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- Minéralogie passion | Calcite | mineralogie.club
Plus qu'un réseau social un outil de publication et de partage de la connaissance. Minéralogie passion une page Facebook pour les passionnés de beaux cailloux qui veulent en savoir plus et en voir plus en partageant. MUSÉE "Minéralogie Passion" "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! La Calcite est le polymorphe le plus fréquent des carbonates de calcium CaCO3. Son nom vient du latin. calx. chaux. Elle est l'un des minéraux les plus fréquents et plus importants sur la terre. Elle est à l'origine des calcaires et des marbres, etc. Elle est fréquente dans les gisements métallifères. Dans les skarns, en remplissage tardif. Beaucoup plus rare dans les pegmatites. C'est le constituant principal des concrétions des grottes. La forme de base de la calcite est le rhomboèdre aigu ou obtus. Cependant, on la trouve sous de très nombreuses formes. Elle est à l'origine d’une grande découverte de la cristallographie par l’abbé René Just Haüy à la fin du XVIIIe siècle, lorsqu’il a observé son clivage rhomboédrique parfait. Alors il a pu développer la théorie de molécules intégrantes et ainsi établir les fondements de la cristallographie moderne. Son caractère tardif fait que la calcite forme très couramment des pseudomorphes ou des périmorphes. Deux variétés sont particulièrement remarquables : le spath d'Islande, une variété biréfringente, au clivage transparent parfait. le papier spath ou spath de montagne que l'on trouve dans le contexte des fentes alpines, ainsi que dans certains gisements métallifère d'habitus tabulaire à lamellaire. Les macles de la Calcite sont très nombreuses et souvent très différentes les unes des autres. À travers le monde il y a une grande quantité de localités qui présentent des spécimens parfaits. Elles sont trop nombreuses pour les citer toutes. Parmi les plus spectaculaires. Aux États-Unis, la mine d’Elmwood dans le Tennessee où l’on trouve de magnifiques scalénoèdres transparents, oranges, pluri-décimétriques souvent maclés . Au Mexique dans la région de Durango, des cristaux maclés en papillon, fluorescents sous UV courts. Au Brésil dans les trapps basaltiques de l'état du Rio Grande do Sul on trouve de nombreux gisements de géodes d’améthystes qui recèlent de magnifiques cristallisations de calcites avec des habitus très divers et spectaculaires tels des périmorphose des pseudomorphoses de quartz. L'un des meilleurs gisements au monde, se trouve en Russie Orientale, dans les skarns de Dal’negorsk, dans la mine Vercheny, on y trouve des cristaux complexes d'une qualité exceptionnelle qui peuvent atteindre 20 centimètres. La Chine est un pays producteur fantastique de spécimens de calcite, parfois dans des dimensions métriques et plurimétriques. Dans les trapps du Deccan, en Inde de gros rhomboèdres de bonne qualité associés aux zéolithes. Au Maroc, dans le district de Bou Azer on trouve des calcites cobaltifères, cobaltocalcite, d'une belle couleur rose. Ces mêmes cobaltocalcites sont présentes dans la mine Mashamba West à Kolwezi, dans la province du Shaba, en république démocratique du Congo, qui offre elle aussi de magnifiques scalénoèdres roses associés à la malachite. En Europe, en Belgique. le gisement de Mont sur Marchienne offre de très beaux cristaux de couleur miel. Citons aussi, les éclatants cristaux pluri-centimétriques incolores de la mine de fer d’Egremont en Angleterre ? En Laponie suédoise. Citons Les scalénoèdres oranges gemmes maclés en aile de papillon de la mine de fer dans les skarns de Malberger en Laponie suédoise. Les gisements français sont plus timides. Notons que même. Les magnifiques calcites dîtes « diamant », que l'on trouve dans la région du gave de Pau. Les sites de Liré et Châteaupanne, dans le Maine-et-Loire. Les calcites miel d'Anduze sur dolomite rose. Pour plus d'informations, je vous invite à lire. Le guide des passionnés Minéraux par Julien Lebocey de la page 212. À la page 218. CALCITE Calcite sur Fluorite, mine d'Elmwood, Carthage, comté de Tennessee, Tennessee, Etats-Unis. Calcite miel sous UV long, 365 nm , Carrière de la Sambre, Landelies, Montigny-le-Tilleul, Hainaut, Wallonie, Belgique. Calcite, Daye Co., préfecture de Huangshi, province de Hubei, Chine. Périmorphose de malachite sur calcite,Mine de Mutoshi (Ruwé), district de Kolwezi, Lualaba, RD Congo. Calcite multicolore, carrière de Cabeça da Chã, Alcobertas, Rio Maior, Santarém, Portugal. Mangano calcite scalénoédrique sur schiste vert, région de Zacatecas probable, Mexique. Calcite, mine San Giovanni, Punta della Torre, Iglesias, Sud Sardaigne, Italie. Calcite, mine San Giovanni, Iglesias, Sud Sardaigne, Italie. Macle de calcite claire, mine Verchniy, Dal'negorsk, kraï du Primorié, Russie. Calcite, Dompierre sur Helpes, Nord, France. Macle de calcite orange, Elmwood Mine, Carthage, Central Tennessee, Smith Co., Tennessee, USA. Calcite sur chlorite et quartz, Irai, Rio Grande do Sul, Brésil. Calcite verte, Compté de Gabriel, Utah - États Unis. Cobaltocalcite, Mine d’Aghbar, Aghbar, district minier de Bou Azzer, région de Drâa-Tafila, Maroc. Calcite verte sur Réalgar, mine Jiepaiyu, Shimen Huangchang, Shimen Co., Changde, Hunan, Chine. Calcite Var. Spath d'Islande, Beams Quarry, Flowery Gully, district de Beaconsfield, municipalité de West Tamar, Tasmanie, Australie. Calcite sur Malachite fibreuse, Tsumeb, Namibie. Calcite sur fleurs de quartz améthysé plus hématoïde et chlorite, Iraí, Rio Grande do Sul, Brésil. Deux générations de calcites maclées parfaitement axées, District minier de Santa Eulalia, municipalité d’Aquiles Serdán, Chihuahua, Mexique. Calcite sur chlorite, Irai, Rio Grande do Sul, Brésil. Calcite miel dans coquille fossile, Rucks pit, Fort Drum, USA. Calcite recouverte partiellement de chrysocolle bleu ciel, avec malachite sur goethite, mine Mashamba West, district minier de Kolwezi, Lualaba, R.D.Congo. Calcite dite Diamant, Gave de Pau, Pyrénées - Atlantiques, France. Calcite Papier Spath, Combe de la Selle, Saint-Christophe-en-Oisans, Oisans, Isère, France. Calcite jaune, mine de Xia Yang, Yongchun Co., Quanzhou, Fujian, Chine. Clic pour agrandir...
- Mimétite | mineralogie.club | JJ Chevallier
MIMETITE "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! MUSÉE "Minéralogie Passion" Pb₅(AsO₄)₃Cl Textes Nathalie Bertrand et JJ Chevallier La Mimétite est un chloroarséniate de plomb, de formule chimique Pb₅(AsO₄)₃Cl du groupe des Apatites formées par l'oxydation de la galène et de l'arsénopyrite. Elle appartient aux Groupes des Apatite > Supergroupe des Apatite. Histoire et étymologie Les premières traces de ce minéral remontent au 2e siècle av. J.-C., et plus précisément dans l’hypogée des « Trois frères » à Palmyre, en Syrie. Cette nécropole renommée abrite plusieurs fresques. En 2014, une équipe de chercheurs a révélé qu’un pigment jaune vif présent sur ces peintures était composé de Mimétite. À ce jour, aucune autre application de ce minéral n’avait été documentée. Le chimiste suédois Johan Gottschalk Wallerius a officiellement découvert et décrit pour la première fois la Mimétite en 1748 sous le nom de « Plumbum arsenico mineralisatum », qui signifie en latin « plomb minéralisé avec de l’arsenic », en se basant sur des échantillons provenant de Saxe, en Allemagne. 1787 et 1789, deux chimistes français, Joseph-Louis Proust et Antoine-François Fourcroy, ont partagé leurs découvertes concernant un minéral qu’ils ont désigné sous l’appellation de « plomb vert arsenical ». 1794, le chimiste germano-polonais Johann Georg Lenz lui donne le nom d’ « Arsenikalisches Bleyerz ». Qui, en allemand, se traduit littéralement par « minerai de plomb et d’arsenic ». 1832, l’éminent spécialiste des roches et des minéraux, François Sulpice Beudant, lui a donné une nouvelle appellation tirée du mot grec « mïmitís », qui veut dire « imitateur ». Il l’a fait en raison de sa remarquable similitude avec un autre minéral la pyromorphite. Ce nom, adapté à chaque langue, est finalement devenu celui que nous utilisons encore aujourd’hui. Topo type Mine d'amitié fidèle, Johanngeorgenstadt, Erzgebirgskreis, Saxe, Allemagne. Conditions de formation La Mimétite est un minéral secondaire présent dans les zones oxydées des gisements de plomb où elle est relativement courante. Elle est également présente dans d'autres contextes où le plomb et l'arsenic sont présents ensemble. Cristallographie Elle appartient avec la Pyromorphite, la Vanadinite et bien d'autres espèces hexagonales ou pseudo-hexagonales au groupe de l'Apatite. Elle se présente généralement sous forme de petits prismes hexagonaux, trapus, voire en tablettes hexagonales. Elle forme parfois des cristaux courbes à sphériques : un faciès connu sous le nom de "Campylite". Plus rarement, on la rencontre en forme de fibres jaunes "la Prixite". On la rencontre aussi parfois sous forme aciculaire. La Mimétite est toutefois plus rare que son équivalent phosphaté, la pyromorphite. Les deux minéraux peuvent adopter exactement le même habitus et la même couleur. Sa couleur est assez variable, allant du jaune pâle au brun jaunâtre, au jaune orangé, au rouge orangé, au brunâtre, au verdâtre, au blanc et à l'incolore. Particularité : isomorphe avec la Pyromorphite et la Vanadinite et polymorphe avec la Mimétite-M et la Mimétite -2M. Critères de détermination Sans une détermination chimique, il est impossible de distinguer la Mimétite de la pyromorphite. Au chalumeau, elle fond en globule en dégageant des vapeurs arsenicales d'odeur alliacée. Soluble dans l'acide nitrique (HNO3 et l'hydroxyde de potassium (KOH). Chauffée dans un tube fermé, elle donne un sublimé blanc de chlorure de plomb. Utilisation Industriellement, la Mimétite est utilisée comme un minerai mineur du plomb. Néanmoins, elle est principalement utilisée comme pierre de collection. De magnifiques formes de prismes ont été trouvées à Johanngeorgenstadt en Saxe (Allemagne) et à Gwennap, dans les Cornouailles (Royaume-Uni). Bien que la Mimétite ait aussi été trouvée dans des formes prismatiques, elle n'est pas utilisée comme une gemme à cause de sa faible dureté. Cependant, son utilisation la plus importante est la recherche. Les scientifiques ont utilisé la Mimétite naturelle et synthétique pour étudier comment éliminer la contamination par l'arsenic et comment certains champignons transforment les minéraux. Ces dernières recherches pourraient donner des indications sur la stabilisation des métaux, la biorécupération et la bioremédiatio n. Minéraux associés Quelques-uns des minéraux associés à la Mimétite sont : la Calcite, la Pyromorphite, la Vanadinite, la Wulfénite, la Fluorite, la Smithsonite, le Quartz, la Cérusite, la Baryte, la Malachite... Macles Pauvre/Indistinct ; En traces sur {10 1 1}. Il a été rapporté (???) une macle très rare {11-22}. Synonymes Arsénate de plomb, Gorlandite, Mimetène, Mimété esthésie, Mimtésite, Petterdite (de W.H. Twelvetree), Or de plomb vert (en partie), Polychrome (en partie) Types de Mimétite Les variétés de Mimétite sont séparées par impuretés et par apparence. Les impuretés possibles de la Mimétite sont le calcium (Ca), le chrome (Cr), le fluor (F), le phosphore (P) et le vanadium (Va). Les variétés basées sur les impuretés sont : Mimétite calcifère : Calcium se substituant au plomb ; également appelé « nuissiérite », pour l’origine de sa découverte dans la mine de plomb de la Nuisière en France. Mimétite vanadifère : contenant du vanadium (Va) mais pas à dominance de vanadium comme la Vanadinite Mimétite chromifère : contenant beaucoup de chrome (Cr), qui avait été appellée Bellite, découverte dans la Magnet Mine en Tasmanie, Australie. Bellite Une autre variété est la Mimétite contenant du chrome, mais elle est surtout synonyme de Bellite. 1904 - Le scientifique tasmanien William Frederick Petterd a été le premier à signaler la présence de Bellite en, en lui donnant le nom du prospecteur minier tasmanien William Robert Bell. Le minéralogiste américain Charles Palache, avec d’autres, a noté en 1951 que la Bellite était « identique ou proche de la Mimétite ». La Bellite est un minéral rouge pourpre, jaune ou orange dont la formule est Pb 5 (AsO 4 ,CrO 4 ,SiO 4 ) 3 Cl. On pense qu'il s'agit, peut-être, d'un mélange de Quartz , de Mimétite et de Crocoïte ; d'autres pensent qu'il contient un rapport de 10:1 entre la Cérusite et la Crocoïte. 1980 - Le minéralogiste américain Sid Williams et le minéralogiste français Fabien P. Cesbron ont fabriqué une Mimétite synthétique à dominante de chrome, la baptisant « Bellite ». En 1993, l’IMA (l’Association minéralogique internationale) a discrédité le nom de minéral « Bellite », la déclarant simple variété chromifère . Campylite La Campylite est une variété de Mimétite (ou parfois de pyromorphite) caractérisée par ses cristaux en forme de tonneau. Le nom vient du terme grec kampylos, qui signifie « courbé », en référence à la forme en tonneau des cristaux. La majorité des Campylites proviennent de France et d'Angleterre. Prixite 1849 - Le minéralogiste français Alexandre Félix G.A. Leymerie a découvert la Prixite, pour la première fois en France. 1993, le minéralogiste Andrew M. Clark a identifié que la prixite était probablement une variété de Mimétite. La Prixite est un arséniate de plomb hydraté provenant de France qui est une variété de Mimétite. Petterdite 1900 Le nom Petterdite est utilisé pour la première fois par William Harper Twelvetrees ((1848–1919)), géologue royal du gouvernement de Tasmanie en l’honneur de William Frederick Petterd, scientifique Australien géologue de la Tasmanie. Thewetree l’analyse et la décrit. « Cette combinaison chimique, apparemment absolument nouvelle, se présente sous forme de groupes de cristaux attachés dans une gangue de Quartz contenant des pyrites disséminées, sous forme de plaques hexagonales assez minces, qui sont généralement de taille minuscule (environ 5 millimètres de diamètre), mais atteignent parfois 9 mm de diamètre et, plus rarement encore, une taille plus grande. Les macles ne sont pas rares, attachées et implantées de manière irrégulière les unes sur les autres et sur la matrice. » Elle a été discréditée en 1993 après que les minéralogistes Ernest Henry Nickel et Greg J. Hitchen ont analysé certains des spécimens de Petterdite et ont signalé qu'il s'agissait de Mimétite à forte teneur en chrome. Mimétite à bandes colorées à confirmer Une variété de Mimétite, non encore identifiée, récemment utilisée par les lapidaires, est opaque avec des bandes de couleur. Le matériau ressemble à la Cassitérite « bois-étain » et à la Schalenblendesphalérite. Elle pourrait provenir de Bolivie. La Mimétite dans le monde : (Liste non exhaustive) En Namibie : la mine de Tsumeb est réputée pour avoir livré d'extraordinaires spécimens en cristaux prismatiques hexagonaux de couleur jaune, parfois gemmes, parfois striés perpendiculairement à l'allongement et terminés par une bipyramide hexagonale. Les cristaux sont centimétriques à pluricentimétriques. Elle y est parfois pseudomorphosée en Bayldonite verte ou peut former des pseudomorphoses de cristaux de Cérusite. En Australie : de bons cristaux de couleur jaune à marron en prismes trapus nets plurimillimétriques proviennent de Broken Hill. C’est principalement à la mine de Mont Bonnie, dans les Territoire du Nord, et à la mine Elura, en Nouvelle-Galles-du-Sud, que l’on trouve des cristaux centimétriques jaune-beige, ainsi que des spécimens prismatiques trapus verts, jusqu’à 2,5 cm. Au Mexique : la mine de San Pedro Corralitos dans l'Etat de Chihuahua, où on trouve de très bons spécimens en agrégats botryoïdaux à sphériques d'une belle couleur jaune sur limonite. En Thaïlande : c'est en 1998 que sont apparues sur le marché de jolies cristallisations "gemme" de couleur jaune en prismes hexagonaux dans la localité de Hat Yai. Les cristaux atteignent 2 cm et sont disposés sur une matrice couverte d'oxydes de manganèse produisant un joli contraste. En Chine : la première découverte a été réalisée en 2002 et des spécimens de classe mondiale sont apparus au salon de Tucson en 2003. Ils proviennent de la mine de plomb-zinc de Pingtouling dans la province de Guangdong qui a livré une série de poches fournissant des cristaux en prismes trapus jaune orange jusqu'à + 1 cm (rappelant la morphologie de certaines Vanadinite marocaines). Certains cristaux sont polysynthétiques et squelettiques. Cependant, aucune autre découverte majeure n'a été faite dans cette mine, hormis de bons échantillons de Scorodites. En Iran : en 2015, dans la mine de Goud (district de Chupnan) de magnifiques spécimens en forme de tablettes hexagonales de 5 à 7 mm de couleur jaune-orange sur Calcite, évoquant la Vanadinite ont été révélés. En Angleterre : la "Campylite" est un classique de la mine historique de Dry Hill dans le Caldbeck Fells en Cumbria. On y trouve généralement de couleur brun jaune à marron et parfois rougeâtre, et plus rarement vert. Les spécimens y sont très prisés des collectionneurs. En Allemagne : l'ancienne localité de Johanngeorgenstadt, dans l'Erzgebirge (Saxe), a donné de bons prismes jaunes, trapus centimétriques évoquant les échantillons du Mont Bonnie (Australie). Ces récentes analyses auraient montré qu'il s'agit de Mimétite-M. Au Portugal : Chãs Mines Aux Etats-Unis : plusieurs localités dont : La Mine Mammoth – Saint Anthony – District minier de Mammoth – Comté de Pinal et Rowley Mine – Comté de Maricopa en Arizona, Le champ de Granby – Comté de Newton dans le Missouri, La Mine de Cleveland – District des mines de Springdale – Comté de Stevens – Washington , En France (Liste non exhaustive) Dans le Var : la mine de Cap Garonne a révélé les meilleures Mimétite françaises où elle était courante en placages de cristaux prismatiques hexagonaux millimétriques associés à la Duftite, la Carminite et la Cérusite. Certains cristaux ont pu atteindre 1 cm. Généralement les cristaux sont jaunes. Dans le Rhône : le célèbre gisement de Lantigné a révélé des cristaux bleutés en association avec la Wulfénite, la barytine et la fluorite. Les prismes atteignent 7 mm? Ce gisement montre la présence d'un rare dimorphe monoclinique : la Mimétite-M. Dans le Puy-de-Dôme : un pôle intermédiaire entre Mimétite et Pyromorphite a récemment été redécouvert par de jeunes prospecteurs dans l'ancienne mine des Rosiers sur la montagne de Vaudière, près de Pontgibaud. Elle se présente en agrégats réniformes et en cristaux d'habitus "Campylite" d'une belle couleur jaune-vert. Dans la Saône-et-Loire : de très bons spécimens de "prixite" proviennent de la mine des Molérats à Saint Prix (Morvan sud), associés avec la Cérusite et plus rarement avec la Wulfénite, sur le Quartz ou la Fluorite violette. En Dordogne : la "Prixite" y est également connue dans le filon du Cantonnier à Nontron associée à la Crocoïte. Galerie de photos Clic pour agrandir... SOURCES Internet Géowiki https://mindat.org Wikipédia https://webmineral.com https://smorf.nl University of Tasmania https://eprints.utas.edu.au/ Littérature Minéralogie, le guide des passionnés Julien Lebocey.
- geologie|tsunami en atlantique|mineralogie.club|NOAA|USGS|JJ Chevallier
Proche voisin de l'océan Atlantique durant l'été, on m'a plusieurs fois posé la question du risque d'un tsunami sur notre belle " Cote sauvage ". Séisme, glissement de terrain sous-marin, météorite, tels sont les causes des tsunamis... TSUNAMI DANS L'OCEAN ATLANTIQUE Page réalisée en collaboration avec : NOAA National Oceanic and Atmospheric Administration , US Departmen of Commerce. USGS United States Geological Survey. Traduction et rédaction JJ Chevallier Proche voisin de l'océan Atlantique durant l'été, l'on m'a plusieurs fois posé la question du risque d'un tsunami sur notre " Cote sauvage ". Avant de répondre à cette interrogation il est bon de répondre à une question ... Qu’est-ce qu’un tsunami ? Un tsunami est une grosse vague océanique causée par un mouvement soudain sur le fond de l’océan qui pourrait être un séisme sous-marin (tremblement de terre), une puissante éruption volcanique, ou un glissement de terrain sous-marin. L’impact d’une grosse météorite peut également provoquer un tsunami. Les tsunamis traversent les océans à grande vitesse et s’élèvent en hautes vagues mortelles dans les eaux peu profondes d’un rivage. Zones de subduction Les zones de subduction sont des lieux potentiels de tsunami. Dans la majorité les tsunamis sont provoqués par des séismes sous-marins dans une zone de subduction, une zone où une plaque océanique est forcée vers le bas dans le manteau par les forces tectoniques des plaques. La friction entre la plaque subductrice et la plaque dominante est énorme. Cette friction perturbe le taux lent et régulier de subduction et parfois il y a un blocage, donc une accumulation d’énergie sismique. Comme la plaque coincée continue de descendre dans le manteau, le mouvement provoque une lente distorsion de la plaque dominante. Le résultat est une accumulation d’énergie très similaire à l’énergie stockée dans un ressort comprimé. L’énergie peut s’accumuler dans la plaque dominante sur une longue période de temps - des décennies, voire des siècles, jusqu’à ce qu’elle dépasse les forces de frottement entre les deux plaques bloquées. Lorsque cela se produit, la détente provoque une onde de choc. Ce mouvement soudain provoque une énorme poussée dans l’océan générant une vaque à la surface qui va s’amplifier lorsque les fonds remontent vers le rivage continental. Le train de vague se déplace très rapidement à travers l’océan sur des milliers de kilomètre créant des vagues puissante sur tous les rivages qu’il rencontre. Train de vagues de tsunami Énormément de gens font l’erreur de croire qu’il n’y qu’une seule vague, le tsunami est composé de multiples vagues qui peuvent fusionner pour s’amplifier au hasard du profil des rivages qu’elles rencontrent. Lors de nombreux tsunamis, le littoral est pilonné par de puissantes vagues répétées. Le graphique sur cette image est un enregistrement de jauge de marée à Onagawa, au Japon, environ 22 heures après le tremblement de terre au Chili en 1960. Le temps est tracé le long de l’axe horizontal et le niveau de l’eau est tracé sur l’axe vertical. On y voit le mouvement normal du niveau généré par les marées en début d’enregistrement. Ensuite, sont enregistrées quelques vagues un peu plus grandes que la normale suivies de plusieurs vagues beaucoup plus grandes. La dernière enregistré a causé la destruction de l’appareil avant d’atteindre 6 mètres. Onagara est au fond d’une baie profonde et étroite, alors que des iles, située à des kilomètre avant son littoral sur le passage du tsunami, qui n’avaient subie que des vagues de moins de 2 mètres, la configuration de la cote de cette baie à entrainé la fusion de vagues qui ont conjugué leur puissance pour atteindre plus de 5,5 mètres. Alors dans l’océan Atlantique ? Tsunamis dans l’océan Atlantique : rares mais possibles . . . Un tsunami dans l’océan Atlantique est un événement rare. La raison de cette faible occurrence de tsunamis est l’absence de zones de subduction. Bien que l’occurrence des tsunamis dans l’Atlantique soit faible, la menace devrait être prise au sérieux parce que des millions de personnes vivent dans des zones peu élevées sur le littoral autour du bassin atlantique. Les cartes de temps de déplacement ci-dessous montrent qu’une fois qu’un tsunami est généré, le temps de réponse pour l’évacuation massive peut être dangereusement court. Les zones de subduction du bassin Atlantique Les seules zones de subduction du bassin atlantique se trouvent le long de la lisière est de la plaque des Caraïbes et du bord est de la plaque Scotia dans l’Atlantique Sud. Ces zones de subduction sont petites, elles ne sont pas exceptionnellement actives, ce qui explique la faible incidence des tsunamis générés par les tremblements de terre. TSUNAMIS en ATLANTIQUE Lisbonne, Portugal - 1755 Le tsunami le plus connu de l’océan Atlantique frappa Lisbonne, au Portugal, le 1er novembre 1755. Il a été causé par un tremblement de terre de magnitude 8,6 sous le plancher de l’Atlantique à environ 100 miles au large. Ce tremblement de terre et le tsunami qui y a été associé ont détruit la majeure partie de la ville de Lisbonne. Des vagues jusqu’à 12 mètres de haut ont frappé les côtes de l’Espagne et du Portugal quelques minutes après ce tremblement de terre. Plus de neuf heures plus tard, des vagues de sept mètres de hauteur sont arrivées dans les Caraïbes et ont causé d’importants dégâts. Le tremblement de terre et le tsunami ont tué entre 60 000 et 100 000 personnes. Ce tremblement de Terre a causé des dommages au nord de Grenade, en Espagne. Le tremblement de terre a provoqué un tsunami qui a touché les côtes du Portugal, de l’Espagne, de l’Afrique du Nord et des Caraïbes. Le tsunami a atteint Lisbonne environ 20 minutes après le premier choc destructeur. Le tsunami s’est élevé à environ 6 mètres à de nombreux points le long de la côte du Portugal et a atteint 12 mètres à certains endroits. Il a également touché la côte marocaine où les rues de Safi ont été inondées. Le tsunami a atteint Antigua environ 9h30 heures après le séisme. Des vagues ultérieures, d’une hauteur déferlante estimée à 7 mètres, ont été observées à Saba, aux Pays-Bas, aux Antilles. Entre 60 000 et 100 000 personnes ont péri. Carte et légende par NOAA Porto Rico, 11 octobre 1918 Un tremblement de terre de magnitude 7,3 Mw le 11 octobre 1918, dans le passage Mona, à l’ouest de Porto Rico, a été causé par le déplacement de quatre segments le long d’une faille normale, orientée N-S dans le canyon de Mona. Le tremblement de terre a généré un tsunami avec des hauteurs de vagues atteignant 6 mètres, causant d’importants dommages le long des côtes ouest et nord de Porto Rico. Le tremblement de terre et le tsunami ont causé 29 millions de dollars de dégâts, 116 personnes ont été tuées et 100 ont été portées disparues. Carte et légende par NOAA. Glissements de terrain sous-marins Les glissements de terrain sous-marins ont provoqué des tsunamis dans l’océan Atlantique. Le 18 novembre 1929, un tremblement de terre à la lisière sud des Grands Bancs, au sud de Terre-Neuve, déclenchait un important glissement de terrain sous-marin qui a provoqué un tsunami. Ce tsunami a été enregistré tout au long de la côte est des États-Unis et dans les Caraïbes. Au moins 28 personnes ont été tuées à Terre-Neuve. Le 18 novembre 1929, un tremblement de terre de magnitude 7,4 Mw s’est produit à 250 km au sud de Terre-Neuve, le long de la bordure sud des Grands Bancs, au Canada. Le tremblement de terre a été ressenti aussi loin que New York et Montréal. Il a déclenché une importante chute sous-marine qui a rompu 12 câbles transatlantiques en plusieurs endroits et a généré un tsunami. Le tsunami a été enregistré le long de la côte est du Canada et des États-Unis, plus loin au sud que la Martinique dans les Caraïbes, et de l’autre côté de l’océan Atlantique au Portugal. Le tsunami a causé des dommages estimés à un million de dollars et 28 décès à Terre-Neuve, au Canada. Carte et légende par NOAA. Le risque du volcan Cumbre Vieja ? Certains chercheurs croient qu’un important glissement de terrain dans les îles Canaries pourrait générer un tsunami avec un impact à l’échelle du bassin. Les failles du côté sud-ouest de l’île de La Palma associées au volcan Cumbre Vieja pourraient être la surface du détachement d’un méga-glissement de terrain (voir l’image satellite ci-dessous). L’idée que ce type de glissement de terrain dans les îles Canaries pourrait produire une grande vague avec un impact local n’est pas contestée. Toutefois, un nombre beaucoup plus important de chercheurs croient que l’impact à l’échelle du bassin est un « scénario extrême fondé sur une combinaison très improbable d’événements qui n’ont pas de précédent ». NOAA Tsunami Program Le Programme des tsunamis de la NOAA est un partenariat fédéral et national voué à sauver des vies et à protéger les biens avant, pendant et après l’impact du tsunami grâce à la recherche appliquée, à la détection, aux prévisions, aux archives, à l’atténuation et à la coordination internationale. Le Service météorologique national de la NOAA agit à titre d’administrateur du programme et appuie le réseau mondial DART®, du réseaux de stations sismiques et de détecteurs côtiers et d’inondation, d’activités visant à améliorer les prévisions, la gestion des données, l’évaluation internationale des dangers et du Programme national d’atténuation des risques de tsunami. Pris dans leur ensemble, ces composantes individuelles du Programme constituent une série d’efforts et de capacités de planification et de rétablissement de bout en bout, de prévision à la communauté, afin d’atténuer l’impact des vagues de tsunami le long des côtes américaines. Pour plus d’informations actuelles sur les tsunamis : Visitez le système d’alerte aux tsunamis des États-Unis Voir aussi Natural Hazards Viewer (noaa.gov) Impact de météorite dans l'océan ... Un géocroiseur de plusieurs centaines de mètres qui tomberait dans l'océan provoquerait un tsunami, accompagné d'une brûlante onde choc. Ce cataclisme aurait des conséquence bien pire que cles évoquées ci-dessus. Voici un tout petit exemple récent, 18 décembre 2018, un gros cailloux d'une dizaine de mètres'est désintégré après avoir pénétré dans l'atmosphère au dessus de la mer de Béring. Par Aline Gérard dans le Parisien, 20 mars 2019 à 18h50 Une boule de feu, chutant au-dessus des nuages… Trois mois après, c'est l'unique trace qu'il reste de la météorite fantôme qui a foncé sur la Terre, le 18 décembre dernier . Ce jour-là, à 11h48, un gros rocher s'est désintégré à 25,6 km au-dessus de la mer de Béring, au large de la Russie. Sans la violence de l'explosion enregistrée par des satellites militaires – 173 kilotonnes, soit plus de 10 fois la puissance de la bombe atomique d'Hiroshima –, on n'en aurait rien su. Car ce visiteur-là, comme dans le sud de l'Oural en 2013, personne ne l'a vu venir. Pas même la Nasa, l'agence spatiale américaine ! Et il a fallu trois mois pour dénicher une preuve de son odyssée. «Un Hiroshima au-dessus de nos têtes chaque année» « Ce n'est ni inhabituel ni étonnant, puisque à l'heure actuelle, on ne surveille que les gros corps spatiaux, ceux de plus 140 m de diamètre, pas les petits de 10 m », explique l'astrophysicien Patrick Michel (CNRS). Faut-il s'en inquiéter ? « Tous les ans, on le sait, l'équivalent de la bombe larguée sur Hiroshima explose au-dessus de nos têtes, c'est ce qu'ont montré des relevés faits entre 1975 et 1995, précise ce spécialiste des astéroïdes. C'est un risque avec lequel il faut vivre… » Est-il élevé ? Et que se passerait-il s'il touchait une zone habitée ? « La Terre est recouverte à 70,7 % d'eau, cela nous protège, rassure-t-il. Il y a bien plus de risque que se produise un tremblement de terre ou un tsunami touchant une zone habitée qu'une chute de météorite. Mais forcément, un jour, cela va arriver et ce sera une catastrophe. Raison de plus pour s'en préoccuper. » Voir aussi les pages de la rubrique Météorites sur ce site ...
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- Musées | mineralogie.club
LES MUSÉES QUE NOUS AVONS VISITÉS . . . FRANCE ... LES VOISINS POUR COMMENCER ... LE MUSÉE DE LA FERME DE L'ORME Une visite à ne pas manquer en Loire-Atlantique. Le musée de la ferme de l'Orme vous fera découvrir des trésors de la minéralogie en particulier des minéraux français. Situé dans la reconstitution d'une galerie de mine du XIXè siècle vous y retrouverez les conditions de travail des mineurs. es lettres fines, qui a un bon rendu sur de nombreux sites. Pour en savoir plus... Collections des Sciences de la Terre et de l'Univers... Constituées depuis le XIXè siècle, les collections des Sciences de la Terre et de l'Univers regroupent les minéraux, roches et fossiles. " Quant au Muséum, ce n'est point, comme beaucoup de personnes peuvent le croire, un recueil de curiosités sans autre but que d'amuser quelques oisifs. Il contient des collections d'un intérêt réel et d'une haute valeur scientifique. Ce qui donne surtout à un musée son importance, ce sont les collections typiques, c'est à dire celles qui ont servi de base à un écrit et qui contiennent les objets à l'appui des faits avancés par l'auteur. Ces collections sont à l'histoire naturelle ce que sont les archives pour l'histoire des peuples. Or, notre musée, grâce à son existence déjà plus que demi-séculaire, en possède un certain nombre." Louis Bureau, conservateur au Muséum de Nantes de 1882 à 1919 La collection de météorites et d'impactites, l'une des plus riches de France, illustre nos connaissances sur l'Univers. Un Conseil !!! Si vous allez au Puy du Fou, arrêtez-vous à Mortagne sur Sèvre pour visiter ce bijou où vous découvrirez les faces cachées du monde minéral. Et même, si vous n'allez pas au Puy du Fou... Allez quand même visiter ce splendide musée hautement pédagogique ! Voir le reportage vidéo EN ALSACE ... PLUS QU'UN MUSEE . . . LE PARC MINIER TELLURE A SAINTE MARIE AUX MINES Tellure Mine d'Argent HISTOIRE ET TRADITION TECHNIQUE ET INDUSTRIE SAINTE-MARIE-AUX-MINES Le Parc Touristique Tellure se veut d'offrir une vision contemporaine, ludique et interactive de l'épopée minière du filon d'argent dans la Vallée de Sainte-Marie-aux-Mines. Un parcours de 800 m² d'espaces muséographiques avec un cinéma panoramique et un théâtre optique avec des scènes reconstituées vous font revivre une journée ordinaire d'un mineur du 16è siècle. Votre plongée dans le passé se clôturera par une visite guidée de la mine d'argent St-Jean Engelsbourg. Casques et cirés fournis, prévoir pull chaud et chaussures de type fermées (type basket). Les Parisiens M N H M - PARIS DANS LES ALPES DANS LE MONDE... L'Unique et merveilleux Libanais . . . Voir mon reportage... Voir mon reportage... A LONDRES . . . Mon avis sur TripAdvisor : En tant que minéralogistes nous ne pouvons que nous émerveiller de la diversité des espèces minérales présentées. Je pense que plus de 80% des espèces connues y sont présentes parfois par de très nombreux échantillons dont des cristallisations rares. A voir absolument si vous êtes passionné de minéralogie ! Visité durant 5 heures un après-midi de Mars 2017. Pour mes archives, j'y ai fait des centaines de photos, à la volé à travers les vitrines, d'espèces rares et de cristallisations, malheureusement je n'ai pas pu tout photographier, toutes mes cartes mémoires étant pleines. A mon prochain passage à Londres, une ville que j'ai adorée, je ne manquerai pas d'y passer la journée. BIENTÔT les Américains et les autres . . .
- Chémeré | mineralogie.club | Y Lulzac - JJ Chevallier
Etain armoricain, le district minier de Chémeré. L'ETAIN ARMORICAIN Par Yves LULZAC, ancien géologue minier du BRGM Article paru dans Mines & Carrières N° 196 - octobre - 2012 (Hors série) avec l'aimable autorisation de l'auteur PROVINCE SUD ARMORICAINE Retour au sommaire DISTRICT DE CHEMERE Il est défini par une vingtaine d’indices alluvionnaires qui s’alignent, sur une distance d’environ 15 km suivant une direction armoricaine, de part et d’autre du bourg de Chémeré (Loire Atlantique). Les concentrations en " lit vif ", ne dépassant que rarement les 100 g/m³, n’ont pas justifié de recherches plus approfondies dans les alluvions sous-jacentes. La majorité des grains de cassitérite examinés sur ce district présente un façonnage de type marin excluant la proximité de tout gîte primaire. Cependant, dans le vallon situé en aval du village de la Cour des Landes, sur la commune de Saint-Hilaire-de-Chaléon, l’on trouve une forte proportion de cassitérite en grains anguleux et hétérogènes dont la source est sûrement très proche. On ne connaît pas la nature de cette dernière sinon qu’elle se situerait dans un contexte de granite gneissique semblable à celui de la zone de Quimperlé. Since 24-09-2021 Retour au sommaire
- minéraogie|densité|Jean Jacques Chevallier
LA DENSITÉ DES MINÉRAUX Partager Très utile pour la détermination des minéraux, la densité d'un minéral, parfois encore appelée "poids spécifique du minéral", est le rapport qui existe entre le poids d'un certain volume d'un minéral et le poids d'un même volume d'eau à 3.98° C. Bien que sa mesure exacte demande l'emploi d'instrument de laboratoire, on parvient assez bien, avec un peu d'habitude, à l'apprécier en soupesant les minéraux. On distingue les minéraux légers de densité 1 à 2 (certains bitumes), moyennement lourds, de densité 2 à 4 (gypse, quartz), lourds, de densité 4 à 6 (sphalérite, barytine) et très lourds, de densité supérieur à 6 (galène, cassitérite). La plupart des minéraux ont une densité de 2 à 4. La densité est une constante physique qui caractérise un minéral donné. Beaucoup de minéraux ont une densité qui se situe autour de 2,7 gr/cm3, soit 2,7 fois plus lourd qu'un volume égal d'eau. Mais certains ont une densité relativement faible, comme la halite (sel gemme, chlorure de sodium) qui a une densité de 2,1 ; d'autres se situent à l'autre extrême, comme la galène (sulfure de plomb) avec une densité de 7,5 et l'or dont la densité est de 19,3. UN PETIT MONTAGE POUR CALCULER LA DENSITÉ D'UN MINÉRAL DOCUMENT ANNEXE : Le tableau Densité / Dureté du Pr. Lionel Robertson professeur de physique : Since 01-06-2021
- Historique de l'IR | mineralogie.club
HISTOIRE DE LA DECOUVERTE DE L'INDICE DE REFRACTION par JJ Chevallier - 01-2024 AVERTISSEMENT Ce qui suit est un bref résumé des différentes découvertes ayant abouti à la définition et l'utilisation de l'IR. J’invite celles et ceux qui souhaitent approfondir cet historique à lire les nombreux articles publiés sur le sujet. En faisant une recherche minutieuse sur Internet, vous pourrez en trouver des dizaines, particulièrement sur les sites où sont reproduites les publications des différents acteurs de cette longue aventure. Au IIe siècle, le célèbre astronome grec, Claude Ptolémée , a tenté de mettre en évidence une relation entre l’angle d’incidence et l’angle de réfraction de la lumière lorsqu’elle traverse différentes surfaces, telles que l’air, l’eau et le verre. Pour ce faire, il a établi des tableaux comparant ces deux angles. Bien qu’il ait constaté une certaine régularité dans ses résultats, il n’a pas réussi à exprimer cette tendance sous forme d’une équation mathématique précise. De plus, l’exactitude de sa méthode est sujette à caution, car elle repose sur des mesures approximatives. Claude Ptolémée Mathématicien, astronome, philosophe, Grec. 100 - 160 Abū Saʿd al‐ʿAlāʾ ibn Sahl , un savant du Xe siècle, s’est aussi intéressé au lien entre l’angle de réfraction et l’angle d’incidence, contribuant ainsi à l’élaboration de la loi de réfraction. Bien qu’il n’ait peut-être pas pleinement réalisé l’importance de sa découverte, il a utilisé comme caractéristique de l’opacité du milieu un rapport correspondant au rapport des sinus des angles des rayons lumineux, c’est-à-dire à l’indice de réfraction. Abu Ali al-Hasan ibn al-Hasan ibn al-Haytham , son contemporain, établit un lien entre la vitesse de la lumière et la concentration de la matière, sans toutefois proposer une équation ou une analyse détaillée de la réfraction Abū Saʿd al‐ʿAlāʾ ibn Sahl Mathématicien, Perse. 940 - 1000 Abu Ali al-Hasan ibn al-Hasan ibn al-Haytham. Mathématicien, philosophe, Egyptien. 965- 1040 En vérité, lorsque Erazmus Ciolek Witelo a transcrit et examiné les écrits d’Ibn Al-Haytham, il y a intégré un résumé des principes de l’angle de réfraction, de l’angle d’incidence et de l’angle de déviation, tant pour les surfaces verre-eau que pour celles du verre-air. Selon lui, ces données : suggèrent une croissance, avec « i » représentant l’angle d’incidence et « r », celui de réfraction. Bien qu’il y ait eu certaines conclusions, on a découvert que la représentation des tables de réfraction présentait une distorsion, qui contredisait davantage l’expérience que ne le faisaient les anciennes tables de Ptolémée. La première preuve écrite que le mathématicien et physicien polonais Witelo, connu pour son ouvrage « Perspectiva », se trouvait à Viterbe, où résidait temporairement la Cour papale, a été mise au jour. Cette découverte nous offre l’occasion de revoir toutes les interactions de Witelo avec la Curie romaine et d’en établir une chronologie révisée. L’étude prosopographique porte sur tous les érudits ayant étudié l’optique et résidant à la curie papale en 1277. Cette hypothèse récente, suggérant que Viterbe était au cœur de la diffusion des trois principales synthèses scientifiques optiques du 13e siècle, est ainsi corroborée. Erazmus Ciolek Witelo Moine, physicien, philosophe, Polonais. 1230 - 1275 En 1604, Kepler , s’inspirant des travaux d'Erazmus Ciolek Witelo dans son traité intitulé « Des choses oubliées dans Witelo », découvre une loi de réfraction qui, bien qu’elle émane de raisonnements plutôt obscur : s’avère être remarquablement précise. Cette constante, notée « k », dépend uniquement du milieu considéré, ce qui la rend, pour Kepler, une caractéristique intrinsèque des matériaux. Plus tard, on verra que cette constante correspond à l’indice de réfraction, un concept clé en optique. Kepler Astronome, mathématicien, philosophe, Polonais. 1571 - 1650 À propos de Thomas Harriot Avez-vous déjà cartographié des taches solaires ? Traduis une langue jusqu'alors inconnue ? Avez-vous inventé la notation mathématique utilisée par toutes les générations après vous ? Avez-vous anticipé la découverte des orbites elliptiques ? Si c'était le cas, le publieriez-vous ? Thomas Harriot a fait toutes ces choses, mais, curieusement, il les a gardées pour lui. Son entourage lui reprochait sa négligence à publier et l'encourageait à continuer : « une trop grande réserve vous a privé de ces gloires. » Mais eux-mêmes se demandaient quels secrets encore plus puissants pouvaient résider dans son « entrepôt » de connaissances. C’est grâce à l’élaboration et à la diffusion de la loi de la réfraction, une équation complexe, que l’indice de réfraction a finalement émergé comme concept clé dans l’étude de l’optique. Bien que la formule en sinus de la réfraction eût été découverte précocement, vers 1600, par Thomas Harriot, elle resta inconnue du public jusqu’à sa divulgation par Willebrord Snell van Royen, un mathématicien néerlandais, environ deux décennies plus tard. Thomas Harriot Astronome, mathématicien, Anglais. 1560 - 16521 1621, le mathématicien hollandais Willebrord Snell Van Royen redécouvrit la théorie d’Ibn Sahl, oubliée pendant des siècles. . Les controverses à propos de la loi de Snell Il n’est pas certain que Snell ait été le premier à énoncer la loi de la réfraction, car il ne l’a pas explicitement publiée sous ce nom (maintenant connue sous le nom de loi de Snell). Cette attribution s’explique en partie par l’influence de deux compatriotes, Vossius et Huygens qui souhaitaient contester la thèse française selon laquelle Descartes serait l’unique inventeur de cette théorie. On trouve effectivement les traces de l’intérêt de Snell pour l’optique à travers ses nombreuses annotations sur le traité d’optique d’un condisciple, comme lui, élève de Pierre de la Ramée, Friedrich Risner. Ainsi que par les expériences qu’il a mené en 1621, sur les miroirs convexes et cocaves. Un manuscrit la bibliothèque d’Amsterdam, que C. Deward lui attribu, que Snell voulait plublier juste avant sa mort, énonce cette loi sans la démontrer. Vossius et Golius en aillant connaissance c’est ce dernier qui l’a fait connaître à Huyghens. Plus tard, Huygens a mentionné les travaux de Snell ; dans ses propres travaux. De l’autre côté de la Manche on attribut cette loi au mathématicien Thomas Harriot en 1602. Willebrord Snell Van Royen Mathématicien, physicien Néerlandais. 1580 - 1626 En 1637, René Descartes a énoncé sa célèbre loi de la réfraction dans son ouvrage « La Dioptrique ». Descartes avait établi un lien en partant de présuppositions erronées sur la vitesse de la lumière. René Descartes Mathématicien, philosophe, Français. 1596 - 1650 En 1669 Rasmus Bartholin découvre la biréfringence du spath d'Islande en 16691. Ce minéral possède une biréfringence très forte qui permet des observations à l’œil nu, observations qu’il décrit dans son ouvrage Experimenta crystalli Islandici en 1670. Rasmus Bartholin Médecin, physicien, opticien, Danois. 1625 - 1698 En 1672, Isaac Newton émit l’hypothèse révolutionnaire que l’indice de réfraction est propre à chaque longueur d’onde, ce qui entraîne la dispersion des couleurs d’un faisceau de lumière blanche traversant un prisme. Isaac Newton Mathématicien, physicien, philosophe, astronome, Anglais. 1642 - 1727 Schéma de son expérience sur décomposition de la lumière par Isaac Newton. 1666 En 1678, Christiaan Huygens , fut le premier à démontrer la relation sur une base théorique solide ; Grâce aux recherches de Huygens, nous comprenons maintenant comment la calcite présente un phénomène de double réfraction, révélant ainsi sa biréfringence. Démontrant que, lorsqu’un rayon lumineux traverse ce cristal, il est réfracté de manière différente en fonction de sa polarisation. Contrairement aux travaux de Newton, axés principalement sur l’hypothèse corpusculaire (la théorie des particules) de la lumière, qui ne parvenaient pas à expliquer adéquatement pourquoi la vitesse de propagation variait d’une matière à l’autre. Christiaan Huygens Mathématicien, physicien, astronome, Néerlandais. 1629 - 1695 Pour conclure, c’est grâce aux recherches dans le domaine de l'optique médicale et de la lumière ondulatoire de Thomas Young , et dans le domaine de l'astronomie pour Joseph von Fraunhofer que l’on a pu clarifier la notion d’indice de réfraction. Thomas Young, Médecin, physicien, égyptologue, Anglais. 1773 - 1829 Joseph von Fraunhofer, Physicien, opticien, Bavarois. 1787 - 1826 N'oublions pas ceux qui ont démontré que la lumière est une onde électromagnétique... Augustin Fresnel a développé un modèle ondulatoire pour la lumière et James Clerk Maxwell et Hermann von Helmholtz démontrèrent le fait que la lumière est une onde électromagnétique, permettant ainsi de décrire les milieux et relier l'indice de réfraction aux propriétés de ces milieux, notamment grâce à la permittivité diélectrique. La permittivité diélectrique est une propriété physique qui mesure la réaction d’un matériau donné à un champ électrique appliqué. Cette propriété macroscopique joue un rôle crucial en électrostatique et en électrodynamique des milieux continus. Elle est impliquée dans divers domaines, y compris l’étude de la propagation des ondes électromagnétiques, notamment la lumière visible. On la trouve également en optique grâce à l’indice de réfraction. Les lois qui régissent la déviation et la réflexion de la lumière y sont appliquées. Augustin Fresnal, Physicien, Français. 1787 - 1827 James Clerk Maxwell, Physicien, mathématicien, Ecossais. 1831 - 1874 Hermann von Helmholtz, Physicien, Prussien. 1821 - 1894
- géologie|glossaire-volcans|caldeiras|JJ Chevallier
Ethymologie, définitions et description avec photos de caldeiras. Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Caldeira : [mot portugais, vient de l'espagnol caldera « chaudron »]. Cratère circulaire ou ovale de volcan géant (plurikilométrique) due à l'explosion puis à l'effondrement de la partie centrale, le réservoir magmatique sous-jacent étant à moitié vide s'effondre par gravité. Terme à ne pas utiliser pour les cratères d'explosion. Ce lac de caldeira s'est formé lors de l'éruption du Toba il y a 75000 ans. Une éruption ultra-plinienne d'une dizaine de jours, ayant émis plus de 3000 km3 de cendres sur une surface de 30 000 km2. La caldeira ainsi formée s'étend sur une distance de 100x30 Km. Sumatra Nord (Indonésie), Volcan Poas : caldeira active vue du nord. Un dôme de lave est visible en avant et à droite du lac rempli d'acide à 50°C. Costa Rica - Août 1995, Janine et Gérard Thomas. Caldeira Cuicocha, volcan Cotacachi, cordillière occidentale des Andes, Equateur. Photo Yvan Hohn. Le Lac de caldera Segara Anak dans le volcan Rinjani, île de Lombok, Indonésie. Photo, Thorsten Peters RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE
- La Réunion-géologie et volcans | mineralogie.club | par JJ Chevallier
L’île de La Réunion est l’un des systèmes volcaniques de point chaud, les mieux instrumentés au monde. Une sorte de “chalumeau” géant situé sous la croûte terrestre. Ce point chaud fait fondre les roches du manteau et produit du magma qui remonte jusqu’à la surface. Le Piton de la Fournaise, volcan-bouclier basaltique actif, offre un terrain d’étude privilégié pour l’analyse des processus magmatiques, des transferts de chaleur, de la déformation crustale et des mécanismes éruptifs effusifs. Partager LA RÉUNION sa Géologie son Volcanisme par JJ Chevallier Avant mon récent voyage à La Réunion, j’avais déjà consulté de nombreux documents sur son volcanisme et accumulé beaucoup de notes. Mais l’approche sur le terrain a profondément éveillé en moi une passion pour cet environnement fascinant, où la diversité des paysages est tout simplement extraordinaire. Dès mon retour, j’ai commencé à rédiger à partir de mes observations et de mes notes. J’ai ensuite complété mon travail en recherchant de la documentation sur Internet. La compilation n’a pas été simple : j’ai d’abord utilisé l’IA pour élaborer un plan rédactionnel, puis j’ai repris chaque paragraphe afin de proposer une lecture plus accessible et vulgarisée. En fin de document, vous trouverez également un texte à caractère plus scientifique, lui aussi construit à partir de mes notes mais approfondi avec l’aide de l’IA. L’île de La Réunion constitue l’un des systèmes volcaniques de point chaud, les mieux instrumentés au monde. Une sorte de “chalumeau” géant situé sous la croûte terrestre. Ce point chaud fait fondre les roches du manteau et produit du magma qui remonte jusqu’à la surface. Le Piton de la Fournaise, volcan-bouclier basaltique actif, offre un terrain d’étude privilégié pour l’analyse des processus magmatiques, des transferts de chaleur, de la déformation crustale et des mécanismes éruptifs effusifs. Cet article basé sur la lecture de nombreux articles propose une synthèse approfondie des connaissances actuelles sur la géodynamique du panache mantellique réunionnais, la structure interne de l’édifice, la géochimie des magmas, les dynamiques de réservoirs, les mécanismes de propagation des dykes et les avancées récentes en surveillance volcanologique. Abstract The island of Réunion is one of the best-instrumented volcanic hotspot systems in the world. It is a kind of giant “blowtorch” located beneath the Earth's crust. This hotspot melts the rocks in the mantle and produces magma that rises to the surface. Piton de la Fournaise, an active basaltic shield volcano, provides an ideal study site for analyzing magmatic processes, heat transfer, crustal deformation, and effusive eruption mechanisms. This article, based on a review of numerous articles, provides an in-depth summary of current knowledge on the geodynamics of the Réunion mantle plume, the internal structure of the edifice, the geochemistry of magmas, reservoir dynamics, dyke propagation mechanisms, and recent advances in volcanological monitoring. Contexte géodynamique : le point chaud de La Réunion L’Île de La Réunion est l’expression en surface d’un point chaud océanique (panache mantellique) responsable d’un volcanisme basaltique soutenu depuis le Plio‑Pléistocène. Dans le schéma classique, un panache chaud et peu dense s’élève depuis la limite noyau‑manteau, atteint la base de la lithosphère et induit la fusion partielle des péridotites, générant des basaltes de type océanique qui construisent des édifices boucliers. La position actuelle du point chaud sous La Réunion explique la jeunesse et l’activité du Piton de la Fournaise, ainsi que la séquence temporelle des édifices. Les ressources pédagogiques et académiques locales détaillent ce cadre géodynamique, reliant la morphologie spectaculaire (cirques, remparts, coulées) à cette alimentation profonde. Elles insistent sur la spécificité du volcanisme réunionnais au sein des Mascareignes, la place des séries pétrologiques (océanites vs. différenciées) et les mécanismes d’effondrement caldériques. Évolution et édification : trois édifices majeurs Le complexe volcanique de La Réunion est constitué par la juxtaposition de deux volcans principaux : le Piton des Neiges et le Piton de la Fournaise (Figure II-31). Des études géophysiques suggèrent l’existence d’un troisième édifice, ancien et très largement démantelé, situé à l’est du Piton de la Fournaise et appelé le volcan des Alizés (Malengreau et al., 1999) (Figure II-31). L’activité de ce volcan serait antérieure à celle du Piton de La Fournaise et partiellement contemporaine de celle du Piton des Neiges. 1. Piton des Neiges Le Piton des Neiges est le plus ancien volcan visible de l’île (émergé avant 2,17 Ma d’après les datations disponibles). Son activité est traditionnellement divisée en deux grands stades : une série basaltique (océanites) suivie d’une série différenciée Série différenciée : entre 350 et 12 ka, caractérisée par des laves plus évoluées (hawaiites, mugéarites, trachytes) ; et les épisodes d’instabilité gravitaire/explosivité tardive, alternances d’éruptions effusives et explosives, expliquent la genèse des cirques de Salazie, Mafate et Cilaos. 2. Volcan des Alizés À l’est, des travaux géophysiques et géologiques postulent l’existence d’un édifice ancien très démantelé, le volcan des Alizés, antérieur au Fournaise et en partie contemporain du Piton des Neiges. Il est largement masqué par l’activité plus récente. Cette entité aide à comprendre l’architecture plurielle de l’île : superposition d’édifices, interactions entre construction basaltique et érosion tropicale, et héritages structuraux. 3. Piton de la Fournaise Le Piton de la Fournaise est l’un des volcans les plus actifs au monde, avec une activité concentrée dans l’Enclos Fouqué (caldera ouverte à l’est). Les études de référence (pétrologie, géochimie, cartographie) détaillent la dynamique effusive dominante, les évents éruptifs, la stratigraphie des cendres (p. ex. membre de Bellecombe) et la structure du bouclier récent. [hal.science] , [123dok.net] Apparu vers 450 ka, il est l’un des volcans les plus actifs au monde. Son activité, essentiellement effusive, s’organise en deux grandes phases : Bouclier ancien (450–150 ka) : édification initiale centrée sur la Plaine des Sables, suivie de l’effondrement de la caldera de la Rivière des Remparts. Bouclier récent (150 ka à aujourd’hui) : migration du centre éruptif vers l’est et formation de trois caldeiras successives : Morne Langevin (150 ka), Plaine des Sables (65 ka) et Enclos Fouqué (5 ka), siège de l’activité actuelle. La compréhension fine des phases éruptives historiques, des tunnels de lave et des champs de coulées éclaire l’évolution du cône terminal, ainsi que la gestion des risques. [hal.science] , [geoscience...reunion.fr] Volcanologie : styles et processus La Réunion est dominée par un volcanisme effusif basaltique (coulées pahoehoe et ‘a‘ā), ponctué d’épisodes mixtes et plus rarement explosifs, dans un contexte d’alimentation soutenue par un panache mantellique. L’Enclos Fouqué joue le rôle d’un piège morphologique favorisant l’écoulement des laves vers l’est. Les séquences éruptives alternent émissions fissurales et centrées, recoupant une stratigraphie composite (basaltes d’âge, brèches, retombées) héritée notamment de l’histoire du Piton des Neiges et de la mise en place des cirques. Les cours universitaires et dossiers pédagogiques locaux proposent des modèles analogiques utiles pour illustrer ces dynamiques. Géomorphologie : cirques, remparts, ravines. Le relief réunionnais – cirques d’effondrement profonds, remparts vertigineux, bras profonds, ravines radiantes – résulte de l’interaction entre édification volcanique et érosion tropicale intense (pluies orographiques, instabilités de versants, torrents). Les remparts volcaniques multiplient les coupes naturelles dans les empilements de coulées et brèches. Les inventaires officiels du patrimoine géologique identifient et décrivent 41 sites remarquables classés en six thématiques (volcanisme, géomorphologie, minéralogie, sédimentologie, hydrogéologie, tectonique), offrant un socle de lecture de terrain pour les étudiants. Hydrogéologie : circulations en milieux basaltiques La porosité inter‑coulées, la fracturation et les tunnels de lave confèrent aux terrains volcaniques une perméabilité élevée, favorisant l’infiltration rapide et le développement de nappes localisées. Les émergences se concentrent au droit d’interfaces moins perméables ou d’accidents, conditionnant la distribution des sources et la dynamique des écoulements. Des dossiers académiques et techniques réunis par l’Académie de La Réunion décrivent ces mécanismes (modèles physiques, maquettes, sorties de terrain), utiles pour relier hydrologie et géologie en contexte basaltique actif. Stratigraphie et pétrologie : séries et dépôts La colonne stratigraphique schématique juxtapose les océanites (basaltes primaires), les séries différenciées (trachytes/phonolites) du Piton des Neiges, des brèches/coulées de débris dans les cirques, et les laves récentes du Fournaise. Les études pétrologiques et géochimiques (p. ex. Bachèlery 1981) documentent l’évolution des magmas et la structure du volcan actif. Les synthèses universitaires et publications locales proposent des cartes simplifiées pour localiser séries et faciès, utiles pour préparer des lectures d’affleurement et des relevés macroscopiques (textures, phénocristaux, altérations). Risques volcaniques, surveillance et aménagement. Le monitoring combine réseaux sismiques, déformations, flux de gaz et imagerie pour anticiper les crises, particulièrement sur le Piton de la Fournaise. Les éruptions effusives, les incendies de végétation, l’émission de SO₂, la coupure d’itinéraires et les projections près des bouches éruptives composent un panel de risques gérés par des plans d’accès et d’évacuation. Les ressources institutionnelles (inventaire du patrimoine géologique et documents pédagogiques) articulent sensibilisation et gestion. L’inventaire des 41 sites offre un cadre pour concilier valorisation (géotourisme, éducation) et protection (zonages, suivis), en intégrant les singularités hydrogéologiques et géomorphologiques dans les projets d’aménagement. Ci-dessous, une étude plus scientifique niveau licence rédigée en IA d'après mes notes et ma bibliographie. Catenas pédologiques de La Réunion en contexte volcanique tropical : contrôle altitudino‑climatique, processus génétiques et classification WRB À La Réunion, les reliefs issus du Piton des Neiges (édifice ancien) et du Piton de la Fournaise (édifice actif) imposent des gradients altitudino‑climatiques marqués. Du littoral (≈ 24 °C ; ≈ 800 mm/an) aux sommets (≈ 10 °C ; ≈ 1700 mm/an), la baisse des températures (≈ –0,7 °C/100 m) et l’augmentation de l’humidité édaphique régulent la cinétique d’altération, la minéralisation de la MO, la lixiviation des bases et la genèse d’horizons diagnostiques. Il en résulte une séquence altitudinale regroupant, selon les secteurs, Leptosols/Regosols/Cambisols (littoral et coulées jeunes), Nitisols/Ferralsols/Acrisols (surfaces plus anciennes et versants intermé‑diaires) et Andosols/Umbrisols/Histosols (étages humides et froids à tephras et dépressions). La typologie WRB permet une lecture opérationnelle des seuils pédogénétiques et des enjeux de gestion (fixation du P en Andosols, érosion sur pentes, hydromorphie locale) (IUSS, 2022 ; Shoji et al., 1993 ; Dahlgren et al., 2004). 1. Contexte géologique et géomorphologique (La Réunion) La Réunion est un système volcanique basaltique dominé par deux édifices : le Piton des Neiges (structures anciennes, cirques de Mafate, Salazie, Cilaos, surfaces héritées) et le Piton de la Fournaise (coulées récentes, dépôts pyroclastiques, remaniements comme au Grand‑Brûlé). Les pentes fortes, les cirques et les remblaiements contrôlent le drainage, l’érosion et la jeunesse relative de nombreuses couvertures. (Chadwick & Chorover, 2001 ; IUSS Working Group WRB, 2022) 2. Gradient climato‑altitudinal et asymétrie spatiale Le refroidissement (≈ –0,7 °C/100 m), la baisse de l’irradiation et la hausse de la pluviométrie structurent la pédogenèse du littoral vers les sommets (ex. ≈ 24 °C & 800 mm/an → ≈ 10 °C & 1700 mm/an). S’y ajoute une asymétrie au‑vent/sous‑le‑vent : versants est‑nord‑est plus humides et ouest‑sud‑ouest plus secs, modulant la lixiviation, la saturation en bases et l’intensité des processus andiques. (Barry, 2008 ; Vitousek, 2004) 3. Processus pédogénétiques dominants à l’échelle de l’île Altération et désilication : sur basalte/tephras, progression vers argiles 1:1 (kaolinite) et oxyhydroxydes Fe/Al sous bilans hydriques excédentaires (milieux humides) (Jenny, 1941 ; Dahlgren et al., 2004). Andogenèse : sur dépôts cendreux, formation d’allophane/imogolite, complexes Al‑humus, CEC élevée, microporosité (diagnostic andic) (Shoji et al., 1993). MO et bilans hydriques : refroidissement → ralentissement de la minéralisation, épaississement des horizons organiques, Umbrisols/Histosols en zones froides et mal drainées (IUSS, 2022). Lixiviation des bases : intensifiée en altitude et au‑vent, conduisant à des Dystric (faible saturation) et, sur vieux plateaux, Ferralsols/Acrisols (Chadwick & Chorover, 2001 ; IUSS, 2022). 4. Séquence altitudinale (catena) et groupes WRB attendus à La Réunion Littoral et coulées jeunes (Fournaise, Grand‑Brûlé) : Leptosols, Regosols, Cambisols sur matériaux récents ; sols souvent peu évolués, minéralisation rapide, risques d’érosion éolienne/splashes. Versants intermédiaires et surfaces anciennes (Piton des Neiges, piémonts) : Nitisols (horizon nitique, structure polyédrique stable), Ferralsols (ferralic), Acrisols (désaturation avancée) selon l’âge, le drainage et la lixiviation. Hautes altitudes humides et froides : Andosols (vitric/andic, souvent humic), Umbrisols (horizon umbric épais) ; Histosols localement en dépressions (mares, zones mal drainées). (IUSS, 2022 ; Shoji et al., 1993 ; Dahlgren et al., 2004) 5. Tableau WRB (La Réunion) — diagnostics, processus, enjeux 6. Implications et seuils pédogénétiques pour La Réunion Seuil “andique” : apparition de propriétés andiques dès que les tephras/cendres et l’humidité s’accumulent (au‑vent et en altitude), altérant fortement la disponibilité du P (forte P‑fixation) et imposant des stratégies de fertilisation spécifiques (Shoji et al., 1993 ; Dahlgren et al., 2004). Seuil “nitique/ferralique” : sur surfaces anciennes et bien drainées (cirques, glacis hérités), Nitisols → Ferralsols/Acrisols sous lixiviation prolongée ; attention à la désaturation et au budget cations (Chadwick & Chorover, 2001 ; IUSS, 2022). Érosion et instabilité : pentes des cirques et cônes récents ⇒ nécessité de couvert continu, agroforesterie, ouvrages anti‑érosifs. Hydromorphie locale : mares sommitale et dépressions ⇒ Histosols/Gleysols sensibles à la portance, nécessitant trafic limité et aménagements doux. Références Laboratoire Géosciences Réunion (Université de La Réunion) — Géologie de La Réunion : présentation générale, 41 sites, fiches pédagogiques. Page de synthèse Académie de La Réunion — Ressources pédagogiques sur la géologie locale : cours, sorties, modèles analogiques, hydrogéologie. Ressources SVT Processus volcanodétritiques autour de La Réunion — Chapitre II : Contexte géologique et géodynamique ; Histoire volcanique (carte simplifiée, séries). Document de synthèse Montaggioni, L. — À la découverte de La Réunion (1). Géologie et volcanisme. (Extrait PDF). Ouvrage pédagogique Bachèlery, P. (1981). Le Piton de la Fournaise (Île de La Réunion). Étude volcanologique, structurale et pétrologique. (Thèse, HAL). Référence scientifique majeure DEAL / État à La Réunion Le patrimoine géologique de La Réunion en 41 fiches illustrées : inventaire national, liens cartes CARMEN. Portail institutionnel Barry, R. G. (2008). Mountain Weather and Climate (3e éd.). Cambridge Univ. Press. Chadwick, O. A., & Chorover, J. (2001). The chemistry of pedogenic thresholds. Geoderma, 100(3–4), 321–353. https://doi.org/10.1016/S0016-7061(01)00027-1 Dahlgren, R. A., Saigusa, M., & Ugolini, F. C. (2004). The nature, properties and management of volcanic soils. Advances in Agronomy, 82, 113–182. https://doi.org/10.1016/S0065-2113(03)82003-5 IUSS Working Group WRB. (2022). World Reference Base for Soil Resources (WRB) – 4e éd. IUSS/FAO. Jenny, H. (1941). Factors of Soil Formation: A System of Quantitative Pedology. McGraw‑Hill. Shoji, S., Nanzyo, M., & Dahlgren, R. A. (1993). Volcanic Ash Soils: Genesis, Properties and Utilization. Elsevier. Vitousek, P. M. (2004). Nutrient Cycling and Limitation: Hawai‘i as a Model System. Princeton Univ. Press. Bibliographie à consulter, en ligne... Une sélection de géomorphosites dans l'île de La Réunion en fonction de critères morphodynamiques Dominique Sellier https://journals.openedition.org/physio-geo/4823 Revue de la typologie des éruptions au Piton de La Fournaise, processus et risques volcaniques associés Nicolas Villeneuve et Patrick Bachèlery https://journals.openedition.org/cybergeo/2536 Géologie de la Réunion Le Laboratoire Géosciences Réunion étudie la géologie de La Réunion https://geosciences.univ-reunion.fr/geologie-de-la-reunion EVALUATION DE L’ALEA VOLCANIQUE A LA REUNION Par : A. Di Muro, P. Bachelery, P. Boissier, P.A. Davoine, P. Fadda, M. Favalli, V. Ferrazzini, A. Finizola, G. Leroi, G. Levieux, P. Mairine, F. Manta, L. Michon, A. Morandi, R. Nave, A. Institut de Physique du Globe https://www.reunion.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_1erephase_etude_volcan_web_cle534456.pdf Quelques sites géologiques d'intérêt volcanologique sur l'ile de La Réunion Delphine Bourgeois https://planet-terre.ens-lyon.fr/pdf/sites-geologiques-La-Reunion.pdf Le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). Étude Volcanologique, Structurale et Pétrologique Patrick Bachèlery https://hal.science/tel-04579037v1/file/BACHELERY_THESE_1981.pdf 25 février 2026
- Cycle des minéraux et roches|géologie|Jean Jacques Chevallier
Le cycle immuable, la Terre est une planète géologiquement active. Rien ne se perd et tout se recrée. Au rythme lent de milliards d'années notre planète recycle sans cesse son monde minéral. " La Terre est une planète géologiquement active. Rien ne se perd et tout se recrée. Au rythme lent de millions d'années notre planète recycle sans cesse son monde minéral." UN CYCLE IMMUABLE La croûte terrestre est formée par 3 principaux types de roches voici leur cycle. C'est le refroidissement du magma en surface qui est à l'origine de la croûte, on le retrouvera au départ et à la fin de la boucle. Au tout début c'est la boule de magma qui s'est partiellement solidifiée en surface, les plaques ou boucliers solides ont grandi en sur face et en épaisseur, mais la dynamique interne à rapidement bouleversé l'ensemble. Au niveau des dorsales, de la nouvelle croûte se forme en permanence ainsi que là où se situent les points chauds ces remontées de magma cristallisent pour former des minéraux silicatés qui forment les roches ignées. A la surface les roches s'érodent, s'usent, s'altèrent, se désagrègent en gros cailloux puis gravier, sable, jusqu'en fines particules qui forment des dépôts meubles, vases boueuses, les sédiments. Ces sédiments sont transportés par les éléments météorologiques, ruissèlement de la pluie, ruisseaux, rivières, fleuves, glace des glaciers, vent. Les accumulations de sédiments forment des couches, les strates, qui vont se transformer en de nouvelles roches par diagenèse, tassement, durcissement, cimentation. Ces roches sont les roches sédimentaires. Dans les zones bouleversées par l'activité interne du manteau, les zones de subduction et l'orogenèse (la formation des montagnes), les roches sédimentaires et les roches ignées subissent des températures et des pressions extrêmes qui vont les métamorphoser, les transformer en de nouvelles roches. C'est le processus du métamorphisme. Ces transformations sont parfois le fait de phénomènes provoqués par des intrusions d'éléments chimiques, qui modifient la formulation des minéraux par réaction. Certain de ces phénomènes chimiques peuvent avoir une origine biologique. Après plusieurs millions d'années l'ensemble des roches d'une plaque tectonique, toujours bouleversées par la dynamique interne sont enfouies dans les zones de subduction, le manteau les "digère" et elles retournent au magma. Cycle Cliquez pour agrandir Téléchargez le PDF au format A3 du Cycle de minéraux et des roches. SCHÉMA UTILE Un très beau doc PDF de 2010 du Québec à télécharger
- Cristallographie|mineralogie.fr|JJ-Chevallier|France
La cristallographie démontre les propriétés générales de l'état cristallin, elle répond à des règles immuables. Une matière cristalline est un matériau à l'état solide dont les composants chimiques, atomes et molécules sont disposés selon un schéma ordonné tridimensionnel. Partager CRISTALLOGRAPHIE Page I Généralités 2018 "La cristallographie démontre les propriétés générales de l'état cristallin." Jean-Baptiste Louis Romé de L'Isle est un physicien et minéralogiste français considéré comme l'un des créateurs de la cristallographie moderne. Il naît à Gray en Franche-Comté, le 26 août 1736 et meurt à Paris le 7 mars 1790. L'abbé René Just Haüy, né le 28 février 1743 à Saint-Just-en-Chaussée dans l'Oise et mort le 3 juin 1822 à Paris, est un minéralogiste français, fondateur, avec Jean-Baptiste Romé de L'Isle, de la cristallographie géométrique. Introduction La cristallographie est une discipline scientifique fondamentale qui étudie la structure atomique et la symétrie des substances cristallines. Les cristaux, présents dans la nature sous diverses formes telles que les minéraux, les flocons de neige, la glace ou les grains de sel, sont analysés à travers leurs propriétés morphologiques, structurales et physiques. Cette discipline, intégrée à la minéralogie en Allemagne et rattachée aux sciences physiques ou chimiques dans les pays anglo-saxons, joue un rôle crucial en géologie pour comprendre la morphologie externe, la croissance et la structure interne des cristaux, ainsi que leur influence sur les propriétés physiques des minéraux. La cristallographie est une science interdisciplinaire mobilisée dans de nombreux domaines, notamment la minéralogie, la chimie inorganique et organique, la physique, la métallurgie, la science des matériaux, la géologie, la géophysique, la biologie et la médecine. Elle permet d'élucider les liaisons chimiques entre atomes et a été déterminante dans la compréhension des structures moléculaires biologiques essentielles, telles que le cholestérol, la pénicilline, l'insuline, les protéines et l'ADN en double hélice. Les avancées méthodologiques en cristallographie ont également conduit à la découverte de matériaux innovants, tels que le graphène, un matériau cristallin bidimensionnel, et les quasi-cristaux, caractérisés par une symétrie pentagonale atypique, offrant de nombreuses applications technologiques. La cristallographie joue un rôle central dans le développement de matériaux et produits de consommation courante dans des secteurs variés tels que l'informatique (cartes mémoire, écrans plats), l'automobile, l'aéronautique, l'agroalimentaire, la cosmétique, l'électromécanique, la pharmacologie et les ressources minières. Depuis les années 1920, la cristallographie aux rayons X est la méthode principale pour déterminer la structure atomique des minéraux et des métaux. Les connaissances issues de cette discipline sont fondamentales pour la compréhension des roches, des formations géologiques et de l'histoire de la Terre, ainsi que pour l'étude des météorites, considérées comme des « visiteurs cosmiques ». Ces savoirs sont essentiels pour les industries extractives, notamment l'exploitation minière, ainsi que pour les secteurs exploitant les ressources souterraines telles que l'eau, le pétrole, le gaz et la géothermie. Par ailleurs, la cristallographie est un outil clé dans la découverte de nouveaux médicaments et demeure un champ de recherche prometteur pour relever des défis majeurs liés à l'alimentation, à l'eau, à l'énergie et à la santé. Références bibliographiques Radaelli, P. (2011). Symmetry in Crystallography: Understanding the International Tables. Oxford University Press. Redjaïmia, A., Nominé, A. N., Kabbara, H., Ghanbaja, J., & Belmonte, T. (2023). Morphology of crystals developed in liquid and in solid media: Symmetry analysis - Group theory. International Conference of Mechanics and Materials (ICMM’2023), Université Ferhat Abbas - Sétif, Algérie. Giacovazzo, C. (2011). Fundamentals of Crystallography. Oxford University Press. Gui, X. (2024). Crystallography applications: A comprehensive review. Applied and Computational Engineering, 63. Schorr, S., & Weidenthaler, C. (2021). Crystallography in Materials Science: From Structure-Property Relationships to Engineering. De Gruyter. Joshi, S. (n.d.). Understanding Crystallography: Principles and Applications. Labverra. Deutsche Gesellschaft für Kristallographie. (n.d.). Crystallography in Materials Science. Retrieved from https://dgk-home.de/en/intro-en/memorandum-crystallography-current-and-future-tasks/crystallography-in-materials-science/ 2018 SOMMAIRE DE LA PAGE DÉFINITIONS PRINCIPES NOTATION DE MILLER ÉLÉMENTS DE SYMÉTRIE RÉSEAUX DE BRAVAIS APPROFONDIR, RÉSUMER, CONCLURE GLOSSAIRE DE LA PAGE BIBLIOGRAPH IE VIDEO Cliquez ORIGINE DE LA CRISTALLOGRAPHIE A l’origine la cristallographie était une branche de la minéralogie purement descriptive car on ignorait qu’elle pouvait avoir d’autres domaines d’applications. L’unité de base du cristal est la « maille élémentaire » qui est transposées dans les trois dimensions. Cristal est un mot d’origine grecque, « Krustallas », qui signifiait « solidifié par le froid ». A cette époque antique on imaginait que le cristal de roche, le quartz, était la transformation de la glace par le froid. Clin d'œil sur l'évolution des moyens . . . DEFINITIONS On peut considérer deux définition l'une basique de physique classique et une autre adaptée au condition de formation des cristaux dans la nature. Un cristal est un solide formé par la répétition périodique d'un motif. Ce motif peut être constitué d'une ou de plusieurs molécules ou ions et il est organisé à l'intérieur d’une unité de base appelée maille élémentaire. Cette maille est reproduite par translation dans toutes les directions, selon les paramètres du réseau cristallin (aussi appelés paramètres de maille) : 3 paramètres de dimensions (les distances a, b et c) et de 3 paramètres d'angles (α, β, γ). Une matière cristalline est un matériau à l'état solide dont les composants chimiques, atomes et molécules sont disposés selon un schéma ordonné tridimensionnel. En théorie les faces d'un cristal sont des surfaces planes. Dans la nature les minéraux se forment dans des conditions qui ne permettent pas toujours un développement parfait, ils sont souvent gênés dans leur croissance, ils sont xénomorphes. Lorsqu'un solide n'est pas cristallin on dit qu'il est amorphe (sans forme). Dans un matériau amorphe les caractéristiques physiques et chimiques sont identiques dans toutes les directions. Dans un cristal elles varient selon les directions. " Le cristal c'est la nature ordonnée. " Quelques exemple de cristaux découlant du cube. Cube Octaèdre Tétraèdre Dodécaèdre Dodécaèdre rhombique PRINCIPES Principe N°1 Dans une espèce minérale la valeur des angles dièdres est constante même si la forme varie. Le goniomètre est utilisé pour mesurer les angles des cristaux. Troncature Principe N°2 Les cristaux ont une structure "périodique" en réseau. Un rhomboèdre de 5 centimètres est formé de milliers de rhomboèdres identiques. Le plus petit volume formant un cristal est appelé maille élémentaire que l'on peut assimiler à un parallélépipède quelconque que l'on défini par la longueur de trois arêtes adjacentes ou axes cristallographiques. Principe N°3 Les diverses formes cristallines que peut prendre une espèce minérale découlent toutes du parallélépipède homothétique de la maille élémentaire par un phénomène de troncature où une surface va remplacer soit un sommet, soit une arête. Principe NOTATION DE MILLER La notation de Miller permet de nommer les faces d'un cristal, dans un système à trois dimensions. Il y a différentes possibilités pour qu’un plan (qui représente une face d’un cristal) coupe les axes tridimensionnels. Ce plan peut couper 1, 2 ou 3 axes, a, b et c, on note 1 quand l'axe est coupé, on note 0 quand le plan est parallèle a un axe exemple : Sur le schéma 1 il coupe l’axe B tout en étant parallèle aux axes A et C, on le note 010. Sur le schéma 2 il coupe les axes B et C tout en étant parallèle à l’axe A on le note 011. Sur le schéma 3 il coupe les trois axes A, B et C formant un angle équilatéral on le note 111. On peut ainsi voir toutes les combinaisons : Le plan coupe A seul en étant parallèle à B et C on note 100. Le plan coupe B seul en étant parallèle à A et C on note 010. Le plan coupe C seul en étant parallèle à A et B on note 001. Le plan coupe A et B en étant parallèle à C on note 110. Le Plan coupe A et C en étant parallèle à B on note 101. Le plan coupe C et B en étant parallèle à A on note 011. Comme on la vu sur le troisième dessin si le plan coupe les trois axes A, B et C en formant un triangle on note 111. Lorsque les plans sont coupés dans la partie négative d’un axe on note ī (lire moins un) Miller LES ÉLÉMENTS DE SYMÉTRIE Les principaux éléments de symétrie sont : Le centre de symétrie Les plans de symétrie Les axes de symétrie Centre de symétrie : Point imaginaire où se croisent des lignes imaginaires joignant les sommets deux à deux. Ce centre est toujours noté C. Plan de symétrie : un plan de symétrie divise le cristal en deux moitiés qui sont le miroir l'une de l'autre. Axe de symétrie : Un axe de symétrie est un axe autour duquel on fait pivoter un cristal . Lors d'un rotation de 360°, si ce cristal se trouve dans une position qui semble identique à quatre reprise (à chaque quart de tour) l'axe de symétrie est dit d'ordre 4, s'il se retrouve dans une position identique 6 fois (rotations de 60°) on dira qu'il est d'ordre 6 : ordre 2 rotations de 180° ordre 3 rotations de 120° ordre 4 rotations de 90° ordre 6 rotations de 60° Dans le cube sur la figure du haut nous avons représenté 3 axes de symétrie d'ordre 4. Il manque les 6 axes d'ordre 2 et les 4 axes d'ordre 3. Dans le cristal hexagonal, figure du bas, nous avons représenté tous les axes de symétrie, 1 d'ordre 6 et 3 d'ordre 2. Axe inverse : Un axe inverse est un axe autour du quel, lors de la rotation, le cristal se trouve dans une position identique inversée. Symetrie LES 14 RÉSEAUX DE BRAVAIS Un cristal est caractérisé par son groupe d'espace désignant l'ensemble des opérations de symétrie rendue invariante sa structure périodique. L'ensemble des combinaisons de tous les opérateurs de symétrie permet ainsi d'obtenir 230 groupes d'espace, compilés dans les tables internationales de cristallographie. Ces groupes décrits de façon purement mathématique, représentent les 230 façons de distribuer périodiquement des objets dans un espace triplement euclidien. En cristallographie , un réseau de Bravais est une distribution régulière de points – appelés nœuds – dans l’espace qui représente la périodicité de la distribution atomique d’un cristal . Les nœuds peuvent être imaginés comme les sommets des mailles , c'est-à-dire des portions de l'espace dans lesquelles la structure cristalline peut être divisée. La structure est alors reconstruite par simple translation de la maille. La donnée d'un réseau de Bravais n'est pas suffisante pour caractériser un cristal : d'une part le cristal est constitué d'atomes et non de nœuds, et d'autre part la maille peut contenir plusieurs atomes, ce qui fait que certaines symétries du réseau ne sont pas forcément des symétries de la structure cristalline : c'est le cas des cristaux mérièdres. Lorsque la symétrie complète du réseau de Bravais est réalisée aussi dans la structure cristalline on parle de cristaux holoèdres. Formellement, un réseau de Bravais en dimension n est défini comme l'ensemble des vecteurs {m1a1 + m2a2 + ... + mnan}, où m1, ..., mn appartiennent à Z et où les vecteurs de base du réseau a1, ..., an sont n vecteurs linéairement indépendants. Les paramètres du réseau sont constitués des longueurs a1, ..., an et des angles entre les vecteurs de base du réseau. La périodicité engendre un groupe de symétrie constitué des opérations de translation et de rotation laissant le réseau de Bravais invariant. Si le nombre de réseaux est infini, puisqu'à chaque valeur des paramètres il correspond un réseau différent, le nombre de « types » de réseaux (appelés des « modes » de réseau) est fini, le type d'un réseau étant défini par son groupe de symétrie. On dénombre ainsi 5 types de réseau de Bravais dans l'espace bidimensionnel et 14 types dans l'espace tridimensionnel. Lorsqu'il existe dans un cristal une invariance par rotation, on dit qu'il existe un axe de symétrie d'ordre 2, 3, 4 ou 6, selon que la rotation en question correspond respectivement à un angle de ± 180°, ± 120°, ± 90° ou ± 60°. L'étude des réseaux de Bravais à l'aide de la théorie des groupes a montré que dans les espaces bidimensionnel et tridimensionnel il n'existe pas de cristal ayant un axe de symétrie d'ordre 5. Ceci n'est plus vrai si la distribution atomique n'est pas périodique, comme c'est le cas dans un quasi-cristal : la distribution atomique observée peut alors être interprétée mathématiquement comme la projection sur l'espace tridimensionnel d'une coupe irrationnelle d'une structure périodique de dimension supérieure (4, 5 ou 6). Un réseau étant infini, il est décrit par une maille , qui représente l’unité par répétition infinie de laquelle le réseau est obtenu. Le choix de la maille n’est pas unique, chaque réseau pouvant en principe être décrit par une infinité de mailles différentes ; ainsi, l'expression paramètres du réseau indique en réalité les paramètres de maille. Deux types de mailles sont utilisés le plus souvent : la maille primitive (ou élémentaire) et la maille conventionnelle : dans chaque famille cristalline il existe un réseau dont la maille conventionnelle est primitive. Les cristaux dont les mailles conventionnelles sont transformées l'une en l'autre en ajoutant ou supprimant des nœuds soit au centre des faces, soit à l'intérieur du volume de la maille, appartiennent à la même famille cristalline . Les six composants, en bleu et rouge, des paramètres de maille. Valeurs des atomes selon leur place : Au centre 1 Sur une face 1/2 Sur une arête 1/4 Dans un coin 1/8 Les 14 réseaux sont de 4 types P « Primitif » sphères dans les coins I « Centré » une sphère est au centre C « Faces centrées » les sphères sont centrées sur 2 faces opposées F « Bases centrées » les sphères sont centrées sur toutes les faces BRAVAIS Glossaire Glossaire de la page : Homothétique 1 adjectif qualifiant un format proportionnel à un autre, en réduction ou agrandissement. 2 Se dit de formats dont les rapports latéraux sont égaux. Xénomorphe adj. du grec xenos : étranger et morphê : forme (anglais : xénomorphic), s'applique à un minéral qui, bien que cristallisé, présente une forme quelconque, les faces caractéristiques du système cristallin n'ayant pu se développer. Cela est dû généralement au fait que les les cristaux voisins, ou les éléments figurés voisins, déjà formés ont empêché ce développement. Antonyme : automorphe Synonyme allomorphe Bibliographie Bibliographie : La gemmologie, notions, principes, concepts, F. Fayette Encyclopédie des minéraux, O. Johnsen Les minéraux, E. Asselborn, H. Chaumeton, PJ. Chiappero, J. Galvier Dictionnaire de géologie, A. Foucault, J.F. Raoult Vidéo POUR APPROFONDIR, RÉSUMER ET CONCLURE... VOICI UNE EXCELLENTE VIDÉO DE L’UNIVERSITÉ PARIS DIDEROT PARIS 7
- Minéralogie passion | Apatite | mineralogie.club
Plus qu'un réseau social un outil de publication et de partage de la connaissance. Minéralogie passion une page Facebook pour les passionnés de beaux cailloux qui veulent en savoir plus et en voir plus en partageant. MUSÉE "Minéralogie Passion" "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! GROUPE APATITE L'apatite est un nom générique désignant des phosphates hexagonaux de composition assez variable, Ca5 (PO4 )3 (OH,Cl, F). Trois espèces sont reconnues par l'IMA, nommées selon l'anion prévalent : Chlorapatite Ca5 (PO4 )3 Cl Fluorapatite Ca5 (PO4 )3 F Hydroxyapatite Ca5 (PO4 )3 (OH) Les apatites forment un groupe de phosphate de calcium, strontium et terres rares (parmi d'autres éléments). La plupart sont de la fluorapatite, tandis que l'hydroxyapatite est beaucoup moins courante et la chlorapatite est très rare. Nous avons ajouté la plus rare, l’ex-strontium-apatite, Efimov et al. en 1962 qui a ensuite été changé en apatite-(SrOH) (Burke 2008) bien que le fluor soit dominant sur l'hydroxyle. Il a été renommé fluorstrophite par Pasero et al. (2010). Le nom actuel reflète la composition, y compris le fluor, le strontium et le phosphate dominants (IMA-2010 s.p.) Ayant des aspects et des couleurs variés l'apatite fut longtemps confondue avec des minéraux très divers (par exemple, le béryl, la milarite). Sa composition chimique ne fut déterminée que vers la fin de XVIIIe siècle. C'est pour cette raison que le minéralogiste allemand Abraham Gottlob Werner lui a donné en 1786 ce nom qui est inspiré du grec « apatan », tromper. La désignation "Groupe Apatite" a été utilisée avec différentes définitions dans l'histoire de la minéralogie. La nouvelle nomenclature du supergroupe apatite et ses divisions en 5 groupes, dont le groupe apatite, a été approuvée par l'IMA en 2010 (Pasero et al. 2010). (Cf. : https://www.mindat.org/min-32275.html ) Les bons gisements fournissant des spécimens remarquables pour la collection se comptent par centaines dans le monde. Pour la France, il serait presque plus facile de citer les régions sans apatite tellement l’adjectif ubiquiste s’applique parfaitement. Citons les fentes alpines de La Lauzière et du Mont-Blanc, les pegmatites de l’Hérault, des Monts d’Ambazac, de Compreignac, de l’Orne, de Bretagne et les fentes granitiques du Finistère ou de la Creuse. Nous ne nous étendrons pas plus afin de n’oublier personne, nous n’avons cité que les plus connus et il en manque encore. Les revues spécialisées telles que Le Règne Minéral et les nombreuses parutions par localités doivent être consultées pour plus de précisions. En Europe, l’un des meilleurs du monde, est sans conteste Panasquera au Portugal avec des cristaux parfois décimétriques de différentes couleurs. En Allemagne les cristaux roses de Saxe, ou en Bavière les grands tabulaires bleus. Dans les fentes alpines d’Autriche et de Suisse. En Espagne, de très beaux cristaux, jaune vert, des cavités de la lamproïte volcanique à Nuestra Señora del Carmen. Aux USA, la carrière Pulsifer dans le Maine produit des cristallisations remarquables de couleur violette. Les impressionnants cristaux prismatiques de la province de Grenville au Canada, que l’on reconnaît à leur gangue calcaire rose à orange. Au Mexique, les gemmes jaunes de la région de Durango. Le Brésil compte de très nombreuses occurrences particulièrement dans le Minas Gerais, contentons-nous de ne citer que les bicolores de Conselheiro Pena. Colombie, notons les cristaux roses sur l’euclase bleue de mine La Marina. Le département de Potosi en Colombie produit de beaux cristaux violets pluricentimétriques. En Afrique le Maroc produit d’excellents cristaux jaune-vert, dans la région d’Imilchil. Les pegmatites et pyroxénites de la Grande Ile, Madagascar, sont riches en gisements de gros prisme d’apatites pierreuses géantes. Le district de Karibib Usako en Namibie dans ses pegmatites livre de beaux cristaux. En Asie la Chine dans le Sichuan produit de belles gemmes roses en association avec la muscovite, l’aigue-marine ou la scheelite. Au Pakistan on citera les extraordinaires cristaux rouge et rose de Shumar Bakhoor, et les gisements hydrothermaux de fentes alpines de Shigar d’où proviennent les plus beaux cristaux. Minéral ubiquiste (présent partout) : L'ivoire et la dentine sont composés d'apatite hydroxylée. Les dentifrices apportent des ions fluor qui renforcent l'apatite dentaire pour la rendre moins sensible aux attaques bactériennes. L'apatite apporte également le phosphore dans les engrais chimiques. Lorsque ce minéral est de qualité gemme, il peut être utilisé en bijouterie (facettes, cabochons) comme une pierre fine, toutefois sa dureté 5 en fait une pierre relativement fragile. Sources : Littérature Minéraux (Julien Lebocey) aux éditions du Piat A la découverte des Minéraux et pierres précieuses (François Farges) aux éditions Dunod Internet Mindat Wikipédia Géowiki Fluorapatite, tabulaire transparente, zonée de couleur verte géométrique concentrique sur quartz, mine de Panasqueira, Aldeia de São Francisco de Assis, Covilhã, Castelo Branco, Cova da Beira, Portugal. Association apatite et torbernite, carrière de Montebras, Creuse, France. Fluorapatite et albite, Mine de Sapo, Conselheiro Pena, vallée de Doce, Minas Gerais, Brésil. Fluorapatite et Chlorite, Luz St Sauveur, Hautes-Pyrénées, France. Fluorstrophite-Strontium-apatite, SrCa,Sr5PO43F - Mont Karnasurt, district de Lovozersky, Fluorapatite en couches multicolores concentriques, Mines Panasqueira, Covilhã, Castelo Branco District, Portugal. Chlorapatite, Parelhas, Rio Grande de Norte, Brésil. Fluorapatite. São Geraldo do Baixio, Doce valley, Minas Gerais, Brésil. Chlorapatite, Mine de Tucumana, district minier d’Inca de Oro, province de Chañaral, Atacama, Chili. Fluorapatite pseudomorphosée en turquoise, Nacozari, Sonora, Mexique. Chlorapatite, Kurokura, Yamakita, Kanagawa, Japon. Apatite et son support de guirlande de quartz, Anemzy Imilchil, Province de Midelt, Région Drâa-Tafilalet, Haut Atlas Maroc. Chlorapatite du gisement Co-Fe Daşkəsən, région administrative de Daşkəsən , Azerbaïdjan. Apatites avec quartz, orthose, schorl, muscovite, Consoleihro Lafaiete, Minas Gérais, Brésil. Apatite, Muscovite, Chumar Bakhoor, Hunza Valley, Gilgit District, Northern Areas, Pakistan. Chlorapatite, Kurokura, Yamakita, Kanagawa, Japon. Apatite.Slyudyanka, région du lac Baïkal, oblast d'Irkoutsk, Russie. Apatite.Slyudyanka, région du lac Baïkal, oblast d'Irkoutsk, Russie. Apatite, Santec, Morlaix,Finistère, Bretagne, France. Apatite, quartz, muscovite et wolframite, mine de Panasqueira, Covilhã, Castelo Branco, Portugal. Apatite, Mine de Montebras, Soumans, Creuse, France. Apatite, Imilchil, Province de Midelt, Région Drâa-Tafilalet, Maroc. Apatite sur Arsénopyrite, Mine de Julcani, district de Julcani, Huancavelica, Pérou. Apatite, Carriere des roches, Montebras, Soumans, Creuse, France. Apatites avec quartz, orthose, schorl, muscovite, Consoleihro Lafaiete, Minas Gérais, Brésil. Clic pour agrandir...
- TUCSON 2024 | mineralogie.club | Informations | JJ Chevallier
Tout ce qu'il faut savoir pour préparer sa visite au plus grand Show International. Tucson sera la capitale modiale de la minéralogie, la gemmologie, la péontologie etc. etc. TUCSON TUCSON TUCSON TUCSON gems, minerals & fossils gems, minerals & fossils gems, minerals & fossils gems, minerals & fossils SHOWS SHOWS SHOWS SHOWS Réponses aux questions fréquemment posées par les visiteurs à propos des shows de Tucson. Shows d'hiver : 27 janvier-11 février 2024 1. Combien de SHOWS composent l'évènement GEMMES, MINÉRAUX et FOSSILES de Tucson ? Le total varie d’une année à l’autre, mais le record était de 52 en 2020 ! 2. Combien de personnes assistent à la manifestation ? Près de 65 000 visiteurs visitent les salons d'hiver pendant les 2 semaines. 3. À quelles heures les shows sont-ils ouverts ? Les shows ouvrent entre 8h et 10h et ferment entre 18h et 20h. Consultez la liste en bas de page pour connaître les horaires exacts. 4. Quels types d'expositions y a-t-il dans les salons et que puis-je acheter ? Vous pouvez trouve rez de tout, des pierres précieu ses et météorites, des diamants rares, en passant par des boîtes en bois pétrifié. Des marchands se spécialisent dans les pierres en vrac, les bijoux, les perles, les pierres polies, les minéraux, les fossiles et les cadeaux. Consultez les listes du Winter Gem Show pour plus d’informations. 5. Comment trouver une chambre d'hôtel pendant l'événement ? Si vous recherchez un hébergement pour moins de 10 nuitées, veuillez appeler les services d'information aux visiteurs, Visit Tucson au 1-800-638-8350. Si vous avez besoin de plus de 10 nuitées, veuillez contacter le 520-770-2139. Voir les chambres d'hôtel Tucson . 6. Puis-je manger quelque chose sur les shows ? Oui. La plupart des shows ont des points de restauration là où ils sont situés, même souvent à proximité des restaurants . 7. Puis-je faire identifier des roches, des pierres précieuses et/ou des minéraux ? Il n’y a pas de stands d’expertise, il donc est préférable de faire quelques recherches avant d'acheter, de payer avec une carte de crédit, d'obtenir le nom/les coordonnées du vendeur et de noter le show où vous avez acheté. Il y aura plusieurs minéralogistes francophones sur leur stand, renseignez-vous. Personnellement je serai présent mais je n'ai pas encore défini les dates, vous me trouverez à l'Amazon Motel sur Miracle Miles, le soir vers 18h30. 8. Je ne veux pas emporter mes trésors dans l'avion du retour. Où puis-je les faire emballer et expédier ? Là aussi je pourrai vous conseiller, ayant expédié des marchandises pendant plus de 25 ans. Certains shows proposent l’emballage et l’expédition sur place. Renseignez-vous. 9. Que puis-je faire d'autre lors des shows ? Le Tucson Gem & Mineral Show® propose des expositions uniques de qualité muséale qui changent chaque année. La plupart des expositions présentent un objet inhabituel ou rare, comme la plus grande météorite du monde ou une géode géante etc. Les salons constituent également un excellent moyen de rencontrer des visiteurs du monde entier. 10. Comment puis-je faire de la publicité dans le Gem Show Guide ? Le guide et la carte officiels du programme Tucson Gem, Mineral & Fossil Showcase sont publiés par Madden Media et Visit Tucson. Les opportunités publicitaires sont limitées, la priorité étant accordée aux annonceurs précédents ainsi qu'aux exposants eux-mêmes. Il existe d'autres guides du Showcase qui peuvent proposer des opportunités publicitaires, notamment Metaphysical Guide Magazine ( metaguide.net ) et Tucson EZ Guide ( xxpopress.com ). 11. Comment puis-je recevoir un guide du Gem Show par courrier ? Pour accueillir tous les salons participants, les guides sont produits juste avant l'ouverture du Showcase et ne sont pas disponibles à l'avance via US Mail. La version imprimée du guide officiel du programme Tucson Gem, Mineral & Fossil Showcase est disponible gratuitement au Southern Arizona Heritage Visitor Center, dans certains bureaux de la ville de Tucson et dans tous les salons de pierres précieuses. 12. Des dates sont-elles fixées pour les futurs événements Tucson Gem, Mineral & Fossil Showcase ? Shows d'hiver : 27 janvier-11 février 2024 1er-16 février 2025 13. Où puis-je trouver des informations pour les exposants et organisateurs ? Accédez à notre page d’informations sur les revendeurs et fournisseurs Gem Show . 14. Comment puis-je me déplacer vers tous les shows ? Tucson Gem, Mineral & Fossil Showcase rassemble plus de 4 000 exposants de 42 États et 44 pays répartis sur plus de 40 sites. Vous devrez vous déplacer en vehicule personnel, navettes ou tramway. Shows 2024 Show - Date - Heures - Localisation Dernière mise à jour : November 7, 2023 Ces informations sont officielles. The Rock Yard January 16 – February 11, 2024 9:00 A.M. – 5:00 P.M. 615 W Lester St Madagascar Minerals Gem Show January 19 – February 11, 2024 9:00 A.M. – 6:00 P.M. 201 & 208 W. Lester St. J.K. Stone Warehouse Show Registration January 20 – February 10, 2024 9:00 A.M. – 5:00 P.M. 490 W. 2nd St. Granada Gallery January 20 – February 11, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 338 N. Granada Ave. Arizona Independent Warehouse Show January 21 – February 10, 2024 9:00 A.M. – 5:30 P.M. 1500 E Apache Park Place JOGS Tucson Gem & Jewelry Show Registration January 24 – February 4, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 3750 E. Irvington Rd. 1820 Oracle Wholesale Show January 24 – February 11, 2024 9:00 A.M. – 6:00 P.M. 1835-1893 N. 11th Ave. Pueblo Gem & Mineral Show January 25 – February 6, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 777 W. Cushing Street Enter the Earth Wholesale Warehouse Show January 25 – February 8, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 4620 South Country Club Road GIGM Globex Gem & Mineral Show January 25 – February 10, 2024 9:30 A.M. – 6:30 P.M. 222 South Freeway GIGM Motel 6 Gem & Mineral Show January 25 – February 10, 2024 9:30 A.M. – 7:00 P.M. 1010 South Freeway GIGM Quality Inn Gem & Mineral Show January 25 – February 10, 2024 9:30 A.M. – 6:00 P.M. 750 West Starr Pass 22nd Street Show January 25 – February 11, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 600 W 22nd Street Kino Gem & Mineral Show January 25 – February 11, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 2500 E. Ajo Way Madagascar Import SEAM Gem Show January 25 – February 11, 2024 10:00 A.M. – 6:30 P.M. 1248 N Main Ave. Whole Bead Show January 26 – January 30, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. The Annabelle Studio 630 E Ninth Street Best Bead Show January 26 – January 30, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. Kino Event Center 2805 E. Ajo Way Fine Minerals International Show January 26 – February 10, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 450 N. Granada Ave. Mineral City Show January 26 – February 10, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 516 & 532 W Lester Street and 445 & 525 & 531 W Plata Street La Fuente de Piedras Mineral Show January 26 – February 10, 2024 10:00 A.M. – 5:00 P.M. La Fuente de Piedras 1735 N. Oracle Road The Mineral V ault January 26 – F ebruary 10, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 501 W. Lester St. RMGM Mineral & Fossil Show – Oracle Road January 26 – February 10, 2024 10:00 A.M. – 5:00 P.M. 1920 N. Oracle Road Granada Mineral Showcase January 26 – February 10, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 330 N. Granada Ave. The Tucson Fine Mineral Gallery January 26 – February 10, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 465 W St Mary’s Rd American Indian Fine Arts Show January 26 – February 11, 2024 9:00 A.M. – 5:00 P.M. Red Roof Inn Downtown 1300 N. Stone Rapa River Gem & Mineral Show January 26 – February 11, 2024 9:00 A.M. – 6:00 P.M. 292 S. Freeway Ave. Mineral & Fossil Co-op January 26 – February 11, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 1635 N Oracle Rd. Fossil & Mineral Alley January 26 – February 11, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 665 N. Freeway. Miners Co-op Rock Show January 26 – February 11, 2024 9:00 A.M. – 5:00 P.M. Mike Jacob Sports Park 6901 N. Casa Grande Highway JG&M Simpson Street January 26 – February 11, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 601 W Simpson St US Ethical Gem Fair Tucson January 27 – January 30, 2024 9:00 A.M. – 6:00 P.M. Scottish Rite Cathedral 160 S Scott Ave Colors of the Stone, To Bead True Blue Show, and Tucson Artisan Workshops Registration January 27 - February 3, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. Casino Del Sol Resort 5655 W. Valencia Rd. G&LW Gem Mall and Holidome Registration January 27 - February 4, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 4475 South Country Club Road Westward Look Mineral Show January 27 – February 6, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. Westward Look Resort 245 E. Ina Rd. Mineral & Fossil Marketplace January 27 – February 10, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 1333 North Oracle Road Tucson Showplace January 27 – February 11, 2024 9:00 A.M. – 6:00 P.M. 1530 S. Freeway African Art Village January 27 – February 11, 2024 8:00 A.M. – 6:00 P.M. 221 South Avenida del Convento American Indian Arts Exposition January 28 – February 11, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 2830 S Thrasher Ave. AGTA GemFair Tucson Registration January 30 – February 4, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. Tucson Convention Center 260 S. Church GJX Gem & Jewelry Show Registration January 30 – February 4, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. GJX Pavilion 198 South Granada Avenue. Tucson Gem & Jam Festival February 2 – February 4, 2024 12:00 P.M. – 4:00 P.M. Pima County Fairgrounds 11300 S Houghton Rd Art Retreat in the Desert February 2 – February 7, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. The Westin La Paloma Resort and Spa 3800 E. Sunrise Dr. Tucson Gem & Mineral Show (Main Show) Tickets February 8 - February 11, 2024 10:00 A.M. – 6:00 P.M. Tucson Convention Center 260 S. Church Plans de localisation Tucson Gem Show 2024 Les dates des shows suivants n’ont pas encore été fixées. Pas d’informations officielles. (En date du 2 octobre 2023) Nous n’utilisons pas les informations d’un tiers pour éviter la diffusion d’informations erronées. Attention, il y a beaucoup d’informations inexactes telles que les dates, les heures et le lieu sur Internet. Mineral Habit TBD 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 1920 N. Oracle Road 1801 Oracle – Mineral Village Show TBD 9:00 A.M. – 6:00 P.M. 1801 N. Oracle Rd. Kent’s Jewelry, Lapidary, Tool & Supply Show TBD 9:00 A.M. – 6:00 P.M. 2745 North 1st Ave. JG&M Michigan Street TBD 10:00 A.M. – 6:00 P.M. 3300 E Michigan St Just Minerals Event TBD 10:00 A.M. – 5:00 P.M. Elks Lodge 385 1800 N Oracle Road La Encantada Gem Show TBD 10:00 A.M. – 6:00 P.M. La Encantada 2905 E. Skyline Drive . SHOWS SUPPRIMES Arizona Mineral & Fossil Show El Conquistador 10000 N Oracle Rd RMGM Mineral & Fossil Show – La Quinta Inn Reid Park LaQuinta Inn 102 N. Alvernon Way Jewelry Craft & Design Expo Embassy Suites by Hilton Tucson East 6555 E. Speedway Blvd. Grant Gem & Jewelry Show GLH Hotel (formerly Rodeway/Grant Inn) 1365 W. Grant Rd. The Big Gem Show Hotel Tucson City Center 475 N. Granada Ave. Sonoran Glass Art Show Sonoran Glass School 633 West 18th Street. JCK Tucson JW Marriott Starr Pass Resort & Spa 3800 W. Starr Pass Blvd. Tucson Lazy Days KOA Gem & Mineral Show Lazydays KOA 5151 South Country Club Road. Tucson’s Hidden Gem Show 707 N. Main Ave. SRGJ Shows Hotel Stay Tucson Inn and Suites 5251 S Julian Drive.
- mineralogie.club|Les gîtes minéraux|JJ Chevallier
LA GITOLOGIE " La gitologie est la science qui étudie les gisements (ou gîtes ) de minéraux exploitables sous le vocable minerais. Son principal objectif est donc la prospection de concentrations minérales économiquement intéressantes. " GITES ORTHO-MAGMATIQUES Ils sont subordonnés à la présence, à une période donnée, d'un magma intrusif. • Les gîtes disséminés , on y trouve, dans des roches telles que les gabbros ou les péridotites, donc basiques, des minéraux annexes. • Les gîtes pegmatitiques , comme leur nom l’indique ce sont des minéraux que l’on trouve dans les pegmatites. • Les gîtes de ségrégation , ce sont des concentrations de minéraux ayant subit une différenciation par gravité lors de la cristallisation du magma et qui forment des lentilles ou des niveaux dans la roche. • Les gîtes pneumatolytiques se forment à partir de vapeurs chaudes de faible densité (H2O, CO2, H2S, HCl, F, Cl...) provenant du magma dont elles s’échappent ces minéraux cristallisent de façon isolée. Le type de pneumatolyse les plus courants est : • L’assemblage de quartz et muscovite en greisen, un granite très pauvre en feldspath, dans ces gîtes on trouve fréquemment par concentration d'éléments normalement rares Li, B, Cl, No, Ta, Zi, U, Th, lépidolite, phlogopite, béryls, topazes, tourmalines, cassitérites, fluorite… Un gîte métallifère est pneumatolytique lorsque le transport des éléments minéraux dans les fractures s'est produit à l'état de vapeur. • Les gîtes de contact ce sont les skarns, des roches carbonatées enrichies en silicates par les pyroxènes, l’épidote et le grenat et autres minéraux chalcopyrite, molybdénite… Les skarns sont issus de la rencontre d’un pluton magmatique avec une roche encaissante calcaire magnésiens ou dolomie. Le magma s’infiltrant apporte des éléments Si, Al, Fe…à l’encaissant, métasomatose. Le pluton intrusif lui-même se skarnifie par endo métamorphisme. On distingue donc deux types de skarns : • Exoskarn pour celui de l’encaissant • Endoskarn pour celui de l’intrusif Dans les skarns les minéraux sont très variés, « un skarn est un musée minéralogique naturel » (in Aubouin et Al). • Les gîtes de fumerolles , sont liés à l’activité volcanique, les minéraux sous forme de vapeurs sortent des évents et se cristallisent au contact de l’air froid, le plus connu des minéraux de ces gisement est le souffre issue des solfatares mais aussi des halogénures. GITES HYDROTHERMAUX Les gîtes hydrothermaux sont des concentration minérale ou métallifère formée à partir de fluides aqueux, dont la température est inférieure au point critique de l'eau soit 473°C. Ces fluides transportent des solutions complexes d’éléments chimiques. Ces fluides précipitent quand la température et la pression diminuent, la solution devient sursaturée et des cristaux se forment. Ce peut être aussi le cas par changement de la composition chimique et de l'acidité du milieu qui provoque la sursaturation de la solution. Ces fluides ont trois origines possibles : • Les eaux météoritiques superficielles ou celles de ruissellement infiltrées par des fractures dans le sous-sol et qui se réchauffent, on les appelle « eaux vadoises ». • Les eaux des sédiments humides qui lors de la compaction sont expulsées par la pression des sédiments supérieurs et s’écoulent dans des fractures, on les appelle « eaux connées ». • Les eaux exprimées par le magma qui cristallise. Comme on le sait le magma est hydraté et contient jusqu’à 10% d’eau. Ces eaux sont nommées « eaux juvéniles ». Les eaux hydrothermales circulent dans les fissures de la roche, quand ces fissures sont tapissées de cristaux on les appelle filons. Certains endroits les fissures peuvent être volumineuses, très larges on les appelle alors géodes. Selon la température de cristallisation des minéraux, on distingue : • les filons de haute température ou hypothermaux (entre 300 et 473°C). • les filons de moyenne température ou mésothermaux (entre 150 et 300°C). • les filons de basse température ou épithermaux (entre 50 et 150°C). Les gîtes dit de fentes alpines sont hydrothermaux. GITES SEDIMENTAIRES Les gîtes sédimentaires sont issus du processus conduisant aux dépôts de sédiments dans les mers, lacs, sebkhas, lagunes, etc. On distingue plusieurs types de gîtes sédimentaires : Les gîtes détritiques issus de l’érosion qui réduit la roche en grains qui sont entrainés par les eaux de ruissellement sur des distances très courtes à très longues en raison du tri granulométrique qui s’opère en raison de la densité des détritus. Il y a alors des concentrations alluvionnaires qui se forment. Les plus connues étant celles de l’or dans les ruisseaux, rivières et fleuves. Les gîtes résiduels sont issus du lessivage par l’eau météoritique de certains éléments chimiques de la roche mères, il y a concentration des éléments insolubles tel Al ou Ni, qui restent sur place. Les gisements de bauxite et de nickel sont les plus connus avec les latérites. Les gîtes d’oxy-réduction, ils produisent des minéraux secondaires. L’oxydation de minéraux métalliques primaires entre la nappe phréatique, niveau hydrostatique, et la surface du sol est produite par la circulation des eaux pluviales. En dessous du niveau hydrostatique l’oxygène étant beaucoup moins présent on a alors une zone réductrice, parfois appelée zone de cémentation. C’est le cas des « chapeaux de fer » où l’on a une très forte concentration d’hydroxyde de fer. Sous la zone de réduction on trouve aussi des gîtes métallifères non altérés, les protores.
- Diorite | mineralogie.club
La diorite est une roche magmatique plutonique (intrusive) grenue (texture phanéritique) mésocrate, composée de plagioclase, d'amphibole verte (hornblende) et de mica (y compris parfois de la biotite même si elle est plus rare). DIORITE La diorite est une roche magmatique plutonique (intrusive) grenue (texture phanéritique) mésocrate, composée de plagioclase, d'amphibole verte (hornblende) et de mica (y compris parfois de la biotite même si elle est plus rare). Elle se distingue du gabbro par l'absence d'olivine, et du granite par son absence de quartz (diorite stricto sensu) ou en quantité moindre granodiorite (diorite quartzitique) en raison d'une richesse moindre en silice. Diorite orbiculaire. Sainte-Lucie de Tallano en Corse, aussi appelée Corsite. Le nom diorite a été formé par le minéralogiste Alexandre Brongniart à partir du verbe grec ancien διορίζειν, di-orizein qui signifie distinguer. Petit rappel La série de réactions de Bowen. La série de réactions de Norman Levi Bowen, pétrologiste, Traité sur la cristallisation des roches ignées, 1928. Le diagramme explique l'ordre de cristallisation des minéraux durant le refroidissement d'un magma. Le diagramme de Bowen illustre cette succession progressive des minéraux et pourquoi certains minéraux peuvent former ensemble des roches alors que d'autres ne sont quasiment jamais associés. Diagramme de classification pour les roches ignées. Les roches ignées sont classées en fonction des abondances relatives de différents minéraux. Une roche donnée est représentée par une ligne verticale dans le diagramme. Dans le champ ultramafique, les flèches représentent une roche contenant 40% d’olivine et 60% de pyroxène. Le classement d'une roche igné dépend non seulement de la composition, mais aussi de son mode de formation, extrusive ou intrusive. [KP] La fonte partielle de la plaque océanique produit un magma basaltique qui s’élève et empiète sur la roche granitique de la plaque continentale. Là, le magma basaltique se mélange avec des magmas granitiques ou fait fondre la roche granitique à mesure qu’il monte à travers la plaque continentale. Cela produit un magma de composition intermédiaire entre le basalte et le granit. La diorite se forme si ce type de fonte se cristallise intrusivement. Cette roche provient des zones de rifting ou de subduction, donnant par fusion partielle des roches appelées andésites quand elles sont volcaniques et diorites quand elles sont plutoniques1. Diorite et andésite sont des roches similaires. Elles ont la même composition minérale et se produisent dans les mêmes zones géographiques. Les différences sont dans la taille des grains et leur vitesse de refroidissement. La diorite cristallise lentement. Ce refroidissement lent a produit une taille de grain grossier. L’andésite se forme lorsqu’un magma similaire se cristallise rapidement à la surface de la Terre. Ce refroidissement rapide produit une roche à petits cristaux. Diagramme schématique montrant les processus physiques dans le manteau supérieur de la Terre qui conduisent à la génération de magma. A à D représentent différents paramètres de plaque tectonique. Les graphiques montrent le géotherme (courbe de température à l’intérieur de la Terre, en rouge) et le solidus (température où la roche commence à fondre, en vert). Lorsque les deux courbes se croisent, le magma est généré par une fusion partielle. A) les courbes ne se croisent pas - aucun magma n’est généré ; B) la génération de magma se produit à faibles profondeurs en raison des températures élevées et de la faible épaisseur de la lithosphère ; C) la génération de magma se produit à de plus grandes profondeurs en raison de températures encore plus élevées et d’une lithosphère plus épaisse ; D) la génération de magma se produit à de plus grandes profondeurs en raison de l’abaissement de la température de fusion de la roche par les fluides, principalement H2O, libérés de la dalle subductée. Gisements Répandue dans les massifs montagneux dits granitoïdes (granitique est souvent employé), où cette roche se trouve sous forme de plutons, de sills[i] ou encore de dykes[ii] . Quelques gisements en Europe: Forêt-Noire, Odenwald, Vosges, Harz, Alpes centrales, Autriche. La diorite est l'équivalent intrusif de l'andésite qui est extrusive. Souvent associée au gabbro ou à la granodiorite dans les plutons entre lesquels elle représente un intermédiaire en termes de richesse en silice (55 % – 65 %), ainsi qu'au granite dans les sills. Faciès La diorite est généralement une roche claire, parsemée de zones plus sombres, à texture grenue. Elle est constituée de grands cristaux verts très foncés d’amphibole, d’autres blancs laiteux étant du feldspath et d’autres translucides étant du quartz. Cet assemblage minéralogique est lié à un refroidissement lent caractéristique d'un magma chimiquement intermédiaire entre un magma granitique et un magma basaltique2. Sa composition, d'après H. Schumann (1957) est3 : plagioclase : 33 % hornblende : 26 % biotite : 20 % quartz : 16 % feldspath potassique : 4 % apatite, minéraux opaques : 1 % i Un sill ou filon-couche est une couche de roche magmatique souvent horizontale qui s'est infiltrée entre des couches plus anciennes de roche sédimentaire, de roche volcanique ou le long de la foliation d'une roche métamorphique, ce qui le différencie du filon. ii Un dyke, ou dikea, est un filon de roches qui s'est injecté dans une fracturation de l'encaissant. De ce fait, un dyke recoupe les autres roches qu'il traverse (à la différence d'un sill). Le dyke est un phénomène intrusif dans une fissure d'ouverture transversale. Selon les principes de la stratigraphie, son âge est donc toujours plus jeune que celui des roches encaissantes. Bibliographies 1. François Michel, Roches et paysages, Éditions Belin, 2014, p. 67. 2. François Michel, Roches et paysages, Éditions Belin, 2005, p. 67. 3. (en) Walter Schumann, Stones and Minerals, Lutterworth Press, 1974, p. 84. Wikipédia Woudloper Archives personnelles JJ Chevallier Since 01-06-2021
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Plus qu'un réseau social un outil de publication et de partage de la connaissance. Minéralogie passion une page Facebook pour les passionnés de beaux cailloux qui veulent en savoir plus et en voir plus en partageant. PROUSTITE La proustite est un minéral de la famille des sulfosels, sulfate d’Argent (Ag) de couleur rouge Elle a été décrite et nommé par François S. Beudant en 1832. Son nom est un hommage à Joseph-Louis Proust (1754-1826), chimiste et acteur, pour ses travaux sur les minéraux d'argent rouge (série proustite-pyrargyrite ). Il est surtout connu pour avoir découvert la loi de la proportion définie, affirmant que les composés chimiques se combinent toujours dans des proportions constantes. Elle est parfois appelée « argent rubis ». "rubis" pour sa couleur, puisque ces minéraux n’ont rien de commun. Ag3 AsS3 (argent - arsenic et soufre). Elle forme des cristaux scalénoédriques de couleur rouge foncé ainsi que des cristaux prismatiques jusqu'à 8 cm. Comme certains autres minéraux d'argent, la proustite est sensible à la lumière et devient plus métallique lorsqu'elle est exposé au soleil. On la trouve dans des filons hydrothermaux de basse température et par enrichissement secondaire (cémentation) et peut également se produire dans les zones d'oxydation et d'enrichissement en supergène des gisements d'argent. La Proustite est très proche de la Pyrargyrite , et forme avec elle une série . La proustite est le membre riche en arsenic (As) et la pyrargyrite est le membre riche en antimoine (Sb) . Il n'est souvent pas possible de distinguer visuellement ces deux minéraux l'un de l'autre, bien que la Proustite soit généralement de couleur plus claire. Les minéraux associés sont la pyrargyrite, la calcite, la pyrite, la galène et des minéraux argentifères. Ce minerai d’Argent est important mais, la plupart des occurrences sont constituées de matériaux massifs ou de petits cristaux. Les scientifiques ont synthétisé des proustites cristallines pour la recherche sur le mélange optique et les lasers. Ce matériau créé en laboratoire peut apparaître facetté dans des collections de gemmes. rares et inhabituelles. MUSÉE "Minéralogie Passion" "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! Gemmologie : Les cristaux de Proustite ont de magnifiques couleurs rouges et une bonne brillance. Bien qu'ils soient facettables, ils sont trop fragiles pour être utilisés en joaillerie mais très recherchés comme gemmes de collection. Les principales régions productrices de spécimens étaient l'Europe centrale et les Andes en Amérique du Sud. Étant donné que ces zones ont été exploitées du XVIIe au XIXe siècle, peu de spécimens ont été conservés et ceux que l’on a collecté se trouvent surtout dans les musées. La plupart des bons matériaux dans les collections d'aujourd'hui proviennent de localités historiques fermées. La proustite dans le monde : Sources : Littérature Minéraux (Julien Lebocey) aux éditions du Piat Internet Mindat Wikipédia Allemagne : Freiberg Saxe, Chili : région d'Atacama, province de Copiapó, Chañarcillo, Région d'Antofagasta, Caracoles .. Des découvertes majeures de proustite ont été faites dans la mine Dolores dans les années 1850 au troisième niveau. Un certain nombre de minéraux d'argent secondaires ont été découverts, notamment de l'acanthite et de la pyrargyrite. Un certain nombre de poches ont été trouvées avec des cristaux de proustite intacts jusqu'à 4x9cm. Maroc : Imiter Les proustites marocaines ont été principalement produites dans la période suivant 2004. Canada : Ontario, district de Timiskaming, région de Cobalt-Gowganda ; L'une des rares mines de la région de Cobalt qui n'avait pas sa zone supergène érodée par les glaciers ( La veine de bois contenait environ 400 pieds de minerai oxydé). République tchèque : Bohême. Les minerais y ont été découverts pour la première fois dans la région en 1516. Des cristaux de proustite jusqu'à 4 cm ont été trouvés. Autres pays : Espagne, États-Unis, Mexique (Chihuahua, Pérou et Chine. Chine... Proustite, mine Dolores Tercera, Chañarcillo, Atacama, Chili..jpg Cristaux de Proustite, Chañarcillo, Province de Copiapó, Atacama, Chili. Proustite, mine d’Imiter, district minier d’Imiter, Cercle de Tinghir, Province de Tinghir, Région du Drâa-Tafilalet, Maroc. Proustite sur cancite, mine de Bouismas, district de Bou Azzer, province de Zagora, région de Drâa-Tafilalet, Maroc. Proustite et Xanthoconite, Keeley Frontier, Cobalt, Ontario, Canada. Proustite sur Arsenic, Bad Schlema, Aue-Bad Schlema, Erzgebirgskreis, Saxe, Allemagne. Proustite et Pyrite, Niederschlema, Bad Schlema, Saxe, Allemagne. Cristaux de Proustite, Schneeberg, Erzgebirge, Saxe, Allemagne. Proustite et Miargyrite, carrière de Sannegrand, St Sylvain de Bellegarde, Creuse, Limousin, France. Mine d’Imiter, district minier d’Imiter, Cercle de Tinghir, Province de Tinghir, Région du Drâa-Tafilalet, Maroc. Proustite et Pyrite, Niederschlema, Bad Schlema, Aue-Bad Schlema, Erzgebirgskreis, Saxe, Allemagne. Proustite avec xanthoconite jaune, Keeley Frontière Mine, Cobalt,Ontario, Canada. Mine d’Imiter, district minier d’Imiter, cercle de Tinghir, Province de Tinghir, Région du Drâa-Tafilalet, Maroc. Mine d’Imiter, district minier d’Imiter, Cercle de Tinghir, Province de Tinghir, Région du Drâa-Tafilalet, Maroc. Macle de Proustite, mine d’Imiter, district minier d’Imiter, cercle de Tinghir, ^province de Tinghir, région du Drâa-Tafilalet, Maroc. Mine d’Imiter, district minier d’Imiter, Cercle de Tinghir, Province de Tinghir, Région du Drâa-Tafilalet, Maroc. Proustite, mine d’Imiter, district minier d’Imiter, Cercle de Tinghir, Province de Tinghir, Région du Drâa-Tafilalet, Maroc. Proustite et Siderite sur Arsenic natif, mine de Třebsko, Příbram, Bohême, République Tchè Cristaux de Proustite de la mine de Bouismas, région du Drâa-Tafilalet, Maroc. Clic pour agrandir...
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Il y a 4.568 Ga dans la galaxie de la Voie Lactée, une étoile meurt en super Nova, elle explose, se vaporise en gaz et en poussière, des grains de matière très chaude, pour former une nébuleuse, un gigantesque nuage proto solaire. C'est le début de l'histoire du système solaire dont la Terre est l'une des planètes. Le système solaire Le système solaire Le système solaire Le système solaire Introduction Le Système solaire s’est formé relativement rapidement à l’échelle cosmique, en quelques millions d’années seulement, alors que l’Univers est âgé d’environ 13,8 milliards d’années (Planck Collaboration, 2020) Il y a environ 4,667 milliards d’années, au sein de la Voie lactée, une étoile massive termine son cycle par une supernova (Boss, 1997). Cette explosion libère une énergie colossale, projetant dans l’espace interstellaire des gaz, des poussières et des éléments lourds issus de la nucléosynthèse stellaire. Les températures atteignent plusieurs millions de kelvins, vaporisant la matière en plasma. La supernova génère une onde de choc qui se propage dans le milieu interstellaire. Cette onde comprime les régions voisines du nuage de gaz, augmentant leur densité et déclenchant une instabilité gravitationnelle : lorsque la masse d’une région dépasse la limite de Jeans, la gravité l’emporte sur la pression interne, et le nuage commence à s’effondrer. Ce processus marque la naissance d’une nébuleuse proto-solaire, dominée par hydrogène et hélium, enrichie en oxygène, carbone, silicium et autres éléments lourds. Sous l’effet de la gravité et de la conservation du moment cinétique, le nuage s’aplatit en disque protoplanétaire, où la matière s’organise. Les zones centrales, plus chaudes, atteignent des millions de kelvins, amorçant la fusion nucléaire dans la protoétoile, tandis que les régions périphériques, plus froides (quelques dizaines de kelvins), favorisent la condensation des glaces et des silicates, donnant naissance aux planétésimaux et, plus tard, aux planètes. Cet enchaînement illustre le rôle des supernovas dans le cycle cosmique : elles recyclent la matière et déclenchent la formation de nouvelles générations d’étoiles et de systèmes planétaires. Voir Ici la page Nurseri d'étoiles, les Nébuleuses Processus de Bethe-Weizsäcker ... après quelques millions d’années, la gravité provoque l’effondrement du nuage de gaz et de poussières, entraînant les particules dans un mouvement de rotation qui conduit à la formation d’une protoétoile : le futur Soleil. Au centre, la température atteint progressivement plusieurs millions de kelvins, condition nécessaire pour amorcer les réactions de fusion nucléaire. Cependant, toute la matière ne s’accumule pas dans l’étoile : une partie subsiste sous forme d’un disque protoplanétaire, où la température varie de quelques centaines de kelvins près de l’étoile à quelques dizaines de kelvins dans les régions externes. Ce disque est composé principalement d’hydrogène et d’hélium, accompagnés de silicates, de métaux lourds (fer, nickel) et de glaces (eau, méthane, ammoniac) dans les zones les plus froides. Ces matériaux s’agglomèrent pour former des planétésimaux, puis des planètes sur des orbites relativement stables. Ce processus illustre la conservation du moment cinétique et la différenciation chimique qui caractérisent la formation des systèmes planétaires. L’astrophysicien Carl Friedrich von Weizsäcker (1912-2007), en collaboration avec Hans Bethe (1906-2005), a étudié les processus nucléaires stellaires et l’énergie de liaison des nucléons. Ils ont formulé la célèbre équation de Bethe-Weizsäcker, décrivant les réactions de fusion au sein des étoiles, ainsi que le cycle de fusion nucléaire connu sous le nom de processus de Bethe-Weizsäcker (publié en 1937). Ces travaux ont démontré que le Soleil et les planètes se sont formés à partir d’un nuage de gaz et de poussières en rotation, il y a environ 4,668 milliards d’années, marquant le début de l’histoire du Système solaire. Les phases de la formation du système solaire en bref... Naissance du Soleil et des planètes En moins d’un million d’années, la contraction du cœur du nuage a provoqué une élévation extrême de la température et de la pression, déclenchant des réactions de fusion nucléaire : l’hydrogène s’est transformé en hélium, marquant l’allumage du Soleil (Hayashi et al., 1985). Autour de cette proto-étoile, les grains de poussière se sont agglomérés par accrétion, formant des planétésimaux, puis des protoplanètes. Après environ 3 à 5 millions d’années, la structure globale du Système solaire était établie : Planètes telluriques (Mercure, Vénus, Terre, Mars) dans la zone interne, où la température élevée a empêché la condensation des volatils. Planètes géantes (Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune) dans la zone externe, riches en gaz et glaces. Entre ces deux régions se trouve la ceinture d’astéroïdes, vestige de matériaux non agrégés, tandis qu’au-delà de Neptune s’étend la ceinture de Kuiper, peuplée d’objets transneptuniens (Jewitt & Luu, 2000). Le système solaire dans la galaxie Un système parmi des milliards Le Système solaire occupe une position périphérique dans le bras d’Orion de la Voie Lactée, galaxie qui contient environ 200 à 400 milliards d’étoiles (Bland-Hawthorn & Gerhard, 2016). La plupart de ces étoiles sont entourées de systèmes planétaires, comme l’attestent les milliers d’exoplanètes détectées par les missions Kepler et TESS (Borucki et al., 2010). Le système stellaire le plus proche, Alpha Centauri, se situe à 4,37 années-lumière, soit près de 40 000 milliards de kilomètres. Exploration et perspectives Malgré les progrès technologiques, l’exploration interstellaire reste hors de portée. Seules quelques sondes, comme Voyager 1, ont franchi l’héliopause, devenant en 2012 le premier artefact humain à pénétrer le milieu interstellaire (Stone et al., 2013). À l’échelle cosmique, notre galaxie n’est qu’une parmi les 2 000 milliards estimées dans l’Univers observable (Conselice et al., 2016), ce qui implique l’existence potentielle de milliards de systèmes planétaires supplémentaires. Bibliographie Bland-Hawthorn, J., & Gerhard, O. (2016). The Galaxy in Context: Structural, Kinematic, and Integrated Properties. Annual Review of Astronomy and Astrophysics, 54, 529–596. Borucki, W. J., et al. (2010). Kepler Planet-Detection Mission: Introduction and First Results. Science, 327(5968), 977–980. Boss, A. P. (1997). Giant planet formation by gravitational instability. Science, 276(5320), 1836–1839. Conselice, C. J., Wilkinson, A., Duncan, K., & Mortlock, A. (2016). The Evolution of Galaxy Number Density at z < 8 and Its Implications. The Astrophysical Journal, 830(2), 83. Hayashi, C., Nakazawa, K., & Nakagawa, Y. (1985). Formation of the Solar System. In Protostars and Planets II. Jewitt, D., & Luu, J. (2000). Physical Nature of the Kuiper Belt. Annual Review of Astronomy and Astrophysics, 38, 289–348. Planck Collaboration. (2020). Planck 2018 results. VI. Cosmological parameters. Astronomy & Astrophysics, 641, A6. Stone, E. C., et al. (2013). Voyager 1 Observes Plasma Density in the Interstellar Medium. Science, 341(6153), 150–153. Processus de Bethe-Weizsäcker (publié en 1937) Un Cadeau du Télescope Spatial Huble À environ 12 772 500 000 000 000 kilomètres de la Terre, soit près de 1 300 années-lumière, au cœur de la nébuleuse d’Orion — dont l’étendue atteint 240 000 000 000 000 kilomètres, soit 24 années-lumière — le télescope spatial Hubble nous offre une observation directe du processus de formation d’un système stellaire, analogue à notre Système solaire. On y distingue une protoétoile en cours d’accrétion, enveloppée d’un disque protoplanétaire constitué de gaz et de poussières. La température au centre de cette protoétoile atteint plusieurs milliers de kelvins, tandis que le disque environnant présente des zones plus froides, de l’ordre de quelques dizaines à quelques centaines de kelvins. La composition chimique de ce milieu est dominée par hydrogène moléculaire (H₂) et hélium, accompagnés de traces de oxygène, carbone, azote, ainsi que des silicates et glaces (eau, méthane, ammoniac) dans les régions les plus froides. Ces éléments et composés constituent la matière première pour la formation des planètes, des astéroïdes et des comètes. Ce processus illustre les étapes clés de la formation stellaire, où la gravité provoque l’effondrement du nuage, la montée en température et, à terme, l’amorçage des réactions de fusion nucléaire au cœur de l’étoile. L’étoile HL Tauri, une usine à planètes située à 450 années-lumière de notre Terre... "Une image du Very Large Telescope (VLT) montre une jeune étoile, HL Tauri entourée d’un nuage de poussières et de gaz qui fromeront de nouvelles planètes." Image de 2014, HL Tauripar le radiointerféromètre ALMA (Atacama Large Millimeter / submillimeter Array) L’étoile HL Tauri, encore très jeune (son âge se situe entre 100 000 et 1 million d’années), est localisée à environ 450 années-lumière de notre planète. Elle fait partie de la classe spectrale K9 selon la classification de Harvard, qui associe un type spectral à une étoile. Dès 2014, le radiointerféromètre ALMA (Atacama Large Millimeter / submillimeter Array) avait fait une image de ce système planétaire en formation. La jeune étoile “HL Tauri” , capturée par le VLT : les «grumeaux» représentent les nouvelles planètes en formation. Crédits : Carrasco-Gonzalez et AL / Bill Saxton / NRAO / AUI / NSF. Cette récente illustration, produite par l’instrument astronomique VLT (Very Large Telescope) situé dans l’État du Nouveau-Mexique, offre une résolution nettement supérieure à celle de la photo prise en 2014. Le VLT capture des longueurs d’onde qui permettent de pénétrer dans les poussières entourant l’étoile beaucoup plus profondément. Au centre on distingue parfaitement l’étoile en formation. On observe sur cette nouvelle image les premières phases de l’accrétion des planètes en formation dans le disque de poussières qui s’est aplatie autour de l’étoile. « Un tel phénomène n’avait encore jamais été observé auparavant. On pensait que les planètes s’étaient formées au moins quelques dizaines de millions d’années après la naissance de leur étoile. Nous avons de nombreuses observations de naissance d’étoiles, mais jamais d’une phase aussi précoce de la formation de planètes” , commente Carlos Cattasco-Gonzalez, astronome. Texte publié d’après une publication dans Astrophysical Journal Letters. Les orbites des planètes du système solaire Les orbites des planètes du système solaire sont les trajectoires que suivent les planètes autour du Soleil sous l’effet de la gravité. Forme des orbites Elles sont elliptiques, comme l’a démontré Kepler, avec le Soleil situé en l’un des foyers. L’excentricité varie : presque circulaire pour Vénus et Terre, plus allongée pour Mercure et Pluton. Plan des orbites La plupart des planètes orbitent dans un plan proche de l’écliptique (le plan de l’orbite terrestre). Les inclinaisons sont faibles (ex. : Terre ≈ 0°, Mercure ≈ 7°). Sens et vitesse Toutes les planètes tournent dans le même sens : direct (anti-horaire vu du pôle Nord du Soleil). La vitesse dépend de la distance au Soleil : plus proche → plus rapide (loi des aires de Kepler). Distances approximatives Mercure : 58 millions km Terre : 150 millions km Neptune : 4,5 milliards km Lois fondamentales Kepler : trois lois (orbites elliptiques, loi des aires, loi des périodes). Newton : gravité explique la stabilité des orbites. Bibliographie Kepler, J. (1609). Astronomia Nova. Heidelberg. Newton, I. (1687). Philosophiæ Naturalis Principia Mathematica. Londres. Laplace, P.-S. (1799). Traité de mécanique céleste. Paris. Murray, C. D., & Dermott, S. F. (1999). Solar System Dynamics. Cambridge University Press. Roy, A. E. (2005). Orbital Motion. CRC Press. Carroll, B. W., & Ostlie, D. A. (2017). An Introduction to Modern Astrophysics. Pearson. NASA. (n.d.). Planetary Fact Sheet. https://nssdc.gsfc.nasa.gov/planetary/factsheet/ ESA. (n.d.). Solar System Exploration. https://www.esa.int/Science_Exploration/Space_Science/Solar_System Ouvrages en français à consulter Luminet, J.-P. (2019). L’Univers expliqué à mes petits-enfants. Éditions du Seuil. Schatzman, E. (2005). Astrophysique : une introduction. Éditions de l’Observatoire. Biraud, Y. (2012). Astronomie et astrophysique. Dunod. Lecacheux, J. (2018). Le système solaire. CNRS Éditions. Articles et ressources en ligne CNRS – https://www.cnrs.fr/fr/le-systeme-solaire Ciel & Espace – https://www.cieletespace.fr/ Observatoire de Paris – https://www.observatoiredeparis.psl.eu/ Tableau des paramètres orbitaux des huit planètes Accrétion et différenciation des planètes tectoniques. ACCRÉTION ET DIFFÉRENCIATION DE LA MATIÈRE POUR FORMER LES PLANÈTES TECTONIQUES... Le terme accrétion est utilisé dans différents domaines scientifiques, mais on le rencontre surtout en astrophysique et en géologie. Il désigne la constitution et l'accroissement d'un corps, d'une structure ou d'un objet par apport ou agglomération de matière, généralement en surface ou en périphérie de celui-ci. DE LA FORMATION DE CHONDRES A LA DIFFERENCIATION Nurserie d'Etoiles Photographie d'une partie de la Nébuleuse M-16, l'Aigle, qui est une nurserie d'étoiles, ce nuage de poussières et de gaz interstellaires donne naissance à des étoiles, en se condensant. Il faut se rappeler que le soleil est une étoile dotée de satellites, les planètes. A droite, un nuage dense de chondres et de poussières grossies schématisés. Chondres A droite, formation de chondres par contraction sous l'effet de la gravité... A gauche, les grains de poussières et les gaz se condensent sous l'effet de la gravité la chaleur y est très élevée. Accrétion À gauche, des amas de chondres sous l’effet de la gravité se regroupent en amas de solides en fusion de plus en plus gros qui, sous l’effet de la chaleur et de l’hydratation, se modifient chimiquement. C'est le phénomène d'accrétion. Ce qui donne naissance à des planétoïdes chondritiques, à droite. PLANETOÏDE et Différenciation Si ce phénomène se poursuit, certains corps prennent une dimension importante, devenant de véritables protoplanètes, et leur masse atteint un point critique. Les éléments radioactifs qu’ils contiennent produisent de la chaleur qui fait fondre la matière. Les éléments les plus lourds migrent vers le cœur du planétoïde, tandis que les plus légers se refroidissent en surface et formeront une croûte. La différenciation des planètes tectoniques... Sous l’effet de la chaleur, due à la radioactivité, et de la gravité, les différents éléments chimiques se répartissent en couches selon leur densité. Weizsäcker et Bethe Carl Friedrich von Weizsäcker, 28 juin 1912 - 28 avril 2007, physicien et philosophe allemand. Son activité scientifique de chercheur concerne l'énergie de liaison entre nucléons et les processus nucléaires au sein des étoiles. Il se consacre à ce dernier sujet de recherche en compagnie de Hans Bethe. Il découvre une formule des processus nucléaires des étoiles, appelée formule de Bethe-Weizsäcker, ainsi que le procédé cyclique de la fusion nucléaire dans les étoiles (processus de Bethe-Weizsäcker, publié en 1937). Carl Friedrich von Weizsäcker (1912–2007) Physique nucléaire : Il a formulé en 1935 la formule semi-empirique des masses nucléaires, aussi appelée formule de Bethe-Weizsäcker. Cette équation, basée sur le modèle de la goutte liquide, permet d’estimer l’énergie de liaison des noyaux en fonction du nombre de protons et de neutrons. Elle inclut des termes pour : Énergie de volume (cohésion des nucléons) Énergie de surface Énergie Coulombienne (répulsion entre protons) Asymétrie proton-neutron Terme de couplage (pairing). [en.wikipedia.org] , [fiveable.me] , [scientificlib.com] Astrophysique : Il a proposé en 1937-1938 le rôle des réactions nucléaires dans les étoiles, anticipant le cycle CNO (Carbone-Nitrogène-Oxygène). [link.springer.com] Hans Bethe (1906–2005) Cycle CNO (ou cycle Bethe-Weizsäcker) : En 1939, Bethe a démontré que ce cycle est la principale source d’énergie des étoiles plus massives que le Soleil. Ce processus catalytique transforme l’hydrogène en hélium en utilisant des isotopes de C, N et O comme catalyseurs. Il a reçu le Prix Nobel de physique en 1967 pour ses travaux sur la nucléosynthèse stellaire. [en.wikipedia.org] , [par.nsf.gov] , [en.wikipedia.org] , [explorenuclear.com] , [astroingeo.fr] Autres contributions : Théorie des réactions nucléaires, rôle clé dans le projet Manhattan, et défense du contrôle des armements après la guerre. [en.wikipedia.org] Importance conjointe Formule de Bethe-Weizsäcker : Base de la compréhension de la stabilité nucléaire. Cycle Bethe-Weizsäcker (CNO) : Explique comment les étoiles produisent leur énergie et synthétisent des éléments légers, fondement de l’astrophysique moderne. [en.wikipedia.org] , [hellenicaworld.com] Hans Albrecht Eduard Bethe (2 juillet 1906 – 6 mars 2005) était unphysicien allemand exilé aux Etat-Unis, qui a apporté des contributions majeures àl a physique nucléaire, l'astrophysique, à l'électrodynamique quantique et à la physique du solide. Il a reçu leprix Nobel de physiqueen 1967 pour ses travaux sur la théorie de lanucléosynthèse stellaire. Sources Formule de Bethe-Weizsäcker : Base de la compréhension de la stabilité nucléaire. Cycle Bethe-Weizsäcker (CNO) : Explique comment les étoiles produisent leur énergie et synthétisent des éléments légers, fondement de l’astrophysique moderne. [en.wikipedia.org] , [hellenicaworld.com] A propos de la 9ème planète... https://www.nationalgeographic.fr/espace/des-scientifiques-ont-la-preuve-dune-neuvieme-planete-dans-le-systeme-solaire La formation de la Lune Il y a 4.53 Ga un planétoïde de la taille de Mars, Théia, est attiré par le champ gravitationnel de la Terre et frappe la boule de matière en fusion. Il y arrache une grande quantité de matière qui s’éjecte dans l’espace en restant en orbite. Sous l’effet de la gravité, ce nuage de matière se condense, s’accrétionne et se différencie formant ainsi la lune. Document. La formation du système solaire par Thierry Lombry Astrosurf/Luxorion DES VIDEOS POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE SYSTEME SOLAIRE . . . Concernant les planètes non tectoniques, les planètes naines, les satellites naturels, et autres petits corps je les considères comme hors sujet dans le cadre de la géologie. Toutefois dans la rubrique météorites nous parlerons de la ceinture d'astéroïdes. Pour celles et ceux qui veulent approfondir le sujet il existe un site scientifique remarquable où vous trouverez une importante somme de données : http://www.astrosurf.com/luxorion/sysol-generalites.htm Mise à jour 28-12-2025
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LIBAN " GROTTE DE JEITA " La grotte de Jeita, un véritable bijou au Liban qui fait la fierté des libanais et qui impressionne les visiteurs. Voilà près de 60 ans que les spéléologues libanais explorent les grottes et gouffres des Monts Liban, et on peut estimer à plus de cinq cents le nombre de cavités recensées. Beaucoup d’entre elles ne sont que des abris sous roche de faible développement ou des puits de quelques mètres de profondeur. Leur intérêt n’est pas moindre que les « géants » de plusieurs kilomètres, par les vestiges historiques ou préhistoriques qu’ils recèlent ou l’histoire de la karstogenèse à laquelle ils participent. HISTOIRE La grotte de Jeita a été habitée depuis la Préhistoire. Des anciens vestiges d'une fonderie ont été retrouvés dans une petite grotte à proximité de la rivière de Nahr el-Kelb qui donne à penser que cette grotte a été utilisée pour produire des armes durant la Préhistoire. La découverte moderne de la rivière souterraine de Jeïta en 1836, est attribuée au révérend William Thomson (un missionnaire américain) qui s'aventura jusqu'à près de 50 mètres dans la grotte. Atteignant la rivière souterraine, il tira un coup de pistolet et l'écho lui montra qu'il avait trouvé une caverne d'une importance majeure. En 1873, W.J. Maxwell et H.G. Huxley, les ingénieurs de l'Etablissement des Eaux de Beyrouth et du Mont Liban, et leur ami le révérend Daniel Bliss, président de la Syrian Protestant College (à côté de l'Université américaine de Beyrouth A.U.B.) ont étudié ces grottes. Au cours de deux expéditions menées en 1873 et 1874, les explorateurs ont pénétré jusqu'à 1 060 mètres dans la grotte qui est la source principale du Nahr el-Kelb, qui fournit l'eau potable à Beyrouth. Ils ont été bloqués par "Hell's Rapids", des torrents qui se cassent sur les rochers d'une netteté remarquable. Le Dr. Bliss, Maxwell et les autres ingénieurs ont enregistré leurs noms et l'année au cours de laquelle l'exploration a eu lieu sur le "Maxwell's Column", un grand pilier de pierre calcaire situé à quelque 625 mètres de l'entrée. Environ 200 mètres plus loin, dans ce qu'on appelle le "Pantheon", ils ont écrit leurs noms et les détails de l'expédition, sur papier, scellés dans une bouteille qu'ils ont placée au sommet d'une stalagmite. L'eau de chaux a, dès lors, déposé sur la bouteille une fine pellicule blanche, de façon à la fixer à la pierre. Entre 1892 et 1940 d'autres expéditions, ont été effectuées par des explorateurs anglais, américains et français. Elles les ont amenés à un développement de 1 750 mètres. Depuis les années quarante, les explorateurs libanais, notamment les membres du Spéléo Club du Liban, fondé en 1951 par le premier spéléologue libanais Lionel Ghorra, ont poussé encore plus profondément dans la grotte de Jeita. Leurs expéditions ont révélé un grand système souterrain dont on sait maintenant qu'il a une longueur totale de près de 9 km. En 1956, les cavernes inférieures ont été ouvertes aux visites du public, quant à l'exploration, elle était toujours en cours principalement par le Spéléo Club libanais qui a conduit à la découverte de la branche supérieure sèche de la grotte, dénommée « galeries supérieures ». En 1962, le Spéléo Club a contribué à une étude des galeries supérieures qui vise à bâtir un tunnel creusé pour le développement touristique; ce tunnel a été commencé en 1968. Les cavernes ont été fermées au public en raison de la guerre civile libanaise en 1978, les deux tunnels menant à la partie inférieure et supérieure des galeries ont été utilisés pour stocker des munitions, l'extérieur des bâtiments été utilisé à des fins militaires. Les grottes ont été rouvertes en 1995. Située à 18 km au nord de Beyrouth et à 5 km à l'est de la cote, dans la vallée de Nahr el-Kelb, les grottes de Jeita abritent de merveilleuses sculptures naturelles, elles plongent jusqu’à plus de 50 mètres de profondeur, suivant le parcours d’une rivière qui aboutit sur un lac près de l’entrée, le « Lac Noir ». Ces galeries inférieures s’explorent en canot sur un parcours de 600 m environ. Toutefois l’accès à cette partie de la grotte est interdit en hiver parce que le niveau de l’eau est trop élevé. A pied, on y admire un paysage fantastique de voûtes, piliers stalagmitiques, gours*, draperies, colonnettes de tailles diversifiées et de multiples concrétions cristallines. Trois chambres sont à explorer : la Chambre Blanche qui abrite les formations les plus déroutantes de la grotte, la Chambre Rouge qui tient son nom de la couleur rougeâtre provoquée par l’oxyde de fer, et la dernière chambre, la plus grande qui atteint une hauteur de 120 mètres. Une fois à l’intérieur de la grotte, c’est le grand calme, la visite se fait au rythme des gouttes d’eau qui s’écrasent sur les roches calcaires. Magnifiées par l'éclairage, les roches donnent une sensation de cathédrale à la grotte. On s'émerveille des ces sculptures naturelles aux couleurs changeantes, la grotte de Jeita mérite sa place au Patrimoine de l’UNESCO. *gours : Les gours sont des petits barrages qui se forment en travers d'un écoulement souterrain. Voilà près de 60 ans que les spéléologues libanais explorent les grottes et gouffres des Monts Liban, et on peut estimer à plus de cinq cents le nombre de cavités recensées. Beaucoup d’entre elles ne sont que des abris sous roche de faible développement ou des puits de quelques mètres de profondeur. Leur intérêt n’est pas moindre que les « géants » de plusieurs kilomètres, par les vestiges historiques ou préhistoriques qu’ils recèlent ou l’histoire de la karstogenèse à laquelle ils participent DESCRIPTION La grotte de Jeita est la plus longue grotte explorée au Liban. Après de nombreuses années d'exploration, les spéléologues ont pénétré à 6 910 mètres du point d'entrée de la grotte inférieure à l'extrémité de la rivière souterraine et sur 2 130 mètres de la partie supérieure des galeries. La Caverne Supérieure La partie supérieure de la grotte de Jeita a une longueur totale de 2 130 mètres, dont seulement 750 mètres sont accessibles aux visiteurs. La partie accessible par les visiteurs est formée de trois grandes salles. La première est appelée Chambre Blanche, la deuxième Chambre rouge, à cause de la couleur des formations. Les stalactites blanches sont de calcite pure, sans souillure, la couleur rouge étant donnée par l'oxyde de fer (rouille) présent en petites quantités. Au Liban, l'oxyde de fer a une couleur rouge brun au lieu de la couleur beige qui est commune dans les pays plus nordiques. En raison d’une réaction chimique différente provoquée par la haute température qui produit un type différent d'oxyde de fer. La Chambre Blanche est de taille moyenne, mais les formations les plus impressionnantes de la grotte s'y trouvent. La Chambre rouge a 106 mètres de hauteur et de 30 à 50 mètres de largeur. La troisième chambre est la plus grande des trois et a une hauteur de plus de 120 mètres. La Caverne Inférieure La galerie inférieure qui a une longueur totale de 6 200 mètres est située à 60 mètres au-dessous de la galerie supérieure. Elle est traversée par une rivière qui forme un lac près de l'entrée, le « Lac Noir ». La rivière se poursuit par plusieurs petites cataractes et des rapides. La partie inférieure de la grotte (la Caverne de Thompson), est un immense hall concrétionné. D'autres salles de la galerie inférieure comprennent le Panthéon, le Grand Chaos et Shangri-la. On visite la galerie inférieure sur des embarcations électriques sur une distance de 500 mètres. En hiver, le niveau inférieur est fermé, parce que le niveau d'eau est trop élevé. VIDEOS La page sur les "MINÉRAUX DES ZONES D'OXYDATION KARSTIQUES" c'est ICI . Plus d'informations sur les environnements "karstiques" en France et dans le monde. PDF téléchargeable. Cliquez l'image pour télécharger le PDF. Sources : Wikipedia Youtube Géowiki Since 01-06-2021
- Dangers de la mine | mineralogie.club|Laurence Jezequel|Y Lulzac
Le travail dans les mines et carrières est très dangereux, Laurence Jezequel interveiwe Yves Lulzac à ce propos. LES DANGERS DANS LES MINES ET CARRIERES " Il aura suffit d'une allusion au silence de mon amie Laurence Jézéquel dans la lettre d'information aux abonnés, pour qu'elle m'adresse le texte d'un entretien qu'elle avait eu avec Yves Lulzac au printemps dernier avant de repartir à l'étranger. Cet entretien portait sur les dangers des métiers de la mine en général. " LJ- Rentrée en France et disposant d’un peu de temps libre en ce moment, j’en profite pour parfaire mes connaissances sur votre ancien métier lequel, il faut l’avouer, a le don de rassembler une majorité de propos désagréables de la part d’une bonne partie de nos concitoyens. Remarquez, qu’en ce qui me concerne, ainsi que beaucoup de mes collègues journalistes, nous aussi, nous sommes loin de plaire à tout le monde ! YL- Tout cela est bien dommage mais, pour ce qui concerne mon ancien métier, il faut admettre que s’il est tant détesté à l’heure actuelle, c’est bien un peu de la faute de vos collègues qui se complaisent, pour rester dans le cadre du politiquement correct, à démolir notre profession ainsi que notre mémoire. Et ceci dans tous les domaines. Y compris des domaines sérieux. Par exemple, tout dernièrement, j’ai eu l’occasion de parcourir un journal financier dénommé « Investir » et j’ai eu la surprise d’y apprendre que les « fonds d’investissement socialement responsables (ISR)» excluent les mines au même titre que les jeux, l’alcool et l’industrie pornographique !... Comme vous pouvez le constater, cette association très suggestive d’activités, à la limite du diffamatoire, ne laisse planer aucun doute sur la volonté actuelle de dénigrer une profession reconnue autrefois pour être des plus honorable. LJ- Oui, je sais bien, mais croyez bien que je n’y suis pour rien car, pour l’instant, je ne cherche qu’à me documenter sans a priori. Mais ce qui m’étonne un peu, c’est de constater que parmi les rares personnes ou organismes officiels qui osent émettre un avis positif sur votre activité passée, on ne remarque jamais votre ancien employeur, le Bureau de Recherches Géologiques et Minières. C’est pourtant lui qui a été le plus concerné dans cette activité. YL- Moi aussi, je ne fais que constater la chose. Je trouve en effet que l’actuelle PDG de cet organisme pourrait accorder un minimum de reconnaissance à tous les acteurs de la recherche minière passée, ne serait-ce que par l’intermédiaire du bulletin de l’Amicale des Anciens qui paraît tous les ans. Quant à nous rendre un quelconque hommage par voie de presse ou autre moyen de grande diffusion, il ne faut sûrement pas y compter. Maintenant que l’activité du BRGM est principalement dévouée à l’environnement et à l’écologie, vous pensez bien que ses dirigeants ne vont pas risquer leur carrière en se compromettant dans une publication de ce genre.... LJ- Oui, et cela se vérifie bien dans nombre d’entreprises ! YL- D’ailleurs je suggérerais que l’on modifie la raison sociale de cet organisme en supprimant le mot « Minières » qui n’a plus sa raison d’être, les rares géologues « rescapés » encore en activité se contentant de réaliser de beaux rapports de synthèse basés sur nos anciens travaux effectués sur le terrain. D’ailleurs, eux-mêmes ne vont plus sur le terrain ou éventuellement en dehors de nos frontières, mais se serait simplement à titre de conseillers. LJ- Votre activité passée serait donc devenue une profession sinistrée à 100% en France. Beaucoup sembleraient s’en réjouir car, à les entendre, le métier de mineur était réputé pour être rude, dangereux, malsain et polluant. YL- Bien sûr, autrefois le métier de la mine n’était pas un métier de tout repos. Mais, en ce qui me concerne, je ne peux trop vous en parler car, si j’ai souvent travaillé en mine, ce n’était pas en tant que mineur à proprement parler, mais en tant que géologue chargé d’orienter les travaux en fonction des relevés et des échantillonnages dont j’étais chargé. Et ceci, uniquement dans le cadre de travaux de recherches et non pas d’exploitation. Bien sûr, je côtoyais les mineurs et connaissais très bien la nature de leurs travaux qui nécessitait une certaine dépense physique, surtout aux débuts des recherches, dans les années 50 à 60, lorsque la mécanisation n’était pas aussi développée que maintenant. LJ- Mais si vous connaissiez si bien les mineurs, que pensaient-ils de leur métier ? YL- Bien que leur métier ait été parfois dur physiquement, je ne les jamais entendu se plaindre. Et même, je suis bien certain qu’ils en étaient très fiers et qu’ils avaient conscience de l’utilité de leur activité. On était loin des pleurnicheries à la Zola !... La mine peut être source de dangers, comme toute autre activité humaine, où que l’on puisse se trouver, même dans son propre logis.... Le tout est de connaître la nature de ces dangers et de faire attention à ce que l’on fait. Au cours de mon métier, lorsque je devais descendre au fond d’un chantier minier, j’étais bien conscient qu’il ne fallait pas faire n’importe quoi sans réfléchir. Il en était de même à l’air libre, dans les champs, en compagnie des petits oiseaux si chers à vos copains écolos. On pouvait être confronté à certains dangers plus ou moins graves. Dangers qui variaient, bien sûr, en fonction des lieux ou des latitudes où l’on se trouvait… LJ- Mais vous-même, avez-vous été déjà confronté avec de tels dangers ? YL- Bien sûr, et au moins à quatre reprises cela m’a valu une bonne frousse... LJ- Quoi par exemple ? YL- Je n’ai guère l’envie de vous énumérer touts les incidents qui me sont arrivés, lesquels, je dois l’avouer, ont souvent été la conséquence d’une imprudence de ma part.... Si je suis toujours en vie, c’est probablement grâce au facteur « chance » et aussi à certains réflexes de survie ! Mais n’allez pas croire que tous ces incidents ont contribué à me traumatiser ! Bien au contraire ! De mon temps, on n’avait pas besoin d’une « cellule psychologique » pour se remettre d’aplomb !... LJ- Mais pour ce qui concerne les travaux miniers profonds, qu’elles sont les principales sources d’accidents auxquels les mineurs sont confrontés ? YL- Normalement, toutes les sources possibles d’accidents sont bien répertoriées. Bien sûr, la première chose qui vienne à l’esprit, c’est la chute de blocs de roche, voire d’éboulements plus importants, ou tout simplement la chute d’un outillage lourd d’une certaine hauteur. Dans le premier cas, si ce genre d’accident se produit, c’est en général parce que la « purge » des chantiers (galeries, puits, etc.) a été mal faite ou que la protection (boisages, boulonnages, etc.) a été sous estimée. Dans le second cas, c’est presque toujours à la suite d’une maladresse humaine. Ensuite, lorsque l’accès aux travaux souterrains se fait à l’aide de puits verticaux, le risque principal, c’est la chute libre, soit à la suite d’un moment d’inattention (comme dans mon cas !) ou d’une fausse manœuvre à l’intérieur d’une cage (ou ascenseur). En général cela se produit quand on veut gagner du temps ou quand on croit pouvoir simplifier une tâche quelconque. Autre source d’accident possible dans les puits très peu profonds et abandonnés depuis un temps plus ou moins long (anciens puits d’orpaillage par exemple), c’est la présence insoupçonnée de gaz carbonique, même en terrain non calcaire. Si l’on descend dans un tel puits avec des moyens de fortune et si on ne s’aperçoit pas à temps du danger, vous tombez au fond et vous risquez de mettre également en danger de mort les personnes qui viendront vous secourir. Dans une mine, les puits ont toujours été une source de désagréments ou d’accidents. C’est pourquoi, maintenant on les remplace par des galeries inclinées (les descenderies), peut-être plus sûres, mais plus onéreuses et plus longues à réaliser. Autres sources possibles d’accidents : les engins mobiles (locotracteurs, wagonnets, chargeurs, camions, etc.) qui circulent toujours dans des espaces restreints et qu’il faut savoir éviter. De plus, certains engins équipés de moteurs diesel peuvent rejeter des gaz d’échappement malgré les dispositifs de neutralisation. Il a également été évoqué des dispersions de fibres d’amiante provenant des systèmes de freinage de certains engins. Enfin, l’emploi de l’air comprimé dans nombre d’outillages est parfois la source de sérieux accidents : ruptures de tuyauteries, (les « flexibles »), projections d’objets divers, etc. Sans oublier les décibels qu’on ne cherchait même pas à atténuer dans les débuts, à l’aide d’écouteurs ou de bouchons dans les oreilles.... LJ- Mais vous oubliez, semble-t-il, l’emploi des explosif qui est toujours très dangereux.... YL- Non, je ne les oublie pas mais les explosifs que l’on emploie actuellement, les dynamites entre autres, sont de grande sûreté si on les emploie correctement. Quant aux détonateurs, qui sont toujours très sensibles aux chocs, ils doivent toujours être manipulés avec précaution. Mais, pour ce qui concerne les détonateurs électriques, les plus employés actuellement, il convient de faire toujours attention à bien les relier entre eux lorsque l’on réalise des tirs multiples. En effet, si l’un d’entre eux est mal branché, il risque de se retrouver, à l’issue du tir, dans les déblais et peut alors exploser au contact d’un quelconque outil de déblaiement. Et s’il est encore inséré dans sa cartouche de dynamite, cela risque de faire des dégâts ! De même, il est recommandé de ne pas utiliser ce genre de détonateur par temps orageux. Mais il faut préciser que l’emploi des explosifs est toujours réservé à du personnel possédant un permis de tir obtenu à l’issue d’un examen officiel. Et il est bien rare, de nos jours, que les explosifs soient la cause d’accidents graves. Et j’en reviens toujours à dire que s’il y a des accidents en mine, c’est très souvent à cause d’une inattention passagère ou du non respect des consignes de sécurité. Et c’est souvent à la suite d’une longue période sans accidents qu’on a tendance à relâcher sa vigilance et que l’accident arrive. LJ- Mais vous oubliez encore les maladies que l’on peut attraper dans les mines, sans oublier les catastrophes dues au grisou… YL- En effet, le grisou a fait beaucoup parler de lui à cause du grand nombre de victimes qu’il peut causer. Personnellement je ne pourrais vous en parler savamment car je n’ai jamais travaillé dans les mines de charbon. Mais je sais qu’il est à l’origine d’un grand nombre de précautions qui, si elles sont bien respectées, sont généralement très efficaces. Quant aux maladies que vous évoquez, je pense à la silicose des mineurs qui est essentiellement due à l’inhalation des poussières engendrées à la suite de divers travaux miniers (foration des mines, déblaiements, etc.). Mais c’est maintenant une maladie quasi inexistante depuis que toutes les opérations productrices de poussières se font à l’eau : injection d’eau pour les marteaux perforateurs, arrosage des déblais, etc. Mais, normalement, pour se garantir d’une éventuelle autre source de poussière, les mineurs sont tenus de se protéger à l’aide d’un masque spécial. Ce qui, entre nous, n’est pas toujours respecté car le port d’un masque est souvent gênant et désagréable. Je pense également à la production du gaz radon dans les mines d’uranium qui peut être nuisible si elle est très importante. C’est pour cela que ces mines sont particulièrement bien ventilées pour éviter toute concentration. Gaz qui, soit dit en passant, est présent dans la plupart des maisons d’habitation, en particulier celles construites dans les régions granitiques. Mais les émanations naturelles de ce gaz ne doivent probablement pas être aussi dangereuses qu’on veut bien nous faire croire, sinon la vie ne serait pas possible dans bon nombre de région de la planète terre !.... LJ- Mais vous parliez aussi de risques en surface, donc en dehors des travaux souterrains. De quoi s’agit-il ? YL- En surface, on est très souvent obligé d’effectuer des petits travaux de terrassement, des tranchées plus ou moins profondes en particulier. Et là, je dois dire que ces travaux, qui se réalisent presque toujours dans des terrains altérés et peu consistants, sont particulièrement dangereux si l’on y pénètre sans procéder à de sérieuses consolidations des parements (ou parois). Sinon, on risque de se faire enterrer sans grand espoir d’en sortir vivant. Autrefois, on n’y faisait pas trop attention car on avait l’impression qu’il ne pouvait pas nous arriver de gros problèmes à si peu de profondeur. Mais, à la suite de quelques accidents, on nous avait interdit de pénétrer dans une tranchée, même peu profonde, sans l’avoir consolidée au préalable. Obligation pas toujours facile à réaliser sur le terrain et qu’il nous arrivait parfois de transgresser. A nos risques et périls, bien sûr, ou au risque de belles frayeurs ..! LJ- Si je comprends bien, vous n’étiez pas un fanatique du principe de précaution si en vogue de nos jours ! YL. Bien sûr, il nous arrivait de prendre des risques, mais des risques calculés, du moins pour ce qui me concerne. Évidemment, avec l’application stricte du principe de précaution actuel, il nous serait difficile d’exercer maintenant ce gente de métier et on perdrait une bonne partie de notre temps à exécuter des tâches inutiles et inadaptées aux conditions de travail du moment. Je pense que chacun doit être capable de juger ce qu’il est bon, ou pas bon, de faire, à condition, bien sûr, d’avoir acquis suffisamment d’expérience dans le métier. De toutes manières, ce n’est pas maintenant dans une mine qu’on risquerait un accident, si minime soit-il. Ce serait plutôt en faisant du « footing » ou en jouant au football ou au rugby ! Mais dans ce cas, il ne viendrait pas à l’esprit de qui que ce soit de vous accuser d’avoir exercé une activité dangereuse ou diabolique ! LJ- Qu’en est-il également du travail des femmes dans les mines car j’ai entendu beaucoup de choses à ce sujet ? YL- De mon temps, on considérait que le travail de la mine était un travail d’homme. Tout d’abord, je pense, à cause de la pénibilité du travail et ensuite, sans doute, à cause d’une tradition dont l’origine est peut-être à rechercher dans la possibilité d’un relâchement d’attention et de vigilance de la part de certains mineurs. C’est pourquoi, la présence de femmes au fond n’était jamais souhaitable. Pour ce qui me concerne, je n’ai jamais vu de femmes travailler au fond d’un chantier minier. A une exception près car, au CEA, on connaissait un ingénieur de haut niveau qui avait très souvent accès au fond pour étudier le comportement des gîtes d’uranium qui, à partir des années 50, étaient encore très mal connus. Cette personne que, personnellement, j’ai très bien connue puisqu’elle nous enseignait la chimie et la pétrographie à l’école du CIPRA, était très bien admise et appréciée pas les équipes de mineurs et sa présence sur les chantiers n’a jamais été à l’origine d’un quelconque incident. Elle était passionnée par son métier au point d’avoir déclaré, au moment de prendre sa retraite, qu’elle avait exercé le plus beau métier du monde..! Il est évident qu’à notre époque actuelle, une telle déclaration ne pourrait être mise que sur le compte d’un arriéré mental !... LJ- Oui, cela passerait pour des propos insensés ! Mais pour vous-même, qui aviez exercé des recherches minières, ce métier était-il aussi attractif que cette brave personne voulait bien nous faire croire ? YL- Bien sûr ! Et je ne regrette absolument pas de l’avoir choisi et exercé. C’était un métier passionnant que de rechercher et mettre en évidence un minerai quelconque. C’était un vrai travail de détective qui, en plus, s’exerçait en terrain vierge. Nous étions de véritables explorateurs et, lorsque nous admirions, à 50 ou 100 mètres de profondeur, une belle formation métallifère avec ses minéraux souvent cristallisés d’une manière magnifique, comme on peut les voir maintenant dans les vitrines des musées, on était sûr d’être les premiers au monde à pouvoir assister à ce spectacle... D’ailleurs, je n’étais pas le seul à le dire. Et tous les jeunes que je connaissais et qui faisaient leurs écoles « sur le tas », avaient le sentiment d’exercer un métier merveilleux. Et grande a été leur déception quand, un beau jour, on leur a appris que ce métier n’était plus possible en France et qu’ils devaient chercher un autre travail. Tout cela orchestré par une bande d’ahuris qui, soi-disant au nom de défense de l’environnement et de l’écologie, avaient réussi à convaincre nos dirigeants qu’il valait mieux acheter nos matières primaires aux pays étrangers, plutôt que de les extraire de notre sous-sol. Quitte à faire progresser le nombre de chômeurs. Mais, cela était, et reste toujours le moindre de leurs soucis. LJ- Vous évoquiez, tout-à-l ’heure, une école appelée CIPRA. De quoi s’agit-il exactement car je n’ai réussi à avoir des précisions à ce sujet. YL- Il s’agissait d’une école professionnelle crée dans les années 50 par Frédéric Joliot-Curie dans le cadre du CEA, uniquement dans le but de former des prospecteurs capables de découvrir et de mettre en valeur des gisements métallifères. Si l’accent était mis sur la recherche de l’uranium, tous les autres métaux étaient également concernés. CIPRA signifie : « Centre International d’enseignement en Prospection et valorisation des minerais Radioactifs industriels ». Il s’agissait d’un enseignement essentiellement pratique sans exclure pour autant certaines connaissances théoriques de base, du niveau BEPC de l’époque. Cet enseignement, qui durait en gros une année scolaire, était très dense et contraignant mais il avait l’avantage d’être dispensé par des professionnels de très haut niveau et qui avaient l’art de nous apprendre facilement les bases de notre futur métier. Au début, cette école était destinée à des étudiants français mais, très vite, elle a intégré un grand nombre de nationalités différentes. C’était une école mondialement reconnue dans le domaine de la recherche minière. Je dis bien « c’était » car cette école n’existe plus depuis 1987. J’insiste bien sur le côté essentiellement pratique de cet enseignement, qui nous donnait les principaux fils directeurs de la recherche sur le terrain sans exclure d’autres possibilités ne rentrant pas dans le cadre des grandes théories enseignées dans les universités. L’enseignement universitaire dans le domaine de la mine a peut-être du bon mais il risque parfois de nous faire passer à côté de choses importantes. En particulier, il me revient un bel exemple en mémoire : le beau gisement de cuivre et d’or de Rouez, dans le département de la Sarthe, que le BRGM a bêtement loupé parce qu’un directeur local, sorti de l’Ecole des Mines, avait décrété qu’on ne pouvait rien trouver d’intéressant dans le genre de terrain concerné et qu’on ne devait pas y perdre son temps. Pourtant, ce gisement avait, pour ainsi dire, été découvert par un de mes collègue qui avait osé braver les interdits directoriaux et dont les échantillons, destinés à l‘analyse, avaient été ignorés et détruits. Et, bien sûr, un peu plus tard, le gisement fut redécouvert, étudié et partiellement exploité par un privé. En fait, pour faire ce métier, il fallait avoir un peu l’esprit pionnier sans pour autant partir à l’aveuglette comme cela à pu se pratiquer au temps des grandes conquêtes. Il fallait quand même avoir de solides notions sur le comportement des minéraux et des roches. Et, avec de l’expérience, et aussi avec une certaine liberté d’action, on parvenait à découvrir des choses très intéressantes. Choses qui, soit dit en passant, nous étaient gracieusement offertes par Dame Nature ! LJ- Peut-être offertes comme vous le dites bien que beaucoup de personnes pensent au contraire, que vous avez plutôt violé Dame Nature en allant fouiller dans les profondeurs du sol à la recherche de ses richesses cachées ! YL- Si Dame Nature, sûrement pleine de bon sens, avait voulu nous interdire toutes ces activités de recherches, je pense qu’elle aurait tout fait pour nous cacher ses richesses, au lieu de nous les faire entrevoir en de nombreux points sur la surface de la terre. Et je pense que le meilleur moyen de lui faire injure serait de mépriser ces richesses qu’elle nous offre si généreusement. Vous devriez en parler à vos copains écolos, si toutefois ils veulent bien ouvrir leurs oreilles et, pour une fois, faire preuve d’un peu de bons sens. Mais là, je vous souhaite bon courage ! LJ- Oui, je vais essayer, à mes risques et périls ! En tous cas, merci de m’avoir enseigné, une fois de plus, toutes ces choses, nouvelles pour moi, sur la mine et les mineurs. YL- A propos de mon ancien job, géologue minier, voudriez-vous lire ce qu'avait dit notre grand patron, Mr. Jacques Bertraneu, chef du département France-Europe du BRGM, au sujet de la recherche minière et des géologues miniers, le 10 mai 1989, après que Raymond Fischesser lui ait remis les insignes d'Officier dans l'Ordre National du Mérite. LJ- Oui bien sûr, il est toujours intéressant de savoir comment est perçu le travail des gens de terrain, comme vous l'étiez, par leur hiérarchie. Note de Laurence Jezequel : Monsieur Lulzac me confie alors la copie scannée d'un document papier tapé à la machine, que je lis sur place, il me dit que je pourrai le conserver car cette copie, il me la destinait, en voici la retranscription intégrale. "Au plan des réflexions, peu de démarches humaines sont aussi complètes, aussi équilibrées, aussi nuancées que notre métier, dans un monde de plus en plus technique, stéréotypé et impersonnel. Pour nous, chaque gisement à trouver est unique, chaque structure est différente de la précédente, même si les modèles sont là pour nous encadrer. Démarche naturaliste où tous les apports des sciences plus exactes sont bons mais insuffisants, où les approximations successives en partie subjectives sont la règle, où il faut savoir reconnaître l'échec, s'arrêter définitivement ou reculer pour repartir, forger le plus d'outils nouveaux, de plus en plus pointus, mais en les utilisant de façon éclairée, sans jamais en faire une finalité en soi. Et tout cela, paradoxalement, enfermé dans des contraintes permanentes de coûts et devant aboutir à la précision économique d'un projet industriel, lui-même suspendu à des cours des métaux éminemment fluctuants ! Non, peu de métiers sont aussi éloignés des stéréotypes qui tendent de plus en plus à encadrer la plupart des démarches industrielles modernes. Peu de métiers, malgré l'apport indéniable des outils nouveaux, dépendent encore autant, pour leur succès, du facteur humain à tous les niveaux de la hiérarchie. Peu de métiers assurent encore à leur corporation un tel équilibre entre l'homme et l'outil. Peu de métiers finalement, dans le monde moderne, ressemblent encore autant à la vraie vie : mélange de rêve et de bon sens, de subjectif et de science, de tâtonnements et de rigueur économique. Mais, si nous voulons veiller à défendre ce caractère éminemment complexe et humain de notre démarche, caractère qui est non seulement l'attrait, mais aussi le garant du succès, ce qui est d'ailleurs souvent lié face au déferlement flatteur et fatal des modes, des techniques et des spécialités - certes bien venu et gage de progrès - nous devons veiller à former et honorer celui qui en est le vrai garant: je veux parler du géologue minier généraliste, au "look" vieillot de médecin de campagne face aux brillants hyperspécialisâtes, mais tuteur permanent du sujet, seul responsable quand ça va mal; certes ouvert à l'innovation mais doseur vigilant des médicaments nouveaux, gardien du bon sens face à l'hyperspécialisation triomphante, chef d'orchestre économique de la démarche, enfin très présent sur le terrain où, à ma connaissance, c'est toujours là que se découvrent les gisements. On peut d'ailleurs se demander si la meilleure remise à l'honneur du terrain pour les géologues miniers ayant accédé à des responsabilités ne passerait pas par des stages de terrain périodiques obligatoires les ramenant à la vraie réalité. La mode est bien aux stages d'informatique, d'expression orale, de communication et de management !..." LJ- A la fin de la lecture alors que je levais la tête, Monsieur Lulzac me regardait avec un sourire un peu narquois, celui d'un homme sensible à l'hommage qui avait été rendu à sa profession mais aussi sensible au constat d'un homme, que visiblement il estimait, qui avait une vision prémonitoire d'un enterrement de première classe de la fonction. Avant même que j'ouvre la bouche pour commenter ma lecture Mr. Lulzac me dit. YL- A cette époque, Jacques Bertraneu était-il déjà conscient qu’il faisait l’éloge d’une espèce en voie de disparition ? Certes, si l’on forme encore de rares géologues miniers en France, il est certain que leur terrain de jeu se situera sous d’autres latitudes sans avoir la certitude de pouvoir exercer leur métier d’une manière aussi idéale, libre et responsable. Bertraneu avait encore en tête ses équipes de chercheurs compétents et passionnés auxquels les directeurs de projets accordaient suffisamment de confiance pour leur permettre d’agir en fonction des connaissances acquises au fil des recherches sur le terrain. Dans ces conditions et quand on connaît bien son sujet de recherches, il est évident que ce métier devient vite passionnant et enrichissant. Bien sûr, le succès tant espéré n’était pas toujours au rendez-vous car il n’est pas toujours aisé de découvrir un gîte minéral sachant que l’on a très probablement affaire à un cas particulier n’obéissant pas toujours à un modèle déjà connu et étudié. Mais quelle satisfaction et quelle joie ressent-on lorsque nos efforts et notre persévérance sont enfin récompensés par la mise à jour d’une minéralisation tant espérée, que ce soit dans les sédiments d’un sondage destructif, dans une carotte de sondage ou sur le front de taille d’une galerie de mine. Sentiments sûrement partagés par Dame Nature satisfaite de constater que ses indices disséminés sur le sol ont finalement conduits à localiser ce gîte qu’elle a si malicieusement caché en profondeur... Et, pour celui qui met à jour une quelconque minéralisation, grande est aussi sa satisfaction de savoir qu’il est le premier au monde à pouvoir la contempler, à l’image de ce qu’ont pu ressentir les explorateurs d’antan lors de leur progression sur les terrains vierges de notre planète. LJ- Bien que profondément triste de la tournure des choses, il venait de répondre très joliment à la question que j'allais lui poser ! Cette attitude confirmait ma profonde admiration pour cet homme passionné qui a toujours cru au bien fondé de son travail de recherche et qui toute sa vie est resté droit dans ses bottes et dont l'honnêteté intellectuelle reste intacte avec l'âge. Je prends toujours beaucoup de plaisir à le rencontrer, lorsque nous échangeons il parle vrai sans détour et j'ajoute, avec son cœur, car il a pratiqué son job, comme il dit, avec l'amour du travail bien fait. Brisbane le 26 octobre 2021. Since 03-08-2022
- géologie|glossaire-volcans|lappili-pouzzolane|JJ Chevallier
Etymologie et définition des lappili et pouzzolane avec photo. Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Lappili : [du latin "lapillus" diminutif de "lapis" pierre] Solide volcanique projeté (pyroclastite), de petite taille (2 à 30 mm ou 2 à 64 mm selon la classe granulométrique retenue) vacuolaire ou non. Leur accumulation en couche meubles est appelée lapilli ou pouzzolane. Lappili, Etna, Italie.
- Quid du Centre de Recherche Gemmologique de l'Université de Nantes
Tout savoir sur le CRG, Centre de Recherche Gemmologique de l'Université de Nantes. LE CENTRE DE RECHERCHE GEMMOLGIQUE Les étudiants du D.U.G. ont rapidement trouvé qu'il serait utile de se regrouper en association. Ceci favorise les contacts, prêts de pierres, échanges d'informations et autres démarches souhaités par des professionnels ou passionnés avertis. A cet effet, le CRG fut créé et nommé en l'honneur de Jean-Pierre Chenet, tragiquement décédé avant d'avoir pu finir son D.U.G. Cette association est forte d'environ 120 membres, dont une trentaine d'étrangers. Le CRG est ouvert à toutes les personnes qui, de près ou de loin, sont passionées par cette sciences en essor constant. Le C.R.G. organise des conférences, des journées spéciales et des expositions sur des sujets d'intérêt et d'actualité. L'association permet à ses membres de consulter sa bibliothèque et d'étudier les gemmes de sa collection. Elle assure un service d'identification gratuit des gemmes sur plusieurs salons françaises. Mise à jour : 28 mars 2026
- Trinitite | mineralogie.club | Benjamin Carballo | JJ Chevallier
Voici un minéral bien particulier qui n’a pas été formé naturellement, mais artificiellement ! C’est-à-dire qu’il s’est formé lors de la première explosion nucléaire, en 1945. TRINITITE OU VERRE D'ALAMOGORDO Par Benjamin Carballo Voici un "minéral" bien particulier qui n’a pas été formé naturellement, mais artificiellement ! C’est-à-dire qu’il s’est formé par l’intervention humaine. Nous sommes en plein été 1945, dans le désert Jordana del Muerto, Comté de Socorro, non loin d’Alamogordo (Etat du Nouveau-Mexique, Etats-Unis). Le 16 juillet, très tôt le matin, une centaine de personnes sont sur le pied de guerre. Parmi elles, Robert Oppenheimer et le Général Groves. Ils doivent expérimenter une toute nouvelle invention, qui révolutionnera l’avenir de l’Homme. A 5h 29 minutes et 45 secondes, heure locale des Montagnes Rocheuses, ils appuyèrent sur le bouton censé déclencher leur nouvelle invention, depuis un bunker situé à 8 km de celle-ci. En une fraction de seconde, un flash lumineux de 2 km de large fendit l’air et la nuit. Il fut bien plus aveuglant que plusieurs soleil réunis, (la température au sol était d’environ 5 à 8 000 °C et la pression supérieure à 8 gigapascals) S’en suivit une terrible détonation (normal, car la vitesse du son, 340 m/s, est beaucoup plus lente que celle de la lumière…), puis d’une impressionnante onde de choc, 400 km/h. La boule de feu vitrifia le sable arkosique du désert, un mélange de grains de quartz et de feldspath majoritaires, avec de petites fractions de plagioclase, de calcite, de hornblende et d'augite, dans une matrice d'argile sableuse, mais aussi mélangé à d’autres débris et éléments radioactifs causés par l’explosion, sous la forme d’un verre, qui fut ainsi nommé par la suite « Trinitite ». Ce fut la première explosion nucléaire de l’histoire, la fission d’un cœur de Plutonium, dans le but de mettre définitivement fin à la Seconde Guerre Mondiale dans le Pacifique. Elle avait une puissance de l’équivalent de 19 kilotonnes de TNT. Cette opération fut appelée Trinity (la Sainte Trinité !), et la bombe surnommée "Gadget". L’explosion et la détonation ont été perçues jusqu’à Albuquerque et Santa-Fe (Nouveau-Mexique), mais aussi à El Paso (Texas, frontière mexicaine). Toute la zone proche du point zéro, dans un rayon de 350 mètres fut partiellement vitrifiée, avec beaucoup de Trinitite, ce verre atomique de couleur verte, mais aussi rouge (vous verrez pourquoi un peu plus loin). Aujourd’hui, il est possible de trouver ce verre artificiel sur le marché des collectionneurs de minéraux, ou d’objets scientifiques, même si elle est très rare. Le site de l’explosion est ouvert deux à trois fois par an aux touristes, par le gouvernement américain. Certains d’entre eux repartent du site après avoir échantillonné les rares Trinitite encore visibles autour de la stèle commémorative située au « Ground Zéro ». C’est ainsi que l’on peut en acheter sur les bourses aux minéraux locales, comme à Tucson (Arizona), où Jean-Jacques et Francine Chevallier ont pu m’en rapporter il y a quelques années. "Gadget", la première bombe nucléaire, en haut de sa tour, la veille du tir. Il est très intéressant de se pencher sur la composition chimique de la Trinitite. Récemment, le laboratoire national de Los Alamos (Nouveau-Mexique), fondé en 1943 durant le projet Manhattan, a publié une note très détaillée sur la composition chimique de ce verre atomique : « RECENT ONSITE GAMMA MEASUREMENTS AT THE TRINITY TEST SITE AND A COMPARISON TO TRINITITE SAMPLES ». Leurs analyses confirment la présence d’éléments radioactifs artificiels ! On y trouve du Césium 137 (produit de fission de la bombe), de l’Europium 152 et 154 (créés par l’activation neutronique de l’Europium « stable » qui est présent dans le sol naturellement), du Cobalt 60 (probablement dû à la désintégration de la tour qui soutenait la bombe du haut de ses 30 m, dont le métal contenait du cobalt « stable » ), du Baryum 133 (produit d’activation), mais aussi de l’Américium 241 (un élément de la chaîne de désintégration du Plutonium 241) en très faible quantité. Dans certains échantillons de Trinitite, des traces de Plutonium 239 ont été signalées. Le laboratoire de Los Alamos souligne également la forte teneur en Cobalt 60 des très rares échantillons de Trinitite rouge, beaucoup plus élevée que dans les échantillons classiques de couleur verte. Ceci suggère (suggestion personnelle de l’auteur) probablement que c’est le cobalt qui a coloré ces échantillons en rose-rouge, comme les calcites congolaises riches en cobalt et qui sont de couleur rose. En conclusion, la Trinitite peut tout à fait être classée en tant que déchet nucléaire ! Malgré tout, elle est tout à fait inoffensive, car sa radioactivité est très faible plus de 70 ans après l’explosion et donc sa formation (confirmée via mon compteur-Geiger GammaScout). Elle n’émet que très peu de rayonnements Gamma, surtout des rayonnements alpha et bêta. C’est pourquoi il faut éviter de l’avaler, les rayonnements alpha étant dangereux pour les muqueuses, mais quasiment inoffensifs pour l’épiderme de la peau. Avoir une Trinitite, c’est la chance de pouvoir posséder un produit issu et formé par la première bombe nucléaire de l’Histoire, une des plus grandes inventions de l’Homme, ayant permis d’éviter une troisième guerre mondiale grâce à la dissuasion nucléaire. C’est aussi l’occasion de posséder plusieurs éléments (composés de ce minéral atomique) rarissimes et impossibles à trouver sur le marché : Américium 241, Césium 137, et surtout le Plutonium, qui est extrêmement dangereux à manipuler à l’air libre où il peut s’enflammer facilement. Le tout dans un seul petit échantillon inoffensif, car ces radioéléments sont présents en infime quantité… Remarques : les verres atomiques des autres sites d’essais nucléaires dans le monde, sont appelés « atomsites ». Sources : Connaissances personnelles de Benjamin Carvallo Laboratoire de Los Alamos. A propos des minéraux radioactifs Since 01-06-2021
- mineralogie.club|Reidite, mineral rarisime|JJ Chevallier
LA REIDITE Octobre 2018 Des chercheurs australiens de l'université de Curtin en Australie viennent de découvrir un des minéraux les plus rares sur Terre, la reidite, dans le cratère de météorite de Woodleigh, l'un des plus connus au monde. La reidite se forme à partir du zircon (ZrSiO4), lorsque ce dernier est exposé à des pressions supérieures à 30 GPa (gigapascals). C'est un polymorphe du zircon, c'est-à-dire qu'il possède la même composition chimique mais une structure cristalline différente. La reidite est ainsi 10 fois plus dense que le zircon (5,2 g/cm3). C'est seulement la sixième fois que l'on en trouve sur Terre à l'état naturel, à chaque fois dans un cratère de météorite et à des quantités microscopiques. « La totalité de la reidite formée dans l'histoire géologique tiendrait sous un ongle», atteste Aaron Cavosie, chercheur au département des sciences de la Terre et des Planètes à l'université de Curtin et auteur principal d'un article paru dans le journal Geology, relatant la découverte. Le zircon a été soumis à de telles pressions qu’il s’est partiellement transformé en reidite (ici en violet, en haut de l’image). © Morgan A. C. Les chercheurs ont identifié la reidite en analysant des carottes de roches prélevées dans l'anneau central du cratère. « La formation du soulèvement central est l'un des processus les moins bien compris lors de la formation de cratères d'impacts complexes, qui peut produire en quelques secondes de nombreux kilomètres de substrat rocheux soulevé verticalement », atteste Aaron Cavosie. Le cratère de Woodleigh est l’un des plus grands au monde : il mesurerait plus de 100 km de diamètre. Crédit photo http://www.oceaniepourleszeros.com © Woodleigh serait l’un des plus grands cratères de météorite au monde L'autre intérêt de cette découverte est qu'il remet en cause la largeur du cratère. Le Cratère de Woodleigh est un vieux cratère d'impact météoritique situé dans l'ouest de l'Australie. Il se trouve sous environ 600 mètres de sédiments, sable et roches. Invisible depuis la surface, il a été découvert grâce à la détection d'une anomalie gravitationnelle. Un forage pétrolier a rencontré du granit à une profondeur d'environ 190 mètre ces découvertes ont attiré l'attention des scientifique qui ont conclu à l'identification d'un cratère météoritique agé d'environ 364 Ma. L'estimation de la taille du cratère n'est pas encore très bien défini selon des ources il pourrait faire 120 km et selon d'autres seulement 40km. Or, les grains de reidite sont ici associés à des formes « jumelles » de zircon, formées ultérieurement le long de microstructures d'extension lors de la déformation par choc. Les modélisations du soulèvement rocheux, réalisées à partir de ces microstructures, suggèrent ainsi un diamètre supérieur à 100 kilomètres, « ce qui ferait du cratère de Woodleigh le plus grand d'Australie », avance le chercheur. Seuls cinq ou six cratères de météorite dans le monde dépassent ainsi les 100 km de diamètre, dont celui de Vredefort en Afrique du Sud ou celui de Chicxulub, au Mexique, responsable de la disparition des dinosaures. Cette découverte ne permettra malheureusement pas à l'Australie de faire fortune. « Bien qu'elle soit infiniment plus rare que l'or ou le diamant, la reidite n'a hélas aucune valeur commerciale », sourit Aaron Cavosie. Sa valeur scientifique, elle, est inestimable. REIDITE Catégorie : groupe Zircon Formule : ZrSiO 4 Système cristallin tétragonal Cristal dipyramidal Couleur : Incolore à blanc Lustre:Adamantin Dureté :7½ Densité :5.2 Clivage : Aucun Fracture : Irrégulière / inégale Ténacité :Fragile Trait : Blanc Translucide Propriétés optiques Uniaxiale (+) indice de réfraction n ω = 1,64 n ε = 1655 biréfringence 0.0150 pléochroïsme Aucun Nommé en 2002 par Billy P. Glass, Shaobin Liu, and Peter B. Leavens en honneur à Alan F. Reid pour ses travaux de laboratoire, phase de haute pression, en 1969. Se produit sous forme d'inclusions dans d'autres minéraux. Alfred F. Reid Sources : Futura Planète Wikipédia Mindat Le secret de l'occident, Cosandey, Ed. Flammarion (ISBN 978-2869593367) [en anglais] www.unb.ca/passc/ImpactDatabase/images/woodleigh.htm www.sciencedirect.com [en anglais] www.home.alphalink.com.au/~dannj/craters.htm [en anglais] Since 01-06-2021
- géologie|glossaire-volcans|acide-dallol|JJ Chevallier
Le Dallol, le seul volcan acide, dans le désert du Danakil, dans une dépression à 100 m en dessous du niveau de la mer, Grande vallée du Rift en Ethiopie. Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Volcan acide : Le Dallol dans le désert du Danakil, dans la Grande vallée du Rift en Ethiopie à une quinzaine de kilomètres de la frontière de l’Erythrée, est un volcan d'acide de type solfatarien. Le Dallol n’est pas un volcan classique. Il s’agit d’un dôme de sel qui a été soulevé par les forces volcaniques, c’est le résultat de l'écartement de la plaque arabique et de la plaque africaine et de la création du rift de la mer Rouge. Mais il ne s'agit nullement d'une activité purement volcanique, mais de phénomènes complexes entre dynamique salifère, halocinèse et circulations hydrothermales [1] possiblement liées à une intrusion en profondeur (bien que cette intrusion n'ait pas été reconnue en géophysique jusqu'à 2 200 m de profondeur. [2]) Les roches formant ce volcan sont des mélanges hybrides, non pas des coulées de lave, mais des roches hydrochimiques. L'eau des fortes pluies s'infiltre par les nombreuses anfractuosités et finit par rencontrer le magma en profondeur, elle entre en ébullition et se transforme en acide en remontant, elle se charge en minéraux qui lui donnent ces couleurs magnifiques. De retour en surface par évaporation, elle forme des concrétions colorées. Il est recouvert de bassins d’acide. Les gaz qui émanent des fumerolles et des geysers peuvent être toxiques. De plus, certains fonds instables dissimulent des vasques acides qui peuvent présenter un danger. Le Dallol se trouve à l'extrémité nord d'un lac salin, le lac Karoum, dont le sel est encore exploité par les Afars. C’est l'une des zones habitées les plus chaudes de la Terre, mais aussi l’un des endroits les plus reculés dans une région infestée de mygales, scorpions et serpents. Il est situé dans une dépression, à 137 mètres en dessous du niveau de la mer. Le Dallol a l’un des paysages les plus surnaturels de la planète. Cette vaste zone désolée est connue pour ses curieuses formations géologiques : sources chaudes, acides, montagnes de soufre, colonnes de sel, petits geysers gazeux, vasques d'acides isolées par des corniches de sel et concrétions d'évaporites, de soufre, de chlorure de magnésium, de saumure et de soude solidifiée. Le tout sur un fond blanc, jaune, vert et rouge ocre, dû à la forte présence de soufre, d'oxyde de fer, de sel et d'autres minéraux. 1- « Hydrovolcanologie appliquée à la phase hydrothermale : fumerolles, solfatares, geysers, lacs acides, mofettes, sources chaudes… », sur Planète Terre - ENS Lyon, 23 mars 2013 2- Michel Detay, « Le Dallol revisité : entre explosion phréatomagmatique, rifting intracontinental, manifestations hydrothermales et halocinèse », LAVE, revue de l'Association Européenne de Volcanologie, no 151, juillet 2011, p. 7-19 (ISSN 0982-9601, DOI 10.13140/2.1.2982.4642 Sources Wikipédia Archives JJ Chevallier Les concrétions colorées et les flaques d'acide pure du Dallol dans le désert deu Danakil, dans la Grande vallée du Rift en Ethiopie. Auteur inconnu. Les concrétions colorées et les flaques d'acide pure du Dallol dans le désert deu Danakil, dans la Grande vallée du Rift en Ethiopie. Auteur inconnu. SUPERBE VIDEO 13 MINUTES QUI COUPENT LE SOUFLE . . . RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE
- géologie|glossaire-volcans|cheminée, culot, pipe, neck, diatrème
Définitions et descriptions de cheminées, culots, pipes, necks, et diatrèmes volcaniques avec photos. Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Cheminée : Conduit tubulaire vertical d'un volcan par lequel monte et s'épanchent les produits volcaniques (lave , gaz, vapeurs) qui se comble en fin d'éruption de lave et de brèche de blocs soudés, sous forme de bouchon (culot , diatrème ) ou sous forme de piton (neck ou culot ). Le pic Inharan, piton volcanique de 1732 m de haut, domine la ville de Tamanrasset dans le Hoggar. C'est la partie dégagée par l'érosion d'une cheminée de laves de trachytes. Algérie - Décembre 1983, Jacques Janin. Neck de phonolite. Devil's Tower. Wyoming - USA. - Août 1998, Guy Sabattier. Source : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php Centre de Documentation et de Diffusion sur le Volcanisme CDDV : http://www.cddv.net/ Culot (de lave : Colonnes de laves solidifiées dans la cheminée parfois dégagées et misent en relief par l'érosion du cône volcanique ou de la roche encaissante, en forme de piton. voir aussi neck et cheminée. Diatrème : Partie supérieure d'une cheminée volcanique comblée par des brèches. Cratère cylindrique d'explosion volcanique comblé par les matériaux de cette explosion, partie superficielle d'un cheminée volcanique remplie de brèches. synonyme : pipe. Neck : [de l'anglais «cou»]. Masse de roches magmatiques le plus souvent bréchiques de forme souvent conique ou cylindrique de quelques dizaine à quelques centaines de mètres recoupant la roche encaissante. Dues au remplissage d'une cheminée et laissé en relief par l'érosion du cône. voir aussi: cheminée et diatrème. Pipe : [de l'anglais « tuyau »] Cheminée cylindrique verticale remplie de roches magmatiques effusives. RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE
- Silicates | mineralogie.club
Partager SILICATES RETOUR SOMMAIRE CLASSEMENT Environ 900 espèces pour cette classe, qui représente 90% de la croûte terrestre.Ils forment le groupe de minéraux le plus important. Les feldspath représentent 60% et les quartz 10% . Ces minéraux entrent dans la composition de toutes les roches magmatiques et métamorphiques et d'une très grande partie des roches sédimentaires. Leurs seuls traits communs sont la dureté supérieure à 6, la densité moyenne dans une fourchette de 2.6 à 3.3, et l'éclat souvent vitreux. Leur classement est basé sur leur structure cristalline. L'élément fondamental de leur structure est le tétraèdre [SIO4]^4- (voir figure) NESOSILICATES 13 espèces rares qui comme les arséniates se forment durant les phénomènes d'oxydation et d'altération des gisements métalliques. Autres minéraux : Chiastolite Datolite Euclase Forstérite Grandidiérite Phénacite Sillimanite Uranolite-Uranotile Willémite Note à propos des photographies ci-dessous : Tous les minéraux ne sont pas représentés, certains existent dans d'autres couleurs et/ou formes. Les minéraux éventuellement associés ne sont pas nommés. Crédit photos : Mindat, Wikipédia et Pinterest... SOROSILICATES 122 espèces et variétés composées de groupements tétraèdres [SiO4] en paires attachées par un sommet oxygène. Autres minéraux : Allanite Bertrandite Clinozoïsite Epidote Lawsonite Piémontite Pistachite CYCLOSILICATES Composés de 94 espèces plus quelques variétés, dans cette sous classe les tétraèdres essentiels sont reliés en anneaux, chaque tétraèdre partage deux sommets oxygène avec deux voisins. Autres minéraux : Catapléite Joaquinite Milarite Steenstupine INOSILICATES Légèrement supérieures à deux cents, ces espèces et variétés sont formées par des chaînes ou rubans de tétraèdres [SiO3] Pyroxènes :XY [SiO3]2 avec X = Na, Ca et Y = Mg, Fe, Al. Ici dans les chaînes, les tétraèdres sont liés par deux sommets voisins. Amphiboles : (W, X, Y)7-8[(Si,Al)4O11]2(OH)2 avec W = Ca, Na, X = Mg, Fe et Z = Fe, Ti et Al (hexacoordonné). Ici les rubans sont eux constitués de deux chaînes simples solidarisées par la mise en commun d'ions oxygène. Autres minéraux : Anthophyllite Arfvedsonite Bronzite Charoïte Crocidolite Crossite Cummingtonite Gédrite Grunérite Hastingsite Hédenbergite Hiddénite Hypersthène Kaersutite Omphacite Pargasite Pectolite Pigeonite Pyroxmangite Sapphirine Trémolite Tschermakite PHYLOSILICATES Comprend environ 180 espèces et variétés, parmi lesquelles, deux groupes très importants les micas et les argiles. La structure est formée de rubans de tétraèdres [SiO3] à deux directions. Ce qui donne des structures en feuillets, à clivage. On aboutit à des structures en feuillets, d'où un bon clivage basal. Autres minéraux : Antigorite Chrysotile Dickite Fuchsite Garniérite Glauconite Greenalite Halloysite Illite Kaolinite Margarite Montmorillonite Nacrite Palygorskite Paragonite Pyrophyllite Sépiolite Smectite Stilpnomélane Vermiculite Zinnwaldite TECTOSILICATES Moins de 120 espèces et variétés, importante sous-classe qui comporte les grands groupes des feldspaths et feldspathoïdes, les quartz, les scapolites et les zéolites. Les tétraèdres [SiO4] sont liés par leurs sommets pour former un réseau à trois dimensions (formule structurale SiO2). Autres minéraux : Adulaire Amazonite Améthyste Analcime Aventurine Celsian Chabazite Citrine Cornaline Cristobalite Danburite Epistilbite Gismondite Harmotome Haüyne Heulandite Hyalophane Lapis-lazuli Laumontite Microcline Morganite Natrolite Néphéline Noséane Pétalite Phillipsite Pollucite Sanidine Scolécite Stilbite Thomsonite Famille de la silice Famille des feldspaths Famille des "outremer" Zéolites fibreuses Zéolites lamellaires Since 01-06-2021 RETOUR SOMMAIRE CLASSEMENT
- mineralogie|class oxydes et hydroxyde|JJ Chevallier
Partager OXYDES et HYDROXYDES RETOUR SOMMAIRE CLASSEMENT Cette classe oxydes et hydroxydes comporte 504 minéraux et variétés. Les oxydes sont des composés d'oxygène (O) et d'un ou plusieurs métaux. Ils sont souvent caractérisés par une dureté et une densité élevées. Ce sont généralement des minéraux secondaires des roches magmatiques et métamorphiques. Leur forte résistance physicochimique fait qu'ils se rencontrent souvent dans les alluvions où ils se concentrent localement de par leur densité. Les hydroxydes: leurs ions oxygène (O) sont complètement ou partiellement remplacés par des oxhydryles (OH). Leur dureté et leur densité sont généralement plus faibles que celles des oxydes. On les trouve dans les zones d'altération où ils se forment à partir d'autres minéraux. Le quartz est un oxyde qui trouve mieux sa place dans les silicates, comme tectosilicates. OXYDES Autres minéraux : Brucite Chromite Diaspore Hématite Ilménite Lépidocrocite Pyrolusite Tantalite Uraninite Note à propos des photographies ci-dessous : Tous les minéraux ne sont pas représentés, certains existent dans d'autres couleurs et/ou formes. Les minéraux éventuellement associés ne sont pas nommés. Crédit photos : Mindat, Wikipédia et Pinterest... HYDROXYDES Autres minéraux : Brucite Chromite Diaspore Hématite Ilménite Lépidocrocite Pyrolusite Tantalite Uraninite Since 01-06-2021 RETOUR SOMMAIRE CLASSEMENT
- géologie|glossaire-volcans|coulées-laves|JJ Chevallier
Définitions et descriptions de coulées de laves et cheire, avec photos. Partager Coulée de lave : Épanchement superficiel en forme de langue, de magma dégazé à partir du cratère d'un volcan. Longue coulée de lave, du Piton de la Fournaise, arrivant dans l'océan. Galerie "Volcans du Monde" La Fournaise - 2002, JL Allègre. La lave du Piton de la Fournaise. Les anciennes coulées apparaissant en gris, doivent leur couleur à l'installation de lichens. Réunion - avril 2000, Janine et Gérard Thomas. Large coulée de lave du Kilauéa, Hawaï. Coulée de lave du Piton de la Fournaise, éruption du 5 janvier 2002. Galerie "Volcans du Monde" La Fournaise - 2002, JL Allègre. Une coulée du Kilauea qui finit dans l'océan Pacifique. Source : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php Centre de Documentation et de Diffusion sur le Volcanisme CDDV : http://www.cddv.net/ Volcans du Monde - JL Allègre : http://www.fournaise.info/index.php RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Cheire : [mot gaulois] Anciennes coulée volcanique de type Aa , typique dans le Massif central français. RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE
- minéralogie|Classement des minéraux|page Sommaire|JJ Chevallier
Cliquez les classes en rouge 1 ÉLÉMENTS 2 SULFURES Séléniures Tellurures Arséniures Antimoniures Sulfosels 3 HALOGÉNURES 4 OXYDES Hydroxydes 5 CARBONATES Nitrates Borates 6 SULFATES Chromates Molybdates 7 PHOSPHATES Arséniates Vanadates 8 SILICATES Nésosilicates Sorosilicates Cyclosilicates Inosilicates Phyllosilicates Tectosilicates 9 COMPOSÉS ORGANIQUES "Le classement des minéraux est basé sur leur composition chimique depuis le 18ème siècle. Il y a huit classes suivant la nature de l'anion dominant. Par exemple : les oxydes, les sulfates, les carbonates etc. Les classes sont divisées en sous classes si nécessaire on y regroupe les minéraux dont la chimie ou la structure sont proches, de même dans les sous classes on trouve des groupes où là aussi le regroupement est lié à la chimie et à la structure. Enfin il y a une neuvième classe pour les minéraux d'origine organique." Cliquez les classes en rouge Partager Émeraude Glossaire des pages Anion : Atome ou groupe d'atomes ayant "gagné" un ou plusieurs électrons, la charge devenant négative. Atome : Voir page, structure de la matière. Cation : Atome ou groupe d'atomes ayant "perdu" un ou plusieurs électrons, la charge devenant positive. Ion : Atome ou molécule ayant "gagné ou perdu" un ou plusieurs électrons. Fleischer's Glossary of Mineral Species, The Mineralogical Record InC. Les Minéraux, Julien Lebossey, aux éditions du Piat. Guide Delachaux des minéraux par Ole Jhonsen, aux éditions Delachaux Since 01-06-2021






















