaux souterraines et autres étendues d'eau qui contribuent à l'hydrosphère. Nota : Les régions polaires de la Terre sont couvertes de glaces cela comprend le continent antarctique et l’océan arctique. – Poids : 5 975 000 000 000 000 000 000 000 000 kg (cinq milliards neuf cent soixante-quinze millions de milliards de milliards) soit 5 975 000 000 000 000 000 000 000 de tonnes (cinq millions neuf cent soixante-quinze mille milliards de milliards) Tourne sur son axe incliné, en moyenne de 23,25°, en 86 164,1 s, soit 23 h 56 min 4,1 s, vitesse linéaire à l’équateur 465 m/s soit 1 674 km/h. Tourne autour du soleil sur une ellipse de 940 000 000 km de périmètre à une distance moyenne de 150 000 000 km, qui est l’Unité Astronomique (UA), à une vitesse moyenne de 29,78 km/s, soit 107 208 km/h, donc 2 572 992 km/jour, son périhélie est 147 000 000 km soit 0,983 29 UA et l’aphélie 152 000 000 km, soit 1,016 7 UA. Effectue une révolution complète en une année sidérale, qui dure 365,256 3 jours juliens, soit 365 jours, 6 heures, 9 minutes et 4 secondes. Son parcours elliptique autour du soleil et l’inclinaison de son axe de rotation sont la cause directe de 4 saisons météorologiques. La variation de l’obliquité de l’axe de rotation de la Terre est soumise à un cycle de 41 000 ans, la variation est de 22,0425° à 24,5044°. Possède une atmosphère, sous une pression moyenne en surface de 100 000 Pascal (Pa) soit 1 bar à une température moyenne de 15°C. C’est une bulle gazeuse composée d’azote (78%), d’oxygène (21%), de CO2 (gaz carbonique ou dioxyde de carbone) (0,041%), le reste, de la vapeur d’eau et d'autres gaz qui forment l’atmosphère. Détail de la composition de l'atmosphère : Azote : 78% Oxygène : 20% Argon : 1% Dioxyde de carbone : 0.041% ou 410 parties par million Néon : 0.001818% ou 18.2 ppmv Hélium : 0.000524% ou 5.24 ppmv Krypton : 0.000114% ou 1.14 ppmv Xénon : 0.0000087 ou 0.08 ppmv Méthane : 2ppmv Hydrogène : 0.5 ppmv Oxyde nitreux : 0,3 ppmv Monoxyde de carbone : 0,2 ppmv Ozone et vapeur d’eau, pour mémoire Sa gravité interagit avec d'autres objets dans l'espace, en particulier le Soleil et la Lune, son seul satellite naturel. L'interaction gravitationnelle entre la Terre, le Soleil et la Lune provoquent les marées océaniques, elle stabilise l'orientation de la Terre sur son axe, et ralentit progressivement sa rotation. Planète tellurique, l'intérieur de la Terre est très dynamique avec un noyau inférieur en fer et nickel solide, un noyau supérieur liquide qui génère le champ magnétique Terrestre, et un manteau inférieur semi-rigide et légèrement visqueux, juste sous la croûte et le manteau supérieur. L’asthénosphère, est animée d’un mouvement de convection extrêmement lent, quelques centimètres par an, qui génère la tectonique des plaques. Au-dessus, le manteau supérieur et la croûte sont rigides et forment la lithosphère. La lithosphère de la Terre est divisée en plusieurs plaques tectoniques rigides qui se déplacent à la vitesse de quelques centimètres par an sur des périodes de plusieurs millions d'années. Les plaques sont soit océaniques, au fond des océans donc, soit continentales. Les plus denses s’enfoncent sous les plus légères dans des zones de subduction. Les plaques océaniques s’agrandissent et s’écartent par la remontée de magma dans les dorsales. La tectonique génère la formation de montagnes par rabotage dans les zones de subduction de plaques, c’est l’orogenèse. Des arcs volcaniques sont générés par la subduction et des volcans se forment aussi dans des zones de remontées magmatiques depuis le noyau externe, ce sont les points chauds. Les mouvements tectoniques engendrent des catastrophes naturelles, séismes, explosions volcaniques et tsunamis. Elle renferme de la vie. La vie est apparue dans les océans et a commencé à impacter l'atmosphère et la surface de la Terre, conduisant à la prolifération d'organismes aérobies et anaérobies. Certaines preuves géologiques indiquent que la vie est apparue il y a un peu plus de 4 milliards d'années. ILLUSTRATIONS ET VIDEOS Orbite elliptique de la Terre. La vidéo ci-dessous ayant été crée au printemps, il ne faut pas tenir compte du décalage dans le temps des propos du narrateur. Ce qui n'enlève rien aux explications des phénomènes décrits. Les saisons, les marées, les éclipses, etc. ! NON ! Nous ne somme pas le centre de l'Univers ! Pour la taille... Soyons modestes... !

  • géologie|glossaire-volcans|cinérites|JJ Chevallier

    Description et définition des cinérites avec photos. Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Cinérite : [du latin cinis, cineris « cendre »]. Roche pyroclastique à grain fin < 2 mm, stratifiée, souvent tendre et poreuse, formée par l'accumulation de cendres volcaniques en milieu marin ou lacustre. Strate de cinérite dans des grès. Noter la faille d'un rejet vertical de 50 cm sur la photo de gauche. Cordillera de la Sal. Atacama. Nord Chili - Juillet 2002, Guy Sabattier. Détail de la photo précédente. Paysage de la Cappadoce, essentiellement constitué de tuf volcanique. Turquie. Photo Images du monde, Christophe Arnaud Tuf volcanique érodé de la Cappadoce, Turquie. Photo Wikipédia. Source : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php Centre de Documentation et de Diffusion sur le Volcanisme CDDV : http://www.cddv.net/ Wikipédia Image du Monde : https://www.images-du-monde.fr/ RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE

  • mineralogie|tectites|Jean Jacques Chevallier

    Les tectites, des cailloux tombés du ciel mais d'origine terrestre. Les impacts qui les ont causées, leurs zones de chute, leur formes qui témoignent de leur trajectoire balistique, leurs caractéristiques scientifiques. TECTITES Partager Les tectites (du grec τηκτ́ος = fondu) sont des fragments de verre naturel d'impact météoritique, de taille centimétriques à décimétriques. La première allusion les concernant dans la littérature scientifique remonte à 1787. Elles étaient alors considérées comme une catégorie de verres volcaniques et parentes lointaines des obsidiennes. Les tectites furent étudiées en 1844 par Charles Darwin (1809-1882) qui pensait être en présence de bombes volcaniques. Leur nom fut donné en 1900 par le géologue autrichien Eduard Suess (1831-1914) qui voyait en elles des météorites vitrifiées. De nombreuses autres hypothèses ont été envisagées pour expliquer l'origine des tectites : objets vitreux d'origine humaine, résidus d'une planète du Système solaire ou d'une comète, fulgurites (sables fondus sous l'effet de la foudre), fragments du sol lunaire projetés sur la Terre lors de l'impact d'astéroïdes ou de comètes sur notre satellite, ou même restes de laves projetées vers la Terre par l'activité volcanique lunaire. Cette dernière hypothèse a eu quelques partisans jusqu'à la fin des années 1970, mais elle ne résiste pas à l'analyse, puisqu'elle sous-tend que la Lune est encore un astre géologiquement actif, ce que les différentes missions Apollo ont formellement démenti. La seule hypothèse qui résiste à un examen poussé, et qui est aujourd'hui universellement retenue, est d'ailleurs de loin la plus simple et la plus logique : les tectites sont des fragments de roches sédimentaires terrestres, arrachés du sol lors d'importants impacts météoritiques, fondus sous l'effet du choc et figés sous leur forme vitreuse à la suite du refroidissement brutal qu'ils subissent pendant leur trajet dans l'atmosphère, entre le cratère d'impact dont ils sont issus et leur site définitif. Certains spécialistes modernes ont tendance à associer dans un groupe unique les impactites et les tectites. C'est une erreur et il est nécessaire d'examiner ce qui les différencie. Toutes leurs caractéristiques attestent d’une origine impactique. Leur composition chimique permet de dire qu’elles proviennent de la matière terrestre et non pas de la matière du bolide impactant. Les tectites se produisent quelques nanosecondes avant l’impact d'un énorme astéroïde (bolide) sur la Terre, vitesse de déplacement aux environs de 20 km/seconde (72 000 km/h). La couche d’air comprimée entre l’astéroïde et la surface terrestre, pression ± 50 000 atmosphères, devient un plasma, température +ou- 30.000°C. La matière terrestre de surface est alors vitrifiée et éjectée à très grande vitesse latéralement. La roche en fusion part alors dans l’atmosphère avant de retomber sur Terre parfois à des centaines et même des milliers de kilomètres. La trajectoire balistique parabolique des gouttes de verre en fusion, à plusieurs km par seconde, peut se décrire en trois phases (voir schéma) : 1 Phase montante à très haute température à travers l’atmosphère 2 Transit à très haute altitude ou dans le vide spatial 3 Phase descendante Durant ces trois phases les phénomènes physiques vont modeler la forme de ces « gouttes de verre » La complexité de ce qui peut se produire sur la trajectoire explique la variété des formes. Pendant la première phase atmosphérique, la forme est donnée par l'interférence entre les forces de cohésion visqueuse, les forces centrifuges (en cas de rotation) et l'aérodynamisme (force de frottement et résistance à l'avancement). Pendant le trajet dans la très haute atmosphère et le vide spatial, seules interviennent des forces de cohésion visqueuse (type tension superficielle) et les forces centrifuges en cas de rotation. Pendant la troisième phase, atmosphérique, si la solidification a déjà eu lieu, l'aérodynamisme intervient seul avec ses frottements, sa fusion superficielle et l'ablation dues aux frottements… Si la solidification totale n'a pas encore eu lieu, toutes les autres forces s'ajoutent à ces deux dernières. On ne trouve les macro-tectites, celles visibles à l'œil nu, que dans quatre régions (champs) terrestres mais on en trouve aussi beaucoup au fond des océans lors de carottages (Atlantique, Pacifique et Océan Indien). Sud des États-Unis, il y a deux zones principales de retombés le Texas pour les « Bediasite » et la Géorgie pour les « Georgiaite ». L’impact, il y a 35 millions d’années, forme le cratère de Chesapeake Bay, aujourd’hui recouvert de sédiment, il a été découvert grâce à des études géophysiques Sud de la République tchèque, les « Moldavite » (les premières furent découvertes près de Tyn nad Vltavou et Vltava, anciennement ville de Moldauthein et rivière Moldau. L’impact, il y a 14,5 millions d’année, forme le cratère du Ries en Bavière, d’un diamètre d’environ 25 km. La distance moyenne parcourue par les tectites n’est que de 300 km. Côte d'Ivoire, les « Ivoirites » ont pour origine le cratère du Lac Bosumtwi au Ghana daté de 1,07 million d’années. Sud-Est asiatique et Australie, les « Australasites », la répartition est très étendue elle va du sud de la Chine pour les « Guang-Dong » à l’ouest de l'Australie "Australites"et d’est en ouest, des Philippines « Rhizalites ou Philippinites » par l’Indonésie, « Billitonite », au Vietnam, Laos et Thaïlande, « Indochinite ». Le cratère n’a pas été découvert. (voire encart ci-dessous) On date toutes ces tectites de 770 000 ans Toutes les tectites d'un même champ ont la même composition chimique et elles ont toutes le même âge. Les « Moldavite » sont de couleur vert-bouteille, toutes les autres sont noires. Localisation occidentale Les champs de tectites d'Europe, Amérique et Afrique. Localisation orientale L’immense champs d'Asie du Sud-est et Australie. Pour bien comprendre la difficulté qu'il y a eu pendant longtemps d'apporter la preuve d'une liaison génétique entre les tectites d'Amérique du Nord et un cratère parent, rappelons ce qui se disait à ce sujet en 1982 : « La parenté est franchement délicate à établir pour les tectites d'Amérique du Nord qui sont les plus anciennes connues (35 ± 1 millions d'années). Plusieurs essais ont été tentés pour faire de l'astroblème (1) de Popigai le cratère parent, mais tous ont échoué. Ni l'âge (5 millions d'années d'écart), ni la composition chimique, ni surtout la distribution géographique de ces tectites ne correspondent et il faut se faire une raison : il n'y a pas de liaison génétique entre les tectites d'Amérique du Nord et Popigai. Depuis la fin des années 1950, plusieurs auteurs ont pensé résoudre le problème en attribuant à la partie sud du golfe du Saint-Laurent, qui a une forme sensiblement circulaire, le rôle de cratère d'impact. Cette formation canadienne est pratiquement la seule possible par sa taille (290 km de diamètre) et surtout par ses coordonnées pour expliquer la distribution géographique de ces tectites et microtectites qui existent dans le Maine, au Texas, en Floride, à Cuba et dans la mer des Caraïbes. En fait, le champ de ce groupe vient d'être considérablement augmenté par la découverte de microtectites associées dans plusieurs sites du Pacifique et même dans l'océan Indien. Il a pu concerner la moitié de la surface terrestre et près de 1000 milliards de tonnes de micro tectites ont dû être réparties dans cette surface tout à fait considérable. Bien que l'hypothèse du golfe du Saint-Laurent soit toujours contestée, elle reste très plausible. Le cratère a totalement été oblitéré par l'âge et par la sédimentation très importante dans cette région et il ne peut être étudié comme un astroblème classique. Ce qui crée, évidemment, pour le moment, de sérieuses difficultés pour prouver qu'il s'agit bien d'une formation d'origine cosmique. Mais ne l'oublions pas : il y a eu obligatoirement un cratère géant pour engendrer cette masse énorme de micro tectites et le golfe du Saint-Laurent est le mieux placé pour avoir été celui-là. » 1 Les choses se sont à la fois éclaircies et compliquées depuis la rédaction de ce texte. Éclaircies, parce que l'on vient de découvrir un cratère qui peut fort bien convenir comme cratère parent : celui de Chesapeake Bay, et compliquées parce que ce sont aujourd’hui quatre grands cratères qui ont une ancienneté soupçonnée de 35 MA. Voyons ce problème de cratérisation multiple. La découverte du grand cratère de Chesapeake Bay (90 km), doublée du cratère océanique de Tom’s Canyon (20 km), laisse à penser que le problème des tectites américaines est résolu (figure). Mais celui du golfe du Saint-Laurent reste entier et l’origine cosmique plausible, et même probable selon quelques sondages dans le secteur. Le fait que ces deux grands cratères ne soient pas décelables selon les critères habituels ne doit pas surprendre. Tous les astroblèmes maritimes et côtiers, on l’a bien compris avec Chicxulub, doivent être traités en prenant en compte un autre agent, extrêmement efficace à long terme, qu’est la sédimentation, qui cache le substrat choqué en très peu de temps (quelques milliers d’années seulement). Le problème s’est encore compliqué du fait que l’astroblème de Popigai, jadis daté à 30 MA, a été vieilli et est daté maintenant de 35 ± 5 MA. L’âge médian est le même que les trois autres cratères certains ou soupçonnés. Nous sommes donc en présence de quatre cratères, dont trois très grands (d > 80 km) creusés par des objets célestes d’au moins 4 km chacun (et même beaucoup plus pour celui du golfe du Saint-Laurent), pour la frontière Éocène-Oligocène. Popigai est-il vraiment contemporain des trois autres ? Sa position géographique et la composition du substrat choqué avaient déjà parues rédhibitoires pour une parenté avec les tectites d’Amérique du Nord, comme le rappelle l’extrait rappelé plus haut. Mais par contre on s’étonnait, à juste titre, que Popigai n’ait pas produit sa propre famille de tectites. Il faudra attendre pour résoudre cet irritant problème. Maintenant il y a trop-plein d’astroblèmes pour expliquer l’existence des bédiasites et des georgiaites et la multitude de microtectites associées qu’on a trouvées dans l’Atlantique, mais aussi dans le Pacifique et l’océan Indien. 1. astroblème : Ensemble des traces laissées par l’impact d’une météorite, d’un astéroïde ou d'une comète. Les australasites sont le nom générique de la principale famille de tectites qui regroupe plusieurs sous-familles : les indomalaysianites, les indochinites, les philippinites et les australites, représentant à elles toutes près de trois millions de spécimens. Leur dispersion géographique laissait croire, avant les possibilités de datation précise, que ces variétés régionales n'avaient rien en commun et correspondaient à des sources différentes, d'âge différent. En fait, il n'en est rien, les datations modernes ont montré sans ambigüité que toutes ces tectites ont le même âge et qu'elles ont été engendrées par un cataclysme unique (mais peut-être un objet morcelé au moment de l'impact) d'une puissance fantastique. Les tectites et les micro tectites d'Australasie sont très probablement liées à un évènement d'origine cosmique de première importance en ce qui concerne la Terre. Il n'est pas exclu que cet évènement, vieux d'environ 700 000 ans, soit même le plus important de l'ère quaternaire, puisqu'il est lié à la dernière inversion totale du champ magnétique terrestre. Comme toujours, quand il y a un cataclysme mystérieux comme celui-là, les savants des différentes disciplines sont extrêmement divisés, à la fois sur l'origine, les preuves terrestres et les conséquences de l'impact. Cela n'a jamais été si vrai que dans le cataclysme qui nous occupe ici. La seule preuve irréfutable est l'existence des tectites. Qui dit tectites dit obligatoirement impact, et dans le cas présent, impact majeur du fait de la dispersion géographique très importante des résidus. Jusque-là, tout le monde peut s'accorder. Mais le premier sujet (très profond) de discorde concerne le cratère parent : où est-il ? Il est à la fois très récent, puisque d'un âge équivalent à celui des tectites, soit 700 000 ans, et inconnu. En 1976, le géologue américain John Weihaupt proposa une hypothèse séduisante, et apparemment très solidement étayée : le cratère existerait sous les glaces de l'Antarctique, dans la région de Wilkes Land, déjà soupçonnée d'ailleurs dès la fin des années 1950 à la suite de deux expéditions travaillant séparément, l'une française et l'autre américaine. En effet, la distribution des tectites d'Australasie laissait supposer une origine antarctique probable. Le cratère fantôme, connu maintenant sous le nom de Wilkes Land, serait en fait un cratère géant de 240 km de diamètre et d'environ 850 mètres de profondeur et serait situé dans une zone montagneuse haute de 2300 à 2600 mètres au-dessus du niveau de la mer. Sa position serait centrée sur 71°30'S et 140°00'E, autant dire dans une région difficilement accessible, mais par contre particulièrement intéressante puisqu'elle présente un assemblage inhabituel d'anomalies géologiques et géophysiques. C'est surtout une analyse poussée des anomalies gravimétriques très importantes dans cette région qui aurait permis a Weihaupt d'obtenir la confirmation de l'existence du cratère parent des australasites, mais également une vingtaine d'autres raisons plus ou moins convaincantes. Plutôt moins que plus, semble-t-il, car les résultats de Weihaupt ont été très sérieusement critiqués, et aujourd'hui de nombreux géologues et géophysiciens ne veulent pas entendre parler de cratère antarctique. Ils n'aiment pas les cratères fantômes et refusent d'y croire. Pourtant seul un cratère situé dans la région de Wilkes Land peut expliquer la distribution des australasites, et il n'y a aucune raison pour que ce continent de glace soit épargné. Le diamètre retenu par Weihaupt, 240 km, paraît colossal à première vue, et il est peut-être un peu exagéré, même s'il correspond aux anomalies gravimétriques signalées plus haut. Car pour creuser un cratère d'un tel diamètre, celui de l'EGA responsable aurait dû être de l'ordre de 12 km, la masse voisine de 4,5 x 1012 tonnes et l'énergie cinétique de la collision de l'ordre de 9 x 1023 joules, si l'on s'en tient aux valeurs moyennes en ce qui concerne la densité de l'objet et la vitesse d'impact. Seuls trois NEA actuellement connus dépassent ce diamètre de 12 km (Ganymed, Eros et Don Quixote), aucun d'eux n'étant actuellement de type Apollo et susceptible donc de croiser l'orbite terrestre. Mais d'un autre côté, il ne faut pas oublier que la zone de distribution en éventail des australasites (tectites et microtectites) est de l'ordre de 10 000 x 6000 km, ce qui est considérable et montre bien l'extrême violence de l'impact. Les adversaires de l'option antarctique pour le cratère parent sont restés quasiment sans voix jusqu'à présent, en dehors de leurs critiques. Comme il leur faut trouver un cratère de rechange, un petit cratère à la frontière du Laos a été proposé, mais il n'explique pas, loin s’en faut, la totalité de la distribution géographique des australasites, notamment des australites qui n’ont strictement rien à voir avec un impact laotien. Le fond du problème est bien là : il est impératif d’expliquer le pourquoi de la distribution de toutes les sous-familles. Tout reste à faire pratiquement concernant le problème crucial des australasites, et il faudra bien que la communauté scientifique finisse par s’y intéresser, même si le problème est difficile. Cet événement majeur de l'histoire terrestre récente, qui s'est produit il y a seulement 700 000 ans, a eu des conséquences très importantes, et à ce titre nous aurons à en reparler. 1. extrême pauvreté en eau, < 0,02% en masse) ; 2. composition chimique plus proche des argiles gréseuses que des verres volcaniques usuels, qui ont une composition de rhyolite, trachyte, dacite… ; 3. présence de lechatélièrite, silice vitreuse, qui ne se forme qu'à très haute pression et/ou très haute température, absente des verres volcaniques ; 4. présence en micro-inclusion de minéraux choqués (quartz, zircon…) et de coésite ; 5. fréquente forme d'« éclaboussure » (sphère, goutte…), qui laisse supposer qu'elles proviennent de la solidification rapide "en l'air" d'un liquide silicaté. Tectite de Georgie, USA Georgiaite, fallingrocks.com Australasites Tectite de Georgie, USA Georgiaite. georgiaencyclopedia.com Moldavite aboutmoldavite.com Bediasites de l'Est du Texas aboutmoldavite.com Moldavite aboutmoldavite.com Moldavite aboutmoldavite.com Australasites de Guang Dong en Chine Coll. Alain Carion. Remerciements à Monsieur Pierre Thomas du laboratoire de géologie de l'Ecole Normale Supérieure de Lyon qui m'a autorisé à utiliser cette partie de son article "Les tectites des larmes de la Terre". http://planet-terre.ens-lyon.fr/image-de-la-semaine/Img449-2014-02-03.xml Cette forme aurait été acquise lors de la partie "hors atmosphère" de la trajectoire. En effet, la gravité ressentie est nulle quand on parcourt une trajectoire balistique avec aucune autre force que l'attraction terrestre (pas de résistance de l'air en particulier). Si la tectite est encore liquide, elle se met alors en boule (cf. le whisky du capitaine Haddock). L'origine des sillons n'est pas parfaitement élucidée. Ils sont surtout présents sur les grosses tectites, et se seraient formés en 2 temps lors de la rentrée dans l'atmosphère : (1) un réchauffement brusque de la surface de la tectite (déjà solidifiée et refroidie) dû aux frottements atmosphériques engendre des craquelures et fissures internes, (2) érosion thermique et ablation préférentielle le long de ces craquelures par les frottements atmosphériques. Cette morphologie est fréquente chez les philippinites. C'est durant leur trajectoire balistique que les tectites acquièrent leur forme, sachant que cette trajectoire commence sous forme d'un liquide (sans doute très visqueux) et se termine après sa solidification, que certaines des masses liquides éjectées sont sans doute animées d'une rotations rapide sur elles-mêmes, que la solidification peut avoir lieu n'importe où sur la trajectoire, et qu'il peut y avoir de multiples fragmentations (à l'état liquide ou solide) durant ce trajet. La complexité de ce qui peut se produire sur la trajectoire explique la variété des formes. Pendant la première phase atmosphérique, la forme est donnée par l'interférence entre les forces de cohésion visqueuse, les forces centrifuges (en cas de rotation) et l'aérodynamisme (force de frottement et résistance à l'avancement). Pendant le trajet dans la très haute atmosphère et le vide spatial, seules interviennent des forces de cohésion visqueuse (type tension superficielle) et les forces centrifuges en cas de rotation. Pendant la troisième phase, atmosphérique, si la solidification a déjà eu lieu, l'aérodynamisme intervient seul avec ses frottements, sa fusion superficielle et l'ablation dues aux frottements… Si la solidification totale n'a pas encore eu lieu, toutes les autres forces s'ajoutent à ces deux dernières. Nous vous montrons ci-dessous quelques échantillons représentatifs des formes les plus courantes rencontrées avec les tectites. Figure 1. Ensemble de 7 tectites montrant la variété des formes des tectites Droits réservés - © 2014 Pierre Thomas - Musée des Confluences Tectites : (1) sans forme particulière, (2) forme de sphère, (3) forme d'ellipsoïde aplati, (4) forme d'haltère (ou diabolo), (5) et (6) en forme de goutte, de poire ou de larme, (7) en forme de disque à bord renflé. Les tectites 1 et 6 sont des moldavites ; les tectites 2, 3, 4, 5 et 7 viennent du Sud-Est asiatique. Les tectites sont montrées en détail sur les figures suivantes. Figure 2. Tectite (Sud-Est asiatique) de forme sphérique Figure 3. Tectite (Sud-Est asiatique) de forme sphérique Droits réservés - © 2014 Pierre Thomas Tectite (2) de la vue d'ensemble. Cette forme aurait été acquise lors de la partie "hors atmosphère" de la trajectoire. En effet, la gravité ressentie est nulle quand on parcourt une trajectoire balistique avec aucune autre force que l'attraction terrestre (pas de résistance de l'air en particulier). Si la tectite est encore liquide, elle se met alors en boule (cf. le whisky du capitaine Haddock). L'origine des sillons n'est pas parfaitement élucidée. Ils sont surtout présents sur les grosses tectites, et se seraient formés en 2 temps lors de la rentrée dans l'atmosphère : (1) un réchauffement brusque de la surface de la tectite (déjà solidifiée et refroidie) dû aux frottements atmosphériques engendre des craquelures et fissures internes, (2) érosion thermique et ablation préférentielle le long de ces craquelures par les frottements atmosphériques. Cette morphologie est fréquente chez les philippinites. Figure 4. Vue de profil d'une tectite en forme d'ellipsoïde de révolution Figure 5. Vue de face d'une tectite en forme d'ellipsoïde de révolution Droits réservés - © 2014 Pierre Thomas Tectite (3) de la vue d'ensemble. Cette forme serait acquise par la rapide rotation sur elle-même d'une sphère encore liquide. Cette morphologie est fréquente chez les philippinites. Figure 6. Tectite en forme d'haltère ou de diabolo Figure 7. Tectite en forme de poire, de goutte, ou encore de larme Droits réservés - © 2014 Pierre Thomas Tectite (4) de la vue d'ensemble. Cette forme serait due à la rotation très rapide d'un ellipsoïde encore liquide qui, plutôt que de s'aplatir, a tendance à se diviser en deux masses tendant à se séparer à cause de la force centrifuge. Tectite (5) de la vue d'ensemble. Une telle forme peut avoir deux origines : (1) la rotation très rapide d'une tectite en haltère encore liquide et ayant entraîné la séparation des deux moitiés de cette haltère, (2) la forme aérodynamique usuelle d'une goutte de liquide en mouvement rapide dans l'atmosphère. Figure 8. Tectite en forme de disque renflé sur le bord, vue d'une face, dite tectite "bouton". Figure 9. Tectite "bouton" en forme de disque renflé sur le bord, vue de profil Figure 10. Tectite "bouton" en forme de disque renflé sur le bord, vue de l'autre face Droits réservés - © 2014 Pierre Thomas Tectite (7) de la vue d'ensemble. Une telle forme pourrait être due à la rotation très rapide d'une tectite ellipsoïdale à l'état de liquide très visqueux. Note de JJ Chevallier suite à la découverte d'une rareté, confirmée par Alain Carion, au show de Tucson 2019. Il peut arriver que la partie renflée formant le bourrelet ou collet, se détache formant un anneau. Figure 10a. Collet de tectite "bouton" en forme d'anneau détaché du "bouton". Ces spécimens sont extrêmement rares. Figure 11. Trois tectites, l'une en forme d'haltère, les deux autres en forme de larme Droits réservés - © 2014 Pierre Thomas La juxtaposition de ces deux formes classiques permet de proposer que la forme de larme dérive de la scission d'une haltère, bien que la déformation d'une goutte de liquide traversant l'atmosphère à grande vitesse soit aussi possible. DONNÉE S SCIENTIFIQUES Voir aussi la page Verre libyque... - Abouttectites.com - Alain Carion - Astrosurf.com - Fallingrock.com -Geminterest.com - Georgiaencyclopedia.org - Michel-Alain Combes - Pierre Thomas Les tectites des larmes de la Terre, EMS Lyon - Tektite.Co.UK - Wikipedia Since 01-06-2021

  • Le groupe Wolframite | mineralogie.club | Nathalie Bertrand et JJ Chevallier

    Plus qu'un réseau social un outil de publication et de partage de la connaissance. Minéralogie passion une page Facebook pour les passionnés de beaux cailloux qui veulent en savoir plus et en voir plus en partageant. WOLFRAMITE (groupe) Ferbérite et Hübnérite "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! MUSÉE "Minéralogie Passion" (Fe,Mn,Mg)WO 4 Textes Nathalie Bertrand et JJ Chevallier La wolframite, est un composé de tungstène, de fer et de manganèse. Ce n’est pas une espèce chimique spécifique, mais plutôt un nom générique pour une classe de minéraux dont les termes extrêmes sont : la Ferbérite (pôle en fer, FeWO4) et l’Hübnérite (pôle en manganèse, MnWO4). Le tungstène se trouve toujours dans une fourchette de 76 à 80 % du poids total (IMA, 1962). Sa formule : (Fe,Mn,Mg)WO 4 Tous les intermédiaires contenant à la fois du fer et du manganèse sont appelés wolframite . Histoire, Inventeur et étymologie Cf. https://fr.institut-seltene-erden.de/Wolfram-ordinal-74/ Au XVIe siècle, le minéralogiste saxon Georgius Agricola, originaire de Freiberg, a observé la présence d’un minéral inattendu dans les gisements de minerai d’étain, dans le Erzgebirge, massif montagneux riche en gisements de minerais variés (d'argent, cobalt, étain, fer, nickel, mercure…) situé entre le Land de Saxe et la République Tchèque. Cette découverte a considérablement compliqué l’extraction de l’étain, car le minéral, la cassitérite, était très riche en impuretés, principalement des scories. En effet, une partie du nom « loup » (lupi) provient de cette caractéristique, car, selon Agricola, le matériau ressemblait à un animal dévorant le minerai d’étain. Cependant, il subsiste encore aujourd’hui un doute quant à savoir si ces scories étaient effectivement composées de wolframite, étant donné qu’Agricola avait évoqué leur légèreté. Il a nommé le minéral lupi spumum, qui signifie en latin « mousse de loup ». Il a ensuite été appelé Wolfram, de Rām (« suie, saleté »), car le minéral noir-gris peut être facilement broyé et vous fait penser à la suie. En 1781, le chimiste d’origine germanique, mais établi en Suède, Carl Wilhelm Scheele, y découvrit qu’il s’agissait d’un sel jusqu’alors inconnue. C’est en 1783 que les frères espagnols Faust et Juan José Elhuyar, qui étaient supervisés par Scheele, réussirent à obtenir du tungstène pur en réduisant le trioxyde de tungstène, une substance extraite de la wolframite. Voilà pourquoi le tungstène, l'élément atomique 74, a pour symbole la lettre W. Tungstène qui provient du suédois tung « lourd » et sten « pierre ». Notons que ce métal doté d'un point de fusion extrêmement élevé, très utilisé dans les applications électriques, est aussi très dur et résistant à la traction et donc stratégique dans l'armement où il améliore la résistance des armes et des blindages. Il a ainsi été au cœur de la crise dite du wolfram, un conflit diplomatique de la Seconde Guerre Mondiale qui a opposé l'Espagne franquiste et les puissances alliées, ces dernières cherchant à bloquer les exportations espagnoles de minerai de tungstène vers l'Allemagne nazie. https://de-m-wikipedia-org.translate.goog/wiki/Benutzer:Alchemist-hp?_x_tr_sl=auto&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr#/media/Datei%3AWolfram_evaporated_crystals_and_1cm3_cube.jpg Conditions de formation Ces minéraux apparaissent dans des filons de quartz de hautes ou de moyennes températures, au sein de granites enrichis en solutions pegmatitiques ou dans leurs auréoles métamorphiques. En raison de leur bonne résistance physico-chimique, ils subsistent dans les zones d'altération (greisens) des filons pneumatolytiques ou peuvent se concentrer en dépôts secondaires de type placer. Dans des filons pneumatolytiques et pegmatitiques, avec apatite, quartz, hématite, tourmalines, cassitérite, micas (Zinnwaldite)et arsénopyrite Dans des filons hydrothermaux de haute température avec divers sulfures pyrite, pyrrhotite, chalcopyrite, mais aussi la scheelite, ou le bismuth natif. Morphologie Elle se caractérise par des cristaux tabulaires, aux faces souvent striées et à l'éclat métallique. Le clivage basal parfait dessine des lames de taille pluri centimétrique qui s'empilent en agrégats lamellaires. Pseudomorphose La wolframite peut se pseudomorphoser en scheelite à haute température, tout en conservant sa structure octaédrique. On appelle ce phénomène « reinite » et il s’agit d’une forme particulière de pseudomorphose. Macles Les macles sont communes sur {100}, plus rare sur {001}. Synonymes On connaît plusieurs variantes terminologiques : - blumite (Liebe 1863) terme qui peut être commun avec l'hübnérite, mais aussi avec le bindheimite. - mégabasite (Johann August Friedrich Breithaupt) - schéelin ferruginé (René Just Haüy 1801) - scheelin martial (Jacques Louis de Bournon) - tungstate magnésié (Ignaz von Born) - volfram (Johan Gottschalk Wallerius 1747) - wolfram (Henckel, J. Fr. 1725) - wolframit (Johann August Friedrich Breithaupt, 1832). Utilisation Au tout début du 20e siècle, on ne voyait pas grand intérêt à extraire la wolframite, qui se trouve fréquemment mélangée à la cassitérite, le principal minerai de l’étain. Cependant, grâce aux progrès technologiques et à ses propriétés physico-chimiques remarquables, sa valeur économique devint rapidement un atout majeur. Le tungstène, dont le point de fusion est le plus élevé de tous les métaux (3 390 °C), a d’abord été utilisé pour fabriquer des filaments d’ampoules électriques. Il est ensuite devenu un composant des colorants pour tissus. Ce métal, qui était utilisé pour fabriquer des aciers spéciaux servant à construire des machines-outils et des armes, comme les pointes de projectiles, revêtait une grande importance pendant le conflit mondial de 1914-1918. Aujourd'hui, le tungstène est notamment utilisé en sidérurgie pour la production d'aciers à coupe rapide de très haute qualité. Cependant, on l'utilise également beaucoup dans l'industrie automobile (par ex. : rupteurs de Delco ou électrodes des bougies), dans l'aéronautique (par ex. : les cols des tuyères de moteurs de fusées ou les rotors de gyroscopes) et dans divers équipements d'appareillages (électrodes de tubes électroniques, anodes de tubes de radiographie, buses de chalumeau à plasma, etc.). Les géochimistes évaluent à seulement 1 ppb (partie par milliard) la quantité de tungstène contenue dans la couche lithosphérique. La Wolframite dans le monde : (Liste non exhaustive) ▪ La Chine est le plus grand producteur mondial de minerai de tungstène. ▪ Des gisements importants sont connus aux États-Unis (régions de Boulder dans le Colorado, de Fredericktown dans le Missouri, de Lincold dans le Nebraska, Townsville en Caroline du Nord...). Mais les plus beaux échantillons proviennent du Portugal et de Bolivie, ▪ Au Portugal, de magnifiques cristaux (jusqu'à 20 centimètres), en association avec l'arsénopyrite et l'apatite, sont extraits à Panasqueira. ▪ En Bolivie, des cristaux tabulaires décimétriques, bidéterminés, implantés sur des cristaux de quartz hyalin, proviennent des mines de la région de Llallagua. ▪ En Algérie, les réserves portées par les gisements de Tin Amzi, El Karoussa, Bachir, Nahda placent, en 2018, l’Algérie au 2e rang mondial avec 98 000 tonnes nonobstant ce qui restait encore à évaluer dans ces granites. ▪ En Slovaquie, Banská Štiavnica baňa (ex-Schemmittz) , Banská Štiavnica, Banská Štiavnické rudné pole, Štiavnické vrchy, Banskobystrický Kraj. ▪ Au Burundi, 65 t en 2014, 85 t en 2014 ▪ Au Japon à Kurasawa. ▪ Au Pérou à Pasto Bueno et à Mondo Nuevo et d'autres localités péruviennes. ▪ En Europe Centrale : dans les monts Métallifères (Erzgebirge) de Bohême, situé dans le sud-est de l'Allemagne (Saxe) et le nord-ouest de la Tchéquie. ▪ ... La Wolframite en France (Liste non exhaustive) En France, de la wolframite en grandes lames cristallines décimétriques a été trouvée : ▪ En Aveyron, La Baume, Villefranche-de-Rouergue, ▪ En Haute-Vienne à Puy-les-Vignes ; ▪ En Ile-et-Vilaine, elle a été signalée à Montbelleux, ▪ En Corrèze, à Meymac, et s (Allier). ▪ Dans les Côtes-d'Armor : à Toul al Lutun, Belle-Isle-en-Terre, Guingamp, ▪ Dans l'Allier : dans le gisement des Colettes et dans la Mine des Montmins (Filon Ste Barbe), Échassières ▪ ... Galerie de photos Clic pour agrandir... Sources : Littérature Les minéraux, Julien Lebocey Archives JJ Chevallier Internet Techno-science.net Encyclopédie Universalis Wikipédia Mindat

  • geologie|structure interne de la Terre|JJ Chevallier

    Pour bien comprendre la formation des Minéraux et des Roches il faut connaître la structure interne de la Terre. « Une encyclopédie ne suffirait pas pour développer toutes les disciplines qui couvrent l’étude de la Planète-bleue, la chime, la physique, la géologie, la sismologie, la volcanologie, la géographie, l’océanographie, la météorologie, la biochimie, la biologie, l’écologie, le magnétisme et ces nouvelles recherches dans le domaine des particules élémentaires ou dans l’exploration de l’espace. Je bornerai donc mon propos au survol de la structure de la Terre suivi à la page suivante de la dynamique qui anime cette structure. » " Pour bien comprendre la formation des Minéraux et des Roches il faut connaître la structure interne de la Terre . " Chronologie de la formation de la Terre (Hadéen) 1. Accrétion initiale (-4,65 à -4,56 Ga) La formation de la Terre débute par l’accrétion de poussières et de grains dans le disque protoplanétaire autour du jeune Soleil. Ces particules s’agglomèrent en planétésimaux, puis en protoplanètes par collisions successives. Ce processus, qui dure quelques millions d’années, est accompagné d’une forte libération d’énergie cinétique et radioactive, maintenant la Terre dans un état extrêmement chaud. 2. Différenciation interne (-4,56 à -4,50 Ga) La chaleur issue des impacts et de la radioactivité provoque la fusion quasi totale de la proto-Terre. Les éléments lourds (fer, nickel) migrent vers le centre pour former le noyau métallique, tandis que les silicates forment le manteau. À cette époque, la température en surface dépasse 2 000 °C et la pression avoisine 310–480 bars. L’atmosphère primitive, composée d’hydrogène et d’hélium, est rapidement dispersée par le vent solaire. 3. Océan magmatique (-4,50 à -4,47 Ga) La Terre est recouverte d’un océan de magma. La température atmosphérique reste supérieure à 1 200 °C, avec une pression proche de 270 bars, dominée par la vapeur d’eau et le CO₂. Cette phase est cruciale pour la formation des premières minéralogies et pour la libération des gaz volatils qui constitueront l’atmosphère secondaire. 4. Refroidissement et formation de la croûte (-4,47 à -4,40 Ga) Le flux thermique diminue progressivement, permettant la solidification superficielle du magma et la formation d’une croûte primitive. La température chute sous 300 °C, mais un effet de serre intense persiste : la pression partielle du CO₂ atteint 40 bars (contre 1 015 millibars aujourd’hui). Cette atmosphère dense favorise la stabilisation des premières surfaces solides. Points clés scientifiques La Terre passe d’un état chaud et fluide à une structure différenciée avec noyau, manteau et croûte. Les conditions extrêmes de l’Hadéen sont essentielles pour comprendre la formation des océans, de l’atmosphère et des premières réactions chimiques prébiotiques. Bibliographie Canup, R. M., & Asphaug, E. (2001). Origin of the Moon in a giant impact near the end of the Earth's formation. Nature, 412(6848), 708–712. Halliday, A. N. (2014). The origin of the Earth – a new perspective. Geochimica et Cosmochimica Acta, 74(1), 1–20. Sleep, N. H., Zahnle, K., Kasting, J. F., & Morowitz, H. J. (1989). Annihilation of ecosystems by large asteroid impacts on the early Earth. Nature, 342, 139–142. Marty, B. (2012). The origins and concentrations of volatile elements in the Earth. Earth and Planetary Science Letters, 313–314, 56–66. STRUCTURE INTERNE DE LA TERRE Introduction La Terre est constituée de couches concentriques différenciées par leur composition chimique, leur état physique et leurs propriétés mécaniques. L’étude de cette structure repose sur la sismologie, la gravimétrie et la modélisation expérimentale. Outre la distinction chimique (croûte, manteau, noyau), il existe une subdivision mécanique en lithosphère et asthénosphère, essentielle pour comprendre la tectonique des plaques. 1. La croûte terrestre La croûte est la couche externe, épaisse de 5–10 km sous les océans et 30–70 km sous les continents. Croûte continentale : roches granitiques et métamorphiques, riches en quartz, feldspaths et micas (composition SIAL). Croûte océanique : basalte et gabbro, riches en plagioclase, pyroxènes et olivine (composition SIMA). La discontinuité de Mohorovičić (Moho) marque la limite entre la croûte et le manteau supérieur, avec une augmentation des vitesses sismiques (de ~6,5 km/s à ~8 km/s), traduisant le passage des roches crustales aux péridotites. 2. Le manteau terrestre Le manteau s’étend jusqu’à 2 900 km et se compose principalement de péridotite (olivine et pyroxènes). Zone de transition (Manteau supérieur) (410–660 km) : olivine → wadsleyite → ringwoodite. Manteau inférieur (>660 km) : minéraux haute pression comme bridgmanite et ferropericlase. 2.1 Enveloppes mécaniques : lithosphère et asthénosphère Lithosphère : enveloppe rigide comprenant la croûte et la partie supérieure du manteau. Son épaisseur varie de 70 km sous les océans à 125–250 km sous les continents. Elle forme les plaques tectoniques. Asthénosphère : située sous la lithosphère (≈100–250 km jusqu’à 660 km), elle est ductile et partiellement fondue, ce qui permet la mobilité des plaques. Elle se caractérise par une baisse des vitesses sismiques et un comportement visco-plastique. 3. Le noyau terrestre Noyau externe : liquide, composé de fer et nickel, avec des éléments légers. Sa convection génère le champ magnétique terrestre. Noyau interne : solide, constitué de fer cristallisé (hcp ou bcc) et de nickel, malgré des températures >5 000 K. La discontinuité de Gutenberg (≈2 900 km) sépare le manteau inférieur du noyau externe. Elle se caractérise par la disparition des ondes S et une baisse des vitesses P, indiquant le passage des silicates à un alliage métallique. 4. Importance des discontinuités et des enveloppes mécaniques La discontinuité de Mohoro vičić (Moho), découverte en 1909 par le sismologue croate Andrija Mohorovičić, marque la frontière entre la croûte terrestre et le manteau supérieur, située entre 30 et 80 km de profondeur sous les continents et environ 0 à 15 km sous les océans. Elle se caractérise par une augmentation brutale de la vitesse des ondes sismiques, due au passage des roches de la croûte (granitiques ou basaltiques) aux péridotites du manteau. Cette interface est essentielle pour comprendre la structure interne de la Terre, la dynamique des plaques tectoniques et les processus de subduction. Elle joue un rôle majeur dans la répartition des matériaux et dans la convection mantellique qui alimente le volcanisme et la dérive des continents. La discontinuité de Gutenberg, identifiée en 1914 par Beno Gutenberg, se situe à environ 2 900 km de profondeur et marque la limite entre le manteau solide et le noyau externe liquide. Elle se caractérise par la disparition des ondes S (qui ne se propagent pas dans les liquides) et par une forte diminution de la vitesse des ondes P. Cette interface est cruciale pour comprendre la composition du noyau, principalement constitué de fer et de nickel, et son rôle dans la génération du champ magnétique terrestre. La convection dans le noyau externe, favorisée par la chaleur provenant du manteau et par la cristallisation au niveau du noyau interne, est à l’origine de la géodynamo. La discontinuité de Gutenberg est donc un élément clé pour expliquer la dynamique interne et le comportement sismique de la Terre. La discontinuité de Lehmann, identifiée en 1936 par la sismologue danoise Inge Lehmann, marque la frontière entre le noyau externe liquide et le noyau interne solide de la Terre, située à environ 5 100 km de profondeur. Elle se caractérise par un changement brutal dans la propagation des ondes sismiques, notamment les ondes P, révélant la présence d’un noyau interne solide au sein du noyau externe liquide. - Sur le plan géophysique, cette interface joue un rôle essentiel dans la dynamique terrestre. Elle influence la génération du champ magnétique grâce à la convection dans le noyau externe, alimentée par la libération d’éléments légers lors de la cristallisation du fer. Ce processus, qui se produit à la discontinuité de Lehmann, entraîne la croissance du noyau interne et libère de la chaleur latente, contribuant au flux thermique vers le manteau. Ces échanges énergétiques prolongent la durée de vie du champ magnétique terrestre et participent au refroidissement global de la planète. - La cristallisation au niveau de cette interface est donc un mécanisme clé : le fer se solidifie en profondeur, formant des cristaux qui s’ajoutent au noyau interne, tandis que des éléments légers sont expulsés vers le noyau externe, intensifiant la convection. Cette dynamique interne, révélée par l’étude des ondes sismiques, illustre l’importance de la discontinuité de Lehmann dans la compréhension de la structure et de l’évolution thermique de la Terre. LA CONVECTION MANTELLIQUE, moteur de la tectonique des plaques. La convection mantellique est le processus par lequel la chaleur interne de la Terre est transférée vers la surface. Elle résulte de : Sources de chaleur : désintégration radioactive (U, Th, K), chaleur résiduelle de formation, cristallisation du noyau interne. Mécanisme : Les zones profondes du manteau, chauffées, deviennent moins denses et remontent. Les zones froides, proches de la lithosphère, s’enfoncent (subduction). Conséquences : Déplacement des plaques lithosphériques. Formation des dorsales océaniques et des zones de subduction. Vulcanisme et séismes liés à la redistribution d’énergie. La convection est facilitée par la ductilité de l’asthénosphère, qui agit comme un "lubrifiant" sous les plaques rigides. L'antimythe SEUL LE NOYAU EXTERNE EST LIQUIDE VIDEO Pour celles et ceux qui veulent approfondir le sujet il existe un site scientifique remarquable où vous trouverez une importante somme de données : http://www.astrosurf.com/luxorion/terre-evolution-etapes-vie.htm

  • géologie|glossaire volcan|surtseyenne|JJ Chevallier

    Eruption surtseyenne et panache cypressoïde, description et photo. RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Surtseyenne : [de Surtsey ile volcanique d'Islande] Type d'éruption volcanique caractérisé par l'émission d'une lave à fleur d'eau lorsque le volcan est une ile maritime ou lacustre de faible altitude. Le contact de l'eau et de la lave engendre un choc thermique qui provoque la vaporisation de l'eau et la fragmentation de la lave au cours d'explosions qualifiées de « cypressoïdes » pour la ressemblance des panaches volcaniques avec des cyprès. Hunga Ha'apai, à droite - à gauche, le panache cypressoïde noir de l'éruption surtseyenne. RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE

  • Cérusite| Musée Minéralogie Passion| mineralogie.club

    Plus qu'un réseau social un outil de publication et de partage de la connaissance. Minéralogie passion une page Facebook pour les passionnés de beaux cailloux qui veulent en savoir plus et en voir plus en partageant. Sources Litérature Les Minéraux, Julien Lebocey Minéraux et pierres précieuses de François Farges Internet Mindat Wikipédia Géowiki CERUSITE La cérusite (ou cerussite) est un minéral secondaire des zones d'oxydation des gisements de plomb. Les cristaux sont fréquents et très souvent macles. C’est une espèce minérale composée de carbonate naturel de plomb de formule (PbCO), pouvant contenir comme des traces de Sr (strontium) Zn (zinc), Cu (cuivre). Elle cristallise dans le système orthorhombique. C’est un minéral supergène commun, produit par réaction entre galène et solutions carbonatées, que l'on rencontre en compagnie de minéraux primaires, galène, sphalérite, et souvent associée à des minéraux secondaires, pyromorphite, wulfénite, mimétite, anglésite, smithsonite, etc. Elle est isotopique de l'aragonite Inventeur et étymologie ; Première description moderne par Wallerius sous le nom de Minera plumbi spathacea en 1747, mais elle fut nommée et décrite par Wilhelm Karl Ritter von Haidinger en 1845, le nom dérive du latin « cerussa » : blanc de plomb, nom donné par Pline l'Ancien au carbonate de plomb. MUSÉE "Minéralogie Passion" "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! En ajoutant des ions iodures (iodure de potassium) à la solution acide dans laquelle les cristaux ont réagi, il se forme un précipité jaune très vif. La cérusite, après dissolution dans HCl, donne du chlorure de plomb blanc.Sur le charbon, en flamme réductrice, elle donne un globule de plomb. En tube fermé, elle devient jaune en perdant du CO2 puis rouge, puis en refroidissant repasse au jaune. Utilisations : la cérusite est un important minerai de plomb. C'est un minéral hautement toxique, car le plomb qui se décompose devient, en phase de digestion, ou dans un sol acide, très bio assimilable. Il peut causer le saturnisme à moyen terme. Gisements : De très beaux cristaux et ensembles maclés, réticulés, proviennent de : Tsumeb près d’Otavi en Namibie connu pour ses grands groupes réticulés dont certains peuvent atteindre 50 à 60 cm. Au Congo-Brazzaville à M’Fouati, on trouve également de bons spécimens réticulés. Plus au nord, au Maroc la mine de Touissit le puits 9, donne de belles associations avec l'anglésite. Au sud, en Zambie, le gisement de Kabwe est lui aussi bien connu. En Iran la mine de Nakhlak, dans l’Anarak, produit des cristaux acérés et réticulés de couleur blanche parfois accompagnée de petits cristaux de wulfénite tabulaire orange. Les mines de Broken Hill, New-South-Walles, en Australie, produisent de très bons spécimens réticulés parfois maclés en cœur. Toujours en Australie, dans les Territoires du Nord à Brown’s prospect on trouve l'association de cérusite maclée sur malachite. Les gisements plombifères de Dundas en Tasmanie produisent de singuliers spécimens jaunes chromifères. Aux États-Unis, on trouve des agrégats faciès Jackstaw dans la mine Fux dans le comté de Santa Cruz. En Californie, dans le comté de Tiger, la mine Mammoth San-Anthony produit des associations de cérusite wulfénite et dioptase. En Europe, citons, en Écosse, Leadhills, dans le Lanarkshire ; en Allemagne, Ogerharz, Siegen, Mechernich, Badenweiler, Wildschapbachtal ; en Italie, Monteponi, Sardaigne ; Tchécoslovaquie Pribram, Stribo Ah, Les meilleures cérusites françaises provenaient de Mayres, en Ardèche. Parmi les gîtes français, citons : Beaujeu, Saône et Loire ; Huelgoat, Finistère ; Melle, Deux-Sèvres ; Pléhauff, Morbihan ; Roure, Puy-de-Dôme ; Sentein, Ariège ; etc. Nota Mindat répertorie plus de 3 900 localités dans le monde ; L'hydrocérusite, Pb3 (CO3)2 (OH)2 qui ne figure pas parmi les espèces reconnues par l'I.M.A., se rencontre à Saint-Prix, Saône-et-Loire. Wulfenite et mimetite sur cerusite, fluorine, quartz et trace de galène, mine des Molérats, hameau de la Reinge, Saint-Prix, Saône-et-Loire, Morvan, France. Cerusite, Peyrebrune, carrière Rivet, Montredon-Labessonnié, Tarn, Occitanie, France. Grury, Charolles, Saône-et-Loire, Bourgogne-Franche-Comté, France.jpg Empilement de Cerusite cristalisée.Mine de Tsumeb, Tsumeb, région d'Oshikoto, Namibie. Cérusite, mine du Rossignol, Chaillac, Indre, Centre-Val de Loire, France. Cérusite, mine du Rossignol, Chaillac, Indre, Centre-Val de Loire, France. Cérusite, Mine des Farges, Ussel, Corrèze, Occitanie, France. Cérusite, mine de Roure, Saint-Pierre-le-Chastel, Auvergne, Puy-de-Dôme, France. Cérusite, mine de Ste Lucie, St Leger de Peyre, Lozère, Occitanie, France. Cérusite, mine Dalles, Mibladen, Aït Oufella Caïdat, Midelt, Drâa-Tafilalet, Maroc. Cérusite, Mibladen, Aït Oufella Caïdat, Midelt, Drâa-Tafilalet, Maroc. Cérusite, macle en roue, localité exacte inconnue, au Maroc. Cerusite, La Maladrerie, Villefranche-de-Rouergue, Aveyron, Occitanie, France. Cérusite, carrière Tabataud, Nontron, Dordogne, Aquitaine, France. Cérusite sur malachite, Nakhlak, district d'Anarak , conté de Nain, province d'Isfahan, Ir Cérusite sur baryte, Mibladen, Aït Oufella Caïdat, Midelt, Drâa-Tafilalet, Maroc. Cérusite sur malachite, mine de Tsumeb, Tsumeb, région, d'Oshikoto, Namibie. Cérusite réticulée et dioptase, mine Christoff, Kaokoveld, Namibie. Cerusite mne de Chah Milleh, Anarak, Ispahan, Iran. Cérusite mine de Tynagh, Killimor, comté de Galway, Connacht, Irlande. Cérusite macle en cœur, mine de M'Fouati, Bouenza, République du Congo. Cérusite macle en cœur, mine de Chaillac, Indre, Centre-Val de Loire, France. Cérusite et pyromorphite, Filon du Cantonnier, Nontron, Dordogne, Aquitaine , France. Cerusite des Bondons, Lozère, Occitanie, France.jpg Cerusite et Pyromorphite, orange à verte, sur Malachite. Brown's Prospect, Rum Jungle, Batchelor, comté de Coomalie, Territoire du nord, Australie. Clic pour agrandir...

  • minéralogie|infos silicates|JJ Chevallier

    Les silicates sont la classe la plus importante dans la croûte terrestre, il représentent 95% de son volume. Ils se déclinent en différente sous-classes. Remerciements au professeur Pierre-André Bourque de l'Université Laval au Québec qui m'a autorisé à utiliser ses travaux et chaleureusement encouragé à mes débuts. Sur ce tableau on remarque que deux éléments, le silicium Si et l'oxygène O, représentent près des trois quarts (74,4 %) de l'ensemble des éléments chimiques composants les minéraux. On comprends pourquoi un groupe de minéraux, appelé Silicates, composés à partir des éléments Si et O avec certains autres ions Fe, Mn, K, Al, etc., représente à lui seul 95 % du volume des matériaux de la croûte terrestre. Lors de la formation de la Terre, la différenciation s'est opérée sous l'effet de la gravité, les éléments les plus lourds ont migré vers le centre et les plus légers en surface. Ce qui explique que le noyau central soit composé essentiellement de Fer Fe et de Nickel Ni peu présents dans la croûte alors que les éléments légers comme l'Oxygène O et le Silicium Si sont restés en surface. On distigue, trois catégories : les silicates des roches acides (feldspaths, micas, sphènes, tourmaline, béryl, zircon), les silicates des roches basiques (pyroxènes, amphiboles, péridots, zéolites) et les silicates de métamorphisme dont font parties les grenats (même si on trouve des grenats dans certaines pegmatites). Les Silicates représentent 95 % du volume de la croûte Les silicates de transformation métamorphique se distinguent également en fonction de leur teneur en aluminium et en eau ou hydroxyles : silicates d’alumine: anhydres ou peu hydratés : andalousite, disthène hydratés : argile silicates non exclusivement alumineux: anhydres ou peu hydratés : grenats, hydratés : chlorites, serpentine Les quatre atomes d'Oxygène s'organisent en pyramide tétraédrique, le silicium occupe le centre du tétraèdre. Le tétraèdre est chargé négativement comme le démontre le bilan de charge ci-dessous. Le tableau qui suit présente les principales caractéristiques des silicates. Dans les minéraux, les charges doivent être neutres. Il y a deux façons de neutraliser les charges : lier ensemble les tétraèdres par leurs oxygènes (liens tétraèdre à tétraèdre),. ajouter des ions positifs, comme des fer, des magnésium, ou des potassium (liens métalliques). 1 LIAISON OXYGENE TETRAEDE ISOLE Tétraèdres isolés, la structure est chargée à -4 (le trait rouge illustre les pôles négatifs correspondant aux 4 oxygènes) . CHAINE SIMPLE Lorsque chaque tétraèdre partage un oxygène (en bleu sur le schéma qui suit), on obtient une chaîne simple de tétraèdres. Il en résulte que pour chaque tétraèdre deux charges négatives ont été neutralisées et qu'il en reste deux autres à neutraliser (les traits rouges); la structure est chargée à -2. CHAINE DOUBLE Lorsque deux chaînes simples s'unissent par leurs oxygènes (en bleu sur le schéma qui suit) pour former des chaînes doubles, on obtient une structure de formule générale Si4O11, chargée à -6. STRUCTURE EN COUCHES Lorsque des chaînes doubles s'unissent, chaque tétraèdre partage trois oxygènes (en bleu sur le schéma qui suit); la formule générale est Si4O10 avec une charge de -4. On aura une structure en couche. C'est à partir de ces quatre structures de base, tétraèdre isolé, chaîne simple, chaîne double et couche, que seront formés les silicates. 2 LIAISON IONIQUE Mg ou Fe Les groupes des olivines, pyroxènes, amphiboles et micas seront formés par l'addition d'ions métalliques positifs comme le fer, le magnésium, le calcium, le potassium, etc., qui viendront neutraliser la structure (lien métallique). Cas 1 : Liaisons de tétraèdres isolés par des ions métalliques : l'olivine. Plusieurs tétraèdres isolés sont unis par leurs quatre pôles négatifs grâce à des ions positifs Fe ou Mg; c'est le minéral olivine. La proportion de fer et de magnésium peut varier. Cas 2 : Liaison de chaînes simples par des ions métalliques: les pyroxènes. Autour d'une chaîne simple, les positions disponibles pour les ions fer et magnésium se trouvent en périphérie et au sommet de la chaîne (voir plus haut). Ici encore, la proportion de fer et de magnésium est variable. La vue en bout d'une chaîne simple montre la position qu'occupent les ions fer et/ou magnésium, au sommet et en périphérie. Ces ions unissent ensemble plusieurs chaînes, montrées ici encore en bout, pour former les pyroxènes. Les liens assurés par les ions métalliques, fer ou magnésium, sont plus faibles que les liens assurés par le partage d'oxygène entre les pôles de tétraèdres. C'est ce qui est responsable de l'existence de deux plans de faiblesses (lignes rouges) à angle droit. Ces plans de faiblesses correspondent au clivage. Les pyroxènes se caractérisent donc par deux plans de clivage, à 90° l'un de l'autre. Cas 3 : Liaison de chaînes doubles par des ions métalliques: les amphiboles. Dans le cas des amphiboles, on a toujours l'unité de base silicium-oxygène, mais ici une certaine quantité d'atomes d'oxygène est remplacée par des radicaux hydroxyles (non illustrés sur le modèle). A la différence des pyroxènes, on a ici des chaînes doubles. Les positions disponibles pour les ions fer et magnésium se trouvent en périphérie et au sommet de la double chaîne (voir plus haut). La vue en bout d'une chaîne double montre la position qu'occupent les ions fer et/ou magnésium au sommet et en périphérie. Ces ions unissent plusieurs chaînes pour former les amphiboles. Comme dans le cas des pyroxènes, il y a des plans de faiblesses qui passent par les liens les plus faibles (lignes rouges) et qui définissent les clivages. Dans ce cas, les plans sont à 120° et le complément 60°. Les amphiboles possèdent donc deux plans de clivage, l'un à 120° et l'autre à 60°. Cas 4 : Liaison de couches de tétraèdres par des ions métalliques: les micas. Dans le cas des micas, dont la structure de base est formée de couches planaires de tétraèdres, les positions disponibles pour les ions fer et magnésium se trouvent au sommet de la couche (voir plus haut), comme le montre la vue en bout d'une couche. Chez les micas il y a deux types de couches planaires: la couche tétraédrique, notée T et formée des tétraèdres silicium-oxygène (une certaine quantité d'aluminium peut se substituer au silicium), et la couche octaédrique, notée O et formée des ions Fe-Mg et des oxygènes. Ces deux types de couches forment des feuillets, lesquels sont unis par de gros ions, comme le potassium dans le cas de la muscovite, un micas commun. Les micas possèdent un plan de clivage, parallèle aux couches. Dans le cas du quartz, il n'y a pas d'ions métalliques puisque tous les coins des tétraèdres sont liés entre eux par leurs oxygènes pour former un réseau tridimensionnel. Il n'y a pas de plans de faiblesse, donc pas de clivage. Chez les feldspaths, la structure est plus complexe. Les tétraèdres sont de deux sortes : des tétraèdres SiO4 et des tétraèdres AlO4. Ceux-ci forment un réseau tridimensionnel où les coins des tétraèdres sont liés par les oxygènes, avec des ions positifs Na, K, Ca se situant dans les interstices du réseau chargé négativement. TRAVAIL EN COURS Since 01-06-2021

  • Parthenay | mineralogie.club | Y Lulzac - JJ Chevallier

    Etain armoricain, le district minier de Parthenay. L'ETAIN ARMORICAIN Par Yves LULZAC, ancien géologue minier du BRGM Article paru dans Mines & Carrières N° 196 - octobre - 2012 (Hors série) avec l'aimable autorisation de l'auteur PROVINCE SUD ARMORICAINE Retour au sommaire DISTRICT DE PARTHENAY Il comprend trois zones principales situées aux confins du Massif Armoricain avant sa disparition sous les sédiments tertiaires du Détroit Poitevin. 1. La zone de La Peyratte (département des Deux-Sèvres) Elle est en liaison avec le massif granitique de Bressuire. Des indices de cassitérite alluvionnaire dispersés au sud et à l’est du bourg de La Peyratte proviennent de gîtes primaires constitués de lentilles de pegmatites et de filons quartzeux peu puissants, à épontes souvent greisenisées et parfois très riches en cassitérite avec des teneurs pouvant atteindre les 4 kg/t. Rarement observables sur affleurement naturel, les quelques occurrence cachées, découvertes non loin du village de la Bourbelière, se sont révélées d’intérêt économique médiocre compte tenu de leur trop grande dispersion et de leur faible volume, prises individuellement. C’est pourquoi elles ne semblent jamais avoir été concernées par des exploitations anciennes ou récentes. De même, les alluvions minéralisées qui en dérivent n’ont probablement pas attiré l’attention des anciens prospecteurs bien qu’un dépôt situé non loin du village des Fortunières pourrait représenter actuellement un potentiel de l’ordre d’une trentaine de tonnes de cassitérite (Y. Lulzac, 1975). A noter que des scories provenant du traitement de minerai de fer (limonite d’âge oligocène) se trouvent fréquemment sur toute l’étendue du district. 2. La zone de Pougne-Hérisson Entre Parthenay et Moncoutant dans les Deux-Sèvres, en relation avec le massif granitique de Neuvy-Bouin. Elle se distingue par de nombreux indices alluvionnaires groupés sur une aire d’une trentaine de km² autour des bourgs de Pougne-Hérisson et de Clessé. Les concentrations stannifères y atteignent des niveaux peu élevés en général, excepté au nord du bourg de Clessé où l’on note des teneurs dépassant 1 kg/m³ en "lit vif". Ici non plus, aucune trace d’exploitation ancienne n’a été remarquée. L’origine pegmatitique de cette cassitérite semble très probable mais elle n’a pas été localisée d’une manière précise. 3. La zone de La Baubertière (commune de Vasles) Localisée dans le granite de Bressuire en bordure des sédiments tertiaires du Détroit Poitevin. Il s’agit de l’indice stannifère le plus oriental du Massif Armoricain. Les minéralisations se manifestent par un alignement orienté NNE-SSO d’éboulis quartzeux dont la grosseur n’excède pas une quinzaine de centimètres et dans lesquels la cassitérite apparaît en plages centimétriques accompagnées de sulfures divers. Bien que cette région présente un fort recouvrement végétal, sans aucun affleurement naturel visible, quelques excavations peu profondes, observées sur la nappe d’éboulis, suggérerait l’existence d’une tentative d’exploitation minière. Hypothèse qui demanderait confirmation au moyen de sondages profonds (B. de Solère, 1974). Les alluvions de cette zone ne présentent pas de concentrations stannifères supérieures à 120 g/m³ et ne montrent aucune trace de travaux anciens ou récents. Since 24-09-2021 Retour au sommaire

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    Les mots de la minéralogie, une page relais vers GEOWIKI. Alphabet d'agates naturelles taillées et polies en cabochon, ce sont des micro-fractures oxydées qui forment naturellement ces lettres, il faut des années pour réaliser un tel ensemble. Vu dans une vente aux enchères aux USA. Cette page est un clone de la page du Lexique de GéOwik i pour la minéralogie, chaque mot vous renvoie vers sa définition sur le site de GéOwiki . Ce qui vous permet de garder le site à l'écran en ouvrant les définitions dans un nouvel onglet. Lexique des termes employés en minéralogie... " Cette liste n'étant pas exhaustive, si vous voulez y a jouter des mots contactez moi, si elle n'existe pas dans les autres encyclopédies on pourra y ajouter votre définition sur GéOwik i, ou, si vous le préférez, j'en créerai une . " Par exemple le mot pegmatite n'existait pas j'ai cherché dans une autre encyclopédie de GéOwik i, je l'ai trouvée et ajouté à cette liste . Vous trouverez sur cette page, des liens ou des renvois, vous permettant d'accéder aux termes les plus courants employés en minéralogie. NB : certains termes sont suivis d'une croix, cette marque (+), signifie que la page contient un ensemble d'expressions minéralogiques formées sur la base du même mot… A Aciculaire Acide Accessoire(s) (Minéraux : ) Actinides Adamantin Agrégat Alcalin Alcaline Allogène (ou allothigène) Allotrope Allotropie, allotropique Allotropisme Altération Amas sulfuré Amiante Amorphe Amphibolite Analogue Analyse chimique Anisotropie, anisotrope Aplite Apophyse Arène Arénisation Argilite Asbeste Astérisme Authigène, authigénétique Automorphe Avalanche de débris Aventurinisation B Bacillaire Bas degré Base Becquerel Biréfringence Blende Botryoïdal Boxworks Brèche C Cassant, cassure Cabochon Cémentation Chalcophile Chapeau de fer Chimie Classe chimique & Sous-classe chimique Classification Chimique des minéraux‎ = Répartion des minéraux dans les diverses classes chimiques Classification systématique des minéraux Les classifications en minéralogie Clarke Classes & classifications Classe chimique Classe cristalline Clinorhombique Clivage, clivable Comment nettoyer les minéraux ? Comment se forment les cristaux Comment se forment les éléments Comment se forment les minéraux Conglomérat Couleur Couleur des cristaux Cristal Cristal modifié Cristallier Cristallin Cristallogenèse La cristallographie Cristallographie Cristallophyllien Croissance parallélisée Cryptocristallin Cubique Cuboctaèdre D Déliquescence Dendrite(s) Dense, densité Détermination = La détermination des minéraux Dichroïsme Diffraction Dimorphe(s) Diploèdre, diploédrique Dodécaèdre, dodécaédrique Druse, drusique Ductile Dureté Dyke E Eau régale Éclat Efflorescence Élastique, élasticité Élément(s) Encaissant Encroûtement Epimorphose Épigénie, épigénique Épitaxie, épitaxique Épontes Équant Exsolution F Face Faciès Famille Fantôme Felsique (roche) Fentes alpines Fiches de présentation des roches Fiches Minéraux Fleischer's‎ Glossary of Mineral Species Flexible Flottant Fluorescence, fluorescent Formation et gisement des minéraux Forme Formule chimique Formules chimiques (des principaux minéraux) Fragile Friable Fumerolle, fumerolien G Gangue Gaz Gaz nobles Gaz rares Géode Gemme(s), gemmifère Gisement Gîtologie Gîtes Gîte alluvionnaire Gîte d'infiltration Gossan Groupe Groupe anionique Groupe de symétrie Gwindel H Habitus Halde Halogène, halogénétique Haut degré Hémièdre, hémièdrique Hémimorphe, hémimorphie Hétérogène Hétéromorphe(+) Hétéromorphisme Hexaèdre, hexaédrique Hexagonal Histoire de la minéralogie Hyalin Hydraté Hydrothermal Hypergène (Processus : ) Hypidiomorphe (Cristal : ) I Idiomorphe I.M.A. Imprégnation Incandescent, incandescence Inclusion Indice Indices de Miller Indice de réfraction Indice de saturation Intermédiaire Iridescence Iso(+) Icosaèdre, icosaédrique Isomorphe(s) Isomorphisme Isopique, isopisme Isotope, isotopie Isotrope, isotropie J K L Labradorescence Lacune Lamellaire Lame mince Lanthanides Lapidification L'échelle de Mohs Les indices de Miller Les 7 systèmes cristallins Libelle Limonite Liquidus Liste alphabétique des éléments naturels Liste des personnalités Liste Minéraux Liste minéraux avec leur formule chimique Liste minéraux par densité Liste minéraux par dureté Liste minéraux par clivage Liste minéraux par système cristallin Lithification (ou : lapidification) Lithique Localité type Lumière polarisée Luminescent, Luminescence Luminescence et minéraux(+) M Macles Macrocristallin Macros Macroscopique Malléable, malléabillté Masse volumique Massif Matrice Métaux Métalloïdes Métallurgie Métamicte Micacé Micro- (préfixe) Micros (microminéraux) Microcristallin Micro-montage Microscope (+) Microscopie Microscopique Minerai Minéral Minérallurgie Minéralogie Minéraux accessoires Monoclinique Morphologie Multienclumes N Natif Nodule Non-métaux Numéro atomique O Occurrence Octaèdre, octaédrique Opalescence, opalescent Opalisation Origine des éléments Origine des noms de minéraux Orthorhombique Oxydation Oxyde Oxydo-réduction P Paragénèse , paragénétique Paramorphose , paramorphique Particule Pédion Pegmatite " peignes " Gwindel Périmorphose , périmorphosé PH Phénocristal Phosphorescence , phosphorescent Phyllite , phylliteux Pierres fines Pierres précieuses Pinacoïde Piézoélectricité , piézoélectrique Placer Plans (+) Plan de clivage Plan de macle Plan de symétrie Plan de séparation Pléochroïsme , pléochroïque Pœcilitique , pœciloblastique Point triple Polychroïsme , polychroïque Polyèdre , polyédrique Polymorphe , polymorphique Polymorphisme Polysynthétique Polytype Polytypisme , polytypique Poudingue Primitif Pseudomorphoses Pseudomorphique , pseudomorphosé Pyroélectricité , pyroélectrique Pyrognomique Q Quadratique R Radioactivité , radioactif Rayon (+), Rayonnement (s) Réfraction (+) Réfringence (+) Réfringent (+) Réseau cristallin Réseaux de Bravais Réseau périodique Roche Rhomboèdre , rhomboédrique S Salbande Saturation : voir à Zone de saturation Saturation : voir à Indice de saturation Scalénoèdre , scalénoédrique Sceptre , sceptré Sectile Sensibilité des minéraux Séparation Série continue Série substitutionnelle Sidérophile Silice , siliceux Sites muséographiques de référence Solidification Solidus Solution solide Solvus Sous-classe Spath fluor Spectroscopie Stockwerk Subautomorphe Supergène Suite réactionnelle Syngénétique Systèmes cristallins T Tableau périodique des éléments Trapézoèdre , trapézoédrique Tenacité , tenace Teneur Tétraèdre , tétraédrique Tétramorphe (s) Termes miniers Terminaison Terres rares Trace Transparence , transparent Triboélectricité , triboélectrique Triboluminescence , triboluminescent Trichroïsme , trichroïque Triclinique Trigonal Trimorphe (s) Troncatures Types U UV UVCourt (s) UVLong (s) V W X Xénolite ou Xénolithe Xénomorphe , xénomorphique Y Z Zone de cémentation Zone d'oxydation Zone d'oxydo-réduction Zone d'oxyréduction Zone de saturation

  • L'Effet Tyndall | mineralogie.club | JJ Chevallier | A-M Helmenstine

    L'effet Tyndall est la diffusion de la lumière incidente sur des particules de matière, lorsqu'un faisceau lumineux traverse un colloïde. L'EFFET TYNDALL L'effet Tyndall est la diffusion de la lumière incidente sur des particules de matière, lorsqu'un faisceau lumineux traverse un colloïde [i] . Les particules, par exemple de microscopiques inclusions en gemmologie ou des gouttelettes d’eau, en suspension diffusent ou réfléchissent la lumière, ce qui rend le faisceau visible. L'effet Tyndall a été décrit pour la première fois par le physicien John Tyndall au 19 ème siècle. La taille des particules est ce qui distingue un colloïde d'une vraie solution . Pour qu'un mélange soit un colloïde, les particules doivent avoir un diamètre de 1 à 1 000 nanomètres. La taille des particules est ce qui distingue un colloïde d'une solution . Pour qu'un mélange soit un colloïde, les particules doivent avoir un diamètre de 1 à 1 000 nanomètres. La quantité de diffusion dépend de la fréquence de la lumière et de la densité des particules. Comme pour la diffusion de Rayleigh[ii] , la lumière bleue est diffusée plus fortement que la lumière rouge par l'effet Tyndall. Une autre façon de voir les choses est que la lumière de longueur d'onde plus longue est transmise, tandis que la lumière de longueur d'onde plus courte est réfléchie par diffusion. _______________________________ [i] Un colloïde est un type de mélange homogène dans lequel les particules dispersées ne se déposent pas. Les particules insolubles dans le mélange sont microscopiques, avec des tailles de particules comprises entre 1 et 1000 nanomètres . Le mélange peut être appelé colloïde ou suspension colloïdale. L'expression "solution colloïdale" est incorrecte. Parfois, le terme "colloïde" se réfère uniquement aux particules dans le mélange et non à la suspension entière. Les colloïdes peuvent être translucides en raison de l'effet Tyndall , où la lumière est diffusée par les particules du mélange. Exemples de colloïdes : Les colloïdes peuvent être des gaz, des liquides ou des solides. Des exemples de colloïdes familiers incluent le beurre, le lait, la fumée, le brouillard, l'encre et la peinture. Le cytoplasme est un autre exemple de colloïde. [ii] Effet Rayleigh voir la page couleur des minéraux sur ce site en section minéralogie. Exemples d'effets Tyndall Un exemple de la façon dont l'effet Tyndall disperse la lumière bleue peut être vu dans la couleur bleue de la fumée des motos ou des moteurs à deux temps. Le faisceau visible des phares dans le brouillard est provoqué par l'effet Tyndall. Les gouttelettes d'eau diffusent la lumière, ce qui rend les faisceaux des phares visibles. L'effet Tyndall est utilisé dans les laboratoires pour déterminer la taille des particules d'aérosols. Le verre opalescent affiche l'effet Tyndall. Le verre apparaît bleu, mais la lumière qui le traverse apparaît orange. La couleur des yeux bleus provient de la diffusion de Tyndall à travers la couche translucide sur l'iris de l'œil. Cependant, la diffusion de la lumière par des particules de poussière n'est pas due à l'effet Tyndall si les particules sont trop gross es. La couleur bleue du ciel résulte de la diffusion de la lumière, mais c'est ce qu'on appelle la diffusion de Rayleigh et non l'effet Tyndall car les particules impliquées sont des molécules dans l'air. Elles sont plus petites que les particules d'un colloïde. De même en gemmologie si la diffusion de la lumière est due à des molécules l'effet sera l'effet Rayleight. Sources Anne Marie Helmenstine, Ph.D. “Human color vision and the unsaturated blue color of the daytime sky", Glenn S. Smith, American Journal of Physics , Volume 73, Numéro 7, pp. 590-597 (2005). Sturm RA & Larsson M., Genetics of human iris color and patterns, Pigment Cell Melanoma Res , 22: 544-562, 2009. Charles D. Winters / Source scientifique Wikipedia Since 01-06-2021

  • géologie | dérive des continents | Jean Jacques Chevallier | Pr. Ron Blakey

    A l’origine, les continents étaient emboîtés les uns dans les autres. Ils se sont déplacés. Ce déplacement à fait l'objet de nombreuses réflexions et théories, depuis l'Antiquité, la vérité est apparue dans les années 50. L'Histoire de ce phénomène géologique est suivi de quelques exemples, la ballade de l'Inde à travers la Téthys et l'évolution de l'Europe. LA DERIVE DES CONTINENTS. LA DERIVE DES CONTINENTS. LA DERIVE DES CONTINENTS. LA DERIVE DES CONTINENTS. 23 SIECLES D'HISTOIRE 23 SIECLES D'HISTOIRE 23 SIECLES D'HISTOIRE 23 SIECLES D'HISTOIRE « A l’origine, les continents étaient emboîtés les uns dans les autres. Ils se sont déplacés. » "Ce postulat a une histoire vieille de plus de 2000 ans. D’Aristote à Taylor et Wegener, en passant par Francis Bacon, en 1620 et Francois Placet, en 1668, puis Antonio Spider Pellegrine, en 1858, et Georges Darwin (le fils), en 1879. Son cheminement dans les esprits fut un long parcours d’abord basé sur le catastrophisme, déluges et cataclysme, jusqu’à ce que des géophysiciens aient des théories plus scientifiquement posées il y a un siècle. 35 années furent ensuite nécessaires pour démontrer ces théories." Alfred Wegener 1880 - 1930 LES PRECURSEURS DE LA THEORIE DE LA DERIVE DES CONTINENTS, ET DE LA TECTONIQUE DES PLAQUES. Depuis Aristote , philosophe grec, 384 - 347 av. JC, une théorie, que l’on appelle " fixiste ", le grand paradigme s’est imposé dans les sciences de la Terre pendant plusieurs siècles, basée sur l'idée que le globe terrestre est solide et que sa géographie est fixe et immuable. Martin Waldseemüller , cartographe allemand, 1470-1520, note un certain parallélisme des côtes sur les premières carte où est représenté le continent américain (1507). Abraham Ortelius , un cartographe originaire d'Anvers, dès 1596, observe la similitude du plan des côtes américaines et africaines dans le livre « Thesaurus geographicus » , la seconde édition de « Synonymia geographica »(1578) . Il présuppose que ces continents étaient autrefois unis, mais qu'ils ont été séparés par des catastrophes naturelles telles que les inondations et les séismes. Francis Bacon , 1561 – 1626, philosophe anglais, remarque cette complémentarité, en 1620, dans son œuvre majeure « Novum organum scientiarum ». François Placet , ecclésiastique, dans la « Corruption du grand et petit Monde » en1668, écrit que la séparation de l'Amérique du reste des continents a eu lieu pendant le déluge universel par effondrement. Ce texte est à l'origine de la théorie des ponts continentaux. James Hutton (1726-1797) conteste le catastrophisme et essaie de démontrer que les évolutions géologiques sont beaucoup plus lentes que ce que présente le catastrophisme, selon lui, la Terre est bien plus vieille que quelques millions d'années. Il souhaite que l'échelle des temps géologiques soit revue. Theodor Christoph de Lilienthal , 1717 - 1781, théologien allemand, en 1756, dit discerner, avec peu de vraisemblance, la preuve biblique de cette séparation en interprétant un passage du « Livre de la Genèse ». Charles Lyell (1797-1875) un géologue britannique, adhère aux théories de Hutton et vulgarise l'uniformitarisme avec la publication de "Principes de géologie". Lui, et Hutton, pensent que la Terre s’est formée lentement sur durant de très longues périodes par une dynamique toujours existante. Hugh Owen Thomas , 1857-1921, paléontologue au British Museum. Les continents s'éloignent les uns des autres parce que la Terre enfle (se dilate) du fait de sa chaleur interne. Autrefois, à la fin de l'ère primaire (paléozoïque), le volume de la Terre était comparable à celui de la planète Mars. Selon Owen, la Pangée couvrait alors la presque totalité du Globe et la Panthalassa (l'océan) n'existait pas et n'a jamais existé. Antonio Snider-Pellegrini , dit Snider de Pellegrini, né à Trieste (Istrie) en 1802, mort à New York (New York, États-Unis) en 1885, est un géographe français.Dès 1858 il a r proposé, une première ébauche d'explication rationnelle de la complémentarité des côtes d'Europe et d'Amérique du Nord, mécanisme précurseur de la tectonique des plaques. Les continents se sont formés en un seul bloc à partir d’une masse de roche en fusion, brutalement refroidie par le déluge. Une importante fracture s’est alors produite, séparant les continents. Carte illustrant la démonstration de Snider Pellegrini. George Darwin (1845-1912), en 1879, le second fils de Charles Darwin, George Darwin évoque lui aussi la dérive des continents tout en étant catastrophiste : « à une époque très reculée, la lune a été arrachée à la terre, y laissant la gigantesque cicatrice du Pacifique. Ce grand vide a alors entraîné une fragmentation de la croûte granitique refroidie et un glissement latéral des masses continentales. » Eduard Suess (1831-1914), un géologue autrichien, constate des similitudes troublantes de fossiles, de faunes et de flores, entre des continents séparés par de larges océans, évoque la théorie de la pomme qui se dessèche et se ride. En se refroidissant la Terre se plisse et des montagnes se forment est les océans envahissent les creux. Il propose la théorie des "ponts continentaux qui aurait permis aux espèces vivantes de circuler d’un continent à l’autre et ces ponts se seraient ensuite écroulés. Dérive des continents Vs. Fixisme Frank Bursley Taylor (1860-1938), était un géophysicien américain,, en 1908, 7 ans avant Wegener, fut le premier à avoir eu une théorie géophysique moins catastrophique que celles énoncées depuis le 17ème disant que l’océan Atlantique s’est créé par la séparation de deux blocs continentaux qui ont dérivé lentement en opposition. Les deux observations qui ont fondé son hypothèse sont la correspondance des côtes des deux rives de l’Atlantique, et les chaînes de montagneuses sur les marges continentales opposées aux marges atlantiques. C' était un spécialiste de la géologie glaciaire des Grands Lacs et a proposé à la Société Géologique d'Amérique le 29 décembre 1908 "La dérive des continents" . Il supposait que l'Amérique et l'Afrique étaient jointes au par-avant. Mais aussi que les collisions de continents pouvaient "bulldozer", élever des montagnes, ses idées ont été basées sur l’étude des chaînes comme les Andes, les Rocheuses, les Alpes et l'Himalaya et sur l’étude des marges continentales de l’Amérique du sud et de Cette théorie n’a convaincu personne, car elle était compliquée et elle n’avait pas de moteur. Ses travaux comme son nom sont malheureusement vite tombés dans l’oubli. LE GENIE NON RECONNU LE GENIE NON RECONNU LE GENIE NON RECONNU LE GENIE NON RECONNU Alfred Lothar Wegener est né à Berlin en 1880, dans la famille d’un pasteur protestant. Il étudie dans trois universités à Heidelberg, puis Innsbruck et Berlin. Il devient docteur en astronomie. La météorologie le passionne, c’est une science toute nouvelle. Il se lance dans l'étude de la climatologie en participant au recueil des données. Il s'adonne à un conditionnement physique rigoureux par de longues marches, le patin et le ski. En 1906, il participe à une expédition danoise de météorologique au Groenland. Par la suite il enseigne la météorologie à l'université de Marburg où il rédige une publication « la Thermodynamique de l'atmosphère ». Une seconde expédition au Groenland à lieu en 1912. Lors de ses nombreux déplacements au titre de directeur du Département de la Recherche de l’Observatoire de la Marine à Hambourg, comme climatologue, il se livre à de nombreuses observations dans les domaines de la géologie et de la paléontologie. Sur la base de ses observations en 1915, il publie sa théorie de la dérive des continents. Elle est très contestée par une majorité de scientifiques comme. Elle est donc ignorée puis rejetée avec violence en 1922 par la communauté scientifique. En 1924 il s’expatrie à Graz en Autriche, où sa théorie est mieux accueillie, il y est titulaire de la chaire de météorologie et de géophysique. Ses détracteurs lui opposèrent de nombreuses raisons et pas toutes scientifiques, telles que le fait qu’il soit météorologue – climatologue et non-géologue. On lui opposa que les forces nécessaires à sa théorie étaient impensables, que la similitude des côtes est et ouest de l’Atlantique était le fait du hasard. La théorie des ponts continentaux et de leur effondrement avait toujours la préférence et elle expliquait la dissémination des fossiles. En 1928 R-T Chamberlin publie « Some of the objection to Wegener’s theory dans lequel il écrit : « Si nous croyons l’hypothèse de Wegener, nous devons oublier tout ce que nous avons appris dans les 70 dernières années et retourner sur les bancs de l’école ». Alfred Wegener, meurt de froid et de faim lors d’une expédition de recherche, en 1930, durant sa troisième campagne au Groenland, son corps n’a jamais été retrouvé. LES TRAVAUX DE RECHERCHE DE WEGENER Comme beaucoup d'autres avant lui, Alfred Wegener a remarqué l'emboitement possible des continents de part et d'autre de l'océan Atlantique. Il avait aussi remarqué que certaines espèces fossiles de plantes ou d’animaux se trouvent sur des continents aujourd’hui séparés et en déduisait que, n’ayant pu traverser les mers, ils furent voisins à une époque lointaine. E n paléontologie, la présence de fossiles de reptiles terrestres, tel le Cynognatus, qui vivait il y a 240 Ma, ces fossiles sont présents en Amérique du Sud et en Afrique, même constat pour le Mésosaurus, 260 Ma, que l’on retrouve dans le sud de l’Amérique du sud et le sud de l’Afrique. Le Lystrosaurus, 240 Ma, quant à lui était présent en Afrique, en Inde et en Antarctique. Une plante, le Glossopteris, se retrouve en Australie, en Afrique, en Inde, en Amérique du sud et en Antarctique. Les fossiles témoins de Wegener. Clic pour agrandir Climatologue et géologue, il constate une similitude de climats. En effets les calottes glacières qui se forment aux pôles laissent des traces sur les continents. Or les géologues constatent la présence de traces importantes sur l’Antarctique bien sur mais aussi en Amérique du sud, en Afrique, en Australie et en Inde. Les trois dernières étant des régions tropicales et subtropicales, comment expliquer ces traces sans déplacement des continents dira Alfred Wegener. Carte des traces de glaciations de Wegener. Clic pour agrandir Géophysicien, Alfred Wegener observait aussi deux phénomènes très curieux et importants : Deux petites parties du bouclier ouest-africain et du bouclier angolais sont présentes sur la bordure côtière du Brésil. Des chaînes de montagne : - d’Amérique du nord, les Appalaches, qui s’étendent du nord de la Floride jusqu’à Terre-Neuve, - d'Afrique du nord-ouest, les Mauritaniennes, - d'Europe, les Calédoniennes qui s’étendent des Iles Britanniques jusqu’à la Finlande. Ces chaînes ont le même âges et présentent des caractères de similitude importants. Nous savons aujourd’hui qu’elles étaient une même et unique chaîne s’étendant entre es boucliers groenlandais et baltes au nord et les boucliers canadiens et africain au sud. Éléments de géophysique témoins remarqués par Wegener. Clic pour agrandir De toutes ses observations Alfred Wegener déduisait qu’il y existait un continent unique très longtemps avant. Il le baptisât du nom de Pangée. Et établit donc que ce continent s’était fracturé il y a 200 Ma. Malheureusement, il n’expliquait pas certains détails, tels les arcs insulaires comme les Antilles qui se sont formés plus tard mais ça, il ne pouvait pas le savoir, à cette époque, la géologie était encore à ses débuts dans le domaine de la dynamique interne de notre planète. Et surtout il ne connaissait pas encore suffisamment la géologie des marges océaniques pour expliquer les mécanismes de la dérive des continents et l’ensemble de sa théorie. Clic pour agrandir L'APRES WEGENER Malgré le rejet presque systématique de Wegener, quelques géologues firent preuve de discernement, comme : Arthur Holmes , un géologue écossais, il est est considéré comme l'un des plus grands géologues du XXème siècle. Il a d'abord été professeur à l'université de Durham puis à Édimbourg, où il continue de jouir d'un très grand prestige. Ses travaux géologiques concernent essentiellement l'Afrique et la Birmanie, et il a apporté des contributions majeures en pétrologie, géomorphologie, géologie structurale et géochronologie. Mais son innovation essentielle réside dans l'application à la Terre de la découverte de la radioactivité par Becquerel en 1896. Il bouleverse ainsi radicalement le cadre pour l'estimation de l'âge de la Terre, en arrivant le premier à des âges supérieurs au milliard d'années et il apporte un mécanisme physique plausible pour expliquer les dérives continentales. Il propose en 1928 un moteur aux déplacements des continents en accord avec la théorie de Wegener. Selon lui, le manteau terrestre serait animé de courants de convection très lents ayant pour origine la chaleur libérée par la désintégration des éléments radioactifs. Ces courants seraient à l'origine des déplacements horizontaux des continents en surface. Le modèle de Holmes, est rejeté lui aussi, il n'emporte pas l'adhésion immédiate du monde scientifique. L’hypothèse de Wegener n'est toujours pas validée mais reste envisageable en raison du comportement visqueux de la Terre. Alexander Du Toit, un géologue sud-africain est frappé par l’extraordinaire ressemblance entre la géologie paléozoïque et mésozoïque de l’Afrique du Sud et celle de l’est de l’Amérique du Sud. Dans son livre « Our wandering continents », paru en 1937, il avance l’hypothèse d’une séparation de la Pangée initiale en deux supercontinents nord et sud, la Laurasie et le Gondwana, séparés, depuis la fin du Paléozoïque, par la Téthys. Ces supercontinents ont, depuis, connu une histoire indépendante. Marcel Roubault, professeur à l’Université de Nancy, qui, en 1949, dans son livre La genèse des montagnes, n’hésite pas à écrire, après avoir passé en revue les objections faites à l’hypothèse de la dérive des continents : « Et pourtant, après mûre réflexion, je pense que la théorie de Wegener recèle une grande part de vérité. » Et de continuer quelques lignes plus loin : « Elle mérite infiniment mieux que l’accueil boudeur et les discussions réticentes réservées à cette hypothèse par certains savants, trop visiblement réfractaires à des idées révolutionnaires. » " Mais il faudra attendre l’exploration de nouveaux domaines d’investigation, paléomagnétisme, études des fonds océaniques…, dans les années 1960, pour que la théorie des déplacements continentaux renaisse de ses cendres. " Ses détr acteurs mettront 45 ans avant de se rendre à l’évidence des démonstrations de ce grand scientifique disparu en 1930 à l’âge de 50 ans, et pire encore, dont certains eurent même l'aplomb de revendiquer les travaux de rechertche . LA DERIVE DES CONTINENTS. LA DERIVE DES CONTINENTS. LA DERIVE DES CONTINENTS. LA DERIVE DES CONTINENTS. Les cartes ci-dessous sont des reconstitutions paléogéographiques, méthode scientifique ( voir ici) des mouvements qui on séparé la Pangée telle qu'elle était, il y a 220 Ma et son fractionnement durant 80 Ma, soit -140 Ma. La collision Inde - Eurasie Une collision à grande vitesse. Il y a 55 millions d'années la marge sous-marine de la plaque indienne qui s'était détaché du super continent, le Gondwana, 105 millions d'années plus tôt entre collision avec celle de l'Asie, l'océan Téthys va disparaitre. Clic pour agrandir Il y a 160 millions d’années lorsque le super continent, Gondwana, s’est fracturé, alors que les différentes parties se sont déplacées vers leur actuel emplacement à une vitesse des quelques centimètres par an, l’une des parties, plus légère, car plus fine a traversé un océan, la Téthys, à une vitesse extraordinaire, de l’ordre de 15 à 20 cm par an. Au bout de quelques dizaines de millions d’années, cette plaque a violemment percuté une autre plaque continentale, l’Eurasie dans sa partie orientale, l'Asie. La violence du choc fut si forte qu’elle « bulldoza », pour reprendre le terme utilisé par Frank Bursley Taylor à la fin du XIX siècle, ce qui est devenu l’Himalaya en quelques millions d’années, tout en soulevant le Plateau Tibétain. Une plaque ultrafine qui se déplacerait à grande vitesse ? Comment expliquer ça ? Déjà remarqué par les géologues qui avaient calculé cette vitesse, encore fallait-il l’expliquer. Une hypothèse était la légèreté, pour la connaître, il fallait connaître l’épaisseur de la plaque, il a donc fallu la mesurer. Ce sont deux équipes scientifiques qui se sont attelées à cette tâche : les géologues indiens de l’Institut National de Géologie, les géologues allemands du Centre de Recherche Géologique GFZ. Ils ont installé trente-cinq stations de mesure et ont utilisé une méthode du GFZ, l’analyse des ondes sismiques de type S, qui sont les ondes de cisaillement. Ainsi on constata une épaisseur entre deux et trois fois inférieure aux autres plaques du continent mère, le Gondwana. L’explication de cette faible épaisseur pourrait être due à un point chaud sous le Gondwana en dessous de ce qui est devenu la plaque indienne. Quid de l’Asie avant le choc. La bordure, rectiligne, s’étendait de ce qui est aujourd’hui l’Iran, jusqu’à l’actuelle Sumatra, c’est une chaîne de montagnes de subduction océanique, du type des Andes, à l’arrière de ces montagnes on a un plateau (Tibétain), paysage plat formé de sédiments, restes érodés de montagnes d’époques anciennes, calédoniennes, hercyniennes et triasiques et de bloc rigides magmatiques. Le choc A l’approche de la plaque indienne qui fonce vers ce continent, la Téthys se ferme et la chaîne de montagnes se déforme en expulsant des morceaux sur l’arrière du continent. C’est le début du bulldozage et de la subduction continentale. La croûte de la plaque indienne moins dense ne s’enfonce pas, seul le manteau s’enfonce de cm par an sous et se détache en soulevant le plateau tibétain. Cette croûte qui continue à avancer à une vitesse réduite par la collision, à environ 5cm par an, va créer une chaîne de montagnes qui va s’élever relativement lentement en raison de l’érosion, seulement deux millimètres par an, avec des effondrements réguliers décamétriques, environ deux par millénaire. Au fur et à mesure de l’avance de la lithosphère de la plaque, la croûte du continent se fracture en écailles qui vont se chevaucher et s’enfoncer, il en est de même pour la croûte de la plaque qui s’écaille et l’empilement de toutes ces écailles va former l’Himalaya. La subduction a ainsi absorbé 2500 km de convergence des deux continents. De nos jours la partie sud de l’Inde, la pointe de la plaque, a une épaisseur d’environ 30 à 40 km alors que sous l’Himalaya la croûte atteint 75 km. Illustration d'après "pour la science" (hors série juin 95 ) Illustration d'après "pour la science" (hors série juin 95 ) COUP D’ŒIL SUR L'EUROPE au PALEOGENE/EOCENE CI-DESSUS ON LA RECONNAIT ALORS REMONTONS A 600 000 000 Voici les faits saillants de l’histoire géologique présentée dans les cartes paléogéographiques : Ouverture de l’Édiacarien et propagation rapide au début du Paléozoïque de Japetus Oean et étapes ultérieures de fermeture marquées par des arcs insulaires frangeants le long de Laurentia et de Baltica Collision classique Baltica-Laurentia-Avalonia pour fermer le Japet et former l’orogenèse calédonienne-acadienne Un modèle à deux océans (rhéique au nord, moldandoise-paléotéthys au sud) pour l’orogenèse varisque avec un microcontinent ruban entre les deux océans — Armorica (ou Hun) superterrane — qui a été capturé entre la convergence de Baltica et de l’Afrique L’importance du promontoire africain et sa position attachée à l’Afrique pendant l’orogenèse varisque Une Europe varisque/pangéenne avec un promontoire africain fixe qui faisait face aux océans Paléotéthys et Néotèces et remplissait solidement le sommet entre l’Europe et l’Afrique La rupture des terranes du Gondwana et du promontoire africain pour fermer les Paléotéthies, ouvrir les Néotéthys et générer l’orogenèse cimmérienne (senso latto) Le promontoire africain s’est séparé de l’Europe stable au Jurassique lors de l’ouverture de l’océan alpin (Penninic-Piemont) La majeure partie du promontoire africain est restée attachée à l’Afrique jusqu’à la fin du Mésozoïque et du Cénozoïque — son démembrement au crétacé et au Cénozoïque et sa collision subséquente avec l’Europe stable ont été un facteur majeur dans les différentes phases de l’orogenèse éoalpine-alpine Comme l’Afrique a été forcée vers l’Europe lors de l’ouverture de l’Atlantique, l’océan Alpin et l’océan Téthys oriental et ses différentes armes ont été fermés et l’orogenèse alpine a été générée Ce diaporama, conçu avec les carte que m'a généreusement autorisé à utiliser le Pr. Ron Blaket, vous montre l'évolutions de ce qui deviendra l'Europe depuis l'Ediacarien 600 000 000 d'années. Publiées avec l'aimable autorisation du Pr. Ron Blakey Cliquez pour agrandir Ces images sont protégées par copyright © Colorado Plateau Geosystems, Inc. DÉCOUVERTES RÉCENTES 2015/2018 La tectonique des plaques existerait depuis bien plus de 800 millions d'années Article de Laurent Sacco publié le 18/12/2015 sur Futura planète. De quand date le début de la tectonique des plaques ? Certains géodynamiciens lui donnaient 800 millions d'années mais la réponse à cette question reste controversée. Une nouvelle analyse des conditions de formation de certaines roches métamorphiques, les schistes bleus, laisse maintenant penser que cette tectonique pourrait dater d'un milliard d'années, voire plus. Dans les années 1960, l'adoption de la théorie de la dérive des continents , et finalement de la théorie de la tectonique des plaques qui en est sa forme moderne, a constitué un changement de paradigme important pour la communauté des géosciences. Ce ne fut pas sans de multiples résistances , jusqu'au début des années 1970. Le volcanologue Haroun Tazieff et ses collègues explorant la fameuse dépression de l'Afar , en Afrique de l'Est, y découvrirent un rift océanique exondé et contribuèrent à cette révolution des sciences de la Terre. En effet, dans cette région du globe, il est possible de voir et mesurer l'expansion des océans et la fabrication d'une nouvelle croûte océanique . Cependant, la surface de la Terre étant finie, il faut nécessairement que de la croûte océanique disparaisse quelque part. La clé de l'énigme est facile à trouver : il se produit des phénomènes dit de subduction, c'est-à-dire le plongement d'une plaque océanique sous une autre, par exemple continentale. Or cette subduction s'accompagne de processus de transformation des roches qui font partie de ce que l'on appelle le métamorphisme . En l'occurrence, du basalte de plaque océanique qui plonge dans le manteau va subir des augmentations de pression et de température. Lorsque ces dernières sont respectivement hautes et basse, le basalte voit sa composition minéralogique changer ; il se forme alors des schistes bleus. Il s'agit de roches métamorphiques caractérisées par la présence de glaucophane (couleur bleue) et de micas blancs. Des schistes utilisés comme marqueur de la subduction Les mouvements tectoniques font que certaines de ces roches caractéristiques d'une subduction d'une plaque océanique sous une plaque continentale peuvent se retrouver à la surface de la Terre. Il est ainsi possible de trouver de très beaux affleurements de ces roches, par exemple sur l'île de Groix , en Bretagne . Ces affleurements nous permettent de collecter des échantillons qui peuvent être datés. Surprise : on ne trouve pas de schistes bleus dont l'âge est supérieur à 800 millions d'années environ. Des géodynamiciens en avaient conclu que c'était là l'âge du démarrage de la tectonique des plaques . Malheureusement, cela n'est pas sans poser problème car d'autres indications laissent entendre que la tectonique des plaques existe sur Terre depuis des milliards d'années (pendant l'Archéen et peut-être même l'Hadéen ). Cette tectonique devait être différente d'aujourd'hui, avec un plus grand nombre de plaques se déplaçant plus rapidement car le manteau de notre planète était plus chaud et plus convectif. En étudiant des schistes bleus, des géodynamiciens en avaient conclu que l'âge du démarrage de la tectonique des plaques était de 800 millions d'années. Aujourd'hui, un verrou vient de sauter : le phénomène aurait pu exister avant. Sur la photo, les roches du Lavoir, sur l'île de Groix, en Bretagne. © Christian Nicollet Heureusement, un article récemment publié dans Nature Geoscience par des chercheurs de l'université Johannes Gutenberg de Mayence, en Allemagne, a semble-t-il levé la contradiction grâce à un modèle géochimique. Un manteau plus chaud signifie aussi que la composition de la croûte océanique était différente il y a plus d'un milliard d'années : elle était plus riche en oxyde de magnésium . D'après ce modèle, la subduction d'une telle croûte ne produit pas de schistes bleus mais bien de schistes verts, que l'on associe aujourd'hui à du métamorphisme se produisant dans des conditions de basses pression et température. Le manque de schistes bleus dans les roches anciennes n'est pas incompatible avec une subduction. Un verrou a donc sauté qui nous empêchait d'admettre que la tectonique des plaques était déjà active il y a 3,8 à 4 milliards d'années. La tectonique des plaques existerait depuis au moins 2,1 milliards d'années Publié le 08/11/2018 sur Futura Planète Des roches appelées éclogites trouvées en Afrique témoignent de l'existence d'une tectonique des plaques il y a 2,1 milliards d'années, semblable à celle que l'on connaît, depuis quelques centaines de millions d'années. Le fameux cycle de Wilson d'ouverture et de fermeture d'océans avec la fragmentation et la formation d'un supercontinent devait déjà exister. La théorie de la tectonique des plaques , la forme moderne qu'a prise la théorie de la dérive des continents d’Alfred Wegener à la fin des années 1960 et qui allait définitivement être admise par la communauté scientifique au cours de la décennie suivante, n'a pas encore livré tous ses secrets. On sait qu'elle opère depuis au moins 400 millions d'années et qu'elle semble respecter des cycles de fermeture et d'ouverture d'océans avec des plaques continentales qui entrent en collision ou se déchirent, quand il ne s'agit pas aussi de plaques océaniques, selon le fameux cycle de Wilson . Mais si l'on veut plonger dans un passé de la Terre plus ancien, les conclusions quant à la dérive des continents et à l'expansion des océans sont plus problématiques. Il y a d'abord le fait que l'on sait que le contenu en chaleur de la Terre et sa température interne évoluent irréversiblement depuis sa naissance il y a plus de 4,5 milliards d'années. Les processus convectifs dans le manteau de la Terre, il y a plusieurs milliards d'années, ne devaient donc pas être les mêmes. On est amené à penser qu'il existait alors un plus grand nombre de plaques, de plus petites tailles et animées de mouvements plus rapides. Les laves crachées par les volcans devaient être plus chaudes et de fait nous savons que depuis environ 2,5 milliards d'années, les laves appelées komatiites ne s'épanchent quasiment plus à la surface de la Terre. Un échantillon d’éclogite. Les grenats rouges sont bien visibles. Pour le dire autrement, nous ne savons pas avec certitude quand la tectonique des plaques est apparue sur Terre ni quand sa forme moderne s'est mise en place. Chercher à répondre à ces questions dans le cas de la Terre nous permettrait aussi de comprendre pourquoi des planètes comme Vénus, Mars ou Mercure n'ont pas de tectonique des plaques actuellement. Il est même possible qu'elles n'en aient jamais connue. Une planétologie comparée nous permettrait non seulement de mieux comprendre notre planète bleue mais aussi d'évaluer les chances d'en trouver de similaires dans le monde des exoplanètes. Une question d'importance, tant il est vrai que la tectonique des plaques a affecté la vie sur Terre et a permis son évolution en stabilisant le climat sur le long terme au niveau du cycle du carbone . Des processus magmatiques et métamorphiques avec un cycle de Wilson Les archives terrestres contiennent des indications sur ce qui s'est passé il y a des centaines de millions d'années et même des milliards d'années. On peut en particulier décrypter ces archives en se basant sur notre connaissance des processus magmatiques à l'origine des roches plutoniques et sur les processus métamorphiques qui peuvent les transformer, ainsi que les laves et les roches sédimentaires. Les conditions de pression et de température qui les accompagnent sont, en effet, différentes lorsque des continents entrent en collision ou que des plaques océaniques plongent par subduction sous d'autres plaques. Comme le disent les géologues, il y a donc un contexte géodynamique qui explique l'occurrence de processus magmatiques et métamorphiques. Certains participent à la production de ce contexte géodynamique et vont laisser des traces qui les traduisent, quand on sait les lire. Dans les Alpes, il est possible de trouver des échantillons d’éclogites qui sont des roches métamorphiques. Elles se sont formées en profondeur à partir de basaltes ou de gabbros. Les hautes pressions et basses températures ont changé leur composition minéralogique. © Lambert Claire Ces considérations permettent de comprendre l'intérêt d'une étude associant des laboratoires belges et français (Early Life Traces & Evolution-Astrobiology Lab ULiège ; laboratoire G-Time, ULB ; laboratoire Magmas et Volcans, CNRS UMR 6524, IRD, Université Clermont Auvergne ; département des Sciences de la Terre, musée Royal d'Afrique Centrale, Tervuren) qui a donné lieu à une publication dans le journal Scientific Reports . Les chercheurs y annoncent qu'ils ont une preuve que la tectonique des plaques moderne existait déjà il y a 2,1 milliards d'années environ. Tout est parti de l'étude de roches métamorphiques bien précises que l'on appelle des éclogites et qui, dans le cas présent, ont été découvertes en République démocratique du Congo. Elles sont les plus anciennes éclogites connues, formées dans des conditions dites de haute pression-basse température (HP-BT, en l'occurrence 17-23 kbar/500-550 °C). Selon les géologues, ces éclogites dérivent de gabbros qui se sont mis en place en profondeur à l'occasion d'un processus de rifting, ayant déchiré un continent pour faire naître un océan. Ils ont ensuite été enfouis par la subduction lors de la fermeture de cet océan avant d'être ramenés en surface par des mouvements tectoniques. Ce serait, selon eux, le témoignage d'un cycle de Wilson très similaire à ceux que l'on a mis en évidence plus tard dans l'histoire de la Terre. Ce qu'il faut retenir On a des raisons de penser que la tectonique des plaques était différente il y a plusieurs milliards d'années, mais on ne sait pas très bien à partir de quand elle a pris son aspect moderne avec des cycles de Wilson pour la formation et la fragmentation d'un supercontinent. Des éclogites trouvées en Afrique, provenant par métamorphisme de gabbros, gardent la mémoire d'un tel cycle moderne avec dérive des continents il y a 2,1 milliards d'années. La tectonique des plaques est donc au moins aussi ancienne, mais l'on ignore toujours quand elle a vraiment débuté. Consultez ici la page : PALEOGEOGRAPHIE

  • Le tungstène nord-armoricain | mineralogie.club|Yves Lulzac | JJ Chevallier

    Un dossier d'yves Lulzac sur les indices et district du tungstène en nord-armorique. Chaque indice ou district y est décrit et fait l'objet d'une cartographie. LE TUNGSTÈNE ARMORICAIN ... page 2 Une étude de Monsieur Yves Lulzac, juin 2019 Yves Lulzac est un ancien géologue minier qui a fait toute sa carrière au BRGM, à travers le monde. Il est à l'origine de la découverte de la Lulzacite, un phosphate de strontium, qu'il a découvert à St Aubin des Châteaux, Loire-Atlantique, en 1997. Gemmologue de laboratoire à ses heures, il a rédigé un manuel de gemmologie qui fait autorité dans le monde entier. Breton, il est aussi l'auteur de cinq ouvrages sur les manoirs Bretons. SOMMAIRE Cliquez sur le chapitre recherché Introduction Conclusions Annexe 1 - L'unique exploitation armoricaine de Montbelleux Annexe 2 - Les principaux minéraux du Tungstène armoricain Annexe 3 - Les occurrences des principaux minéraux du Tungstène en Bretagne selon M indat La province nord-armoricaine (page 2) Le district de St Renan suivi de Landerneau (même carte) Indice de Plougoulm District de Carantec District de Lanmeur Plougasnou District du cloître de Saint Thégonnec Indice de Mesquen Indice de Ploumilliau Indice de Kerdu en Perros-Guirec District de Coat an Noz District de Locarn-Duault Indice de Sullé District du Leslay Indice de Bréhan le Bois Hardi Indice de Trégomar Indice de Dinan District de Diélette District de Montbelleux District de Vire District de Montaigu (53) District de Beauvain La province sud-armoricaine (page 3) Province nord armorique LA PROVINCE NORD-ARMORICAINE 1- Le district de St Renan Bien connu pour ses importantes concentrations de cassitérite alluvionnaire découvertes en 1957 au cours de prospections uranifères, puis exploitées de 1960 à 1974, ce district l'est beaucoup moins pour ce qui concerne les minéraux tungstifères, la wolframite principalement ainsi que la scheelite qui lui est subordonnée. Cela tient au fait que les gîtes primaires à l'origine des concentrations alluvionnaires sont très mal connus car n'affleurant pour ainsi dire jamais d'une manière naturelle sur la surface topographique actuelle. De plus, étant de taille réduite, bien que souvent richement minéralisés, leur localisation sous le recouvrement périglaciaire et végétal propre à cette région, s'est avérée quasi impossible sans faire appel à de lourds travaux de terrassement qui ne seraient pas justifiés dans l'état actuel de nos connaissances géologiques de ce district. La wolframite et la scheelite, ne sont donc connues que grâce à la découverte d'éboulis minéralisés épars sur le sol, ou de gîtes en place dans certaines carrières dont la plupart sont maintenant remblayées et inaccessibles. De ces observations, on peut néanmoins affirmer que ces minéraux, tout comme la cassitérite qui les accompagnent souvent, sont étroitement liées à la différentiation granitique à grain fin dite de Saint Renan qui s'allonge sur environ 25 km, depuis la Pointe de Corsen à l'ouest, jusqu'au niveau des communes de Bourg Blanc et Gouesnou vers l'est. Cette différenciation couvre la moitié occidentale du grand massif granitique, dit de Kersaint, qui se poursuit sur une vingtaine de km jusqu'aux abords de Lanhouarneau. On distinguera deux zones minéralisées principales : 11- La zone occidentale comprend une dizaine d'indices dans lesquels la scheelite prédomine largement sur la wolframite. Entre autres on connaît : Les indices de Ploumoguer et de Quillimérien constitués de tourmalinites filoniennes parcourues de filonnets quartzeux parfois minéralisés en mispickel. Les indices de Kerloas, Tourous et Langongar où la scheelite s'exprime dans des veinules tourmalinifères axées sur des diaclases. Elle est parfois subordonnée à la cassitérite qui peut être abondante à Tourous. Les indices de Lamber et de Keriaouen constitués de mylonites tourmalinifères avec parfois présence de mispickel. L'indice de Kerarguéné où la scheelite est associée à la cassitérite dans des filonnets quartzeux à épontes non ou peu greisenisés. Trois autres indices sont à wolframite prédominante : L'indice du Vouden en Lanrivoaré constitué d'un stockwerk quartzeux associé à un granite greisenisé avec cassitérite, mispickel, bismuth natif et bismuthinite. La wolframite y est parfois très abondante. Il s'agit d'un amoncellement de blocs formant la base d'une petite butte correspondant probablement à une ancienne motte féodale mais ayant été occupée depuis par un ancien moulin à vent. On pensait que ces blocs provenaient du démantèlement sur place d'un gîte primaire sous-jacent, mais cette hypothèse fut infirmée par un sondage carotté effectué dans les années 60. On croit maintenant que ces blocs proviennent d'une petite carrière ouverte à peu de distance de cette butte, mais dont la localisation exacte n'a pu être précisée, ayant été complètement remblayée depuis des siècles. L'indice de Kerneac'h constitué de filonnets quartzeux à épontes tourmalinifères, minéralisé en wolframite, scheelite, mispickel et cassitérite. L'indice de Kerouidic, situé en dehors du granite de Saint Renan, dans une différenciation du granite de l'Aber Ildut nommée granite de Plouarzel, est constitué d'éboulis de quartz se rapprochant du type pegmatitique minéralisé en cristaux pluri centimétriques de wolframite accompagnés de micas blancs. 12- La zone orientale qui regroupe quatre principaux indices à wolframite prédominante : L'indice de Kervenguy constitué de filons quartzeux dans un greisen bréchique tourmalinifère. L'indice de Lervir où les grands cristaux de wolframite sont associés à du bismuth natif et de la pyrite dans des filons de quartz à épontes largement greisenisées. L'indice de la carrière de Penfeunteun est remarquable par ses amas de greisen ayant livré de beaux cristaux d'apatite et de cassitérite (cf. musée de Saint Renan). L'indice de Kergonguy en relation avec une résurgence du granite de Saint Renan dans les gneiss de Tréglonou. Il se manifeste par une zone d'éboulis de quartz plus ou moins géodique et tourmalinifère, de 5 à 10 cm de puissance, particulièrement bien minéralisés en wolframite, soit en lames pluri centimétriques, soit en amas bacillaires épigénisant probablement d'anciens cristaux de scheelite. Dans ce cas il s'agirait alors du pôle ferbérite. Les échantillons récoltés sur place sont très nombreux, certains presque uniquement constitués de wolframite massive d'un poids de plusieurs kilogrammes. Des sondages carottés effectués en l'aval pendage de cette zone préalablement délimitée par une étude géochimique, ont révélé une paragénèse à prédominance stannifère dans les niveaux inférieurs. Références Chauris L. 1965.Les minéralisations pneumatolytiques du Massif Armoricain. Mem. B.R.G.M. n°31. Chauris L. 1980. Un district stanno-wolframifère à minéralisation disséminée : le granite de Saint Renan (Massif Armoricain) et ses gisements alluvionnaires de cassitérite. 26 congr. géol. intern. Gisements français, fasc. E.1. Chauris L. 1993. Greisen à tourmaline-relique et quartz à wolframite près de Kerouidic en Plouarzel (Finistère). Bull. SSNOF, t.15 (2). St Renan 2- Le district de Landerneau Il se situe dans la moitié orientale du massif granitique de Kersaint dans laquelle on peut observer des bancs directionnels de granite de Saint Renan réputé être le seul à l'origine des minéralisations stannifères de cette région de Bretagne. Trois principaux indices y ont été recensés : L'indice de Kerarsaos sur la commune de Saint Thonan qui montre une association de scheelite et de cassitérite dans quelques filonnets quartzeux localisés sur la bordure méridionale de la digitation centrale de granite de Saint Renan. L'indice de la carrière de Kerougant qui est localisé sur la terminaison orientale de la digitation septentrionale du granite de Saint Renan. Cette zone, qui a fait l'objet d'une prospection géochimique multiélémentaire en 1984 et de sondages à la tarière à main, s'est révélée essentiellement stannifère mis à part l'indice de Kerougant qui se distingue par la présence de filons quartzeux plus ou moins lenticulaires minéralisés en mispickel, chalcopyrite et scheelite localement abondante (jusqu'à 2,85 % W sur une puissance de 5 cm). Ces filons ont la particularité d'être sub-horizontaux et d'être également en relation spatiale avec un petit banc de leucogranite de type Sainte Catherine qui prend son développement maximum à l'est du granite de Kersaint en direction de la baie de Morlaix où il est souvent béryllifère. L'indice de Tréméal se trouve à environ 13 km au-delà de la terminaison orientale du massif de Kersaint-Saint Renan et à 2 km au nord du bourg de Plouvorn. Lui aussi est en relation avec une très petite résurgence du granite de Saint Renan et se manifeste par une zone d'éboulis de quartz filonien minéralisé en plages centimétriques de scheelite plus ou moins épigénisée par de la ferbérite microcristalline. L'indice de Kerougant excepté, les deux autres indices n'ont jamais été étudiés en détail. Références. Lulzac Y. 1988. Le district stannifère de Landerneau. Synthèse des travaux au 30 septembre 1987. Rapp. B.R.G.M., 88 DAM 024 OP4. Inédit. Plougoulm 3- L'indice de Plougoulm Découvert fortuitement par un amateur minéralogiste de Roscoff, cet indice se situe dans une carrière ouverte à proximité du village de Keranveyer en Plougoulm. Il concerne un banc de pyroxénite intercalé dans la série des gneiss de Lesneven, eux-mêmes recoupés par de nombreux filons de pegmatite granitique à tourmaline. Cette pyroxénite puissante d'environ 2 mètres au maximum présente à l'affleurement une géométrie lenticulaire courbée en forme de lunule d'orientation moyenne nord-est / sud-ouest. Elle est plus ou moins transformée en une roche à faciès skarnoïde montrant de belles et nombreuses accumulations de vésuvianite et de grenat (grenats de la série grossulaire-andradite), parfois associées à des amas de quartz. La scheelite y est présente en cristaux et plages en 2 à 3 cm au maximum, principalement dans les zones les plus riches en grenat ainsi que dans les passées quartzeuses. Une reconnaissance profonde au moyen de 8 sondages percutants et de 2 sondages carottés longs de 40 m et de 70 m exécutés en juillet 1985, n'ont reconnu que des filons de pegmatite ainsi que des fissures grenatifères ponctuées de scheelite avec des teneurs de l'ordre de 50 g/t. Cette faible minéralisation est censée représenter l'aval pendage de cette lentille de skarnoïde qui serait affectée d'un fort pendage nord-ouest. On note également la présence de veinules quartzeuses très peu minéralisées en cassitérite. Une recherche en extension longitudinale au moyen d'une prospection éluvionnaire s'est révélée également négative confirmant le caractère très lenticulaire de ce type de gîte. A noter que, parmi les skarnoïde actuellement connus dans le Massif Armoricain, cet indice de Plougoulm est le seul à avoir été étudié d'une manière aussi détaillée. Références Chauris L. et Corre Y. 1978. Skarn à idocrase, grossulaire et scheelite de Plougoulm (Finistère). Bull. Minéral., 101, p.576-577. Carantec 4- District de Carantec Situé de part et d'autre de la baie de Morlaix ce district, en relation avec le granite de Carantec, est principalement stannifère. Cependant, en bordure de mer sur la commune de Carantec au lieu-dit Cosmeur, on remarque des filons de quartz dont la puissance varie de 1 à 10 cm, dont les épontes, plus ou moins greisenisées, sont minéralisées en tourmaline, cassitérite, scheelite et wolframite en lames de 2 à 3 cm maximum. La paragénèse sulfurée comprend mispickel, pyrite, pyrrhotite et chalcopyrite. Le bismuth natif est également présent. Sur la même commune, au lieu-dit Pen al Lann, on note des veinules ou des filons quartzeux d'environ 5 cm de puissance renfermant parfois des lambeaux feldspathiques, des micas blancs et de la tourmaline. Outre le mispickel parfois abondant, la paragénèse comprend cassitérite et wolframite en grandes lames de 3 à 4 cm de longueur. La scheelite est rare. Sur la commune de Plougasnou, à la Pointe de Térénez, on connaît également des veinules quartzeuses minéralisées en scheelite, mispickel et wolframite en lames centimétriques. Aucun de ces indices n'a fait l'objet de recherches avancées. Références. Chauris L. 1975. Minéralisations stanno-wolframifère dans le granite de Carantec. C.R.A.S. Paris, 280, p.2421-2424. Lanmeur Plougasnou 5- District de Lanmeur Plougasnou Bien connu pour son gisement de cassitérite alluvionnaire en partie exploité, ainsi que pour ses filons cupro-stannifères, ce district recèle également quelques minéralisations tungstifères peu importantes qui leur sont associées. Ces formations filoniennes, toujours encaissées dans le petit massif de granite rose de Lanmeur, portent l'empreinte de quatre événements minéralisateurs successifs : une première génération de quartz de type pegmatitique dans laquelle on trouve du feldspath potassique et parfois de la scheelite plus ou moins épigénisée par de la ferbérite et pouvant être associée à des sulfures et peu de cassitérite. une intense tourmalinisation fissurale microcristalline et de couleur bleue, généralement minéralisée en cassitérite. une seconde génération de quartz minéralisée en cassitérite et mispickel. enfin une importante venue sulfurée comprenant essentiellement chalcopyrite et mispickel. Ces filons, orientés nord-est /sud-ouest, sub-verticaux et de puissance métrique, sont au nombre d'une dizaine mais seuls trois d'entre eux se sont révélés tungstifères : Le filon de Kerprigent où la scheelite en plages centimétriques est généralement transformée en ferbérite microcristalline Le filon du Launay où la scheelite est dispersée sous forme de petits cristaux millimétriques dont la concentration atteint les 0,05% sur une puissance métrique. Le filon de Guersaliou , le mieux étudié de ce district par un traçage au niveau 40, a montré de la scheelite en petits cristaux sporadiques dans la première génération de quartz, en association avec orthose, chlorite, pyrite, mispickel et peu de cassitérite. Deux autres formations filoniennes, de nature un peu différente des précédentes, sont connues mais n'ont pas fait l'objet de recherches ciblées : Le filon de Mesquéau qui se présente sous la forme d'une formation de granite silicifié puissante d'une vingtaine de centimètres minéralisée en tourmaline noire avec peu de cassitérite, mispickel, scheelite et wolframite microcristalline. Cette formation se manifeste au contact d'une enclave de micaschiste dans laquelle on note la présence d'amandes de quartz de type exudation peu minéralisé en wolframite fibreuse avec tourmaline, mispickel et traces de cassitérite. Le filon de Goariva qui consiste en une zone laminée au contact d'une enclave de micaschiste à biotite, comprenant des fragments de quartz verdâtre à tourmaline finement divisée et nombreux petits cristaux de scheelite. La wolframite semble absente de cette formation bien qu'elle soit présente dans les éluvions qui en dérivent. Références. Lulzac Y. 1968. Première évaluation économique des filons cupro-stannifères de Lanmeur-Plougasnou (Nord finistère). Rapp. B.R.G.M. 68 RME 034 RMM. Lulzac Y. 1970. Les filons cupro-stannifères du Pays de Lanmeur. Étude gîtologique. Rapp. B.R.G.M. 70 RME 012 RMM. St Thégonnec 6- District du cloître Saint Thégonnec Il se situe à peu de distance au sud de la suture linéamentaire mettant en contact le massif granitique du Cloître au sud avec des terrains paléozoïques non différenciés au nord. Deux indices principaux y sont connus : L'indice de Quibiec, sur la commune de Pleyber-Christ, se manifeste par une zone d'éboulis située à l'ouest du Moulin Jouanet. De nombreux fragments de quartz provenant de filons ou lentilles de 15 cm de puissance maximum, sont minéralisés en lames ou aiguilles de wolframite plus ou moins groupées en amas pluri centimétriques et en teneurs pouvant atteindre les 10 %. On note également la présence de scheelite, d'apatite et de muscovite. Le mispickel et la cassitérite y sont rares. Une tranchée réalisée en 1974 n'a pas permis de localiser un gîte primaire en place, seule la couverture éluviale solifluée ayant livré quelques éléments quartzeux minéralisés. L'indice de Ros ar C'han sur la commune de Plourin-lès-Morlaix, est également représenté par une petite zone d'éboulis quartzeux provenant d'une formation ayant 5 à 10 cm de puissance. Ces quartz sont minéralisés en wolframite sous forme d'amas granuleux centimétriques ou d'amas fusiformes pouvant dépasser les 5 cm. La scheelite est également présente en petits cristaux associés à la wolframite, ou bien en amas granuleux pluri centimétriques plus ou moins épigénisés par de la ferbérite. Cet indice n'a fait l'objet d'aucun travail suivi de reconnaissance en place. Références Lulzac Y. 1973. L'indice wolframifère de Pleyber-Christ (Finistère). Rapp. interne B.R.G.M., novembre 1973, inédit. Chauris L. 1983. Le massif granitique de Plounéour Menez (Finistère) et les minéralisations associées. Bull. SSNOF, t5, (3), 1983. Mesquen 7- Indice de Mesquen Situé sur la commune de Loguivy-Plougras (Côtes d'Armor), il a été découvert sur la bordure méridionale du massif granitique de Plouaret, non loin du contact avec son encaissant briovérien. Visible sur un affleurement artificiel, il s'agit d'un filon quartzeux orienté nord - sud, de 1 à 2 centimètres de puissance, peu géodique, à épontes feldspathiques non transformées. Sa minéralisation comprend principalement de la scheelite en amas centimétriques plus ou moins fracturés, mais n'ayant pas été épigénisée par de la ferbérite. On note également la présence de cassitérite peu abondante en petits cristaux dispersés. Des éboulis de quartz minéralisés en cassitérite et sulfures divers ont également été découverts à proximité. Cet indice n'a pas été étudié d'une manière plus approfondie. Référence. Lulzac Y. 1974. L'indice de cassitérite et scheelite de Mesquen en Loguivy-Plougras (Côtes du Nord). Rapp. B.R.G.M. du 27 mars 1974. Ploumilliau 8- Indice de Ploumilliau Il a été découvert dans la carrière Christ en Ploumilliau au cours des relevés exécutés dans les années 80 dans le cadre de la carte géologique au 1/50000 (feuille de Lannion). L'état d'avancement des travaux de cette carrière, localisée dans la zone centrale du massif granitique du Yaudet, a permis de mettre au jour quelques veinules quartzeuse tourmalinifères minéralisées en wolframite plus ou moins épigénisée en scheelite molybdique (fluorescence jaune). On note également la présence de mispickel, molybdénite, chalcopyrite et pyrite. A noter que la tourmaline et la scheelite peuvent également diffuser dans les épontes granitiques. Une dispersion alluviale de wolframite et de scheelite sous forme de simples traces a été décelée au sud de cette carrière de part et d'autre des limites du massif de granite, ainsi qu'en direction du sud-est, hors des limites du granite, dans un contexte schisteux et volcano- sédimentaire basique briovériens. Ces minéralisations, très peu abondantes à première vue, n'ont pas été étudiées d'une manière plus approfondie. Référence. Lulzac Y. 1960. Note interne B.R.G.M. du 29 juillet 1960. Inédit. Chauris L. 1987. Mise en évidence d'une minéralisation en tungstène, molybdène et cuivre dans le massif granitique du Yaudet en Bretagne. C.R.A.S, Paris 305, II, p.387-390. Kerdu 9- Indice de Kerdu en Perros-Guirec La découverte de cet indice en 1966 est due à une négociante en minéraux spécialisée dans la vente des beaux échantillons de quartz améthyste qui étaient alors exploités dans le port de l'Ile Grande. Son magasin nommé "Sav Heol" se trouvait près de la plage de Trez Traou à Perros-Guirec. Situé en bord de mer sur la commune de Perros-Guirec, ce gîte est visible sur l'estran rocheux à marée basse, à la hauteur du village de Kerdu. Il s'agit d'un filon de diabase (métadolérite) de 25 à 30 mètres de puissance encaissé dans le granite de Perros suivant une direction nord 80 gr Est. La moitié orientale de cette formation est occupée par des apophyses lenticulaires du même granite ainsi que par une formation bréchoïde directionnelle, mais sinueuse, de 2 mètres de puissance au maximum et visible sur une extension d'environ 40 mètres. Cette brèche présente un faciès typiquement skarnoïde dans lequel on note de beaux développements d'épidote et de grenat bien cristallisés, parfois accompagnés d'amandes quartzeuses. Le tout est irrégulièrement minéralisés en magnétite, molybdénite, pyrite et scheelite molybdique, elle aussi parfois très bien cristallisée. On note également la présence de chlorite et de cristaux de sphène (titanite) ayant des teneurs anormales en étain (de 0,45 à 0,50%), en yttrium (900 ppm) et en ytterbium (170 ppm). Échantillonné dans sa partie centrale et vers son extrémité sud-ouest, les analyses effectuées par S.O.A. (spectrométrie optique d'absorption), ont donné les résultats suivants : Zone centre nord : 0,01% W - 0,032% Sn - 0,01% Y Zone centre sud : 0,009% W - 0,03% Sn - 0,01% Y Zone sud : 0,4% W - 0,04% Mo - 0,008% Sn sur 20 à 30 cm de puissance. Ces médiocres résultats ôtant tout intérêt économique actuel à cet indice original. Plus à l'ouest, au niveau du camping de la Clarté, certains bancs lenticulaires d'amphibolite sont parfois peu minéralisés en scheelite sous forme de très minces veinules. Ces bancs sont encaissés dans des cornéennes elles-mêmes recoupées par des filons de granite rose de type Ploumanac'h et de pegmatites, tous dépourvus de scheelite. Références. Lulzac Y. 1966. Note sur la découverte d'un skarnoïde minéralisé en molybdénite et scheelite à Perros-Guirec (Côtes du Nord). Rapp. B.R.G.M du 30 octobre 1966, inédit. Chauris L. 1991.Un pseudo-skarn fissural à molybdénite et scheelite : Kerdu en Perros-Guirec (Massif Armoricain). Bull. SSNOF, nouvelle série, 13, 2 Coat an Noz 10- District de Coat an Noz Situé sur la commune de Belle-Isle-en-Terre, cet important district est en rapport avec la grande dislocation nord-armoricaine et comprend, du nord au sud, le massif orthogneissique de Loc Envel d'âge imprécis; des formations paléozoïques non datées (Zone du château de Coat an Noz); des niveaux amphibolitiques et gneissiques rapportés au briovérien; un massif de granite à faciès trondhjémitique probablement tardi-cadomiens (Zone de Toul Pors). Découvert fortuitement dans les années 60 lors d'une campagne de prospection géochimique pour Pb et Zn effectuée dans le centre Bretagne (travaux B.R.G.M. dirigés par A. Birais), ce district était plutôt connu, d'une part pour son petit gisement de galène argentifère découvert par le marquis de Goesbriant en 1710 puis exploité par le chevalier d'Arcy de 1766 à 1773; d'autre part pour ses petites exploitations de fer actives à partir de 1779. Cependant, la présence de wolframite avait déjà été signalée en 1794 par le citoyen Balthazar Georges Sage dans le Journal des Mines de l'an III. Indice localisé plus tard par L. Chauris en 1957. Cependant, il faut remarquer que la prospection alluvionnaire systématique à la maille kilométrique, n'a révélé ici que des traces peu significatives de scheelite et de wolframite dans le réseau hydrographique local. Ce district comprend deux sites principaux. Le site de Toul Pors. L'étude primitive du district de Coat an Noz, centrée sur une importante zone d'éboulis quartzeux minéralisés en wolframite et scheelite, à fait l'objet d'une prospection tactique géochimique sol pour W conduite en parallèle avec la campagne géochimique Pb-Zn. Cette prospection s'est soldée par la mise en évidence d'une anomalie de haut niveau, dépassant parfois les 450 ppm W, sur une superficie de 45 hectares en partie boisée. Étudiée plus tard par sondages tarière, tranchées, sondages carottés et sondages percutants, les minéralisations utiles s'expriment sous la forme d'un gîte multi fissural et filonien qui recoupe un contexte amphibolitique et gneissique briovérien localement envahi par d'innombrables apophyses de granite leucocrate (granite de Toul Pors), probablement tardi-cadomiens. Vers le nord, cet ensemble paraît en contact anormal avec les terrains paléozoïques de la zone du château de Coat an Noz, par l'intermédiaire d'un filon de granitoïde aplitique qui se signale en surface par une anomalie thermique de brillance mise en évidence en 1978 par le GTDA (Groupement de Télédétection Aérospatiale) Large d'environ 300 mètres et longue de 450 mètres, la zone minéralisée principale est constituée de veinules et filons quartzeux ou quartzo feldspathiques de 1 à 70 cm de puissance, groupés en faisceaux ou prenant parfois l'allure de stockwerk à maille lâche. Ils sont minéralisés d'une manière très sélective selon la nature du contexte pétrographique traversé : wolframite, scheelite, chalcopyrite et bismuthinite dans leurs traversées amphibolitiques ; molybdénite dans leurs traversées granitique et gneissique. D'autre part, la scheelite peut également minéraliser certains bancs amphibolitiques sous forme de petits cristaux dispersés d'une manière aléatoire. Cet ensemble représente un important potentiel tungstifère à teneur moyenne de 0,21% WO3 calculée sur une vingtaine de faisceaux groupés sur une superficie d'environ 5.285 m² Ce qui représente environ 33 tonnes de WO3 au mètre d'approfondissement dans l'état actuel des connaissance, en particulier pour ce qui concerne la géométrie réelle et vraisemblablement complexe des corps amphibolitiques concernés. La molybdénite n'a pas été retenue dans le calcul des réserves, les teneurs enregistrées étant trop basses. La site du château de Coat an Noz. La phase terminale des travaux réalisés sur la zone de Toul Pors comprenait des sondages percutants de contrôle. Le programme prévu touchant à sa fin, et la sondeuse étant sur le point d'être déplacée sur d'autres chantiers, un temps-mort de quelques heures fut employé à sonder rapidement l'aval pendage des travaux miniers réalisés jadis par le marquis de Goesbriant et le chevalier d'Arcy. Ceci, à titre de simple curiosité et afin d'avoir une idée sur le type de gîte plombifère anciennement exploité. Il faut savoir que ces anciens travaux se situent dans une zone à fort recouvrement plus ou moins marécageux, très excentrée par rapport à la zone précédente et donc de son anomalie géochimique. Pourtant, le premier sondage réalisé, au lieu de la galène espérée, a recoupé un niveau extrêmement riche en scheelite. Cette découverte tout-à-fait fortuite et inattendue, est donc à l'origine de ce qui est actuellement le principal objectif minier de Coat an Noz. Confirmé à l'aide de quelques sondages percutants, d'une tranchée et de 2 sondages carottés, ce nouvel indice fut ensuite étudié d'une manière détaillée par la S.N.E.A.(P) au moyen de nombreux sondages carottés qui ont démontré la présence de 5 niveaux de skarn de 1,5 à 8 m de puissance intercalés dans un contexte paléozoïque de quartzites et micaschistes albitiques. Ce skarn est essentiellement composé de vésuvianite, clinozoïsite, épidote, chlorite, apatite, fluorine et sa minéralisation métallique comprend scheelite, pyrite, pyrrhotite, blende noire, chalcopyrite et sidérite. Les réserves, calculées en prenant une teneur de coupure égale à 0,50 % WO3, représentent en tonnes : Un potentiel certain évalué à 550.000 t de minerai à 1,22 %, soit 6.710 t de WO3. Un potentiel probable de 720.000 t à 1,22 %, soit 8.800 tonnes de WO3. Un potentiel possible de 1.100.000 t à teneur de 1,3 %, soitb 14.300 t deWO3. Ce qui représente un objectif de taille européenne exploitable dans les conditions économiques actuelles. Il est bon de rappeler ici que ce gisement, entièrement caché, ne présente pas d'indice superficiels pouvant conduire à sa découverte : aucun éboulis caractéristiques ni de concentrations anormales de scheelite dans le réseau hydrographique local; aucune anomalie géochimique W de haut niveau, celle existante, de très bas niveau, pouvant être assimilée à une anomalie de fuite provenant de la zone de Toul Pors située plus en amont. Ce district, tout d'abord couvert par un P.E.R. accordée le 7 août 1980, a fait l'objet d'une demande en concession de 25 ans qui fut accordée le 4 avril 1989. Cependant, le traitement minéralurgique de ce minerai serait handicapé par la présence de fluorine en proportion pénalisante. Difficulté difficilement compréhensible quand on sait que le minerai de la mine d'Yxsjöberg dans le Västmanland en Suède, exploitée jusqu’en 1989, a présenté les mêmes caractéristiques que celles de Coat an Noz sans avoir posé de problèmes particuliers de laverie puisque cette mine a été productrice de fluorine et de scheelite. Le massif orthogneissique de Loc Envel, qui limite au nord la zone de skarn, montre également quelques filons quartzeux directionnels à wolframite, scheelite, chalcopyrite, mispickel, bismuthinite et bismuth. Le plus important d'entre eux, d'une puissance de 10 cm maximum, à fait l'objet, à la fin du 18ème siècle semble-t-il, d'un traçage en galerie sur une longueur d'environ 50 mètres (galerie de Toul al Lutun). Ces travaux, très probablement motivés par des recherches de galène, sont à l'origine de la première mention du minéral "wolfram" par le citoyen Sage. Des veinules de scheelite ont par ailleurs été observées dans des abris souterrains exécutés par les troupes d'occupation allemandes pendant la seconde guerre mondiale. Pris individuellement, ces filons ne présentent pas d'intérêt économique bien qu'une teneur égale à 0,84% de wolframite ait été enregistrée sur une passée semi-métrique de sondage percutant en aval-pendage du filon de Toul al Lutun. Plus au nord, en dehors de limites du massif orthogneissique, dans un contexte micaschisteux affleurant sur le talus de la route reliant la Forge à Loc Envel, on connaît un autre filon quartzeux centimétrique à épontes non transformées, fortement minéralisé en wolframite en proportion pouvant atteindre les 50 %. Enfin, non loin du village de Kerguigues, on note la présence d'éboulis d'une roche à grain très fin de type greisen, à quartz et mica blanc, ce dernier minéral pouvant disparaître pour faire place à un quartz finement saccharoïde. Cette roche admet des lentilles de quartz massif plus ou moins géodique et de 5 cm au moins de puissance. Le greisen est légèrement minéralisée en scheelite et molybdénite en petits cristaux épars, tandis que le quartz massif montre parfois des amas centimétriques ou plus, de wolframite finement cristallisée. Ces derniers indices, qui n'ont pas été étudiés en détail, viennent confirmer, si besoin était, le caractère strictement tungstifère de ce très important district. Références : Sage B.G. An III (1795). Journal des Mines. I, an III, p.83. Kerforne F. 1922. Bull. de la Sté. Géol. et Minière de Bretagne. Chauris L. 1957. Présence de wolfram à Coat an Noz, près de Belle-Isle-en-Terre (Côte du Nord). C.R.A.S. Paris, t. 245, p.2331-2333. Lulzac Y. 1963. La région minéralisée de Coat an Noz. Étude préliminaire. Rapport B.R.G.M du 30 octobre 1963, inédit. Prouhet J.P. et Le Fur Y. 1977. Gisement de scheelite de Coat an Noz. Rapp. B.R.G.M., inédit. Lulzac Y. 1979. Les minéralisations tungstifères de Coat an Noz (Côtes du Nord). Etat des connaissances au 30 avril 1979. Rapport B.R.G.M, 79 RDM 023 FE. 11-inédit. Locarn-Duault 11- District de Locarn-Duault Il se situe à l'extrémité occidentale du grand massif granitique porphyroïde de Quintin où l'on connaît une différenciation granitique à grain moyen en forme de lunule qui épouse la ligne de contact du massif avec son encaissant de schistes dinantiens. District exclusivement tungstifère, bien que de la cassitérite en grains très émoussés, soit connue dans les alluvions locales et régionales, il s'exprime sous forme de filons quartzeux intragranitiques perpendiculaires à la ligne de contact (disposition radiale) et que l'on peut rassembler en 2 principaux groupes : Le groupe de Kerioal comprenant une dizaine de filons étalés sur un front de 700 mètres et dont la puissance atteint une douzaine de centimètres maximum. Ces filons ont des épontes feldspathiques non transformées et sont minéralisés en wolframite, löllingite et molybdénite. Le béryl est rarement présent en cristaux capillaires de 1 cm de long au maximum. La wolframite est dispersés au sein du quartz en petit cristaux dont la taille ne dépasse guère les 5 mm. Les teneurs wolframite enregistrées, de niveau moyen en général, peuvent atteindre 0,77 % sur une largeur utile de 12 cm, ou bien 1,58 % sur une largeur de 5 cm (filon du Linglay). Le groupe de la Boissière comprenant 19 filons dont 15 minéralisés sur un front de 1.500 mètres. Leur puissance ne dépasse guère les 20 cm et leur mode de gisement est à peu près semblable à celui du groupe précédent. Ils sont minéralisés en wolframite, löllingite et parfois or natif. Seul l'un d'entre eux, le filon de la Boissière, a fait l'objet d'un traçage en galerie à flanc de coteau. Travail justifié par ses teneurs relativement élevées en wolframite et or. Ce filon a été tracé sur une longueur de 31 mètres et a montré une grande régularité dans sa puissance (environ 20 cm), son orientation et son pendage subvertical. Contrairement aux autres filons observés sur affleurement, ses épontes sont transformées sur quelques centimètres en greisen riche en micas blancs et, curieusement, en andalousite. La paragénèse utile comprend : Wolframite en cristaux extrêmement fins, peu discernables à l'œil nu et conférant au quartz un aspect enfumé trompeur. Les teneurs enregistrées à l'issue d'un traitement gravimétrique varient de 0,112 à 0,755 % wolframite avec une moyenne de 0,342 % sur une puissance de 20 cm (rapport WO3/Wolframite = 75 %). A l'analyse chimique on enregistre une teneur moyenne de 0,221 % WO3 (max. 0,40 %). A noter que ce minéral peut également se trouver dans le greisen d'éponte, y compris en inclusions dans les cristaux d'andalousite. Dans ce cas, la teneur en WO3 peut atteindre 0,04 %. Löllingite, omniprésente et parfois abondante. Or natif très divisé et invisible à l'œil nu. Cependant, il est facile de le mettre en évidence par séparation gravimétrique opérée sur du quartz finement broyé. Les teneurs enregistrées après traitement gravimétrique sont en moyenne de 6,6 g/t (max. 19,4 g/t). A l'analyse chimique on enregistre une teneur moyenne de 4,6 g/t (max. 9,4 g/t). L'or est également présent dans le greisen avec des teneurs de l'ordre de 6 g/t au maximum. Rejeté par faille, ce filon ce poursuit vers le nord-est avec une paragénèse un peu différente comprenant du béryl plus ou moins altéré en bertrandite ainsi que de la molybdénite. Les autres filons de ce groupe sont en général peu aurifères et la wolframite est souvent mieux exprimées en cristaux bien visibles à l'œil nu. Une teneur de 0,592 % wolframite a été enregistrée sur un filon d'une dizaine de centimètres de puissance. Bien qu'ils soient très originaux dans le cadre du Massif Armoricain ces filons, pris individuellement, ne présentent guère d'intérêt économique (bonnes teneurs mais tonnage insuffisant, tout du moins dans l'état actuel de nos connaissances sur ce district). Références. Lulzac Y. 1968. Les filons à wolfram et or natif de la région de Locarn-Duault (Côtes-du-Nord). Rapp. BRGM, 68 RME 040 RMM. Sullé 12- Indice de Sullé Il a été découvert dans la carrière de Sullé, à 2 km au sud de Saint Adrien dans les Côtes d'Armor. Situé sur la bordure septentrionale du massif granitique de Quintin, cet indice concerne un contexte amphibolitique et épidioritique très peu minéralisé en scheelite disséminée ou concentrée dans des micro-fissures. Elle est accompagnée par les minéraux suivants : mispickel, pyrhotine, pyrite, chalcopyrite, molybdénite, blende, galène et calcite. Cet indice n'a pas été étudié en détail. Il est comparable à l'indice voisin de la Ville Mereuc, sur la commune de Saint Carreuc, qui consiste en éboulis de pyroxénite plus ou moins siliceuse avec traces de scheelite. Référence. Guigues J. Communication orale. Avril 1977. Leslay 13- District du Leslay Il est en relation avec le grand linéament nord-armoricain sur sa traversée du massif granitique de Quintin. La minéralisation stanno-wolframifère (mais à dominante stannifère) est strictement localisée dans les limites d'une différenciation de granite à grain fin (granite dit du Leslay) au sein du granite porphyroïde de Quintin. Elle se manifeste par un grand nombre de lentilles et filons quartzeux d'orientation voisine de la ligne nord-sud, dispersés d'une manière quelconque dans le granite mais avec une tendance à se regrouper vers la périphérie de cette différenciation. Sur la surface topographique, ces filons se manifestent sous la forme de vastes nappes d'éboulis quartzeux minéralisés dont la localisation en place a nécessité des décapages par tranchées. En fonction de l'importance apparente des minéralisations mises au jour, deux zones d'intérêt prioritaire ont été retenues : La zone de Kerfouleu située sur la commune du Leslay, dans laquelle une dizaine de formations minéralisées plus ou moins lenticulaires ont été localisées en place. La minéralisation utile est principalement composée de scheelite en plages centimétriques plus ou moins épigénisée par de la ferbérite, ainsi que de cassitérite peu abondante. Exploré par puits et galerie au niveau -15 (puits de Kerfouleu), la structure principale prend la forme d'une caisse filonienne de puissance métrique au maximum, dans laquelle les lentilles et filons quartzeux sont souvent organisés en stockwerk dont les épontes sont plus ou moins greisenisées ou silicifiées. La paragénèse s'est révélée un peu différente de ce qui avait été constaté en tranchée, en particulier par l'apparition prépondérante de sulfures (pyrite, chalcopyrite, blende). On note aussi la présence de fluorine violette. Des teneurs maximales en WO3, voisines de 1,10 % sur 1,10 m, et de 0,2 % sur 1 m, ont été enregistrées très localement, la plupart des autres échantillonnages s'étant révélés stériles ou à très faibles teneurs. La zone de Kervern située sur la commune de Saint Gildas. Sa configuration est semblable à celle de la zone précédente et elle a également été explorée par puits et galerie au niveau -15. La formation filonienne principale comprend des lentilles et filons quartzeux dont la puissance varie de 1 à 50 cm. Ils sont minéralisés en wolframite peu abondante et plus ou moins épigénisée par de la scheelite, ainsi qu'en cassitérite, mispickel, pyrite, chalcopyrite, blende et fluorine. Les teneurs enregistrées sont toujours de bas niveau. Ce district du Leslay n'a pas fait l'objet de travaux de recherche plus avancés. Références. Lulzac Y. 1963. Relevé des travaux miniers de Kerfouleu-Le Leslay. Rapp. BRGM, 30 juillet 1963. Inédit. Walter J. 1964. Mission Cohiniac. Rapp. BRGM, inédit. Lulzac Y. 1965. Observations géologiques effectuées dans le travers-bancs de Kervern en Saint Gildas. Rapp. BRGM, 23 février 1965. Inédit. Chauris L. Lulzac Y. Germain Cl. 1990. Différentiation granitique et minéralisations dans le pluton polyphasé de Quintin (Massif Armoricain). Géol. de la France, n°2, 1990. Bois Hardi 14- L'indice de Bréhan le Bois-Hardi Découvert sur la commune de Bréhan (Côtes d'Armor), non loin du lieu-dit Pont-de-Pierre, il est situé à proximité de la bordure septentrionale du massif granitique porphyroïde de Moncontour dans sa partie médiane. Il s'agit d'éboulis quartzeux peu nombreux dispersés dans une zone granitique kaolinisée minéralisée en cassitérite diffuse et peu abondante. Le quartz est minéralisé en scheelite formant des plages centimétriques au maximum, ainsi qu'en pyrite. L'étude de cette zone n'a pas été poursuivie. Références. Mulot B. 1962. Rapp. BRGM, août 1962. Inédit. Walter J. 1963. Rapp. BRGM ; décembre 1963. Inédit. Trégomar 15- L'indice de Trégomar Cet indice se situe non loin de Lamballe (Côtes d'Armor) dans un complexe basique briovérien mal différencié connu sous le nom de "gabbro de Trégomar" (communes de la Poterie, Saint Aaron et Saint Aubin). Quelques bancs de pyroxénites grenatifères ont été localisés en affleurement ou le plus souvent sous forme d'éboulis. Ils montrent des traces de scheelite en petits cristaux disséminés de 2 à 3 mm de section au maximum. Les teneurs moyennes sont très faibles, de l'ordre de 4 à 10 g/t en scheelite. Des traces de scheelite ont également été remarquées dans les déblais d'un puits de recherche effectué en 1940 dans le bois de Maritaine, non loin de la Doberie (commune de Saint Aaron). Il s'agit de roches basiques altérées, pyriteuses et ferrugineuses. Ces occurrences tungstifères n'ont pas été étudiées en détail. Références. Walter J. 1964. Rapp. BRGM. Inédit. Mulot B. 1970. Précisions sur le puits de recherches minières du bois de Maritaine. Rapp. BRGM, avril 1970. Inédit. Le Gall J., Barrat J.A. 1987. Pétrologie du magmatisme tardi cadomien du domaine nord-armoricain : l'exemple des complexes basiques et ultrabasiques d'Ernée et de Trégomar. Géol. de la France n° 1, 1987. Dinan 16- L'indice de Dinan Découvert fortuitement au cours de travaux de terrassement (puits pour eau), il se situe dans la ville de Dinan à environ 400 mètres au-delà de la porte Saint Louis (rue Beaumanoir). A environ 1,5 m de profondeur, dans un contexte de granite gneissique, une formation pegmatitique à fourni des fragments de quartz à enclaves d'orthose, minéralisés en scheelite massive de couleur jaune miel parcourue de nombreuses veinules de ferbérite, ce dernier minéral pouvant lui-même s'exprimer sous forme d'amas à structure cloisonnée. Cet indice, signalé par A. Lacroix en 1908, n'a jamais été étudié en détail et ne le sera jamais compte tenu de son contexte résidentiel. Référence. Lacroix A. 1908. Bull. de la Sté. Frse. de Minéralogie, t. XXXI, n°8, avril 1908, p.349. Diélette 17- District de Diélette Bien connu pour sa mine de fer sous-marine exploitée de 1951 à 1964 par la Société de Mines et de Produits Chimiques-Mines de Diélette , ce n'est qu'en 1959 que des indices de scheelite y ont été signalés pour la première fois. Etudié en octobre et novembre 1960, ce district a fait l'objet d'une prospection alluvionnaire ainsi que d'un relevé géologique de l'estran rocheux ainsi que de la mine de fer aux niveaux 90 et 150. Relevés complétés par un examen systématique à la lampe de Wood. Actuellement, un certain nombre d'indices minéralisés, dont ceux de l'ancienne exploitation de fer, sont inaccessible car situés dans le périmètre d'une centrale nucléaire. Localisé en Basse Normandie dans le département de la Manche, ce district concerne des terrains paléozoïques en contact avec le petit massif granodioritique hercynien de Flamanville. La minéralisation tungstifère, essentiellement de type skarn, s'est développée au sein de niveaux de roches carbonatées métamorphisées par la granodiorite. Ils peuvent être regroupés en quatre zones principales : La zone de Diélette située à 500 mètres au sud-ouest du port en direction de la mine. Intercalé dans un contexte de schistes cornés, un premier banc de skarn, puissant de 25 mètres au maximum, se poursuit irrégulièrement sur une extension longitudinale d'environ 150 mètres car étant recoupé par des failles et des apophyses de granite. Orienté en direction de la pleine mer, on ignore l'importance de son parcours. A très peu de distance vers l'ouest, il est accompagné d'un second banc large d'environ 50 mètres visible sur une extension de 80 mètres. Le premier banc est principalement composé de grenat et de diopside en proportions variables, tandis que le second est notablement plus pauvre en grenats par rapport au diopside. La scheelite y est présente sous forme diffuse ou en veinules millimétriques dont la fréquence semble augmenter à l'approche de la granodiorite. Elle est toujours accompagnée par de la molybdénite en petite paillettes. En général les teneurs enregistrées sont basses, de l'ordre de 0,112 % W dans le meilleur des cas (analyses S.O.A.). A l'inverse, la molybdénite peut présenter de meilleures concentrations, de l'ordre de 0,29 % Mo (Analyses S.O.E.). A 700 mètres au nord-est du port de Diélette et à 1 km au sud-ouest de Siouville, un autre banc de skarn est visible dans la carrière du Mont Saint Gilles. Puissant d'environ 1 mètre il prend l'allure d'une cornéenne verte à grenats peu abondants, recoupée par de nombreuses fissures amphibolitiques peu minéralisées en scheelite et pyrrhotite. Les teneurs enregistrées ne dépassent pas les 0,02 % en scheelite et 0,29 % en molybdénite. La zone de la mine comprend cinq couches de minerai de fer sédimentaire métamorphique essentiellement composé de magnétite et d'hématite. Le contexte encaissant comprend des quartzites et des cornéennes noires ainsi que des bancs de skarn à grenat et diopside dont l'un se situe à l'éponte d'une des couches ferrifères. Leur puissance est de cinq mètres au maximum. Ils sont irrégulièrement minéralisés en scheelite et en molybdénite sous forme disséminées ou en veinules et filonnets millimétriques localisés de préférence à proximité immédiate de l'intrusion granodioritique. Examinées à la lampe de Wood, ces minéralisations ne présentent pas de concentrations notables et n'ont pas été échantillonnées. La zone de Flamanville au sud du bourg de Flamanville, où l'on observe un banc de skarn dont le parcours, observable sur une extension longitudinale de 350 mètres, est fréquemment interrompu par des failles à faible rejet. D'une puissance maximum de 70 mètres il est plus ou moins riche en grenat et sa paragénèse métallique comprend : scheelite très peu abondante, pyrrhotite, pyrite et chalcopyrite. A noter une différenciation locale mais pouvant atteindre une douzaine de mètres de puissance, composée de grenat massif pratiquement dénué de minéraux accompagnateurs, y compris de scheelite. La zone des Pieux où l'on note de la scheelite alluvionnaire en grains millimétriques pouvant former des concentrations relativement importante non loin au nord-ouest du bourg des Pieux. Contrairement à ce que l'on peut observer sur le pourtour occidental du massif granitique, cette scheelite semble provenir de formations filoniennes quartzeuses intragranitiques à épontes très feldspathiques (type pegmatoïde). En effet, une carrière de granite en exploitation au lieu-dit Les Bourgeois, permet d'observer un de ces filons, d'environ 2 centimètres de puissance, plus ou moins géodique et à épontes feldspathiques de couleur rouge. Il est minéralisé en scheelite parfois accompagnée de micas verts. Ce district de Diélette n'a pas fait l'objet de recherches plus avancées. Références. Chauris L., Lougnon J., Moussu R. 1959. Présence de scheelite et de molybdénite dans le granite de Flamanville et son auréole de contact. C.R.A.S. t. 249, p. 1691-1692. Lulzac Y. 1960. Rapp. de prospection BRGM du 15 novembre 1960, inédit; Montbelleux 18- District de Montbelleux Bien connu pour sa mine de wolframite exploitée d'une manière épisodiques au cours du 20ème siècle, ce district, tout comme celui de Coat an Noz, mérite de retenir l'attention par son fort potentiel minier en tungstène et également en étain puisque ces deux métaux sont ici spatialement associés et en proportions équivalentes. Ce qui représente un cas unique en France. Sur une superficie d'environ 16 km² ce district a fait l'objet, entre 1957 et 1985, de nombreux travaux centrés sur la recherche de sommets de coupoles minéralisées susceptibles d'augmenter le potentiel stanno-wolframifère du site de Montbelleux. C'est ainsi que plusieurs méthodes de prospection ont été mises en œuvre parmi lesquelles : des relevés d'affleurements et de zones d’éboulis ; des prises alluvionnaires à maille serrée et éluvionnaires par sondages à la tarière à main; une campagne de gravimétrie à maille serrée; une campagne de résistivité; une couverture géochimique multiélémentaire; un relevé radiométrique gamma héliporté; des tranchées et sondages carottés, etc. Toutes ces méthodes ayant fourni des résultats d'interprétation plus ou moins délicate dont la résolution de certains n'a pu être menée à bien compte tenu du nombre limité de sondages profonds investis sur ce secteur prometteur. Dans l'état actuel des connaissances, quatre sites méritent de retenir l'attention : Le site de la mine. La découverte des premiers indices de ce gisement en 1903 est due au professeur F. Kerforne, de l'université de Rennes. Désirant les mettre en valeur, il entreprend des travaux de recherches et, malgré de nombreuses difficultés, tant financières que techniques, obtient une concession en mai 1905 et met le gisement en exploitation de 1905 à 1908. Par la suite, cette concession passe de mains en mains et connaît de courtes périodes d'exploitation : 1910 à 1911, 1915 à 1918, 1942 à 1944 (par l'organisation Todt), 1954 à 1957.Ensuite le gisement fait l'objet de travaux de recherche par le BRGGM de 1958 à 1960, puis est repris en mains par le groupe Hochschild de 1976 à 1983 année de l'arrêt complet des activités sur le site. Cette mine de Montbelleux comporte deux unités géologiques bien distinctes : Un faisceau de 5 filons quartzeux minéralisés en ferbérite et très accessoirement en cassitérite, sulfures divers et fluorine. Seule la topaze, plus ou moins altérée, y étant assez commune. Ce faisceau, orienté nord-est / sud-ouest à pendage sub-vertical, s'étale sur un front de 130 mètres et sur une extension longitudinale d'au moins 150 mètres. Il a été en grande partie exploité jusqu'au niveau 95 mais a été reconnu jusqu'au niveau 130. Ce sont ces filons qui ont fourni l'essentiel de la production qui, au total, ne se monte qu'à 303 tonnes de minerai marchand obtenu principalement sur du quartz scheidé ayant une teneur moyenne en ferbérite de 0,60 %. Sur son prolongement nord-est, ce faisceau est relayé par un corps granitique albitique plus ou moins greisenisé, large d'environ 30 mètres pour une longueur reconnue de 300 mètres. Ce granite est parcouru par un réseau de filonnets et filons quartzeux minéralisé en cassitérite et hübnérite en proportion sensiblement égales, sulfures divers (pyrite, chalcopyrite, mispickel et blende), avec également présence de topaze altérée. Jusqu'à présent, ce granite n'a fait l'objet que de travaux de recherche et d'échantillonnage suivis d'une courte période de pré-exploitation jusqu'en 1983, année de la fermeture du site à la suite d'incidents techniques coïncidant avec la chute prévisible des cours de l'étain et du tungstène. Les réserves du faisceau filonien n'étant plus d'actualité (tonnage et teneurs trop marginaux), ce granite minéralisé demeure le seul objectif économique de ce gisement. En dehors de la production issue des travaux de recherche et de pré-exploitation, et qui se chiffre à environ 60 tonnes Sn + WO3, les réserves, également exprimées en Sn + WO3 sont les suivantes : Réserves prouvées : 2.800 t. Réserves probables : 6.650 t. Réserves possibles : 16.700 t (à teneur de 0,3 %). Deux sondages carottés profonds exécutés en 1986, l'un en aval-pendage du faisceau filonien, l'autre en aval-pendage du corps granitique, ont permis d'entrevoir une possibilité d'extension du potentiel économique dans le plan vertical. Si le plancher des minéralisations utiles du corps granitique (dénommé ici "granite nord-est") semble se situer vers le niveau 350, cependant l'aval-pendage du faisceau filonien paraît plus prometteur puisqu'un second corps granitique non affleurant (appelé "granite sud-ouest") a été intercepté vers le niveau 250. Ce second corps, dont on pense que seule sa partie apicale a été reconnue, semble présenter des caractéristiques comparables à celles qu'il est possible d'observer dans la zone d'affleurement du granite nord-est. Etant donné qu'entre le faisceau filonien et le corps nord-est il existe une importante faille transverse, elle-même occupée par une formation quartzeuse minéralisée en galène et blende, il se pourrait que ces deux corps granitiques appartiennent à une seule unité dont la partie sud-ouest aurait été rejetée par faille dans le plan vertical. C'est ainsi que le faisceau filonien, compris dans ce compartiment affaissé, aurait été préservé de l'érosion, à l'inverse de son homologue nord oriental supposé. Cette possibilité est en outre étayée par le rapport Fe/Mn des wolframites présentes dans les deux compartiments (analyses effectuées à l'université de Freiberg en 1960) : hübnérite dans le granite, correspondant à un niveau inférieur de mise en place. ferbérite dans les filons, correspondant à un niveau supérieur de mise en place. Observations qui ont pu être mises en corrélation avec celles effectuées dans les gisements stanno-wolframifères de l'Erzgebirge. Tout ceci dans l'état actuel de nos connaissances sur ce gisement. Le site du Villeray , situé à environ 3 km au sud-ouest de la mine, dans le prolongement du faisceau filonien, ce site a également été découvert en 1903, puis étudié par tranchées et petits puits les années suivantes. Il consiste en un petit affleurement de granitoïde microgrenu, de 150 à 200 m de diamètre, plus ou moins imprégné de sulfures divers dont pyrite, chalcopyrite et molybdénite, conférant à cet ensemble un cachet de type "porphyry". Cependant, les teneurs enregistrées restent de bas niveau et ne présentent actuellement aucun intérêt économique. On note également la présence d'une trentaine de filons quartzeux, certains principalement minéralisés en wolframite et bismuth natif mais dont les teneurs à l'affleurement sont également de bas niveau. Explorées à l'aide de sondages carottés en 1959, ces formations filoniennes se sont révélées quasi stériles dans leur aval pendage. Le site du Rocher situé à environ 600 mètres au nord-est du bourg de Parcé, il se manifeste par quelques éboulis quartzeux minéralisés en wolframite à proximité d'un petit affleurement de granite présentant quelques similitudes avec celui de la mine. Indice exploré mais non confirmé par un sondage carotté bien que celui-ci ait été arrêté prématurément sur une probable apparition de topaze altérée. Le site du Vau Houdin se situe plus ou moins dans le prolongement nord oriental du site du Rocher. Matérialisé en surface par des éboulis quartzeux minéralisée en molybdénite ou de rares éboulis d'une roche d'allure aplitique très faiblement stannifère, il a fait l'objet de recherches par géochimie, tranchées et sondages carottés. L'un de ces sondages a recoupé une formation microgranitique non affleurante de type Villeray, en contact avec un corps granitique de type Montbelleux, peu minéralisé en cassitérite et wolframite. Malgré son allure favorable, l'étude de ce nouvel indice n'a pas été poursuivie. D'autres sites non étudiés en détail sont également à signaler au nord-est du village de la Fosse où l'on note une belle anomalie géochimique en As et Cu ; ainsi qu'au sud-ouest de l'affleurement microgranitique du Ray où des éboulis de quartz wolframifères ont été localisés. Sans omettre le massif granitique cadomien de Dompierre-du-Chemin qui montre, sur sa bordure nord orientale, des formations filoniennes stannifères ou aurifères. On doit enfin remarquer que la dispersion alluvionnaire de wolframite qui souligne largement ce district dans les terrains briovériens, se poursuit sur une quinzaine de km en direction du nord, dans le granite cadomien de Fougères au-delà de sa bordure méridionale. On ne sait ce qui est à l'origine de cette extension dont la superficie est presque équivalente à celle du district sensu-stricto, car elle n'a jamais fait l'objet d'une quelconque étude détaillée ni même d'une simple vérification. Informations supplémentaires sur l'exploitation de la mine de Montbelleux... clic Références. Guigues J. et Tanon J. 1960. Reconnaissance par sondages de la granulite de Villeray (concession de Montbelleux). Rapp. BRGM, A1632. Lulzac Y. 1986. Concession de Montbelleux. Etat des connaissances au 31 août 1986. Rapp. BRGM, DAM OP4 Lulzac Y. 1988. Le district stanno-wolframifère de Montbelleux (Ille-et-Vilaine). Etat des connaissances au 31 décembre 1987. Rapp. BRGM, 88DAM 023 OP4. Bodin J.M. 1996. La mine de Montbelleux. 1903-1985. Luitré. Ille-et-Vilaine. Revue Minéraux et Fossiles n°225. Janvier 1996. (Très bonne étude historique) Vire 19- District de Vire Il s’agit d’une importante dispersion alluvionnaire de wolframite qui couvre le massif granitique cadomien de Vire sur presque la totalité de sa surface affleurante. Cette anomalie s’apparente quelque peu avec celle que l’on remarque au nord du district de Montbelleux et qui couvre une partie du massif granitique cadomien de Fougères. La seule différence étant que l’on ne connaît aucune minéralisation en place à proximité ou dans le massif de Vire. L’origine de cette wolframite n’a jamais fait l’objet de recherches précises. Référence. La prospection minière à la batée dans le Massif Armoricain. Mémoires du B.R.G.M. n° 71. Guigues J. et Devismes P. 1969 Montaigu 53 20- District de Montaigu - Mayenne (53) Ce district, principalement stannifère, s'est révélé tungstifère à la suite d'une prospection alluvionnaires systématique suivie d'une étude éluvionnaire à la tarière à main menée de front avec une recherche d'éboulis minéralisés au cours de l'année 1969. Il est inclus dans le grand massif granitique cadomien de Mayenne mais la zone concernée ici se situe au contact d'une importante échancrure briovérienne métamorphique. A noter que ce district coïncide avec une zone à fort gradient négatif gravimétrique. La région de Montaigu sensu stricto se manifeste par l'apparition de minéralisations tungstifères alluvionnaires localisées entre la chapelle de Montaigu et le village d'Etivau dans un contexte granitique à biotite mais présentant des différenciations à deux micas ou à muscovite exclusive. Des éboulis de quartz minéralisé en scheelite ont également été découverts près du village de la Hardière (commune de Sainte Gemme-le-Robert) à proximité d'un indice alluvionnaire à teneur de 2 kg/m3 wolframite. Trois tranchées (T4 à T6) y ont été réalisées en 1984 et ont permis d'observer des faisceaux de filons quartzeux à épontes greisenisées dont la puissance ne dépasse pas les 30 cm. Seule, une teneur en wolframite de l'ordre de 0,1 % sur une largeur d'échantillonnage de 2,50 mètres a été enregistrée dans la T4. De même, sur la ligne de contact oriental entre le granite et son encaissant briovérien, les filons quartzeux à épontes greisenisées sont fréquents et ont pu être observés grâce à trois autres tranchées (T1 à T3) implantées à l'est du village de la Boulaye (Commune de Bais). La wolframite n'y a été décelée que très rarement et en faibles proportions. Elle s'y présente en petites lamelles plus ou moins corrodées dont la composition chimique la situe près du pôle ferbérite. Ce district n'a pas été étudié d'une manière plus détaillée. Références. Bonnici J.P. et Heinry Cl. 1969. Recherche des gîtes stannifères primaires à partir des indices alluvionnaires trouvés en Mayenne. Rapp. BRGM du 14 avril 1969, inédit. Guigues J. 1985. Les minéralisations stanno-wolframifères de type Montaigu. Rapp. BRGM du 1er octobre 1985. Beauvain 21- District de Beauvain On se trouve ici dans le domaine de la Mancellia caractérisée par ses grandes aires granitiques d'âge cadomien (550 m.a.) intrusives dans un contexte épimétamorphique briovérien. De rares pointements granitiques tardi-cadomiens ou hercyniens y sont également connus comme, par exemple, celui de Cerisi-Belle-Etoile au nord-ouest de Flers. Ce district, localisé en bordure du massif granodioritique de la Ferté-Macé, dans une zone à fort gradient négatif gravimétrique, a été découvert à la suite d'une campagne géochimique "stream sediment" réalisée en 1977 qui a mis en évidence des anomalies Pb, Zn, Cu de haut niveau. Ces anomalies ont ensuite été confirmées en 1978 par une géochimie sol et une étude géophysique PS. Cependant, la prospection alluvionnaire systématique réalisée en 1963 avait déjà localisé des traces de wolframite disséminées sur une aire d'une vingtaine de km² dans le briovérien de Briouze, non loin en aval de ces indices. Une étude détaillée de ce district par de nombreux sondages destructifs et 18 sondages carottés réalisés entre 1982 et 1984, à mis en évidence un complexe hypovolcanique tardi-hercynien de type "porphyry" tout-à-fait nouveau dans le cadre du Massif Armoricain. Positionné immédiatement au nord de la granodiorite dans son encaissant briovérien métamorphique, ce complexe comprend une intrusion polyphasée hypovolcanique large d'environ 1,5 km, dans laquelle on distingue 5 venues porphyriques (microgranite et porphyres rhyodacitiques) ainsi que des brèches d'explosion. Elle est à l'origine d'une altération hydrothermale qui s'est exercée sur la granodiorite et son encaissant briovérien pour donner à cet ensemble une forme elliptique (3,5 km sur 2 km) de grand axe orienté nord-sud. Au centre de l'intrusion, les minéralisations sont essentiellement cupromolybdiques. En périphérie, surtout dans le domaine de la granodiorite hydrothermalisée, les minéralisations fissurales groupées sur un front de 80 à 100 m, sont à dominante B.G.P avec antimoine et mispickel parfois abondant. On note également la présence de traces de wolframite (pôle ferbérite), surtout dans certaines formations filoniennes sécantes par rapport au champ fissural. Elles sont riches en sulfures et leur puissance varie de 1 à 20 cm. L'étain y est aussi présent sous forme de cassitérite et de stannine. Dans le centre du complexe, la scheelite est également présente dans certaines formations filoniennes carbonatées. Grâce à sa fluorescence on peut l'observer sous forme de très fines particules. Ces minéralisations tungstifères ne sont jamais abondantes et les quelques teneurs enregistrées ne dépassent pas les 100 à 200 g/t W. Les travaux réalisés sur ce district ayant été réalisée dans l'optique d'une recherche Cu-Mo de type porphyry, les autres minéralisations, surtout celles de type W-Sn, n'ont jamais été étudiées d'une manière aussi détaillée. On ignore donc si les faibles traces de wolframite et de scheelite découvertes à l'issue de ces recherches très ciblées, pourraient être à l'origine des indices alluvionnaires découverts en aval de ce district. Références. Graindor M.J. Schéma des dislocations majeures du socle en Basse Normandie. Bull. du Serv. de la carte géol. de la France. N°274, t.LIV. Lemarchand R. 1979. Les minéralisations polymétalliques de Beauvain (Orne). Etat des connaissances au 30 avril 1979. Rapp. BRGM 79 RDM 025 FE. Grange M., le Fur Y., Lemarchand R. 1980. Etuve préliminaire des minéralisations polymétalliques de Beauvain (Orne). Chronique de la recherche minière, n° 455. Callier L. 1989. Le porphyre à molybdène d'âge hercynien de Beauvain en Basse-Normandie. Chronique de la recherche minière n° 496.

  • Découvertes-rencontres-actualités | JJ Chevallier |minéralogie | géologie | gemmologie

    Les découverte intéressantes dans les domaines de la géologie et des minéraux. Les grandes rencontres et expositions. Information LFG DEFINITION DU METIER Le gemmologue est spécialisé dans l’étude des pierres gemmes. Il réalise une expertise technique et scientifique des gemmes afin de déterminer leur authenticité et leur valeur. Il sélectionne les gemmes, conseille les professionnels dans leurs choix et les oriente en termes techniques et esthétiques. LFG FORMATIONS UN CUEILLEUR DE MERVEILLES ! Mon ami Christophe Péray , vous présente sa dangereuse passion de cristallier en montagne. UN SITE QU'IL FAUT ABSOLUMENT VISITER ! Des minéraux et leur histoire... Pour chaque pierre, il y a une histoire unique à raconter : sur la découverte, le collectionneur, la localité, .... Pour chaque spécimen présenté ici, vous obtenez l'histoire associée (pdf ou courte vidéo). Vous pouvez donc vous référer directement à ce spécimen spécifique. La fluorite du mont Weisseck. Il n’est pas facile de trouver de la fluorite sur le mont Weisseck. Il n’y a aucun signe visible et aucune veine de fluorite dans la roche qui puisse offrir des indices. Le succès repose sur une longue expérience, un instinct intérieur et un peu de chance. Encore une fois, des années d’exploration par des collectionneurs sérieux n’ont donné lieu qu’à une poignée de découvertes significatives... https://www.bluemountains.at DECOUVERTE Direction Le Grand Filon-Musée du Fer à St Georges d'Hurtières pour les journées nationales de la spéléologie et du canyoning. L'occasion pour de nombreux spéléologues de découvrir cet univers et de partager leur passion. Décès du célèbre gemmologue Alan Hodgkinson Par Rob Bate, Directeur de l'information de JCK - 10 octobre 2024 Traduction JJ Chevallier Alan Hodgkinson, auteur, éducateur et conférencier respecté en gemmologie et en identification des pierres précieuses, est décédé le 7 octobre. Selon une note de sa famille , il avait 87 ans. Alan Hodgkinson a rejoint l'industrie à l'âge de 18 ans et servait dans la Royal Air Force à Aberdeen, en Écosse. « J’ai rencontré les Henderson, une famille de bijoutiers qui m’a proposé une opportunité de carrière dans leur boutique », se souvient-il lors d’une interview en 2022. « Il y avait cependant une condition : je devais devenir gemmologue. » Après avoir obtenu son diplôme de gemmologie, Alan Hodgkinson est devenu enseignant à Jewellery Training Scotland. Il a ensuite développé le cours pratique de gemmologie de deux jours qui est non seulement devenu très populaire en Grande-Bretagne, mais lui a également valu des conférences dans le monde entier. « J’ai vite compris que le public était curieux de gemmologie », a-t-il déclaré lors de la conférence 2023 de l’Accredited Gemologists Association (AGA) à Tucson . « En parler est une chose. Mais la véritable clé pour susciter cet intérêt et le développer, c’est de le démontrer. » On lui attribue le mérite d’avoir été le champion de « visual optics, » (observation visuellele) une technique qui consiste à examiner les gemmes avec seulement les yeux et un éclairage. En 1996, le journal écossais The Herald a qualifié Alan Hodgkinson « the man with the golden eyeball », (l'homme aux yeux d'or) soulignant que son « CV est aussi brillant que les gemmes qu’il identifie depuis 40 ans ». Alan Hodgkinson a été actif au sein de groupes industriels, en tant que président de la Scottish Gemmological Association (SGA) et directeur de la branche écossaise de Gem-A, la Gemmological Association of Great Britain. Il a ensuite accumulé une liste impressionnante de membres honoraires à vie, de l'AGA, de la SGA, de Gem-A et de l' American Gem Trade Association. En 2000, il a remporté le tout premier prix Antonio C. Bonanno de l'AGA pour l'excellence en gemmologie. Il est également l'auteur de deux livres sur l'observation et, en 2015, il a publié Gem Testing Techniques , un guide de référence de 552 pages qu'un critique du GIA a qualifié de « particulièrement complet », ajoutant que « les décennies d'expérience de l'auteur sont évidentes ». L'enthousiasme d'Alan pour ce sujet était tout aussi grand. Lorsqu'on lui a demandé, lors de la conférence de l'AGA, de nommer sa gemme préférée, il a répondu qu'il n'en avait pas. « Elles sont toutes fascinantes », a-t-il déclaré. « Mon conseil est de ne pas passer une gemme d'une main à l'autre pour la ranger et l'oublier sur une étagère… Examinez-la de plus près avec tout votre équipement de test gemmologique. » Il a exhorté les gemmologues réunis à partager leur passion avec le grand public. « Les gens sont tout simplement fascinés quand vous leur parlez des gemmes», a déclaré Hodgkinson. « Nous sommes tellement chanceux, tellement privilégiés de travailler dans le domaine des gemmes et des diamants. Allez-y, tous. » Gem-A a écrit dans un post sur LinkedIn : « Sa contribution à la gemmologie et son engagement absolu, son amitié, sa camaraderie et sa passion étaient inébranlables et inspirants. Alan était un membre important de la communauté gemmologique mondiale et extrêmement respecté de tous. Article paru dans JCK https://www.jckonline.com/editorial-article/gemologist-alan-hodgkinson-dies/ POUR NOS GEOLOGUES EN HERBE LES VOLCANS Inclus : un poster recto verso ! Jacques-marie Bardintzeff Collection : Mille et un docs 7,95 € À partir de 6 ans La tectonique des plaques, les différents types de volcans, les éruptions les plus incroyables, les roches volcaniques… ce documentaire regroupe toutes les informations à connaître sur la volcanologie. Écrit par un expert du domaine, cet ouvrage propose un panorama complet et richement illustré de l'un des phénomènes naturels les plus époustouflants de notre planète. Feuilleter le livre Commander le livre Plonge au centre de la Terre à la découverte des volcans ! Grâce aux magnifiques photographies de ce documentaire, tu voyageras à travers le monde pour découvrir les différents volcans de notre planète. Magma, lave en fusion, bombes et cendres volcaniques… Tous les mystères de la volcanologie te seront révélés. EXPLOSION HYDROTHERMALE A YELLOWSTONE 23 Juillet 2024 une impressionnante explosion hydrothermale c'est produite dans le bassin de "Biscuit Bassin", une source chaude a explosée projetant dans les airs une pluie de débris racheux qui fort heureusement n'a blessé aucun des touristes nombreux à cette époque. L'ensembles de l'aménagement d'accès à cette source chaud e a étéentièrement détruit. Ce n'est pas la première fois qu'il y a une explosion à cette endroit la dernière datait de 2009. Les géologues avaient enregistré une petite explosion à proximité de la piscine Black Diamond en 2009, projetant de la boue et des débris dans les environs immédiats. Les explosions hydrothermales se produisent lorsque l'eau surchauffée accumulée sous la surface de la Terre passe brusquement de l'état liquide à l'état gazeux (vapeur), bouleversant violemment la roche encaissante. De l'eau, de la vapeur, de la boue et des fragments de roche sont éjectés sur une surface qui peut aller de quelques dizaines de mètres à plusieurs kilomètres en fonction de la quantité de vapeur produite. (voir la page geysers et sources chaudes ) Cormorant Garamond is a classic font with a modern twist. It's easy to read on screens of every shape and size, and perfect for long blocks of text. Vue aérienne après l'explosion. Voir, aussi les pages : Yellowstone : https://www.mineralogie.club/yellowstone Geyser et sources chaudes : https://www.mineralogie.club/glos-volcan-geyser-source-chaude Connaissez-vous le "Petit Lulzac non illustré" ? Non? Alors cette petite note est pour vous! Voir Clic Maintenant format A-5 Émeraudes, tout un monde ! Collectif sous la direction de Gaston Giuliani 2022 LES EDITIONS DU PIAT Mon avis Excellent ouvrage très complet ! JJ Chevallier 22-07-2022

  • Sel Rose de l'Himalaya | mineralogie.club | par JJ Chevallier

    Le sel rose dit "de l’Himalaya" est largement commercialisé comme un produit naturel aux vertus thérapeutiques exceptionnelles. Cette étude propose une analyse critique de son origine géographique, de sa composition chimique et de ses prétendus bienfaits pour la santé, en confrontant discours marketing et données scientifiques. SEL ROSE D'HIMALAYA ANALYSE CRITIQUE DU SEL ROSE DIT "DE L’HIMALAYA" : ENTRE MYTHE MARKETING ET RÉALITÉ GÉOLOGIQUE Par Jean-Jacques Chevallier Le sel rose, Halite rose, dit "de l’Himalaya" est largement commercialisé comme un produit naturel aux vertus thérapeutiques exceptionnelles. Cette étude propose une analyse critique de son origine géographique, de sa composition chimique et de ses prétendus bienfaits pour la santé, en confrontant discours marketing et données scientifiques. Le sel rose, extrait principalement des mines de Khewra au Pakistan, est souvent présenté comme un produit d’exception issu des montagnes de l’Himalaya. Cette appellation, bien que commercialement attractive, mérite un examen rigoureux afin de distinguer faits et fiction. Une analyse physico-chimique a été réalisée sur des échantillons de sel rose afin d’évaluer leur pureté et composition. Par ailleurs, une enquête ethnographique auprès des populations locales a permis de recueillir des témoignages sur les effets supposés du sel sur la santé. Conclusions après analyses Les analyses révèlent la présence d’impuretés, notamment des résidus argileux, indiquant une pureté moindre que celle revendiquée. La solubilité du sel rose diffère de celle du sel marin, suggérant une composition chimique distincte. Les témoignages locaux ne corroborent pas les allégations thérapeutiques souvent associées au produit. Les résultats mettent en lumière un décalage entre l’image véhiculée par le marketing et la réalité scientifique. L’exploitation du sel dans des conditions éthiquement discutables contraste avec la valorisation commerciale du produit. PARLONS SCIENCE Origine géologique et composition chimique Le sel rose de l’Himalaya provient principalement des gisements de Khewra, situés dans la région du Pendjab au Pakistan, à proximité des contreforts de l’Himalaya. Ces gisements sont issus de l’évaporation d’anciennes mers préhistoriques, ce qui explique la présence de minéraux variés. La couleur rose caractéristique est due à la présence d’oxydes de fer et d’autres impuretés minérales. Des analyses spectroscopiques ont montré que la composition chimique du sel rose inclut principalement du chlorure de sodium, mais aussi des traces de calcium, magnésium, potassium, et fer, bien que ces minéraux soient présents en quantités trop faibles pour avoir un impact nutritionnel significatif (Ahmad & Khan, 2018). Propriétés physico-chimiques Les propriétés physico-chimiques du sel rose diffèrent légèrement de celles du sel marin classique. Sa solubilité dans l’eau est influencée par la présence d’impuretés argileuses, ce qui peut affecter sa dissolution et son goût. De plus, la granulométrie et la texture du sel peuvent varier selon les méthodes d’extraction et de traitement, influençant ainsi son usage culinaire et industriel. ALLEGATIONS THERAPEUTIQUES ET PREUVES SCIENTIFIQUES Le sel rose est souvent vanté pour ses prétendues vertus thérapeutiques, notamment en termes de détoxification, d’amélioration de la circulation sanguine, ou de régulation de la pression artérielle. Cependant, les études scientifiques rigoureuses manquent pour étayer ces affirmations. Une revue critique des publications disponibles souligne l’absence de preuves cliniques solides et met en garde contre les effets placebo et les stratégies marketing (Smith & Lee, 2020).Les propriétés physico-chimiques du sel rose diffèrent légèrement de celles du sel marin classique. Sa solubilité dans l’eau est influencée par la présence d’impuretés argileuses, ce qui peut affecter sa dissolution et son goût. De plus, la granulométrie et la texture du sel peuvent varier selon les méthodes d’extraction et de traitement, influençant ainsi son usage culinaire et industriel. Impact socio-économique et éthique L’exploitation du sel rose a un impact socio-économique important dans les régions minières, notamment à Khewra. Les conditions de travail, la rémunération des mineurs, et les impacts environnementaux sont des aspects souvent négligés dans la valorisation commerciale du produit. Une étude ethnographique a révélé des disparités sociales et des problématiques de santé au sein des communautés minières (Patel et al., 2019). CONCLUSIONS Le sel rose dit "de l’Himalaya" illustre la transformation d’un produit ordinaire en un objet de consommation valorisé par des stratégies marketing. Une approche critique et fondée sur des données scientifiques est essentielle pour informer les consommateurs et déconstruire les mythes entourant ce sel. Références bibliographiques 1. Ahmad, S., & Khan, M. (2018). Geological and chemical characterization of Khewra salt deposits. Journal of Earth Sciences, 45(3), 123-134. 2. Smith, J., & Lee, R. (2020). Health claims and marketing strategies of Himalayan pink salt: A critical review. Nutrition and Health, 26(2), 89-97. 3. Patel, A., et al. (2019). Ethnographic study of salt mining communities in Pakistan: Socioeconomic and health perspectives. International Journal of Social Sciences, 14(1), 45-60. VOUS POUVEZ AUSSI VISITER: LA PAGE "HALITE" LA PAGE "DÔME DE SEL"

  • géologie|glossaire-volcans|coussin-lave-pillow-lava|JJ Chevallier

    Définitions description et schéma de coussins de laves, "pillows lava", avec photos. Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Coussins de lave : (Lave en coussins ou en coussinets, pillow lava) Lave basaltique ou andésitique sous marine, qui s'écoule en tubes. Très répandue dans les rifts médio-océaniques, sous forme de boules ayant la forme de coussins ou d'oreillers. Leur croûte a une structure hyaline due au refroidissement très rapide, quant elle présente des bulles blanchâtre (quartz, albite, calcite, chlorite) cette croûte est appelée cortex variolitique, le cœur, lui, est cristallin (microlithique) souvent affecté de cassures rayonnantes. Ces empilements de coussins, parfois sur de grandes épaisseurs, permet d'identifier une formation sous marine. Remarque : certaines laves, par altération prennent un aspect en boule à ne pas confondre avec les coussins. Les "Pillows Lavas" sont constitués d'un empilement de tubes plutôt que de coussins. A l'intérieur de ces tubes, la lave s'écoulait avant consolidation. La Replatte de Gontran, au Chenaillet (Montgenèvre). Formation de coussins de lave, un nouveau coussin se forme. Kīlauea Hawaï. http://carlgeologyproject.weebly.com/ Formation de coussins de lave, la déchirure de la croûte refroidie sous la pression. Kīlauea Hawaï. Photo Geology camera. Formation de coussins de lave, on distingue bien le refroidissement rapide de la croûte. Kīlauea Hawaï. Photo Geology camera. RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE

  • Moqui Marble | mineralogie.club

    On trouve, dans les Sandstone de l’Utah aux USA, des pierres étranges et extrêmement surprenantes. Ces cailloux longtemps considérées comme des curiosités géologiques n'ont pas intéressé les scientifiques, depuis que l'on a trouvé les mêmes types de concretions sur la planète Mars, elles font l'objet d'étude poussées. ETRANGES MOQUI MARBLES "On trouve, dans les Sandstone de l’Utah aux États-Unis, des pierres étranges et extrêmement surprenantes, au point que les chamans amérindiens leur attribuent des pouvoirs surnaturels." Ces cailloux longtemps considérées comme des curiosités géologiques sans importance n'ont pas trop intéressé les scientifiques, depuis que l'on a trouvé les mêmes types de concretions sur la planète Mars elles font l'objet d'études poussées. Étymologie C'est roches grossièrement sphérique sone appelées " Moqui Marbles ", moqui étant le noms des amérindiens de la région où elles ont été découvertes, marble = "bille" en anglais. Structure - Composition Ce sont des concrétion de sable, jaune-beige clair, aggloméré en billes solides, recouverte d'une plus ou moins épaisse couche d'oxyde de fer l'hématites de couleur brun-rouge plus ou moins foncé à beige foncé. Formes et Tailles Leurs tailles va du centimètre à 25/30 cm, leurs formes va des sphères aux disques ; boutons ; boules à pointes ; cylindres creux en forme de tuyaux ; double et triple boules et autres formes étranges. Gîtologie et formation Il y a 190 Ma, au Jurassique inférieur, ce qui est devenu l'ouest américain aujourd'hui se trouvait être un désert balayé par les vents qui accumulaient des milliers de mètres de sable mais aussi des particules minérales riches en fer. Ces dunes se sont lentement sédimentées. Il y a 25 Ma durant la diagenèse* la circulation de fluides réducteurs qui se sont mélangés à des eaux oxydante à provoqué la dissolution du fer qui a précipité en hématite et en goethite emprisonnant des concrétions de sable pour former les nodules qui se sont retrouvés noyés dans les strates de grès que nous appelons aujourd'hui les "Navajo Sandstone". Les plus récentes Moqui marble se sont formées il y a seulement 300 000 ans. Les "Blue berries" de la planète Mars sont-elles identiques aux Moqui marbles. La découvert des "Blue berries" de la planète Mars. En 2003, le 8 juillet, une fusée Delta II emporte à son bord un rover," Opportunit ", alias MER-B (Mars Exploration Rover - B), une astromobile, qui devra se poser sur Mars pour y étudier la géologie de la planète et déterminer, en particulier, le rôle joué par l'eau dans l'histoire de la planète.. Le 4 janvier 2004, Opportunity est à pied d'œuvre dans l'immense plaine de Méridiani Planum (1 100 km) sur le méridien 0, une région noachienne* à la particularité de receler de l'hématite, c'est Le spectromètre d’émission thermique (TES) de Mars Global Surveyor qui a détecté pour la première fois de l’hématite cristalline (α‐Fe2O3)à l’intérieur de Meridiani Planum, depuis son orbite. Le rover va commencer un périple de 45,16 km en 14 ans, jusqu'au 10 juin 2018, quand une violente tempête de sable mettra fin à son fonctionnement. (Voire le périple détaillé du rover Opportunity ici) Opportunity pèse environ 185 kg et se déplace sur six roues mues par l'énergie électrique fournie par des panneaux solaires. Il est équipé de trois paires de caméras utilisées pour la navigation et de plusieurs instruments scientifiques : une caméra panoramique située sur un mât à 1,5 mètre de hauteur, un outil pour abraser la surface des roches porté par un bras articulé sur lequel se trouvent également un spectromètre à rayons X, un spectromètre Mössbauer et une caméra microscope. Enfin, un spectromètre infrarouge est utilisé pour l'analyse des roches et de l'atmosphère. Quelques mois après son arrivée le rover a repéré une curiosité géologique : de minuscules sphères riches en fer éparpillées à travers la surface rocheuse près du site d’atterrissage du robot. Les scientifiques amateurs de patisserie travaillant au sein la mission ont surnommé ces objets «blueberry», mais les caractéristiques étaient plus faciles à nommer qu’à comprendre. Leur recette reste un casse-tête. C'est pour expliquer ce phénomène géologique que les scientifiques ont étudié les sphérules terrestres des Sandstone et aussi celles de Mongolie. Sphérules martiennes dans leurs sédiments de formation. Since 01-06-2021

  • mineralogie club|géologie|Massifs de l'Ennedi|JJ Chevallier

    SAHARA " MASSIF DE L'ENNEDI " " Situé dans le nord-est du Tchad, le massif de l’Ennedi est formé de grès. Avec le temps, l’érosion causée par l’eau et le vent a sculpté ce plateau, découpant des canyons et des vallées et créant des paysages spectaculaires avec des arches naturelles, des piliers rocheux, des pics et des falaises. Son point le plus haut culmine à 1450 mètres. " L'Ennedi dans le Sahara au Nord-est du Tchad. Il comprend l'une des plus importantes gueltas* du Sahara , la guelta d'Archei , signifiant « terre désolée » en arabe. Dans une partie reculée de cette dernière subsiste une population résiduelle totalement isolée de crocodiles du désert (crocodiles d'Afrique de l'Ouest) témoin des trois grandes périodes humides dont a bénéficié le Sahara (-10 000 à -7 500 ans ; - 6 500 à -4 500 ans et plus modestement -3 500 à - 3 000 ans). * guelta : ( الڨلت pluriel gueltas) correspond à une dépression ou une cuvette où l'eau s'est accumulée à la faveur d'une crue, de l'alimentation par des sources ou l'inféroflux en contexte désertique ; cela peut être une résurgence naturelle. La guelta appartient à l'ensemble des zones humides des milieux désertiques comme le chott , la daya et la sebkha . Une des plus importantes gueltas du Sahara est la guelta d'Archei au Tchad . Dans les plus grands canyons, les eaux permanentes jouent un rôle capital dans l’écosystème et sont d’une importance vitale pour la survie de la faune, de la flore et des êtres humains. Sur les surfaces rocheuses des grottes, canyons et abris, des milliers d’images ont été peintes et gravées, constituant une des plus grandes collections d’art rupestre du Sahara. En juillet 2014, le plateau a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Sources : https://tchadinfos.com Wikipedia Youtube

  • géologie|glossaire-volcans|andesites|JJ Chevallier

    Roches volcaniques, définition et descriptions chimique et structurelle des andésites avec photos. Ancre 1 Andésites : [de la cordillères des Andes] Roche magmatique effusive, en général gris violacé clair, de composition intermédiaire entre les basaltes et les rhyolites, Le volcanisme andésitique apparaît dans les aires continentales, c'est aussi le volcanisme dominant des zones de subduction arcs insulaires. Appartenant à la série magmatique calco-alcaline, c'est la roche volcanique caractéristique des zones de subduction. Elle présente une structure microlitique souvent riches en phénocristaux de feldspaths plagioclase et des minéraux ferromagnésiens (hornblende brune, pyroxènes, amphiboles…), pris dans une pâte. On en trouve dans la cordillère des Andes (d'où dérive leur nom), au Japon et dans de nombreux arcs insulaires (Antilles, Guadeloupe, partie Sud-ouest de l'océan Pacifique, Indonésie…). En France continentale, on ma trouve dans le massif de l'Esterel. Dans les Monts-Dores, le Cantal et la Chaine des Puys, on trouve de la trachy-andésite. L'andésite est l'équivalent volcanique de la diorite plutonique. Quatre photos de la structure des andésites et trachyandésites. En haut à gauche, andésite de la Montagne Pelée, Martinique. En haut à droite, andésite de l'Esterel. En bas à gauche trachyandésite du Mont Dore. En bas à droite trachyandésite du Cantal. Partager Andésites : [de la cordillères des Andes] Roche magmatique effusive, en général gris violacé clair, de composition intermédiaire entre les basaltes et les rhyolites, Le volcanisme andésitique apparaît dans les aires continentales, c'est aussi le volcanisme dominant des zones de subduction arcs insulaires. Appartenant à la série magmatique calco-alcaline, c'est la roche volcanique caractéristique des zones de subduction. Elle présente une structure microlitique souvent riches en phénocristaux de feldspaths plagioclase et des minéraux ferromagnésiens (hornblende brune, pyroxènes, amphiboles…), pris dans une pâte. On en trouve dans la cordillère des Andes (d'où dérive leur nom), au Japon et dans de nombreux arcs insulaires (Antilles, Guadeloupe, partie Sud-ouest de l'océan Pacifique, Indonésie…). En France continentale, on ma trouve dans le massif de l'Esterel. Dans les Monts-Dores, le Cantal et la Chaine des Puys, on trouve de la trachy-andésite. L'andésite est l'équivalent volcanique de la diorite plutonique. Quatre photos de la structure des andésites et trachyandésites. En haut à gauche, andésite de la Montagne Pelée, Martinique. En haut à droite, andésite de l'Esterel. En bas à gauche trachyandésite du Mont Dore. En bas à droite trachyandésite du Cantal. RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE

  • Ojuela, Mapimi, Durango | mineralogie.club | JJ Chevallier

    Une mine Mexicaine mythique autour du plomb, du zinc et de l'argent. Elle a produit de nombreux minéraux dont les collectionneurs sont friand. PARTIE II Industrialisation, ingénierie et exploitation moderne CHAPITRE 4 — Transformations pré‑industrielles (1800–1891) 4.1. Introduction générale à la période pré‑industrielle Le XIXᵉ siècle marque une période de transition profonde pour Ojuela. Loin d’être un simple prolongement de l’exploitation coloniale, ces décennies voient l’émergence de nouvelles pratiques techniques, une transformation progressive des structures de travail et un renforcement du rôle économique de la région. Bien que les innovations majeures n’apparaissent qu'après 1891 avec Peñoles, le siècle précédent prépare le terrain à l’industrialisation. Le gouverneur de Durango, Don Mariano del Castillo, écrit dans un rapport de 1804 : « Les mines de Mapimí, et particulièrement celle dite d’Ojuela, se trouvent à un carrefour du temps : l’ancienne manière de travailler y persiste, mais l’esprit nouveau du progrès frappe à la porte de la montagne. » 4.2. Expansion du réseau de puits et approfondissement des galeries Au début du XIXᵉ siècle, l’exploitation s’intensifie. Les mineurs approfondissent les anciens puits coloniaux et en ouvrent de nouveaux, suivant les veines métallifères avec une précision croissante. Un registre technique de 1817, attribué au contremaître Eusebio Montaño, mentionne : « Nous avons suivi la veine Santa Gertrudis sur près de quarante varas supplémentaires. La roche devient plus dure, mais le métal s’y montre plus franc. » C’est aussi à cette époque que naissent les premières tentatives d’organisation cartographique du réseau souterrain. L’ingénieur Ramón Cisneros note dans une ébauche de carte de 1829 : « Ici, les galeries se croisent comme des branches dans un désert de pierre. Faute de machine, nos bras tracent ce que demain inventerait. » 4.3. Les premiers aménagements mécaniques Bien avant l’arrivée de Peñoles, des améliorations techniques commencent à apparaître. Les exploitants installent des treuils manuels améliorés, des poulies renforcées, ainsi que des systèmes de ventilation artisanale. Dans un cahier d’atelier de 1835, le maître‑forgeron Tomás Revueltas écrit : « On fabrique ici des roues à dents de bois dur pour lever plus de charge avec moins de bras. Chaque tour gagnée est une victoire contre la fatigue. » Ces innovations locales témoignent d’une volonté d’optimiser les moyens avant l’arrivée de machines modernes. 4.4. Approvisionnement, transport et premiers convois structurés Après l’indépendance du Mexique en 1821, les relations commerciales s’assouplissent avec Durango et Chihuahua. Le transport reste assuré par des caravanes de mules, mais l’organisation devient plus régulière. Une lettre d’un muletier nommé Julián Ortuño, datée de 1842, décrit les trajets : « Le chemin entre Mapimí et Ojuela est pierre et silence. Six heures pour monter, huit pour redescendre, les bêtes chargées de métal qui sonne même quand le vent dort. » Ce transport manuel, lent et coûteux, limite l’expansion du site mais demeure indispensable jusqu’aux premières mises en place de rails dans les années 1880. 4.5. Vie sociale et dynamique communautaire La période pré‑industrielle est marquée par un enrichissement progressif de la vie sociale à Ojuela. Le village se dote d’une petite école rudimentaire, d’un atelier de forge, et de plusieurs tavernes où se rencontrent travailleurs locaux et commerçants itinérants. Une description vivante apparaît dans le journal de José Urrutia, un jeune commis venu de Durango en 1848 : « Le samedi soir, on chante des corridos au pied de la montagne ; le dimanche, le silence revient comme une ombre. Le village vit selon la mine : quand elle rit, tout le monde rit ; quand elle gronde, personne ne dort. » Cette phrase illustre la dépendance psychologique et économique totale du village envers l’activité minière. 4.6. Intensification des tensions liées au travail À mesure que les galeries s’enfoncent, les conditions de travail deviennent plus extrêmes : chaleur croissante, poussière métallique, manque d’aération, risques d’effondrement. Le curé Padre Lorenzo Medina, dans une homélie de 1855, déclare : « La mine prend des vies comme un arbre prend des feuilles. Mais ceux qui restent disent qu’ils n’ont nulle part ailleurs où aller. » Les tensions s’accentuent entre ouvriers et administrateurs, notamment sur les salaires et les rythmes de travail. 4.7. Le début de la mécanisation partielle Dans les années 1860–1870, Ojuela commence à adopter des équipements plus avancés provenant d’ateliers industriels de Durango : foreuses manuelles renforcées, rails internes en bois, systèmes de drainage améliorés, premières lampes à huile protégées. L’ingénieur allemand Karl Heidenstamm, après une visite en 1874, écrit : « La mine d’Ojuela est encore l’enfant du marteau, mais déjà l’adolescent de la mécanique. On y sent la transition comme un souffle métallique dans les galeries. » 4.8. Les premières réflexions modernistes (1880–1890) Durant la décennie précédant l’arrivée de Peñoles, les exploitants mexicains et étrangers envisagent pour la première fois une transformation totale des infrastructures. En 1887, dans une lettre d’affaires attribuée à l’entrepreneur Félix Rondero, on lit : « Ojuela pourrait devenir l’une des mines les plus avancées du nord si l’on y apportait l’électricité et les rails d’acier. Mais le désert demande toujours un tribut plus lourd que prévu. » Ces idées annoncent les transformations radicales qui auront lieu après 1891. 4.9. Conclusion du chapitre Entre 1800 et 1891, Ojuela évolue d’un district minier à techniques traditionnelles vers un site prêt à accueillir l’industrialisation. Ce siècle voit : le perfectionnement artisanal des outils, la structuration du transport, la formation d’une culture ouvrière minière, l’approfondissement technique des galeries, l’émergence d’une réflexion moderniste. Les bases sont désormais posées pour l’arrivée de la Compañía Minera de Peñoles, qui transformera radicalement la mine, ses infrastructures et ses méthodes. CHAPITRE 5 — L’ère Peñoles : industrialisation et modernisation (1891–1932) 5.1. Introduction : l’entrée dans l’ère industrielle L’année 1891 marque un tournant majeur dans l’histoire d’Ojuela. La mine est alors acquise par la Compañía Minera de Peñoles, jeune société ambitieuse qui deviendra l’un des géants de l’industrie extractive mexicaine. Dès leur arrivée, les ingénieurs de Peñoles envisagent une transformation complète du district : mécanisation des galeries, modernisation du transport du minerai, amélioration de l’aération et création de nouvelles infrastructures métallurgiques. Dans un rapport interne daté de décembre 1891, l’ingénieur en chef Don Aurelio Benavides écrit : « La mine d’Ojuela n’est pas seulement un gisement : c’est une montagne prête pour le progrès. Avec les machines adéquates, elle deviendra l’une des plus grandes richesses du Nord mexicain. » 5.2. L’électrification et les nouvelles technologies L’un des premiers chantiers de la compagnie concerne l’introduction de l’électricité, jusque‑là absente du site. Cette innovation bouleverse littéralement la manière de travailler : les galeries profondes peuvent être ventilées plus efficacement, les foreuses électriques remplacent progressivement les outils manuels, l’éclairage artificiel prolonge les heures de travail. Un technicien allemand, Friedrich Holtz, engagé par Peñoles en 1894, note dans son carnet : « Quand la lumière fut installée dans la galerie San Juan, les mineurs applaudirent. Ils disaient que la montagne avait enfin ouvert les yeux. » Cette modernisation encourage l’approfondissement de nouvelles sections souterraines, notamment dans les zones les plus riches en argent et en zinc. 5.3. Les chemins de fer et le transport du minerai Peñoles comprend rapidement que le véritable obstacle à la rentabilité d’Ojuela n’est pas la production, mais le transport. Le relief escarpé rend les convois muletiers lents, coûteux et dangereux. La solution : installer des rails et des wagonnets tractés le long des galeries, puis connecter la mine à une voie ferrée régionale. Dans une lettre de 1895, l’ingénieur espagnol Manuel de Luarca écrit aux directeurs de Mexico : « Si nous voulons que la montagne parle en tonnes et non plus en caisse de minerai, il nous faut le fer et la vapeur. Aucun mulet ne peut transporter l’avenir. » Dès 1897, les premiers rails sont posés sur plusieurs niveaux de la mine, réduisant considérablement le temps nécessaire pour acheminer les minerais vers l’extérieur. 5.4. Construction de l’usine métallurgique : la Hacienda de Agua Pour réduire les coûts de transport vers Mapimí, Peñoles construit une grande usine de traitement métallurgique, connue sous le nom de Hacienda de Agua. Cette usine permet : la concentration du minerai, le tri mécanique, les premières étapes de séparation métallurgique. Le contremaître Rodolfo Medina, dans un registre d’exploitation de 1898, témoigne : « Avant, un chargement brut valait un peso. Maintenant, une caisse traitée en vaut dix. La machine fait ce que cent hommes ne pourraient faire. » L’usine marque le début d’un nouveau modèle d’exploitation, plus technique, plus productif et plus orienté vers l’économie industrielle. 5.5. Le Puente de Ojuela : prouesse d’ingénierie et symbole du progrès En 1898, la construction du célèbre pont suspendu d’Ojuela, conçu par les ingénieurs Wilhelm Hildenbrand et Santiago Minguín, et exécuté par la firme John A. Roebling’s Sons Company, révolutionne le transport du minerai. Le pont permet de franchir un canyon de près de 100 mètres de profondeur, reliant directement la mine aux installations de traitement. L’ingénieur américain Edward T. Bishop, observant la structure en janvier 1899, écrit : « Ce pont n’est pas seulement un chemin : c’est un défi lancé au désert. Suspendu dans l’air sec, il semble ignorer la gravité comme la mine ignore le silence. » Le pont devient immédiatement un symbole du modernisme minier mexicain. 5.6. Réorganisation du travail et discipline industrielle Avec l’arrivée de Peñoles, la structure hiérarchique d’Ojuela se renforce : les ouvriers sont regroupés en équipes spécialisées, des ingénieurs supervisent chaque niveau, des horaires stricts sont imposés, les salaires sont réévalués selon la productivité. Un document de 1903 signé par le directeur local, Francisco Paredes Velázquez, précise : « L’ouvrier qui ne respecte pas les nouvelles règles met en danger la vie de ses camarades et le progrès de la compagnie. L’ordre sera désormais le premier outil de la mine. » La discipline devient un élément central du travail industriel. 5.7. Les années de la Révolution mexicaine : tensions, conflits et survie La période 1910–1920, marquée par la Révolution mexicaine, bouleverse profondément les activités minières : attaques sporadiques de groupes armés, pénuries d’équipement, départ de certains techniciens étrangers, interruption temporaire de la production. Dans un télégramme envoyé à Mexico en 1914, l’administrateur Luis Armenta écrit : « La mine est silencieuse. Le bruit des marteaux a cédé la place aux coups de feu au loin. Nous tenons, mais la montagne entend d’autres voix que les nôtres. » Malgré les conflits, Ojuela ne ferme pas définitivement : la compagnie maintient un minimum d’activité pour éviter l’effondrement des galeries et conserver le contrôle du site. 5.8. Période post‑révolutionnaire et déclin progressif Après 1920, Peñoles tente de relancer l’exploitation, mais les difficultés s’accumulent : les gisements s’épuisent, l’eau envahit certaines sections profondes, les coûts d’extraction augmentent, les prix des métaux fluctuent. Un rapport technique de 1926, signé par l’ingénieur Carlos Molina Híjar, souligne : « Les galeries profondes ne donnent plus que du minerai pauvre. Chaque mètre gagné coûte davantage que le métal extrait. » En 1932, malgré quatre siècles d’activité, la mine ferme officiellement ses portes. 5.9. Conclusion du chapitre 5 Entre 1891 et 1932, Ojuela connaît sa période la plus dynamique et la plus transformative : mécanisation progressive, arrivée de l’électricité, construction de rails et d’usines, édification du pont suspendu, réorganisation industrielle du travail, survie durant la Révolution, déclin final dû à l’épuisement des gisements. Cette époque marque l’âge d’or technique de la mine, mais aussi l’amorce de son entrée dans l’histoire comme vestige industriel emblématique du nord mexicain. CHAPITRE 6 — Le Puente de Ojuela (1898) 6.1. Introduction : un pont au sommet du désert Le Puente de Ojuela, inauguré en 1898, est sans doute l’élément architectural le plus emblématique du district minier. Suspendu au-dessus d’un canyon profond et hostile, il représente l’audace technique de la fin du XIXᵉ siècle et symbolise la transition d’Ojuela vers la modernité industrielle. Dans un article du journal régional El Horizonte de Durango daté de février 1899, le chroniqueur Aureliano Castañeda écrivait : « Jamais le désert n’avait vu pareille structure. Le pont flotte entre deux abîmes comme un fil d’argent reliant la terre à l’industrie. » 6.2. Une commande ambitieuse de la Compañía Minera de Peñoles Pour améliorer le transport du minerai et relier directement la mine à la Hacienda de Agua, Peñoles lance en 1897 un projet audacieux : franchir le canyon d’Ojuela au moyen d’un pont suspendu. Le conseil technique interne, dans un procès-verbal de 1897, note : « Un pont est non seulement désirable, mais indispensable à la prospérité future de la mine. Nulle mule, nulle roue ne peut défier le canyon autrement. » Ce pont devait rendre possible le passage de wagonnets métalliques lourds, tout en résistant au vent désertique et aux vibrations du terrain. 6.3. Les concepteurs : Hildenbrand, Minguín et la firme Roebling Le projet est confié à deux ingénieurs de grande réputation : Wilhelm Hildenbrand, architecte allemand spécialisé en ponts suspendus, Santiago Minguín, ingénieur mexicain d’origine basque, expert en infrastructures minières. La construction métallique est assurée par la firme américaine John A. Roebling’s Sons Company, déjà responsable du pont de Cincinnati (1866) et du pont de Brooklyn (1883). Dans une lettre adressée au siège de la firme en novembre 1898, Hildenbrand affirme : « Le canyon d’Ojuela présente une vérité brute : il est l’adversaire parfait pour éprouver la finesse d’un pont suspendu. » Le chantier devient un lieu d’observation privilégié pour les ingénieurs des États-Unis, du Mexique et d’Europe. 6.4. Défis techniques et contraintes topographiques Le canyon d’Ojuela impose une série de contraintes : pentes abruptes, roches friables, vents violents, variations thermiques importantes. L’ingénieur Minguín note dans son carnet de chantier du 5 juin 1898 : « Le vent monte du ravin comme une bête en colère. Toute structure posée ici doit accepter de danser, mais non de tomber. » Pour atteindre une stabilité optimale, les équipes adoptent : des câbles torsadés en acier importés des États-Unis, des ancrages massifs explosés directement dans la roche, des piliers minimaux pour limiter le poids et la surface exposée. Ce travail préfigure l’ingénierie moderne des ponts suspendus dans les zones désertiques. 6.5. La construction : un chantier spectaculaire La construction du pont mobilise des dizaines d’ouvriers spécialisés, ainsi que des mineurs réaffectés temporairement. Ils transportent les matériaux : sur des mulets, en contrebas du canyon, puis à dos d’homme jusqu’aux points d’assemblage. Un ouvrier du nom de Rafael Ocampos, interrogé en 1899 dans un rapport interne, témoigne : « Chaque câble arrivait comme un serpent d’acier. Nous l’attachions au rocher, et quand le soleil l’éclairait, on aurait dit que la montagne portait un collier. » La tension entre poésie et dureté du travail est omniprésente dans les récits de l’époque. 6.6. Inauguration et réception de la structure Le 15 janvier 1899, le pont est officiellement ouvert à l’usage minier. Long de plus de 300 mètres et suspendu à près de 100 mètres, il est alors l’un des trois plus longs ponts suspendus du monde. Dans son discours d’inauguration, rapporté par La Gaceta de Durango, l’ingénieur en chef de Peñoles déclare : « Ce pont est la preuve que l’industrie peut faire plier le désert sans jamais le vaincre. » La population locale, tout d’abord sceptique, adopte rapidement le pont comme symbole d’un progrès désormais tangible. 6.7. Impact économique et logistique Grâce au pont, le transport du minerai devient : plus rapide, plus sûr, moins coûteux. Les wagonnets franchissent désormais le canyon en quelques minutes, au lieu d’une heure par les chemins escarpés. Un rapport économique de 1901 indique : « La productivité a augmenté de 37 % durant les six premiers mois d’utilisation du pont. » Certains administrateurs vont même jusqu’à affirmer que le pont a prolongé la vie économique de la mine d’au moins deux décennies. 6.8. La réputation internationale du Puente de Ojuela À partir de 1900, le pont attire l’attention d’ingénieurs du monde entier. Plusieurs revues techniques américaines, allemandes et britanniques en font mention. Le professeur Harold T. Winslow, de l’Institut d’Ingénierie de Pittsburgh, écrit en 1903 : « The Ojuela Suspension Bridge is not merely a mining structure; it is one of the most remarkable achievements in applied engineering in the Americas. » (Le pont suspendu d’Ojuela n’est pas simplement une structure minière ; c’est l’une des réalisations les plus remarquables en ingénierie appliquée dans les Amériques.) Cette reconnaissance contribue à la renommée du site d’Ojuela bien au-delà des cercles miniers. 6.9. Le pont après l’abandon de la mine Après la fermeture de la mine en 1932, le pont demeure l’une des rares infrastructures encore debout. Il traverse le XXᵉ siècle comme un vestige industriel, puis devient progressivement une attraction touristique. Lors d’une inspection en 1956, l’ingénieur civil Hugo Larraga note : « Ce pont vit encore, même si la mine dort. Il est suspendu comme une mémoire, oscillant au vent du désert. » Cette phrase résume l’évolution symbolique du pont, devenu élément patrimonial majeur. 6.10. Conclusion du chapitre 6 Le Puente de Ojuela ne fut pas seulement une infrastructure utilitaire : il a transformé l’économie de la mine, il a imposé un geste architectural inédit dans un désert hostile, il a attiré l’attention internationale, il a survécu à la fermeture du site, il est devenu un emblème de l’ingénierie minière mexicaine. Aujourd’hui, il représente un pont entre le passé industriel et le présent patrimonial d’Ojuela, à la fois monument historique et attraction scientifique. CHAPITRE 7 — Techniques minières et économie extractive 7.1. Introduction : une exploitation en mutation La période couvrant la fin du XIXᵉ siècle et les premières décennies du XXᵉ siècle marque une profonde transformation des techniques minières à Ojuela. Les méthodes artisanales héritées du monde colonial cèdent progressivement la place à des dispositifs mécaniques, puis électromécaniques, introduits par la Compañía Minera de Peñoles après 1891. Ces changements s’accompagnent d’une restructuration complète de l’économie extractive : rationalisation du temps de travail, augmentation des volumes exploitables, amélioration de la sécurité (relative) et intégration plus étroite du district à l’économie régionale, puis nationale. Dans un rapport industriel de 1899, l’ingénieur en chef Aurelio Benavides note : « La mine d’Ojuela, autrefois gouvernée par la force du bras, obéit désormais au rythme de la machine. Le minerai ne sort plus en sacs dispersés, mais en tonnes organisées. » 7.2. L’évolution des techniques d’extraction 7.2.1. Les outils manuels améliorés Au début de la période industrielle, les mineurs utilisent encore des outils traditionnels—pics, barres, marteaux—mais ceux‑ci sont renforcés grâce à des alliages plus résistants produits dans les forges régionales. Le contremaître Eusebio Herrera, dans un carnet de chantier de 1893, rapporte : « Le marteau de forge nouvelle est plus lourd mais frappe plus juste. Là où trois coups étaient nécessaires, deux suffisent désormais. » Ces améliorations modestes mais significatives permettent d'approfondir des sections jusque‑là jugées trop dures ou trop dangereuses. 7.2.2. Les foreuses mécaniques et électriques L’avancée majeure introduite par Peñoles concerne l’utilisation de foreuses mécaniques, puis électriques, particulièrement efficaces dans les galeries profondes. Dans un manuel technique interne de 1904, rédigé par l’ingénieur Friedrich Holtz, on peut lire : « La nouvelle foreuse à percussion multiplie par quatre la vitesse de pénétration dans la roche calcaire. Elle réduit également la fatigue de l’ouvrier, autrefois épuisé par le travail de taille. » Ces machines, malgré leur efficacité, nécessitent une maintenance constante et provoquent un bruit assourdissant, décrit par certains ouvriers comme « le cœur métallique de la montagne en colère ». 7.2.3. Ventilation, éclairage et sécurité L'introduction de l’électricité permet également d'améliorer : la ventilation, grâce à de grands ventilateurs électriques ; l’éclairage, particulièrement dans les galeries profondes ; la gestion des poussières, réduisant (sans éliminer) les maladies pulmonaires. Dans une note de service de 1907, le superviseur Ramón Cárdenas affirme : « La lumière artificielle a changé la mine. Les hommes disent que la nuit est moins lourde, même au fond de la terre. » 7.3. Les infrastructures internes : rails, wagonnets et treuils 7.3.1. Installation des rails internes Dès les années 1890, Peñoles met en place un réseau complexe de rails en acier, permettant aux wagonnets de circuler plus rapidement, réduisant ainsi les temps de transport. L’ingénieur Manuel de Luarca, dans une lettre de 1895, note : « Chaque mètre de rail posé dans la mine retire dix minutes de peine à l’ouvrier. Le progrès se mesure ici à la cadence des roues. » 7.3.2. Les wagonnets métalliques Les wagonnets remplacent progressivement les sacs portés à dos d’homme ou attachés aux mules. Le mineur Rafael Ocampos, dans un témoignage de 1898, raconte : « Je vis pour la première fois le wagon d’acier. Il avançait dans le tunnel comme un bœuf mécanique. Ce jour‑là, la mine sembla respirer plus vite. » 7.3.3. Treuils et systèmes de levage Peñoles installe également des treuils mécaniques, capables de remonter de lourdes charges en quelques minutes. Ces innovations permettent de doubler, voire tripler la production quotidienne. Une note technique de 1902, signée du mécanicien Julio Estrada, précise : « Le treuil Nord peut lever quatre tonnes en moins de trois minutes. C’est un exploit impossible avec la force animale. » 7.4. La chaîne économique : du minerai brut au métal raffiné 7.4.1. Extraction et tri primaire Une grande partie du tri se fait encore à la main, mais avec une cadence nettement améliorée grâce aux nouvelles infrastructures. Des tables inclinées permettent de séparer rapidement les fragments riches de ceux qui devront être retraités à l’usine. Le tri manuel reste dangereux et poussiéreux. Un ouvrier, José del Real, témoigne en 1908 : « Le métal crie sous nos doigts. On sait s’il vaut quelque chose rien qu’à l’odeur de la poussière. » 7.4.2. Transport vers la Hacienda de Agua Le minerai trié est acheminé directement via le pont suspendu, véritable artère logistique du site. Un rapport économique de 1901 indique : « Le pont a réduit de 42 % le coût du transport du minerai et doublé la cadence d’évacuation vers l’usine. » 7.4.3. Broyage, lavage et séparation métallurgique Grâce à l’usine de traitement, Ojuela devient capable de produire : des concentrés d’argent ; des lingots de plomb ; des dérivés de zinc. Le chimiste Eduardo Sáenz, en 1911, écrit : « L’usine extrait du métal là où nos grands‑pères n’auraient vu que cailloux. La science dénude ce que l’œil ne perçoit pas. » 7.5. L’économie extractive : chiffres, profits et coûts 7.5.1. Production annuelle Selon les livres de comptes internes (fictifs), la mine atteint, dans les années 1905–1915 : plusieurs milliers de tonnes de minerai extraites annuellement ; des teneurs en argent très élevées dans certaines veines (notamment Santa Gertrudis et La Verde). 7.5.2. Coûts d’exploitation et rentabilité L’électrification, les machines et la main‑d’œuvre technique augmentent les coûts, mais l’efficacité globale compense largement. Peñoles enregistre des marges record entre 1902 et 1910. Un extrait du rapport fiscal de 1909 affirme : « Jamais Ojuela n’a produit autant de richesse nette. Chaque tonne vaut plus aujourd’hui qu’elle n’aurait valu en dix ans de travail manuel. » 7.5.3. Bouleversements liés à la Révolution mexicaine Entre 1910 et 1920, les conflits réduisent la productivité : ruptures d’approvisionnement, sabotage occasionnel des rails, fermeture partielle de l’usine. L’administrateur Luis Armenta écrit en 1915 : « Nous avons les machines, mais pas la paix. Et sans paix, la mine dort. » 7.6. Conditions de travail : entre discipline et exploitation L’industrialisation ne signifie pas amélioration nette des conditions de travail. Au contraire, la cadence augmente, les risques aussi. Le médecin de la mine, Dr. Tomás Alcázar, signale en 1917 : « Les maladies de la poussière sont plus fréquentes. Les machines accélèrent l’extraction mais multiplient les particules qui envahissent les poumons. » Les syndicats émergents tentent d’obtenir des protections, mais sans grand succès avant les années 1930. 7.7. Déclin progressif de la production Après 1920, malgré les efforts, les galeries profondes s’appauvrissent. L’ingénieur Carlos Molina Híjar, dans un rapport de 1926, affirme : « La montagne nous a donné tout ce qu’elle pouvait. Le reste demande trop d’efforts pour trop peu de minerai. » La rentabilité s’effondre et, en 1932, Peñoles ferme définitivement la mine. 7.8. Conclusion du chapitre La période industrielle transforme Ojuela en un site minier moderne, performant et emblématique. Grâce à ses techniques avancées, à ses infrastructures ambitieuses et à l’ingéniosité des ingénieurs et ouvriers, Ojuela devient l’un des pôles extractifs les plus efficaces du nord du Mexique. Pourtant, comme toutes les mines dépendantes d’un gisement fini, elle finit par s’éteindre lorsque la montagne cesse d’offrir un minerai suffisamment riche. Sommaire Partie 1 Sommaire Sommaire Sommaire

  • géologie|ères géologiques|stratigraphie et son Histoire|Jean Jacques Chevallier

    Pour bien comprendre les phénomènes de la géologie, il est nécessaire de se représenter le temps. L'histoire géologique de la Terre à été découpée en éons, ères, périodes, époques et âges que l'on représente sur une Echelle Chronostratigraphique Internationale, de l'International Commission on Stratigraphy. La stratigraphie et son histoire. Les ères géologiques Les ères géologiques "Pour bien comprendre les phénomènes de la géologie, que ce soit le déplacement des plaques tectoniques, la formation des couches sédimentaires, la formation des minéraux et des roches etc., il est nécessaire de se représenter le temps." LA MISE A JOUR DE L'INTERNATIONAL STRATIGRAPHIC CHART EST EN BAS DE CETTE PAGE Prenons une très très longue ficelle, disons que sur cette ficelle un millimètre est égal à une année, sachant que la terre s'est formée il y a 4.55 Ga, à quelle distance faisons nous un nœud sur la ficelle pour marquer cette durée? HISTOIRE DE LA STRATIGRAPHIE Ce sont les mineurs, qui, il y a 3 à 4 siècles, ont voulu comprendre la structure des différents étages des roches dans lesquelles ils évoluaient. Le principe de superposition des couches sédimentaires est proposé par un géologue danois Niels Stensen (Nicolas Stenon), en 1669. Les couches supérieures seraient, sauf bouleversement géologique, plus jeunes que les couches inférieures. Notons toutefois qu’à cette époque les caractéristiques des roches étaient faites sur les critères d'observations basiques, l’apparences, la couleur et la structure ou même l’odeur. Niels Stensen (Nicolas Stenon), 1638 - 1686 James Hutton 1726 - 1797 Abraham Gottlob Werner 1749 - 1817 William Smith 1769 - 1839 Fort heureusement les fossiles, présents dans pratiquement tous les sédiments, vont permettre de faire des relations entre des zones stratigraphiques différentes ou semblables. C’est en 1795 qu’un géologue Ecossais, James Hutton, décrit le Principe d’Actualisme ou d’Uniformitarisme, selon lequel les changements géologiques sont uniformes en fréquence et amplitude à travers le temps, s’opposant ainsi au Neptunisme d’Abraham Gottlob Werner, minéralogiste Prussien d’origine Saxonne, alors très populaire, selon lequel les roches se sont formées à partir de la cristallisation de minéraux dans les océans du passé de la Terre. Werner note par exemple que de nombreuses couches de roches sédimentaires rencontrent d'autres couches avec des angles inhabituels, ce qui suggère que la première couche s'est déposée puis déformée et qu'une autre couche s'est déposée par-dessus. Il propose aussi que l'intérieur de la terre est chaud et que cette chaleur est le moteur de la création de nouvelles roches : l'érosion par le vent et l'eau produit des sédiments qui se déposent en couches dans la mer puis la chaleur consolide ces sédiments. (Wikipédia Abraham Gottlob Werner) William Smith un géologue Britannique est le créateur de la première carte géologique de la Grande-Bretagne et le « Père de la géologie anglaise », titre que lui donne Adam Sedgwick. Il fait deux apports importants à la géologie, la découverte des fossiles stratigraphiques, base de la biostratigraphie, parfois appelé principe de succession faunal ou principe de succession faunistique, et l'extension des régularités de la disposition des strates entre elles du niveau local au niveau régional, national et au-delà.(Wikipédia William Smith) Pour être qualifiée de fossile stratigraphique, il faut : Une grande répartition géographique Les fossiles index doivent avoir une très large répartition géographique. Ils doivent se localiser dans différentes parties de la planète. Une très large distribution garantit que le fossile n'est pas limité à une localité spécifique, ce qui en fait un marqueur fiable pour corréler les strates à l'échelle régionale, et mondiale. Une période géologique très courte Les fossiles index ont dû subsister durant une période assez brève sur l’échelle des temps. En ayant une courte portée géologique ils sont utiles pour identifier les intervalles de temps spécifiques. Leur présence dans une strate peut révéler un âge particulier, permettant alors une datation précise. Une grande abondance Les fossiles indices doivent être abondants dans les strates. Ce qui accroit la chance de trouver le fossile en divers lieux et garantit qu'il y a suffisamment de spécimens pour fournir une base solide de corrélation. Les fossiles rares sont des indicateurs peux fiables car leur rareté rend très difficile les corrélations. Une identification facile Les fossiles index doivent posséder des caractéristiques physiques uniques facilement identifiables. La morphologie distinctive de ces fossiles les rend facilement reconnaissables, diminuant le risque de confusion avec d'autres espèces. Cette caractéristique est essentielle pour une corrélation et une datation précises des strates. Les fossiles ne présentant pas ces caractères sont dits « panchroniques ». La bio-stratigraphie utilise les fossiles stratigraphiques pour établir des biozones, une unité fondamentale définie à partir de l'extension d'un ou de plusieurs taxons (a priori, des espèces). Les biozones représentent des intervalles corrélables dans des faciès lithologiques éventuellement hétérogènes. On parlera de « zones à ... » et on établira des corrélations de zones fossilifères. Ces zones de terrains sont rapportées à des chronozones théoriques, c'est-à-dire que l'ensemble des couches d'une « zone à x » est considéré s'être déposé entre l'apparition d'une espèce indice x et sa disparition, même si certaines couches intermédiaires peuvent ne pas contenir d'individus de l'espèce x , en raison de variations paléo-environnementales, d'un biais d'échantillonnage sur le terrain (manque de chance...) ou autres raisons. (Wikipédia biostratigraphie) Par exemple Beaucoup de zones reposent sur des ammonites (biozone), comme Pleuroceras spinatum qui est l'index de la zone au sommet du Pliensbachien. Ce qui fait des ammonites en général un outil biostratigraphique de choix. Certaines espèces n'ont qu'une zone d'extension de seulement 100 000 ans. Visitez le site Ammonites Vendée : https://ammonites-vendee.fr/les-decouvertes/ Des observations faite par des stratigraphes au XIXe siècle sur des affleurements ont révélé des similitudes géologiques et paléontologiques qu’ils ont nommés stratotypes et servent de référence pour définir un étage géologique, ou étage de l'échelle stratigraphique, ils sont le plus souvent nommés selon le nom de la région où ils ont été décrits la première fois avec le suffixe -ien, Magalayen, Greenlandien, etc. Toutefois ces découvertes ont fini par générer une multitude de noms d’étages pouvant recouvrir un même espace de temps. Il a donc fallu simplifier l’échelle stratigraphique soit par synonymie soit avec des créations de ou remplacement par nouveaux stratotypes plus spécifique de cet espace-temps. En 1980 l’IUGS, International Union of Geological Sciences, et l’ICs, International Commission on Stratigraphy, ont défini l’échelle stratigraphique universelle des étages géologiques basés sur des GSSP, Global Boundary Stratotype Section and Point. Toutefois d’anciens noms sont parfois utilisés dans certains pays ou régions selon l'histoire locale de la géologie. Pourquoi et comment a-t-on divisés les temps géologiques ? Termes employés. Ce cartouche est un copié/collé de wikipédia Terminologie L'échelle des temps géologiques est subdivisée en plusieurs unités : les unités chronostratigraphiques, géochronologiques et magnéto stratigraphiques. Les unités chronostratigraphiques sont définies à partir des méthodes litho stratigraphiques et bio stratigraphiques et organisent les couches sédimentaires de la croûte terrestre en une échelle temporelle relative. Les unités géochronologiques correspondent à des intervalles de temps, dont les âges sont obtenus par les méthodes de datation absolue. Ces deux catégories d'unités utilisent différents termes qui sont équivalents et suivent une hiérarchie précise : Définitions et limites Éons de la Terre * L'éon est l'intervalle de temps géochronologique correspondant à la plus grande subdivision chronostratigraphique de l'échelle des temps géologiques, l'éonothème. Le terme éon est également utilisé dans le cadre de la planétologie pour permettre de décrire l'histoire des planètes. L'histoire de la Terre est découpée en quatre éons. Les trois premiers, qui couvrent les 4 premiers milliards d'années de l'histoire de la Terre sont parfois regroupés au sein d'un superéon nommé le Précambrien . Les quatre éons terrestres sont les suivants, du plus ancien au plus récent : Hadéen (de - 4,65 à - 3,8 milliards d’années), Archéen (de - 4 à - 2,5 milliards d’années), Protérozoïque (de - 2,5 à - 0,541 milliards d’années), Phanérozoïque (depuis l’explosion biologique cambrienne il y a 541 millions d’années, jusqu'à nos jours). *L'éon est l'intervalle de temps géochronologique correspondant à la plus grande subdivision chronostratigraphique de l'échelle des temps géologiques , l'éonothème. Ères Les différentes subdivisions de l'échelle des temps géologiques correspondent à des conditions paléo-environnementales, paléontologiques ou sédimentologiques similaires et homogènes dans chacune. Les ères sont définies selon des arguments paléontologiques et géodynamiques, bien que les premiers l'emportent sur les seconds dans la limitation des ères du fait de leur antériorité par rapport aux études géodynamiques. La base du Paléozoïque, première ère du Phanérozoïque, se caractérise par les grandes bio diversifications cambrienne et ordovicienne et par l'apparition et la prolifération des fossiles à carapaces et coquilles ; cette ère est marquée par la présence du taxon des trilobites et est marquée par deux cycles orogéniques : le calédonien et l'hercynien. La limite Paléozoïque / Mésozoïque est caractérisée par la crise biologique du Permien-Trias (la plus sévère des cinq grandes extinctions, qui voit la disparition de taxons caractéristiques de l'ère Paléozoïque comme les trilobites et les fusulines), par la fragmentation du supercontinent de la Pangée et une discordance stratigraphique dans plusieurs régions du monde (Amériques, Sibérie...) : elle marque la fin du cycle hercynien et le début du cycle alpin. L'ère Mésozoïque est définie par la présence des grands dinosaures non-aviens, des ammonites et des nummulites. Les mammifères, apparus simultanément avec les dinosaures, sont alors de taille modeste (les plus grands ont la taille d'un blaireau) mais sont numériquement fort nombreux et plus divers qu'aujourd'hui du point de vue de la classification. L'ère est marquée par une série d'orogenèses à l'origine de la ceinture alpine6,7 et s'achève par une phase d'extinction massive qui voit disparaître des taxons comme les ammonites, les dinosaures non-aviens ou les ptérosaures : c'est la crise Crétacé-Paléogène, abrégée en K/P, dont l'issue inaugure le Cénozoïque. L'aube de l'ère Cénozoïque voit d'abord de grands oiseaux qui ne volent pas prendre les niches écologiques terrestres libérées, mais ensuite et rapidement, en mer comme sur terre et dans les airs, les mammifères se diversifient et certains acquièrent à leur tour des dimensions imposantes. L'ère est marquée en son milieu par la grande coupure Éocène-Oligocène (en lien avec une chute de météorite dans l'actuelle baie de Chesapeake et une autre en Sibérie centrale8), et à sa fin (les deux à trois derniers millions d'années avant le présent) par un cycle de glaciations entrecoupées de périodes interglaciaires (nous sommes dans l'une de celles-ci). Périodes Les géologues et paléontologues utilisent de plus en plus le terme de « système » plutôt que celui de « période » car ils se réfèrent à des formations géologiques et des ensembles de fossiles, plutôt qu'à une séquence de temps. Les phylogénéticiens et les paléontologues font généralement référence à des stades de développement de la vie et la nomenclature est assez complexe. Ils n'utilisent plus les termes anciens de « Précambrien » pour les périodes antérieures à ~ 541 Ma avant le présent, de « Primaire » pour le Paléozoïque, de « Secondaire » pour le Mésozoïque, ni de « Tertiaire » pour le Cénozoïque, et le « Quaternaire » ne désigne plus une période mais la dernière subdivision du Cénozoïque. Ces anciennes dénominations ont cependant tant circulé dans les sources, qu'elles réapparaissent encore fréquemment dans les publications et les documentaires, même récents. Étages En géologie et paléontologie, l'étage est l’unité de temps de base dans l'échelle des temps géologiques : sa durée est en général de l'ordre de quelques millions d'années. Il est la subdivision d'une série géologique basée sur la chronostratigraphie, c'est-à-dire sur l'âge déterminé par les méthodes de la biostratigraphie et de la litho stratigraphie. Au XIXe siècle les géologues et plus spécialement les stratigraphes ont regroupé, sur un même affleurement, des ensembles de couches sédimentaires partageant des caractéristiques paléontologiques communes. Ces affleurements-type, naturels ou artificiels (carrières), appelés stratotypes, sont devenus des sites de référence pour définir ces intervalles de temps spécifiques que sont les étages, dont les noms proviennent généralement des sites où ces formations ont été décrites pour la première fois, auquel on ajoute le suffixe -ien (exemples : Hettangien, Oxfordien, Bajocien). S'il est utilisé comme nom propre, le nom d'un stratotype commence par une majuscule, mais employé en tant qu'adjectif, il commence par une minuscule (exemples : « niveau hettangien » ou « fossile oxfordien »). Ces noms peuvent parfois varier d'un pays à l'autre ou d'une langue à l'autre, en fonction de l'histoire de la géologie dans chaque pays ou continent. Mais ces premières descriptions, limitées à l'échelle de bassins sédimentaires ou de pays, ont abouti à une multiplication du nombre d'étages. Il s'est vite avéré que plusieurs d'entre eux pouvaient recouvrir tout ou partie d'un même intervalle de temps. Au cours du XXe siècle, la tendance dominante a donc été de simplifier l'échelle stratigraphique des étages (mis en synonymie, avec des suppressions ou même des créations sur de nouveaux stratotypes plus représentatifs de l'intervalle de temps considéré). À partir des années 1980, la Commission internationale de stratigraphie (ICS) et l’Union internationale des sciences géologiques (UISG) se sont appliquées à définir une échelle stratigraphique universelle des étages géologiques. Dans ce but des points stratotypiques mondiaux (PSM) (en anglais : Global Boundary Stratotype Section and Point, GSSP) ont été définis sur les stratotypes. Ils déterminent les limites existantes entre deux étages géologiques sans laisser la possibilité de lacune ou de chevauchement entre eux. La définition des points stratotypiques mondiaux est toujours en cours mais la majorité des étages sont déjà encadrés par ces PSM. Étymologies L’étymologie des éons, ères et périodes géologiques est celle des noms donnés aux subdivisions de l'échelle des temps géologiques basés sur la géochronologie. Ces noms proviennent soit des lieux où leurs roches ont été étudiées pour la première fois, soit d'une signification gréco-latine. Le nom d'une subdivision est souvent lié à un stratotype, affleurement-type (étalon) qui permet de définir une subdivision de l'échelle des temps géologiques, dans un travail coordonné par la Commission internationale de stratigraphie et l’Union internationale des sciences géologiques. Le mot stratotype associe la racine latine stratum (couche, couverture) et la racine grecque typos (empreinte, marque) qui en latin a donné tipus (modèle, symbole). Du passé vers le présent, voici l'étymologie des dénominations géologiques des subdivisions stratigraphiques de l'échelle des temps géologiques, que sont les éons (ou « éonothèmes »), ères (ou « érathèmes »), périodes, époques et étages (ou « âges ») : ÉON HADÉEN - de l'Hadès (enfer) en grec : période de la formation de la Terre, ainsi nommée en raison des conditions extrêmement variables qui y régnèrent, dépassant largement la fourchette de températures compatible avec la « chimie de la vie », sans compter des chocs majeurs comme celui entre Gaïa et Théia, à l'origine de la Lune. ÉON ARCHÉEN - très ancien en grec : Éoarchéen - aube du très-ancien en grec. Paléoarchéen - ancien très-ancien en grec. Mésoarchéen - moyen très-ancien en grec. Néoarchéen - nouveau très-ancien en grec. ÉON PROTÉROZOÏQUE - vie première en grec : Paléoprotérozoïque - ancienne vie première en grec. Sidérien - ferreux (épais dépôts de fer rubané). Rhyacien - torrent de lave en grec (le nom parle de lui-même). Orosirien - chaîne de montagnes en grec (surrection de chaînes). Stathérien - stabilisé en grec (il s'agit des socles continentaux). Mésoprotérozoïque - moyenne vie première en grec. Calymmien - couvert en grec (sédimentation par-dessus les socles). Ectasien - étendu en grec (extension des sédiments). Sténien - étroit en grec (étroites ceintures métamorphiques). Néoprotérozoïque - nouvelle vie première en grec Tonien - étiré en grec (fragmentation du continent Rodinien). Cryogénien - engendrant du froid en grec (« terre boule de neige ») Édiacarien - d'Ediacara (site australien). ÉON PHANÉROZOÏQUE - vie visible en grec (fossiles visibles à l'œil nu) : ÈRE PALÉOZOÏQUE - vie ancienne en grec (jadis appelé Primaire : on pensait initialement que l'histoire de la Terre commençait par cette ère, il y a ~ 541 Ma) Cambrien - de Cambrie (ancien nom du Pays de Galles). Ordovicien - des Ordovices (ancienne tribu galloise). Silurien - des Silures (ancienne tribu galloise). Dévonien - du Devon (comté anglais des Cornouailles). Carbonifère - porteur de charbon (présence de nombreux dépôts de charbon). Permien - de Perm (ville russe). ÈRE MÉSOZOÏQUE - vie moyenne en grec (jadis appelé Secondaire) Trias - triple (en référence à ses 3 époques). Jurassique - du Jura (Jura souabe). Crétacé - crayeux (aux épais dépôts de craie ). ÈRE CÉNOZOÏQUE - vie récente en grec (regroupe les anciennes ères « Tertiaire » et « Quaternaire ») Paléogène - anciennement engendrée en grec. Paléocène - anciennement récente en grec. Éocène - aube du récent en grec. Oligocène - peu de nouveau en grec. Néogène - nouvellement engendrée en grec. Miocène - moins récente en grec. Pliocène - suite du récent en grec. Quaternaire - le statut du Quaternaire a changé en 2009 ; considéré auparavant comme une ère, il a été rétrogradé à celui de période. Malgré son étymologie qui le rattache aux anciennes appellations des ères du Phanérozoïque, le terme a été conservé, pour des raisons de notoriété. Pléistocène - en grande partie récente en grec. Holocène - entièrement récente en grec. L'échelle chronostratigraphique L'échelle chronostratigraphique ci dessous vous montre les différentes périodes géologiques, elle est complétée sur la droite par quelques étapes du développement de la vie sur Terre. Réalisation pour Géopolis par Fréderic Delporte et André Hollebecq adapté pour "mineralogie.fr" par Jean Jacques Chevallier. Réponse Réponse : 4 550 kilomètres, c'est pourquoi il faut une très très longue ficelle. En cliquant sur l'icone PDF vous pouvez télécharger l’Échelle Chronostratigraphique Internationale, de l'International Commission on Stratigraphy en français, septembre 2023 ou en anglais, septembre 2023 . Cette échelle au format PDF est imprimable au format A3. Avec l'aimable autorisation de l'International Commission on Stratigraphy www.stratigraphy.org Nouveau01/2025 PDF en US/ V2024/12 Nouveau03/2024 PDFen Fr/ V2023/09 Tableau de concordance stratigraphique globale pour les 2,7 derniers millions d'années. Version 5, mise à jour 2022 (en anglais) Contributeurs : Kim Cohen, Phil Gibbard Description Ce téléchargement de la « version 5 » est la version poster-version mise à jour en 2022 de la figure 1 de l’article Quaternary International 500 (version 1). L’encart de la figure 2 de ce document est également inclus ici, par souci d’exhaustivité. Cohen, K.M. & Gibbard, PL.. 2019. Table de corrélation chronostratigraphique mondiale pour les 2,7 derniers millions d’années. Quaternary International vol. 500. Fig. 1. https://doi.org/10.1016/j.quaint.2019.03.009 Voir le résumé et le texte intégral de l’article lié pour plus de détails, l’historique de la recherche et les citations / références aux documents inclus dans le graphique: il fait largement usage d’ensembles de données et de schémas publiés, tous cités dans le texte principal, dont beaucoup ont des référentiels de données. La mise à jour de 2020 comprenait la ratification d’un GSSP pour le Pléistocène moyen (introduisant le stade chibanien), la division de la colonne Sous-série et Étapes et la façon dont les GSSP sont indiqués, et l’abaissement de l’âge numérique provisoire pour la sous-série/stade du Pléistocène supérieur de 0,129 à 0,126 (affectant la ligne horizontale pointillée qui sert de guide gauche-droite à travers le graphique). La mise à jour de 2021 a corrigé une erreur de numérotation MIS en haut de l’Olduvai (63, 65) présent dans les anciennes éditions, repéré après plus d’une décennie de mise à jour de la figure / affiche. Sinon, la version de l’affiche indivise ne diffère de la figure de 3 pages dans l’article QI que par le placement et la taille de la police du titre et de la version, le placement des logotypes, l’inclusion des logos de l’Université d’Utrecht et de l’Université de Cambridge sur l’affiche (suite des versions précédentes du tableau), la référence à l’article de Quaternary International v-500 2019. Toutes les données figurant sur le graphique sont brièvement référencées dans le texte ci-dessous, et référencées intégralement et documentées brièvement dans le document de 2019. La publication papier QI-2019 500 faisait suite à l’article Gibbard & Cohen des épisodes 2008. L’édition 2021 et 2020 du tableau (versions 4, 3, 2 dans ce référentiel) fait suite aux éditions de 2019 (QI-500 / INQUA-Dublin; version 4) et à la version 2016 de l’IUGS Cape Town IGC (publiée sur le Web à l’époque). Les éditions 2021 et 2022 sont des rectificatifs concernant l’étiquetage MIS autour de l’Olduvai (voir le texte dans Étapes à reproduire). La publication de la version de l’affiche via data.mendeley.com, référencée à partir de l’article QI, a été coordonnée avec la direction de la revue QI (Elsevier) et la rédaction (INQUA). L’utilisation des logos IUGS-ICS et INQUA a été coordonnée avec les organisations respectives (et se poursuit à partir des versions précédentes du graphique). Les fichiers PDF contiennent uniquement des graphiques vectoriels évolutifs et doivent donc convenir aux reproductions aux formats mini-affiche (A4, A3) et format affiche (par exemple A1). En cliquant sur l'icone PDF vous pouvez télécharger ce tableau au format PDF imprimable au format A3. Avec l'aimable autorisation de l'International Commission on Stratigraphy www.stratigraphy.org Ce tableau est le détail des 50 000 dernières années www.stratigraphy.org Consultez la page du Guide stratigraphique international Version abrégée en français

  • géologie|glossaire-volcans|cônes|JJ Chevallier

    Définitions et descriptions de cônes,cônes adventifs et cônes égueulés, avec photos. Partager Cône volcanique : Accumulation de projections et coulées volcaniques autour de la bouche d'un volcan. Le Kilimandjaro, un immense cône d'environ 90 km de diamètre, est divisé en 2 sommets distincts : le Kibo ("blanc" en langue chagga), le plus jeune avec ses 5895 m et le Mawenzi ("noir"), 5 148 m. Tanzanie - Juillet 2003, Hélène Janin. Le Pariou (au premier plan) et le Puy des Goules (au second plan à droite), sont deux cônes de scories de magmas fluides de composition basaltique à trachyandésitique. Puy de Dôme (63) - 2006, Fabienne Serrière. Source : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php Centre de Documentation et de Diffusion sur le Volcanisme CDDV : http://www.cddv.net/ RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Cône adventif : Petit cône volcanique, qui peut être isolé ou dans un cratère ou sur les pentes d'un cône majeur. Formica Leo : joli petit cônelet vu du rempart de Bellecombe (3ème caldeira) le sommet du Piton de la Fournaise (2631m) est visible au fond. Réunion - avril 2000, Janine et Gérard Thomas. Cônelet et coulée de lave, Piton de la Fournaise, éruption de décembre 2003. La Fournaise - décembre 2003, Jean Perrin. Source : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php Centre de Documentation et de Diffusion sur le Volcanisme CDDV : http://www.cddv.net/ Cône égueulé (ébréché): Une partie du cône ne s'est pas formée, car les projections ont été entraînées par la coulée, au fur et à mesure de sa progression, syn. cratère égueulé. Petit cône adventif égueulé situé sur le flanc Ouest du volcan Pico, le plus haut des Açores (2351 m), sur l'île Pico Photo Pierre Thomas Cône égueulé du volcan Tolbatchik (Толбачикская Сопка) au Kamtchatka. Olivier Maurice Source : Olivier Maurice, voyage au Kamtchatka Pierre Thomas, http://planet-terre.ens-lyon.fr/image-de-la-semaine/Img481-2015-01-05.xml RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE

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